Le Sahel

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Tinni Abdou



Intervention-PRN-au-forum-de-ParisQuelque 70 Chefs d'Etat et de Gouvernement, dont le Président Issoufou Mahamadou ainsi que les dirigeants des Organisations Internationales ont participé le dimanche 11 novembre 2018, au premier Forum de la Paix à la Grande Halle de La Villette (XIXe arrondissement de Paris). Ce forum, organisé à l'initiative de la France, à l'occasion de la commémoration du centenaire de l'Armistice de la Première Guerre Mondiale, a été axé sur la paix et le multilatéralisme. Il a été marqué par plusieurs discours notamment ceux du Président français Emmanuel Macron, de la Chancelière allemande, Angela Merkel, du Secrétaire Général de l'ONU, António Guterres, et du Président de la République Issoufou Mahamadou.
Dans son intervention lors de ce forum, le Président de la République Issoufou Mahamadou a d'abord remercié le Président Emmanuel Macron « pour avoir bien voulu honorer le Niger, en nous associant à la commémoration du centenaire de l'armistice du 11 Novembre 1918.». Le Chef de l'Etat a également salué «l'opportunité et la pertinence de l'organisation d'un forum sur la paix et la sécurité en marge de cet important évènement.». Evoquant la situation internationale «devenue très complexe», le Président Issoufou Mahamadou a dit que «tout doit être mis en œuvre pour éviter que la lutte contre le terrorisme soit perçue comme un choc entre civilisations».
En dépit de la demande pressante des pays membres du G5-Sahel, «nous n'arrivons pas à mobiliser la solidarité internationale en vue d'un soutien multilatéral durable à la force conjointe mise en place pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé », a-t-il noté. Il faut noter que le Chef de l'Etat est accompagné, dans ce déplacement, de la Première Dame Dr. Lalla Malika Issoufou, M. Ouhoumoudou Mahamadou, Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Kalla Ankouraou, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur et M. Kalla Moutari, Ministre de la Défense Nationale. (Lire, en page 3, l'intégralité de l'allocution du Président de la République à l'occasion du Premier Forum de Paris pour la Paix.)

Abdourahmane Alilou AP/PRN

13/11/18


Intervention-PRN-au-forum-de-ParisMesdames et Messieurs,
Permettez-moi de remercier le Président Emmanuel Macron pour avoir bien voulu honorer le Niger, en nous associant à la célébration du centenaire de l'armistice du 11 Novembre qui avait mis fin à la première guerre mondiale.
Permettez- moi également de saluer l'opportunité et la pertinence de l'organisation d'un forum sur la paix et la sécurité en marge de cet important évènement. En effet, on ne peut trouver meilleure occasion pour discuter d'un tel thème que cette première guerre totale de l'histoire dans laquelle les belligérants se sont affrontés avec des armes nouvelles, dans les airs, sur terre, sur et sous les mers. Les conséquences de cette guerre sur le plan humain (des millions de morts et de blessés), sur le plan matériel et sur le plan financier (ruine et endettement des belligérants) ont été catastrophiques avec à la clé le déclin de tous les belligérants. Comme d'autres guerres avant elles, cette guerre n'a pas amené l'humanité à comprendre et à conclure définitivement que la paix est généralement toujours plus avantageuse que la guerre. Je suis convaincu que même les progrès scientifiques et techniques que certains conflits ont pu permettre auraient été réalisés par l'humanité dans la paix comme beaucoup d'exemples le prouvent. Non seulement une telle leçon n'a pas été tirée mais une autre guerre en a été une des conséquences : la seconde guerre mondiale, conflit le plus meurtrier et le plus destructeur de l'histoire de l'humanité.
Mesdames et Messieurs,
La guerre, dit-on, est la poursuite de la politique (au sens large) par d'autres moyens. En effet, l'histoire de toutes les guerres confirme qu'elles ont toujours été entreprises pour des raisons politique, économique, sociale ou culturelle notamment religieuse. Or ces causes sont permanentes au sein des sociétés ou dans les relations internationales. Par conséquent, pour conjurer les guerres, il faut des institutions étatiques et internationales capables d'imposer la paix et d'assurer la sécurité. C'est certainement pour cette raison qu'à la fin du second conflit mondial, ont été mises en place l'Organisation des Nations-Unies et les institutions de Bretton Woods pour assurer la stabilité et la croissance économiques mondiales d'une part, la paix et la sécurité collectives d'autre part.
Aujourd'hui, nous faisons face à des situations nouvelles : en effet, depuis 1945, des nations nouvellement indépendantes sont nées, la guerre froide qui opposait deux supers-puissances est terminée depuis bientôt trente (30) ans, avec l'apparition de nouvelles puissances (y compris nucléaires) et de pays émergents, le monde est devenu plus multipolaire, le monde connaît une nouvelle révolution industrielle, celle des nouvelles technologies de l'information et de la communication, notre planète est de plus en plus menacée par les conséquences du changement climatique, le défi démographique et les phénomènes migratoires deviennent préoccupants, le conflit israélo-palestinien s'enlise chaque jour davantage, de nouveaux acteurs non étatiques apparaissent désormais dans les conflits qui deviennent de plus en plus asymétriques notamment dans le cas du terrorisme. Par ailleurs, depuis 1945, le monde est devenu plus riche mais les inégalités sont devenues plus fortes : inégalités plus fortes entre pays pauvres et pays riches qui, avec 16% de la population mondiale, disposent de 70% de la richesse mondiale ; inégalités plus fortes à l'intérieur des pays : en Afrique subsaharienne,prn-2 les 10% les plus riches possèdent 54% de la richesse nationale ; les 10% de la planète les plus riches possèderaient 83% de la richesse mondiale tandis que les 62 personnes les plus riches posséderaient l'équivalent du revenu des 3,6 milliards les plus pauvres. Il semble que pendant les 40 dernières années, les 1% les plus riches ont profité deux fois plus de la croissance des revenus que les 50% les plus pauvres. On note aussi que 11% de la population mondiale n'ont pas accès à l'eau potable, une personne sur 7 n'a pas accès à l'électricité, que 800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation et que dans les pays pauvres, un enfant a une chance sur 6 de mourir avant l'âge de 5 ans contre une chance sur 165 dans les pays riches. Quand on ajoute à toutes ces statistiques les flux financiers illicites et les capitaux spéculatifs qui circulent dans le monde, nous sommes loin du monde juste et humain que nous voulons.
Mesdames et Messieurs,
Comme nous venons de le voir la situation internationale est devenue très complexe. En particulier tout doit être mis en œuvre pour éviter que la lutte contre le terrorisme soit perçue comme un choc entre civilisations. Huntington a écrit : « les grandes causes de division de l'humanité et les principales sources de conflits seront culturelles. Le choc des civilisations dominera la politique mondiale. Les lignes de fracture entre civilisations seront les lignes de front de l'avenir. ». J'espère qu'il n'en sera pas ainsi. Je fonde l'espoir que pour assurer la paix et la sécurité collectives, pour surmonter les défis qui se posent aujourd'hui à l'humanité, les institutions internationales mises en place en 1945 vont être réformées, sinon même refondées parce qu'elles ne sont plus adaptées aux réalités mondiales actuelles. Elles présentent, en effet, des faiblesses amplifiées, par ailleurs par le recul du multilatéralisme et le retour au protectionnisme. Au Sahel nous en faisons aujourd'hui les frais car, en dépit de la demande pressante des pays membres du G5-Sahel, nous n'arrivons pas à mobiliser la solidarité internationale en vue d'un soutien multilatéral durable à la force conjointe mise en place pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé. Pourtant, c'est bien le Conseil de sécurité qui a pris la décision d'intervenir en Libye, ce qui a abouti non seulement à créer une situation de chaos dans ce pays mais aussi à amplifier toutes les menaces auxquelles le Sahel et le bassin du lac Tchad sont confrontés. Aussi, le présent forum sur la paix et la sécurité est-il la tribune idéale pour rappeler à la communauté internationale ses devoirs de solidarité vis-à-vis du Sahel dont les Etats investissent des ressources financières sans rapport avec leur capacité budgétaire pour assurer la paix et la sécurité, ce bien public mondial, face à des menaces sans frontière.
Mesdames et Messieurs,
Que le Sahel ne bénéficie pas pleinement de la solidarité internationale, cela n'est pas dû seulement au recul du multilatéralisme. En vérité, comme nous l'avons déjà dit, les Nations-Unies doivent être réformées. Plus précisément, afin de rendre la gouvernance politique mondiale plus démocratique, le Conseil de sécurité doit être élargi et les prérogatives de l'Assemblée générale renforcées. Le chaos créé en Libye me renforce dans cette conviction de la même façon que l'accroissement des inégalités dans le monde et le défi migratoire me renforcent dans la conviction que le monde a besoin d'une gouvernance économique plus juste. Cela implique la réforme des institutions de Bretton Woods, c'est-à-dire le FMI et la Banque mondiale, sans oublier l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de renouveler mes chaleureuses félicitations au Président Emmanuel Macron pour la parfaite organisation de la célébration du centenaire de l'armistice du 11 Novembre mettant fin à la première guerre mondiale et la parfaite organisation du présent forum. Permettez-moi de rappeler que la science démontre et l'expérience historique confirme que la rivalité et la violence sont inscrites dans les gènes de l'homme. Par conséquent, il faut des institutions démocratiques fortes au niveau national comme au niveau international pour imposer la paix et la sécurité dans le monde. Permettez- moi enfin de finir ce plaidoyer par ce mot de Nelson Mandela : « personne ne pourra se reposer en paix tant que des gens seront courbés par le poids de la faim, des maladies, du manque d'éducation, et tant que des millions d'autres personnes à travers le monde vivront dans l'insécurité et la crainte quotidienne.»
Je vous remercie.
13/11/18


ouvertureLes activités entrant dans le cadre de la 11ème édition de la Semaine mondiale de l'Entreprenariat ont été lancées hier matin au Palais des Sports de Niamey sous le patronage du Premier Ministre, Chef du Gouvernement SE Brigi Rafini. Des activités qui visent à explorer les opportunités et à identifier les obstacles auxquels sont confrontés les jeunes entrepreneurs afin de leur trouver des solutions idoines à travers des échanges et des partages d'expériences. Au Niger, la célébration de cette semaine est placée sous le thème «Jeunes Entrepreneurs et Agrobusiness ». Pour conforter le combat de ces acteurs économiques qui œuvrent inlassablement dans le développement du pays, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement SE Brigi Rafini a visité les stands du Forum de l'Entreprenariat des jeunes initiés par le Ministère de tutelle. Une cinquantaine d'acteurs sont venus exposer ce qu'ils font dans le domaine notamment de l'agro-alimentaire, de la bijouterie, de la parfumerie, de la cosmétique, de la construction et de l'apprentissage du savoir à travers des grandes écoles et instituts dont l'Institut de Formation aux Techniques de l'Information de la Communication (IFTIC).
Les membres du
Gouvernement, les opérateurs économiques, les jeunes entrepreneurs ont répondu massivement présent pour soutenir cette cause noble, celle de voir les jeunes diplômés ou non participer activement à la transformation économique du Niger grâce à l'entreprenariat. Des animations musicales, des sketches dédiés à l'activité entrepreneuriale ont marqué les temps forts de cette cérémonie d'ouverture devant une foule immense acquise à la cause. Après les allocutions d'ouverture, le Ministre de l'Entreprenariat des Jeunes M. Ibrahim Issifi Sadou et son homologue du Commerce et de la Promotion du secteur privé M. Sadou Seydou ont procédé à la coupure du ruban inaugural invitant le public à visiter les stands d'expositions.
Répondant à une question des journalistes de l'IFTIC qui ont dressé un plateau à cet effet, le Premier ministre, Chef du gouvernement SE Brigi Rafini, a souligné les efforts entrepris par son Gouvernement au profit des jeunes notamment par la mise en place de véritables opportunités de création d'entreprises innovantes pour les jeunes. « Venir assister et observer c'est une façon de vous accompagner, de vous motiver à avoir des activités dans tous les domaines. Nous sommes en train de récolter les fruits de toutes les initiatives de ces jeunes; cette génération s'active dans toutes les filières et cela est encourageant » a-t-il dit. Le Chef du gouvernement a salué le rôle important joué par l'Institut de Formation aux Techniques de l'Information et de la Communication (IFTIC) dans la formation des jeunes aux métiers de la communication.
Pour lui le thème retenu pour cette édition est plein de sens car la construction du Niger est dans les mains des jeunes. « Il faut entreprendre pour être à la hauteur des enjeux » dit-il, car ajoute le chef du gouvernement, les attentes sont fortes. Attirant l'attention des jeunes sur les priorités dans le secteur de l'Agriculture, principal levier de l'économie nigérienne, le Premier ministre a demandé aux jeunes de travailler et d'entreprendre. «Il ne s'agit pas d'être des commis, il s'agit d'aller sur le terrain de la production ; le Niger doit se construire seulement avec des Nigériens. Pour cela, ils doivent être des grands producteurs. A travers notre politique en matière de sécurité alimentaire, nous pensons et nous en sommes sûrs que les jeunes Nigériens peuvent nourrir les Nigériens» a déclaré SE. Brigi Rafini avant d'inviter les jeunes à se lancer dans le domaine entrepreneurial pour que notre pays puisse booster sa production et sa croissance économique.
Le Ministre de l'Entreprenariat des jeunes M. Ibrahim Issifi Sadou a, en livrant ses impressions à la fin de la visite des stands, loué les actions des plus hautes autorités de ce pays pour avoir fait de l'entreprenariat des jeunes et de la résolution des problèmes du chômage, une de leurs priorités. « Nous avons tout un dispositif pour créer un environnement favorable pour la création d'entreprises. Nous avons la maison de l'entreprise, l'Agence Nigérienne pour la Société de l'Information (ANSI), le Centre Incubateur des Petites et Moyennes Entreprises du Niger (CIPMEN) et bien d'autres qui soutiennent les jeunes porteurs de projets et qui renforcent les capacités des jeunes entrepreneurs dans plusieurs domaines » a-t-il souligné. La célébration de la Semaine mondiale de l'Entreprenariat, a-t-il dit, a pour objectif d'accompagner la promotion de l'entreprenariat et contribuer à l'amélioration du climat des affaires. Le Ministre Issifi a réaffirmé la disponibilité du Gouvernement à appuyer les jeunes porteurs des projets, appelant tous les jeunes à s'investir pleinement dans l'activité entrepreneuriale.
Le Président de l'Association Nigérienne des Jeunes Entrepreneurs M. Kané
Kadaouré Habibou a félicité et encouragé les organisateurs de cet évènement combien important pour les jeunes. Il a magnifié les progrès réalisés par le Gouvernement à travers le Ministère de l'Entreprenariat des Jeunes avant de relever la qualité des
rapports qu'entretient le secteur privé avec l'administration publique dans l'optique d'améliorer les indicateurs de performance économique de notre pays. Cette Association est un cadre fédérateur des énergies entrepreneuriales jeunes au Niger, à travers laquelle, les jeunes sont résolument engagés, organisés et mobilisés autour de la cause.
«Ces jeunes, a-t-il expliqué, portent désormais des entreprises formelles, innovantes et compétitives sur le marché national et international. Ils animent le secteur privé national, ils représentent et défendent valablement le pays lors des rencontres internationales orientées sur les questions du secteur privé souvent à leurs frais et au sacrifice d'un excellent plan de carrière mérité au seul profit des initiatives privées» a soutenu M. Kané Kadaouré Habibou. Le président de l'Association des jeunes entrepreneurs a, tout en saluant les efforts entrepris dans ce sens, souligné quelques problèmes persistants. Il a cité, entre autres problèmes, les difficultés d'accès aux financements pour les jeunes entrepreneurs, les taux d'intérêt très élevés dans les établissements de crédit, l'accès difficile à la commande publique à cause essentiellement des critères exigés, les impressions fiscales inappropriées.
Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
13/11/18


remiseLa ministre de la Défense de la République Fédérale d'Allemagne, Mme Ursula Von Der Leyen, est arrivée à Niamey le dimanche 11 novembre dernier pour réaffirmer la volonté de son pays de maintenir une coopération durable avec le Niger dans les domaines de la sécurité et du développement. Elle a été accueillie à sa descente d'avion par le ministre de la Défense Nationale, M. Kalla Moutari. La ministre fédérale a mis à profit cette visite pour remettre officiellement à son homologue nigérien, en présence du Chef d'État Major des armées, le Général de Corps d'Armée Ahmed Mohamed, le premier lot de véhicules et matériels militaires offerts par l'Allemagne au profit des Forces de défense et de sécurité du Niger.

Après un tête-à-tête au salon d'honneur de l'Aéroport international Diroi Hamani de Niamey, le ministre de la Défense Nationale et son invitée ont assisté à une cérémonie officielle de remise de 10 véhicules et de matériels militaires offerts par l'Allemagne et destinés aux Forces de défense et de sécurité nigériennes. A cette cérémonie, le ministre de Défense Nationale, M. Kalla Moutari, a énuméré les appuis de l'Allemagne au Niger dans les domaines de la formation, de l'équipement et du génie militaire. En effet, la République Fédérale d'Allemagne accompagne le Niger dans le développement et lui témoigne son soutien dans le cadre de l'importante lutte que la région a engagée contre l'extrémisme violent et le trafic en tout genre. « Je voudrai ici vous féliciter personnellement, Madame la ministre, pour la dynamique que vous avez impulsée à cette coopération », a dit le Kalla Moutari à son homologue d'Allemagne.
Soulignant que les besoins du Niger sont nombreux et pressants en matière de mobilité, le ministre Kalla Moutari a indiqué que le Niger compte, en plus de ses efforts propres, sur la coopération allemande et sur la solidarité européenne en vie de relever les défis qui assaillent le pays et le Sahel. Sans ce soutien, prévient le Ministre Kalla Moutari, « nos pays seront obligés d'investir plus dans la sécurité au détriment des secteurs de développement ; ce déséquilibre ainsi créé, ne peut qu'être fatal pour la Démocratie ».

Pour sa part, la ministre de la Défense de la République Fédérale d'Allemagne, Mme Ursula Von Der Leyen, a rappelé que le Niger et l'Allemagne sont liés par l'intérêt qu'ils portent à une région du Sahel stable, dans laquelle les populations peuvent vivre et travailler sans craindre pour leurs vies et pour leurs biens. Elle s'est réjouie de la bonne coopération qui existe entre les deux pays pour le renforcement des capacités des forces armées nigériennes. « Dans un pays aussi vaste que le Niger, la mobilité est une condition essentielle au succès du travail des éléments de protection des frontières, des policiers et des militaires », a affirmé Mme Ursula Von Der Leyen. L'engagement de l'Allemagne, a-t-elle ajouté, continue de s'inscrire dans l'approche global de l'Union Européenne basé sur les efforts diplomatiques et la politique de développement économique et militaire.

La mobilité des troupes est devenue une priorité pour les autorités du Niger et un enjeu majeur dans la lutte contre le terrorisme, les trafics de drogue et de migrants et le grand banditisme. L'appui de l'Allemagne, partenaire traditionnel du Niger, contribue a renforcer les forces de défense et de sécurité dans leur mission de protection des personnes et de leurs biens.

Souleymane Yahaya (Stagiaire)
13/11/18


atelierLe Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation a organisé hier au Palais des Congrès de Niamey, en collaboration avec le projet SHENZHEN-UNESCO, un atelier de validation du Projet des textes sur la création d'une Agence Nationale d'Assurance Qualité de l'Enseignement Supérieur et la Recherche (ANAQ EnSuRe). C'est le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, M. Yahouza Sadissou qui a présidé la cérémonie d'ouverture de cette rencontre en présence du représentant du Bureau régional de l'UNESCO à Dakar ; des recteurs des Universités publiques ; des fondateurs des établissements d'enseignement supérieur privés et de plusieurs participants

Dans son allocution d'ouverture, le ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation M. Yahouza Sadissou a d'abord indiqué que la qualité dans l'enseignement supérieur constitue un axe majeur du Programme de Renaissance initié par le Président Issoufou Mahamadou qui, fait de la qualité une exigence dans tous les ordres d'enseignement. Les textes de l'Agence Nationale d'Assurance Qualité de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche qui font l'objet de cette rencontre doivent selon M. Yahouza Sadissou faire ressortir la recherche de la qualité, non pas comme une finalité en soit, mais plutôt comme un outil indispensable à l'Etat du Niger, pour d'une part, établir la qualité dans les enseignements supérieurs et les recherches offerts au Niger, et d'autre part, assurer la permanence de cette qualité au sein de son système éducatif supérieur.
Ces textes doivent également tenir compte du choix stratégique fait par le gouvernement, de faire de l'enseignement supérieur et de la recherche, des leviers tangibles pour amorcer la croissance économique et la compétitivité au Niger. Pour ce faire, explique le ministre en charge de l'Enseignement Supérieur, il est indispensable d'apporter des améliorations dans la qualité des programmes d'étude et aussi, la qualité des établissements qui les dispensent. « C'est ainsi seulement, que l'enseignement supérieur et la recherche joueront pleinement leurs rôles de moteur du développement de notre pays » a-t-il estimé. En effet ajoute le ministre Yahouza, la démocratisation de l'enseignement supérieur a eu pour corollaire, la massification des effectifs, ce qui a engendré en retour, l'affluence d'institutions d'enseignement supérieur publics et privés, à travers tout le pays, et à travers la sous-région ouest-africaine.
Ce foisonnement des établissements d'enseignement et de formation supérieur, bien que vivement encouragé par l'Etat, doit se poursuivre a-t-il précisé dans un cadre adéquat balisé, pour que les attentes de la population et du pays, y trouvent satisfaction. Ainsi, poursuit M. Yahouza Sadissou, en l'espace de deux décennies, l'environnement de l'enseignement supérieur privé du Niger est passé de deux institutions pionnières en enseignement supérieur privé, à 139 aujourd'hui et beaucoup de nouvelles demandes d'autorisation de création et d'ouverture des établissements d'enseignement supérieur privé ont été enregistrées. De même en l'espace de six (6) ans, le nombre de nos Universités Publiques est passé d'une, à huit. L'Agence Nationale d'Assurance Qualité de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, ANAQ-EnSuRe, est donc conçue comme un nouvel organe chargé d'assurer la qualité des établissements publics et privés d'une part, et de veiller à la qualité et à la conformité des programmes, des filières, des enseignements, et des recherches qui s'y déroulent d'autre part. Son rôle principal sera donc d'accompagner et de renforcer, les institutions d'enseignement supérieur et de recherche, dans l'exécution de leur mission, à travers la régulation et la surveillance permanente du sous-secteur de l'Enseignement supérieur et de la recherche
Au paravent, le Point focal du projet SHENZHEN-UNESCO, Pr Amadou Boureima a porté à la connaissance des participants, les activités effectuées par le projet en 2018, et celles prévues en 2019. Pour le représentant du Bureau régional de l'UNESCO, M. Ouattara Youssouf, la mise en place d'un dispositif national d'assurance qualité de l'enseignement supérieur au Niger, va contribuer au développement de son enseignement supérieur car, précise-t-il, l'assurance qualité pratiquée selon les normes et les exigences est un outil précieux pour l'amélioration des services et de la gouvernance des institutions supérieures et de recherche et même du système tout entier.
Quant au représentant des recteurs des Universités Publiques, M. Saïdou
Mamadou, il a énuméré leurs attentes vis-à-vis de l'ANAQ-EnSuRe. Il s'agit entre autres de fournir des références, voire des normes permettant de distinguer les situations bonnes et acceptables de celles inacceptables en ce qui concerne à la fois les secteurs publics et privés ; d'établir la confiance des parties prenantes concernant la qualité des diplômes du supérieur ; qu'elle constitue une référence permettant d'entraîner les établissements vers une dynamique d'amélioration des pratiques et de permettre de créer la confiance, nécessaire à la reconnaissance mutuelle des diplômes, afin de stimuler la mobilité intra-région et aussi vers l'extérieur.

Aïchatou Hamma Wakasso(onep)
13/11/18


La-dlgation-officielle-dans-une-salle-de-classe-peu-aprs-linauguration-du-CEGLe ministre des Enseignements secondaires M. Sanoussi El hadji Samro a procédé, le vendredi 9 novembre dernier, la réception puis l'ouverture officielle de deux collèges d'enseignements généraux (CEG) à Rididi et à Inkafi Birawa dans la commune de Bambeye, département de Tahoua. Ces infrastructures ont été construites sur fonds propres du député national Samaila Maïka avec la contribution de la diaspora. La cérémonie s'est déroulée en présence de plusieurs personnalités civiles et militaires.
La construction des infrastructures scolaires est d'une importance capitale pour la promotion de l'enseignement dans un pays. Et cela l'honorable député Samaila Maïka l'a bien compris ; c'est pourquoi il a entrepris et réalisé, avec l'aide de la diaspora, la construction et l'équipement de ces deux collèges d'enseignements généraux. Le premier CEG, celui de Rididi est constitué d'un bloc de trois classes et le second à Inkafi Birawa est composé de cinq classes et deux latrines. Le coût total de ces deux infrastructures est estimé à plus de 29 millions de francs CFA dont plus de 20 millions à titre de contribution personnelle du député Samaila Maïka.
C'est pourquoi le ministre des Enseignements secondaires qu'accompagne le gouverneur de la région de Tahoua M. Moussa Abdourahmane à la tête d'une forte délégation s'est rendu à Rididi et à Inkafi Birawa pour d'une part réceptionner ces infrastructures et d'autre part lancer l'ouverture de ces deux collèges. Sur place, le ministre Sanoussi El hadji Samro, le gouverneur de la région de Tahoua, le député Samaila Maïka et la délégation qui les accompagne ont fait le tour des différentes classes construites pour s'apprécier le travail exécuté. A cette occasion le chef de village de Rididi, le maire de la commune de Bambeye et le représentant du chef de canton de Bambeye et celui du préfet de Tahoua ont salué ce geste du député Samaila Maïka et de la diaspora.
Les différents intervenants ont également salué les appuis des autorités de la 7ème République dans tous les domaines pour l'amélioration des conditions de vie de leurs populations. Ils ont enfin lancé un appel à l'endroit des parents d'élèves pour qu'ils scolarisent leurs enfants notamment les filles. Abordant dans le même sens le gouverneur de la région de Tahoua a, lui aussi, remercié les généreux donateurs. « Maika n'est pas à son premier geste, entant que gouverneur je peux vous dire, qu'au delà de la commune de Bambeye, Samaila Maika intervient presque dans toute la région de Tahoua. Au nom de la population de Tahoua je le remercie » a déclaré le gouverneur Moussa Abdourahmane.
En lançant officiellement l'ouverture de ces deux collèges d'enseignements généraux le ministre des Enseignements secondaires M. Sanoussi El hadji Samro a rappelé les multiples appuis que le député Maika ne cesse d'apporter dans le domaine éducatif tout en appelant les bonnes volontés à lui emboîter le pas. «Vous et vos amis de la diaspora vous avez investi plus de 60 millions dans le secteur de l'enseignement secondaire sans parler des autres secteurs à savoir la santé, et l'hydraulique. Nous vous encourageons énormément. Au nom du gouvernement et au nom Président de la République SE. Issoufou Mahamadou, nous vous disons merci » a déclaré le ministre des Enseignements secondaires. C'est donc pour tous ces efforts en faveur de l'école
Nigérienne que le ministre
Sanoussi El hadji Samro a décerné, au nom du gouvernement, un témoignage officiel de satisfaction à l'honorable député national Samaila Maika pour services rendus à la Nation.
Abdou Abdourahmane
ONEP-Tahoua

13/11/18


prn-1Le Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou accompagné de la Première Dame Dr. Lalla Malika Issoufou, a pris part dimanche matin, 11 novembre 2018, à la commémoration du centenaire de l'Armistice de la Première Guerre Mondiale.
À l'invitation du Président de la République française SEM Emmanuel Macron, 98 délégations étrangères dont soixante-dix Chefs d'Etat et de Gouvernement ont assisté, dans la capitale française, à la commémoration du Centenaire de l'Armistice. Avant de se rendre à l'Arc de Triomphe, pour la cérémonie internationale du centenaire de la Première Guerre Mondiale, le couple présidentiel français a accueilli l'ensemble des chefs d'Etat et de Gouvernement et les dirigeants d'organisations internationales, au Palais de l'Elysée, le dimanche matin. A son arrivée à l'Elysée, le couple présidentiel a été accueilli, avec tous les honneurs, par Emmanuel et Brigitte Macron.
A la fin de la cérémonie d'accueil, SEM Emmanuel Macron et ses hôtes se sont rendu ensuite ensemble à la cérémonie de l'Arc de Triomphe. Le Président Macron a prononcé un discours d'une vingtaine de minutes, lors duquel il a insisté sur l'importance du multilatéralisme pour la paix. Il a, entre autres, remercié les nombreuses personnalités étrangères qui ont participé à ce «rassemblement de la fraternité retrouvée», insistant sur le «combat de la paix», «le combat d'un monde meilleur» et «l'amitié entre les peuples». A l'issue de la cérémonie du centenaire, ces différentes personnalités sont revenues au Palais de l'Elysée pour le déjeuner. Outre les dirigeants du monde entier et d'organisations internationales, les ministres, ambassadeurs et Chefs de délégation ont également participé à cette manifestation.
prn-2Quelques jours avant la cérémonie du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, le Chef de l'Etat français avait visité les lieux de bataille dans le Grand Est et les Hauts de France. Ainsi, suivant une «itinérance mémorielle» de six jours, Emmanuel Macron a traversé deux régions, onze départements et dix-sept villes. Samedi après-midi, 10 novembre 2018, le Président français et la Chancelière allemande Angela Merkel ont commémoré ensemble la signature de l'Armistice du 11 novembre, à la clairière de Rethondes, dans l'Oise. Cette convention, rappelle-t-on, a mis fin à la Première Guerre Mondiale qui a couté la vie à des millions de personnes. Les dirigeants français et allemand ont dévoilé une plaque commémorative et ont réaffirmé « la valeur de la réconciliation franco-allemande au service de la paix en Europe. » Réunis dans le wagon de l'Armistice, les deux dirigeants se sont placé côte à côte pour signer ensemble un livre d'or.
Dimanche après-midi, 11 novembre 2018, les Chefs d'Etat et de Gouvernement ainsi que les dirigeants des Organisations Internationales ont participé au Premier Forum de la Paix à la Grande Halle de La Villette (XIXe arrondissement de Paris).
Auparavant, dans la soirée du samedi 10 novembre, SEM Issoufou Mahamadou a pris part, en compagnie de la Première Dame Dr. Lalla Malika Issoufou, à un dîner officiel donné par le Président de la République française, SEM. Emmanuel Macron, et la Première Dame Brigitte Macron, au Musée d'Orsay. Les dirigeants du monde entier et d'organisations internationales,photo-de-famille ont également été conviés à ce dîner organisé dans le cadre de la commémoration du Centenaire de l'Armistice de la Première Guerre Mondiale et du Forum de Paris sur la Paix, à la Grande Halle de La Villette, à Paris. Les agapes ont eu lieu dans l'ancienne salle de bal de l'hôtel de la gare d'Orsay, située à l'étage du musée. Avant de passer à table, les invités du couple présidentiel français ont visité l'exposition Picasso «Bleu et rose», inaugurée en septembre 2018.
Outre la Première Dame, Dr. Lalla Malika Issoufou, le Chef de l'Etat est accompagné, dans ce déplacement, de M. Ouhoumoudou Mahamadou, Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République ; M. Kalla Ankouraou, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur, et M. Kalla Moutari, Ministre de la Défense Nationale.

Abdourahmane Alilou AP/PRN
12/11/18


visiteIl y a de cela un siècle que la raison triompha sur la guerre avec la signature historique le 11 novembre 1914 par les belligérants, de l'armistice marquant ainsi la fin du premier conflit mondial. A Niamey, la commémoration du centenaire de l'armistice a eu lieu hier à la place du monument (Sis en face de l'ex petit marché) dédié aux Morts de cette horrible guerre. La cérémonie commémorative a été co-présidée par l'Ambassadeur de la France au Niger, S.E Marcel Escure et le ministre de la Défense Nationale, M. Kalla Moutari en présence du Chef d'Etat-major général des Armées, le Général de Corps d'Armée Ahmed Mohamed ; des autorités régionales ; des anciens combattants du Niger ; du président de l'association des Chefs traditionnels du Niger le Sultan de Dosso Djermakoye Mai-Danda Seydou ; du corps diplomatique ; des officiers supérieurs nigériens et français ainsi que des élèves du prytanée militaire et du lycée La Fontaine.

La célébration du centenaire de l'armistice été marquée par l'observation d'une minute de silence à la mémoire des 18 millions de victimes de cette guerre ; l'exécution des hymnes nationaux du Niger et de la France par les élèves du prytanée militaire et du lycée La Fontaine ainsi que des hommages rendus par les élèves aux victimes, à travers des poèmes décrivant le champ de bataille ; l'horreur ; la tristesse et le chagrin des familles des victimes de cette guerre mondiale. Bref, les hommages lus par ces élèves sont très émouvants tant sur l'intonation que sur le contenu qui évoque l'ampleur de la violence du conflit. L'ambassadeur de France au Niger, S.E Marcel Escure et le ministre de la Défense Nationale, M. Kalla Moutari ont déposé chacun une gerbe de fleur à la mémoire des soldats tombés sur le champ de bataille au cours de cette terrible guerre.
Ensuite, le Colonel Catteau a lu le message du Président du français Emmanuel Macron qui décrit le champ de bataille avant d'évoquer le grand soulagement de son pays après la signature de l'armistice qui sonna la fin des combats fratricides d'un conflit meurtrier. «Un siècle que l'armistice du 11 novembre 1914 est venu mettre un terme aux combats fratricides de la première guerre mondiale. A cet affrontement interminable nation contre nation, peuple contre peuple. Avec ses tranchées pleines de boue, et de larmes. Ses orages de feu et d'acier qui grondaient par tous les temps et déchiraient les ciels les plus calmes. Ses champs de bataille éventrés et la mort omniprésente. Le 11 novembre 1918, un grand soupir de soulagement traverse la France. Depuis Compiègne où l'Armistice a été signé à l'aube, il se propage jusqu'aux champs de bataille. Enfin, après quatre interminables années de bruit et de fureur, de nuit et de terreur, les armes se taisent sur le front occidental » souligne le message.
Par ailleurs, le même message rappelle qu'on constate le gâchis et on éprouve d'autant plus le deuil. « Nous sommes réunis dans nos communes, devant nos monuments aux morts, pour rendre hommage et dire notre reconnaissance à tous ceux qui nous ont défendu hier mais aussi à ceux qui nous défendent aujourd'hui, jusqu'au sacrifice de leur vie. Nous nous souvenons de nos poilus, morts pour la France. De nos civils, dont beaucoup ont aussi perdu la vie. De nos soldats marqués à jamais dans leur chair et dans leur esprit. De nos villages détruits, de nos villes dévastées. Nous nous souvenons aussi de la souffrance et de l'honneur de tous ceux qui ont quitté leur terre et sont venus d'Afrique, du Pacifique et d'Amérique sur ce sol de France qu'ils n'avaient jamais vu et qu'ils ont pourtant vaillamment défendu. Nous nous souvenons de la souffrance et de l'honneur des dix millions de combattants de tous les pays qui ont été envoyés dans ces combats terribles. Nous sommes aussi unis en ce jour dans la conscience de notre histoire et dans le refus de sa répétition. Car le siècle qui nous sépare des terribles sacrifices des femmes et des hommes de 14-18 nous a appris la grande précarité de là Paix. Nous savons avec quelle force, les nationalismes, le totalitarisme, peuvent emporter les démocraties et mettre en péril l'idée même de civilisation. Vigilance ! Tel est le sentiment que doit nous inspirer le souvenir de l'effroyable hécatombe de la Grand Guerre », souligne le message du président Macron.

Hassane Daouda (onep)
12/11/18



PAN-G5-SAHELLe président de l'Assemblée nationale, S.E Ousseini Tinni, poursuit son séjour de travail en terre nigériane où il assiste à la 41ème Conférence et à la 73ème Session de l'Union parlementaire africaine (UPA).
La journée du vendredi 9 novembre a été consacrée à l'adoption de plusieurs résolutions et recommandations ayant trait à l'économie, à la promotion de la scolarisation de la jeune fille, et à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Ce dernier point a été marqué par un vibrant plaidoyer du président de l'Assemblée afin d'adopter une résolution visant à appeler les Nations Unies à inscrire les missions de la Force conjointe du G5 Sahel sous le Chapitre 7 de l'ONU. Un plaidoyer qui a été favorablement accueilli par l'ensemble des participants à la 73ème
session du comité.
Dans son plaidoyer, S.E Ousseini Tinni a expliqué que la solidarité internationale doit se matérialiser de façon plus poussée à travers un appui de l'ONU à la force du G5 Sahel qui lutte contre le terrorisme au Sahel. Le président de l'Assemblée nationale a dit que «Nous demandons une résolution en faveur d'une mutualisation internationale, c'est-à-dire que la lutte contre le terrorisme particulièrement en Afrique de l'Ouest, soit prise en charge par l'ONU sous le Chapitre 7 que vous connaissez». Il a ajouté que «il se trouve que cette recommandation qui fait la promotion auprès de toute la communauté internationale, rencontre certains problèmes au niveau de l'ONU. Donc nous demandons solennellement à l'assistance, à tous les pays membres de l'UPA, à tous les parlementaires de demander à ce que le financement international de la lutte contre le terrorisme particulièrement en ce qui concerne le G5 Sahel soit effectivement pris en charge au niveau de l'ONU à travers le Chapitre 7 ».
La commission a promis de prendre en compte ce plaidoyer du président de l'Assemblée nationale à travers une recommandation demandant à l'ONU de mettre la mission de la force conjointe du G5 Sahel sous chapitre 7. Ce vibrant plaidoyer du président de l'Assemblée nationale emboite le pas à l'appel incessant adressé par le Président de la
République, S.E Issoufou Mahamadou, afin que la force du G5 Sahel soit inscrite sous chapitre 7, gage de moyens de lutte adéquats susceptibles de donner de résultats plus probants. Une motion de soutien aux pays du G5 Sahel et aux autres pays victimes du terrorisme, a été adoptée par le comité, preuve si besoin est que la mobilisation du président de l'Assemblée nationale, et de la délégation nigérienne, a porté ses fruits.
Il faut noter que deux recommandations notamment pour la création d'un tribunal spécial en Afrique pour juger les cas de terrorisme, et sur la création d'un fonds africain de solidarité aux victimes du terrorisme, ont été adoptées par le comité.

Garé Amadou, AP/AN
12/11/18


rencontre-panLe Président de l'Assemblée nationale, S.E OUSSEINI Tinni a reçu hier 11 novembre en audience à Abuja où il séjourne, une délégation de ressortissants nigériens vivant au Nigeria conduite par le Vice-président M. Ousmane Mohamed. L'audience s'est déroulée en présence de l'Ambassadeur du Niger au Nigeria, SE. Alat Mogaskiya. A l'issue de leur entretien, le Vice-président des ressortissants nigériens vivant au Nigeria a indiqué avoir échangé avec le président de l'Assemblée nationale sur plusieurs sujets touchant la vie de la communauté nigérienne vivant au Nigeria. Une communauté nigérienne qui vit, du reste, en parfaite symbiose avec les habitants de la République fédérale du Nigeria. M. Ousmane Mohamed a confié que le président de l'Assemblée nationale les a exhortés à se doter d'une pièce d'identité nationale nigérienne, gage d'une meilleure citoyenneté et d'une vie paisible dans un pays étranger. Le président de l'Assemblée nationale leur a rappelé que les pièces d'État civil sont gratuites et qu'un processus de délivrance de ces pièces est actuellement en cours au Niger. « Sans pièces d'identité, on ne peut rien faire » a-t-il indiqué à l'endroit des membres de l'association des Nigériens vivant au Nigeria. M. Ousmane Mohamed a, en outre, confié que le président de l'Assemblée nationale les a déconseillés de chercher à s'impliquer dans le processus électoral au Nigeria avec la perspective des élections prévues en février dans ce pays. « Ces élections ne vous concernent pas. Évitez de prendre part à cette compétition qui est souvent à hauts risques dans ce pays». L'ambassadeur du Niger au Nigeria, SE. Alat Mogaskiya a abondé dans le même sens en exhortant les Nigériens vivant au Nigeria à se procurer une pièce d'identité nationale nigérienne. Il faut également souligner que l'ambassadeur du Niger au Nigeria a offert, hier le samedi 10 novembre dernier, un dîner de gala à l'honneur du président de l'Assemblée nationale et sa délégation.

Garé Amadou, AP/AN

12/11/18

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !
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