Le Sahel

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Tinni Abdou



audience-1Le Président de la République, Chef de l'Etat S.E Issoufou Mahamadou, s'est successivement entretenu hier, avec l'ambassadeur de la République Populaire de Chine au Niger, S.E Zhang Lijun ; l'ambassadrice, Cheffe de la Délégation de l'Union Européenne S.E Dr. Denisa-Elena Ionete, et le président de la Banque Islamique de Développement, Dr. Bandar Al Hajjar, en mission de travail dans notre pays.
A sa sortie d'audience, le diplomate chinois a déclaré qu'il est venu au Palais de la présidence pour présenter au Chef de l'Etat les vœux de nouvel an et profiter de cette occasion pour parler de coopération. En effet, la coopération nigéro-chinoise est excellente au regard de son dynamisme notamment dans les domaines politiques, économiques et culturels. '' En 2018, les échanges entre le Niger et la Chine dans le cadre de la coopération ont été intenses et nous voulons qu'ils soient davantage renforcés cette année encore. Je reste convaincu que nos relations vont se consolider'', a affirmé l'ambassadeur Zhang Lijun.
Quant à l'ambassadrice, Cheffe de délégation de l'Union Européenne, S.E Dr. Denisa-Elena Ionete, elle a confié à la presse que son institution continue son dialogue étroit avec les autorités au plus haut sommet de l'Etat. '' Nous avons eu une discussion très riche qui a porté sur les multiples aspects et domaines de la coopération et du partenariat. Ce partenariat s'est élargi en s'approfondissant tous les jours tant dans le domaine bilatéral (partenariat dans le contexte de la coopération et des relations bilatérales) mais aussi dans le contexte régional (G 5 Sahel) et dans le cadre des relations multilatérales, avec le partenariat relatif au système des Nations Unies ainsi que dans des formats comme l'Union Européenne ; l'Union Africaine et les Nations Unies. J'ai rassuré le Président de la République que l'Union Européenne est un partenaire solide qui continue son engagement sur la base d'un dialogue permanent en mettant l'accent sur une approche qui vise l'amélioration des conditions de vie des populations ; l'amélioration de la situation sécuritaire ; la promotion de la paix ; du développement et des droits humains'', a précisé Dr. Denisa-Elena Ionete.
audience-2Enfin, le Chef de l'Etat s'et entretenu avec le président de la Banque Islamique de Développement (BID), Dr. Bandar Al Hajjar. Le premier responsable du groupe de la BID, à l'issue de son audience avec le Chef de l'Etat, a indiqué que le Niger est un pays membre de la Banque Islamique de Développement depuis sa création. Selon le président de la BID, les interventions de son institution au Niger sont estimées à environ 850 millions de dollars. '' Les relations entre le Niger et la BID sont excellentes. Nous sommes venus à Niamey pour consolider les acquis et renforcer les relations existantes. Nous saisissons cette occasion pour remercier le Président de la République pour avoir consacré une partie de son temps afin que nous puissions discuter avec lui sur les investissements et les projets de la BID au Niger. Nous avons compris que les ambitions du Chef de l'Etat S.E Issoufou Mahamadou sont grandes.audience-3 Ces ambitions sont relatives au développement des conditions de vie des populations nigériennes. Nous avons aussi échangé sur la création du Waqf au Niger en s'inspirant des expériences des pays comme le Sénégal dans le domaine du Waqf ; l'appui à la finance islamique ; à l'éducation à travers la création d'un système d'innovation, de la technologie et de la science ; à l'appui du secteur privé nigérien pour qu'il puisse attirer les investisseurs ; au soutien des banques etc. Tous ces aspects seront débattus avec la ministre du Plan et les autres membres du gouvernement lors d'un entretien élargi'' a conclu le président de la Banque Islamique de Développement. A l'issue de cette audience, le Président de la République, Chef de l'Etat a offert un déjeuner à son hôte.

Hassane Daouda (onep)
18/01/19



panLe Président de l'Assemblée Nationale, Son Excellence Ousseini Tinni, a reçu hier matin à son cabinet le nouvel ambassadeur de la République de Turquie au Niger. A sa sortie d'audience, Son Excellence Mustafa Turker Ari a confié à la presse être venu au cabinet du Président de l'Assemblée Nationale dans le cadre d'une visite de courtoisie et d'amitié. Pendant l'entretien en tête-à-tête entre l'Ambassadeur de la République de Turquie au Niger et Son Excellence Ousseini Tinni, le diplomate Turc lui a transmis le message d'amitié du peuple Turque à celui du Niger.
Cette visite rentre dans le cadre d'une politique de rencontre avec les plus hautes autorités du Niger initiée par le nouvel ambassadeur de la République de Turquie auprès de la République du Niger. Pour rappel, Son Excellence Mustafa Turker Ari a présenté sa lettre de créance au Chef de l'Etat, SEM Issoufou Mahamadou, en qualité d'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Turquie auprès de la République du Niger.

Souleymane Yahaya

18/01/19


PMLe Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brigi Rafini, a accordé une audience hier en fin d'après-midi au nouvel ambassadeur de la République de Turquie au Niger, Son Excellence Mustafa Turker Ari. Cette rencontre est le premier contact officiel entre le Premier Ministre et le diplomate turc. Elle rentre dans le cadre de la politique de visite des hautes personnalités du Niger initiées par ce dernier.
Au sortir de l'entretien, Son Excellence Mustafa Turker Ari a situé les deux points essentiels de son tête-à-tête avec son Excellence BrigiRafini. « Je suis très honoré d'être reçu par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement », a affirmé le nouvel ambassadeur Turc qui dit avoir transmis à son excellence Brigi Rafini « le message d'amitié du Président Turc, Son Excellence RecepTayyip Erdogan, ainsi que celui du peuple de Turquie au peuple frère du Niger ». En plus de cela, Son Excellence Mustafa Turker Ari a indiqué avoir discuté avec Son Excellence Brigi Rafini du renforcement de la relation bilatérale qui existe entre la République du Niger et celle de la Turquie.
En effet, les deux pays, comme l'a souligné le nouvel ambassadeur turc au Niger, entretiennent des relations privilégiées dans plusieurs domaines, dont entre autres les volets politique, économique, culturel et humanitaire. La création de l'Ambassade de la République de Turquie au Niger, faut-il le rappeler, rentre dans sa septième année.

Souleymane Yahaya

 

 

 



visitLe Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, préside, aujourd'hui vendredi 18 janvier 2019, la cérémonie solennelle de lancement des travaux d'aménagement et de bitumage de la route Sanam -Tébaram-Inkarkadan-Tahoua. En prélude à cet événement tant attendu dans la capitale de l'Ader, le ministre de l'Equipement, M. Kadi Abdoulaye, a effectué, hier, une visite sur le site aménagé pour accueillir la cérémonie, sis dans la commune 2 de Tahoua, sur la route de Bambeye.
Le ministre de l'Equipement, qui était accompagné au cours de cette visite du Gouverneur de la région de Tahoua, M. Moussa Abdourahmane, du président du Conseil de Ville, M. Abdou Ouhou Dodo, ainsi que des chefs traditionnels, s'est rendu sur le site pour s'enquérir des dispositions prises sur place dans le cadre de l'aménagement dudit site.
Le ministre Kadi Abdoulaye a saisi l'opportunité de cette visite pour éclairer les différents acteurs de l'intérêt et des motivations qui ont guidé le Président de la République à promouvoir la constructions des infrastructures, notamment routières, réalisées dans toutes les régions du Niger dans le cadre de son Programme de renaissance Acte II. M. Kadi Abdoulaye a expliqué que, sous le haut patronage du Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, il a été lancé un projet phare, parce que de grande envergure, que les populations de Tahoua, voire celles de tout le pays, attendent vivement, à savoir celui de faire aboutir l'axe Filingué-Tahoua, et cette route Sanam -Tébaram-Inkarkadan-Tahoua. « Pour ces projets-là les financements sont acquis », a-t-il conclut.
Pour sa part, le Gouverneur de la région de Tahoua a confié que les constats établis sur les lieux sont plutôt satisfaisants. « Nous avons visité le site, nous sommes vraiment satisfaits des différentes dispositions prises», a confié Moussa Abdourahmane.
D'autre part, et toujours dans le même cadre de préparatifs de cette cérémonie, le président du Conseil de ville de Tahoua, Abdou Ouhou Dodo a réuni l'ensemble des couches socio-professionnelles de la ville pour réserver un accueil de grand jour à la tradition de la population de Tahoua, au Chef de l'Etat.

Abdou Abdourahmane, ONEP/Tahoua
18/01/19

 

 

 


inviteL'Institut Africain d'Informatique (IAI) est un Etablissement inter-Etats d'enseignement supérieur spécialisé dans le domaine de l'informatique. Créé, à Fort-Lamy, actuel N'Djamena, au Tchad, le 29 janvier 1971, par les Chefs d'Etat et de Gouvernement des pays membres de l'Organisation Commune Africaine et Malgache (OCAM), par Résolution N°33/AEFT/ Fort-Lamy du 29 janvier 1971, l'IAI est un outil d'intégration régional et un centre d'excellence technologique avec le statut d'Organisme International. Avec son siège à Libreville, au Gabon, l'IAI compte trois représentations nationales dans ses pays membres, à savoir, l'IAI-Cameroun, l'IAI-Niger et l'IAI-Togo. L'institution se dote d'un Conseil d'Administration, d'une Direction Générale, d'un Comité scientifique, d'un Conseil de Perfectionnement, d'un Conseil des Professeurs et d'un Comité d'Etudiants.
En mission de travail au Niger, la Directrice Générale de cette prestigieuse école de formation des cadres supérieurs des pays
africains, Mme Binta Fatouma KALME a accordé, à notre journal, cette interview dans laquelle, elle a relevé l'importance de cette école pour les pays africains.
Mme, vous êtes la Directrice Générale de l'Institut Africain d'Informatique (IAI) qui a son siège à Libreville au Gabon. Une école qui forme des cadres supérieurs des pays africains dans plusieurs domaines en lien avec l'Informatique. Pouvez vous parler davantage de cette Institution Académique Africaine, à nos
lecteurs.

Merci beaucoup pour cette opportunité que vous avez bien voulu nous offrir pour informer davantage les africains sur l'Institut Africain d'Informatique (IAI). L'institut est créé par les Etats membres de l'OCAM, à savoir, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Il a pour mission de contribuer au développement d'une véritable économie numérique de ses Etats membres par la formation des compétences, le transfert des technologies et la valorisation, une recherche innovante d'envergure internationale et la diffusion du savoir dans le domaine du numérique. Pour ce faire, l'IAI forme des cadres dans plusieurs domaines de formation dont entre autres, Ingénieur des Travaux (BAC+5), avec les diplômes de Licence en Informatique ou ingénieur des travaux (BAC+3) et la Maitrise en Informatique appliquée à la Gestion des Entreprises (BAC+4 et 5) ; Ingénieur de Conception en Informatique (BAC+5), avec des diplômes de Master Conception de Système d'Informatique, Master Informatique et Management des Entreprises et Master Administration Réseau et Télécom.
Notre vision, à l'IAI, c'est de mettre en œuvre une gouvernance performante et un modèle économiquement viable adapté au contexte mondial de l'éducation ; être un centre d'élite pour la formation et la recherche dans le domaine du numérique ; être un centre d'élite de la production et de la vulgarisation de technologie ; érigé l'IAI en un centre de catégorie 2 de l'UNESCO et faire de l'IAI un bras séculier du CAMES pour la formation dans le domaine des technologies.

Quelles sont les conditions et les modalités d'admission dans cette école ?

Pour être admis à l'IAI, les candidats sont soumis à un concours national, que chaque pays membre organise. A l'issu de ce concours, seul les quatre premiers sont retenus pour être admis à l'IAI. Mais en fonction des besoins, chaque pays est libre de choisir jusqu'à 15 meilleurs premiers à l'issu du concours.
Toutefois, dans le souci de faire de l'IAI une école panafricaine, les inscriptions ont été ouvertes depuis quelques années à tous les étudiants africains qui désirent étudier dans l'institut. C'est pour dire que l'IAI est aujourd'hui ouvert à toutes les nationalités et à tous les Etats africains. Ainsi, une plateforme de concours en ligne a été créée en 2017 pour permettre à tous ceux qui le souhaitent d'étudier à l'IAI.
Cette ouverture est née du constat, que ces derniers temps, les résultats des admissions sur dossier ne sont pas bons, donc il faut donner la chance aux candidats des autres pays de s'inscrire à l'IAI. Les concours en ligne sont organisés en fonction des pays dans des campus numériques ou autres centres numériques bien identifiés par la tutelle.

Vous avez pris fonction en Novembre 2016, quelles ont été vos priorités ? Et quelles sont les actions que vous avez réalisées en fonction de votre cahier de charges ?

J'étais venu avec un plan d'actions à très court, moyen et long terme. Donc les priorités, étaient les plans à très courts termes où il fallait l'application effective des accords du siège, concernant les prises en charge de l'eau et l'électricité, les enlèvements des ordures et le traitement des eaux usées, la sécurité des biens et des personnes, la sécurité incendie. En plus de ces priorités pour l'accord du siège, il fallait délocaliser l'IAI le temps de la restructuration. Pour cette délocalisation, il fallait trouver un site de transition. C'est dans cette démarche que l'Institution International Barth et Jean de l'actuelle Présidente de la Cour Constitutionnelle du Gabon, a accepté de nous accueillir. Il fallait aussi trouver la qualité au niveau des enseignements et pour cela, j'avais décidé de délocaliser une école d'ingénieur d'Europe avec laquelle nous avons les mêmes programmes et qui dispose des enseignants de qualité. Cela permettra à nos enseignants de renforcer leur capacité pour assurer la formation de nos étudiants. Les priorités, c'est aussi d'assurer la mobilisation des ressources, c'est-à-dire, effectuer le recouvrement des frais de scolarité des étudiants.

Au regard de cette présentation, on comprend que la tâche n'est pas du tout facile. Comment avez vous réussi la réalisation de toutes ces activités ?
Pour ce qui est des actions, il reste beaucoup à faire faute de ressources, notamment financières et humaines. Nous avons beaucoup évolué dans la recherche du partenariat.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez fait face et comment comptez-vous leur trouver des solutions ?

Les difficultés sont entre autres, la résistance au changement, l'insuffisance des ressources financières. Aujourd'hui nous sommes dans un blocage puisque nous avons traversé une année blanche, nous n'avons pas encore fait la rentrée de cette année. Nous pensons que la rentrée peut être effective avec les moyens qu'on peut mobiliser d'ici là et je pense que les Etats doivent faire les efforts pour que les cours reprennent. C'est un cri de cœur que je lance, et je pense que les Etats peuvent faire un effort pour sauver cette
jeunesse. La nouvelle réforme de l'IAI rentre dans le programme de la renaissance de l'Institut. Les Etats doivent le comprendre. Il faut que les Etats membres comprennent cette nécessité de l'intégration et de l'appropriation du numérique à tous les niveaux quel que soit le domaine d'activité et s'engagent résolument à nous accompagner.

Vous êtes une femme à la tête d'une institution inter étatique, est-ce qu'il y a des difficultés particulières auxquelles vous étiez confrontée du fait de votre statut de femme ?

Je n'ai rencontré aucune difficulté dans l'exercice de mes missions en tant que femme. D'abord chef d'une mission diplomatique, un statut respecté et honoré. J'ai été très bien accueilli au Gabon par toutes les autorités et par l'ensemble de mes collaborateurs. Je ne pense pas avoir rencontré une difficulté en fonction de mon statut de femme.

Le domaine de la science et de la technologie a tendance à être dominé par les hommes et cela commence dès la formation. Y a-t-il des dispositions spécifiques prises par l'école pour encourager les filles à s'orienter vers la technologie ?

Oui, cela fait partie de mon plan d'action. J'avais programmé d'encourager les filles à venir à l'IAI à travers un programme de prise en charge par l'école d'une fille par pays membre de l'IAI. Nous avons aussi une stratégie de communication que nous comptons mettre en œuvre à travers laquelle nous sensibilisons les filles pour les encourager à venir se former à l'IAI.

Quelles sont les perspectives de l'Institut ?
Les perspectives de l'IAI, c'est la renaissance de l'institut. Nous avons une nouvelle mission. Il nous faut un nouveau modèle économique parce qu'on ne peut plus continuer à compter sur les frais des scolarités. A la base, les étudiants qui sortaient de l'IAI, allaient directement servir leurs Etats. Mais aujourd'hui, on constate que les étudiants qui sortent, servent, à 90%, les opérateurs en charge du numérique et c'est la raison pour laquelle il faut changer le modèle économique pour faire participer tous les opérateurs en charge du numérique à la formation de ces étudiants. Cela fait partie d'ailleurs de leur cahier de charges où le fonds d'accès universel prévoit des formations dans le domaine des TIC (Techniques de l'Information et de la Communication). Les perspectives sont énormes, il nous faut un nouveau local, un cadre de norme universelle, des programmes adaptés au contexte...

Réalisé par Ali Maman(onep)
18/01/19

Gare aux vandales !

Publié dans L'air du temps

 

 

 


assane-soumanaTrop, c'est trop !... A partir du début du mois de février 2019, des sanctions appropriées seront prises et exécutées dans toute la rigueur de la loi contre les auteurs des actes de vandalisme contre les installations publiques au sein de la ville de Niamey, prévient un responsable du programme Niamey-Nyala au cours d'un récent entretien accordé au Studio Kalangou. Par cette mesure, les autorités de la Ville de Niamey entendent mettre fin à certaines pratiques qui frisent l'anarchie, voire dans certains cas le sabotage.
Le message des responsables de Niamey-Nyala est clair et il résonne comme un vibrant avertissement à l'encontre de tous ces chauffards qui tirent un malin plaisir à endommager à tout bout de champ les lampadaires et autres feux de signalisation; des auteurs des vols récurrents des batteries des installations d'éclairage public ; des conducteurs qui brûlent les passages piétons ; des commerçants qui encombrent les rues avec des installations anarchiques ; des ménagères insouciantes qui déversent des déchets sur la voie publique, etc.
Cette décision mérite d'être saluée et soutenue par tout bon citoyen nigérien. Car, le degré d'incivisme de certains de nos compatriotes est sans commune mesure. Le cas le plus criard, pour ne pas dire le plus irrecevable, se trouve dans ces actions de sape perpétrées sur les nouvelles installations d'éclairage public mises en place dans nos différents centres urbains, à la grande joie des usagers des grandes artères qui en sont dotées. En effet, tandis que nos plus hautes autorités, parce que soucieuses de donner un visage plus moderne et luxuriant à nos villes, acceptent de mobiliser d'énormes moyens financiers en vue de la mise en place d'un dispositif approprié d'éclairage public, certains citoyens, eux, n'écoutent que leurs instincts dévastateurs et leur égoïsme. Et voilà que ces infrastructures électriques ultra-modernes, qui font s'ailleurs le bonheur de toute la communauté, deviennent la cible à démolir pour certains individus en mal de civisme.
Par exemple, à Niamey où plusieurs milliards de FCFA ont été déjà investis dans le volet de l'éclairage public, à travers le Programme Niamey-Nyala, le constat est tout simplement...impensable ! Des esprits nuisibles n'ont pas trouvé mieux à faire que de jeter leur dévolue sur les somptueux lampadaires solaires récemment mis en place sur presque toutes les grandes avenues. Ainsi, tandis que les uns cassent les ampoules sans le moindre remord, d'autres plus audacieux démontent carrément les batteries d'alimentation en énergie solaire qu'ils revendent sur le marché noir à vils prix. S'ajoutent les manœuvres destructrices de tous ces chauffards qui pullulent Niamey et dont le sport favori consiste à foncer à vive allure et aplatir les lampadaires et les panneaux de signalisation.
Ce sont là des actions de sape qui méritent d'être sanctionnées sans faiblesse. Car elles concourent à annihiler les énormes efforts consentis par l'Etat dans la droite ligne de l'engagement du Chef de l'Etat de donner à la ville de Niamey une touche plus moderne, avec toutes les commodités dignes d'une vraie capitale.
Assane Soumana(onep)
18/01/19

 

 

 


Dr-MalikaLa Première Dame, Dr. Lalla Malika Issoufou, le ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara, le représentant de ORANO, M. Pascal Bastien et la directrice Afrique NIPRO Europe NV, Mme Roxane N'Gosso ont procédé hier, dans les locaux de l'Hôpital National de Lamordé à la pose de la première pierre de la construction du pavillon d'hospitalisation et magasin au service de néphrologie/hémodialyse. La construction de ce bâtiment et son équipement en matériel de dialyse va certainement aider le centre hospitalier à assurer un meilleur traitement de l'insuffisance rénale, de réduire les évacuations sanitaires et d'améliorer l'enseignement et la recherche dans le domaine de la néphrologie. La cérémonie s'est déroulée en présence des membres du gouvernement, des cadres du ministère de la Santé et de plusieurs invités.

Fruit d'un partenariat tripartite entre ORANO Ex-AREVA (SOMAÏR, la COMINAK), NIPRO EUROPE NV et l'Hôpital National de Lamordé qui, en 2017, s'est finalisé par la signature d'une Convention de donation de ORANO (Ex-AREVA) a doté le service de Néphrologie/Hémodialyse de la fourniture de 15 générateurs de dialyse NIPRO, pour un montant de plus de 177.108.390 FCFA, du matériel d'exploitation ; lits, chaises médicalisées fournis par BIP International pour un montant de plus de 98.393.550 FCFA. Il y'a également la formation de dix (10) médecins chirurgiens à la technique de confection de la fistule artério-veineuse pour un montant de plus de 88.527.441 FCFA. Dans cette close, NIPRO EUROPE NV s'est engagé à construire ce Pavillon d'hospitalisation d'une capacité de 28 lits, d'un magasin de stockage des consommables médicaux de dialyse, d'une salle de garde, d'un bureau pour le major pour un montant global de 151.785.523 FCFA (231.395,53 euros) au service de Néphrologie/Hémodialyse.
Dans son allocution, la Première Dame, Dr Lalla Malika Issoufou a tout d'abord salué les partenaires avant de remercier l'Association Nigérienne des dialysés et Insuffisants rénaux qui l'a associé à cette cérémonie pleine de symbole. Elle a aussi estimé le dynamisme et volontarisme de l'Association dans le plaidoyer en faveur d'une prise en charge effective des patients partout où ils se trouvent sur le territoire national. Elle devait ensuite expliquer que, les maladies et insuffisances rénales sont aujourd'hui un réel problème de santé publique. « En tant que médecin et en tant qu'être humain tout simplement, j'en mesure les défis et les souffrances qu'endurent à la fois les patients et leurs familles. Je sais aussi les efforts appréciables que fournissent l'Etat et les médecins et agents de santé au quotidien pour soulager ces souffrances à travers une prise en charge adéquate. C'est pourquoi, j'apprécie à sa juste valeur l'accompagnement de nos partenaires », a-t-elle dit. La Première Dame a souligné que, le groupe ORANO assurera la dotation en équipements biomédicaux destinés à ce centre. Du reste, ce groupe n'est pas à sa première donation. Elle a rappelé qu'en 2016, déjà, il a doté le centre de médicaments et matériels biomédicaux, conformément à sa politique de responsabilité sociétale.
Pour Dr. Lalla Malika Issoufou, cette importante contribution de leurs partenaires permettra de soulager les souffrances des patients qui bénéficieront d'une dialyse de grande qualité avec des membranes de haute performance, ce qui fera du centre l'un des premiers de la sous-région à utiliser cette méthode d'épuration extra-rénale. Ce qui va, sans doute, améliorer l'espérance de vie des insuffisants rénaux et hémodialysés chroniques du pays. « Pour ma part, en ma qualité de Marraine de l'Association Nigérienne des dialysés et souffrants rénaux, je poursuivrai avec davantage de détermination, le plaidoyer que je n'ai cessé de faire pour renforcer les infrastructures et le personnel médical en quantité et en qualité », a-t-elle assuré.
Elle a affirmé que l'association pourra aussi compter sur le soutien politique comme à l'accoutumée, qui ne leur a jamais fait défaut. « Car comme vous le savez, la santé des populations nigériennes est au cœur du Programme de Renaissance porté par le Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou », a-t-elle affirmé.
Quant au ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara, il a indiqué que la Construction du Pavillon d'hospitalisation au service de Néphrologie/Hémodialyse de l'Hôpital National Lamordé s'inscrit parfaitement dans le cadre du programme de renaissance du Niger initié par le Président de la République dans son volet Santé et du Plan de Développement Sanitaire (PDS) 2016 - 2021 du Ministère de la Santé Publique. En effet, selon lui, ce projet a été possible grâce à l'implication de la Première Dame, Dr Lalla Malika Issoufou, présidente de la Fondation Tattali lyali. Il l'a remerciée pour ses engagements en faveur de l'amélioration de la qualité de vie des populations et singulièrement des patients souffrant de maladies rénales et d'insuffisance rénale au Niger.
Dr. Idi Illiassou Mainassara a réitéré l'engagement de son département ministériel et celui du gouvernement à accompagner l'Hôpital National Lamordé jusqu'à l'aboutissement de la construction de ce pavillon qui va durer sept (7) mois par l'entreprise Iklas BTP. Il a enfin salué l'ensemble des partenaires pour leur contribution à accompagner le gouvernement du Niger dans sa politique sanitaire.
Pour le représentant d'ORANO, M. Pascal Bastien et la directrice Afrique NIPRO Europe NV, cette pose constitue le 1er jalon de l'exécution d'un projet novateur de partenariat multipartite. Selon lui, Orano mines et les sociétés minières SOMAÏR et COMINAK, sont des partenaires du centre de dialyse depuis des années. En effet, après une dotation du centre de néphrologie et de dialyse en matériels biomédicaux en mars 2017 et le financement en 2018 de la formation de 10 médecins aux techniques de fistules artério - veineuses , Orano Mines - SOMAÏR et COMINAK répondent favorablement à la requête de l'Hôpital National de Lamordé d'extension de la capacité du centre de dialyse. Il a en outre expliqué qu'en renforçant les capacités du centre de néphrologie et de dialyse de l'Hôpital National de Lamordé, qui est le centre de référence au niveau national dans la prévention et le traitement de l'insuffisance rénale au Niger, Orano Mines et les sociétés minières réaffirment leur engagement à contribuer à l'amélioration des conditions sanitaires des populations.
« Orano Mines et les sociétés minières SOMAÏR & COMINAK dont l'engagement va bien au-delà de l'activité industrielle, ont développé au fil des ans une politique ambitieuse visant à promouvoir l'accès aux secteurs sociaux de base notamment la santé au profit des populations, aussi bien dans les zones d'implantation des sites de production que dans le reste du pays », a rassuré M. Pascal Bastien.
La directrice Afrique NIPRO Europe NV, Mme Roxane N'Gossoun a largement expliqué le fonctionnement et les caractéristiques des appareils qui seront mis en place dans ce pavillon. Elle a réitéré leur engagement à soutenir ces genres d'actions au Niger.
Au cours de la cérémonie, l'Association Nigérienne des Dialysés et Insuffisants Rénaux a décerné des témoignages de satisfaction à la Première Dame Dr. Lalla Malika, présidente de la Fondation Tatalli Iyali et à l'ex directrice de l'établissement ORANO (ex AREVA), Mme Nignon Bibata. S'en est suivie une visite des locaux de l'unité d'hémodialyse de Lamordé par la Première Dame et sa délégation.

Seini Seydou Zakaria(onep)
18/01/19


posteL'Afrique toute entière célèbre ce 18 janvier 2019, la Journée panafricaine de la Poste, qui marque le 39ème anniversaire de la naissance de L'Union Panafricaine des Postes (UPAP). L'UPAP est une institution spécialisée de l'Union africaine créée suite à une décision de la Conférence des plénipotentiaires réunissant 35 pays en janvier 1980 à Arusha en Tanzanie. Le but visé par la création de l'UPAP est la coordination des activités de développement des services postaux en Afrique. Le thème retenu cette année pour la célébration de cette journée est : « Ensemble, diversifions notre offre grâce au numérique». A cette occasion, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Economie Numérique M. Sani Maigochi a livré un message dans lequel il invite les postières, postiers et les responsables de ce secteur à investir davantage dans le volet communication pour faire connaitre leurs produits.
Pour le ministre en charge des Postes, « le développement fulgurant des Technologies d'information et de la Communication est certes venu bouleverser les habitudes et les comportements à tous les niveaux. Le secteur postal, vecteur historique de communication et d'échanges entre les peuples, ne fut pas épargné. Par le tarissement des sources de financement étatiques, l'émergence d'une concurrence variée et impitoyable, exacerbée par une régulation inappropriée, voire inexistante, la Poste se doit néanmoins de survivre et de prospérer, comme elle a toujours su le faire, en s'adaptant, en se transformant ». Et de préciser Fort heureusement, selon le ministre, « après quelques tâtonnements, plusieurs Postes ont multiplié des initiatives aussi innovantes les unes que les autres, visant à arrimer au train de la transformation numérique ce secteur, dont le rôle moteur en matière de développement socio-économique n'est plus à démontrer ».
A cet égard, le Ministre s'est dit heureux de constater que, définitivement, la Poste, grâce aux TIC et son vaste réseau tridimensionnel soit, ici et là, en train de réussir le pari de sa transformation, en repensant ses processus opérationnels et commerciaux, en se dotant de moyens simplifiés et performants pour des prestations de service efficaces et efficientes.
« Evidemment, le plein succès de l'indispensable transformation suppose une offre de produits et services innovants et diversifiés, de bonne qualité, attractifs, à des prix abordables, accessibles à tous et partout, notamment aux populations rurales qui ont très souvent peu ou pas du tout accès aux services sociaux essentiels auxquels ils ont pourtant pleinement droit dans leurs vies au quotidien » a ajouté M. Sani Maigochi.
Cependant, a-t-il relevé, la diversification des produits grâce au numérique a d'autres préalables, dont l'un des plus incontournables est l'existence d'une infrastructure numérique stable, disponible et performante. En outre, pour réussir le pari de la diversification de l'offre, il est important de se doter d'une ressource humaine multidisciplinaire, bien formée, compétente et profondément motivée.Il a souligné l'importance du volet communication et information tout en précisant que « A quoi va servir un produit de bonne qualité s'il n'est pas connu du client ? A quoi va servir une solution de qualité si le client ne sait pas comment l'utiliser, s'est interrogé le ministre qui invite les responsables du secteur postal à investir davantage dans ce volet.
Selon le ministre, avec le développement du commerce électronique, la technologie numérique offre désormais au secteur postal plusieurs opportunités pour reprendre le leadership dans ce domaine. On pourrait notamment citer la modernisation des formalités douanières à travers la mise en œuvre du système de déclaration en douane (SDD) et la facilitation des transactions financières sécurisées grâce aux solutions développées par le Centre de technologie postale de l'UPU.
Il a appelé les différents acteurs du secteur à être aux côtés des opérateurs qui, pour réussir ce pari, doivent être amenés à investir massivement dans les nouvelles initiatives.
« Comme vous pouvez le constater, les Technologies de l'information et de la Communication sont une véritable chance pour le développement du secteur postal de notre cher pays le Niger. Nous devons en tirer pleinement profit ! Ne l'oublions pas, les TIC sont le nouveau nom du développement. Saisissons cette opportunité et gardons-la jalousement ! »
Selon le ministre Sani Maigochi, au Niger, le secteur postal et la chaîne des services postaux sont appelés à devenir des éléments clés de l'émergence à l'horizon 2021, tel que prôné par le programme de la renaissance acte2 du Niger initié par le Président de la République, Chef de l'Etat, Son Excellence M. Issoufou Mahamadou et la déclaration de Politique Générale du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Son Excellence M. Brigi Rafini.
Il a rappelé les réformes institutionnelles introduites par son département ministériel à travers notamment l'élaboration du document de Politique Sectorielle Postale et sonPlan Intégral de Développement (PIDEP); l'élaboration de la loi portant réglementation de la Poste au Niger; l'élaboration du Contrat de Concession entre l'Etat et Niger-Poste, par lequel l'Etat fixe au concessionnaire de Service Postal Universel (SPU) les conditions de mise en œuvre du service universel; et enfin l'élaboration du Contrat Programme, qui prend en compte les efforts d'innovation et de promotion des services tels que : le e-commerce, le e-gouvernement, l'inclusion financière, etc.
Le ministre a enfin saisi l'occasion pour annoncer que le 18 janvier 2020, l'Union panafricaine des Postes célébrera ses 40 années d'existence. Cette étape particulière constituera un jalon essentiel pour mesurer le chemin déjà parcouru et fixer de nouveaux caps. Il invite l'ensemble de la Communauté postale Nigérienne à se préparer dès aujourd'hui pour s'approprier le moment venu cet important événement, qui sera marqué d'une pierre blanche dans la vie de l'Union.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
18/01/19

Mendicité à Niamey :Un phénomène qui prend de l'ampleur

Publié dans Dossier



d-1Pas un carrefour ou une grande place publique de Niamey qui ne soit aujourd'hui envahi par des enfants, des femmes et des hommes en quête d'aumône. Ils prennent d'assaut ces lieux tous les matinset ne les quittent que la nuit. Comme des fonctionnaires sur leur lieu de travail, ils s'installent très tôt à ces endroits choisis avec habileté. Comme les travailleurs, ils sortent avec leurs enfants, pas pour les déposer à l'école, mais dans la rue...
Il est un peu plus de 7 H du matin à Niamey, mais déjà, une dizaine d'enfants d'environ 6 à 8 ans sont groupés au niveau d'un feu optique d'une grande artère de la capitale. Les uns sont debout et n'hésitent pas à tendre la main à tout passant. Les autres sont agenouillés, les bras croisés sous l'effet certainement du froid qui s'est abattu sur Niamey en ce début du mois de janvier. Mais cette position est stratégique, puisqu'ils bondissent aussitôt sur le premier passant qui ose remettre quelques pièces de monnaie à leurs camarades. Sans hésiter, ils accourent tous pour réclamer leur part en psalmodiant '' Alhadji sadaka, Madame Hadjia sadaka. ... Dans l'euphorie, ils ne font même pas attention pour voir s'il s'agit d'un El hadj ou d'une Hadjia. L'important, c'est de gagner quelques espèces sonnantes et trébuchantes. C'est pourquoi, ils sont là très tôt le matin. Vêtus d'une simple chemise manche courte et d'une culotte qui ne couvre même pas les genoux, beaucoup marchent pieds nus s'exposant ainsi au froid qui peut affecter leur santé. Insensible à ce danger qui les guette, ils multiplient les risques en déambulant entre les véhicules.
L'école ? Ils n'en connaissent pas ou ne veulent pas en entendre parler. A la question posée à l'un d'entre eux de savoir pourquoi il ne va pas à l'école, il répond qu'il n'a pas pu y accéder et que c'est trop tard cette année. En proposant de l'amener à l'école parce que c'était au début de l'année scolaire, il quitte à la hâte les lieux en affirmant ''saï badi'' (à l'année prochaine). Comme quoi, cette année, son choix ou plutôt celui de ses parents est déjà fait : le petit garçon sera tous les matins dans la rue pour mendier au lieu d'être à l'école. Sa maman veille au grain, puisqu'elle est confortablement assise derrière un bâtiment et le surveille. Le moindre copeck qu'il reçoit doit lui être automatiquement versé. En attendant, elle bavarde avec d'autres femmes ayant fait aussi le choix d'amener leurs enfants dans la rue pour mendier. Toutes jeunes, elles sont nombreuses à cet endroit avec souvent des bébés dans les bras. Les quelques femmes âgées du groupe se sont retranchées sur la voie opposée à celle des enfants. Elles sont alignées et n'attendent que les automobilistes et les cyclistes s'arrêtent sur ordre du policier réglementant la circulation. Toutes accourent pour tendre la main avec la même ''chanson'' "Elhadj sadaka, sadaka Madame, sadaka hadjia''. Comme une sorte de compétition, aussitôt que l'une d'entre elle le dit et s'éloigne si elle ne vous voit pas mettre dans la main dans la poche ou le sac pour lui tendre des espèces sonnantes, une autre prend le relais et ainsi de suite.
On constate malheureusement que les femmes sont de plus en plus nombreuses dans la mendicité. Elles sont jeunes, bien portantes et visiblement aptes à exercer des activités génératrices de revenus dans la dignité. Bébé au dos ou le portant à califourchon, elles sont déterminées à ne tendre que la main du lever au coucher du soleil. Plus solides que beaucoup de Nigériennes, femmes de ménage qui gagnent leur pain en effectuant des travaux domestiques, elles rodent d'un feu optique à un autre, d'un carrefour à un autre.Toujours en groupe, elles ont fait de la mendicité une activité fondamentale. Pour faire beaucoup de recettes, il semble que dans certaines familles, la mère, les enfants et le père, tous s'adonnent à la mendicité.

Mendiants agressifs

Le phénomène prend de l'ampleur. Il a aujourd'hui beaucoup d'adeptes, surtout ceux qui, hommes ou femmes ne souffrent d'aucun handicap et jouissent d'une santé de fer. Ils ont pour des raisons qui leur sont propres choisi de tendre la main pour vivre. Ces mendiants d'un genre nouveau sont d'ailleurs les plus nombreux au niveau des feux tricolores de Niamey et usent de toutes les ruses pour se remplir les poches. Chapelet en main, certainsvous abordent avec un air pitoyable à vous donner envie de leur vider votre portefeuille. Sous la bannière de la religion surtout le vendredi, jour saint, ils étalent tout leur talent pour faire comprendre qu'ils sont nécessiteux. Surtout devant les mosquées qui sont prises d'assaut.
D'autres le font avec agressivité. Osez leur dire que vous n'avez pas d'argent, ils vous diront des mots que vous n'oublierez jamais. Donnez leur une petite pièce de monnaie, ils l'accepteront, malgré eux, la mine très serrée. Souvent c'est eux-mêmes qui vous fixent le montant qu'il leur faut pour manger, acheter une paire de chaussure ou compléter les frais de taxi.
Ces mendiants ont ravi la vedette aux talibés qui eux-mêmes cherchent aujourd'hui des espèces sonnantes et trébuchantes. Tasse en bandoulière, ils font rarement le porte à porte pour chercher la nourriture. Ils se retrouvent aussi dans les marchés et autres places publiques de Niamey qui est en train de faire sa toilette pour...juillet prochain Incha Allah.

Par Idé Fatouma(onep)
18/01/19



d-2La mendicité est traditionnellement reconnue aux personnes vivant avec un handicap, qui ne peuvent exercer des activités génératrices de revenu. Cependant, la plupart des catégories ne sont pas, pour autant contraintes à cette fatalité. Au Niger, la fédération des personnes en situation de handicap (FNPH) reconnue officiellement en 1998 fait du défi de la lutte contre la mendicité son cheval de bataille. Elle se bat pour l'inclusion de cette population dans les actions de développement.
Pour les représentants de cette structure, la problématique de la mendicité est vue sur deux angles. D'une part, la condamnation de la société, qui se base sur des perceptions de longues dates, selon lesquelles, les personnes handicapées sont des nécessiteuses. « On peut dire que la société exploite ces personnes. Quand vous regardez dans les villages, lorsqu'il y'a un enfant en situation de handicap dans une famille, à l'âge de 7ans où il devrait être inscrit à l'école, on lui donne une tasse, et on le traine dans la rue. Parfois, il en est obligé même. Alors, il continue à faire la mendicité jusqu'à l'âge adulte. Il n'a appris que ça, donc c'est très difficile de le déconnecter. Sachant que le cerveau de l'être humain agit sur la base de son vécu » a affirmé le président de la fédération, M. Nouhou Siddo Oumarou, mal voyant, kinési-thérapeute à l'hôpital national de Niamey. D'autre part, la préoccupation de la fédération est liée au moyen mis à leur disposition pour éradiquer ce fléau. Ces appuis au fonctionnement font crucialement défaut à la structure. D'après lui, cela fait trois ans qu'ils n'ont pas reçu de soutien financier pour conduire leurs programmes. Les personnes en situation de handicap qui mendient, viennent des localités lointaines, dans les grandes villes. La sensibilisation doit viser cette source, pour produire des impacts durables. Les enfants doivent être inscrits et maintenus à l'école, pour éviter ce sort, qu'est la mendicité. Alors, comment pouvions-nous sensibiliser la population des différentes localités ? s'interroge le président de la FNPH.
Un fonds national de soutien aux personnes en situation de handicap a été créé en 1999, pendant qu'ils étaient à 80 037 personnes, à hauteur 50 000 000 FCFA. Selon M. Nouhou Siddo, ce fonds est réduit à 34 000 000 FCFA. Or, en référence des statistiques de 2012, l'effectif s'est multiplié par 9, soit 715 497 personnes. « Le gouvernement avait pris l'engagement de rehausser ce fonds à 150 000 000 FCFA. Mais, il y'a lieu de se demander si, cet engagement important, de lutte contre la mendicité est d'une véritable volonté. Je voudrais lancer un appel à SEM Issoufou Mahamadou, Président de la République, qui, était le premier à nous comprendre. Lorsqu'on cherchait à parler au gouvernement, on a eu des difficultés. Il nous a dit de venir vers lui. Il nous a écoutés, et a commencé à nous ouvrir des voies. Je voudrais que cet engagement soit plus fort, pour l'amélioration durable des conditions de vie des personnes en situation de handicap », a-t-il affirmé.

Des alternatives adéquates

La FNPH a participé à l'élaboration de plusieurs politiques de développement, notamment: les PDES 2011-2015, 2017-2021 et la politique de la population (en cours de finalisation). La facilitation de l'accès à l'éducation aux enfants handicapés, sans quoi il leur sera difficile d'exercer des métiers, contrairement aux enfants non handicapés est une priorité urgente, pour un changement à long terme. « Sur cet aspect, le gouvernement a travaillé le plus, ces cinq dernières années. Il a été débloqué plus d'un milliard pour l'achat des matériels spécialisés », a précisé le président de la fédération. La FNHP préconise par ailleurs, la formation des personnes adultes en situation de handicap, la création des conditions d'une marge de préférence des produits fabriqués par des personnes handicapées ; une sorte de quotas dans les marchés publics et garantir un revenu minimum pour des personnes qui vivent avec un grand handicap. C'est le cas de certains malades mentaux ou des personnes handicapées âgées et sans soutien qui ne peuvent exercer d'activité pour leur autonomie. Pour M. Nouhou Siddo, il faut en plus, un cadre juridique pour relever le défi lié à la mendicité. En ce sens, le Niger a ratifié la convention internationale relative à la situation des personnes handicapées, depuis le 24 Juin 2008, et l'article 4 de ladite convention dit que les pays doivent harmoniser leurs législations avec la convention. Dans cette logique, il a été mené une étude, qui a abouti à l'avant-projet de loi sur l'égalité de chance des personnes handicapées. « Le document est actuellement au niveau du secrétariat général du gouvernement. Et nous plaçons notre espoir sur l'engagement du Président de la République, pour l'avancée et l'adoption de ce projet », a dit M. Nouhou.
En attendant, la Fédération Nigérienne des Personnes Handicapées fait essentiellement des activités de sensibilisation. Au niveau international, la fédération est réputée fièrement en termes d'expertise et maitrise des droits des personnes en situation de handicap. En effet, le Niger préside le forum africain des personnes handicapées et celui de l'Afrique de l'ouest, selon le président de l'organisation, M. Nouhou Siddo Oumarou.
Le sud-africain ancien rapporteur des Nations Unis pour les personnes en situation de handicap, est témoin de ce leadership, lorsqu'il disait à la Première dame, Dr Lalla Malika Issoufou, que la FNPH a modifié la carte du monde des personnes handicapées et a hissé très haut le nom du Niger, lors de sa visite au Niger.
« En décembre passé, sur recommandation du PNUD, la fédération djiboutienne a sollicité notre expertise en matière des droits des personnes en situation de handicap. Et, c'est rare que passent deux mois sans qu'un pays ne nous sollicite. Nous leur proposons des solutions, et ils sont en train d'avancer. Mais nous, on a l'expertise et on n'avance pas, seulement par faute de moyens. L'issue judicieuse de la lutte contre le phénomène de la mendicité passe par le rehaussement du fonds national d'appui aux personnes en situation de handicap », a conclu le président de la fédération.

Par Mahamane Chékaré Ismaël
18/01/19

AG/ONU

Editorial

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !

lundi 17 décembre 2018

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !
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