Le Sahel

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Dossier


d-3Les mois de décembre et de janvier constituent une période charnière de production de la gomme arabique au Niger. La période de forte abondance de la gomme arabique est comprise entre février et mai. Toutefois, les marchés de Niamey commercent à recevoir les fruits de la récolte précoce. Ainsi, le marché de Katako est le plus réputé en matière de vente des produits saisonniers dont la gomme arabique. D'ores et déjà, la vente de ce produit va bon train d'autant plus que les populations en consomment. Les grossistes et les détaillants se frottent les mains sur le marché.
En cette matinée de mercredi 9 janvier, le marché de Katako grouille de monde. A l'entrée principale du marché, ce sont les vendeurs de la gomme arabique et d'autres étals qui sont installés. Les commerçants grossistes sont absents. Et pour cause, c'est aujourd'hui le jour du marché hebdomadaire de Makalondi où les commerçants se ravitaillent en ce produit saisonnier prisé par une partie de la population. Pour M. Baro, vendeur de la gomme arabique, la saison de cette ressource forestière s'annonce sous des bons auspices. La production de la gomme est certes à son début, mais le marché reste inondé. Les clients affluent chez les vendeurs. « Je ne suis pas grossistes. J'achète trois (3) à quatre (4) sacs auprès des grands commerçants pour revendre sur place. Le sac de la gomme arabique coûte actuellement 45.000 F ; la mesure (tiya) se vend à 1750F. Avec la vente de la gomme, j'arrive à subvenir aux besoins de ma famille et faire des petites économies pour que je puisse avoir un fonds de roulement après la saison. La gomme arabique du Niger et celle du Burkina Faso sont de bonne qualité. Elles sont recherchées même au niveau du marché international. Mon grand handicap, c'est que je n'ai pas assez de moyens pour acheter des grandes quantités » a précisé M. Baro.
Toutefois, ajoute-t-il, il faut reconnaitre que la vente de la gomme nourrit son homme parce qu'elle a moins de risque. « Seuls ceux qui la conservent mal pour l'exportation s'exposent aux risques. Sinon, les commerçants des différents marchés locaux ne perdent pas facilement » dit-il. En outre, si la gomme arabique est disponible sur les marchés, il faut noter qu'elle coûte chère. Cette flambée des prix s'explique selon M. Baro par le fait que c'est la première production qui est sur le marché. Il faut attendre la période de chaleur qui correspond à la forte production pour voir les prix du sac ; de la mesure et du tas chuter également.
Assis sur un sac vide, M. Saadou Massoyi est aussi vendeur détaillant de la gomme arabique. A l'aide d'un couteau, il ôte minutieusement les parties impropres de la gomme avant de l'attacher dans des sachets blancs en plastique. Plusieurs tas sont déjà attachés. Selon ce jeune homme qui dit avoir capitalisé un certain nombre d'années d'expérience, c'est la gomme arabique de qualité qu'il vend. Pour nous en convaincre, M. Saadou Massoyi nous fait gouter un morceau de sa marchandise. Il y'a, selon ce commerçant deux types de gomme arabique suivant le goût. « Nous distinguons deux types de gomme arabique à savoir ''da gna deeli'' et ''deeli gna''. La bonne qualité, c'est ''da gna deeli''. Il est difficile de trouver un morceau amer dans ce type de gomme », a précisé M. Saadou avant de faire remarquer que les prix sont différents. « La mesure de la gomme que je vends coûte 5000F tandis que celle de deeli se vend à 1750F. La différence sur les prix est nette » a expliqué M. Saadou Massoyi. Pour la gomme arabique de bonne qualité, ce détaillons fait des sachets des sachets de 100 F ; de 250F et de 500F alors que pour la seconde qualité (deeli gna), il en fait des sachets de 50 et même 25 F parfois.

Hassane Daouda(onep)
10/01/19

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