Le Sahel

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Culture


Fespaco"La vie de Château" : ce sont les différentes facettes de ces communautés dont les membres venus d'horizons divers poursuivent leurs rêves. Un film sur une thématique qui n'est certainement pas nouvelle, mais qui reste toujours d'actualité comme le désir de tous ceux-là qui s'illusionnent pour une meilleure vie de l'autre côté de la méditerranée.
Nous sommes dans la zone de la Station Château d'Eau de Paris, où le film "la Vie de Château" a été tourné. Homme imposant, Charles est le chef d'un groupe de rabatteurs employés par les salons de coiffure afro. Surnommé le « Prince », Charles le sapeur officie sur son "territoire", ici juste un bout de trottoir, où les éventuelles clientes sont recherchées. Mais ce n'est pas sans frictions entre les concurrents. Malgré tout Charles semble tirer son épingle du jeu. Il envisageait même de racheter le salon d'un barbier kurde et tourner le dos à la vie de rabatteur. Mais c'est sans compter avec les intrigues de ses rivaux.
Sur un scénario riche en paroles, qu'ils ont coécrit avec Joseph Denize, et avec un bon casting, des plans d'ensemble, gros plans sur des personnages plein d'humour, les réalisateurs Cédric Ido et Modi Barry donnent agréablement à apprécier le visage d'une certaine Afrique, en France. Un milieu où chacun cherche à s'affirmer. On le voit à travers les personnages de Moussa et Bebe qui vont jusqu'à tremper dans des larcins. Moussa en prend bien pour son indélicatesse, de la part de Sonia qui avec Djenaba, s'efforcent de gagner leur vie dignement. Tout comme le Prince qui se reprend, apparaissant dans une des dernières séquences du film, bien fringué, tout de blanc vêtu résolu à continuer ce qu'il sait faire de mieux.
Dans ce film, il y a un peu tout ce qui fait la vie de cette communauté cosmopolite : les moments de désillusion, d'amour, d'espoir, mais aussi la bonne ambiance des soirées animées par Serge Beynaud, la star ivoirienne du coupé-décalé. Un film à voir.

Souley Moutari Envoyé spécial (ONEP)

07/03/19

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AG/ONU

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