Le Sahel

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Tinni Abdou


rencontreLes comités multisectoriels pour la surveillance des décès maternels et riposte (SDMR) des huit régions du Niger sont, depuis hier matin, en conclave à Niamey dans le cadre d'un forum national, placé sous le parrainage du Ministère de la Santé publique avec le partenariat de l'UNFPA. Durant trois (3) jours, les participants aux travaux du forum devront rapporter et analyser la situation des décès maternels, du niveau départemental à l'échelle nationale, afin de formuler des recommandations pour l'amélioration de la SDMR.
Dans son discours à l'ouverture du forum, le ministre de la Santé publique, Dr. Idi Illiassou Mainassara a d'abord rappelé l'évolution et le contexte de la prévention des décès maternels au Niger. Selon le ministre, notre pays est l'un de ceux qui enregistrent les taux de mortalité maternelle et néo-natals les plus élevés au monde. « L'évaluation des objectifs millénaires pour le développement de décembre 2015, a fait ressortir que le ratio de décès maternels est de 520 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, pour un objectif attendu de 175 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. Quant à la mortalité néo-natale, l'enquête démographique et de santé a relevé qu'en 2017, le taux est passé de 24 à 28 pour 1000 naissances vivantes », a-t-il souligné.
Pourtant, précise le ministre, les Objectifs du Développement Durable (2015-2030) recommandent à la communauté internationale de faire passer le taux mondial de mortalité maternelle au dessous de 70 pour 100 000 et d'éliminer les décès évitables de nouveau-nés et d'enfants de moins de 5 ans, respectivement à 12 pour 1000 au plus et à 25 pour 100 au plus. D'après Dr. Idi Illiassou Mainassara, cette situation sur les décès maternels et infantiles est due à trois catégories des facteurs à savoir : le retard dans la reconnaissance des signes de danger de la grossesse au sein de la communauté, et la prise de décision à temps ; le retard pour arriver à la formation sanitaire; et enfin le retard dans l'obtention des soins de qualité une fois au centre de santé.
Cependant, ajoute le ministre des efforts considérables ont été consacrés par les plus hautes autorités de la 7ième République du Niger pour relever les défis qui se posent dans ce sens et réduire la morbidité et la mortalité. C'est ainsi qu'en 2013, une feuille de route a été élaboré, et la Surveillance des décès maternels et la riposte (SDMR) a été institutionnalisée. Depuis lors, la notification des décès maternels est devenue obligatoire, et tout cas institutionnel ou communautaire a l'obligation d'être audité afin de prendre des actions en conséquence. Ainsi, pour assurer la coordination et le suivi de la feuille de route, le plan stratégique a vu le jour, et les Comités multisectoriels pour la surveillance des décès maternels ont été mis en place. Ce système a permis de 2016 à 2018, la notification de 2704 décès maternels dont 1122 audités, soit 41,49. Sur cet élan de perspectives, on note le renforcement des capacités en ressources humaines, en moyens matériels et logistiques des cases, districts et centres de santé ainsi que la création récente des deux hôpitaux de référence à Niamey et à Maradi.
Par ailleurs, le ministre de la santé publique a remercié l'ensemble des acteurs qui contribuent pour l'amélioration de la santé de la mère et de l'enfant, notamment les partenaires financiers et techniques au premier rang desquels l'UNFPA.
Mahamane Chékaré Ismaël (Stagiaire)
06/11/18


rencontre-sLa salle de Réunion du bâtiment de Géo-conseil de l'Université Abdou Moumouni de Niamey a abrité hier, les travaux de la réunion préparatoire à la mise en place d'un programme ERASMUS+CAPACITY BUILDING pour la création d'un Master Interdisciplinaire dédié à la Ville Durable. La création de ce Master spécifique destiné aux futurs acteurs de l'aménagement et de la planification urbaine, vise à promouvoir des acteurs urbains ayant une vision éclairée des enjeux environnementaux contemporains et des solutions, techniques et méthodes innovantes dans ce domaine.-

En président l'ouverture officielle des travaux de la réunion préparatoire, le Vice-recteur de l'Université Abdou Moumouni de Niamey chargé des relations extérieurs, Professeur Rabani Adamou, a rappelé que, postulée au CAPACITU BUILDING de l'Union Européenne nécessite une préparation approfondie, d'où l'importance de l'aide apportée par la coopération française dans la préparation des deux équipes Nord et Sud. Le choix du thème de la Ville Durable a, selon lui, toute son importance dans un pays comme le Niger où les villes se créent et s'élargissent sans un vrai plan d'urbanisation. Professeur Rabani Adamou a ajouté que l'Université Abdou Moumouni et ses enseignants sont dans une obligation de produire des résultats visibles, « surtout en ces moments où les gens attendent de nous des actions concrètes qui auront un impact positif sur leur vie et sur la vie de la nation ».
Le Doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Pr Abdoul-Aziz Issa Daouda et le Chef du Département de Géographie, Pr Sambo Bodé, ont tour à tour souligné les défis majeurs auxquels font face les autorités nigériennes dans la gouvernance et la gestion urbaine, notamment l'explosion démographique, l'étalement urbain et les effets néfastes du réchauffement climatique. Pour ces responsables académiques, la diversité et la convergence des acteurs permettront sans nul doute de produire les idées nécessaires pour que nos villes s'inscrivent dans la perspective d'un développement durable et intelligent. Le Représentant de l'Ambassadeur de France au Niger, M. Regis Guillaume, s'est lui félicité de l'excellence et de l'intensification de la coopération académique entre le Niger et son pays. L'Ambassade de France au Niger, a-t-il ajouté, continue de faire un travail de lobbying au niveau de la Délégation de l'Union Européenne au Niger et aussi à Bruxelles, pour que la coopération entre le Niger et l'UE puisse investir le champ de la formation supérieure.
La ville de Niamey, partenaire à ce projet ERASMUS+ CAPACITY BUILDING, est confrontée de façon récurrente à un manque de techniciens capables de s'adapter aux réalités de la Mutation de la ville de Niamey. C'est pourquoi, a tenu à dire le président de la Délégation Spéciale de Niamey, des dispositions ont été instamment prises pour accompagner le projet et contribuer à sa réussite. « Nous avons saisi cette opportunité afin de bénéficier de vos connaissances et de vos savoirs qui nous permettront d'être efficaces et performants dans la gestion urbaine de la ville de Niamey », s'est exclamé M. Mouctar Mamoudou, avant de rassurer ses interlocuteurs de l'adhésion totale de la Ville de Niamey à la création du Master Interdisciplinaire Ville Durable à l'Université Abdou Moumouni de Niamey.
A termes, cinq institutions d'enseignements supérieurs de la France et de la Belgique ainsi qu'une dizaines d'autres au Niger, vont collaborer pour la réussite de ce Master qui sera inauguré autour de 2020 et qui aura son propre Bâtiment passif et autonome en électricité.

Souleymane Yahaya
(Stagiaire)


maLa pionnière de la presse nigérienne, Mariama Keita, est décédée le lundi 29 octobre 2018 dans un hôpital d'Istanbul en Turquie. Elle a été inhuminée le dimanche 4 novembre dernier au cimetière musulman de Yantala à Niamey. Première femme journaliste au Niger, Mariama Keïta, est une personne aux fortes convictions. Citoyenne engagée, elle a mené sans relâche sa lutte pour la promotion de la femme nigérienne. (Lire ci-dessous son portrait publié dans le Sahel Dimanche Spécial du 13 mai 2017)
Mariama Keïta est incontestablement une femme qui a fait ses preuves dans le mouvement ayant marqué l'histoire de l'émancipation des femmes au Niger. Première femme nigérienne à avoir embrassé le métier de journaliste, Mariama Keïta débuta sa carrière à la Radio Niger, en 1964, en tant que journaliste-stagiaire. Après deux (2) ans de stage, elle quitte le Niger pour la France où elle bénéficie d'une formation en Journalisme, Production, Réalisation à l'Office de Coopération Radiophonique (OCORA) Maisons – Laffitte en France de 1966-1967. Cette formation a été sanctionnée par l'obtention d'un diplôme.
Actuellement, Consultante chercheur en Communication. En effet, Mariama Keïta a passé son cycle primaire à l'école Neuve de Jeunes Filles de Niamey. Elle a poursuivi son cycle supérieur au département d'Anglais à la Faculté des lettres et Sciences Humaines de l'Université Abdou Moumouni de Niamey où, elle a acquis un niveau licence. De retour au pays, Mariama a poursuivi sa carrière professionnelle en qualité de journaliste professionnel à l'ORTN. Selon elle, à l'époque, le contexte était difficile pour une femme d'exercer un métier aussi complexe que le journalisme. Elle a tout de même osé et excellé, car elle était convaincue de ses ambitions et du fait qu'aucun métier n'est l'apanage de tel ou tel sexe. Première femme journaliste, elle était restée à la voix du Sahel en tant que reporter, rédactrice et présentatrice du journal en Français.
De par son dynamisme au travail et sa détermination de bien faire, elle a servi au Service des Programmes de l'O.R.T.N en qualité de directrice adjointe, responsable des productions et réalisation en langues française et anglaise. Elle était également productrice, réalisatrice et initiatrice des magazines notamment « Magazine des Petits », « Voix de la Santé», « Invité de la Semaine», «Rendez-vous avec la Jeune Amérique », « Festival des Chansons Oubliées», «Journal Sonore de la Femme ». Forte de son caractère et de son professionnalisme, Mariama Keïta a dirigé l'instance suprême de régulation de la communication au Niger.
Au-delà du journalisme qu'elle aime tant, elle accorde beaucoup d'importance à la défense des droits des femmes et des enfants. C'est ainsi qu'elle a joué un rôle central lors de la création de la Coordination des Organisations Non Gouvernementales et Associations
Féminines Nigériennes (CONGAFEN), une association dont elle a assuré la présidence de 1994 à1997. Elle était aussi Co-Gestionnaire du Projet DLD/CCE (Association Démocratie Libertés, Développement et Commission des Communautés Européennes). Et elle a partagé son expertise avec plusieurs autres associations de défense des droits humains. Ses expériences lui ont permis de devenir une consultante en communication. Et à cet effet, elle a réalisé plusieurs consultations spécifiquement dans les
domaines de la communication, du genre, de l'environnement, de la gestion des conflits, etc.
Au-delà, elle est enseignante vacataire à l'Institut de Formation aux Techniques de l'Information et de la Communication (IFTIC) où, elle consacre une partie de son temps pour partager et transmettre son savoir-faire aux jeunes nigériens. Elle a été aussi consultante en communication auprès du Cabinet Management For Enterprise Consult (MEC) Niamey de janvier à octobre 2013. Mariama Keïta a été aussi consultante au Centre National de Perfectionnement à la Gestion (CNPG). En effet, sa participation à plusieurs rencontres nationales et internationales a permis de renforcer ses capacités à persévérer dans ses activités professionnelles. Ces dernières années, elle a été assez active dans les activités de la Maison de la presse en tant que conférencière ou formatrice pour partager son expérience avec la jeune génération de journalistes.
Mariama Keita était aussi Chef de Service Documentation à la Compagnie Minière d'Akouta (COMINAK) de 1981 à 1992, où elle s'occupait d'Etudes, Gestion et Fonctionnement, Revue de presse hebdomadaire, Bibliographie mensuelle, Foires, Expositions, Représentation de la société COMINAK. Elle est Lauréate de plusieurs prix au plan national ; contributrice à l'élaboration de documents de travail et auteure de plusieurs écrits au niveau national et international. Parlant de son meilleur souvenir en tant que journaliste, elle a évoqué la Médaille M.B.E. (Most British Empire) qu'elle a reçue en 1968 à Londres capitale du Royaume Uni, à l'occasion du voyage officiel en Grande Bretagne du Président de la République du Niger M. Diori Hamani, et de la Médaille du Mérite Mauritanien, obtenue à Niamey en 1970 à l'occasion du voyage officiel du Président de la République de Mauritanie, M. Moctar Ould Daddah au Niger.
Laouali Souleymane
(Article publié dans le Sahel Dimanche
Spécial du 13 mai 2017)
06/11/18



Zinder-Saboua-1Le Directeur Général de la Société Niger –Télécoms, M. Abdou Harouna a remis samedi dernier dix (10) véhicules (châssis court de type pick up), offerts par la société Niger Télécoms à la Ville de Zinder. Les clés des dix véhicules destinés à la salubrité de la ville ont été remises au président du Comité d'organisation de Zinder Saboua M. Mansour Hadj Dodo. La cérémonie s'est déroulée en présence du Secrétaire général de la Région, M. Maman Harou et du Président du Conseil de Ville de Zinder, M. Bachir Sabo.

Dans une brève intervention, le Directeur Général de Niger-Télécoms s'est réjoui de l'accueil qui a été réservé par les autorités et les populations de Zinder à sa délégation à l'occasion de cette cérémonie de remise de dix véhicules. Il s'agit pour Niger Télécoms d'apporter sa modeste contribution dans le cadre de la fête du 18 décembre pour appuyer les arrondissements communaux dans leurs efforts
quotidiens de salubrité publique. M. Abdou
Harouna a annoncé que sa société sera présente pour accompagner le comité d'organisation de Zinder Saboua d'une part et d'autre part pour faire connaitre au public ses différents produits notamment les performances de la téléphonie mobile et les installations Internet.
Pour le Président du Comité d'organisation de Zinder Saboua, M. Mansour Hadj Dodo, ce ''geste de Niger-Télécoms va contribuer efficacement à débarrasser les arrondissements communaux des ordures ménagères et redonner à ces entités un nouveau visage à quelques jours de la tenue de ce grand rassemblement national. Pour sa part, le Président du Conseil de Ville de Zinder, M. Bachir Sabo a également salué ce don hautement significatif de Niger-Télécoms pour les populations de Zinder en général et pour les cinq arrondissements communaux en particulier qui sont appelés à s'investir pour rendre leurs entités respectives propres.

Siddo Yacouba
ANP-ONEP/Zinder
06/11/18


assembleeLes travaux de la 2ème session ordinaire au titre de l'année 2018 dite session budgétaire de l'Assemblée nationale se poursuivent à l'hémicycle, place de la concertation. Les députés nationaux ont consacré la journée du samedi dernier à une séance de questions d'actualité avec l'interpellation du ministre d'Etat en charge l'Intérieur et de la Sécurité Publique, M. Bazoum Mohamed ; des ministres Amina Moumouni, en charge de l'énergie ; Massoudou Hassoumi en charge des Finances et Kassoum Moctar en charge de la Jeunesse et des Sports. Les travaux de la séance ont été présidés par SE. Ousseini Tinni, président de ladite institution en présence du commissaire du gouvernement, le ministre chargé des Relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf.

A l'ouverture de la séance, le président de l'Assemblée nationale a demandé au Secrétaire parlementaire de lire, pour rappeler aux élus nationaux, les dispositions du règlement intérieur qui encadrent le mode de contrôle de l'action gouvernementale. Il en ressort que, les questions d'actualités sont organisées deux samedis sur quatre au cours desquelles, les députés nationaux interpellent des membres du gouvernement pour être éclairés de l'action gouvernementale. Ces questions sont précises et concises avec un caractère spontané et ne sont ni déposées au préalable, ni publiées au journal officiel.
La première question de la journée du samedi 3 novembre 2018 a été adressée au ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la
Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Bazoum Mohamed par le député Soumana Hassane sur la situation d'insécurité dans la région de Tillabéri se traduisant par plusieurs sortes d'actes de criminalité.
Dans son intervention, le ministre en charge de la Sécurité publique a reconnu la persistance de l'insécurité dans certaines zones de la région, mais précise-t-il, la situation est sous contrôle. « Il ya dix (10) jours, je vous en ai informé que la situation est sous contrôle. A la date actuelle, les agissements ont même cessé. Depuis une semaine, nous avons déployé de nombreuses forces qui mènent des opérations salvatrices de protection des citoyens et de leurs biens », a expliqué M. Bazoum Mohamed.
La deuxième question a été posée par le député Bachir Abdoul Aziz Sidi à la ministre de l'Energie, Mme Amina Moumouni, sur la fourniture d'énergie dans la région d'Agadez marquée par des difficultés. Le député a voulu savoir sur les mesures que le gouvernement envisage de prendre pour trouver des solutions à la préoccupation posée.
Dans sa réponse au parlementaire, la ministre Amina Moumouni a apporté des éléments de réponse sur les efforts fournis par le gouvernement pour satisfaire les populations en matière d'énergie. La ministre a rappelé que la ville d'Arlit n'a pas de réserves froides. « Nous avons pu solliciter les sociétés minières pour que la NIGELEC puisse s'approvisionner en énergie électrique. Une convention a été signée de fourniture de deux (2) mégawatt pour la SOMAÏR et la COMINAK. C'est une solution immédiate en cas de besoin. Ceci pourra permettre à la NIGELEC et à la SONICHAR de faire face aux besoins des autres localités, comme Agadez et les délestages seront moins importants », a-t-elle expliqué.
La troisième question d'actualité, posée par le député Mamane Djibo au ministre des Finances, concerne le débat dans le milieu des commerçants sur l'importation et l'exportation de certains produits de consommation dont, il est demandé aux opérateurs économiques d'effectuer le dédouanement dans les régions de destination des marchandises. Le député porteur de la question souhaite des éclaircissements sur cette situation.
En réponse à la question du parlementaire, le ministre des Finances, M. Massoudou Hassoumi, a indiqué que, cette situation a duré. Il ressort que si les commerçants importent des produits, ils doivent les dédouaner là où, ils vont les vendre. « Le dédouanement doit se faire dans le bureau de douane de la région où le produit est écoulé. C'est un principe général. Cette note circulaire existe depuis longtemps. Mais il y a une demande forte de certaines régions, en particulier depuis un an les commerçants nous demandaient de sursoir et nous avons refusé. C'est un principe qu'il faut respecter », a-t-il catégoriquement répliqué.
Enfin, la quatrième question, elle a été posée par le député Adourahmane Oumarou au ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Moctar Kassoum, relativement à la situation des primes de match des footballeurs de l'équipe national du Niger ''Mena'' qui, selon le député, n'ont pas encore été payées jusqu'à la date de cette interpellation.
En répondant à la question, le ministre en charge des Sports a démenti l'accusation. Selon lui, toutes les primes ont été payées sur instruction du Président de la République, Chef de l'Etat. « De 2016 à la date actuelle, plus de trois milliards ont été investis pour financer le domaine des sports au Niger. Donc, ce ne sont que des rumeurs véhiculées qui font savoir que les primes des joueurs n'ont pas été perçues par les intéressés. Ils ont tous été mis dans leurs droits », a-t-il affirmé.

Seini Seydou Zakaria (onep)
05/11/18



lancementLe Premier Ministre, Chef du Gouvernement, SE Brigi Rafini a parrainé le 2 Novembre dernier, à Niamey, le lancement officiel du mandat d'appui technique à l'Ecole Nationale d'Administration et de la Magistrature (ENAM) et à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FSEG) de l'Université Abdou Moumouni. Il s'agit d'un programme soutenu par la Banque Mondiale, en partenariat avec l'Institut canadien IDEA International, qui s'inscrit dans la dynamique engagée par le Niger pour la modernisation de l'administration publique.
Pour SE Brigi Rafini, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la manière la plus durable de remédier au malaise qui entrave l'administration publique est de le traiter aux racines. « Le programme conçu pour rehausser les capacités de l'administration passe nécessairement par le rehaussement des capacités des écoles de formation. Et c'est cela qui est durable ; c'est ce qui caractérise l'action salutaire de ce programme », a-t-il déclaré. Raison pour laquelle, le présent mandat s'appesantit en amont au niveau de l'ENAM et la FSEG. En effet, le programme accompagnera les deux écoles dans la révision des curricula de formation, des méthodes pédagogiques et le coaching des centres de formation professionnelle et universitaire dont la mission est de préparer les futurs cadres de l'administration publique. Cela consistera à introduire notamment la gestion axée sur la performance dans la gestion des finances publiques et la prestation des services publics.
Ce faisant, l'équipe du projet s'attellera au cours des trois prochaines années à créer les conditions qui permettront d'améliorer la formation initiale des futures cadres de l'administration tout en soutenant la mise en œuvre d'un programme de formation continue à l'intention des cadres et agents de l'administration publique. « A travers la formation de nos agents de l'Etat, il est question de leur administrer les bonnes pratiques et des compétences adaptées », a expliqué le Premier Ministre qui a tenu à saluer l'ensemble des acteurs qui ont œuvré à la conception du programme, qui, a-t-il dit, « constitue une thérapie pour notre administration, pour qu'elle prenne la bonne allure, la performance que nous souhaitons d'elle ».
Ensuite, SE Brigi Rafini s'est dit satisfait du partenariat stratégique avec la banque mondiale et l'Institut canadéen IDEA. « C'est un consortium constitué de la crème en termes de compétence, dans les domaines de la formation; en économie, en finance publique, en gestion des ressources naturelles, en gestion des ressources humaines. Il s'agit d'un partenariat qui réuni l'institut IDEA International de Québec et un certain nombre d'école de formation en administration publique de la sous-région », s'est réjoui le Premier ministre. Le programme sera conduit sous l'œil vigilant du Ministère des Finances et celui de la Fnction publique et de la Réforme administrative, a-t-il précisé.
Après avoir salué le leadership du gouvernement dans cette optique de modernisation de l'administration, la Représentante résidente de la Banque Mondiale Mme Joëlle Dehasse a mentionné que leur vision, est de « renforcer l'adéquation entre l'offre de la formation et les besoins actuels et futurs de l'administration publique nigérienne afin de la rendre plus performante et capable d'impulser un développement durable du pays ». Dans cette même logique, elle a rappelé que « la Banque Mondiale s'est engagée à soutenir le gouvernement dans les prochaines étapes de la mise en œuvre des reformes visant l'amélioration des prestations de services publics à travers l'ensemble du territoire. Dans ce contexte, le déploiement efficace des ressources de l'Etat à travers le territoire nécessite des ressources humaines performantes et le recours à des solutions de gouvernement numérique. »
Quant auco-président de l'IDEA, coordinateur du projet, PhD. Sylvain Larivière, il s'est réjoui de la confiance placée en eux par le gouvernement en leur permettant d'appuyer l'ENAM et la FSEG par ce mandat de renforcement des programmes de formation initiale et continue à l'intension des étudiants, et des cadres et agents de l'administration publique nigérienne. « Nous mesurons toute l'importance que représente ce mandat pour la modernisation de la gestion publique au Niger. En effet, il n'est plus à démontrer aujourd'hui que des ressources humaines bien formées, compétentes et disposant de bonnes capacités techniques sont indispensables au processus de développement et constituent une condition nécessaire à la réussite des reformes de l'administration publique et à la modernisation de l'Etat », a affirmé le coordinateur du projet. Pour PhD. Sylvain Larivière, le mandat est bien engagé que les activités avaient effectivement démarré.
Avant de lancer le mandat, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, SE Brigi Rafini a partagé son souhait pour l'élargissement du programme, estimant qu'il ne doit pas se limiter à ces deux écoles. C'est pour quoi, il a invité ainsi les acteurs à pousser les réflexions afin de compléter le programme en l'étendant aux autres écoles.

Mahamane Chékaré Ismaël
(Stagiaire)

05/11/18


seminaireL'équipe Nationale du Système d'Information Énergétique de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africain (SIE-UEMOA), section Niger, a organisé le 2 novembre dernier, un séminaire national destiné aux acteurs nationaux concernés par la mise en œuvre du projet SIE-UEMOA au Niger. L'objectif global de cette rencontre présidée par le Secrétaire Général du Ministère de l'Énergie, M. Halilou Kané, est de présenter, aux différents acteurs, les résultats du SIE-UEMOA.
Devant ses hôtes de la Commission de l'UEMOA et de l'Organisation Internationale de la Francophonie, le Secrétaire Général du Ministère de l'Énergie, M. Halilou Kané, a salué la fructueuse coopération entre ces deux organisations qui a permis d'aboutir à la mise en place du SIE-UEMOA. En effet, depuis le lancement des activités du projet au Niger en Mars 2018, le SIE-Niger a mené plusieurs actions qui cadrent avec son plan de travail. C'est pourquoi, a souligné le Secrétaire Général du Ministère de l'Énergie, le séminaire a pour objectifs spécifiques de présenter aux participants, le portail web du SIE-UEMOA, les résultats du SIE-Niger, de recueillir les appréciations des participants, et enfin de réfléchir sur le lancement des enquêtes sur la consommation des énergies domestiques. M. Halilou Kané a remercié la Commission de l'UEMOA et l'Institut de la Francophonie pour le Développement Durable pour leurs appuis multiformes dans la mise en œuvre du projet SIE-UEMOA.
Le Représentant de la Commission de l'UEMOA au Niger, M. Serigne Mbacke Sougou, a tenu à souligner la forte mobilisation des acteurs nigériens concernés par le Projet au séminaire, gage selon lui de « l'importance que le Niger accorde à la mise en place du Système d'Information Énergétique de l'espace UEMOA ». Il a aussi félicité le Niger, au nom de la Commission, pour les avancées réalisées dans le cadre du projet,
notamment la mise à disposition d'équipements informatiques, la conception du portail web SIE-UEMOA, et l'intégration des données sur la plate-forme. M.
Serigne Mbacke Sougou a rappelé aux participants que le projet de mise en place du SIE découle de la politique énergétique commune (PEC) de l'UEMOA adoptée en 2001, qui vise entre autres, la mise en place d'un système de planification énergétique intégrée. Satisfait du travail abattu, le Représentant de la Commission de l'UEMOA au Niger, M. Serigne Mbacke Sougou a invité le Niger à poursuivre ses efforts en vue de la finalisation de cet important outil d'aide à l'élaboration d'une politique énergétique performante, avant d'assurer l'équipe nationale de l'engagement de la Commission à poursuivre elle aussi, ses efforts pour la mise en place du SIE-UEMOA et de sa pérennisation.
Après avoir cité l'ensemble des grands projets énergétiques dans l'espace UEMOA, le Représentant de l'OIF/IFDD, M. Romaric Segla, a affirmé que ce sont autant de projets d'interconnexion électrique qui accompagneront l'évolution des capacités de production au sein du Système d'Échanges d'Energie Électrique Ouest Africain (EEEOA). M. Romaric Segla de préciser que la plate-forme SIE-UEMOA a été mis en place pour permettre, à travers ses différents modules, d'intégrer les données collectées par les équipes nationales, de les stocker de façon intelligente dans un entrepôt de données, de les analyser de façon toute aussi intelligente et de produire des rapports intelligibles à même de contribuer à rendre le secteur énergétique dans l'UEMOA plus transparent et faciliter l'accès aux ressources de financement indispensables à son développement. Le séminaire, a-t-il ajouté, est une opportunité qui sera saisie pour préparer concrètement les termes de références d'enquêtes afin de collecter, à partir de l'année 2019, ces données.
Le SIE-UEMOA est né d'un partenariat entre l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et la Commission de l'UEMOA. Il vise, d'une part, à permettre à tous les États membres d'échanger de l'information énergétique à des fins diverses, et d'autre part à permettre à la Commission de l'UEMOA d'avoir une vue globale sur la situation énergétique dans l'espace communautaire. Depuis son installation il y a huit mois, le SIE-Niger a eu à mener, sous la supervision du cabinet de consultants INTEC/AKASI, plusieurs actions dont la mise à jour de la base de données existantes du SIE-Niger, la révision des fiches de collecte de données, la collecte des données énergétiques auprès des acteurs clés du secteur de l'énergie, l'analyse et le traitement des données et leurs transposition au format type de collecte de données du SIE-UEMOA, la réactualisation des bilans énergétiques de 2010 à 2015, et l'élaboration du bilan énergétique de l'année 2016.
Souleymane Yahaya
(Stagiaire)

05/11/18



donLa fondation Tattali Iyali de la Première Dame, Dr Lala Malika Issoufou Mahamadou a fait un don des produits et matériels médicaux pour une valeur estimée à 25 millions de Fcfa au Centre de santé intégré (CSI) de Kotchiri dans la Commune Rurale de Hamdalaye. Il s'agit à travers cet appui de contribuer à l'amélioration de la santé des populations de cette localité. La cérémonie de remise officielle du don s'est déroulée le 3 novembre dernier, dans l'enceinte du CSI de Kotchiri en présence de plusieurs personnalités et de la population qui a réservé un accueil chaleureux à la délégation de la Fondation Tattali Iyali conduite par la Secrétaire Exécutive de ladite fondation, Mme Siddikou Aichatou.
Des responsables de la Fondation Tattali Iyali de la Première Dame Dr Lala Malika Issoufou Mahamadou se sont rendus samedi dernier au village de Kotchiri, dans la Commune Rurale de Hamdalaye, où elle a remis un important lot de produits et matériels médicaux au CSI du village. Au nom de la Première Dame, la Secrétaire Exécutive de la fondation a remis officiellement, au Chef de Canton de Hamdalaye, le don destiné au CSI de Kotchiri. La population de Kotchiri et celle des villages environnant mobilisée à cette occasion n'a pas manqué d'exprimer toute sa reconnaissance à travers un tonnerre d'applaudissement.
Très émue et enthousiaste, la Secrétaire Exécutive de la Fondation s'est adressée à la population. Mme Siddikou Aichatou a remercié la population pour sa mobilisation et l'accueil réservé à sa délégation. Elle a transmis les salutations fraternelles de la Première Dame Dr Lalla Malika Issoufou à toute la population et a profité de la circonstance pour rappeler que la fondation n'est pas à son premier acte de ce genre. Plusieurs autres localités du pays ont bénéficié du même appui de la fondation. Ce don qui concerne les populations de Kotchiri et environnant s'inscrit dans le même programme de la Fondation Tattali. Ses appuis, a-t-elle mentionné, visent à contribuer à l'amélioration des conditions de vie et du bien-être social des populations. Elle a précisé que l'ensemble des produits qui constituent de don est estimé à environ 25 millions de Fcfa. Mme Siddikou Aichatou a invité la population et les responsables du CSI à tout mettre en œuvre pour une gestion rationnelle de ces produits.
Auparavant le Chef de Canton de Hamadalaye, l'honorable Oumarou Tahirou, le Maire de la Commune Rurale de Hamdalaye, M. Hamidou Daouda, le Chef du Village de Kotchiri, M. Hassan Yayé, le représentant des jeunes de Kotchiri et village environnant, M. Mahamadou Hassan et M. Naroua Mahaman Représentant du DDS de Kollo ont adressé leurs remerciements à la Première Dame et à toutes les autorités de la 7ème République pour les efforts déployés en vue d'améliorer les conditions de vie des populations nigériennes. Ils ont enfin rassuré la Secrétaire Exécutive de la fondation Tattali Iyali que ces produits et matériels seront utilisés en toute responsabilité et au bénéfice exclusif des populations bénéficiaires.
Ali Maman(onep)
05/11/18


conseil-02-1Le Conseil des Ministres s'est réuni ce jour,vendredi 02 novembre 2018, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République, Président du Conseil des Ministres.
Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I. AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant affectation des ressources du Fonds d'Investissement pour le Développement au financement du Programme de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Transition vers la Télévision Numérique Terrestre au Niger au titre de l'exercice 2018.
La loi n° 2018-47 du 12 juillet 2018, portant création, organisation et fonctionnement de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste, prévoit en son article 44 que 45% du montant des ressources ordinaires du budget de l'ARCEP de l'exercice en cours soient versées dans un compte spécifique à la banque Centrale pour alimenter le Fonds d'Investissement pour le Développement.
Aussi, l'article 45 de la même loi dispose que « chaque année, les modalités de l'utilisation des ressources versées au compte spécifique ouvert dans les livres de la Banque Centrale, pour le compte du Fonds d'Investissement pour le Développement sont fixées par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition du Premier Ministre pour le compte de l'année suivante ».
Le présent projet de décret intervient pour satisfaire cette exigence, en affectant des ressources du Fonds d'Investissement pour le Développement au titre de l'exercice 2018, au financement du Programme de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Transition vers la Télévision Numérique Terrestre au Niger.
II. AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant modalités d'application de la loi n° 2018-40 du 05 juin 2018, portant régime des Contrats de Partenariat Public Privé.
La loi n° 2018-40, portant régime des Contrats de Partenariat Public Privé a été adoptée le 05 juin 2018 dans l'objectif de promouvoir les investissements privés et l'amélioration du climat des affaires au Niger.
En effet, le partenariat public-privé est un outil innovant de financement des projets de développement qui offre des avantages en termes d'exonérations fiscales et de la protection des investissements privés.
Le présent projet de décret a pour objet de fixer les modalités d'application des dispositions des articles 2, 4, 29, 53 et 54 de la loi n° 2018-40 du 05 juin 2018 susvisée.
Il précise entre autres, les seuils des contrats pouvant être passés en Partenariat Public Privé, les conditions dans les lesquelles il peut être procédé à un appel d'offres restreint et institue les évaluations et les audits des Contrats par ladite structure.

III. AU TITRE DU MINISTERE des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

3.1. Projet de loi portant abrogation de la loi n° 2014-30 du 04 juin 2014 autorisant la ratification de la Convention Cadre de crédit n° EXIMNIG001, signée le 30 septembre 2013 à Beijing (République Populaire de Chine), entre le Gouvernement de la République du Niger et la Banque Export-Import de Chine (EXIM-BANK) d'un montant d'un milliard de dollars américains (1 000 000 000 $ US), soit l'équivalent de quatre cent quatre-vingt milliards (480 000 000 000) de francs CFA, relative au financement de divers Projets au Niger.
Le 30 septembre 2013, a été signée, à Beijing (République Populaire de Chine), entre le Gouvernement de la République du Niger et la Banque Export- Import de Chine (EXIM-BANK), une Convention cadre de crédit d'un montant d'un milliard de dollars américains (1 000 000 000$ US) soit l'équivalent de quatre cent quatre-vingt milliards (480 000 000 000) de francs CFA, pour le financement d'un certain nombre d'actions gouvernementales prioritaires.
Cette Convention a été ratifiée par Lettres n°000024/PRN du 16 juin 2014 et sa publication au Journal Officiel de la République du Niger a été autorisée par décret n° 2014-547/PRN/MAE/C/IA/NE du 10 septembre 2014.
Cependant, la Convention n'a pu entrer en vigueur puisque des conditions cumulatives, notamment la signature d'un contrat de vente de brut à l'opérateur chinois et d'une convention portant projets prioritaires à être financés, n'ont pas été remplies.
Le présent projet de loi a pour objet d'abroger la loi autorisant la ratification de ladite Convention cadre d'accords parties.
Il sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.
3.2. Projet de loi autorisant la ratification de l'Accord cadre n°NER-1019 d'un montant équivalent à trente millions de dollars américains (30.000.000 USD), signé le 24 juin 2018 à Riyad (Arabie Saoudite), entre la République du Niger et la Banque Islamique de Développement (BID), pour le financement du projet d'électrification rurale par voie solaire décentralisée en République du Niger.
L'objectif global de l'Accord objet du présent projet de loi de ratification est de renforcer le système de production et de distribution d'énergie électrique dans 14 villages de la région de Dosso et 13 autres de la région de Tahoua.
Le projet vise notamment l'installation de trois (03) centrales solaires d'une capacité totale de 9,3 MWc, d'un réseau de distribution comprenant environ 144 kilomètres de lignes MT et 122 kilomètres de lignes BT, des transformateurs de distribution d'une capacité totale de huit (08) MVA et d'une connexion client à l'aide de compteurs prépayés.
Le coût total du projet est estimé à trente deux millions trente mille dollars américains (32 030 000 USD), composés de trente millions consentis par la Banque à titre de prêt et deux millions trente mille pris en charge par le Gouvernement du Niger au titre de sa contribution à la réalisation du Projet.
Cet Accord entre dans la catégorie des instruments juridiques internationaux dont la ratification nécessite l'adoption préalable d'une loi d'autorisation, conformément à l'article 169 de la Constitution du 25 novembre 2010.
Le présent projet de loi, élaboré à ce titre, sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

IV. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de loi modifiant et complétant la loi n° 61-27 du 15 juillet 1961, portant institution du Code Pénal.
Le présent projet de loi a pour objet d'élargir l'éventail des moyens de lutte du Niger contre le groupe terroriste Boko Haram, en donnant en outre de l'option militaire, la possibilité de réintégration, sans poursuite pénale préalable, de tous les éléments dudit groupe qui font acte de reddition volontaire. Cependant, pour qu'il en soit ainsi, les bénéficiaires ne doivent pas être directement impliqués dans la conception et l'organisation d'actes terroristes d'une part et des indices probants de culpabilité pour génocide, crime de guerre et crime contre l'humanité ne doivent pas être relevés à leur encontre d'autre part.
L'objectif de cette modification du code pénal, est de créer le cadre juridique permettant la réhabilitation et la réinsertion de ces repentis dans le tissu économique et social.
Par ailleurs, le présent projet de loi consacre le droit à l'indemnisation des victimes des actes terroristes dans les conditions fixées par décret pris en Conseil des Ministres.
Le présent projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

V. AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE ET DE LA PROMOTION DU SECTEUR PRIVE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant modalités d'application de la loi n° 2015-24 du 11 mai 2015, déterminant les principes fondamentaux de la protection des consommateurs au Niger.
La loi n° 2015-24 du 11 mai 2015 a fixé les principes fondamentaux régissant le droit de la consommation dans notre pays.
Le présent projet de décret définit les règles découlant de ces principes et vise notamment les objectifs suivants :
- offrir au consommateur nigérien une sécurité optimale sur les biens et services produits localement ou importés ;
- offrir au consommateur une information fiable sur les biens et services pour lui permettre de faire un choix éclairé, avec la possibilité de se rétracter ;
- protéger le consommateur contre les comportements déloyaux des commerçants pouvant lui porter préjudice ;
- renforcer les pouvoirs de constatations et de sanction des autorités administratives et judiciaires pour mieux protéger les droits des consommateurs.

Il fixe par ailleurs, la composition, les attributions et les modalités de fonctionnement de la Commission Nationale pour la Protection des Consommateurs (CNPC), instituée par la loi.

VI. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

6.1. Projet de décret portant création d'un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé «Hôpital de l'Amitié Niger-Turquie».
Dans le cadre de la coopération avec la République de Turquie, le Niger a obtenu la construction d'un Hôpital d'une capacité de quarante quatre lits avec des équipements de pointe.
Cet hôpital dédié à la prise en charge des affections de la mère et de l'enfant, permettra de décongestionner la Maternité Issaka Gazoby.
Il sera géré conjointement par les parties nigérienne et turque, conformément au protocole d'accord relatif à l'ouverture, l'exploitation conjointe et le transfert de l'hôpital de l'Amitié Niger-Turquie signé le 20 avril 2018 à Istanbul.

Il a principalement pour mission de :
- servir de centre de référence aux services de gynéco obstétrique et de pédiatrie des formations sanitaires de 2ème niveau ;
- assurer les prestations gynécologiques et pédiatriques de 3ème niveau ;
- assurer les diagnostics santé anténatals.

6.2. Projet de décret portant création d'un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé «Hôpital de Référence de Maradi».
Les progrès rapides et constants enregistrés dans le domaine de la médecine, imposent aujourd'hui au Ministère de la santé Publique d'étendre et d'améliorer la qualité de l'offre de soins spécialisés de troisième niveau.
C'est dans cet esprit et conformément au Plan de Développement Sanitaire (PDS) 2017-2021, que le Ministère de la Santé Publique se donne pour ambition de créer toutes les conditions pour une meilleure prise en charge sanitaire, par l'augmentation du nombre d'infrastructures hospitalières de leur capacité d'accueil et un rehaussement du plateau technique, tout en diminuant le coût des évacuations sanitaires. La création de l'hôpital de Référence de Maradi qui vient s'ajouter à l'hôpital Général de Référence de Niamey procède de cette démarche.

Les principales missions assignées à cet hôpital sont de :
- servir de centre de référence aux autres formations sanitaires ;
- dispenser des soins principalement tertiaires aux malades internes et externes ;
- contribuer à l'enseignement en matière de santé à tous les niveaux de formation ;
- contribuer à la recherche dans tous les domaines de santé ;
- concourir aux actions de médecine préventive.

VII. AU TITRE DU MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS PROFESSIONNELS ET TECHNIQUES.
7.1. Projet de décret portant modalités d'organisation des enseignements et des formations du secteur de l'Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels.
L'enseignement et la formation techniques et professionnels constituent un véritable carrefour de tous les secteurs de l'économie, impliquant, de ce fait, plusieurs acteurs et partenaires dont les initiatives et les interventions doivent être réglementées pour assurer la cohérence, l'harmonie et l'efficacité du secteur. En effet, ce secteur constitue un véritable levier de développement dans nos pays, en particulier au Niger où la question de l'employabilité des jeunes se pose avec acuité.
Le présent projet de décret pris dans le respect des principes fondamentaux de l'enseignement et de la formation professionnels et techniques fixés par la loi n° 2015-22 du 23 avril 2015 vise, entre autres, à :

- déterminer l'ancrage de la gouvernance et du pilotage de l'EFTP ;
- définir les différents niveaux d'enseignement et de formation et les dispositifs qui les accueillent ;
- préciser les différents modes de la formation initiale ;
- préciser les modes de gestion des établissements et centres d'EFTP, en leur conférant, dans certains cas, une relative autonomie dans leur gestion ;
- permettre le recours à toute personne compétente du public et/ou du privé, pour assurer des missions de formation ou d'encadrement dans le cadre d'une vacation ;
- permettre une meilleure employabilité des jeunes et une satisfaction de la demande économique par la diversification des choix pédagogiques.

7.2. Projet de décret portant institution des certifications professionnelles et déterminant les modalités d'organisation de l'évaluation et de la sanction des formations.
Les certifications professionnelles désignent toutes les formes d'évaluation et de validation attestant de la compétence d'une personne à réaliser une activité professionnelle.
Le présent projet de décret pris en application de la loi n° 2015-22 du 23 avril 2015, déterminant les principes fondamentaux de l'enseignement et de la formation professionnels, crée les certifications professionnelles à savoir :
- les titres de reconnaissance de compétences et de qualifications professionnelles ;
- les diplômes professionnels de base et de niveau moyen.
L'adoption du présent projet de décret vise à terme à instituer :
- un système de reconnaissance et de valorisation des compétences professionnelles, notamment du secteur informel ;
- une lisibilité des compétences nationales et la garantie de la mobilité de la main d'œuvre et des apprenants nigériens ;
- une perméabilité du système de l'enseignement et de la formation technique et professionnels à travers les passerelles entre les diplômes de base et de niveau moyen et les titres de reconnaissance de compétences et de qualifications professionnelles ;
- un système d'évaluation formative et certificative cohérent.

7.3. Projet de décret portant création, missions, organisation et modalités de fonctionnement du Cadre National de Certification des Compétences Professionnelles.
Le cadre national de certification des compétences professionnelles est un instrument de classification des certifications professionnelles en fonction d'un ensemble de critères correspondant à des niveaux déterminés d'éducation et de formation. Il contribue notamment à l'accompagnement de l'évolution des systèmes de l'enseignement et de la formation techniques et professionnels et à l'établissement de la lisibilité et de la transparence des qualifications.
Le présent projet de décret, pris en application des articles 26 et 27 de la loi n° 2015-22 du 23 avril 2015, déterminant les principes fondamentaux de l'enseignement et de la formation professionnels et techniques, vise entre autres ;
- à améliorer la gouvernance des certifications professionnelles à travers la création d'un cadre national de certification des compétences professionnelles qui regroupe les ministères certificateurs et tous les autres intervenants dans les certifications professionnelles ;
- à créer une base nationale de données sur la certification des compétences professionnelles reconnues par l'Etat ;
- à mettre à jour les certifications professionnelles.

7.4. Projet de décret portant modalités d'organisation de l'Apprentissage.
L'apprentissage est un mode de formation professionnelle ayant pour but l'acquisition d'une qualification professionnelle initiale reconnue, permettant l'exercice d'un métier dans les divers secteurs de l'activité économique liés à la production de biens et services.
L'acquisition de cette qualification se fait par l'exécution pratique et progressive des différentes opérations liées à l'exercice du métier considéré et par une formation théorique et technologique complémentaire dispensée dans les structures de formation agréées par le ministère en charge de la formation professionnelle.
Le présent projet de décret vise à permettre le développement d'un apprentissage qui offre l'accès à la fois à une éducation ciblée sur une carrière et centrée sur les compétences et les aptitudes qui rendent l'individu capable de vivre dans différents contextes en mutation, d'agir efficacement et de s'adapter aux mutations professionnelles, le tout dans une gestion de partenariat public privé.

7.5. Projet de décret portant modalités d'organisation de l'Information, de l'Orientation, de l'Accompagnement et de l'Insertion Professionnels.
Le droit au conseil en orientation et à l'information sur les enseignements et les formations, sur l'obtention d'une qualification professionnelle, ainsi que sur les débouchés et les perspectives professionnelles fait partie intégrante du droit à l'éducation et à la formation.
En effet, une bonne gouvernance des activités de l'information de l'orientation et de l'insertion professionnelle contribue à l'efficience des systèmes de formation et du marché du travail et éventuellement à un meilleur retour sur les investissements consentis par l'Etat au secteur de l'éducation et de la formation.
Le présent projet de décret a pour objet d'encadrer ce pan important de l'Enseignement et de la Formation Techniques et Professionnels.

VIII. AU TITRE DU MINISTERE DE L'industrie.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

8.1. Projet de loi déterminant les infractions et sanctions en matière de métrologie au Niger.
Les activités de métrologie sont régies au niveau de l'espace de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA) par le règlement N°08/2014/CM/UEMOA instituant un système harmonisé de métrologie dans les Etats membres.
Les articles 17 et 18 dudit règlement stipulent que chaque Etat membre définit les infractions et fixe les sanctions réprimant les infractions en matière de métrologie.
Le présent projet de loi est pris pour satisfaire cette exigence. Il sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

8.2. Projet de décret accordant le bénéfice des avantages du régime conventionnel du Code des Investissements à la société « DANGOTE CEMENT NIGER SA » pour son activité de production de Ciment à Keita-Tahoua.
Dans le souci d'atteindre son objectif de rehausser le taux de croissance économique, le Gouvernement a initié des réformes structurelles catalyseurs. C'est ainsi que la loi n° 2014-09, portant Code des Investissements a été adoptée le 16 avril 2014, dans le but de favoriser le développement d'activités socioéconomiques, en stimulant l'investissement privé.
C'est conformément aux dispositions de cette loi que la Société DANGOTE CEMENT NIGER SA sollicite le bénéfice des avantages du régime conventionnel du Code des Investissements dans le cadre de son projet de construction d'une cimenterie intégrée pour la production de ciment gris à Keita.
Le projet comprend une usine d'une capacité de 3 000 TPD clinker, capable de produire 4 500 tonnes de ciment gris par jour et une centrale thermique à charbon de 25 MW, pour suppléer l'indisponibilité de puissance suffisante en énergie électrique.
La Société DANGOTE CEMENT NIGER SA investira en cas d'octroi de l'agrément, cent soixante dix-neuf milliards cent cinquante deux millions sept cent seize mille six cent soixante dix francs CFA (179 152 716 670 FCFA ), hors taxes, hors fonds de roulement et à créera sept cent cinquante (750) emplois permanents.

IX. AU TITRE DES SERVICES DU MINISTRE PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant organisation des services du Ministre Porte-parole du Gouvernement.
Le remaniement du Gouvernement intervenu le 12 juin 2018 a consacré la création d'un département Ministériel dédié à la communication gouvernementale.
Ce département ministériel a pour attributions entre autres de :
- de rendre publiques, les décisions d'importance particulière prises par le Conseil des Ministres ;
- porter à la connaissance de l'opinion publique nationale et internationale, le point de vue du Gouvernement sur toute question ou événement d'importance majeure ;
- informer l'opinion publique sur les activités du Gouvernement, en relation avec les ministres concernés.

Le présent projet de décret a pour objet de doter les services du Ministre Porte-parole du Gouvernement d'un cadre juridique organisationnel approprié, en vue de permettre à ce département ministériel d'accomplir convenablement ses missions.

X. MESURES NOMINATIVES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :
AU TITRE DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE.
Les personnalités dont les noms suivent sont nommées membres du conseil d'administration de l'Agence du Barrage de Kandadji (ABK) :
· Monsieur Abdou Djando, cabinet du Président de la République ;
· Madame Mayaki Hadjara Souna, conseillère principale du Premier Ministre au Cabinet du Premier Ministre ;
· Monsieur Saadou Bakoye, secrétaire général du Ministère du Plan ;
· Monsieur Idi Dan Kari, directeur de la dette publique au Ministère des Finances ;
· Monsieur Harouna Ali, secrétaire général adjoint du Ministère de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable ;
· Monsieur Amadou Moussa, directeur général du génie rural au Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage ;
· Monsieur Aliou Aoudi Diallo, conseiller technique de la Ministre de l'Energie ;
· Monsieur Abdou Moumouni Moussa, directeur général des ressources en eau au Ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement.

AU TITRE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES
· Monsieur Kimba Moumouni Seydou, chargé d'enseignement, Mle 64687/R, est nommé secrétaire général du Gouvernorat de la région de Tillabéri, en remplacement de Monsieur Mounkaïla Zakou, appelé à d'autres fonctions.
· Monsieur Mahamane Laouali Issa, économiste, Mle 136906/K, est nommé président de la délégation spéciale de la ville de Maradi.
· Monsieur Maman Issa Saminou, chargé d'enseignement, Mle 131463/E, est nommé membre de la délégation spéciale de la ville de Maradi.
· Monsieur Mahamane Mansour Laouali, ingénieur principal des travaux publics et mines, Mle 115863/X, est nommé membre de la délégation spéciale de la ville de Maradi.
· Monsieur Mourtala Pacachatou, est nommé membre de la délégation spéciale de la ville de Maradi.
· Monsieur Abarchi Chaïbou, inspecteur principal des impôts, Mle 68615/H, est nommé membre de la délégation spéciale de la ville de Maradi.
· Madame Saadou Habiba, technicienne supérieure en assistanat social, est nommée membre de la délégation spéciale de la ville de Maradi.
· Monsieur Sidi Goumour, commissaire principal de police, Mle 75838, est nommé directeur de la logistique et des infrastructures, à la direction générale de la police nationale.
· Madame Ramatou Boubey Oumarou, commissaire de police, Mle 105005, est nommée directrice des ressources financières, à la direction générale de la police nationale.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA RENAISSANCE CULTURELLE, DES ARTS ET DE LA MODERNISATION SOCIALE.
· Madame Mahamane Assamaou, professeure d'enseignement secondaire, Mle 69297/M, est nommée conseillère technique du Ministre de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.
AU TITRE DU MINISTERE DES MINES.
· Madame Gremah Gagara Mariama, Mle 116521/G, est nommée directrice des ressources humaines, au Ministère des Mines.

AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L'INNOVATION.

· Monsieur Moussa Moustapha, enseignant-chercheur, Mle 05-002, est nommé doyen de la faculté des sciences de l'éducation (FSE) de l'Université de Tahoua.
· Monsieur Adakal Ousseini, enseignant-chercheur, Mle 199/6, est nommé doyen de la faculté des sciences de la santé à l'Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi.
· Monsieur Harouna Ibrahim, directeur administratif, Mle 53611/T, est nommé directeur de l'orientation et du suivi du cursus des étudiants, au Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.

AU TITRE DU MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRES.
· Monsieur Mahamadou Boubacar, chargé d'enseignement, Mle 53 847/P, est nommé conseiller technique du Ministre des Enseignements Secondaires, en remplacement de Monsieur Yéya Dan Inna.
AU TITRE DU MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS PROFESSIONNELS ET TECHNIQUES.
· Monsieur Hassane Djingo Issaka, directeur administratif, Mle 77273/K, est nommé secrétaire général du Ministère des Enseignements Professionnels et Techniques.

AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE.
· Monsieur Oumarou Hamidou, inspecteur adjoint de la promotion humaine, Mle 62979/L, est nommé inspecteur des services, au Ministère du Développement Communautaire et de l'Aménagement du Territoire.
· Monsieur Mahamadou Boubacar, gestionnaire des ressources humaines, Mle 73210/J, est nommé directeur des ressources humaines, au Ministère du Développement Communautaire et de l'Aménagement du Territoire.

AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENERGIE.
· Monsieur Harouna Ibrahim, ingénieur en centrales nucléaires et thermiques, Mle 64595/L, est nommé conseiller technique de la Ministre de l'Energie.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE.
· Monsieur Issoufou Alkassoum, magistrat du 3ème grade, 7ème échelon, Mle 79410/V, est nommé directeur des alternatives à l'incarcération et de la réinsertion à la direction générale de l'administration, de la sécurité pénitentiaires et de la réinsertion, au Ministère de la Justice.
Sont nommés membres de la Commission Nationale de Contrôle des Mandataires Judiciaires, en application des dispositions des articles 22 et 23 de la loi n° 2018-24 du 27 avril 2018, portant statut des mandataires judiciaires en République du Niger, les personnalités dont les noms suivent :
· Monsieur Issoufou Danté, représentant du Président de la République ;
· Monsieur Adamou Rabani, représentant du Président de l'Assemblée Nationale ;
· Madame Ramatoulaye Issaka Boulhassane, représentante du Premier Ministre ;
· Madame Moussa Satou, représentante de la Cour des Comptes ;
· Monsieur Laouali Labo, représentant du Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur ;
· Madame Kabo Balkissou Alfa Hassan Sido, représentante du Ministère de la Justice ;
· Monsieur Samaïla Issoufou Naroua, représentant du Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses ;
· Monsieur Ali Mahamadou Maïga, représentant du Ministère des Finances ;
· Monsieur Elh. Koudizé Yacouba, représentant du Ministère du Commerce et du Secteur Privé ;
· Monsieur Ibrahim Harouna Zakari, représentant du Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation ;
· Monsieur Amadou Mohamadou et Monsieur Bourahima Sidikou Gadé, représentants de l'Ordre National des Experts Comptables et des Comptables Agréés du Niger ;
· Monsieur Hamma Hamadou, représentant de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Niger ;
· Cheick Ismaïl Djibrila Karanta, représentant de l'Association Islamique du Niger.

XI. COMMUNICATIONS.
Le Conseil des Ministres a entendu plusieurs communications :
ü Deux (2) communications du Ministre d'Etat, Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage :

· la première communication porte sur l'Enquête Prévision et Estimation des Récoltes (EPER REVISEE) ;
· la deuxième communication est relative à l'attribution de cinq (5) marchés publics :

-¬ lot 1 : Travaux de construction d'un seuil radier mixte béton cyclopéen/gabions/terre et d'un aménagement de 10 ha à Goutoumbou (Commune Rurale de Simiri/Département de Ouallam/région de Tillabéry) et travaux de construction d'un seuil mixte gabion/terre et d'un aménagement de 10 ha à Tombo Bana (Commune Urbaine de Loga Départément de Loga/région de Dosso) ;

¬ - lot 2 : Travaux de construction d'un seuil radier mixte béton cyclopéen/gabions/terre et d'un aménagement de 10 ha à Fondobon (Commune Rurale de Tondikiwindi/Département de Ouallam/région de Tillabéry) et travaux de construction d'un seuil radier mixte béton cyclopéen/gabions/terre et d'un aménagement de 10 ha à Tinzaou (Commune Rurale de Tondikiwindi/Département de Ouallam/région de Tillabéry) ;
- lot 3 : Travaux de construction d'un seuil mixte gabion/terre et d'un aménagement de 10 ha à Kokorbé Zara Baba Koira (Commune rurale de Tondikiwindi/département de Ouallam/ région de Tillabéry) et Travaux de construction d'un seuil mixte gabion/terre et d'un aménagement de 10 ha à Kokordo Béri (Commune rurale de Tondikiwindi/département de Ouallam/région de Tillabéry) ;

- lot 5 : Travaux de construction d'un seuil mixte maçonnerie/terre et d'un aménagement de 10 ha à Kaché 2 (Commune rurale d'Allakaye/département de Bouza/région de Tahoua) et travaux de construction d'un seuil mixte maçonnerie/terre et d'un aménagement de 10 ha à Kaché 3 (Commune rurale d'Allakaye/département de Bouza/région de Tahoua) ;

- lot 7 : Travaux de construction d'un seuil mixte maçonnerie/terre et d'un aménagement de 15 ha à Tchintaborak (Commune urbaine d'Aderbisnet/département d'Aderbisnet/région d'Agadez) et travaux de construction d'un seuil mixte gabion/terre et travaux de construction d'un seuil mixte maçonnerie/terre et d'un aménagement de 5 ha à Guermawane (Commune d'Aderbisnet/département d'Aderbisnet/région d'Agadez).

- une (1) communication du Ministre des Finances relative aux conclusions des travaux de la 3ème Revue du Programme Economique et Financier (PEF 2017-2020) avec le Fonds Monétaire International (FMI), qui se sont déroulés du 17 au 30 octobre 2018, le Conseil des Ministres a adopté les conclusions des travaux de ladite Revue.
- une (1) communication conjointe du Ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Economie Numérique et du Ministre de la Communication sur le processus de mise en œuvre de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) au Niger.
- une (1) communication du Ministre de l'Equipement relative à l'attribution d'un marché pour des travaux de construction de l'Ouvrage de Kaoura dans la Ville de Birni N'Konni.
Cette deuxième communication du Ministre de l'Equipement est faite à titre d'information en application de l'Arrêté n° 00139/CAB/PM/ARMP du 24 juillet 2017 fixant les seuils dans le cadre de la passation des marchés publics, qui stipule en son article 11 que « tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500.000.000) de francs CFA, hors taxes sur la valeur ajoutée, doit faire l'objet d'une communication en Conseil des Ministres de la part de la personne responsable du marché, après approbation ».
- Une (1) communication du Ministre de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale relative à l'organisation de la deuxième édition du Forum de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest.
L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.
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cndhLe président de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH), Pr. Khalid Ikhiri, a présidé, le mercredi 31 octobre 2018, dans le village de Sébéri (Département de Kollo) la cérémonie de remise officielle des pièces d'état civil aux femmes et aux enfants de moins de 18 ans de Sébéri et environs. C'était en présence des autorités administratives et coutumières de Kollo.
Pour rappel, le 13 mai dernier à l'occasion de la journée de la Femme Nigérienne, la CNDH a lancé une séance foraine d'établissement de pièces d'état civil aux femmes et enfants de
Sébéri. C'est donc pour faire le point de cette action que le président de la CNDH a voulu être témoin de la remise officielle des pièces d'état civil aux bénéficiaires.
Ces derniers au nombre de 404, ont été félicités par
Pr. Khalid Ikhiri, car selon lui «ces pièces d'état civil, leur permettront non seulement d'accomplir leur devoir civique aux prochaines échéances électorales, mais aussi de contribuer à la scolarité de l'enfant. Notre vœu à la CNDH est de voir qu'à l'issue des échéances électorales, le nombre de femmes élues dépasse largement celui des années antérieures ».
A leur tour, le Préfet, le Maire du département de Kollo et le représentant du chef de village de Sébéri ont respectivement pris la parole pour saluer la promesse tenue par les responsables de la CNDH le 13 mai dernier. Grâce à cette action noble de la CNDH, les habitants de Seberi vont jouir du premier droit que chaque être humain est sensé acquérir dès sa naissance, s'ouvrir les portes d'accès à l'école et plusieurs services de base et pour la femme en particulier, disposer de cette pièce contribuera à renforcer sa participation effective à la vie publique et politique.
Aussitôt après les interventions, s'en est suivie la séance de remise des pièces d'état civil à certains bénéficiaires présents à la cérémonie. Il appartiendra désormais aux récipiendaires de faire un bon usage pour que ces actes soient bien conservées et servir légalement ses propriétaires.

A. Tikiré Ibrahim
AP/CNDH

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !
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