Le Sahel

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Tinni Abdou


conseilLe Conseil des Ministres s'est réuni, hier lundi 17 septembre 2018, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres.
Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :
I. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :
1.1. Projet de décret modifiant et complétant le décret n°2016-055/PRN du 26 janvier 2016, portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l'Agence Nationale pour l'Organisation de la Conférence de l'Union Africaine, Niger 2019.
A l'occasion de la 25ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union Africaine, le Niger a été retenu pour abriter en 2019 à Niamey, la 33ème session de ladite Conférence.
Afin de bien préparer l'événement, une Agence a été créée en 2016, avec comme missions, la préparation, l'organisation et la coordination des activités liées à la tenue de la Conférence.
Cependant, pour permettre à l'Agence de satisfaire convenablement les objectifs qui lui sont assignés, il est apparu nécessaire de revoir le cadre juridique et organisationnel de cette structure en la dotant notamment d'instruments relatifs à la passation des marchés publics.
La présente modification, intervient pour prendre en charge cette préoccupation.
1.2. Projet de décret accordant une dérogation spéciale à l'Agence Nationale pour l'Organisation de la Conférence de l'Union Africaine, Niger 2019 sur les procédures de passation des marchés publics de travaux, de fournitures et de services.
Le présent projet de décret a pour objet d'accorder une dérogation spéciale à l'Agence Nationale pour l'organisation de la Conférence de l'Union Africaine, Niger 2019, sur les procédures de passation des marchés publics de travaux, de fournitures et de services.
En effet, les procédures ordinaires d'appel d'offres en vigueur ne permettent pas de réaliser les travaux prévus dans le cadre de l'organisation de cette conférence qui se tiendra à Niamey en juin 2019 du fait qu'elles imposent le respect des délais souvent trop longs pour la mise en concurrence des candidats prestataires. A environ huit (8) mois de la tenue de cet événement et pour permettre l'atteinte des objectifs fixés à l'Agence chargée de l'organisation de cette conférence, il est apparu indispensable d'envisager un mécanisme plus approprié.
C'est dans ce but et compte tenu de l'extrême urgence que le présent projet de décret est pris pour accorder une dérogation spéciale à l'Agence Nationale pour l'Organisation de la Conférence de l'Union Africaine dans le processus de passation des marchés publics.
II. AU TITRE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :
2.1. Projet d'ordonnance portant prorogation de l'état d'urgence dans la Région de Diffa.

L'avènement de la secte Boko Haram dans la région de Diffa et ses activités terroristes ont amené l'Etat à recourir aux mesures d'exception prévues par la Constitution du 25 novembre 2010 et la loi n° 98-24 du 11 août 1998 portant règlementation de l'état d'urgence.
C'est donc, en application de ces textes que l'état d'urgence a été proclamé dans la Région de Diffa pour la première fois par décret n°2015-073/PRN/PM/ MDN/ MISPD/ ACR/MJ du 10 février 2015. Depuis lors, l'état d'urgence a été prorogé tous les trois (03) mois.
La situation sécuritaire dans cette région demeurant toujours fragile, le présent projet d'ordonnance est pris pour proroger à nouveau l'état d'urgence pour une nouvelle période de trois (03) mois, à compter du 18 septembre 2018.
2.2. Projet d'ordonnance portant prorogation de l'état d'urgence dans les Régions de Tillabéry (Départements de Ouallam, d'Ayorou, de Bankilaré, d'Abala et de Banibangou) et de Tahoua (Départements de Tassara et de Tillia).
Les évènements survenus en Libye ont entrainé l'occupation d'une partie du territoire septentrional de la République du Mali par des groupes terroristes dont les agissements affectent notre pays, notamment dans les régions de Tillabéry et de Tahoua.
Cette situation a conduit depuis mars 2017, à la proclamation de l'état d'urgence et sa reconduction à plusieurs reprises dans cette partie du territoire national.
Face à la persistance des menaces terroristes dans ces deux régions, le présent projet d'ordonnance est pris pour proroger à nouveau cette mesure pour une nouvelle période de trois (03) mois, à compter du 18 septembre 2018.
Ces deux (2) projets d'ordonnances ont été pris en application de l'article 106 de la Constitution et conformément à la loi n° 2018-41 du 05 juin 2018 habilitant le Gouvernement à prendre des ordonnances, pendant l'intersession parlementaire et ce, après avis de la Cour Constitutionnelle.
III. AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de loi portant loi de finances pour l'année budgétaire 2019.
Le projet de loi de finances pour l'année budgétaire 2019, intervient dans un contexte marqué par des perspectives favorables pour notre économie, la mise en œuvre de plusieurs réformes notamment dans le domaine des finances publiques dont celle relative au budget programme, mais également par des préoccupations majeures marquées par la persistance des menaces sécuritaires, la baisse des prix des matières premières, le changement climatique et une démographie galopante.
Il a été élaboré en application de la méthode de budgétisation par programme, conformément à la loi n° 2012-09 du 26 mars 2012, portant loi organique relative aux lois de finances.
Il est bâti sur le Programme de Renaissance II et les priorités et choix stratégiques définis par le Gouvernement, notamment le Plan de Développement Economique et social (PDES 2017-2021) et le Programme Economique et Financier (PEF 2017-2020).
Le projet de loi de finances pour l'année budgétaire 2019, a arrêté le budget général de l'Etat au titre de l'année 2019, en recettes et en dépenses à un montant de deux mille cinquante virgule soixante-seize (2.050,76) milliards de francs CFA, contre mille neuf cent soixante onze virgule quatre-vingt dix-sept (1.971, 97) milliards en 2018, soit une augmentation de soixante dix-huit virgule soixante dix-neuf (78,79) milliards de francs CFA, correspondant à 4% en valeur relative.
Le présent projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.
Le Conseil des Ministres a tenu à féliciter le Ministre des Finances et le Ministre Délégué auprès du Ministre des Finances, chargé du Budget ainsi que leur équipe, pour l'efficacité et la rigueur dont ils ont fait montre aussi bien dans l'exécution du budget 2018 que dans le processus de l'élaboration du projet de loi de finances 2019.
IV. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :
4.1. Projet d'ordonnance autorisant la ratification de l'Accord de financement d'Emploi des jeunes et d'inclusion productive n°3350-NE d'un montant équivalent à vingt millions sept cent mille Droits de Tirage Spéciaux (20 700 000 DTS), signé le 28 juin 2018 à Niamey, entre la République du Niger et l'Association Internationale de Développement (AID), pour accroître les activités génératrices de revenus pour les jeunes dans certaines régions de la République du Niger.
L'Accord de financement objet du présent projet d'ordonnance de ratification a pour objectif d'accroitre les activités génératrices de revenus pour les jeunes dans certaines régions de la République du Niger.
Il sera mis en œuvre à travers trois (03) composantes à savoir, l'inclusion productive des jeunes dans les zones rurales, l'insertion des jeunes dans des activités sectionnées en zones semi-urbaines ainsi que le soutien institutionnel et la gestion de projet.
4.2. Projet d'ordonnance autorisant la ratification de l'Accord de financement n° IDA-NE d'un montant équivalent à trente-quatre millions quatre cent mille Droits de Tirage Spéciaux (34 400 000 DTS), signé le 28 juin 2018 à Niamey entre la République du Niger et l'Association Internationale de Développement (AID), pour le financement du Projet Développement des Compétences pour la Croissance.
L'Accord de financement objet du présent projet d'ordonnance de ratification a pour objectif d'améliorer l'efficacité de la formation technique à court terme et des programmes d'apprentissage dans les secteurs prioritaires.
Le projet financé par l'accord sera mis en œuvre à travers trois (03) composantes, qui sont : l'amélioration de l'efficacité de la formation, le renforcement des programmes de développement des compétences et d'apprentissage à court terme et le renforcement des capacités institutionnelles et le suivi-évaluation.
4.3. Projet d'ordonnance autorisant la ratification de la Convention sur la répression des actes illicites dirigés contre l'aviation civile internationale, adoptée en marge de la Conférence internationale de droit aérien, tenue du 30 août au 10 septembre 2010 à Beijing (République Populaire de Chine), sous les auspices de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI).
L'adoption de la Convention objet du présent projet d'ordonnance, fait suite aux préoccupations des Etats membres, relatives aux actes illicites dirigés contre l'aviation civile qui compromettent la sécurité et la sûreté des personnes et des biens, entravent sérieusement l'exploitation des services aériens, des aéroports et de la navigation aérienne et minent la confiance dans la conduite sûre et ordonnée de l'aviation civile.
L'objectif de cette Convention est de renforcer, dans les meilleurs délais, le cadre juridique de la coopération internationale en vue de prévenir et de réprimer par des peines sévères ces actes illicites.
4.4. Projet d'ordonnance autorisant la ratification de l'Accord de prêt n°2018043/PR NG 2018 20 00, d'un montant équivalent à dix milliards(10 000 000 000 FCFA) de francs CFA, signé le 31 juillet 2018 à Lomé (République du Togo), entre la République du Niger et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), pour le financement partiel du Projet d'aménagement et du bitumage de la voirie urbaine de Zinder : réhabilitation de la section urbaine de la RN11 en République du Niger.
L'objectif global de l'Accord de prêt, objet du présent projet d'ordonnance de ratification est de contribuer à l'amélioration du cadre de vie des populations et des conditions de transport dans la ville de Zinder.
Il permettra de financer l'aménagement et le bitumage de deux (02) voies traversant la ville de Zinder sur une longueur de 8,43 Km.
Ces quatre (4) projets d'ordonnances ont été pris en application des articles 106 et 169 de la Constitution et conformément à la loi n° 2018-41 du 05 juin 2018 habilitant le Gouvernement à prendre des ordonnances, pendant l'intersession parlementaire et ce, après avis de la Cour Constitutionnelle.
V. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L'INNOVATION.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret modifiant et complétant le décret n°2013-456/PRN/ MES/RI du 1er novembre 2013, portant organisation du Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, modifié et complété par le décret n° 2016-348/PRN/MESR/I du 08 juillet 2016.
L'accroissement du nombre d'étudiants et la création de nouvelles universités publiques, ont fait apparaitre beaucoup d'insuffisances quant à l'encadrement des inscriptions, l'orientation et le suivi du parcours académique des étudiants.
Le présent projet de décret a pour objet de modifier l'organisation du Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, pour créer au sein de la Direction Générale des Enseignements, une Direction de l'Orientation et du Suivi du Cursus des Etudiants (DOSCE).
Cette nouvelle Direction sera chargée notamment de la coordination et de la supervision des questions relatives à l'orientation, à l'inscription et au Suivi du Cursus des Etudiants.
VI. MESURES NOMINATIVES.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :
AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.
• Monsieur Hachimou Hassane, est nommé directeur général de l'Autorité de Régulation, de la Communication Electronique et des Postes.
AU TITRE DU MINISTERE DE L'EQUIPEMENT.
• Madame Adjara Toyé Kiépin Idrissa, ingénieur d'état en génie civil, Mle 136272/R, est nommée directrice des études techniques à la direction générale des routes rurales, au Ministère de l'Equipement, en remplacement de Monsieur Awaly Gouzayé appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Matianga Boubacar, ingénieur général des travaux publics et Mines, Mle 59983/A, est nommé directeur des travaux des routes rurales, à la direction générale des routes rurales, au Ministère de l'Equipement, en remplacement de Monsieur Dourhamane Mounkaïla appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Faran Maïga Oumarou, enseignant-chercheur, Mle 04335, est nommé président du conseil d'administration du Centre de Perfectionnement des Travaux Publics (CPTP), au Ministère de l'Equipement.

AU TITRE DU MINISTERE DU TOURISME ET DE L'ARTISANAT.
• Madame Habou Barimo Nafissatou, chef de division d'administration générale, est nommée directrice des marchés publics et des délégations de service public, au Ministère du Tourisme et de l'Artisanat.
AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, DE L'ALPHABETISATION, DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES ET DE L'EDUCATION CIVIQUE.
• Monsieur Kassoum Tamou, inspecteur de l'enseignement primaire, Mle 55425/H, est nommé inspecteur des services en remplacement de Mme Magagi Fatoumata Della Boubacar.
• Monsieur Sani Kané, inspecteur de l'enseignement primaire, Mle 53323/J, est nommé inspecteur des services.
• Monsieur Issa Ali Willy, inspecteur de l'enseignement primaire, Mle 32610/Y, est nommé directeur général de la promotion de la qualité et de la normalisation.
• Monsieur Salhatou Issiakou Boubou, ingénieur génie civil et ressources en eau, Mle 87368/K, est nommé directeur des infrastructures et équipements scolaires (DIES).
• Monsieur Mahamane Tassiou Aboubakar, inspecteur de l'enseignement franco arabe, Mle 77442/L, est nommé directeur de l'enseignement du cycle primaire franco-arabe.
• Madame Abdourahamane Adama Mamane Brah, inspectrice de l'enseignement primaire, Mle 65389/N, est nommée directrice générale de l'Ecole normale de Niamey.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA REFORME ADMINISTRATIVE.
• Monsieur Hamidou Doudou, ingénieur statisticien économiste, Mle 89170/M, est nommé inspecteur des services.
• Monsieur Djibdji Moumouni, directeur administratif, Mle 56851/L, est nommé directeur de la modernisation de l'administration publique et de la réforme administrative.
• Monsieur Soumana Hassane, ingénieur des travaux statistiques, Mle 62420/U, est nommé directeur des études et de la programmation.
AU TITRE DU MINISTERE CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS.
• Monsieur Mounkaïla Ibrahim, représentant de l'Union des Scolaires Nigériens (USN), est nommé membre du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC), en remplacement de Monsieur Soumana Sambo Housseini.
AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS.
• Madame Roua Aïchatou Belko, directeur administratif, 63216/Y, est nommée inspectrice générale des services.
• Monsieur Sani Amadou, ingénieur général des travaux publics et des mines, Mle 50585/G, est nommé inspecteur des services.
• Monsieur Mounkaïla Daouda, ingénieur principal des travaux publics et mines, Mle 60679/M, est nommé inspecteur des services.
• Madame Tahirou Niandou Samira, directeur administratif, Mle 116833/Z, est nommée inspectrice des services.
• Monsieur Hassane Sadou, directeur administratif, Mle 126137/R, est nommé conseiller technique du Ministre des Transports.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE.
• Le dentiste-colonel-major Ibrahim Moussa Wonkoye, Mle OA/SM, est nommé inspecteur des services à l'Inspection Générale des Services, au Ministère de la Défense Nationale.
AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR
• Monsieur Léko Ado, conseiller des affaires étrangères, Mle 57756, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Niger en Inde.
AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENERGIE.
• Madame Mohamed Sidikou Ramatou, est nommée directrice de Cabinet de la Ministre de l'Energie.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE.
• Monsieur Bio Adamou, administrateur des assurances, Mle 63625/S, est nommé secrétaire général de l'Agence Centrale de Gestion des Saisies, des Confiscations, des Gels et des Recouvrements d'Avoirs (ACGSCGRA).
AU TITRE DU MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS PROFESSIONNELS ET TECHNIQUES.
• Monsieur Saidou Moussa Bagobiri, chargé d'enseignement à la retraite, est nommé président du conseil d'administration du service national de participation, en remplacement de Monsieur Moumouni Mamoudou appelé à d'autres fonctions.
AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.
• Monsieur Amadou Maman Djimrao, inspecteur principal des douanes, Mle 60552/P, est nommé directeur d'audit et de contrôle interne à la Direction Générale des Douanes.
• Madame Nouhou Mourjanatou, inspectrice principale du trésor, Mle 64175/P, est nommée directrice de l'ordonnancement, de la vérification et de l'apurement à la Direction Générale du Budget.
• Madame Miginyaoua Aïssa Manzo, directeur administratif, Mle 53191, est nommée directrice des études, de la planification et des statistiques fiscales, à la Direction Générale des impôts.
• Monsieur Ali Inoussa, inspecteur principal des contributions diverses, Mle 69920/B, est nommé directeur de la comptabilité, à la Direction Générale des Impôts.
• Monsieur Malam Saley Abdourahamane, inspecteur principal des impôts, Mle 66338, est nommé chef du département des poursuites et des recouvrements à l'Agence Judiciaire de l'Etat, en remplacement de Monsieur Saidou Boubacar.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION.
• Madame Sani Koubra Abdoulaye, cadre de banque, est nommée directrice de l'Agence Nigérienne de Diffusion.
VII.COMMUNICATIONS.
Le Conseil des Ministres a entendu plusieurs communications :
• une (1) communication du Ministre de la Santé Publique relative à l'attribution d'un marché relatif aux travaux de finalisation du Centre National de Lutte contre le Cancer de Niamey lot 1 relatif à l'achèvement des travaux de construction du bunker à cobalt et de la finalisation de celui devant abriter l'accélérateur des particules.
Cette communication est faite à titre d'information en application de l'Arrêté n° 00139/CAB/PM/ARMP du 24 juillet 2017 fixant les seuils dans le cadre de la passation des marchés publics, qui stipule en son article 11 que « tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500.000.000) de francs CFA, hors taxes sur la valeur ajoutée, doit faire l'objet d'une communication en Conseil des Ministres de la part de la personne responsable du marché, après approbation ».
•une (1) communication de la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant sur le projet « 50 millions de femmes ont la parole».
•une (1) communication conjointe du Ministre des Mines et du Ministre du Pétrole relative à la candidature du Niger à l'organisation de la troisième Edition (ECOMOF 2020).
•une (1) communication de la Ministre du Plan sur le niveau de l'Indice de Développement Humain (IDH) 2017 du Niger publié par le PNUD.
L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Onep

18/09/18


audienceLe Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou a reçu, hier matin, à son cabinet M. Mansur Muhammed Dan-Ali, ministre de la défense nationale de la République fédérale du Nigéria. Cette audience de haut niveau sécuritaire a eu lieu en présence du ministre de la défense nationale nationale, M. Kalla Moutari et du Général de Corps d'Armées Ahmed Mohamed, Chef-d'État major général des Forces Armées Nigériennes. Le ministre Mansur Muhammed Dan-Ali est en visite de travail dans notre pays, pour discuter des questions sécuritaires avec les autorités du Niger, et il a profité de l'occasion pour rendre hommage au Chef de l'État et discuter avec lui de la récurrence des attaques du groupe terroriste Boko Haram, des conflits champêtres entre les nomades et les sédentaires et du vol de gros bétail sur nos frontières communes. Le ministre nigérian de la défense nationale, M. Mansur Muhammed Dan-Ali s'est dit très honoré d'être reçu par le Chef de l'État.
Wata Nana Fassouma(onep)

18/09/18


signatureLe ministre de la défense nationale du Nigeria et le commandant de la Force Multinationale Mixte(FMM) de lutte contre le groupe terroriste Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad étaient hier en visite de travail à Niamey. Le renforcement de la lutte pour éradiquer le groupe terroriste Boko Haram ainsi que son corollaire de crime organisé transfrontalier et le banditisme dans certaines régions frontalières de la République fédérale du Nigeria et du Niger étaient les deux points essentiels, objet d'échanges entre la délégation nigériane conduite par le ministre de la défense, M Mansur Muhammed Dan-Ali et celle nigérienne dirigée par le ministre de la défense nationale, M Kalla Moutari.

Au cours de cette rencontre bilatérale, les deux parties ont examiné de fond en comble la situation sécuritaire dans le bassin du Lac Tchad mais aussi celle relative à l'insécurité née des activités des groupes des bandits dans les états fédérés de Zamfara, Katsina et Sokoto, tous frontaliers du Niger dans sa partie sud, où certains bandits trouvent refuge ou sévissent. Il a été souligné notamment la persistance et la gravité des menaces du groupe Boko Haram, l'importance des moyens investis dans la promotion de la paix, la sécurité et la stabilité sous-régionale, la solidarité face aux défis, l'étendue de l'espace à sécuriser. Les deux parties ont en outre relevé la complexité de la situation due aux interconnections entre les acteurs de l'insécurité, pris en compte la nécessité d'une action conjointe concertée tout en soulignant l'importance des frontières stables, sûres et sécurisées pour le développement économique sans oublier la résilience du groupe Boko Haram.
A l'issue de la réunion de travail, les deux délégations ont rendu public un communiqué final. Dans ce communiqué lu par le colonel Abdoul Aziz Touré Seydou, les délégations des deux pays ont recommandé aux Etats le renforcement de la stratégie globale commune pour l'éradication de Boko Haram, par la création d'un cadre de réflexion entre les états-majors nationaux et le commandement de la force multinationale mixte. Il est également recommandé d'occuper les localités clés du terrain reconquis lors des opérations de la FMM, de commencer en urgence la stabilisation parallèlement auxdites opérations. S'agissant des activités transfrontalières des bandits,
la réunion a recommandé de conduire des opérations conjointes le long de la frontière avec les états de Sokoto, Zamfara et Katsina tout en explorant les possibilités d'appuis mutuels et de mettre en place un mécanisme commun de surveillance de la frontière. Enfin, la réunion a recommandé la tenue de rencontres périodiques pour l'évaluation et le retour d'expérience.
Le communiqué a rappelé que la délégation du ministre Mansur Dan-Ali a été honorée d'être reçue par le Président de la République. Le ministre nigérian et sa délégation ont mis à profit l'occasion pour exprimer leur remerciement au gouvernement et au peuple nigériens pour l'accueil et l'hospitalité dont elle a fait l'objet. A la fin de la cérémonie, le ministre de la défense nationale, Kalla Moutari et le Chef d'état-major des armées le général de corps d'armée Ahmed Mohamed ont respectivement offert des cadeaux au ministre nigérian de la défense, M Mansur Dan-Ali et le commandant de la force multinationale mixte, le général de division Co Ude.

Zabeirou Moussa(onep)

18/09/18


elevesAprès les grandes vacances, les élèves du lycée ont repris hier 17 septembre 2018, le chemin de l'école sur l'ensemble du territoire national. Pour cette rentrée académique 2018-2019, c'est le collège Mariama qui a été choisi par l'autorité de tutelle pour le lancement officiel. Cet établissement scolaire de référence accueille cette année un effectif de 990 lycéens toutes séries confondues. C'est le ministre des Enseignements Secondaires, M. Mohamed Sanoussi Elhadji Samro qui est allé au collège Mariama en compagnie du gouverneur de la Région de Niamey pour procéder au lancement de cette rentrée scolaire. Pour la circonstance, il y avait aussi le directeur régional de l'enseignement secondaire et des représentants des syndicats du secteur et des parents élèves.
Les élèves vêtus en uniforme (tenue de l'école), ainsi que les enseignants et le personnel de l'administration étaient prêts pour la rentrée. C'est une ambiance de rentrée au collège Mariama. Aussitôt après l'accueil, le ministre des Enseignements Secondaires et sa délégation se sont rendus dans une classe de terminale D pour la remise des kits de fournitures scolaires aux élèves. Dans cette classe l'emploi du temps est minutieusement dressé au tableau noir. C'est le directeur du collège Mariama, M. Namata Guero qui annonce aux élèves l'hôte du jour. «Vous avez en face de vous le ministre des Enseignements Secondaires qui nous a fait l'honneur de venir ce matin dans notre établissement pour lancer officiellement la rentrée académique 2018-2019. Si notre établissement a été choisi pour ce lancement, ce n'est certainement pas un fait de hasard. En effet, le collège Mariama est connu pour la qualité des enseignements dispensés ; la rigueur dans la formation et surtout pour la réussite aux examens, des élèves qui fréquentent notre établissement. A titre illustratif, le collège Mariama a obtenu au baccalauréat 2018 un taux de réussite de 82% et 201 admises au BEPC », a expliqué le directeur de l'établissement avant de dire au ministre qu'à la demande des élèves, l'administration a autorisé à partir de cette année que le logo de notre école soit visible et lisible à travers la chemise de l'élève ou l'hijab pour les filles afin de distinguer les élèves du collège Mariama des autres établissements ayant la même tenue. C'est dire que l'élève dont la tenue ne comporte pas le logo ne franchit pas le portail du collège Mariama.
En s'exprimant peu après la remise symbolique du kit de fournitures scolaires, le ministre des Enseignements Secondaires, M. Mohamed Sanoussi Elhadji Samro a prodigué de sages conseils aux élèves. «Si nous avons choisi votre établissement pour le lancement de la rentrée scolaire 2018-2019, c'est à cause non seulement de vos résultats, de votre engagement mais surtout de la détermination de l'administration et de celle de vos parents. Nous vous encourageons à redoubler davantage d'efforts car seul le travail paye dans ce monde où la compétition est de plus en plus rigoureuse. Quant au gouvernement, il prendra toutes les mesures pour que vous puissiez étudier dans la tranquillité et dans le calme. Les élèves du collège Mariama ont obtenu des résultats satisfaisants l'année passée. C'est pourquoi, nous vous demandons de faire plus que l'an dernier. L'Etat prendra toute les dispositions pour que tout élève qui a l'intention d'étudier soit sécurisé et ait les moyens nécessaires pour continuer ses études. Je vous souhaite une bonne année scolaire avec des bons résultats au bac 2019», a conclu le ministre Mohamed Sanoussi Elhadji Samro.
Présent au lancement de cette rentrée scolaire, le secrétaire aux relations extérieures de l'association nationale des parents d'élèves et étudiants, M. Nalado Ibrahim s'est dit satisfait de voir les élèves du lycée effectuer la rentrée scolaire conformément à la date prévue par les autorités en charge des enseignements secondaires. «Nous pensons que les recommandations issues de la réunion annuelle des responsables des structures centrales et déconcentrées qui s'est tenue les 6, 7 et 8 septembre 2018 à Zinder vont servir de pistes de solutions aux problèmes qui minent l'école nigérienne», a espéré M. Nalado.
Hassane Daouda(onep)

18/09/18



Mil-zinder-MaireLes cadres régionaux de l'agriculture de Zinder ont effectué la semaine dernière une évaluation à mi-parcours de la campagne agricole dont les résultats ont été rendus public par une équipe multidisciplinaire venue de Niamey après avoir entrepris des visites de terrain pour constater de visu la situation des cultures et identifier 717 villages à risque dans la région, selon le Directeur Régional de l'Agriculture M. Ibrahim Moussa. A la date du 31 août dernier, les stades phénologiques du mil et du sorgho sont : le stade le moins avancé est la levée avancée (1%), le stade dominant est l'épiaison (32 %) et le stade le plus avancé est la maturité (9%) observé au niveau des départements de Dungass, Gouré, Kantché, Magaria, Mirriah, Takeita et la Ville de Zinder.
Pour ce qui est du sorgho, le stade le moins avancé est la levée avancée (2%), le stade dominant est la montaison(44%) et le stade le plus avancé est la floraison(6%) observé dans les départements de Kantché, Magaria, Takeita et Tanout. Sur le plan phytosanitaire, les premières infestations ont débuté à la troisième décade du mois de juin dans les départements de Mirriah et Dungass par les déclarations d'attaques de cicadelles sur le mil.
Au 31 Août 2018, 4902, 5ha ont été infestés contre 18170 ha à la même période de 2017. Les principaux ennemis de culture rencontrés sont les vers du collet, les cicadelles et les chenilles pollues, les pucerons, les insectes floricoles, les Borer des tiges et les mineuses de l'épi du mil. Dans la Commune rurale de Bandé 80 km au Sud de Zinder (dans le département de Magaria), les mineuses de l'épi du mil ont affecté 87 villages. Les cas des villages de Bitaré, Angoual Guindi, Maléka pour ne citer que ceux-là sur une dizaine visitée sont assez révélateurs.
Les producteurs, las d'observer les dégâts incommensurables perpétrés par les mineuses sur les épis de mil ont préféré récolter leur production au stade de grenaison. Nafiou Habou, producteur, ressortissant du Village de Maléka estime que les ''paysans ont perdu l'espoir d'une récolte reluisante. Nous n'avons pas certes prévenu les autorités et les services techniques pour intervenir à temps, le pire a déjà gagné le terrain. Nous disons que la production au niveau de plusieurs villages de la Commune de Bandé est compromise '', a-t-il dit.
Certains producteurs, compte tenu de la gravité du phénomène des mineuses de l'épi, ont trouvé une solution de rechange en procédant au re-semis. Pendant combien de temps, faut-il attendre les prochaines récoltes après cette nouvelle étape, s'interroge le producteur Nafiou Habou qui indique par ailleurs qu'un soutien conséquent des autorités s'impose pour appuyer les producteurs à surmonter les étapes difficiles de l'insécurité alimentaire. Pour le Directeur Régional de l'Agriculture, M. Ibrahim Moussa, 21 % des villages agricoles de la région sont déclarés à risque dont la majorité est au stade de floraison.
Dans la commune rurale de Bandé, trente villages (30) dénombrés observent une grande partie de leurs exploitations compromises du fait des attaques des mineuses des épis de mil. Pour arrêter l'infestation des mineuses de l'épi du mil, il ya des lâchers des espèces de mouches dressées pour détruire les mineuses des épis de mil. « Nous avons bon espoir que le dispositif va être mis en place pour stopper la généralisation de ces attaques des mineuses », soutient-il.
Des traitements sont en cours contre les sauteriaux dans les départements de Belbédji, Tanout et Gouré, les lâchers et les cicadelles dans les Communes de Dan Barto grâce à l'appui de l'Etat et les partenaires au développement. Les traitements actuels ont couvert 2536,5 ha soit 51,73%.
La situation alimentaire est principalement caractérisée par un approvisionnement régulier des marchés, une disponibilité acceptable des denrées et un niveau des prix globalement inférieur à celui de la même période de l'année passée. Les appuis alimentaires aux populations vulnérables de la région de Zinder au titre de la soudure 2017 sont de 18054 tonnes dont 164 T par le PAM à travers la distribution gratuite ciblée composée du mil, du riz, la lentille, l'huile, de la super céréale et du sel.
Pour la Cellule Crise Alimentaire et de Gestion des Catastrophes, il s'est agi de 4170 tonnes pour la distribution gratuite ciblée et 13.720 tonnes pour la vente des céréales à prix modérés. Ces stocks sont composés de mil, sorgho, mais et riz. La région de Zinder a reçu 680,125 tonnes de semences au titre de la campagne agricole d'hivernage 2018. Les semences reçues proviennent de l'Etat, du Projet PPAO, la CCA, du P2RS, du PAC-RC, du PRODAF et de l'ESEA2.
A l'issue de la réunion de l'évaluation à mi-parcours, les cadres centraux et régionaux de l'Agriculture ont
formulé quelques recommandations à l'endroit du Ministère en charge de l'Agriculture et de l'Elevage pour ''doter les services des agents d'encadrement, et de carburant, afin d'assurer un suivi plus efficace de la campagne agricole, et d'appuyer les services de suivi et la transmission des données pluviométriques des postes non suivi faute d'agents ; d'appuyer les services techniques en moyens logistiques notamment les véhicules et motos ; et d'assurer l'entretien du parc ; de former et équiper les agents sur les techniques d'évaluation des superficies infestées ; de moderniser la collecte de données à travers l'utilisation des NTIC ; de doter la région de GPS de balances et pesons pour une meilleure conduite des enquêtes ; et d'organiser régulièrement des missions conjointes de suivi et d'évaluation de la campagne avec les partenaires.
La Région regorge d'énormes potentialités dans les domaines de l'élevage et de l'Agriculture : 1,2 millions de terres irrigables ; près de 4millions de superficies emblavées en culture hivernale ; 11 millions de têtes de bétail toutes espèces confondues, selon les Services techniques régionaux de l'Agriculture et de l'Elevage. La région de Zinder renferme au total 3378 villages agricoles.

Sido Yacouba,
ANP-ONEP/Zinder
18/09/18


audience-1Le Président de la République, Chef de l'Etat, SE Issoufou Mahamadou s'est entretenu vendredi dernier avec une délégation de la Confédération Africaine de Football (CAF) conduite par le président de ladite institution, M. Ahmad Ahmad. A l'issue cette audience, le nouveau président de la CAF, a dit que la visite officielle auprès des Chefs d'Etats des pays africains est toujours une grande retrouvaille entre la CAF et ces Chefs d'Etats. Pour lui, sans implication des Chefs d'Etat africains il n'y a pas de développement du football africain. Soulignant la particularité de notre continent, il a estimé que le football fait partie de notre vie ; une école qui permet de protéger notre jeunesse et de la stabiliser dans un monde plein de fléaux qui détruisent la jeunesse. Le Président de la CAF a dit avoir échangé avec le Président de la République sur le projet du développement du football au Niger et sur le continent mais aussi sur la décentralisation de la gestion du football africain car elle permettra d'agir vite. Cette rencontre a été une occasion pour cette délégation de saluer les efforts du Niger car notre pays a organisé la CAN des moins de 17 ans et l'engagement du Président de la République dans l'organisation de la CAN des moins de 20 ans en 2019. A ce sujet, le président de la CAF a dit que la CAF ne retire l'organisation d'une compétition à un pays que si seulement si ce dernier ne respecte pas ses engagements, avant de souligner les efforts du Niger dans l'organisation de cette prochaine compétition. Toutefois, il a invité la presse à mener sa propre investigation, tout en exprimant son attachement à celle-ci car récemment ses enquêtes ont aidé la CAF à sanctionner une vingtaine d'arbitres.

Mamane Abdoulaye(onep)

17/09/18



photo-famille-2Vendredi dernier, le Président de la république a offert une réception aux lauréats de la 8ème édition de l'excellence et du mérite 2017-2018, en présence de la marraine de l'excellence, la Première Dame, Hadjia Aïssata Issoufou, présidente de la Fondation ''Guri vie meilleure''.
En s'adressant à ces excellents élèves, le Président de la république a rappelé que le Programme de la Renaissance a des grandes ambitions pour notre pays. «Pour ces ambitions, nous avons besoins des ressources humaines de qualité. Pour réaliser ces ambitions, il nous faudra coûte que coûte sortir des ténèbres de l'ignorance. Pour réaliser ces ambitions, nous dévons cultiver l'excellence car sans connaissance, sans ressources humaines, il n'y a pas de développement possible pour notre pays ; l'avenir de notre pays est entre les mains des maîtres d'école», a déclaré le Président Issoufou Mahamadou. Faisant la comparaison entre l'agriculteur et le maitre d'école, il a souligné que le premier permet de nourrir l'estomac alors que le maître d'école permet de nourrir l'esprit. «Car c'est le maitre d'école qui éduque, forme et prépare la jeunesse à ses futures responsabilités, sans distinction de sexe. C'est pour cela que je me félicite du choix du thème de la présente cérémonie éduquer la jeune fille pour l'autonomisation de la femme», s'est réjoui le Chef de l'Etat. audience« Il n'ya pas de développement possible sans scolarisation, sans formation de la jeune fille. Il n'ya pas de développement possible qui laisse dans l'ignorance plus de 50% de sa population», a-t-il affirmé. Pour le Président de la république, tous les nigériens à tous les niveaux doivent en être conscients en particulier les parents d'élèves. Il a lancé un appel à l'ensemble des parents pour qu'ils maintiennent leurs filles à l'école au moins jusqu'à l'âge de 16 ans. «Le gouvernement a pris les dispositions pour les y aider. Nous mettons à profit toutes les occasions, pour protéger et encourager la jeune fille en cours de scolarisation », a assuré le Président de la république. Il a félicité les jeunes filles qui ont réussi cette année le prix d'excellence. « Je félicite en particulier Maka Saïdou qui est une handicapée qui vient de nous prouver que le handicap physique n'empêche pas les performances intellectuelles. Je félicite tous les récipiendaires» a-t-il ajouté. Il leur a souhaité un bon avenir, beaucoup de succès et de réussite. Par ailleurs, le Président de la République a évoqué les quelques contre performances enregistrées cette années en ce qui concerne l'enseignement scientifique tout en assurant que des dispositions seront prises au niveau des ministères pour créer les conditions d'approfondissement et d'amélioration de la qualité d'enseignement afin de renforcer l'enseignement scientifique et technique «parce que notre pays a besoin d'ingénieurs, des médecins pour son développement économique et social».
Pour accompagner ces jeunes brillants et leurs encadreurs, le Président de la république leur a offert une enveloppe de 20 millions de FCFA. Sur place, le ministre en charge de l'Enseignements Primaire, M. Mamadou Daouda Marthé a remis cette enveloppe à un représentant des concernés. Juste après, les 8 meilleurs en raison d'un par région ont eu droit à une visite guidée du bureau du Président de la république et la salle du conseil des ministres.
Mamane Abdoulaye(onep)

17/09/18



rencontreAprès la cérémonie d'ouverture de la 54ème édition de la Cure Salée qu'il a présidée dans la matinée, le Premier ministre, Chef du gouvernement SE. Brigi Rafini a rencontré dans l'après midi, les cadres régionaux, les chefs traditionnels et les leaders d'opinion, avant de visiter un site de vaccination de bétail à quelques encablures du site de la Cure salée. De retour à Ingall, SE Brigi Rafini a rencontré les femmes leaders. Le Premier ministre était entouré, au cours de ces rencontres, par le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses, des ministres en charge de la Renaissance culturelle ; de la Promotion de la Femme et du ministre délégué au Budget.
Avec les chefs traditionnels, les cadres, les leaders d'opinion, il était question de leur rappeler les priorités des pouvoirs publics, de faire le point de la mise en œuvre des programmes, d'échanger sur les préoccupations propres à la zone mais aussi celle du pays en général, de recueillir leurs avis, mais aussi d'envisager dans une démarche participative, les pistes de solutions. Dans son introduction à la rencontre, le Chef du gouvernement a transmis les encouragements et le soutien ferme du Président de la République, chef de l'Etat aux différents acteurs pour tous ceux qu'ils font pour accompagner les efforts du gouvernement pour l'amélioration des conditions de vie des populations. SE. Brigi Rafini a aussi évoqué d'autres sujets comme la sécurité ; la scolarisation particulièrement celle de la jeune fille et son maintien à l'école ; la gestion des ressources naturelles de plus en plus sous pression ; les changements climatiques ; la coexistence pacifique entre les communautés ; l'éducation de la jeunesse à cette aire des réseaux sociaux ; l'immigration irrégulière ; les trafics de toutes sortes ; l'extrémisme violent et le terrorisme, etc.
Devant les femmes leaders, le Chef du gouvernement a insisté sur la scolarisation et le maintien des filles à l'école ; la participation politique et économique des femmes à l'effort de développement. Le Premier ministre a aussi écouté les préoccupations des populations à travers les chefs traditionnels ; les leaders d'opinion et les femmes leaders. Ces préoccupations touchent à l'état de la route, à l'accès à certains services sociaux comme la santé ; la santé du bétail ; le soutien à l'entreprenariat féminin ; la formation pour les filles déscolarisés.
Auparavant, le Premier ministre a visité un site de vaccination de bétail (camelin). En plus des membres du gouvernement, SE. Brigi Rafini était accompagné dans cette visite par plusieurs ambassadeurs dont ceux des Etats Unis d'Amérique, de France, d'Allemagne et d'Espagne, le Chef de la mission Eucap Sahel Niger. Sur la place, la délégation gouvernementale a trouvé les cadres et agents de l'Elevage déjà à la tâche. Il faut noter que les vaccins et les produits pour le déparasitage du bétail ont été acquis sur financement du Millénium
Challenge Account (MCA-Niger). C'est pourquoi, l'ambassadeur des Etats Unis au Niger SE. Eric P. Whitaker s'est réjoui de cette collaboration entre les Etats Unis et le Niger à travers le MCA. « Nous allons établir une collaboration durable pour soutenir la résilience des populations » a confié le diplomate américain. L'ambassadeur des Etats Unis a réaffirmé la volonté et la disponibilité de son pays à accompagner les efforts du gouvernement nigérien. Il s'est félicité du choix du thème de cette 54è édition de la cure salée qui, porte sur « la contribution des femmes à la résilience des communautés pastorales ». Ceci rend hommage à la femme pastorale. « Elle mérite notre soutien, parce qu'elle est au cœur de la vie dans ces communautés » a estimé SE. Eric P. Whitaker.

Siradji Sanda,Envoyé spécial(onep)

17/09/18



diasporaLe Comité Indépendant des Jeunes de la Diaspora Nigérienne a tenu le weekend dernier au Palais des Congrès de Niamey, la 1ère édition du symposium des jeunes de la diaspora nigérienne. Placé sous le haut patronage de la Première dame Hadja Aissata Issoufou, le forum ayant pour thème « participation réelle et active de la jeunesse de la diaspora aux défis et aux opportunités du développement du Niger » a été présidé à son ouverture par son représentant, le Directeur Exécutif de la fondation Guri Vie Meilleure, M. Ousmane Nouhou Kadri, en présence de la ministre Déléguée chargée de l'intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur, du ministre Porte-Parole du gouvernement, M. Zakaria Abdrahamane, et des représentants de plusieurs organisations nationales et internationales.
La 1ère édition de ce forum de la jeunesse nigérienne de l'extérieur, étalée sur les deux jours s'est déclinée en diverses activités scientifiques, culturelles et sportives. Le tout, dans l'objectif de permettre un climat d'échange et de concertation entre les nigériens de l'extérieur et ceux du pays, les jeunes entrepreneurs et leaders, et toute partie prenante sensible aux questions du rôle de la diaspora dans le développement du pays. « La cérémonie ouverte en ce jour marque sans aucun doute l'avènement d'une jeunesse de la diaspora nigérienne entrepreneuse, outillée, et motivée à relever les défis du développement » a affirmé la ministre déléguée chargée de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur, Mme Lamido Ousseini Salamatou Bala Goga, sur un ton plein d'enthousiasme, après avoir adressé de vive voix les salutations et la reconnaissance de la nation à l'endroit de la jeunesse nigérienne dans sa généralité et à celle de la diaspora en particulier. C'est pourquoi, elle a exprimé au nom du gouvernement, ses nobles encouragements à l'égard de la belle initiative qu'est le symposium des jeunes de la diaspora nigérienne. « La jeunesse nigérienne, étant le fer de lance de l'émergence, dans son ensemble occupe une place de choix dans l'agenda politique des plus hautes autorités de notre pays, au premier rang desquelles, Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou» a indiqué la ministre. Elle a ajouté que le thème de cette première édition est en parfaite adéquation avec la vision du gouvernement, consistant à impliquer davantage la jeunesse dans le processus du développement. Peu après,le représentant de la marraine de l'événement, leDirecteur Exécutif de la fondation Guri Vie Meilleure, M. Ousmane Nouhou Kadri a tenu surtout à relevé que la diaspora nigérienne à l'image de celles d'autres pays représente en elle-même un potentiel économique important, au regard du flux des transactions économique. «Les jeunes de la diaspora contribuent à l'éveil. A cette ère du numérique, elle contribue significativement à l'appropriation des TICs dans notre communauté, notamment à travers le e-commerce» a-t-il mentionné. Il convient aussi de souligner que la jeunesse de la diaspora nigérienne est fortement présente sur la scène de l'entreprenariat. « Ce symposium vient donner une forte impulsion à la relance du secteur privé au Niger, mais aussi à celle de notre économie en développement, gage d'épanouissement des générations futures» a-t-il ajouté. Pour le président du symposium, M. Hassane Ali, la motivation de telle initiative se résume en la responsabilité de contribuer dans la mesure patriotique à l'essor du développement national.

Mahamane Chékaré Ismaël
(Stagiaire)
17/09/18



MES-1Suite au mouvement de grève déclenché par le syndicat national des enseignants, et chercheurs du supérieur (SNECS), le ministre de l'Enseignement Supérieur de la Recherche et de l'Innovation M. Yahouza Sadissou a animé hier après midi un point de presse pour porter à la connaissance de l'opinion nationale et internationale la position du gouvernement par rapport à cette grève. Dans ce point de presse M. Yahouza Sadissou s'est appesanti sur les trois points essentiels à savoir, la révision des textes portant nomination des Recteurs, le renforcement du pouvoir des responsables des universités, notamment les Recteurs, les doyens et les chefs des département, et le renforcement de la charge horaire des enseignants chercheurs au Niger.
On rappelle que cette grève du SNEC à débuté le 3 septembre dernier, une date qui coïncide avec la rentrée académique 2018-2019. Avant le déclenchement de cette grève, a rappelé le ministre de l'enseignement supérieur de la recherche et de l'innovation M. Yahouza Sadissou, il a invité le SNECS à une séance d'échange. « A l'occasion je leur avais dit la volonté du gouvernement de mettre en œuvre un certain nombre de reformes visant la restauration de l'autorité de l'Etat dans les écoles et universités de notre pays et cela conformément aux instructions de SEM le Président de la République »a-t-il souligné. M. Yahouza Sadissou a précisé que le Niger fait partie de l'espace CAMES qui regroupe 19 Etats membres de l'Afrique de l'oust, de l'Afrique Central et de Madagascar, tous des Etats francophones. « De ces 19 Etats membres du CAMES, il n'y a pas là où le Recteur est élu en dehors du Niger et à l'université Abomé Calavi du Bénin. Partout les recteurs sont nommés. Nous avons adopté des textes qui consacrent l'élection du Recteur et chemin faisant le gouvernement a trouvé la nécessité de revoir ces textes » précise le ministre. Les universités publiques du Niger sont exclusivement financées par l'Etat. C'est pourquoi, a dit le ministre de l'enseignement supérieur de la recherche et de l'innovation, l'Etat a la responsabilité d'un droit de regard sur ce qu'il veut de ses universités. Autrement dit, le gouvernement a le droit de mettre en œuvre la meilleure reforme pour le devenir de ses université et pour la promotion de l'enseignement supérieur. En ce qui concerne le renforcement du pouvoir des responsables des universités, notamment les Recteurs, les doyens et les chefs des départements, le ministre a indiqué que dans les textes actuels les Recteurs ne peuvent pas sanctionner directement un enseignant qui faute ; même pour des faits avérés, la hiérarchie ne peut pas sanctionner. Il faut nécessairement passer par un conseil universitaire. « C'est pourquoi il faut revoir ces textes aussi » a ajouté M. Yahouza Sadissou. Pour le renforcement de la charge horaire des enseignants chercheurs au Niger, l'enseignant chercheur a une charge horaire de 120heures par an. « Comparativement aux autres pays nos enseignants et chercheurs ont la charge horaire la plus faible de la sous région. C'est à cet effet que les autorités en charge de l'enseignement supérieur ont décidé de revoir cette disposition » a indiqué le ministre. Enfin, M. Yahouza Sadissou a pris l'engagement de répondre à toutes les préoccupations du SNECS.
Abdoul-Aziz Ibrahim Souley (Stagiaire)
17/09/18

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !
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