Le Sahel

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L'air du temps


assane-soumanaCancer, tension, diabète, ulcères....Voilà des pathologiesspécifiques qui, il y a quelques années seulement, étaient frappées du sceau de ''maladies des riches''. En effet, selon l'imagination populaire, pour souffrir de telles maladies,il faut jouir d'une certaine fortune. Car, l'idée la plus répandue est qu'en règle générale ces maladies sont liées à la consommation à outrance de mets bien huilés, viandés et assaisonnés. Aussi, étaient-t-elles l'apanage despersonnes aisées, notamment ces citadins au ''gros cou'' et au ventre bedonnant.
Pour les plus pauvres et les habitants du milieu rural, la bête noire était surtout la fièvre du paludisme, une maladie qui se soignait très facilement à coups de simples comprimés de Nivaquine ou d'Aspro, sinon au moyen de feuilles ou d'écorces d'arbustes. Dans un cas comme dans l'autre, ces modes de traitement ne nécessitaient ni de gros frais à payer ni des moyens sophistiqués comme le recours au scanner ou à la chimiothérapie.
Hélas, force est de constater que de nos jours, rien ne se passe plus comme avant. Aussi, cette dichotomie sanitaire selon laquelle certaines maladies ne concerneraient que les plus nantiset d'autres, moins pernicieuses, ne guettent que les couches les plus diminues,ne semble plus d'actualité. Aujourd'hui, on peut être le plus pauvre de la cité et mourir du cancer, du diabète ou de maladies cardio-vasculaires. Nous en avons d'ailleurs la preuve palpable, ces derniers temps, où trop de gens (riches et pauvres) succombent de mort subite du fait des crises de diabète ou de ''tension''.
Le syndrome de la ''malbouffe'' est passé par là... En effet, les spécialistes expliquent cette situation par le fait que,de nos jours, le danger est omniprésent dans les plats que nous consommons quotidiennement, avec de fortes doses d'arômes et de matières graisses ou sucrées. A cela s'ajoute le sédentarisme croissant qui fait que les travailleurs passent de longues heures au volant de leur voiture, coincés dans les embouteillages et restent assis à leur bureau tout au long de la journée.
Malheureusement, sur cette lancinante question,les résultats d'uneétude publiés le 20 décembre dernier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne sont guère reluisants. En effet, selon cette étude, « 4 millions d'Africains mourront d'ici à 2020 de maladies non transmissibles tels que le cancer ou le diabète. Ce chiffre devrait dépasser en 2030 le nombre d'Africains mourant de maladies infectieuses comme le sida ou le paludisme ».
Face à cet état de fait, une prise de conscience croissante s'impose à tousen matière de santé, pour contrôler ce que nous mangeons, comment nous vivons et comment nous travaillons.
Assane Soumana(onep)
07/12/18

Publié dans L'air du temps
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AG/ONU

Editorial

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lundi 10 septembre 2018

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