Le Sahel

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Tinni Abdou


conseilLe Conseil des ministres s'est réuni, hier jeudi 15 novembre 2018, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres.
Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :
I AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant adoption de la Politique Nationale de Sécurité Nutritionnelle au Niger (2017-2025) et son Plan d'Action Multisectoriel 2017-2019.
L'élaboration de la Politique Nationale de Sécurité Nutritionnelle au Niger (PNSN) et de son Plan d'Action répond à l'atteinte des objectifs de l'axe 4 de l'Initiative 3N relatif à « l'amélioration de l'état nutritionnel des Nigériennes et des Nigériens», lui-même concourant à l'atteinte des objectifs du Pôle de Transformation du Monde Rural du PDES 2017-2021.
La démarche d'élaboration de ces deux documents a été conduite en conformité avec les recommandations et les initiatives internationales en faveur de la nutrition auxquelles le Niger a souscrit, notamment, les Objectifs de Développement Durable, la Stratégie du Mouvement Scaling Up Nutrition 2016-2020, les cibles fixées par l'Assemblée Mondiale de la Santé pour l'horizon 2025, les recommandations de la 2ème Conférence Internationale sur la Nutrition et la Déclaration de Malabo.
Ces recommandations se fondent globalement sur les évidences scientifiques et les connaissances actuelles dans le domaine de la nutrition qui en font un préalable à tout développement, à l'échelle de l'individu, d'une communauté ou d'une nation.
II. AU TITRE DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ELEVAGE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant adoption du Schéma d'Aménagement Foncier (SAF) de la Région de Dosso.
Le présent projet de décret est pris en application des articles 127 et suivants de l'ordonnance n° 93-15 du 02 mars 1993 fixant les Principes d'Orientation du Code Rural.
Le Schéma d'Aménagement Foncier de la Région de Dosso est la traduction d'une vision pour un meilleur aménagement de ses ressources rurales.
Cette vision est celle « d'un SAF porté par un appui institutionnel et juridique fort, visant l'intensification des productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques et la réduction des conflits fonciers à travers : la régulation de l'accès au foncier, les usages des terres et des ressources qu'elles portent, la régulation du marché foncier, la sécurisation foncière des droits locaux et l'aménagement des bases productives rurales ».
Elle est articulée sur quatre (4) Axes structurant la stratégie d'aménagement foncier de la région à savoir :
- Axe 1 : application des dispositions juridiques et institutionnelles du SAF ;
- Axe 2 : établissement des cadastres des communes et mise en œuvre de modalités d'aménagement foncier ;
- Axe 3 : aménagement durable des bases productives rurales ;
-Axe 4 : mise en œuvre de la gouvernance du SAF.
Le Schéma d'Aménagement Foncier de la Région de Dosso inventorie et cartographie l'ensemble des espaces et des ressources de la région et précise la vocation de ces espaces et les droits qui s'y attachent dans la perspective du développement socio-économique de la région.
III. AU TITRE DU MINISTERE DU
PETROLE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant approbation de l'Avenant n°1 au Contrat de Partage de Production, relatif au Bloc KAFRA.
La République du Niger et la société Sonatrach International Petroleum Exploration And Production Corporation (SIPEX) BVI ont signé le 04 août 2015, le Contrat de Partage de Production «CPP » relatif au bloc KAFRA approuvé par décret n° 2015-380/PRN/ME/P du 16 juillet 2015.
Le forage réalisé sur le bloc KAFRA entre décembre 2017 et février 2018 a permis de confirmer l'existence d'un nouveau bassin pétrolier à la frontière Niger-Algérie. C'est sur la base de ce résultat que l'opérateur du bloc, souhaite réaliser des travaux à plus forte valeur ajoutée que ceux qui étaient prévus dans ledit CPP.
Cette option nécessite la modification du Programme de Travaux Minimum de la première période de renouvellement prévu au paragraphe 9.2 dudit CPP.
L'approbation de l'Avenant n°1 au CPP relatif au bloc KAFRA intervient dans le cadre de cette modification qui permettra d'affiner la compréhension du réservoir, l'estimation des réserves et de déterminer ainsi les quantités additionnelles à découvrir pour la mise en production des gisements de cette nouvelle zone.
IV. AU TITRE DU MINISTERE DES
FINANCES.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de loi portant loi de Règlement pour l'année budgétaire 2017.
L'année 2017 a été une année financière difficile, du fait des contraintes liées à la mobilisation des recettes. Ces contraintes sont principalement imputables aux chocs exogènes subis par l'économie, en particulier ceux liés aux questions sécuritaires et climatiques ainsi qu'aux cours des matières premières. Ces chocs, tout en exerçant une pression sur les dépenses publiques, ont également eu un impact négatif sur les recettes publiques.
Les actions d'amélioration de l'exécution du budget de l'Etat se sont poursuivies, tant au niveau des recettes qu'au niveau des dépenses à travers notamment la mise en œuvre des dispositions de la loi organique relative aux lois de finances à partir de l'année 2018 avec la consécration du budget programme, le renforcement de l'efficacité de la gestion budgétaire et la mise en œuvre de contrôles renforcés à tous les niveaux de la chaine d'exécution des opérations budgétaires de l'Etat.
Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

V. AU TITRE DU MINISTERE DES
AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :
5.1. Projet de loi autorisant la ratification de l'Accord de prêt n°D13520P d'un montant équivalent à quinze millions de dollars américains (15 000 000 $ US), signé le 12 octobre 2018 à Niamey, entre la République du Niger et le Fonds de l'OPEP pour le Développement International (OFID), pour le financement partiel du Projet de construction de la voie express reliant l'Aéroport International Diori Hamani au centre-ville de Niamey.
L'Accord objet du présent projet de loi de ratification a pour objectif global de soutenir le développement socio-économique du Niger par le biais d'une infrastructure de transport améliorée, qui permettra en particulier la connectivité et l'amélioration de l'accessibilité de l'Aéroport International Diori Hamani au centre-ville de Niamey.
Le projet sera mis en œuvre à travers cinq (05) composantes, à savoir : les travaux de génie civil, les services de consultants, le soutien à l'unité de gestion du projet, l'audit et l'acquisition de terrains.
5.2. Projet de loi autorisant la ratification de l'Accord de financement composé d'une subvention n°D369-NE d'un montant équivalent à vingt-huit millions cinq cent mille Droits de Tirages Spéciaux (28 500 000 DTS) et d'un Crédit n°6308-NE d'un montant de trente et quatre millions quatre cent mille Euros (34 400 000 €), signé le 28 février 2018 à Niamey (République du Niger), entre la République du Niger et l'Association Internationale de Développement (AID), pour le financement du Projet d'Appui aux réfugiés et aux Communautés d'Accueil au Niger.
L'objectif global de l'Accord objet du présent projet de loi de ratification, est d'améliorer l'accès aux services de base et les opportunités économiques pour les réfugiés et les communautés d'accueil dans certaines régions de la République du Niger.
Le projet sera mis en œuvre à travers cinq (05) composantes, à savoir : les Infrastructures communautaires pour un meilleur accès aux services sociaux de base, le soutien aux opportunités économiques, la coordination et le développement institutionnel, la gestion du projet et l'acquisition de terrains.
Ces deux (2) projets de lois seront transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.
VI. AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES, DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant acte de cessibilité des propriétés à exproprier dans le cadre de la construction de la Compagnie Régionale de Sécurité (CRS) et de la Compagnie de la Garde Nationale du Niger (GNN), sises sur le territoire de la Commune de Tibiri, Département de Guidan-Roumdji.
Par décret n° 2018-668/PRN/MDU/L du 20 avril 2018, les opérations de construction de la Compagnie Régionale de Sécurité (CRS) et de la Compagnie de la Garde Nationale du Niger (GNN), dans la Commune de Tibiri, Département de Guidan Roumdji ont été déclarées d'utilité publique.
Le présent projet de décret à pour objet de rendre cessibles au profit de l'Etat, les propriétés à exproprier dans le cadre de ces opérations de construction d'infrastructures publiques.
VII. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENERGIE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret modifiant la loi n° 98-017 du 15 juin 1998, portant création d'un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé « Centre National d'Energie Solaire » (CNES).
La modification de la loi n° 98-017 du 15 juin 1998, portant création d'un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé « Centre National d'Energie Solaire » (CNES) s'inscrit dans le cadre de la réorientation des missions dudit Centre pour lui permettre de jouer un rôle plus actif dans le développement socio-économique national.
Cette révision des missions du CNES qui prend désormais la dénomination d' « Agence Nationale d'Energie Solaire» (ANERSOL) a pour objet de repositionner les activités du centre afin de le rendre davantage opérationnel, lui permettre de mieux tirer profit des réalisations dont il est porteur et de l'impliquer dans la promotion et le développement de l'énergie solaire à travers les projets et les programmes de mise en œuvre de la Stratégie Nationale d'accès à l'électricité (contrôle de qualité et de conformité, maitrise d'œuvre, renforcement des capacités, formation...).
Le présent projet de décret est pris après avis de la Cour Constitutionnelle, conformément à l'article 103 de la Constitution.
VIII. MESURES NOMINATIVES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.
• Monsieur Ghousmane Abdoulmoumoune, sociologue, est nommé préfet du département de N'Guigmi, en remplacement de Monsieur Fougou Boukar, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Fougou Boukar, est nommé préfet du département de Goudoumaria, en remplacement de Monsieur Issoufou Siddo Abdou.
• Le Lieutenant Seydou Abdou, officier de la garde nationale du Niger, Mle OA/SM, est nommé directeur de l'informatique, au Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA
JUSTICE.
• Madame Fatondji Florentine Georgette, magistrat du grade exceptionnel, 2ème échelon, Mle 61155/J, est nommée présidente de la Commission Nationale de Coordination de Lutte contre la Traite des Personnes et le Trafic illicite de Migrants, en remplacement de Dillé Rabo, admis à faire valoir ses droits à la retraite.
• Monsieur Moussa Waziri Ibrahim, magistrat du 2ème grade, 4ème échelon, Mle 72558/F, est nommé directeur de la législation et des réformes en remplacement de Monsieur Wassey Issa, appelé à d'autres fonctions.

AU TITRE DU MINISTERE DE
L'EMPLOI, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE.
• Monsieur Ibrahim Oumarou, économiste planificateur, Mle 115761/R, est nommé directeur général de l'observatoire national de l'emploi et de la formation professionnelle (ONEF), au Ministère de l'Emploi, du Travail et de la Protection Sociale.
• Monsieur Idrissa Boubacar, inspecteur du travail, Mle 68585/U, est nommé directeur général adjoint de l'Observatoire National de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (ONEF), au Ministère de l'Emploi, du Travail et de la Protection Sociale.
•Monsieur Ibrahim Saley Yacouba, inspecteur du travail, Mle 79443/E, est nommé directeur de la sécurité et santé au travail, au Ministère de l'Emploi, du Travail et de la Protection Sociale.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION.
• Monsieur Djingarèye Seyni, cadre supérieur de l'information et de la communication, Mle 71257/H, est nommé directeur de la communication, au Ministère de la Communication.
AU TITRE DU MINISTERE DES MINES.
• Monsieur Mamane Kaché, ingénieur en chef des mines, Mle 85643/W, est nommé directeur des mines, au Ministère des Mines.
• Madame Nouhou née Soumana Salley, ingénieur en chef des mines, Mle 82692/E, est nommée directrice de l'économie, du contrôle et de la fiscalité minières, au Ministère des Mines.
•Monsieur Ayouba Dari, ingénieur général des mines, Mle 82694/G, est nommé directeur de l'environnement minier, au Ministère des Mines.
•Monsieur Hassane Hamadou, ingénieur en chef des mines, Mle 87334/Z, est nommé directeur des exploitations minières à petites échelles et des carrières, au Ministère des Mines.
•Monsieur Abdou Ousseini, ingénieur principal des mines, Mle 85641/U, est nommé directeur de la géologie, au Ministère des Mines.
• Monsieur Yakouba Yazi, ingénieur en chef des mines, Mle 87332/X, est nommé directeur du cadastre minier et de la promotion minière, au Ministère des Mines.
• Monsieur Magagi Mahamane Sani, chargé d'enseignement, Mle 71818/B, est nommé directeur des archives, de l'information, de la documentation et des relations publiques, au Ministère des Mines.
AU TITRE DU MINISTERE DE
L'EQUIPEMENT.
• Monsieur Siradji Ibrah, ingénieur principal des travaux publics et des mines, Mle 59983/X, est nommé conseiller technique du Ministre de l'Equipement, en remplacement de Monsieur Abdou Gado, admis à faire valoir ses droits à retraite.
• Monsieur Mahamane Ousmane, directeur administratif, est nommé président du conseil des routes du fonds d'entretien routier, au Ministère de l'Equipement.
•Monsieur Boukari Mamane, docteur en sciences économiques, est nommé vice-président du conseil des routes du fonds d'entretien routier, au Ministère de l'Equipement.
•Monsieur Abdoul Rahimoune Massaoudou, DESS en audit et contrôle de gestion, est nommé directeur général du Fonds d'Entretien routier (FER), au Ministère de l'Equipement.
AU TITRE DU MINISTERE DU
DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE.
• Monsieur Nagara Maman, professeur d'enseignement secondaire, Mle 56504/R, est nommé directeur de l'aménagement régional, au Ministère du Développement Communautaire et de l'Aménagement du Territoire.
AU TITRE DU MINISTERE DES
ENSEIGNEMENTS PROFESSIONNELS ET TECHNIQUES.
• Madame Dady Gaoh Hapsatou, professeure certifiée, Mle 58959/S, est nommée inspectrice générale des services, au Ministère des Enseignements Professionnels et Techniques.
AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENERGIE.
• Madame Falmata Malla Kiari Kimé, ingénieur statisticienne économiste, Mle 116966/N, est nommée directrice des statistiques, au Ministère de l'Energie.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE.
• Monsieur Bawan-Allah Goubékoy, gestionnaire des services de santé, Mle 57816/S, est nommé secrétaire général adjoint du Ministère de la Santé.
• Monsieur Oumara Mamane, médecin-colonel, est nommé directeur général de l'Hôpital Général de Référence de Niamey, au Ministère de la Santé.
• Monsieur Elhadj Sama Issa, titulaire d'un diplôme d'état d'administrateur des affaires sociales, est nommé directeur général adjoint de l'Hôpital national de Niamey, au Ministère de la Santé.
• Monsieur Moussa Harouna Yacouba, gestionnaire des services sanitaires et sociaux, est nommé président du conseil d'administration de l'Ecole Nationale de Santé Publique (ENSP) de Niamey, au Ministère de la Santé.
AU TITRE DU MINISTERE DE L'INDUSTRIE.
• Monsieur Abdou Sama, ingénieur agronome, est nommé directeur de la normalisation, de la promotion de la qualité et de la métrologie, au Ministère de l'Industrie.

AU TITRE DU MINISTERE DE
L'ENTREPRENARIAT DES JEUNES.
• Madame Ousmane Aïchatou Seyni, inspectrice de la promotion humaine, Mle 58189/N, est nommée conseillère technique du Ministre de l'Entreprenariat des Jeunes.

L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Onep
16/11/18



inviteMonsieur le Directeur Général, l'ANVD a été distinguée, en septembre dernier, du prestigieux prix Awards en Excellence et Qualité, lors du 32ème congrès International de la Qualité tenu à Francfort, en Allemagne. Qu'est-ce qui justifie une telle distinction de portée internationale ?
Merci beaucoup pour l'opportunité que vous me donnez de parler de notre Agence et de ses activités. Effectivement, l'Agence Nigérienne de Volontariat pour le Développement a été récemment distinguée par le Business Initiative Direction (BID), lors du 32ème congrès international de la qualité tenu à Francfort en Allemagne. Il s'agit du Prix international Awards in Excellence and Quality dans la catégorie OR que l'ANVD a obtenu. Ce choix a été fait sur la base des critères, notamment le Total Qualité Management (TQM). C'était au cours d'une importante cérémonie qui a regroupé plusieurs entreprises en provenance du monde entier. Cette distinction a pour nous une seule explication : c'est en fait la reconnaissance des efforts que déploie notre Agence, notamment dans la conduite d'un management inclusif, de la gestion axée sur les résultats (GAR), ainsi que le développement d'un partenariat tous azimuts sur le plan international.
Il ne faut pas non plus occulter le leadership de l'ANVD dans la promotion du volontariat national et au sein des organisationsous régionales de volontariat de la CEDEAO et la qualité du plaidoyer fait par le Niger, notamment par la voix du Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, relativement à la contribution que le système de volontariat peut apporter dans l'atteinte des Objectifs du Développement Durable (ODD).
Il faut souligner aussi en juillet 2018, en marge de la réunion de l'Assemblée Générale des Nations Unies, les Etats ont présenté leurs rapports sur la contribution du volontariat dans l'atteinte des ODD. A cette occasion, le Niger a présenté le meilleur rapport de la sous-région et l'information a été partagée par le bureau régional du Programme des volontaires de Nations Unies au dernier forum des organisations de volontariat de l'espace CEDEAO tenu à ACCRA au Ghana du 24 au 25 Juillet 2018. Voilà en quelques lignes ce que je peux vous dire sur ce qui justifie cette distinction décernée à l'ANVD. Ce prix fait du Niger, à travers l'ANVD, membre honoraire du BID avec droit de vote et de proposer des candidats. Il offre aussi à l'ANVD l'opportunité d'apporter des idées et expériences dans le domaine de la qualité.
Le volontariat national a été institué au Niger depuis 2014 avec le décret de création de l'Agence Nigérienne de Volontariat pour le Développement. Pouvez-vous expliquer en quoi consiste ce système dans notre pays ? Et quel regard jetteriez-vous aujourd'hui sur le chemin parcouru ?
Vous savez, le volontariat existait dans les pratiques quotidiennes depuis fort longtemps. Mais il n'a été institutionnalisé qu'en 2014, comme vous l'avez bien indiqué. Vous n'êtes pas sans savoir que depuis son arrivée au pouvoir, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat, a placé la question du développement à la base au cœur de ses préoccupations. Ceci, pour vous dire que cette question figure en bonne place au rang des priorités du Programme de renaissance acte II de son Excellence Issoufou Mahamadou. C'est ainsi que, dans le cadre de l'atteinte des ODD, le gouvernement a jugé utile d'instaurer ce système de volontariat. Cela permettra, non seulement de résorber le taux du chômage des jeunes, mais aussi de les inciter à cultiver l'esprit de l'engagement volontaire, et de pouvoir observer des comportements civiques et citoyens.
Aujourd'hui, s'il faut dresser un bilan à mi-parcours du système de volontariat, je peux vous dire sans risque de me tromper que l'espoir est bien fondé d'offrir des opportunités réelles pour un avenir promoteur à cette jeunesse nigérienne qui en a vraiment besoin.
Monsieur le Directeur, à combien peut-on estimer aujourd'hui le nombre de volontaires nationaux dans notre pays? Quel (s) avantage (s), ce système présente pour les jeunes nigériens ?
A l'heure où je vous parle, l'Agence Nigérienne de Volontariat pour le Développement gère un nombre de 164 volontaires et cela dans divers domaines. L'avantage premier que présente ce système pour la jeunesse nigérienne en général et pour les diplômés en particulier, c'est d'abord de leur offrir une passerelle. Ça permet aux jeunes d'acquérir une expérience devant contribuer à leur épanouissement personnel et, tout naturellement, d'être compétitif sur le marché d'emploi qui est devenu de plus en plus exigeant.
Qui peut être volontaire et comment le devient-on ? Qu'en est-il de l'engouement des jeunes pour le système de volontariat national au Niger ?
Ceux qui peuvent être volontaires, c'est toute personne homme ou femme, jeune ou moins jeune, bref tout individu qui juge nécessaire de contribuer de sa façon au développement de sa communauté. Le volontariat est par essence un engagement personnel ; du coup, il n'y a pas la limite d'âge. On peut devenir volontaire en déposant sa candidature, que ça soit à la suite d'une publication d'une offre d'emploi que nous faisons à travers plusieurs canaux, en l'occurrence le vôtre, je veux dire l'hebdomadaire national''Sahel Dimanche'', l'ANPE, les réseaux sociaux, entres autres. Ou tout simplement en déposant sa candidature spontanée au niveau du siège de l'ANVD ; ainsi, dès qu'il y a une offre qui concerne le profil du déposant, on le lui notifie. Pour ce qui concerne l'engouement des jeunes, il est là et il est sensible. Sans rien vous cacher, chaque jour que Dieu fait, nous recevons au niveau de notre siège des dépôts de candidatures.
Le volontariat joue un rôle important dans le développement ; quel est précisément son apport dans le développement socio-économique du Niger ?
Cette question me semble pertinente à plus d'un titre. Vous êtes l'un des principaux témoins de nos activités sur le terrain. Aujourd'hui, si vous visitez les régions de Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéry, Zinder, vous remarquerez ce qui est en train de se faire sur le terrain par nos volontaires. Nos volontaires travaillent dans tous les secteurs d'activités et particulièrement dans les secteurs sociaux de base pour contribuer au développement économique et social des communautés. A titre illustratif, dans le domaine de la santé, nous avons déployé sur le terrain plusieurs médecins, infirmiers, sage femmes, laborantins et techniciens d'hygiène et assainissement qui travaillent dans les structures de santé en milieu rural. Nous avons aussi déployé des volontaires enseignants dans certains collèges ruraux ; cela dénote de l'importance de l'engagement citoyen des volontaires.

Il y'a aussi les volontaires communautaires communément appelés relais communautaires dont l'ANVD assure l'ancrage institutionnel qui conduisent des séances de communication pour un changement des comportements et la prise en charge des cas simples de certaines maladies comme le paludisme, la pneumonie et la diarrhée au sein des communautés. Cela contribuera sans nul doute à la réduction des morbidités et de la mortalité des enfants mais aussi au dividende démographique.
Quelles sont, Monsieur le Directeur Général, les relations que votre service entretient avec les structures d'insertion des jeunes dans notre pays ?
Nos relations avec les structures d'insertion des jeunes, ou encore les structures d'accueil comme nous les appelons dans notre jargon, sont au bon fixe. Nous entretenons des relations de partenariat fructueux. Vous savez, depuis qu'on a commencé à déployer nos volontaires, nous n'avons jamais enregistré de plainte venant des structures requérantes. Cela suppose toute la rigueur avec laquelle nous collaborons avec nos partenaires.
Qu'est-ce que votre service envisage de faire pour attirer les jeunes nigériens vers des travaux d'intérêt général ?
Pour inciter les jeunes à prendre conscience de la chose publique, nous menons des offensives médiatiques pour sensibiliser les jeunes qui semblent être notre cible privilégiée. C'est pour cette raison que toutes nos recrues bénéficient d'une formation avant d'aller sur le terrain. Cette formation prend exactement cet aspect en compte. La formation dispensée aux volontaires comprend quatre (4) modules, à savoir la présentation de l'ANVD, le volontariat, la gestion administrative et financière du volontaire et enfin la culture de l'esprit civique qui tient en compte votre question.

Propos recueillis par Fatouma Idé(onep)
16/11/18

Grosse arnaque à Niamey

Publié dans L'air du temps


assane-soumanaDes centaines de millions envolées dans la nature dans le ciel gris de Niamey, plusieurs centaines de clients escroqués et inconsolables, les uns en larmes les autres évacués sur un lit d'hôpital. Vous avez deviné. Il s'agit de cette grosse affaire d'arnaque rondement préparée et perpétrée par cette fameuse société de micro-fiance dénommée « Meilleure vie en solution Sarl » au détriment de ceux-là qui ont eu tort de lui faire confiance. Et ces derniers se comptent en centaines à avoir mordu au hameçon du gérant de ladite société, le Sieur Richard James Bola, et de ses compères.

Le jeu était tout simple. Se faisant passer pour un spécialiste du trading de crypto-monnaie, le gérant de ladite société, profitant de l'ignorance des souscripteurs à qui ils miroitaient un gain de 30% par semaine, n'a eu aucun scrupule à faire la malle, laissant plusieurs victimes littéralement...étalés sur le carreau.
La tactique de la bande à Bola est presque infaillible. Il leur a suffi de faire gagner les premiers souscripteurs en leur remettant rubis sur ongle leur mise majorée de 30% d'intérêt. De l'argent facile ! Et la publicité a fait le reste. En peu de temps qu'il n'en fallait à une société qui vient de naitre, au mois de mai dernier, de gagner la confiance de la clientèle, ce sont des centaines d'autres clients qui se sont bousculés au portillon de cette maison de la ''belle affaire''. Tandis que les moins fortunés des ''traders'' se sont précipités pour y verser des dépôts à coup de milliers de francs CFA, pour les plus audacieux et plus riches d'entre eux, l'unité de compte des mises s'évalue en millions de FCFA, de l'argent souvent issu des crédits contractés auprès des banques de la place.
Et quand, il y a environ une semaine, le pot-au-rose a été découvert avec la disparition de tout le staff de la société ''à solution'', il ne reste plus aux pauvres clients que leurs yeux pour pleurer. A priori, on ne peut pas reprocher aux victimes d'avoir fait preuve de crédulité, sachant que la société a pris soin de se faire immatriculer selon les procédures légales. Cependant, le niveau du gain, très facile pour être vrai, aurait pu leur inspirer un peu plus de méfiance dans un monde ou les escrocs redoublent d'ardeur, aussi bien par leur audace et que par leur ingéniosité.
Au regard de cette douloureuse expérience, il y a lieu de souligner la nécessité pour notre pays d'adapter au plus vite sa législation à l'évolution des nouvelles technologies, ces outils qui offrent d'énormes opportunités aux individus malintentionnés tapis dans l'ombre, guettant la moindre faille pour arnaquer la grande masse des esprits crédules.
Assane Soumana(onep)


panLe président de l'Assemblée nationale, S.E Ousseini Tinni, a participé, hier au siège du Parlement de la CEDEAO, à Abuja, à l'ouverture de la 2ème session ordinaire dite session budgétaire de cette institution parlementaire sous régionale. Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Président de l'Assemblée nationale a mis en exergue les multiples initiatives enclenchées par le Parlement de la CEDEAO, ainsi les excellentes relations qui existent entre le parlement nigérien (représenté par plusieurs députés) et le parlement sous-régional qui participent pleinement à la vie de la communauté.
Dans son allocution, S.E Ousseini Tinni a indiqué que « depuis le début de la présente législature, plusieurs occasions ont été mises à profit par ce parlement pour conduire d'importantes activités au Niger, qu'il s'agisse de tenir des réunions d'inter sous-comités ou de conduire d'utiles missions d'information comme la toute dernière, consacrée à la problématique éminemment actuelle de la migration». Le Président de l'Assemblée nationale a ajouté que «A chaque fois, mes collègues et moi nous nous étions sentis honorés par la présence d'élus ouest africains, par la présence, chez nous, de ce parlement dont nous attendons beaucoup en termes de progrès dans la construction de l'unité ouest africaine, étape importante à l'intégration de l'ensemble de notre continent ».
Le Président de l'Assemblée nationale a expliqué qu'il se doit d'être présent à cette cérémonie pour encourager l'institution dans sa quête d'une plus grande visibilité de l'action parlementaire communautaire, dans sa quête d'une plus grande efficacité de notre organisation commune, la CEDEAO.
S.E Ousseini Tinni, après avoir souligné l'espoir que le Niger a toujours fondé dans les sauts qualitatifs attendus de la construction de la CEDEAO du niveau de vie de chacun de nos concitoyens, a rappelé l'idéal de paix, de progrès et d'unité des Généraux GOWON et EYADEMA, ses tout premiers précurseurs.
Faisant un grand tour d'horizon des progrès réalisés, ainsi que des défis qui se posent à l'institution sous-régionale, le Président de l'Assemblée a abordé plusieurs points relatifs à la vie de la communauté, à savoir ceux relatifs aux échanges commerciaux, la Zone de libre-échange continentale Africaine (ZLECA), dont le Président Issoufou Mahamadou est le champion, la monnaie unique, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la migration illégale, etc. (Lire ci-dessous l'intégralité de l'allocution prononcée par le président de l'Assemblée Nationale).

Garé Amadou, AP/AN


Discours de SEM OUSSEINI TINNI à l'occasion de l'ouverture de la deuxième session ordinaire du Parlement de la CEDEAO : «Il est plus que grand temps que nous progressions dans la construction de cette communauté qui représente l'unique bouée de sauvetage qui reste à notre sous-région», déclare SEM. Ousseini Tinni
« Honorables collègues,
Mesdames et Messieurs,
Avant tout propos, je voudrais très sincèrement remercier le Président Moustapha CISSE Lo pour cette aimable invitation qu'il m'a adressée à partager ces précieux moments avec les dignes représentants des populations de la communauté ouest africaine.
Honorables Collègues députés, je suis aujourd'hui devant vous, d'abord par devoir, car je me dois de vous rendre les respectueux égards que votre parlement a maintes et maintes fois réservés au mien. En effet, depuis le début de la présente législature, plusieurs occasions ont été mises à profit par ce parlement pour conduire d'importantes activités au Niger, qu'il s'agisse de tenir des réunions d'inter sous-comités ou de conduire d'utiles missions d'information comme la toute dernière, consacrée à la problématique éminemment actuelle de la migration.
A chaque fois, mes collègues et moi nous nous étions sentis honorés par la présence d'élus ouest africains, par la présence, chez-nous, de ce parlement dont nous attendons beaucoup en termes de progrès dans la construction de l'unité ouest africaine, étape importante à l'intégration de l'ensemble de notre continent. Il est donc tout à fait naturel que je m'en vienne ici, vous dire de vive voix que la Représentation nationale du Niger est très sensible à toutes les marques de civilités que vous lui témoignez assez régulièrement en l'associant à certaines de vos activités.
Monsieur le Président, honorables députés, je voudrais, ensuite, vous dire qu'au-delà de l'exigence des convenances, je me dois d'être à cette cérémonie pour encourager votre institution dans sa quête d'une plus grande visibilité de l'action parlementaire communautaire, dans sa quête d'une plus grande efficacité de notre organisation commune, la CEDEAO !
Monsieur le Président, chers collègues députés, je suis ici aussi parce que mon pays, le Niger a toujours fondé beaucoup d'espoir dans les sauts qualitatifs attendus de la construction de la CEDEAO du niveau de vie de chacun de nos concitoyens. Depuis les origines, nos compatriotes se sont approprié les objectifs de cette organisation, partageant ainsi l'idéal de paix, de progrès et d'unité des Généraux GOWON et EYADEMA, ses tout premiers précurseurs.
Aujourd'hui encore, quarante-trois ans après que ces grands dirigeants aient partagé avec les autres Chefs d'Etat leur vision d'une Afrique de l'ouest unie et prospère, nous nous devons tous de continuer à porter haut le flambeau d'une communauté qui sait dépasser frontières et particularismes, disparités économiques et chauvinisme, pour construire un ensemble économique viable, au-delà de tout étroit souverainisme, pour donner une chance de décollage à nos pays !
Tirant les enseignements du contexte politique et économique mondial actuel, marqué notamment par la montée du nationalisme et des replis identitaires, il me semble que nous nous devons, plus que jamais, d'entretenir l'enthousiasme des pères fondateurs de la CEDEAO.
Nous devons nous dire que si dans d'autres parties du monde des pays se sont accordés pour supprimer barrières et contingentements dans le but de parvenir à un état permanent de paix, pour nous autres l'impératif d'union doit se fonder aussi sur la création des conditions d'une lutte victorieuse contre la pauvreté et la misère.
Comme vous le savez, les avantages comparatifs des pays composant notre communauté ne peuvent être exploités de manière optimale que dans un espace économique réunissant les conditions critiques d'un véritable développement économique et social. Je pense qu'il est plus que grand temps que nous progressions dans la construction de cette communauté qui représente l'unique bouée de sauvetage qui reste à notre sous-région. Certes après quatre décennies, la CEDEAO a déjà plusieurs réussites à son actif tant au niveau économique qu'au plan politique.
Ainsi, au plan politique, le Nigérien que je suis ne saurait oublier la part décisive qui a été la sienne dans la restauration du cadre démocratique de mon pays face au péril qui le menaçait en raison de certaines fâcheuses circonstances. De même, quel citoyen de notre espace pourrait oublier les éminents services rendus à la paix par les troupes de l'ECOMOG ?
Mais, aujourd'hui, au-delà de ces grandes victoires politiques, nos populations souhaitent voir les chantiers de l'intégration économique prendre l'allure décisive qui rendrait impossible tout recul.
A cet égard, Monsieur le Président, au nom de la Représentation nationale du Niger, je voudrais partager avec vous mon grand souhait de voir lever, dans notre espace, tous les obstacles à la libre circulation des personnes et des biens, au droit de résidence et d'établissement.
Nos populations désirent, plus que tout, circuler avec les richesses qu'elles produisent d'un point à un autre de cet espace, à l'abri de ces sempiternelles humiliations à l'entrée des différents corridors. Ces populations souhaitent plus que jamais que la construction de la CEDEAO renoue avec ses idéaux de dignité pour l'homme et de liberté pour tous les citoyens ! Elles souhaitent voir bannir ces longues queues aux check-points où les vexations infligées aux voyageurs semblent être la norme, chaque fois qu'il s'agit de franchir la frontière d'un de nos pays.
Tout comme vous, chers collègues députés, je pense que le temps des discours et des belles intentions est révolu ! Il faut avancer à grands pas ; il nous faut notamment travailler à développer les échanges intra zone ! Nous ne pourrons constituer une communauté de destin que lorsque nos économies deviendront interdépendantes. Si nous sommes davantage tournés vers l'extérieurs qu'il s'agisse du mouvement des ressources humaines que de celui des marchandises et des capitaux, nos objectifs d'intégration continueront à s'éloigner telle une ligne d'horizon.
Comme vous le savez, aujourd'hui, nos échanges inter communautaires restent encore aux alentours de 15% ce qui est largement en deçà du seuil critique permettant à nos économies de converger et de créer un véritable marché intérieur. A titre de comparaison, ces échanges sont de l'ordre de 70% au sein de l'Union européenne. C'est dire alors combien nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir !
Mais, ce chemin pourrait être plus court si nos Etats s'engageaient encore plus résolument à lever les obstacles à l'intégration vraie comme le cloisonnement monétaire qui caractérise toujours notre zone. A cet égard, ils se doivent d'adopter une attitude volontariste et aplanir tous les écueils qui entravent le passage à la monnaie unique en s'efforçant de faire converger les différentes économies. Il est grand temps de passer courageusement aux actes afin que cette monnaie ne devienne pas ''l'Arlésienne'' dont parlait le Président ISSOUFOU MAHAMADOU.
Cependant, nous pensons qu'il faut y aller, avec le rythme qui sied, mais avec la volonté farouche d'y parvenir car, comme le disait le Président nigérien, la monnaie unique,« en réduisant les coûts des transactions, en faisant converger les taux d'inflation, et en assurant la transférabilité des capitaux, on renforcera les échanges des biens et des services, et on amplifiera la croissance économique et donc la prospérité des peuples de chacun de nos pays ».
Allons à la monnaie unique avec ce farouche courage qui a permis aux pays africains de vaincre maintes et maintes réticences pour parvenir à la signature du traité instaurant une zone de libre-échange continentale (ZLECA) lors du sommet désormais historique de l'Union Africaine tenu en mars dernier à Kigali. C'est une véritable révolution économique qui a ainsi démarré à l'échelle de notre continent. en effet, la ZLECA, appelée à s'étendre sur un marché de l'ordre d'un milliard de personnes, avec un produit intérieur brut (PIB) estimé à 2 500 milliards de dollars, sera la plus grande zone de libre-échange du monde.
Je n'exagère donc rien en parlant de révolution ! Songez donc que grâce à la ZLECA, nos échanges inter africains, de 16%, aujourd'hui, passeront à 60% à l'horizon 2022 ! C'est dire alors qu'avec l'engagement de tous elle incarnera bientôt cette ''vision d'une Afrique intégrée, prospère et pacifique'' tant souhaitée par les pères fondateurs de l'OUA.

Pour l'heure, mon ardent souhait est de voir le traité de la ZLECA ratifié par tous les pays signataires afin qu'il puisse entrer rapidement en vigueur pour que les barrières de tous ordres ne s'interposent plus entre les africains et que travail et capital puissent circuler librement entre tous les pays. Pour une fois, grâce à la détermination d'une nouvelle génération de dirigeants, l'Unité africaine quitte résolument l'espace de la rhétorique pure pour s'engager sur un chemin débouchant sur des chantiers prometteurs.
Chers collègues, pour en revenir à la CEDEAO, il me semble que nous nous devons aussi d'inciter nos Etats à créer les conditions d'une solidarité de fait qui va au-delà du cadre national. Et, ce faisant, toutes les institutions et organes de la CEDEAO se doivent de prendre en compte cette réflexion de JEAN MONNET qui disait, en substance, qu'il ne s'agit pas de coaliser les Etats mais d'unir les peuples !
Cette solidarité doit être plus manifeste et être portée, au moyen d'outils appropriés, par des organes chargés du suivi démocratique de la communauté.
C'est pourquoi, Monsieur le Président, je milite avec force conviction pour que votre auguste institution dispose des prérogatives appropriées pour que notre organisation commune, la CEDEAO, dépasse le cadre technocratique pour être l'affaire des populations ouest africaines. Il me semble qu'il s'agit là d'un défi lancé à votre législature : il faut, d'une part élargir les pouvoirs de votre parlement et, d'autre part, faire en sorte que ce parlement fasse corps avec les populations en menant ses principales activités autour de leurs préoccupations quotidiennes.
Pour relever ce défi, l'Assemblée nationale du Niger se tiendra à vos côtés et contribuera, à la mesure de ses capacités, à la réalisation de vos objectifs transnationaux. D'ores et déjà, je me félicite de l'élan nouveau que vous avez pris en vous saisissant des problématiques comme celle du genre et de l'environnement. Pour ma part, je vous invite instamment à vous investir davantage dans la lutte contre les nouveaux fléaux qui assaillent notre sous-région comme le terrorisme et la migration illégale.
S'agissant du terrorisme, comme vous le savez, la conjonction de diverses crises que connaît la région sahélienne a débouché sur la multiplication de ses foyers dans un rayon d'action dépassant largement le territoire d'un seul pays pour menacer toute l'Afrique de l'ouest. Les pays du Sahel y ont vigoureusement réagi en créant le cadre intergouvernemental du G5 Sahel.
Pour leur part, les parlementaires des cinq pays concernés, afin d'assurer une appropriation démocratique de cette nouvelle expérience d'intégration, ont créé une structure interparlementaire pour suivre la construction de ce nouveau cadre fédérateur. L'objectif poursuivi est de l'aider à asseoir une bonne gouvernance dans la conduite de ses activités de sécurité et de développement. Il s'agit ainsi de rassurer et les populations sahéliennes et les partenaires extérieurs quant à la viabilité et à la vitalité de cette expérience. Il est, en effet, indispensable que l'intégration des moyens sécuritaires du sahel et la coopération économique dans la zone sahélienne soient une affaire des peuples aussi bien que des Gouvernants. Il en est ainsi car, ne l'oublions pas les principaux défis inscrits à l'agenda du G5 Sahel sont de compétence parlementaire.
A cet égard, Monsieur le Président, au nom de mes collègues des quatre autres pays concernés, je voudrais profiter de ma présence à cette tribune pour solliciter du parlement de la CEDEAO un soutien appuyé à cette nouvelle structure interparlementaire, née avec la volonté d'impliquer résolument nos populations dans la mise en œuvre des décisions se rapportant à leur sécurité et à leur devenir économique.
Ce faisant, je puis vous assurer qu'il ne s'agit ni d'une structure de trop, ni d'un parlement concurrent à ceux qui existe déjà. Il naît avec un cahier de charge précis, il s'en tiendra sans nourrir d'autres vocations. Pour rappel, la résolution demandant la création de cette structure lui prévoit les fonctions précises suivantes :
- ''La compétence de contrôle de l'action du Secrétariat Permanent du G5 Sahel et de l'exécution des programmes et projets par le G5 Sahel ;
- La compétence d'émettre un avis consultatif sur le budget du G5 sahel
- Le droit d'accès à l'information sur les activités du G5, et notamment du secrétariat permanent, afin de faciliter le contrôle des politiques nationales ;
- L'échange sur les orientations en matière de développement, tant au niveau des diagnostics, de la sélection des projets, que de l'articulation avec les bailleurs ;
- Le dialogue avec les bailleurs de l'Alliance Sahel
- L'information sur les actes normatifs que le G5 Sahel édicte dans le cadre de ses activités, de façon à en intégrer les conséquences sur leur activité législative''.
Ainsi, conformément à ces dispositions et concrètement, les parlementaires des pays du G5 Sahel et de l'Alliance du Sahel seront profondément impliqués dans les choix et l'exécution des projets. Ce contrôle démocratique permettra de renforcer l'impact des investissements au niveau des populations. Il est également le gage d'une bonne gouvernance des dépenses publiques, assurant par la même occasion une bonne répartition de la croissance économique dans l'espace sahélien.
Pour l'heure, Je souhaite que les problèmes sécuritaires qui constituent une menace sur l'existence et l'intégrité même des pays du sahel et, au-delà, de tous les pays de la sous-région soient pris en charge par la communauté internationale notamment au niveau de l'ONU, à l'instar de la lutte contre le terrorisme engagée dans d'autres régions du monde.
Dans cette logique, les parlementaires de la CEDEAO doivent, pour leur part, se faire les porte-paroles de cette exigence de la paix mondiale.
Monsieur le Président,
S'agissant de la migration, je voudrais d'abord vous remercier pour en avoir récemment fait un sujet d'études dans mon pays. Avec la mission que vous aviez conduite en personne au Niger, je ne peux que me féliciter de voir votre parlement faire de la migration une préoccupation communautaire. Je souhaite de tout cœur que cet intérêt pour cette problématique reste toujours vivace car, au-delà du Niger qui en gère les fâcheuses conséquences de par sa position géographique, toute notre sous-région en est concernée au plus haut point. En effet, comme cela est connu de tous, les candidats à la migration viennent de toute l'Afrique; le territoire nigérien n'est pour eux qu'une zone de transit avant la grande aventure de la traversée du Sahara.
Monsieur le Président, je voudrais pouvoir compter sur l'implication plus active de votre parlement afin que nous parvenions à créer les conditions d'une migration saine, d'une migration débarrassée de toutes ses scories maffieuses, d'une migration qui ne condamne pas notre jeunesse à la mort, dans l'aridité du désert ou dans l'immensité de la mer. Je voudrais que vous engagiez la CEDEAO à participer à cette mutualisation des efforts de nos pays pour organiser des contrôles plus vigilants au niveau des frontières les plus exposées de notre communauté.
Je voudrais également pouvoir souhaiter que votre Parlement encourage tous ses membres à s'engager dans ce combat pour une migration qui puisse accompagner efficacement la circulation des biens et des capitaux dans notre sous-région.
Je souhaite instamment qu'avec d'autres élus de la sous-région, les députés de la CEDEAO s'engagent activement pour que la migration soit encadrée par des lois et règlements à même de lui permettre de jouer, à découvert, tous les rôles économiques bénéfiques dont on est en droit d'attendre de ses acteurs, la fine fleur de notre jeunesse.
Monsieur le Président, Chers collègues députés, ces préoccupations du moment ne doivent cependant pas nous dévier de l'objectif que poursuit notre organisation commune qui est le développement économique et social de nos pays, dans la paix et l'unité de nos populations que rien n'oppose ni ne sépare.
Il faut donc espérer que votre parlement puisse représenter pour la Commission et les autres organes cet aiguillon qui accélère la marche en avant de l'ensemble de l'attelage ouest africain. Il faudrait espérer qu'il lui soit reconnu des prérogatives décisionnelles afin que, comme d'autres parlements semblables à travers le monde, il joue un rôle de premier plan dans l'exécution des principaux chantiers d'intégration comme celui de la monnaie unique.
Pour finir, Monsieur le Président, je formule le vœu ardent que la session qui s'ouvre vous permette d'atteindre, dans la sérénité, tous les objectifs que vous lui assignez.

Vive l'intégration ouest africaine
pour que vive l'unité africaine,
Je vous remercie

Onep
16/11/18


rencontreLe Comité de pilotage du projet ''Appui à la justice, à la sécurité et à la gestion des frontières au Niger'' (AJUSEN-Sécurité) a tenu sa réunion, hier, à Niamey. C'est le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses, M. Mohamed Bazoum, qui a présidé l'ouverture des travaux en présence de l'Ambassadeur, Chef de la Délégation de l'Union européenne au Niger, Mme Denisa Elena INOETE, de la représentante de CIVIPOL-Conseil, Mme Lisa Raffy, du Chef du projet AJUSEN-Sécurité et des différents acteurs du projet. Cinq points essentiels sont à l'ordre du jour de cette réunion du Comité à savoir l'état des lieux de la mise en œuvre du projet, la présentation et la validation des activités programmées pour la période du 1er octobre 2018 au 31 mars 2019 ; la présentation et la validation des activités frontières ; la présentation et la validation des activités proposées pour les deux années à venir et divers.
Le comité de pilotage du projet AJUSEN-Sécurité regroupe les représentants des forces de sécurité intérieure (FSI) comme la Police, la Garde et la Gendarmerie nationales ; la direction générale de la Protection civile, les Douanes et la Direction générale des Eaux et Forêts ainsi que les autres acteurs et partenaires du projet en l'occurrence la Délégation de l'Union européenne au Niger, l'AFD, l'opérateur CIVIPOL-Conseil. Financé par l'Union Européenne à hauteur de quatre millions d'Euros, le Projet AJUSEN a débuté ses activités en mars 2017 et ce pour une durée de quatre (4) ans. Son objectif global est l'appui aux acteurs de la chaîne pénale sur le terrain que sont les forces de sécurité intérieure, dans la lutte contre la migration illégale, la traite des être humains, le crime organisé et le terrorisme. Il est mis en œuvre par l'opérateur CIVIPOL-Conseil.
D'après le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur et la Sécurité publique, AJUSEN-Sécurité mène des actions de formation, d'appui et de conseil technique aux FSI et est en concordance étroite avec le volet AJUSEN-Justice. « Le Projet se propose d'être un appui à l'élaboration de la politique nationale de sécurité. Ce soutien se veut pluridisciplinaire et s'adresse à l'ensemble des services de sécurité. Il se propose de répondre aux besoins réels exprimés par les autorités nigériennes », a déclaré M. Mohamed Bazoum.
Le ministre de l'Intérieur de préciser que les actions du projet s'inscrivent dans les domaines de la gestion des frontières, de la recherche des avoirs criminels, du renseignement douanier, de la cybercriminalité, du trafic des véhicules volés, de la lutte contre la petite criminalité et le terrorisme, de la formation des artificiers, etc. Le ministre Bazoum a salué la qualité des prestations de l'opérateur CIVIPOL-Conseil dans la mise en œuvre du projet.
Pour l'Ambassadeur, chef de la Délégation de l'Union Européenne au Niger, le projet AJUSEN intervient pour renforcer les capacités de l'Etat du Niger, à travers les différents services concernés, pour assurer la sécurité des populations, la gestion des frontières, la lutte contre l'immigration irrégulière, les trafics illicites. Mme Denisa Elena IONETE de préciser que les objectifs globaux du projet répondent aux besoins exprimés par le gouvernement. L'Ambassadeur, chef de la Délégation de l'UE au Niger, a reconnu et salué « les efforts déployés par l'Etat non seulement pour assurer la sécurité sur ce vaste territoire, mais aussi pour améliorer la gouvernance du secteur de la sécurité ».
Mme Denisa Elena IONETE, s'est félicité du fait que ces actions dans le secteur de la sécurité sont concomitamment menées avec celles de développement. C'est du reste pourquoi, elle a réitéré la disponibilité de l'UE à accompagner le gouvernement en matière de sécurité et de développement mais également dans l'élaboration de la politique nationale en matière de sécurité. En effet, déclare Mme Denisa Elena IONETE, « sans sécurité, il n'y a pas de développement et inversement ».
Auparavant, la Représentante de CIVIPOL-Conseil a souligné la pertinence du projet AJUSEN-Sécurité pour le Niger. Mme Lisa Raffy s'est réjouie de la confiance placée à CIVIPOL-Conseil, avant de réaffirmer l'engagement de l'opérateur à exécuter le travail conformément aux attentes des principaux partenaires que sont l'Union européenne et l'Etat du Niger.
Siradji Sanda(onep)
16/11/18


messageLa communauté africaine célèbre le dimanche 18 novembre prochain, la journée africaine de la sécurité routière couplée à celle mondiale de souvenir des victimes des accidents de la route. A l'occasion de cette 7ème édition célébrée à Zinder la capitale du Damagaram et qui porte sur le thème « le non-respect des règles du code de la route peut coûter la vie», le ministre des transports a livré un message. M. Karidio Mahamadou, s'est appesanti sur l'importance du thème eut égard au nombre élevé des accidents de la route au Niger et l'hécatombe qui s'en suit.
Les accidents dans notre pays ont parfois tendance à être banalisés du fait de la fréquence de leur survenue. Les statistiques sont alarmantes quant au nombre d'accidents de la route enregistrés à travers le pays. Durant les cinq dernières années, leur nombre croit quasiment d'année en année ; celui des victimes (morts et blessés) aussi, surtout parmi les jeunes de 20 à 39 ans représentant près de 67% des accidentés. Les accidents se comptent par milliers, les tués par centaines et les blessés dont des handicapés à vie se comptent également par milliers.
S'appuyant sur les statistiques de 2013 à 2017, le ministre a indiqué que les services compétents ont recensé respectivement 6358, 5645, 5827 et 5912 accidents. Ces accidents ont hélas causé respectivement la mort de 806, 899, 990, 978 et 869 personnes et provoqué un cumul de 13 303 blessés. On le voit bien que la route tue, endeuille des familles auxquelles le ministre, saisissant l'occasion de la journée de la sécurité routière, a adressé les condoléances des plus hautes autorités de la République ainsi que leur compassion aux blessés tout en leur souhaitant un prompt rétablissement. Quelles sont les causes des accidents de la route dans notre pays ? A cette interrogation, le ministre des transports pointe du doigt la causse humaine en évoquant d'abord les trois « I » c'est-à-dire l'imprudence, l'inattention et l'intolérance des conducteurs auxquelles s'ajoutent d'autres causes non de moindre.
Le ministre Karidio de souligner la non-maitrise du véhicule, le non-respect de la priorité, l'excès de vitesse, le mauvais dépassement et croisement, la surcharge, la fatigue, l'usage de téléphone au volant. Il y a également le défaut mécanique des engins ou encore le mauvais état des route. Les accidents sont récurrents, devenus au fil des ans un véritable fléau avec des conséquences énormes a dit le ministre. Mais les accidents de la route ne sont pas une fatalité, a-t-il ajouté, expliquant qu'ils «peuvent bien être évités sis nous respectons les règles du code de la route». Et pour cela, chaque usager doit intégrer les réflexes de la sécurité routière dans les habitudes afin qu'ils deviennent «une seconde nature».
Le ministre des Transports a estimé que le combat pour le respect des règles du code de la route doit être « un combat permanent qu'il faut mener collectivement et sans relâche » pour faire résolument face à la tragédie routière. Le gouvernement pour sa part a pris et continue à prendre les mesures idoines pour inverser la tendance qu'il a qualifiée de désastreuse. Et pour cause, le Niger dispose d'un code de la route depuis 2014 et son décret d'application, de l'agence nigérienne de la sécurité routière ANISER. En outre la stratégie nationale des transports et ses annexes dont la stratégie nationale de sécurité routière et celles des routes rurales sont élaborées et mises dans le circuit d'adoption. Un projet de renouvellement du parc automobile est en également en cours.
Parlant des mesures mises en œuvre en lien avec le thème de l'édition 2018 de la double journée, le ministre a souligné que les textes encadrant le secteur sont en train d'être mis en application. Il a annoncé que le gouvernement poursuivra ses efforts pour non seulement l'application desdites mesures mais aussi pour rendre opérationnelle l'ANISER et adopter la stratégie nationale des transports, celle de la sécurité routière et des routes rurales.
Entre autres mesures en cours, il a mentionné celles relatives au port de casque et de la ceinture de sécurité auxquelles viendront s'ajouter d'autres réformes contenues dans le code de la route. Il s'agit entre autres de l'institution de la carte de conducteur professionnel, la réforme du permis de conduire, la limitation de l'âge des véhicules importés, la réglementation de la profession d'expert en automobile, l'institution de l'éducation à la sécurité routière dans les cycles primaires. Toutes ces mesures ne sont pas de mesures de coercition de trop a souligné le ministre tout en indiquant qu'elles ont pour seul objectif de garantir la sécurité des usagers.
Zabeirou Moussa(onep)
16/11/18


photo-de-familleSous le haut patronage de la Première Dame Hadjia Aissata Issoufou, le ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Mainassara, a procédé au lancement du Centre Régional d'Excellence de l'Ecole Nationale de la Santé Publique et du lancement de la filière Master Gynécologie-Obstétricale. C'est dire que l'école va dorénavant former les étudiants en Master Option Sciences Infirmiers et Obstétriques et l'école mais aussi pouvoir abriter le centre d'excellence au niveau de la sous-région en accueillant des étudiants boursiers des six pays membres du Projet d'Autonomisation des Femmes et de Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) à savoir le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire , le Mali , la Mauritanie, le Tchad et le Niger et d'autres pays qui ont transmis leur demande d'adhésion au SWEDD.
Pour encourager les étudiants à forger l'esprit de l'excellence, Hadjia Aîssata Issoufou, Présidente de la Fondation Guri Vie meilleure, en sa qualité de Marraine du Centre Régional d'Excellence en formation du Master en Sciences Infirmières et Obstétricales au Niger, a rehaussé par sa présence l'éclat de cette cérémonie. Elle était entourée pour la circonstance par les épouses du président de l'Assemblée Nationale, du Premier Ministre et du Haut Représentant du Président de la République, des Députés, des partenaires techniques et financiers et d'une forte communauté estudiantine.
Des animations culturelles ont marqué l'ouverture de cette cérémonie mémorable. Egalement, des allocutions pour saluer l'ingénieuse idée qu'a eu le Président de la République , Chef de l'Etat, SE Issoufou Mahamadou, de négocier et
d'obtenir auprès de la Banque Mondiale le Projet d'Autonomisation des Femmes et de Dividende Démographique au Sahel (SWEED) pour les pays du Sahel, un projet d'envergure régionale dont l'assistance technique est assurée par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).
En lançant les activités du Centre Régional d'Excellence ENSP Damouré Zika, le ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Mainassara, a fait une présentation succincte de l'ENSP. « De 1964, date de sa création à nos jours, l'ENSP Damouré Zika à travers la persévérance de son personnel et la qualité de ses prestations est devenue leader en formation paramédicale sur le plan national et désormais dans
l'espace sous régional africain. Aujourd'hui, avec le centre d'Excellence, l'ENSP est appelé à travailler davantage et mieux ensemble, rationaliser ses moyens, orienter ses
acquis vers les actions qui ont un haut impact sur l'amélioration de la formation des étudiants dans toutes les filières », a-t-il dit. Ainsi, a-t-il adressé des motions spéciales au personnel administratif, aux enseignants permanents, aux encadreurs des terrains de stage, aux vacataires, ainsi qu'à tous les partenaires techniques et financiers de l'Ecole pour leur accompagnement dans la sélection de l'ENSP.
Le ministre a rendu un hommage mérité à la Première Dame Hadjia Aïssata Issoufou pour tous les importants appuis qu'elle ne cesse d'apporter au secteur de la santé en général et à l'ENSP Damouré Zika. Il a cité comme appuis le plaidoyer continu auprès des plus hautes autorités du pays et des partenaires pour un investissement plus accru dans le renforcement de la qualité de la formation ; la mobilisation sociale, la sensibilisation dans le cadre de l'excellence et du maintien de la jeune fille à l'Ecole. Et son appui et celui du Gouvernement ont été déterminants dans la sélection de l'ENSP comme centre d'excellence.
La promotion 2015-2017 de l'ENSP Damouré Zika porte le nom de la Première Dame Hadjia Aissata Issoufou qui avait d'ailleurs parrainé la sortie de cette promotion. A cette occasion, des tablettes ont été offertes aux lauréats par sa Fondation Guri Vie meilleure.
Réaffirmant toujours son engagement à œuvrer aux côtés du Niger pour l'amélioration de la prise en charge de la santé des populations, le Chef de bureau du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), M Hassane Ali, a salué cette consécration. Selon lui, c'est le résultat de l'engagement et de la détermination des autorités nigériennes depuis l'historique appel de Niamey du Président de la République, SE Issoufou Mahamadou. En effet, a-t-il dit, la réponse à cet appel s'est concrétisée en faveur de l'autonomisation des femmes pour la capture du dividende démographique au Sahel, le projet SWEDD, un projet d'envergure régionale financé par la Banque Mondiale et regroupant six pays : le Burkina Faso, la Cote d'ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.
« La cérémonie qui nous réunit aujourd'hui entre dans le cadre des activités du Projet SWEDD dans son volet d'accompagnement de la région du sahel à combler le gap en enseignants qualifiés pour la formation du personnel de santé, les sages-femmes en particulier à travers la création des Centres régionaux d'excellence pour qu'ils puissent former une masse critique de titulaires de Master en Sciences Infirmières et Obstétricales », a soutenu le Représentant de l'UNFPA.
Pour M. Hassane Ali, le personnel de santé est le pilier le plus important d'un système de santé solide et résilient et cela n'est possible qu'avec des investissements adaptés dans le personnel de santé. A cet effet, a expliqué que le Niger a préparé et met en œuvre dans le cadre du projet un plan de renforcement des écoles et instituts de formation avec un budget de plus de trois milliards de FCFA.
Le Directeur Général de l'Ecole Nationale de la Santé Publique (ENSP Damouré Zika), Dr Atto Habib, a expliqué que son école, en 54 ans d'existence, a formé plus de dix mille (10.000) agents de santé toutes catégories confondues et exerçant à tous les échelons de la pyramide sanitaire nationale. Elle jouit depuis quelques années d'une grande notoriété justifiée par la confiance que lui témoignent beaucoup de pays, à savoir le Bénin, le Mali, le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad et aussi certaines structures sanitaires non gouvernementales tels que le Centre de Bambereké au Bénin et la SIM de Galmi au Niger.
Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
16/11/18


prn-1Le Président de la République, Chef de l'Etat SE. Issoufou Mahamadou a regagné Niamey, hier en début de soirée, en provenance d'Italie où il a pris part à la Conférence internationale sur la Libye qui s'est tenue le mardi 13 novembre dernier à Palerme. Avant l'Italie, le Chef de l'Etat était à Paris en France où, il a, aux côtés d'une soixantaine de Chefs d'Etat et de Gouvernement, assisté aux cérémonies commémoratives du centainaire de l'Armistice de la 1ère Guerre mondiale ainsi qu'aux travaux du Forum de Paris sur la paix, respectivement le 11 et le 12 novembre 2018.
A sa descente d'avion à l'Aéroport international Diori Hamani de Niamey, le Président Issoufou Mahamadou a été accueilli au pied de la passerelle par le Premier ministre, Chef du gouvernement M. Brigi Rafni, puis salué par les présidents des institutions de la République, les membres du gouvernement et ceux corps diplomatique ainsi que par plusieurs personnalités civiles et militaires.
Il faut rappeler qu'outre la Première Dame Dr Lalla Malika Issoufou, le Chef de l'Etat était accompagné dans ce déplacement par M. Ouhoumoudou Mahamadou, ministre Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Kalla Ankouraou, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur et M. Kalla Moutari, Ministre de la Défense Nationale.

Onep
15/11/18



audience-1En marge de la Conférence internationale sur la Libye qui s'est tenue le mardi 13 novembre 2018 à Palerme en Italie, le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, a accordé des audiences à deux hautes personnalités le même jour en fin d'après-midi à Palerme.

C'est ainsi qu'il s'est d'abord entretenu avec Dr. Agela, Conseiller Spécial du Maréchal Khalifa Haftar, Commandant de l'Armée Nationale Libyenne (ANL). Le Chef de l'Etat a ensuite reçu, toujours dans l'après-midi de ce mardi 13 novembre 2018, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Libye, M. Ghassan Salamé. «Le Président de la République a, d'abord, à titre personnel, des avis et des conseils marqués du sceau de la sagesse qui peuvent me guider dans mon action », a confié M. Salamé à sa sortie d'audience. «J'ai également écouté le Président d'un pays voisin de la Libye qui est inquiet de l'état d'insécurité qui règne dans le sud de la Libye et à la frontière avec le Niger et qui a raison de s'inquiéter pour la sécurité nationale du Niger », a-t-il dit.audience-2
Le Chef de l'Etat nigérien a raison de s'inquiéter que ce conflit qui a commencé il y a quelques années en Libye « ne s'éternise et que ce pays ne devienne un pays où les trafiquants prennent place et où les terroristes peuvent trouver asile », a-t-il poursuivi. «J'ai écouté avec beaucoup d'attention ce que le Président de la République avait déjà dit lors de la séance plénière de ce matin et j'ai voulu me renseigner davantage sur certains points qu'il a bien voulu éclaircir pour moi », a affirmé l'Emissaire de l'ONU en Libye. « J'appelle de mes vœux à ce que nos amis libyens entendent raison et acceptent de mettre fin à un conflit fratricide qui a déjà fait assez de victimes », a-t-il lancé. «C'est un pays riche, un pays qui ne manque pas de moyens humains, ni de moyens matériels mais où peut-être les ambitions personnelles l'emportent trop souvent sur une meilleure conscience de l'intérêt national », a estimé M. Ghassan Salamé.

Abdourahamane Alilou, AP/PRN
15/11/18


rencontre-1Les travaux du 2ème forum de la CEDEAO sur l'éducation à la paix à travers le dialogue intra et inter religieux, ont commencé depuis hier matin à Niamey. Pendant deux jours, les participants aux travaux tenteront de trouver des mécanismes de dialogue entre les communautés religieuses de la CEDEAO afin de cultiver l'esprit de tolérance et de coexistence pacifique. Cette 2ème édition du forum co-organisé par la République du Niger et la CEDEAO est parrainée par l'Archevêque de Niamey, Mgr Djalwana Laurent Lompo, l'Émir de Kano, Son Altesse Lamido Sanusi II et le Mogho Naba Baongho, Roi des Mossis. C'est le Premier Ministre, Chef du Gouvernement M. Brigi Rafini qui a présidé l'ouverture officielle des travaux.

Dans son mot de bienvenue, le Gouverneur de Niamey, M.
Hassane Issaka Karanta a remercié la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour la confiance placée une fois de plus au Niger, et à la ville de Niamey en particulier, pour abriter les travaux du forum. Il a affirmé que, grâce au travail quotidien du comité régional de dialogue intra et inter religieux et aux efforts des autorités religieuses et administratives régionales, les différentes communautés religieuses de Niamey vivent en parfaite symbiose. Le Gouverneur de Niamey a ajouté que nos États africains doivent «concentrer leurs efforts sur cette frange importante de nos populations que constitue la jeunesse ». En effet, le Niger à l'instar des autres pays de la CEDEAO, a une population jeune exposée de plus en plus aux extrémismes de tout genre.
Le Commissaire en charge de l'Éducation, de la Science et de la Culture de la CEDEAO, a lui démontré, chiffres à l'appui, l'évolution inquiétante de l'extrémisme violent dans quatre pays de la sous-région. Pour Monsieur Leopoldo Amado, la présence à ces travaux de l'Émir de Kano, ainsi que celle de l'Archevêque de Niamey et du Représentant du Mogho Naba, dénote de la volonté des peuples de la Communauté à cohabiter ensemble pour la paix, la tolérance et le développement de l'ensemble de la région. En effet, la contribution des leaders et des acteurs religieux pour la paix est déterminante pour l'Afrique de l'Ouest qui fait face à la monté du radicalisme et de l'intolérance religieuse qui sont, hélas, des menaces pour cette région et sa stabilité. « La CEDEAO s'est engagée à produire des solutions aux questions de terrorisme et de conflits dans la région à travers plusieurs engagements juridiques et pratiques », a dit le Commissaire en charge de l'Éducation, de la Science et de la Culture de la CEDEAO, M. Leopoldo Amado.
Dans leurs interventions, l'Archevêque de Niamey, Mgr Djalwana Laurent Lompo, l'Émir de Kano, Son Altesse Lamido Sanusi II et le Mogho Naba du Burkina Faso, Chef Baongho, Roi des Mossis, ont tous souligné l'importance de la jeunesse dans le dialogue intra et inter religieux dans nos États. Ces parrains du 2ème forum de la CEDEAO sur l'éducation à la paix à travers le dialogue intra et inter religieux, ont réaffirmé avec force leur volonté commune, au nom de leurs communautés respectives, de travailler davantage pour la promotion du vivre ensemble. Ils ont enfin appelé les jeunes à s'abstenir de toute sorte d'obscurantisme, religieux soit-il.
L'organisation de ce forum matérialise l'engagement de la CEDEAO qui s'inscrit dans des actions préventives du radicalisme et des conflits à travers une dynamique de recherche de la paix et de lutte contre les sources du terrorisme. La fin de la cérémonie officielle a été sanctionnée par une photo de famille du Premier Ministre, Brigi Rafini avec les jeunes venus de l'ensemble des pays de la CEDEAO pour assister aux travaux du forum. (Lire en page 3 l'intégralité du discours prononcé par le Premier ministre )

Souleymane Yahaya
(Stagiaire)

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !
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