Le Sahel

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Tinni Abdou


coupure-rubanLe Président de la République, Chef de l'Etat, SEM Issoufou Mahamadou a procédé, hier mercredi 20 mars 2019, à l'inauguration de la nouvelle cimenterie de Malbaza, dans la Région de Tahoua. Dénommée "Malbaza Cement Campany" (MCC S.A), cette nouvelle société est exclusivement détenue par des privés nigériens. Elle remplace l'ancienne Société nigérienne de cimenterie (SNC), créée en 1967, avec de grandes ambitions, notamment une production qui pourrait atteindre 650.000 tonnes par an et ainsi résorber le manque criard en ciment que connait notre pays, en plus de créer des centaines d'emplois permanents et des milliers d'autres non permanents.
La cérémonie s'est déroulée dans l'enceinte même de la société (sur le site de l'ancienne SNC), en présence du Gouverneur de la Région de Tahoua, des membres du Gouvernement, ceux du Corps diplomatique, des représentants d'organisations et institutions internationales et sous régionales, des autorités locales du Département de Malbaza et de plusieurs autres invités.
Après avoir visité les installations de ce complexe industriel, le Président de la République, SEM Issoufou Mahamadou, s'est réjoui d'inaugurer cette usine qui permettra de valoriser les matières premières locales dont dispose le pays, tout en créant quelque 400 emplois directs et des milliers d'autres indirects, en plus de produire les 2/3 des besoins en ciment pour le Niger, répondant ainsi à la forte demande. Ce qui va faire chuter le prix du ciment sur le marché.
Auparavant, le Ministre en charge de l'Industrie, M. Malam Zaneidou Amirou a situé le contexte de mise en exploitation de la nouvelle usine, ainsi que son apport inestimable sur le marché nigérien.

Quant au Président Directeur Général de MCC S.A, M. Iddi Ango Ibrahim, après s'être réjoui de la présence du Chef de l'État en ce lieu symbolique de l'histoire économique du Niger, lui qui a accordé toutes les facilités nécessaires à l'émergence de cette usine, il a expliqué que la gestation de sa société s'est faite dans des difficultés aujourd'hui surmontées. M. Iddi Ango Ibrahim a notamment fait cas du combat judiciaire qui a failli emporter le projet. Mais parce que « notre finalité est de mettre sur pied une société viable, notre foi au projet n'a jamais failli. Et grâce au soutien du Président de la République et de tous ceux qui ont cru au
projet, nous avons pu relever tous les défis et aujourd'hui le ciment de Malbaza est d'ores et déjà plébiscité pour sa qualité, sa compétitivité et son label nigérien exclusif », s'est-il réjoui.
Selon lui, «ce complexe est la preuve qu'il est possible pour des entrepreneurs nigériens de conduire de bout en bout un projet industriel et technologique complexe, avec certes l'appui d'une expertise technique extérieure mais sans nécessairement être sous la férule d'un partenaire technique et financier hégémonique ».
prn-3Les responsables des institutions ayant soutenu le projet ont salué le leadership du Président Issoufou Mahamadou dans la conduite et la réussite du Programme de Renaissance. Ce qui a
permis de jeter les bases de développement du Niger mais aussi la concrétisation de ses divers projets à l'exemple de la Malbaza Cement Company. En acceptant de présider cette cérémonie, le Chef de l'État a démontré une fois de plus toute l'importance qu'il accorde au développement du Niger en général et à l'émergence du secteur privé en particulier.
Cette nouvelle usine, note-t-on, est un complexe industriel détenu à 100% par des privés nigériens (personnes physiques et morales). Le capital social de la société est de 4.360.000.000 FCFA. D'une capacité nominale de 540.000 tonnes extensibles à 650.000 tonnes de ciment par an, elle a été financée par un consortium de banques locales, la BOAD et les promoteurs pour un montant de 66 milliards FCFA hors fonds de roulement.
Avec sa mise en exploitation, ce sont quelque 400 personnes qui sont employées dont 325 Nigériens. Sa production, qui a commencé depuis le 28 décembre dernier, va permettre de faire face au besoin en ciment du Niger qui s'approvisionne actuellement à partir de certains pays voisins avec tous les impacts négatifs sur la balance commerciale du pays et sur les recettes douanières.prn-2

Quant aux prix envisagés, ils seront fonction du type de ciment commercialisé avec pour base les conditions intrinsèques liées aux coûts de production d'une part et d'autre part les concurrences actuelles sur le marché, la tonne se vendant actuellement entre 90.000 et 93.000 FCFA.
Au titre des incidences économiques du projet, il y a la valorisation des matières premières locales qui suppose une création de valeur ajoutée additionnelle et une contribution au produit intérieur brut.

Kaïlou Pantcho Maman
AP/p.i/PRN

21/03/19


prn-1"On se rappelle que c'était précisément le 11 juin 2011 que j'avais procédé à la pose de la première pierre de l'usine que nous inaugurons aujourd'hui. Cette usine, d'une capacité nominale de 650 000 tonnes et qui a nécessité un investissement de d'environ 66 milliards FCFA permettra de valoriser les matières premières locales dont dispose notre pays. Elle permettra aussi de créer 400 emplois directs et des milliers emplois indirects. Cette usine permettra également de satisfaire aux 2/3 les besoins en ciment de notre pays, et ceci en substitution aux importations qui se font actuellement. En plus, la cimenterie permettra une augmentation du PIB, de la richesse créée dans notre pays, d'au moins environ un (1) point du PIB, entre 2019 et 2020, ce qui n'est pas rien, une augmentation d'un point du PIB. Cela veut dire que la Malbaza Ciment Company va contribuer à enrichir notre pays.
De manière générale, il faut comprendre que, quand dans un pays on produit et on consomme ce qu'on produit, on s'enrichit. Dans un pays quand on produit et on exporte ce qu'on produit, on s'enrichit. Mais dans un pays, quand on importe, on s'appauvrit. Production et consommation ou exportation de ce qu'on produit, c'est l'enrichissement. Par contre, l'importation est synonyme d'appauvrissement.
Donc je me félicite du démarrage de cette entreprise qui va enrichir notre pays, et je me réjouis davantage de ce que le capital de la société est détenu à près de 95% par des privés nigériens. Cela va donc dans le sens de ce que nous voulons, au niveau du gouvernement, c'est-à-dire l'émergence de capitaines d'industrie.
Le Directeur Général est un exemple, c'est un pionnier, et j'espère qu'il sera suivi par beaucoup d'autres opérateurs économiques nigériens. D'ailleurs, le gouvernement est en train de travailler avec beaucoup d'autres opérateurs économiques pour créer une société de financement, en vue justement de financer des projets d'investissements à long terme.

«Nous avons un chantier devant nous : celui de la modernisation de l'économie, celui du renforcement du secteur secondaire... »

Parce que notre objectif, c'est de restructurer et moderniser notre économie, et je lance un appel aux opérateurs économiques nigériens pour s'inspirer de cet exemple-là et de se mobiliser pour participer à cette bataille de modernisation et de restructuration de l'économie de notre pays. Ce qui veut dire qu'il faut que le secteur industriel prenne de plus en plus du poids dans la structure de notre économie. Aujourd'hui, le secteur secondaire atteint à peine 6% du PIB, avec la mise en exploitation de cette cimenterie, le secteur secondaire va peser un peu plus pour aller autour de 8% du PIB, mais c'est toujours assez faible. Donc nous avons un chantier devant nous : celui de la modernisation de l'économie, celui du renforcement du secteur secondaire afin de moderniser l'économie de notre pays.
Je renouvelle encore mes félicitations aux promoteurs de cette entreprise, je les encourage et je veux qu'ils sachent qu'ils ont le soutien du gouvernement, qu'ils ont le soutien du Président de la République, et on fera tout pour que cette usine, qui est compétitive, puisse satisfaire progressivement la demande en ciment de notre pays. ».

Onep
21/03/19


photo-de-familleLes responsables de l'Hôpital Général de Référence (HGR) de Niamey ont organisé le 19 mars dernier dans l'enceinte dudit établissement une cérémonie d'accueil de la 21ème mission médicale chinoise et du départ de la 20ème. C'était pour leur témoigner toute la reconnaissance du corps médical et particulièrement des plus hautes autorités du Niger. La cérémonie s'est déroulée en présences des responsables du Ministère de la Santé Publique, ceux de l'Ambassade de la République Populaire de Chine au Niger, du Ministère en charge des Affaires Etrangères et de plusieurs invités.
L'Hôpital Général de Référence est le fruit de la coopération entre le Niger et la République Populaire de Chine ; de l'excellence des relations entre les deux peuples unis la coopération multidimensionnelle. Selon le directeur général de l'Hôpital Général de Référence, du démarrage de ses activités le 24 novembre 2017 à ce jour, ce centre hospitalier a réalisé plus de 36 974 consultations dont 3 793 hospitalisations avec un taux global de guérison de 98%. « Ces résultats satisfaisants, ont été obtenus grâce aux efforts conjugués et la parfaite collaboration des équipes nigériennes et chinoises », a-t-il déclaré.
Le médecin militaire, colonel Oumara Mamane a relevé que l'équipe médicale chinoise s'est également illustrée dans la prise en charge médicale, au cours de l'année 2018, de 4087 patients consultés dont 642 patients hospitalisés et 202 interventions chirurgicales. En plus de cette prise en charge, chaque équipe médicale assure la dotation en médicaments et consommables d'une valeur de plus de cent vingt millions de francs CFA au profit de l'Hôpital Général de Référence.
Pour lui, au-delà de l'équipe médicale chinoise, la coopération bilatérale entre les deux pays s'est illustrée également dans le domaine de la formation des agents de l'Hôpital Général de Référence. C'est ainsi que, « deux médecins spécialistes et deux paramédicaux sont actuellement en stage de formation dans le domaine de la cardiologie interventionnelle à Guangshui, depuis novembre 2018, pour une période de six mois. Elle s'est également illustrée par trois missions (03) missions de prise en charge chirurgicale en cardiologie interventionnelle et de neurochirurgie ayant concerné 75 patients. Ces missions sont toujours accompagnées des dons des médicaments et consommables pour le besoin de ces campagnes», a témoigné le premier responsable du centre hospitalier de référence.
Dr Oumara Mamane s'est dit convaincu des résultats satisfaisants obtenus de la coopération tout en présentant ses remerciements et encouragements à l'ensemble de la 20ème mission médicale chinoise et à l'ensemble du personnel de l'Hôpital Général de Référence engagés dans cette noble mission. Il a aussi souhaité la chaleureuse bienvenue à la 21ème mission médicale chinoise, qui espère-t-il continuera à s'investir pleinement dans l'atteinte des objectifs assignés à l'Hôpital Général de Référence.
Les directeurs généraux adjoints sortant et entrant ont exprimé leur souhait pour la consolidation de la coopération médicale et diplomatique entre les deux pays. Le même vœu a été formulé par la représente du Ministre de la Santé Publique, Dr Hamidou Oum Ramatou Ganda, conseillère technique du ministre. Elle a
assuré de l'engagement du département ministériel à créer un cadre optimal de travail pour la réussite de la coopération. Elle a enfin dit que les questions de santé des populations nigériennes constituent une préoccupation des plus hautes autorités du qui ne ménagent aucun effort dans la recherche du bien-être de la population.
La cérémonie a été clôturée par la remise de cadeaux et de certificat de témoignage de satisfaction aux membres de l'équipe de la 20ème mission médicale chinoise.
Seini Seydou Zakaria (onep)
21/03/19


ARMP--DossoL'Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP) a organisé le 19 mars dernier à Dosso, une session de formation des acteurs de la société civile et des médias sur la passation des marchés publics. Les participants ont échangé sur le cadre réglementaire des marchés publics en portant notamment une attention particulière sur le rôle de l'ARMP, les principes de la gestion des marchés publics, le rôle des différents acteurs, les sanctions en matière de marchés publics. La cérémonie d'ouverture de cette formation a été présidée par le gouverneur de la région de Dosso, M. Moussa Ousmane.

Pour le gouverneur de la région de Dosso l'organisation de cette formation traduit toute l'importance qu'accorde l'Agence de Régulation des Marchés Publics au processus de passation des marchés publics et au rôle des acteurs de la société civile et des médias.
Au Niger comme partout ailleurs a souligné le gouverneur de Dosso les fonds publics constituent un volet important de financement des actions de développement économique et social dont la mise en œuvre se fait à travers les marchés publics. M. Moussa Ousmane a demandé aux participants à la formation de s'approprier les principes et les règles qui gouvernent la passation et l'exécution des marchés publics afin d'éviter de tomber dans le sensationnel et les fausses accusations.
Une des missions phares de l'ARMP consiste, a dit en substance M. Moussa Ousmane, à la formation des acteurs impliqués directement ou indirectement dans les marchés publics d'où l'organisation de la présente formation. Le gouverneur de la région de Dosso a notifié que les échanges permettront aux participants d'acquérir les outils nécessaires à l'accomplissement de leur travail de veille.

Mahamane Amadou ANP/Dosso

21/03/19


mgfLe lancement officiel du processus de mise en place d'un fonds durable des campagnes de vaccination au Niger a eu lieu hier à Homeland Hôtel. La campagne est financée par le Millennium Challenge Account Niger à travers l'exécution du Project Régional d'Appui au Pastoralisme au Sahel. C'est le conseiller technique du ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture et de l'Elevage, Dr Bangana Ibrahim qui a procédé au lancement du processus, en présence du Directeur General du Millennium Challenge Account –Niger (MCA,) M. Mahamane Mallam Anou et de plusieurs autres personnalités.

Dr Bangana Ibrahim a relevé l'importance du processus qui vient d'être lancé, car il porte sur des réformes qui, à terme vont créer les conditions d'une stabilité dans le financement des campagnes de vaccination du cheptel Nigérien. Ce financement, a-t-il indiqué a
toujours évolué en dents de scie et totalement dépendants des programmes budgétaires. Le conseiller technique du ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture et de l'Elevage a souligné que l'élevage contribue à 13% dans la formation du Produit Intérieur Brut, occupant ainsi 87% de la population active et fournit 7% des recettes d'exportation du pays. Il a précisé que l'initiative 3N et la Stratégie de Développement Durable de l'Elevage (SDDEL) ont conféré à l'élevage, le rôle moteur de croissance économique du Niger car contribuant régulièrement et substantiellement à la sécurité alimentaire, à la réduction de la pauvreté et à l'amélioration de la balance commerciale. Au regard de ce potentiel du secteur de l'élevage, a-t-il ajouté, le Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage a jugé utile de mettre l'accent sur les programmes d'amélioration de la production animale et de maitrise de la santé du cheptel.
Ainsi, depuis l'avènement des autorités de la 7eme République, la vaccination contre les maladies majeures du bétail est gratuite et est financée par l'Etat et ses partenaires financiers a-t-il rappelé.
Il a en outre affirmé que la contribution du MCA-Niger est double et se matérialise non seulement par le financement des campagnes de vaccination de 2019 à 2022, mais aussi et surtout par l'accompagnement du pays dans la mise en place d'un fond de financement durable des campagnes de vaccination. C'est ainsi que le ministère de tutelle a pris un arrêté portant création du comité technique de suivi du processus de mise en place d'un fonds de financement des campagnes de vaccination a-t-il indiqué. « La mission de ce comité vise l'atteinte des taux de couverture vaccinale qui sont indispensables pour que le Niger soit en adéquation avec les Accords sur l'Application des Mesures Sanitaires et Phytosanitaire de l'Organisation Mondiale et du Commerce et de l'organisation mondiale de la santé animale», a-t-il dit.
Par ailleurs, le Directeur General du Millennium Challenge Account –Niger (MCA), M. Mahamane Mallam Anou a rappelé que ce programme est le fruit de la coopération entre le Niger et les Etats Unis d'Amérique avec comme objectif la réduction de la pauvreté par la croissance économique en mettant en œuvre le Programme Compact qui est composé de deux importants projets à savoir : le Projet d'Irrigation et d'Accès aux marchés et celui des Communautés Résilientes au Climat (CRC). Selon M. Mahamane Mallam Anou, le CRC interviendra à travers deux activités agricoles qui sont le Projet de l'Agriculture Résiliente au Climat (CRA) et le projet régional d'Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS). « La recherche de la durabilité de ces actions agricoles a amené MCA-Niger, singulièrement sur la question pastorale, à initier en rapport avec le Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, une étude en vue de mettre en place un fonds durable de vaccination du cheptel » a-t-il- souligné.
M. Mahamane a expliqué que la nécessité d'un tel fonds n'est plus à démontrer car le cheptel du Niger reste toujours exposé à des pathologies de toute sorte et chaque année le financement de la campagne de vaccination, est un casse –tête chinois qui demeure suspendu au bon vouloir des partenaires techniques et financiers a-t-il – ajouté. «Le Niger reste un pays d'élevage dont les produits constituent sa première ressource pour lutter contre la pauvreté et accroitre la croissance économique », a relevé Mahamane Mallam Anou. C'est pourquoi, a-t-il soutenu, «c'est un devoir moral d'investir pour l'avènement d'un fond durable de vaccination du cheptel national».
M. Mahamane a par la suite réitéré toute sa gratitude et ses vifs remerciements au gouvernement américain pour son intervention au Niger à travers le Millennium challenge Corporation (MCC), le bailleur de MCA-Niger. Pour la campagne de vaccination de cette année, le MCA a déboursé 2.529.100 dollars US, soit près d' 1 milliard et demi de FCFA, pour plus de 26 millions de doses de vaccins, a-t-il précisé.
Issoufou Adamou Oumar

21/03/19


lors-des-changes--la-chambre-de-commerce--Une délégation marocaine conduite par le vice-président du Conseil Régional de Marrakech Safi, M. Mouhib Touahimi, est depuis le 18 mars dernier dans région d'Agadez pour une visite de travail. Le principal objectif de cette visite est le renforcement des capacités des élus et des cadres territoriaux et également le développement de la coopération décentralisée.

Le déplacement de la délégation marocaine s'inscrit dans le cadre d'une convention de partenariat qui lie le Conseil Régional d'Agadez et celui de Marrakech Safi. Les deux délégations ont eu le 18 mars dernier une séance de travail dans la salle de réunion du Conseil Régional. Le président du Conseil Régional d'Agadez, M. Mohamed Anako a salué cette initiative qui, a-t-il dit va permettre aux deux délégations d'établir un plan d'action qui doit certainement dégager les différents axes de coopération entre les deux régions. Cette rencontre sera selon M. Mohamed Anako mise à profit pour faire part à leurs hôtes de tous les traits touristiques de la région d'Agadez.
Pour sa part, la secrétaire générale adjointe du Gouvernorat d'Agadez, Hadjia Alzouma Mahamane Delley a salué cette coopération entre le Niger et le Maroc en général et entre Marrakech et certaines régions du pays en particulier. Elle a remercié au nom des plus hautes autorités du Niger, le roi Mohamed VI du Maroc qui fait de la coopération sud-sud ses priorités. La secrétaire générale adjointe du Gouvernorat d'Agadez a également invité les acteurs impliqués au niveau de différents secteurs à mettre cette rencontre à profit pour échanger afin de pouvoir tirer le maximum de profit.
Quant à M. Mouhib Touahini, vice-président du Conseil Régional du Marrakech Safi, au royaume du Maroc, il a expliqué l'objectif de leur présence dans la région d'Agadez qui, a-t-il dit, s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la disposition de la convention de partenariat qui lie les deux institutions. « Nous accordons un intérêt particulier au partenariat avec le Niger conformément aux instructions de sa majesté le roi Mohamed Six qui accorde un intérêt particulier aux partenariats sud-sud » a-t-il soutenu.
Les deux délégations ont effectué 19 mars une série de visites. Ils ont été au Lycée professionnel de l'hôtellerie et du Tourisme, situé à Azal, environ 7 kilomètres de la ville d'Agadez ; à la Fédération Régionale des Unions des Coopératives d'Agadez ; au marché des bétails ; au village artisanal et à la direction régionale de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Niger. La délégation marocaine compte apporter sa modeste contribution pour le bon fonctionnement de ces structures ainsi que d'autres sites de la région d'Agadez.
Aïchatou Hamma Wakasso
ONEP Agadez
21/03/19



prn-1Le Président de la République, Chef de l'État, SEM. Issoufou Mahamadou, a quitté Niamey, hier mardi 19 mars 2019, à destination de Tahoua où il procède, aujourd'hui mercredi 20 mars 2019, à l'inauguration officielle de la nouvelle cimenterie de Malbaza dénommée ''Malbaza Ciment Campany'' (MCC S.A).
D'un coût de 48 milliards de FCFA, ce nouveau complexe industriel est le fruit des investissements des privés nigériens. La Cimenterie de Malbaza aura un effectif de 347 employés, dont 276 nigériens, auxquels s'ajoutent des emplois indirects (approvisionnement en gypse, transport avec un besoin de 50 à 60 camions par jour).
Comme le rappelle une dépêche de l'Agence Nigérienne de Presse (ANP), la société Malbaza Ciment Campany (MCC S.A) ex (SNC, société nigérienne de cimenterie), a lancé les activités de sa nouvelle usine de production de ciment 100% nigérien, devenant ainsi le premier complexe industriel privé nigérien, selon ses promoteurs. L'usine dont la capacité de production annuelle est de plus de 650.000 tonnes avait sorti sa première tonne le 28 décembre dernier.
La même source souligne que «la société Malbaza Ciment Campany, va couvrir désormais 80% du marché domestique, ce qui va réduire les importations massives de ce produit dans le cadre des grands travaux en cours au Niger ».
''Le passage à la phase opérationnelle de cette usine a été rendu possible grâce aux efforts des autorités de la 7ème République, et à ceux des investisseurs nigériens qui ont relevé tous les défis Financiers, Technologiques, et Humains inhérents à un tel projet", estime-t-on au ministère de l'industrie cité par l'ANP.
A. Soumana(onep)
20/03/19


Ministre-Kalla-HankouraouLe Niger se joint à la Communauté Francophone pour commémorer aujourd'hui 20 mars le 49ème anniversaire de la Francophonie. A la veille de la Journée Internationale de la Francophonie (JIF 2019), le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration africaine et des Nigériens à l'extérieur, également Président de la Commission Nationale de la Francophonie, M. Kalla Ankouraou a livré un message dans lequel il a loué les valeurs de cette organisation mais aussi le lien de coopération dont elle est base entre les pays partageant la langue française.

« Au Niger, berceau de la Francophonie Institutionnelle, c'est toujours un honneur et une fierté renouvelée de célébrer la Journée Internationale de la Francophonie, un évènement de haute portée historique et symbolique», a déclaré M. Kalla Ankouraou. Créée autour de la langue française et conçue pour promouvoir la coopération technique et culturelle entre les vingt un (21) pays ayant signé sa charte fondatrice ici même à Niamey, la communauté francophone, au fil du temps, a considérablement
fortifié son statut, agrandi son espace et augmenté remarquablement ses ambitions, a-t-il souligné.
En 2005, a rappelé M. Kalla Ankouraou, la Francophonie est devenue une Institution politique avec la création en son sein d'un poste de secrétariat général. Aujourd'hui, l'institution compte 88 Etats et gouvernements membres et intervient dans des domaines aussi multiples que variés, dont entres autres la promotion de la langue française et la diversité culturelle et linguistique, la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l'homme, l'éducation et la formation, le développement durable et la solidarité, la culture numérique, la promotion de la jeunesse et l'Egalité du genre.
Le ministre Kalla Ankouraou a relevé que « le 20 mars est une belle occasion et un devoir de mémoire pour rendre un Hommage bien mérité à un illustre fils du Niger, le Président Diori Hamani et ses compagnons, mais aussi pour nous approprier les valeurs combien positives et précieuses de l'héritage qu'ils nous ont légué et qu'il nous faut partager aussi avec notre jeune génération». Les pères fondateurs de cette organisation commune sont les Présidents Diori HAMANI, Léopold Sédar SENGHOR, Habib BOURGUIBA et sa Majesté Norodom SIHANOUK qui ont fait preuve d'un engagement résolu pour aboutir, en dépit d'innombrables obstacles, à la création d'une organisation consacrée à la francophonie, a-t-il ajouté.
«Pour nous Francophones, ces illustres pionniers demeurent toujours dans nos pensées. La flamme ardente et vivace de leur vision nous éclaire tous les 20 mars et continue de nous accompagner tout le long de l'année », a dit M. Kalla Ankouraou, réaffirmant également l'attachement du Niger à cette Communauté ainsi que son engagement à soutenir et promouvoir toutes ses valeurs et ses idéaux.
Evoquant le XVIIème Sommet de la francophonie qui a eu lieu les 11 et 12 octobre 2018 à Erevan en Arménie, le ministre Kalla Ankouraou a rappelé l'élection d'une nouvelle Secrétaire générale, Mme Louise MUSHIKIWABO, que le soutien unanime et solidaire des pays Africains a porté à la tête de cette Organisation née en Afrique. Il a ajouté que le Sommet d'Erevan a procédé aussi à l'adoption d'un nouveau cadre stratégique quinquennal, qui fixe la coopération multilatérale francophone.
Avec l'adoption de la «Stratégie pour l'égalité entre les femmes et les hommes, des droits et de l'autonomisation des femmes et des filles», la Francophonie s'est engagée résolument en faveur de la réduction des inégalités dans l'accès des filles à l'éducation et dans la réussite scolaire, a estimé le ministre Kalla Ankouraou. Aussi, il a salué l'exemplarité de la coopération du Niger avec l'OIF.
Pour ce qui est de la situation de la langue française, il a indiqué qu'elle s'est considérablement améliorée. « Plus de 300 millions de personnes parlent aujourd'hui le français dans le monde et fêtent avec « nous le thème de la JIF 2019 : ''En français ... s'il vous plait'' », a-t-il relevé.
«Nous célébrons la langue Française, pour renforcer d'avantage ce trait d'union de notre grande famille Francophone ainsi que notre diversité culturelle et linguistique », a expliqué le ministre Kalla Ankouraou.
Plusieurs manifestations sont organisées au Niger par la Commission Nationale de la Francophonie, l'Ambassade de France et les Ambassades francophones accréditées au Niger à l'occasion de cette journée. Ce qui, selon M. Kalla Ankouraou témoigne d'un engagement à pérenniser cette volonté, historiquement confirmée, du Niger à œuvrer pour le rayonnement de la Francophonie.
L'année prochaine, à cette même date, la Francophonie fêtera ses 50 ans d'existence, a-t-il fait remarquer.

Mamane Abdoulaye(onep)
20/03/19


ccfnA l'occasion de la Semaine de la Langue Française et de la Francophonie, le CCFN-Jean Rouch de Niamey a organisé, hier matin, une conférence-débat placée sous le thème, « les nouveaux médias francophones ». Elle a été animée par trois personnalités du monde des médias, à savoir M. Ziad Maalouf,s ancien journaliste de RFI et spécialiste des nouveaux médias, M. Assane Soumana, Directeur de Rédaction et Centre Régionaux de l'Office National d'Edition et de Presse (ONEP), éditeur des journaux « Le Sahel'' et ''Sahel Dimanche'', et M. Touré Idrissa, Directeur des Etudes de l'IFTIC. La conférence a vu la participation de plusieurs journalistes des médias nigériens, des élèves de l'Institut de Formation en Technique de l'Information et de la Communication et ceux du Lycée la Fontaine de Niamey.
La conférence débat a été précédée de plusieurs interventions marquant le lancement des activités de la Semaine de la Langue Française et de la Francophonie. Il s'agit du discours de lancement prononcé par Mme Amina Djibo Diallo, Secrétaire Général de la Commission Nationale de la Francophonie pour le Niger, de l'intervention de l'Ambassadeur du Canada au Niger avec résidence au Mali, SE Louis Verret, celle du 1er Conseiller de l'Ambassade de France au Niger, M. Yves Nanville, ainsi que le mot de bienvenue du Directeur Général, du CCFN Jean Rouch de Niamey, M. Olivier Lange.
Les différents intervenants ont rappelé la place qu'occupe la langue française à travers le monde. Cinquième langue parlée, quatrième langue de l'internet et 3ème langue d'affaires, le français est, selon ces personnalités, un vecteur d'unité au sein de la communauté francophone. Cette langue fait aussi face à plusieurs défis dont celui de son développement, notamment en ce qui concerne le respect de la syntaxe en cette ère de l'internet (les réseaux sociaux).
« Le français, avec près de 300 millions de locuteurs en 2019 (700 millions dans 40 ans !) dispose en effet de tous les atouts pour contribuer à l'affirmation de ce modèle à l'échelle de la planète », a dit le 1er Conseiller de l'Ambassade de France au Niger.
La francophonie, cet espace qui unit l'ensemble des pays qui ont le français en partage, est un vecteur de paix, de cohésion sociale, de la culture et de la diversité ethnique et linguistique. La célébration de cette semaine permet de rappeler le rôle important de la francophonie en faveur de la paix, de la démocratie, du respect des droits de la personne et du développement durable. « La Francophonie est ce formidable trait d'union qui nous permet de nous comprendre, de nous entendre, de nous écouter et de dialoguer », a pour sa part soutenu le Directeur Général du CCFN.
L'Ambassadeur du Canada au Niger et le 1er Conseiller de l'Ambassade de France au Niger ont tous réaffirmé l'attachement de leurs pays respectifs à la francophonie et à ces valeurs. Ils ont rappelé également les liens historiques, de fraternité, d'amitié et de coopération qui unissent leurs pays et le Niger.
Appréciant le thème de la conférence-débat, à savoir « les nouveaux médias francophones », l'ensemble des intervenants ont relevé sa pertinence dans un contexte dominé par la montée en puissance des nouveaux médias grâce à l'internet. « Aujourd'hui, nous vivons dans l'ère de la communication, et les nouvelles technologies bouleversent le quotidien des populations », a souligné l'Ambassadeur du Canada.
Des échanges enrichissants sur l'impact des nouveaux médias
Co-animée par M. Ziad Maalouf, M. Assane Soumana et M. Touré Idrissa, la conférence leur a donné l'occasion d'entretenir les participants sur les enjeux et défis des nouveaux médias francophones. Pendant près de 3 heures d'horloge, les panelistes ont édifié les participants sur les sujets aussi intéressants que les questions de l'éthique de l'information digitale marquée par la montée du phénomène des fake-news par le biais des réseaux sociaux, le rôle des médias institutionnels face à l'affluence de l'information digitale, l'impact du numérique sur la pratique du métier de journaliste, ainsi que sur la langue française, mais sur l'évolution de la formation aux métiers du journalisme, etc.
Les échanges ont permis d'aborder les difficultés auxquelles font face les médias traditionnels (la presse écrite et l'audio-visuelle), dans l'espace francophone du fait du développement rapide de l'internet. Aujourd'hui, les informations vont vite et elles sont disponibles presque à temps réel sur les téléphones intelligents, sur les tablettes ou encore sur les ordinateurs, en permanence.
Dans l'espace francophone l'enjeu important relevé par les trois conférenciers porte sur la bataille pour la survie et la préservation de la crédibilité des médias traditionnels, qui sont non seulement les vecteurs de la langue française et de sa vitalité, mais aussi vecteur d'une information utile et fiable.
Pour les conférenciers, les médias francophones doivent prendre leur place et s'affirmer dans cet espace médiatique nouveau. Déjà plusieurs réseaux, comme TV5 Monde, FRI, France 24 et bien d'autres font des gros efforts dans ce sens dans un espace concurrentiel avec les médias anglophones.
Ali Maman(onep)
20/03/19


popA l'instar de la Communauté Internationale, le Niger célèbre ce 20 mars, la Journée Internationale du Travail Social. A cette occasion, la ministre de la Population, Mme Amadou Aïssata Issa Maïga, a livré hier un message. Déclinant la signification du Travail Social, elle a indiqué que c'est une pratique professionnelle, une discipline qui promeut le changement, le développement social, la cohésion sociale, les capacités d'action et l'émancipation individuelle.
La commémoration de cette journée a, selon la ministre, pour mission de rendre visible les réalisations du travail social, de faire ressortir l'importance des services sociaux dans l'avenir des sociétés humaines, de défendre la justice sociale et les droits humains. Mme Amadou Aïssata Issa Maïga, a ajouté que depuis son institution, cette Journée poursuit plusieurs objectifs dont : le renforcement de la coopération, le partenariat, les contacts existants ou en établir de nouveaux avec les organisations des Nations Unies et des ONG internationales la diffusion des connaissances sur le travail
social, ses valeurs, ses principes et ses méthodes, auprès des organisations des Nations Unies et d'ONG internationales, la mise en lumière des actions et des politiques dans la poursuite d'objectifs communs. «Le thème retenu pour cette édition est d'autant plus pertinent que les multiples discriminations exercées à l'encontre des femmes ont pour conséquences l'accroissement de la prévalence de maladies mentales, psychologiques ou psychiques, entravant ainsi la qualité de la vie en société. Cette situation freine la pleine jouissance des droits garantis par les conventions des droits humains, la participation à toutes les sphères sociopolitiques et économiques, l'accès aux ressources publiques », a-t-elle indiqué.

La ministre a par ailleurs regretté le fait que malgré les multiples efforts déployés par les Etats, les associations des professionnels du travail social et les organisations de la société civile, la situation demeure alarmante. Elle a estimé qu'à ce niveau, le travail social joue un rôle important dans la lutte contre les discriminations liées au genre et à la sexualité et que la célébration de la JITS s'inscrit dans cette optique et lance un signal fort sur la nécessité de redoubler d'efforts afin de lutter contre les inégalités liées au genre et de garantir la pleine jouissance des droits humains. Abordant le cas précis du Niger, la ministre Amadou Aïssata Issa Maïga a rappelé que l'histoire des services sociaux remonte aux années 1958 où le 1er centre social a été créé. «Conscient de l'importance de cette profession, l'Etat a eu à créer plusieurs services sociaux, à la santé, au niveau de l'Education, à la Justice, dans les centres pénitentiaires etc. Les services sociaux couvrent même le secteur privé où ils existent actuellement. Cela pour mieux répondre à la demande sociale, inhérente aux organisations humaines », a déclaré la ministre. Le taux de dépendance est quatre (4) fois plus important que la norme (EDSN 2012), a-t-elle relevé. Ce qui se traduit par une forte proportion de groupes vulnérables au sein de la population. « C'est eu égard à tout ce qui précède que le Ministère de la Population a été créé avec entre autres missions de contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations en général et des groupes vulnérables en particulier», a-t-elle souligné. La Politique Nationale de Protection Sociale adoptée en septembre 2011, fait mention du travail social en apportant une définition assez précise des services sociaux, cadres de travail réservés aux travailleurs sociaux, a expliqué la ministre. « En effet, les services sociaux sont créés en faveur des groupes marginalisés qui ont besoin de soins particuliers ou qui se voient refuser l'accès aux services sociaux de base à cause de leurs caractéristiques sociales spécifiques », a ajouté Mme Aïssata Issa Maïga. Elle a ensuite indiqué qu'aucun pays au monde ne peut amorcer un développement équitable sans une réduction considérable de la vulnérabilité. « C'est dans cette optique qu' en tant que Ministère de tutelle des groupes vulnérables, nous faisons appel à tous ceux qui œuvrent pour le bien-être des populations, en général et des groupes vulnérables en particulier à plus de synergie, plus de solidarité et d'entraide, gage d'un développement social bénéfique au profit de tous», a lancé la ministre Aïssata Issa Maïga.
Mahamadou Diallo(onep)
20/03/19

AG/ONU

Editorial

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lundi 17 décembre 2018

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