Le Sahel

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L'air du temps



assane-soumanaLe mois du Ramadan tire à sa fin. Au moment où l'on amorce la dernière semaine du mois béni, tous les regards sont plutôt captivés par les préparatifs de la fête de l'Aïd el-fitr. Les signes du branle-bas des préparatifs sont déjà apparents au niveau des différents marchés de la capitale où les clients commencent à se bousculer devant les étals pour l'achat des habits.
Une véritable aubaine pour les commerçants, notamment ceux qui excellent dans la vente des effets vestimentaires, de condiments, et de volaille, pour qui ces derniers instants qui précédent la fête tant attendue correspondent à une période de traite. Aussi, la joie affichée par les spéculateurs aux dents longues n'a d'égale que la désolation des clients éberlués par la boulimie financière des commerçants.
Allez savoir l'ambiance tantôt affairée, tantôt délétère, qui règne dans les ateliers des tailleurs. Là le climat est particulièrement tendu : des clients qui menacent, d'autres qui se plaignent, si ce ne sont carrément les pleurs et les ''pluies'' d'injures. L'affluence est tout aussi vivace au niveau des salons de couture, des coiffeurs et des tresseuses. Les ingrédients de ce brusque ''réchauffement'' des rapports entre les clients et les artisans ont tout naturellement dominé les inévitables déboires des faux-rendez-vous et autres déconvenues qui viennent gâcher l'humeur des clients.
Et, l'occasion faisant le larron, les petits voleurs et autres amateurs de rapine reprennent du service sur ces marchés bondés de clients. La nouveauté, c'est l'avènement des femmes voleuses dont le mode opératoire consiste généralement à camoufler les objets volés dans leur hidjab, cet habit de connotation plutôt religieuses. Il semblerait qu'à cause de ce phénomène devenu monnaie courante sur nos marchés, les voleuses en hidjab constituent de nos jours la véritable terreur noire des commerçants. Déjà, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrant une scène de ''tonassiri'' perpétrée contre trois dames ayant dérobé des rouleaux de bazin riche, pour une valeur de près d'un million de francs CFA, nous édifie sur les hauts faits de cette nouvelle race de voleuses masquées en saintes nitouche.
Assane Soumana(onep)

08/06/18

Publié dans L'air du temps
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AG/ONU

Editorial

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