Le Sahel

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L'air du temps


assane-soumanaOn ne sait pas encore comment. Mais, pour sûr, il faut trouver une solution urgente au problème qui devient de plus en plus un sujet de préoccupation générale. Je parle ici de la recrudescence des accidents de la route dans nos centres urbains. Rien que dimanche dernier, vers 22 heures, la situation a tourné au drame dans un quartier à la Rive droite lorsqu'un jeune ''volant fou" de retour de la ''Pilule'' a failli expédier de la vie à trépas quatre personnes, des commerçants exerçant au bord de la route de Say au niveau du rond-point Kirkissoye. Excédés par la répétition de ce genre d'accident dans leur quartier, les riverains se sont rués sur le conducteur avant d'incendier carrément sa voiture.
Les causes de ces accidents fréquents au sein de la capitale, nous les connaissons tous. Elles se résument en un mot : l'imprudence ! Si en règle générale les usagers de la route pèchent par la mauvaise observance des règles élémentaires de conduite sont très flagrantes, il n'en est pas moins vrai que la situation est plus critique en cette période de vacances où les jeunes viennent jouer aux trouble-fête avec leur façon périlleuse de conduire. S'emparant de la voiture de papa ou de maman, avec ou sans l'accord de ces derniers, les jeunes vacanciers s'imposent en véritables maitres des rues de la capitale. Imaginez l'outrecuidance de ces jeunes conducteurs non aguerris, au volant de grosses cylindrées, se hasardant à exécuter des manœuvres périlleuses dignes des scènes de cascades savamment arrangées dans les studios hollywoodiens.
Galvanisés par les démons de l'imprudence, ils se lancent dans la circulation à des allures incroyables sans le moindre souci de respecter les panneaux et feux de signalisation. Avec une telle façon de conduire, il vaut mieux prier Dieu pour ne pas se trouver sur leur parcours. Car, il est de notoriété qu'en cas d'accident, ces jeunes sont prompts à s'enfuir pour se fondre dans la nature, laissant derrière eux des victimes sans secours.
Aussi, la difficile équation de cette cuisante question de la fréquence des accidents de la circulation à Niamey, reste de savoir comment empêcher à ces fous du volant, conduisant toujours dans un excès d'euphorie, de continuer à semer la terreur et la désolation dans les rues de la capitale. Les conséquences de toutes ces inconséquences étant d'une réelle gravité, aucune mesure n'est de trop pour administrer un magistral coup de frein à cette valse cruelle des chauffards qui hantent les rues de la capitale.
S'ajoutent également les motocyclistes qui se faufilent de tous les côtés dans un scénario digne d'un jeu de la mort. Méprisant toutes les règles de prudence, ces derniers roulent n'importe comment entre les autos, brûlent les feux rouges à tombeau ouvert pour traverser les carrefours, et souvent même, tous feux éteints, etc.
Et qu'en est-il des réjouissances de mariage où les fameux cortèges qui s'assimilent à un véritable spectacle de jeu-suicide. Comme envoûtés par le démon, les conducteurs engagés dans ces cortèges roulent à tombeaux ouverts. Et l'ange de la mort plane sur leurs têtes sur tout le parcours. Et une fois à destination, ils s'offrent en spectacle en exécutant les manœuvres les plus osées sous les ovations du public. Et le plus souvent, ça se termine mal.
Assane Soumana(onep)
28/07/17

Publié dans L'air du temps
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AG/ONU

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