Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

L'air du temps


assane-soumanaEnfin les vacances ! Et nous voilà aussitôt, et de plain-pied, dans la ''saison'' dite des mariages. Déjà, l'atmosphère s'affiche dans les rues de la capitale où les tentes érigées à l'occasion des réjouissances de mariage commencent à faire leur apparition dans les rues de la ville, rendant la circulation quasiment impossible dans les quartiers. Mais la clameur est surtout perceptible les week-ends où on assiste, aux environs de 22 heures, à un véritable balai des cortèges de mariages qui dévalent les carrefours à vive allure dans un concert de klaxons et de vrombissements des moteurs des autos et motos.
Avis donc aux ''zontôrou'' et aux ''zontôrettes'' désireuses de pouvoir enfin convoler en justes noces : la chasse aux ''maris d'autrui'', comme elles aiment bien le dire, est désormais ouverte. Comme quoi, l'heure est chargée d'angoisse et d'interrogations pour celles de nos sœurs qui sont animées par le souci de pouvoir rompre avec cette vie -oh combien tenace et illusoire!- de célibataire.
Et avec les réalités du monde contemporain elles sont de plus en plus nombreuses, les jeunes filles qui se bousculent au portillon dans l'espoir de mettre les verrous du mariage aux pieds ou aux mains du ''prince charmant'' tant attendu. Il se trouve que, pour ces dernières, le pari s'annonce plutôt difficile dans un environnement dominé par l'arrogance de leurs jeunes sœurs, plus offensives et jouissant de l'avantage de leur jeunesse. C'est dire à quel point l'équation est plus compliquée à résoudre pour les plus âgées dans un contexte marqué par un réel déficit sur la liste des candidatures au mariage du côté des hommes.
C'est sans doute pourquoi certaines recalées, placées sous la menace permanente d'être frappées par la limite d'âge, ont décidé de plus faire de quartier. Ne pouvant plus s'offrir le luxe de trier dans le lot, celles-ci ne reculent devant aucun moyen ni astuce pour évincer les autres prétendantes.
Dans ce contexte de grande convoitise, les hommes mariés, jadis exclus de la liste des gibiers privilégiés, trouvent une place honorable sur le tableau de chasse, aussi bien des ''gabdi'' que des pimpantes jeunes filles. Une réalité cruelle qui dégénère souvent en scènes d'altercation, surtout à l'occasion des réjouissances de mariage ou de baptême, entre les ''chasseuses de mari d'autrui'' et les dames, hostiles à toute idée de faire un peu de place à la ''petite sœur'', généralement qualifiée ''d'intruse tueuse de foyer''.
Assane Soumana(onep)

27/0718

Publié dans L'air du temps
Écrit par
En savoir plus...

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !
© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.