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Economie


FoumakoyeAprès deux jours d'intenses travaux, les Sommets du Forum sur la coopération Sino-Africaine (FOCAC-2018) ont pris fin le 4 Septembre 2018 à Beijing, la capitale chinoise. Au cours de ce forum, les membres du gouvernement ayant accompagné le Chef de l'Etat à cette importante rencontre triennale sino-africaine, ont marqué leur présence à travers la signature de plusieurs mémorandums d'entente et accords avec le gouvernement chinois et les investisseurs publics et privés dans plusieurs secteurs. Ce qui traduit l'excellence des relations entre le Niger et la Chine. Le ministre du Pétrole Foumakoye Gado tire un bilan satisfaisant des discussions qu'ils ont eues avec la partie chinoise relativement au secteur pétrolier

Le ministre du Pétrole M. Foumakoye Gado a dit avoir mis à profit ce forum afin d'échanger avec ses partenaires
chinois de la CNPC et leurs maisons mères que sont la CNODC et la CNPC internationale pour le développement futur de l'industrie pétrolière du Niger. La première phase du partenariat entre l'Etat du Niger et ses partenaires chinois pour la production pétrolière a été consacrée à l'extraction du pétrole brut et son raffinage sur place pour les besoins de la consommation intérieure, et avec la possibilité d'exporter l'excédent qui n'est pas consommé en produit raffiné vers les pays comme le Burkina Faso, le Mali, et le Nigeria. « Ceci a été mis en œuvre depuis 2011 » a-t-il noté. Dans le cadre toujours du développement pétrolier, le Niger s'est engagé pour passer à la vitesse supérieure en procédant à ce qu'on appelle Agadem phase II qui va consacrer l'exportation du pétrole brut.
''4 milliards de dollars en PPP pour la concrétisation du projet Agadem II''
« Il a été initialement prévu dans les années 2014, une exportation de 60.000 barils jour, mais avec les nouvelles découvertes entre 2014 et 2017, la prévision d'exportation de 60.000 barils jour a été revue à la hausse pour ) être fixée à 100.000 barils jour » a confié le ministre du Pétrole. M. Foumakoye Gado de préciser que lorsque toutes les infrastructures seront mises en place, la production du pétrole brut de notre pays sera multipliée par 5 passant de 20.000 barils jour à 110.000 barils jour. Mais avant d'en arriver, il va falloir mobiliser et investir des moyens considérables. C'est pourquoi le Niger a entrepris des démarches auprès de ses partenaires de la CNPC pour trouver les ressources qui permettront d'assurer les investissements. « Nous avons fait les démarches au cours du sommet de FOCAC, et nous avons discuté autour de la composante essentielle pour réaliser cette exploitation à savoir le pipeline qui va transporter le pétrole brut vers le marché international » a déclaré le ministre du Pétrole.
Et d'après le ministre Foumakoye Gado, leur discussion a abouti à un accord cadre autour de la société de transport par canalisation notamment la société de pipeline et les deux (2) parties ont convenu de la création de cette société ainsi que le financement des investissements nécessaires pour le développement d'Agadem phase II. « Il s'agit d'une enveloppe estimée à environ 4 milliards de dollars américains soit environ 2.000 milliards de FCFA. Cet accord cadre sur lequel les deux(2) parties ont convenu va permettre à la CNPC de financer sur ses fonds cette seconde phase » a-t-il ajouté. Mais « il ne s'agit pas d'un endettement du pays » a-t-il précisé avant d'expliquer que c'est une sorte de partenariat public-privé (PPP). A cet effet, la CNPC va investir et le remboursement sera effectué lors de la vente du pétrole brut. Le ministre du Pétrole a rassuré que les 4 milliards de dollars américains vont servir à construire les
infrastructures de surface notamment toutes les infrastructures nécessaires sur le champ pétrolier pour la mise en exploitation des différents puits pétroliers.
''Des engagements ont été pris de part et d'autre pour que d'ici de la fin de l'année l'ensemble des travaux de Agadem phase II soient lancés''
Il s'agit d'équiper les puits pour que le pétrole brut puisse remonter à la surface, et être traité vu que le brut sort de manière générale avec de l'eau, du pétrole et du gaz associé. C'est en ce sens qu'il est important de mettre en place des infrastructures pour la séparation des différents produits de telle sorte que l'eau soit séparée et réinjectée dans le sous sol, le gaz soit exploité en partie pour produire de l'électricité pour le besoin du champ pétrolier et éventuellement pour les
besoins des populations parce que la loi interdit désormais le torchage. « Nous allons étudier la possibilité d'utiliser la partie qui sera torchée sur place pour faire entre autres de l'électricité supplémentaire, de la tuyauterie, et des engrais » a confié le ministre du Pétrole.
M. Foumakoye Gado a réaffirmé que toutes ces infrastructures seront réalisées dans l'enveloppe de 4 milliards de dollars américains.prn-discour Il a également mentionné que la construction de pipeline sera accompagnée d'autres infrastructures accessoires notamment les stations de pompage, les stations de chauffage, la fibre optique, etc. Le ministre du Pétrole a confié que tous ces investissements sont désormais acquis sous forme d'un apport en coût pétrolier récupérable dans le cadre de PPP. M. Foumakoye Gado a, enfin notifié que des engagements ont été pris de part et d'autre pour que d'ici la fin de l'année l'ensemble des travaux soient lancés.

Laouali Souleymane Envoyé Spécial(onep)

6/09/18

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