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Culture


Photo-daffiche-du-film--Epris-dune-mreLe Niger sera représenté à la 17ème édition de Clap Ivoire qui se tiendra du 4 au 10 septembre par les réalisateurs Oumarou Kadry Koda en catégorie documentaire avec " Nos faiseurs de bonheur" et Abdoul Rachid Amadou Sanda Maïga avec la fiction "Epris d'une mère".
Les représentants du Niger à ce festival de concours de court métrage destiné aux jeunes ressortissants et résidents des pays membres de l'UEMOA ont été sélectionnés le 17 juillet à l'issue d'un appel à candidatures lancé le 12 juin par le Centre National de la Cinématographie du Niger(CNCN). Mais, les réalisateurs n'étaient pas nombreux pour cet appel à candidatures. Sur une liste de 87 détenteurs de la carte professionnelle recensés par le CNCN, et qui comprend tous les métiers de cinéma, dont 45 réalisateurs, seulement cinq dossiers ont été enregistrés. Le jury présidé par le réalisateur Moussa Hamadou Djingaray a retenu le documentaire "Nos faiseurs de bonheur" de Oumarou Kadry Koda et la fiction "Epris d'une mère" de Abdoul Rachid Amadou Sanda Maïga. Le court métrage du jeune réalisateur Abdoul Rachid Amadou Sanda Maïga, d'une durée de 13 minutes sorti en juillet 2017, aborde un sujet délicat, celui d'une relation mère-enfant sur le modèle du scénario Œdipien. Une histoire dont les principaux acteurs sont Karim, jeune garçon de 13, sa Maman Mariam, et Issaka son père. Ce dernier va faire les frais des contradictions de cette relation "confuse" entre le fils et sa mère. Mariam va se retrouver face à un dilemme : dénoncer son fils auteur de parricide ou se taire et le couvrir ? Telle est un peu la trame de ce court métrage qui sera au projeté au Clap Ivoire.
L'autre œuvre qui représentera le Niger à ce festival de jeunes réalisateurs, est le documentaire de 13 minutes sorti en juillet, intitulé " Nos faiseurs de bonheur" et qui porte sur le métier de fabricant des marmites en aluminium au Niger. « Ce métier difficile continue pourtant de faire le bonheur des foyers », dit l'auteur, dont le documentaire pose des interrogations sur l'avenir de cette activité qui intéresse de moins en moins le jeune...
Selon le directeur général par intérim du CNCN, M. Tahirou Mayaki, il y a une amélioration concernant la qualité des œuvres sélectionnées, comparativement à celles qui ont représenté le Niger à la 16ème édition de Clap Ivoire.
Les critères portant sur l'originalité du scénario, la qualité de l'image, le son et le montage ont été visés dans le choix des œuvres retenues, a expliqué le réalisateur Moussa Hamadou Djingaray président du jury pluridisciplinaire qui a procédé à la sélection des œuvres. « Les films traitent des thèmes sensibles, qui intéressent tout le monde ; mais ces réalisateurs manquent de soutien financier, ce qui constitue un handicap pour la production », a dit le réalisateur qui a été aussi à ses débuts dans la fiction, lauréat de l'édition 2008 de Clap Ivoire.
De plus en plus des jeunes nigériens s'engagent dans les métiers du cinéma, souvent sans formation, ni expérience. Des lacunes que cherchent à combler le CNCN en organisant des ateliers comme celui qui a permis de former à Niamey une dizaine de jeunes en écriture de scénario de fiction court métrage en mai dernier.
Souley Moutari(onep)
20/07/17

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AG/ONU

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