Le Sahel

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Culture


marionnetteLes marionnettes sont des figurines, des pantins ou des poupées qu'on fait bouger à travers des fils donnant l'impression d'une scène animée. Les artistes animateurs de théâtre de marionnettes ne courent pas les rues au Niger. Abdoul Karim Elhadj Adamou en est un. Agé de 36 ans, il est étudiant en Master2 « art et spectacle» à la Faculté de Littérature, Art et Communication de l'Université de Niamey. Il a commencé à s'intéresser au spectacle des marionnettes très jeune, dans les années 1991 et 1992 quand il était en classe de CE1, au CCFN de Zinder. Il lui arrivait d'être invité par des gamins de son âge, pour improviser des jeux de marionnettes. La passion aidant, il s'élança finalement dans cette activité, aidé en cela par l'artiste Léandre Sossou et son fils Fréderic. Il créa son premier spectacle de marionnettes au lycée et ce fut presque un coup de maître car le public a aimé la prestation.
Cette passion de figurines animées n'a pas détourné Abdoulkarim de ses études. Mieux, il a su concilier son activité académique avec celle de marionnettiste. Pour devenir plus performant dans l'exercice de son art, Abdoul Karim a subi des formations au Burkina où il apprit plusieurs types et techniques de marionnettes à savoir : la marionnette géante, la marionnette à tige, la marionnette à fil, et la fabrication de décors de théâtre en papier mâché. En 2004, il décrocha une licence professionnelle en art et technique théâtral et forma à son tour plusieurs personnes dans ce domaine.
L'activité de la marionnette a permis à Abdoul Karim de faire des voyages, rencontres et des découvertes d'autres pays et d'autres peuples. Pour ce jeune artiste, la marionnette n'est pas seulement un amusement, c'est aussi un art au service du développement en ce sens qu'il éduque au civisme. Elle prône également une sorte de pédagogie active d'apprentissage dans le divertissement.
Pour la bonne marche de ces activités Abdoul Karim créa sa propre association dénommée «Sannu Sannu» mais qui n'a eu son récépissé qu'en 2017. Actuellement, à travers son projet, il a créé un personnage au nom de Toukourourou ou ''l'enfant terrible'', un terme utilisé dans le sens actif et qui lui a été inspiré par son père.
Au Niger, le jeu de marionnette souffre beaucoup du manque de professionnalisme des gens et la qualité de la main d'œuvre qui n'est pas satisfaisante. L'art de la marionnette dans notre pays est pour le moment mineur ou balbutiant mais il a vocation à être soutenu et développé par les pouvoirs publics comme créneau pour former la jeunesse.
Mahamane Sani Idi Bohari Stagiaire
07/07/17

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AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !
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