Le Sahel

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Tinni Abdou


conseilLe Conseil des Ministres s'est réuni, le vendredi 22 juin 2018, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres. Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I. AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de l'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP).

Le présent projet de loi est pris conformément à l'article 19 de l'acte additionnel CEDEAO A/SA 1/01/07 du 19 janvier 2007, relatif à l'harmonisation des politiques et du cadre règlementaire du secteur des TIC.
Il apporte les ajustements nécessaires pour permettre au Niger de se conformer aux actes additionnels CEDEAO et aux directives UEMOA aux fins de contribuer à la création d'un marché commun des technologies de l'information et de la communication dans l'espace communautaire.

On peut noter parmi les principales innovations :

- l'institution d'un code d'éthique ainsi que l'énumération des cas de fautes lourdes pouvant entrainer la révocation de membres fautifs des organes de l'ARCEP ;
- la suppression des deux (02) postes de Directeurs sectoriels (Poste et Télécommunications) pour éviter les conflits de compétence ;
- le relèvement de la durée du mandat des membres du Conseil National de Régulation de deux (02) à trois (03) ans renouvelable une fois afin de se conformer aux usages ;
- l'interdiction aux membres du CNRCEP et au Directeur Général de l'ARCEP d'exercer un emploi pendant deux (2) ans dans les entreprises des secteurs régulés après cessation de leurs fonctions et l'institution en contrepartie d'une indemnité fixée par décret pris en Conseil des Ministres.
- le renforcement du pouvoir de sanction de l'ARCEP en lui donnant la possibilité de réduire la durée et/ou l'étendue de la licence et de l'autorisation, le retrait et la suspension de la licence étant réservés au Gouvernement.

Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

II. AU TITRE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret modifiant et complétant le décret n° 2016-344/PRN/MI/SP/D/ACR du 08 juillet 2016, portant organisation du Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses.

Le présent projet de décret intervient afin que désormais l'organisation et le fonctionnement de l'Inspection Générale de l'Administration Territoriale (IGAT), ainsi que les attributions de ses responsables soient fixés par décret pris en Conseil des Ministres à l'instar de l'Inspection Générale des Finances (IGF).

Il vise à doter l'Inspection Générale de l'Administration Territoriale (IGAT), de textes de base conformes au cadre normatif international en matière d'inspection, de contrôle et d'audit et aux directives de l'UEMOA relatives à la gestion des finances publiques, mais aussi d'une meilleure organisation interne et d'un personnel qualifié.

III. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret déterminant les modalités de création, de fonctionnement, de financement et d'inspection des centres d'accueil et de protection des victimes de la traite des personnes.
Les victimes de la traite des personnes et des pratiques assimilées subissent de multiples violations des droits de l'homme dans un contexte où il est difficile de leur apporter une assistance adaptée à leurs véritables besoins et de lutter efficacement contre ces pratiques.

Pour remédier à cette situation, l'ordonnance n° 2010-86 du 16 décembre 2010 a prévu en son article 57, la création des centres d'accueil ainsi que la détermination des modalités de leur fonctionnement, de leur financement et de leur inspection par décret pris en Conseil des Ministres.

La mise en place de ces centres contribuera à renforcer les capacités des organisations locales à apporter aux victimes de la traite des personnes et des pratiques analogues une assistance de proximité répondant à leurs besoins et permettra aussi au Gouvernement d'honorer les engagements internationaux auxquels il a souscrit.

IV. AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES, DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret déclarant d'utilité publique et désignant à l'expropriation les zones se trouvant dans l'emprise de la mise en œuvre du Projet Goudel IV et du Programme d'Urgence pour le Renforcement du Système d'Alimentation en Eau Potable de la Ville de Niamey.

La mise en œuvre du Projet Goudel IV et du Programme d'urgence pour le renforcement du Système d'Alimentation en Eau Potable de la ville de Niamey va impacter des zones d'habitation, des infrastructures publiques et privées, des jardins et des commerces.
L'objet du présent projet de décret est de déclarer d'utilité publique la mise en œuvre du Projet et du Programme et de désigner à l'expropriation les propriétés concernées par lesdites activités.

V. AU TITRE DU MINISTERE DES POSTES, DES TELECOMMUNICATIONS ET DE L'ECONOMIE NUMERIQUE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de loi portant règlementation des communications électroniques au Niger.

Le Niger, à l'instar des autres pays membres de la CEDEAO et de l'UEMOA, s'est engagé à travers l'adoption, le 23 mars 2006, de six (06) directives UEMOA et le 19 janvier 2007 de six (6) actes additionnels CEDEAO, à créer un marché commun des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) de l'espace communautaire.

L'article 19 de l'acte additionnel CEDEAO A/SA 1/01/07 du 19 janvier 2007, relatif à l'harmonisation des politiques et du cadre règlementaire du secteur des TIC stipule que : « les Etats membres prennent toutes les dispositions pour adapter leurs droits nationaux sectoriels audit acte additionnel, deux (02) ans au plus tard après la date d'entrée en vigueur ».

Les principales innovations apportées sont notamment :

- la prise en compte de la convergence technologique intervenue dans le secteur par la consécration des termes « communications électroniques », en lieu et place du terme « télécommunications » ;

- la fixation de nouveaux objectifs politiques en cohérence avec les orientations communautaires et nationales ;
- la dévolution de la compétence de gestion du nom de domaine internet national « .ne» à l'autorité de régulation ;
- l'institution du principe de sanction d'office, sans mise en demeure, après une récidive en matière de contrôle des tarifs ;
- la possibilité offerte aux opérateurs partie à un litige, établis dans des Etats différents de la CEDEAO et de l'UEMOA, d'opter pour la saisine de l'autorité de régulation de l'un ou de l'autre Etat membre et la possibilité de faire recours auprès de leurs instances judiciaires.

Le présent projet de loi intervient donc pour satisfaire à cette exigence communautaire.
Il sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.
VI. AU TITRE DU MINISTERE DE L'EQUIPEMENT
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

6.1. Projet de décret déclarant d'utilité publique la Voie
Express de Niamey.
Dans le cadre du Programme Niamey Nyala, il est prévu la construction de diverses infrastructures. Parmi ces ouvrages figure la construction d'une voie express devant relier l'Aéroport International Diori Hamani au Centre ville de Niamey, d'une longueur de neuf virgule six (9,6) kilomètres.
La construction de cette voie entrainera des démolitions d'immeubles publics et privés dans la traversée de son tracé.
Le présent projet de décret a pour objet de déclarer d'utilité publique la voie express de Niamey afin de permettre l'expropriation des immeubles concernés.

6.2. Projet de décret portant acte de cessibilité des propriétés à exproprier dans le cadre des travaux du Programme « Tahoua Sakola ».
Dans le cadre du Programme « Tahoua Sakola » et conformément au Programme de Développement économique et Social (PDES) qui prévoit la modernisation des villes, des travaux de construction de voiries et des travaux connexes, ont été entrepris dans la ville de Tahoua.
Ces travaux de construction, déclarés d'utilité publique suivant le décret n° 2017-656/PRN/ MEQ/MF du 28 juillet 2017, ont affecté des propriétés privées, avec dans certains cas des démolitions d'immeubles bâtis dans la traversée de la ville de Tahoua en vue de restaurer l'emprise de la route et ce, afin de respecter les normes de construction.
Le présent projet de décret a pour objet de rendre cessibles les propriétés désignées à l'expropriation dans le cadre desdits travaux.

VII. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

7.1. projet de décret portant Approbation et publication au Journal Officiel de la Convention Minière entre la République du Niger et la société GOLD MAYONANT PRODUCTION NT SARL, pour le permis de recherches « DARBOUNDEY » pour Or et substances connexes, Région de Tillabéry, Département de Gotheye.

7.2. projet de décret portant Approbation et publication au Journal Officiel de la Convention Minière entre la République du Niger et la société GOLD MAYONANT PRODUCTION NT SARL, pour le permis de recherches « DAR ES SALAM » pour Or et substances connexes, Région de Tillabéry, Département de Gotheye.
La société GOLD MAYONANT PRODUCTION NT SARL, est une Société à Responsabilité Limitée dont le siège social est établi à Niamey, avec un capital de dix millions (10 000 000) de francs CFA.
Elle s'engage à investir dans les trois (03) ans suivant la signature de ces conventions, un montant minimum égal à deux millions deux cent trente mille (2 230 000) dollars US pour chacun des permis, pour mettre en évidence des cibles et mener toute activité nécessaire au développement de ces cibles afin de prouver l'existence de gisement d'or et substances connexes et à financer des projets de développement communautaires dans cette région.
Ces deux (02) projets de décrets ont pour objet, l'approbation et la publication au Journal Officiel de la République du Niger des deux (02) Conventions Minières entre la République du Niger et la société GOLD MAYONANT PRODUCTION NT SARL pour la recherche d'or et substances connexes sur les périmètres des permis « DARBOUNDEY » et « DAR ES SALAM 3 », Région de Tillabéry, Département de Gotheye.

7.3. Projet de loi portant modification de l'ordonnance n° 93-16 du 02 mars 1993, portant loi minière.

Le présent projet de loi a pour objectif de consacrer l'exonération à la base de la TVA pour les produits miniers destinés à l'exportation par la modification de l'article 93 (nouveau) de l'ordonnance n° 93-16 du 02 mars 1993, portant loi minière.

Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

VIII. AU TITRE DU MINISTERE DE L'INDUSTRIE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret accordant le bénéfice des avantages des dispositions spéciales du Code des Investissements à la société « Eco-Gaz-Niger SA » pour son activité de transport, d'enfûtage et de distribution de Gaz domestique à Niamey et à l'intérieur du Niger.
La société « ECO-GAZ-NIGER SA » est une Société Anonyme au capital de vingt millions (20.000.000) FCFA dont le siège social est fixé à Niamey.

Elle a sollicité l'agrément au bénéfice des dispositions spéciales du Code des Investissements pour le transport, l'enfûtage et la distribution de gaz domestique à Niamey et à l'intérieur du Niger

La société « ECO-GAZ-NIGER SA » s'engage à investir douze milliards cinq cent trente millions huit cent vingt-cinq mille huit cent soixante-onze (12 530 825 871) FCFA hors taxes et hors fonds de roulement et à créer deux cent quarante-un (241) emplois permanents.
Ce projet contribuera, en outre, à la protection de l'écosystème en réduisant le recours au bois de chauffe.

IX. MESURES NOMINATIVES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.
• Monsieur Ado Makama, chargé d'enseignement, Mle 51699/B, est nommé président de la délégation spéciale de la Commune rurale de Dogo.
• Madame Aïchatou Elhadji Inoussa Harou, Mle 108956/H, est nommée membre de la délégation spéciale de la Commune rurale de Dogo.
• Monsieur Gali Ado, Mle 82435/L, est nommé membre de la délégation spéciale de la Commune rurale de Dogo.

AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE.
• Monsieur Abdou Labo Mahamane Hamissou, docteur en sciences économiques, Mle 136697/T, est nommé directeur des organisations non gouvernementales et des associations de développement, au Ministère du Développement Communautaire et de l'Aménagement du Territoire.
AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L'INNOVATION.
• Monsieur Issaka Laouali, directeur administratif, Mle 112112/D, est nommé directeur des marchés publics et des délégations de service public, au Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.
• Monsieur Tarno Balla Tambary, est nommé président du conseil d'administration de l'Office National des Examens et Concours du Supérieur, au Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE.
• Monsieur Ibrah Mahamadou Sani, représentant du barreau, est nommé président du conseil d'administration de l'Agence Nationale de l'Assistance Juridique et Judiciaire (ANAJJ), au Ministère de la Justice.

X. COMMUNICATIONS.
Le Conseil des Ministres a entendu deux (2) communications :
• Une (1) communication conjointe du Ministre du
Commerce et de la Promotion du Secteur Privé et du Ministre du Pétrole sur les mesures prises pendant la maintenance de la société de raffinage de Zinder (SORAZ).
• Une (1) communication du
Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation sur le marché relatif à l'achèvement des travaux de construction d'un amphithéâtre de 1000 places à la Faculté des Sciences et Techniques de l'Université Abdou Moumouni de Niamey.

Cette communication est faite à titre d'information en application de l'Arrêté n°00139/CAB/PM/ ARMP du 24 juillet 2017 fixant les seuils dans le cadre de la passation des marchés publics, qui stipule en son article 11 que « tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500.000.000) de francs CFA, hors taxes sur la valeur ajoutée, doit faire l'objet d'une communication en Conseil des Ministres de la part de la personne responsable du marché, après approbation ».

L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Onep
25/06/18


drogueAlors que le Niger s'apprête à célébrer, ce 26 juin, la journée internationale de lutte contre la drogue, une opération d'incinération d'une importante quantité de drogue a été menée, le vendredi 22 juin dernier à une dizaine de km de Niamey, la capitale. La cérémonie présidée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux M. Marou Amadou s'est déroulée en présence du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Bazoum Mohamed. C'est au total de 1.355 casiers contenant 12.180 plaquettes de résine de cannabis d'un poids total de 2,5 tonnes, pour une valeur de près de 3 milliards FCFA, saisies dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 juin 2018, par les éléments de l'Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), qui ont été incinérés, en présence du Procureur de la République M. Samna Soumana Chaibou.

Intervenant lors de cette opération, le procureur de la République a d'abord rendu hommage aux forces de défense et de sécurité en général et aux éléments de la police nationale et de l'OCRTIS en particulier ''pour le travail remarquable accompli dans le cadre de ce noble combat contre le trafic et la consommation des stupéfiants''. Selon lui, cette opération d'incinération a été autorisée par le Tribunal de Grandes Instances Hors Classe (TGH/HC) de
Niamey, car les autorités
nigériennes ont décidé, dans le cadre de la nouvelle politique du pays, de détruire immédiatement ce genre de drogues dès que l'autorité judiciaire l'ordonne. M. Samna a invité les populations à s'impliquer pour dénoncer tous les complices de ce commerce illicite qui est en train de compromettre l'avenir de la jeunesse. Il a assuré que les enquêtes se poursuivent dans le but de démanteler tout le réseau et d'autres encore de trafiquants de drogue.
Ainsi, cette année encore, comme les précédentes, les éléments de l'ORCITIS, les FDS et la Douane du Niger se sont illustrés par leurs compétences dans le combat noble qu'elles mènent contre ce fléau qu'est le trafic des drogues. Dans presque toutes les régions, ils ont opéré d'importantes saisies de drogues et autres substances psychotropes et ont arrêté des nombreux trafiquants et complices. Pour cette dernière saisie, 12 personnes sont actuellement mis aux arrêts à la prison de haute sécurité de Koutoukalé.
Nécessité de renforcer, encore plus, les moyens d'intervention d'ORCITIS
Pour rappel, le 12 juin dernier,
visitant les caches des trafiquants mis à jour au quartier Niamey 2.000, suite au démantèlement d'un réseau de trafiquants, le ministre d'Etat Bazoum Mohamed déclarait : ''Depuis avril, nous avons eu vent de l'entrée à Niamey, d'environ 10 tonnes de cannabis qui devaient transiter par notre pays, les sept autres tonnes sont peut-être encore sur le territoire national ou ont déjà passé nos frontières. De toute façon, les enquêtes se poursuivent pour démanteler toute la filière''. L'Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants, mis en place par les Autorités de la 7ème République a comme principaux
objectifs : l'identification des besoins et les problèmes en matière de lutte contre la drogue, la définition d'une stratégie pour la santé et la répression, mais aussi l'OCRTIS doit entreprendre une campagne intense d'information, de sensibilisation et d'éducation et élaborer les statistiques fiables sur le trafic et la consommation de la drogue au Niger.
Cet Office dispose d'un cadre juridique approprié, d'éléments compétents et disponibles mais doit cependant être renforcé de renseignement et d'intervention sur toute l'étendue de notre vaste territoire, comme l'a promis, le 15 juin dernier, le ministre d'Etat en charge de la sécurité. ''L'existence des organisations armées dans cette région du Sahel, et qui entretiennent des armées importantes, n'est possible précisément que, parce qu'il y a cet argent du trafic de la drogue. Preuve donc que c'est le trafic de drogue qui entretient le terrorisme'', a-t-il soutenu, ce jour, suite à la visite des caches et de l'atelier de conditionnement de résine de cannabis mis à jour, à Niamey, par la Police nationale.
Mahamadou Diallo

25/06/18


Maradi--Audience-foraine--WA0004Le premier rapporteur général de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), M. Wada Nafiou, a procédé hier matin à Maradi à l'ouverture des travaux de la rencontre d'information et de sensibilisation des acteurs sur la mise en œuvre des audiences foraines.
Organisées par la CENI en partenariat avec le ministère de l'Intérieur, le ministère de la Justice et le ministère des Affaires étrangères, ces opérations doivent durer cinq (05) mois et vont permettre à la région de Maradi de se procurer d'un million deux cent vingt-deux mille extraits d'actes de naissances, de décès et de mariage, dans tous les villages au niveau de chaque région.
Selon le rapporteur général de la CENI, les audiences foraines visent à délivrer gratuitement des pièces d'état civil à tous les citoyens des deux sexes qui en font la demande et prioritairement à ceux qui sont susceptibles d'être électeurs en 2020 et 2021. M. Wada Nafiou a rappelé que c'est à travers un consensus de la classe politique et des conclusions et recommandations issues des différents rapports sur les dysfonctionnements liés à la confection des listes électorales passées que la loi organique 2017-64 du 14 août 2017 portant Code Electoral en République du Niger, en son article 36, a institué un fichier électoral biométrique.
Pour lui, l'audit du recensement électoral de 2015 relève que plus de 70% des Nigériens en âge de voter et inscrits sur la précédente liste électorale ne disposent pas de pièces d'état civil. « A terme, sur l'ensemble du territoire, les audiences foraines devraient permettre de délivrer 6 millions d'actes de naissance, 1 million d'actes de mariage et 1 million d'actes de décès », a-t-il précisé.
L'opération coûtera 2.770.719.820FCFA, intégralement prise en charge par le budget national. Il a enfin indiqué que l'élaboration d'un Fichier Electoral Biométrique fiable est un gage pour la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes surtout que le code électoral ne prévoit aucune autre alternative. « Par conséquent, nous sommes tenus à conduire cette opération avec détermination et responsabilité », a-t-il conclu.
Quant au gouverneur de la région de Maradi, M. Zakari Oumarou, il a estimé que cette rencontre d'information et de sensibilisation revêt une importance capitale car elle déterminera de façon significative l'avenir de notre système d'état civil et partant, le développement socio économique de notre pays. « C'est dire qu'il va falloir entreprendre des campagnes de sensibilisation tous azimuts de nos vaillantes populations afin de les amener à comprendre et à adhérer pleinement à ces audiences foraines », a-t-il dit. Il a ajouté que cette activité permettra à la région de Maradi de se doter d'un système d'état civil performant, continu, universel, exhaustif et pourvoyeur de statistiques socio démographiques fiables qui nous permettront d'une part de mieux programmer nos actions et stratégies de développement et, d'autre part, il permettra à la CENI de parachever le fichier électoral biométrique en vue de préparer les élections prochaines.
Une projection sur les différentes étapes de l'audience foraine, suivie par des questions réponses, ont permis aux participants d'être mieux outillés sur les tenants et les aboutissants de cette opération.

Tiémogo Amadou ANP-ONEP Maradi
25/06/18


signatureLe Président de la République, Chef de l'Etat, Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou a signé, hier, un décret portant ouverture d'une Session Extraordinaire de l'Assemblée nationale.

Aux termes de ce décret, une Session Extraordinaire de l'Assemblée nationale, est ouverte le lundi 25 juin 2018, en vue de délibérer sur les points suivants :
1. Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle (DPBEP 2019-2021) ;
2. Projet de loi portant première rectification de la loi N°2017-82 du 28 novembre 2017, portant loi de finances pour l'année budgétaire 2018 ;
3. Projet de loi portant modification des articles 91 et 114 de la Constitution du 25 novembre 2010
4. Projet de loi modifiant et complétant la loi n°2018-41 du 5 juin 2018, habilitant le gouvernement à prendre des ordonnances ;
5. Projet de loi portant réglementation des communications électroniques au Niger ;
6. Projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste (ARCEP).

Onep
22/06/18


rencontreLe Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Ouhoumoudou Mahamadou, a présidé la réunion de dialogue politique entre l'Etat du Niger et ses partenaires techniques et financiers du secteur de l'eau et de l'assainissement qui s'est tenue, hier matin à Niamey. Cette réunion a pour objectif de tenir un dialogue franc et sincère entre les deux parties pour, ensemble, trouver les solutions à même de rendre le secteur de l'eau et de l'assainissement performant.
La réunion de dialogue politique de cette année se tient au dernier jour des travaux de la onzième revue sectorielle de l'eau et de l'assainissement. Durant les trois jours qu'ont duré les travaux, la situation du secteur de l'eau et de l'assainissement a été exposée et largement débattue. Lors de la dernière Revue Sectorielle, le Gouvernement du Niger s'est engagé à investir un pourcentage conséquent du budget national dans le secteur de l'Eau et l'Assainissement. Dans la Loi de Finances 2018, 3,7% du budget national est consacrée à ce sous-secteur qui est un vecteur de développement dans les secteurs de l'éducation, de la santé, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de l'énergie, de la sécurité et de la stabilité.
Procédant à l'ouverture officielle de la session du Dialogue Politique Etat-PTF de la onzième revue sectorielle de l'eau et de l'assainissement, M. Ouhoumoudou Mahamadou à rappeler que, certes, des progrès ont été enregistrés, mais ils demeurent insuffisants face aux énormes défis auxquels le secteur est confronté. Pour relever ces défis, le gouvernement du Niger a adopté en 2017 le programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA). Pour lui, ce programme « tient compte des objectifs de développement durable (ODD) et cadre parfaitement avec le programme de renaissance Acte II de son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République ». Le PROSEHA présente clairement les besoins en financement du secteur et la procédure de mise en œuvre pour atteindre les résultats escomptés, à savoir l'approche programme.
Le chef de file des Partenaires Techniques et Financiers du secteur de l'eau et de l'assainissement a, dans son intervention, résumé les engagements pris par le Niger et les accomplissements constatés sur le terrain. Il a salué «la responsabilisation des collectivités territoriales par un transfert de compétences et des ressources pour le développement du service public de l'eau et de l'assainissement ».
Désormais, la région a la charge de la programmation, de la budgétisation, de la mise en œuvre, du suivi et du rapportage. Il a aussi salué la création du Pôle de Coordination de l'hydraulique qui a pour but d'assurer un suivi des indicateurs de façon régulière et transparente. En somme, M. Eric Dietz assure la partie nigérienne que les PTF partagent l'avis des autorités sur le fait que les ressources publiques, complétées par une aide internationale comme levier, devront permettre de dégager des fonds additionnels, notamment en provenance du secteur privé. Pour y parvenir, « il est important que l'environnement et le climat des affaires soient suffisamment propices pour permettre l'implication forte du secteur privé », a-t-il conclu.
Au cours de cette réunion de Dialogue Politique, cinq points seront débattus, à savoir la durabilité du secteur en milieu rural à travers la gestion déléguée du secteur de l'eau ; le mécanisme du suivi du ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement ; la viabilité du secteur en milieu urbain, notamment les sous-points de la revue de la tarification de l'eau et du non-paiement des arriérés ; la mobilisation des ressources et enfin l'adhésion des Partenaires Techniques et Financiers au Mécanisme Commun de Financement (MCF). Avant de passer à l'examen de ces points, les ministres représentant le Niger et les représentants des Partenaires Techniques et Financiers ont passé en revue la mise en œuvre des engagements formulés lors de la précédente revue sectorielle.

Souleymane Yahaya (Stagiaire)

22/06/18


decoLa ministre du Plan, Mme Aichatou Kané Boulama, a présidé, mercredi dernier dans la soirée, au Grand Hôtel de Niamey, la cérémonie de décoration de M. Siaka BAKAYOKO, Représentant Résident de la Banque Mondiale au Niger en fin de mission dans notre pays. La cérémonie s'est déroulée en présence de plusieurs membres du Gouvernement, des députés nationaux, des membres du corps diplomatique résidant au Niger, des représentants des organisations internationales, du personnel de la représentation de la Banque Mondiale au Niger et de plusieurs cadres du ministère du Plan et ceux des projets et programmes de développement.
Dans le discours qu'elle a prononcé à cette occasion solennelle, la ministre du Plan et en sa qualité de Gouverneur de la Banque Mondiale au Niger, Mme Aichatou Kané Boulama, a rendu un vibrant hommage à celui qu'elle qualifie désormais de frère et ami du Niger, pour avoir fortement contribué au renforcement des relations bilatérales avec la Banque Mondiale. A travers cette cérémonie, il s'agit pour les autorités nigériennes d'exprimer sa reconnaissance et la haute appréciation à M. Siaka Bakayoko pour les services rendus au pays.
« Nous sommes d'autant plus fondés, Cher Siaka, à t'exprimer vivement cette reconnaissance car nous sommes témoins de la forte impulsion que tu as su si bien imprimer au partenariat avec la Banque Mondiale, qui jouit aujourd'hui d'un formidable élan, depuis que tu as pris fonction au Niger en 2015 », a-t-elle dit.
La ministre du Plan n'a pas manqué de saisir cette occasion pour dresser un bilan exhaustif enregistré par le Niger grâce à l'implication et à la bonne collaboration de M. Siaka Bakayoko. Elle a cité quelques faits qui illustrent ces résultats de la coopération entre la Banque Mondiale et notre pays. Il s'agit entre autres du doublement de l'allocation IDA pour le Niger qui passe à 1,2 milliard de dollars US pour la
période 2018-2022, des ressources qui permet au Niger de s'atteler à la mise en œuvre du PDES 2017-2021 ; l'augmentation substantielle du niveau des appuis budgétaires en réponse au plaidoyer du Gouvernement pour renforcer sa capacité de financement des besoins prioritaires nés des effets de différents chocs exogènes et internes auxquels le pays fait face ; la réponse urgente aux déplacés de la région de Diffa et la mise en place d'un mécanisme de réponse immédiate aux effets des changements climatiques sur l'ensemble du territoire national ; la dotation du Niger d'un nouveau Cadre de Partenariat Pays (CPF) pour la période 2018-2022, aligné sur les priorités du Gouvernement définis dans le PDES 2017-2021.
Elle a souligné les assistantes techniques de M. Siaka Bakayoko qui ont contribué à la réussite de l'organisation de la Conférence de la renaissance en décembre 2017 à Paris. Mme Aichatou Kané Boulama n'a pas manqué de souligner les appuis de M. Siaka dans l'amélioration du dialogue politique avec le Gouvernement sur les priorités nationales et sectorielles de développement tant au sein du Cadre formel de concertation Gouvernement-PTF que dans le cadre du dispositif interne des partenaires techniques et financiers pour la coordination de l'Aide publique au développement.
« Aussi, comment pourrais-je passer sous silence ta grande contribution au renouvellement/rajeunissement total du portefeuille des opérations aussi bien en ce qui concerne les projets régionaux que nationaux ; ce qui a permis d'aboutir à une performance satisfaisante dans la mise en œuvre du précédent Cadre de Partenariat Stratégique (CSP) 2013-2016, comme cela a été confirmé par les conclusions de la revue conjointe de la performance du portefeuille des projets financés par la Banque mondiale », a-t-elle dit.
Elle s'est aussi réjouie de l'amélioration de la performance exceptionnelle de taux de décaissement à fin juin, qui est aujourd'hui à plus de 27%, et qui constitue une avancée très significative. « Ces résultats probants illustrent éloquemment tes qualités personnelles de manager de haute facture doté d'une ouverture d'esprit et d'un sens aigu d'humour à toute épreuve. Le Niger retiendra de toi un bon collaborateur et un ami dont l'ouverture d'esprit t'a permis d'être intégré dans la société nigérienne. Le Niger, désormais ton pays, ne t'oubliera jamais», a-t-elle confié. Avant de terminer son allocution, la ministre du Plan a souhaité que M. Siaka Bakayoko soit le porte parole du Niger partout où il sera dans le cadre de ses futures fonctions et de témoigner le progrès que notre pays est entrain d'accomplir grâce à la ferme volonté du président de la République, SEM Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l'Etat.
Pour sa part, le Représentant Résident de la Banque Mondiale sortant, M. Siaka Bakayoko a, dans son intervention, après avoir reçu sa distinction, remercié le Gouvernement et le peuple nigériens pour l'honneur dont il a fait l'objet. Il a réaffirmé son engagement de demeurer un ambassadeur du Niger partout où il sera dans le cadre de ses futures missions.
Ainsi, Après trois ans de service au Niger, M. Siaka Bakayoko quitte le Niger pour Washington. Il a dédié la distinction qu'il a reçue à l'ensemble du personnel de la représentation de la Banque Mondiale au Niger. Au terme de son intervention, il a formulé le vœu pour que le Gouvernement du Niger et le Groupe de la Banque Mondiale œuvre pour un développement économique et social du Niger, au grand bonheur de la population du Pays.
La cérémonie a été sanctionnée par la remise de la décoration et un tableau d'art en guise de cadeau au représentant sortant de la Banque Mondiale au Niger.

Ali Maman(onep)

22/06/18


photo-de-familleLes ministres en charge des transports ferroviaires de la sous-région, ainsi que les représentants de la CEDEAO, de l'UEMOA et du G5 Sahel, ont tenu hier matin, dans les locaux du palais des congrès de Niamey, une réunion de travail en prélude au forum Chine-Afrique de septembre 2018 à Beijing. Cette journée de travail a permis d'examiner et d'adopter la liste des projets structurants retenus par les experts, d'examiner et d'adopter le modèle de fiche de présentation de ces projets retenus, et enfin d'adopter un communiqué final.
En procédant à l'ouverture officielle des travaux dans la matinée, le ministre des Transports du Niger, M. Mahamadou Karidjo, a tenu à rendre hommage au Président du Niger, SEM Issoufou Mahamadou, pour avoir pris l'heureuse initiative de proposer la tenue de cette réunion à ses pairs Chefs d'Etat. « J'ose alors espérer que la présente réunion marquera le début du progrès qui débouchera sur une ère de réussite sans fin dans la satisfaction des aspirations du bien-être économique et social des populations de notre sous- région», a-t-il dit. Le ministre des Transports a aussi affirmé que« le devoir des gouvernants est de gérer les affaires de la Cité de manière à réaliser le bonheur des populations, à instituer les conditions assurant de manière tangible et durable leur bien-être matériel».
En Afrique, le défi consiste à accélérer la croissance et à réduire la pauvreté. L'un des vecteurs qui participe à l'atteinte d'un tel défi est la réalisation des infrastructures de transports. Un réseau d'infrastructures de qualité et peu coûteux pour les usagers est d'une part un facteur décisif de l'amélioration de la communication entre les producteurs et les consommateurs et d'autre part entre les exportateurs et les importateurs. Ce type de réseau est déterminant dans la compétitivité sur les marchés internationaux et permet la livraison de biens et services à temps et en toute sécurité.
Pour le ministre des transports, « si le rôle des infrastructures de transports dans le développement économique et social n'est plus à démontrer, il n'en demeure pas moins que le fossé entre les besoins et les réalisations en Afrique d'une part et entre l'occident et l'Afrique d'autre part, est énorme ».
A partir des années 1980, des politiques d'ajustement structurels ont été menées dans la plupart des pays africains sous l'égide du Fonds Monétaire International. Pour le ministre Mahamadou Karidjo, les Etats africains doivent rendre leurs projets financièrement viables. L'un des moyens pour atteindre cet objectif consiste à regrouper les projets de manière à accroitre leur taille par rapport aux coûts de la transaction. En effet, l'importance des infrastructures de transport dans le développement des nations n'est plus à démontrer, surtout quand il s'agit du transport ferroviaire, l'un des moyens de transport les moins onéreux.

Souleymane Yahaya(Stagiaire)

22/06/18


messageComme chaque année, le Niger commémore, demain 23 juin, la Journée Africaine de la Fonction Publique. A la veille de cette célébration, la ministre de la Fonction Publique, Mme Kaffa Christelle Rakiatou Jackou, a livré un message commémoratif. Le thème de la journée retenu par l'Union Africaine cette année est « combattre la corruption dans les institutions publiques avec la participation des parties prenantes et la promotion du leadership d'éthique en vue de réaliser les objectifs de l'agenda 2063 et les Objectifs de Développement Durable (ODD)».
La ministre de la Fonction Publique, Mme Kaffa Christelle Rakiatou Jackou, a indiqué que le thème de cette journée est une invite à une approche holistique de la problématique de la lutte contre la corruption, un fléau qui gangrène notre administration et annihile les performances chèrement acquises par des hommes et des femmes valeureux engagés au service de l'Etat et des usagers. Il traduit la vision de l'Union Africaine déclinée à travers l'agenda 2063 pour la transformation structurelle de l'Afrique, à l'horizon des cinquante prochaines années.
Abordant le cas spécifique de la lutte contre la corruption, la ministre a précisé qu'elle figure au cœur du Programme de Renaissance Acte 1 du Président de la République du Niger, S.E Mahamadou Issoufou, qui, dans son discours d'investiture, prononcé le 07 Avril 2011, déclarait et elle cite : « Des dispositions seront prises pour créer un environnement et des conditions favorables à l'accroissement de la productivité des agents de l'Etat. La corruption, les passe-droits, les trafics d'influence, les détournements des deniers publics, notamment les fausses factures et les surfacturations ainsi que toutes les autres dérives seront combattus. Si nous restons fidèles à nos valeurs, alors, nous réussirons à répondre aux attentes de notre peuple».
La ministre de la Fonction Publique a ajouté que, « pour joindre l'acte à la parole, dès leur installation, les nouvelles autorités de la 7e République se sont attelées à la mise en place du cadre institutionnel nécessaire à l'impulsion de la lutte contre la corruption au Niger, à travers la création en 2011 de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) rattachée au Cabinet du Président de la République ». Cette institution a réalisé les actions majeures, notamment l'élaboration et la validation du document–cadre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption ; les cinq conférences publiques sur la problématique de la corruption en milieu scolaire et les études thématiques relatives aux secteurs de la santé, des régies financières, de l'éducation et de la formation professionnelle, des professions libérales afin de mieux cerner le phénomène de la corruption.
La HALCIA, a notifié la ministre, a également conduit des investigations sur des dossiers relatifs aux opérations douanières, aux examens et concours, aux marchés publics et aux tracasseries routières et divers trafics. Ces efforts ont permis d'améliorer le score et le classement du Niger en termes d'indice de perception de la corruption.
Le Niger occupe actuellement la 7ème place sur les 15 pays de la CEDEAO, la 5ème position sur les 8 pays de l'UEMOA et la 19ème sur les 47 pays classés au rang africain. Il en résulte, selon elle, que beaucoup d'efforts restent à faire pour enrayer ce phénomène ; pour cela, la priorité devrait être accordée au respect des textes législatifs et réglementaires en matière de Gestion des Ressources Humaines de l'Etat et la carrière de l'agent de l'Etat dans toutes les branches d'activités. A cet effet, Mme Kaffa a cité d'importants grands tronçons de reformes initiés depuis quelques temps par son département ministériel en vue de contribuer à enrayer le phénomène de la corruption au sein de notre administration publique, notamment l'institution d'un cadre hebdomadaire de rencontre avec les «Usagers de la Fonction Publique» pour libérer la parole et cerner les difficultés vécues par ces usagers.
D'après elle, les périodes particulièrement difficiles que la fonction publique a traversées dans notre pays se présentent aux Nigériens comme une perspective permettant d'entrevoir une action publique transfigurée par la conjugaison d'un certain nombre de paramètres aussi importants les uns que les autres. Selon elle, l'institution d'une Gouvernance Publique Responsable et le lien entre le service public et la culture de performance doivent porter sur l'amélioration de la pensée et des outils, afin de renforcer les réformes et favoriser la Bonne Gouvernance et les systèmes de gestion au sein de l'Administration Publique.
« A travers la célébration de la Journée Africaine de la Fonction Publique, nous allons promouvoir, entre autres, les valeurs d'éthiques, d'intégrité, de responsabilités, de recevabilité et de transparence afin de lutter contre les pratiques corruptives et améliorer les prestations des services publiques », a-t-elle dit avant de préciser que les sous-thèmes retenus tant pour les expositions en stand que pour les conférences permettront d'informer davantage le public sur les Droits et les Devoirs qui pèsent sur chaque agent fonctionnaire ainsi que les sanctions encourues en cas de manquements aux dispositions de la Loi.
Enfin, au regard de la baisse tendancielle des manquements aux dispositions des textes précités relevés par ses services, elle exhorte les Agents de l'Etat et tous les usagers à participer à ces « Journées Portes Ouvertes » pour s'imprégner des procédures d'accès à la Fonction Publique et des offres de services aux usagers par l'administration.
Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

22/06/18

Banditisme rampant

Publié dans L'air du temps



assane-soumanaMais enfin, qu'est ce qui se passe dans la tête de tous ces jeunes qui espèrent pouvoir gagner leur vie, si facilement et en toute impunité, à travers le vol et autres actes délictueux ? Qu'est-ce qui a pu leur faire croire que la voie du salut et de la fortune se trouve dans ces pratiques qui jurent avec toutes les valeurs morales et culturelles de notre société ? Voilà des questions que nombre d'observateurs commencent à se poser au regard du constat nous révélant que, de plus en plus, notre jeunesse excelle dans toutes sortes d'actes de banditisme.
Rien qu'hier, un post publié sur le mur d'un bloggeur très averti attirait l'attention de l'opinion sur une recrudescence rampante des actes de vol impliquant les jeunes. Sur une quarantaine d'affaires inscrites à l'audience du tribunal de première instance de Niamey pour la journée, il a pu constater les 37 portent sur des cas de vols mettant en cause des jeunes de la frange d'âge de 18 à 30 ans.
La semaine passée, c'est un gang de jeunes gens très actifs dans le vol et l'assassinat de paisibles citoyens, dans la région de Zinder, qui a été démantelé par la Police Nationale. Les trois membres de ce gang, qui ont été présentés au public par la police, sont relativement jeunes. Pourtant les faits dont ils se sont rendus coupables sont d'une grande gravité avec une vingtaine de meurtres commis dans certains villages et sur les axes routiers de la région de Zinder.
L'opinion n'était pas encore sortie du choc provoqué par les tristes faits du gang de Zinder que, le jour suivant, une agression à main armée perpétrée ''à midi pile'' contre l'agence d'une société de transfert d'argent, au quartier SONUCI Nord de Niamey, est venue replonger les citoyens épris de quiétude dans une profonde torpeur.
Presque dans la même période, la vidéo d'une scène de vol à l'arraché commis en plein Rond-point Maourey, au cœur de la capitale, faisait le buzz sur les réseaux sociaux. Sur les images captées par les caméras d'une station-service sise non loin de là, on mesure toute l'audace de ce jeune motocycliste qui arracha au passage le sac à main d'une dame qu'il avait sans doute pistée et prise pour cible. Il semble d'ailleurs que ce phénomène de vol à l'arraché, généralement commis au moyen de moto, et autres agressions du genre contre des passants, aient pris une réelle ampleur dans nos villes. C'est l'exemple des environs de la Cité Francophonie de Niamey réputés comme étant un lieu de prédilection de groupes de jeunes malfrats toujours prêts à agresser violement les passants.
Ces faits, en plus d'être assez révélateurs d'une certaine détérioration de la situation sécuritaire dans nos villes, constitue une alerte face au phénomène de banditisme rampant qui gagne notre jeunesse.
Assane Soumana(onep)

22/06/18



invitDu 17 au 20 juin dernier, le Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou, a effectué une visite de travail et d'amitié en Italie. Dans la capitale italienne Rome, le Président Issoufou a été l'invité d'honneur de la session annuelle du Conseil d'administration du PAM, il a rencontré des responsables des agences onusiennes en charge du développement agricole (PAM, FAO, FIDA). Le Chef de l'Etat a également été reçu avec tous les honneurs au Palais Chigi par le Président du Conseil italien, M. Giuseppe Conte, avec qui ils ont échangé sur la coopération bilatérale. Dans cet entretien réalisé à Rome, le ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture, M. Albadé Abouba, revient sur les principaux aspects de cette mission de travail du Chef de l'Etat.
Monsieur le ministre d'Etat, quels sont les principaux actes de la mission de travail et d'amitié du Chef de l'Etat en Italie ?
Il faut d'abord retenir que le Président de la République était l'invité d'honneur de la session annuelle du Conseil d'administration du Programme alimentaire mondial (PAM) en sa triple qualité de Chef de l'Etat du Niger pour les efforts qu'il déploie en matière de lutte contre l'insécurité alimentaire ; ensuite, en sa qualité du président en exercice du G5 Sahel pour les efforts dans la lutte contre l'insécurité et pour les questions de développement et enfin en qualité de président de la Commission climat de la zone Sahel qui regroupe 17 pays de la sous-région ouest africaine. C'est parce que toutes ses préoccupations sont liées les unes aux autres que le Président de la République a été l'invité d'honneur de cette prestigieuse organisation avec laquelle le Niger a une tradition de coopération depuis des décennies. A l'occasion, le Chef de l'Etat a fait une importante intervention qui a été vivement ovationnée par l'ensemble des participants à cette session.

Quels sont les aspects développés par le Chef de l'Etat qui ont suscité une telle appréciation de cette instance du PAM ?
En fait, le Président de la République a décliné toutes les préoccupations non seulement de son pays, mais aussi également de la zone du Sahel dont les problèmes ne peuvent être dissociés de ceux du Niger. Ces préoccupations se résument principalement pour le Niger au soutien à la scolarisation de la jeune fille parce que c'est un élément fondamental dans la recherche de solutions aux défis démographiques. En effet, comme l'a expliqué le Président de la République, on ne peut influer sur ce facteur qu'en assurant la scolarisation de la jeune fille au moins jusqu'à l'âge de 16 ans. Cela permettra de réduire les mariages précoces, les naissances précoces et rapprochées, en somme de réduire le taux de croissance démographique.
L'autre défi pour notre pays, ce sont les objectifs que l'Initiative 3N a déjà définis et qui sont considérés comme les priorités des priorités. En effet, pour résoudre définitivement le spectre de la famine et de l'insécurité alimentaire, il faut jouer pratiquement sur trois tableaux. Le 1er facteur est la maitrise de l'eau. Le président de la République l'a expliqué d'ailleurs : il pleut abondamment dans certaines zones de notre pays ; malheureusement, ces eaux de pluies sont perdues parce que non récupérées et non stockées. Or, si nous avons la possibilité de réaliser un certain nombre d'ouvrages de retenues, cela peut permettre à nos populations d'exploiter les terres sur toute la durée de l'année.
Un autre défi, c'est l'opérationnalisation de la Maison du paysan qui est une plateforme où les producteurs peuvent facilement accéder aux semences, aux intrants et matériels agricoles, à l'encadrement technique et même la communication. Et l'expérience dans certaines communes de convergences a montré que la disponibilité de ces Maisons de paysans a été un facteur déterminant dans l'amélioration de la production agricole dans les zones considérées.
Une autre priorité identifiée par le Chef de l'Etat, c'est la préservation du capital productif comme disent les spécialistes. Nous avons des terres qui se dégradent perpétuellement et nous perdons en moyenne 100.000 hectares chaque année. C'est pourquoi, pour inverser cette tendance, nous avons prévu de récupérer et de protéger chaque année le double de ce que nous perdons, soit 200.000 ha. C'est donc sur ces questions que le Chef de l'Etat a engagé l'ensemble des partenaires à œuvre ensemble avec le gouvernement du Niger pour trouver des solutions durables.
Qu'en est-il de l'autonomisation de la femme ?
C'est aussi une des problématiques qui tient à cœur au Président de la République. Il l'a développée aussi au cours de cette session. Beaucoup d'efforts ont été faits et d'autres sont en train d'être faits. Et les partenaires sont très sensibles à l'autonomisation des femmes. Le Président a insisté pour que cet aspect soit véritablement pris en charge par la FAO et le PAM.invit-2

Monsieur le ministre d'Etat, quelle a été la réaction des partenaires face à cette intervention et surtout face aux préoccupations évoquées par le Chef de l'Etat ?
Le Niger a été distingué et hautement apprécié pour les efforts de développement qu'il ne cesse de déployer en dépit de toutes les contraintes. Nous avons des contraintes sécuritaires, climatiques, économiques. Mais, malgré ces contraintes, le Niger est en train de faire des efforts extraordinaires au-delà même de ce qu'on pouvait espérer d'un pays dont l'économie est fragile, un pays situé géographiquement dans une zone d'instabilité avec tous les foyers d'insécurité et de tension qui nous entourent ; enfin, un pays où le climat n'est pas clément.
Toute l'assistance, et je vous fais grâce des interventions des participants, a exprimé tout l'intérêt et toute la haute et bonne appréciation qu'ils portent au Niger et à son Président, qui est considéré aujourd'hui comme l'un des champions de la lutte contre l'insécurité alimentaire et nutritionnelle, non seulement pour son pays, mais également pour la sous-région.
Il ne faut pas oublier que par rapport à toutes les préoccupations soulevées, nous avons un programme qu'on appelle Initiative 3N et qui est considéré aujourd'hui comme une référence non pas seulement pour le Niger, non pas seulement pour la sous région, non pas seulement pour le climat mais à l'échelle internationale. C'est pourquoi, nous devons être, nous Nigériens, heureux et fiers d'être porteurs d'une stratégie et d'une politique qui fait référence au plan international.

Le Chef de l'Etat a également eu des audiences avec le Directeur Exécutif du PAM, le Directeur général de la FAO et la Vice-présidente du FIDA. Que faut-il retenir de ces audiences?
Toutes ces structures font partie du Système des Nations Unies qui interviennent au Niger et particulièrement au niveau du ministère de l'Agriculture et de l'Elevage ; nous avons une coopération très soutenue. Ce qui est d'ailleurs réconfortant, c'est que le Directeur exécutif du PAM était en visite au Niger et il a eu l'honneur d'être reçu en audience par le Chef de l'Etat. Il a fait un très bon plaidoyer pour notre pays et ces trois responsables qui sont reçus en audience se sont engagés à effectuer une mission tripartite de haut niveau composée du PAM, de la FAO et du FIDA au Niger. Les premiers responsables de ses agences viendront au Niger en août prochain. Cela prouve tout l'intérêt que ces partenaires portent actuellement au Niger.
L'autre aspect de cette visite, monsieur le ministre d'Etat, c'est la rencontre du Chef de l'Etat avec le président du Conseil italien. Quels ont été les sujets abordés au cours de cet entretien ?
Il faut noter que le président du Conseil italien a été nommé très récemment (le 1er juin, je crois). Le président de la République est donc le premier Chef d'Etat africain à être reçu par le président du Conseil italien ; c'est déjà un honneur et un privilège pour non seulement le président de la République mais pour le Niger également. Cela, parce que la coopération entre le Niger et l'Italie est une vieille coopération. Nous avons un cadre de coopération signé depuis 1986. Il faut aussi rappeler toute la qualité des interventions de la coopération italienne avec les premières expériences de la lutte contre la désertification, l'insécurité alimentaire et la désertification à travers les réalisations du projet Keita qui constitue une référence universelle. La préoccupation actuelle de l'Italie et de beaucoup de pays européens est d'accompagner le Niger dans la lutte permanente contre le phénomène d'insécurité mais également de lutter contre l'immigration clandestine.

Au cours de ces échanges, le Chef de l'Etat l'a expliqué : on ne peut pas lutter efficacement contre l'immigration sans l'accompagner par des actions de développement susceptibles de retenir ceux qui sont tentés par cette aventure. Au Niger, nous avons une expérience qui a donné des résultats extraordinaires en dépit du non respect des engagements qui ont été pris par les pays qui sont directement concernés par le phénomène, à l'issue du sommet de La Valette. En effet, le Niger a pu réduire le flux de migrations de 150.000 personnes à 5.000 pour l'essentiel avec ses propres ressources. Le plan de La Valette aurait dû être financé par les pays qui sont directement concernés par le phénomène migratoire de l'ordre de 700 à 800 milliards de FCFA ; malheureusement, ce n'était pas le cas et c'est le Niger qui a fait le plus d'efforts sur ses propres moyens. Le Niger a pris des mesures sécuritaires dissuasives ou des mesures législatives ou réglementaires qui ont permis de freiner tous ces flux.
C'est pour ça que le problème a été reposé pour que les Européens concernés par ce problème d'immigration, mais également certains pays d'origine, puissent s'associer pour trouver des solutions véritablement structurelles. Ces solutions structurelles résident dans les investissements et les actions de développement. Pour dissuader quelqu'un de s'engager dans une aventure, il faut lui créer les conditions qui peuvent le retenir. Compte tenu des efforts qu'il a consentis, le Niger est aujourd'hui réputé comme l'un des pays qui a le plus fait en faveur de la lutte contre l'immigration irrégulière.
Il ya aussi une autre dimension de ce problème. C'est la question des passeurs qui perdent leurs activités et donc leurs sources de revenus. Et il n'y a pas qu'eux ; il y a toute une économie induite autour de ce phénomène d'immigration. Donc, il faut bien engager des mesures de reconversion de ceux qui perdent leurs activités pour leur permettre de s'engager dans d'autres activités plus licites et garantir leur survie. Le président de la République a été très clair. Autant le Niger, les pays du G5 Sahel et d'autres partenaires font des efforts, autant également au niveau des bailleurs de fonds, il faut qu'on fasse davantage d'efforts pour que ce phénomène soit véritablement contenu.

D'autres questions ont été abordées au cours de ces échanges. C'est en somme des rencontres très fructueuses pour notre pays, mais ce qu'il faut le plus retenir, c'est l'intention des trois agences du Système des Nations Unies, en l'occurrence le PAM, la FAO et le FIDA, de venir au Niger à un très haut niveau, c'est-à-dire les Directeurs généraux, pour discuter avec les autorités nigériennes et engager ensemble des programmes qui vont structurellement changer la substance de notre coopération actuelle.

Siradji Sanda(onep)

22/06/18

AG/ONU

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