Le Sahel

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Tinni Abdou



PMLe Premier ministre, Chef de gouvernement, SE Brigi Rafini, a reçu hier après-midi à sa résidence, les délégués des participants au colloque sur la justice et l'état de droit qui se tient à Niamey . Cette délégation conduite par le Ministre de la Justice Garde des Sceaux M. Marou Amadou, est composée des représentants du système des Nations Unies, des Représentants des Cours Suprêmes et des Ministres de la Justice des pays de la CEDEAO. La rencontre s'est déroulée en présence du Directeur de Cabinet du Premier Ministre.
A leur sortie d'audience, Mme Praméla, Sous-Secrétaire Général des Nations Unies en charge des violences faites aux femmes a remercié, au nom des participants à ce colloque, le Premier Ministre pour cette audience qu'il a bien voulu leur accorder. Elle s'est réjouie de la tenue de cette rencontre à Niamey. «Je remercie le gouvernement Nigérien pour avoir abrité ce colloque régional sur la question de justice, de l' impunité et l'impact sur la paix et la sécurité de la région. L'audience avec le Premier Ministre a été très fructueuse dans le sens que nous avons eu l'occasion d'avoir la vision du gouvernement nigérien sur toute cette question importante de justice face aux défis qui menacent la région tel que le terrorisme. Le Premier Ministre a mis l'accent sur l'importance qu'attache son gouvernement sur la question de l'état de droit et l'importance de travailler en étroite collaboration avec la région pour renforcer les capacités, et relever le défi », a-t-elle dit. Pour sa part M. Ousman Batoko Président de la Cour Suprême de Bénin a souligné que cette rencontre a été l'occasion d'insister sur la place que la République du Niger et le peuple nigérien accordent aux questions liées à la justice dans ce pays. «L'engagement de Chef de l'Etat, de son gouvernement et de toute la Nation nigérienne nous donne la preuve que, dans ce pays, l'enjeu que constitue la justice pour l'édification de l'Etat de droit est bien compris, bien assimilé et bien appris à tous le niveau de l'Etat » a-t-il ajouté.
Le Ministre Tchadien de la Justice Djimet Arabi, quant à lui, a déclaré être satisfait des exemples des réponses judiciaires du Niger sur la lutte contre le terrorisme et «cet exemple peut servir à tous nos Etats. Et tous nos Etats sont convaincus qu'on doit mutualiser nos efforts pour venir à bout de cette guerre asymétrique que nous livrent les terroristes ».

Ali Maman(onep)

12/09/18



AAA-atelierLe ministre de la communication, M. Habi Mahamadou Salissou a présidé lundi dernier l'ouverture de l'atelier de partage sur les textes régissant la profession de journaliste au Niger, organisé par le programme Millennium Challenge Corporation (MCC) à la Maison de la Presse. Cette rencontre constitue un moment de retrouvailles pour les acteurs de la presse pour échanger des libertés et droits relatifs à l'information et aux conditions d'exercice de la profession de journaliste au Niger. L'atelier vise également à aboutir à une vision partagée à la nécessité de sauvegarder les acquis démocratiques de manière générale et ceux relatifs à la liberté de presse en particulier. La cérémonie s'est déroulée en présence du ministre porte-parole du gouvernement, M. Zakaria Abdourahmane, du directeur de cabinet adjoint en second du Président de la République, M. Mahamane Sani Issoufou, du responsable du programme Millennium Challenge Corporation (MCC), des représentants des organisations internationales œuvrant dans le domaine du renforcement de l'espace de liberté dans le secteur de la presse ainsi que de plusieurs invités.
En procédant à l'ouverture de l'atelier, le ministre de la Communication a tout d'abord souligné que, le gouvernement attache un intérêt particulier à tout ce qui touche à la vie des médias ainsi qu'à leur promotion et aux libertés individuelles et collectives d'une manière générale. Il a rappelé que le Niger est l'un des tout premiers pays francophones d'Afrique à s'être doté de textes fondamentaux régissant le domaine de la Communication. De même, il présente l'un des paysages médiatiques les plus variés de la sous-région et la liberté d'expression y est une réalité palpable. A tout cela, il convient d'ajouter la dépénalisation du délit commis par voie de presse, pour laquelle le gouvernement a opté, faisant ainsi le choix de la responsabilisation du journaliste dans la collecte, le traitement et la diffusion de l'information. Le ministre M. Habi Mahamadou Salissou a également rappelé qu'au titre des instruments garantissant la jouissance des droits à la liberté d'information et à l'exercice du journalisme, figure, en bonne place, la Déclaration de la Montagne de la Table, dont la signature, le 30 novembre 2011, par le Président de la République, SEM Issoufou Mahamadou, premier Homme d'Etat à agir ainsi, a fait du Niger un pays champion dans la promotion de la liberté de la presse. Pour le ministre, la Déclaration de la Montagne de la Table appelle à l'abolition des lois pénales concernant les délits de diffamation et d'insulte et replace la liberté de la presse au cœur des discussions en Afrique. «Cet acte, hautement courageux et salutaire du Président de la République, dans le contexte d'une démocratie naissante, traduit bien sa volonté et son engagement personnels à garantir la libre expression des idées et le droit des nigériens à une information plurielle, mais fondée et vérifiable indépendante en tant qu'actrice importante du développement d'une nation. La presse, en plus de sa mission d'information, est, en effet, censée contribuer à la formation des citoyens et à l'exercice d'une bonne gouvernance des affaires publiques », a déclaré M. Habi Mahamadou Salissou.
Il devait poursuivre en disant que, le bon climat de confiance entre les différents acteurs du secteur de la presse, a permis au Niger de bénéficier de l'accompagnement des partenaires publics et privés, multilatéraux comme bilatéraux, dans ses efforts de développement.
Par contre selon le ministre de la Communication, depuis 2 ans, les différentes parties prenantes, dans le secteur de la presse, déplorent souvent des comportements dont la conjugaison peut porter atteinte à l'espace de liberté d'information. C'est pourquoi, a-t-il dit, en décidant de l'organisation de cet atelier, le gouvernement entend créer les bases du rétablissement de la confiance entre les acteurs.
Seini Seydou Zakaria(onep)

12/09/18

Commentaire : Agir au plus vite pour sauver le Mena

Publié dans Sports


mena-1Dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 2019, en deuxième journée, le Mena du Niger a affronté samedi dernier à Alexandrie les Pharaons d'Egypte. Pendant cette rencontre, le onze national du Niger a fondu comme beurre au soleil. Par six fois, le portier Daouda Kassali est allé chercher la balle au fond de ses filets. Une véritable douche froide qui a suscité l'ire de beaucoup de Nigériens qui ne comprennent pas les raisons d'une telle déculottée de notre équipe fanion. La même soirée, une vidéo des membres de l'équipe nationale, tournée depuis Alexandrie a fait le buzz sur la toile. Dans cette vidéo, les joueurs du Mena ont décrié la situation difficile que vit l'équipe nationale. On apprend de ces joueurs, que les primes de match ne leur sont plus versées depuis deux ans; qu'il n'ya plus de match de préparation ; que les déplacements de l'équipe nationale ressemblent à des parcours de combattant ; etc. Autant de griefs qui ont fini par éroder le mental des joueurs, et creusé le lit de la déconfiture actuelle que connait l'équipe nationale du Niger. En réalité ce qui arrive aujourd'hui au Mena senior n'est guère surprenant. Car depuis 2013, la FENIFOOT et le Ministère en charge des Sports n'arrivent pas à accorder leurs violons pour doter le pays d'un véritable Sélectionneur national capable de prendre en charge l'équipe nationale senior. En lieu et place, la FENIFOOT a privilégié une sorte « d'entente » avec François Zahoui, l'ancien sélectionneur des Eléphants de Côte d'ivoire, qui lui offre ponctuellement ses services. Un contrat tacite non contraignant pour le technicien ivoirien qui pilote l'équipe depuis la France. Avec l'écroulement du Mena en Egypte samedi dernier, on perçoit bien les limites de cet équilibrisme de mauvais aloi. Car tout le monde sait qu'on ne peut pas bâtir une équipe nationale solide avec de l'improvisation et de l'amateurisme. Aussi bien la FENIFOOT que le Ministère de tutelle ont fait preuve de légèreté sur cet aspect important du management d'une équipe nationale sensée défendre les couleurs du pays. Il en est de même pour le problème relatif aux primes de match et aux déplacements du onze national. Car quoi qu'on dise, l'amour de la nation et le patriotisme ne suffisent pas pour faire face à des joueurs de la trempe des Pharaons d'Egypte. Ce sont là autant de manquements sur lesquels il faut impérativement agir, si on veut éviter au Mena, une nouvelle descente aux enfers.

Oumarou Moussa(onep)

12/09/18



menaLes rencontres entrant dans le cadre du tournoi qualificatif UFOAB de la catégorie U17 se poursuivent activement à Niamey. Les matchs de la phase des poules, se sont déroulés samedi et dimanche derniers au stade Général Seyni Kountché. A l'issue de ces matchs quatre pays ont obtenu leurs tickets pour les demi-finales. Il s'agit du Ghana et du Niger (poule A) et du Nigéria et de la Côte d'Ivoire (poule B).
Dans la poule A composée du Niger, du Ghana et du Togo, c'est le Ghana et le Niger qui se sont qualifiés pour les demi-finales. Le Ghana a obtenu sa qualification après son match nul face au Niger et une victoire contre le Togo (2-1). Dans la poule B composée du Nigéria, de la Côte d'Ivoire et du Burkina Faso, c'est le Nigéria et la Côte d'Ivoire respectivement premier et deuxième de la poule qui se sont qualifiés pour les demi-finales. La qualification du Nigeria a été obtenue grâce à sa victoire contre la côte d'Ivoire sur le score de 5 buts à 1 lors de la deuxième journée. Les Eléphanteaux de la Côte d'Ivoire quant à eux, se sont qualifiés après leur victoire de 3 buts à 0 face aux Etalons cadets du Burkina Faso.
Le classement de cette poule donne Nigéria premier avec trois (3) points et un goal différentiel de +2, la Côte d'Ivoire deuxième avec (3) points et un goal différentiel de +1, et le Burkina est troisième avec 3 points et +0. Ainsi, le Nigéria et la Côte d'Ivoire se qualifient pour les demi-finales. Ces demi-finales vont se jouer le mercredi 12 septembre 2018 au stade Général Seyni Kountché de Niamey. Le programme de ces demi-finales se présente comme suit : Ghana-Côte d'Ivoire à partir de 16 heures 30 minutes et Nigéria-Niger à partir de 19 heures 30 minutes.

Ali Maman(onep)

12/09/18


image-1Présente au Niger depuis 2014 suite à l'acquisition de son premier permis (R1/R2) d'Agadem, Savannah Petroleum qui a commencé sa campagne de forage cette année, peut se targuer d'avoir déjà à son actif quatre découvertes sur quatre tentatives. Cent pour cent de réussite que n'ont pas manqué de saluer les spécialistes du secteur sur le plan international. Le champ d'Amdigh en particulier constitue le point d'orgue de ce succès, car il est considéré comme l'une des plus grandes découvertes jamais réalisées au Niger. Il n'est donc pas surprenant que ces découvertes successives attisent la convoitise de certains « majors ».
L'autre exploitant du bassin du Rift d'Agadem est la China National Petroleum Corporation qui a découvert plus de 1,50 milliard de barils de pétrole au Niger.
L'attractivité de la compagnie britannique s'est renforcée après la signature avec l'Etat nigérien, le 8 Août 2018, d'un traité lui permettant de commencer la production du pétrole à la fin 2018, d'abord à la raffinerie de Zinder, puis à partir de 2021 avec la prochaine raffinerie de Kaduna, conformément à l'accord signé entre le Nigeria et le Niger par l'entremise des Présidents Muhammadu Buhari et Issoufou Mahamadou.
Ces progrès réalisés ont réactivé la convoitise de la plus grande compagnie pétrolière indienne, parmi les plus importantes au monde, ONGC (Oïl and Natural Gas Corporation). D'ailleurs, certaines sources bien introduites susurrent que les discussions visant à créer un partenariat entre les deux sociétés ont été déjà relancées.
L'intérêt de la compagnie indienne n'est pas surprenant compte tenu des similitudes géologiques avec celles du bassin Cambay en Inde et divers bassins du Sud-Soudan où ONGC est impliquée. Il s'agit d'aboutir à un partenariat à travers lequel l'ONGC rachètera des parts dans les zones de licences R1 / R2 et R3 / R4 de Savannah au Niger et, éventuellement, dans les champs de Uquo et Stubb Creek au Nigeria. Une série de réunions à Niamey, Londres et Delhi est prévue pour fin septembre 2018. On se rappelle que Savannah et ONGC ont déjà eu des discussions qui ont atteint un stade avancé l'année dernière, à travers plusieurs réunions auxquelles ont souvent participé des représentants du Ministère du Pétrole du Niger, aussi bien à Niamey qu'à Dehli.
Pendant que se raffermit la piste indienne, les chinois affichent également de plus en plus leurs prétentions. En effet, en marge du forum Chine-Afrique tenu les 3 et 4 septembre derniers à Beijing, des réunions ont eu lieu entre des officiels du Ministère du Pétrole du Niger, de la compagnie pétrolière chinoise Zhenhua et des Seniors du management de Savannah Petroleum Niger. Au centre des échanges, la perspective pour la compagnie chinoise de participer à la gestion des blocs R1/R2 et R3/R4.
Désireux d'établir une présence encore plus grande dans l'industrie pétrolière et gazière nigérienne actuelle, Pékin veut utiliser aussi la SINOPEC, en plus de CNPC présente depuis 2008 avec plus de 6 Milliards de dollars US d'investissement. Ces réunions visent à ouvrir la voie à un éventuel accord prévoyant le financement de 10 puits de forage par Zhenua d'une valeur de 75 millions de dollars américains
SINOPEC souhaite quant à elle prendre une participation dans les quatre découvertes déjà effectuées, mais la junior britannique semble ne pas être intéressée car elle ambitionne de les développer elle-même d'ici la fin de l'année.
Comment évoluera cette bataille feutrée entre chinois et indiens pour le contrôle de Savannah Petroleum ? Les prochains mois nous édifieront davantage quant à l'issue de cette lutte pour cette Junior britannique devenue de plus attractive sur le marché international.
Onep
10/09/18


prn-ministreLe Président de la République, Chef de l'Etat SE. Issoufou Mahamadou a reçu en audience, samedi dernier, la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Mme Louise Mushikiwabo. La cheffe de la diplomatie rwandaise, qui est candidate au poste du Secrétaire générale de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), a entrepris une tournée internationale dans le cadre justement de cette candidature avant la tenue du XVIIème sommet de l'OIF à Erevan, la capitale Arménienne en octobre prochain. Elle est donc venue au Niger pour solliciter à nouveau et cela de vive voix, le soutien du Niger même si elle dit avoir déjà été soutenue par les chefs d'Etat africains, membres de cette organisation commune. Soulignant que le Niger et le Rwanda sont des pays amis et leurs présidents Kagamé et Issoufou des frères, Mme Louise Mushikiwabo a indiqué être venue écouter le Président de la République sur ce qui est important pour le Niger au sein de cette organisation.
Le Niger qui est «le village natal» de l'OIF a donc une histoire particulière qu'il faut remettre à sa place, qu'il faut reconstituer et redonner plus de dynamisme à l'organisation au moment où l'on s'achemine vers le cinquantenaire de sa naissance. L'hôte du Président de la République s'est dit très heureuse de constater qu'elle partage les mêmes points de vue avec le Chef de l'Etat notamment sur les questions de l'emploi, de l'immigration, de la Jeunesse et bien d'autres sujets d'importance pour les pays francophones. Mme Mushikiwabo dit repartir confiante avec le sentiment d'avoir poussé une porte déjà ouverte puisque le soutien exprimé d'avance par Niamey est total. « Il fallait bien que je vienne ici écouter le Président Issoufou Mahamadou avec son expérience, avec l'ambition qu'il a pour l'organisation afin que j'en tienne compte dans la formulation de mon propre programme»g5 a-t-elle conclu.
Il faut par ailleurs rappeler que le vendredi 7 septembre dernier, le Président de la République, Chef de l'Etat S.E Issoufou Mahamadou s'est entretenu, à sa résidence, avec les Commandants entrant et sortant de la Force Conjointe G 5 Sahel, respectivement les Généraux de Division Hanena Ould Sidi et Dacko Didier. A l'issue de cette audience, les deux généraux issus des armées mauritanienne et malienne n'ont pas fait de déclaration. Cette audience s'est déroulée en présence du ministre de la Défense Nationale M. Kalla Moutari et du Chef d'Etat Major Général des Armées le Général de Corps d'Armée Mohamed Ahmed.

Zabeirou Moussa et Hassane Daouda(onep)
10/09/18



PMLe Premier ministre, Chef du Gouvernement SE Birgi Rafini a accordé, vendredi dernier, une audience au ministre tunisien en charge de l'Enseignement Supérieur, M. Slim Khalbous en mission de Travail au Niger. A l'issue de l'audience, qui s'est deroulée en presence de son homologue nigérien, M.Yahouza Sadissou, il a été question du renforcement de coopération entre nos deux pays, particuliément dans le domaine de l'Enseignement superieur.
Présent dans notre pays dans le cadre des 1eres Journées nigéro-tunisiennes de l' Enseignement Superieur, M.Slim Khalbous a annoncé que cette année, son pays offre cinquante (50) inscriptions gratuites aux étudiants dans les specialités de leur souhait. Selon lui, au cours de ces assises, les compétences et les experts de nos deux pays, débattront de plusieurs questions d'interêts communs, qui sont "chers et qui sont des priorités notamment l'énergie, l'agriculture et les sciences de l'éducation".
Pour rappel, ce pays frère et ami offre depuis 2007, des bourses de coopération et des autorisations d'inscriptions gratuites aux étudiants nigériens.
Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
10/09/18


decoC'est sous une fine pluie que le ministre de la Défense Nationale M. Kalla Moutari a présidé vendredi dernier, au Poste de Commandement du fuseau centre (qui concerne le Niger ; Burkina Faso et le Mali) de la Force Conjointe G5 Sahel, la cérémonie de décoration du Général de Division Dacko Didier, Commandant sortant de ladite Force. Après la revue des troupes, le ministre de la Défense qui est accompagné par le Chef d'Etat Major Général des Armées a remis au récipiendaire sa distinction au cours une cérémonie sobre.
Au terme de cette cérémonie, le Général de Division Dacko Didier est élevé au grade de Commandeur dans l'ordre du mérite du Niger. Il a reçu cette distinction dans la pure tradition militaire. Dans son allocution au cours de cette cérémonie, le ministre de la Défense Nationale M. Kalla Moutari s'est exprimé en ces termes : «le Général Didier Dacko, premier Commandant de la Force Conjointe du G5 Sahel, vous avez su, par vos capacités intellectuelles, votre expérience militaire et votre connaissance exceptionnelle du terrain, mettre en place les structures du commandement de ladite Force tout en insufflant une coopération dynamique entre les Forces armées des pays composant la Force. Par votre action, vous avez coordonné les exercices et opérations qui ont permis de mettre hors d'état de nuire, plusieurs groupes armés dans l'espace du G5 Sahel, contribuant ainsi à la sécurisation des populations et à l'établissement de la paix dans la zone. Vous avez la reconnaissance du Niger».
La mission principale de cette force est de traquer les terroristes et autres bandes criminelles opérant dans ce vaste espace sahélien qui regroupe le Niger, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie et le Tchad
Hassane Daouda(onep)

10/09/18


bazoumIls s'appelaient Salissou Moussane né vers 1981 à Zinder ; Hadi Nouhou né vers 1985 à Niamey ; et Abass Hamidou, Technicien informaticien à la RTT. Ils ont tous été froidement assassinés par des bandes de criminels sévissant, ces trois derniers mois à Niamey, précisément au quartier Kalley-Est et dans la Ceinture verte. Leurs meurtriers n'ont pas encore fini de savourer leur macabre victoire que les services de la Police Judiciaire de Niamey, sous la conduite du Commissaire Rabiou Daddy Gaoh, sont parvenus de fort belle manière à les mettre hors d'état de nuire. Ils ont été présentés à la presse nationale dans les locaux de la Police Judiciaire. C'est pour célébrer cette prouesse de la Police Nationale sur les semeurs de la mort, que le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur et de la Sécurité Publique, M. Mohamed Bazoum, s'est rendu en personne, vendredi dernier, dans les locaux de la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) pour louer les mérites de nos bérets noirs et leur rendre un vibrant hommage. Dans un point de presse qu'il a animé à cette occasion, M. Mohamed Bazoum a fait la genèse de ces trois crimes, avant de se pencher sur la criminalité en général à Niamey, et les moyens mis à la disposition de la Police Nationale pour la combattre efficacement.
Selon le ministre d'Etat, la Police Judiciaire après plusieurs mois de travail inlassable a pu mettre la main sur les meurtriers des trois personnes citées plus haut, et a pu démanteler les réseaux qui sont à la base de ces activités criminelles. « La ville de Niamey est en train de se développer géographiquement, elle est en train de s'étendre considérablement, et il se pose un grand défi auquel nous ne pouvons répondre que par l'accroissement des moyens que nous sommes en mesure de donner à la Police ainsi que l'accroissement de ses effectifs. Et à cet égard, je peux donner un certain nombre de chiffres qui peuvent indiquer l'évolution qu'il y a eu.
S'agissant des moyens roulants, la DPCU ne disposait, il y a dix ans de cela, que de trois (3) véhicules ; aujourd'hui elle dispose de plus de soixante (60) véhicules. C'est parce que nous avons pu accroître les moyens, peut-être pas à la hauteur de l'accroissement de la ville et des défis sécuritaires qui se posent à nous, mais de façon conséquente, que la Police Judicaire est à mesure de se projeter et faire en sorte qu'on mette la main sur des meurtriers. Nous avons pu faire en sorte que les réseaux des criminels soient démantelés, les criminels sont à la Police Judiciaire et vont bientôt être déférés en justice pour aller très certainement en prison.malfrat-1 Ce dont nous nous réjouissons», a ajouté M. Mohamed Bazoum.
Le ministre d'Etat a souligné que ces derniers mois, ont été aussi marqués par d'autres formes d'agissements criminels, d'autres formes de criminalités. Il a particulièrement cité deux. «Les agressions avec coupe-coupe sur les motos ; entre les mois de janvier et d'août, pas moins de 1116 motos ont été volées et le plus souvent à l'issue d'agressions violentes notamment l'utilisation d'armes. Cela concerne tout le territoire de Niamey, mais en particulier la zone de la Ceinture verte et tous les quartiers périphériques où nous n'avons pas une alimentation suffisante en électricité. Il y a aussi plusieurs cas de vols à l'arrachée de portables et de sacs sur les femmes et les personnes vulnérables aux alentours du Grand marché, et dans le centre de la ville en particulier. Et là également, la Police Judiciaire vient d'avoir des résultats qui méritent d'être portés à la connaissance de l'opinion. C'est ainsi que nous avons aujourd'hui plus de vingt (20) personnes qui ont été arrêtées et qui participaient des réseaux des voleurs qui opèrent aux alentours de la Ceinture verte et dans les quartiers Niamey 2.000, et Bassora. Ce sont vingt sept (27) motos qui ont pu être retrouvées, dont sept avaient été l'objet de déclaration de la part de leurs propriétaires, et qui tous ont dit à la Police que ces motos leur ont été arrachées à la suite d'agressions. Il ne s'agit pas de vols perpétrés dans des circonstances où le propriétaire de la moto n'est pas présent, ou des vols ordinaires. Mais il s'agit de vols avec actes d'agression et utilisation d'une violence qui conduit au meurtre», a dit M. Mohamed Bazoum.
Le ministre d'Etat a ajouté que si la Police Nationale a eu ces résultats, c'est parce que le gouvernement a amélioré de façon substantielle les capacités d'opération de la Police avec les moyens de déplacement mis à sa disposition. «Nous sommes passés en dix ans de 3 véhicules à 60 véhicules, c'est un accroissement de 15 fois des capacités de la Police en particulier. Nous avons sur les six premiers mois de l'année déployé 1984 patrouilles et 301 opérations coup de poing qui ont permis l'arrestation de 5.145 individus pour vérification d'identité, et l'arrestation de 746 individus interpelées et déférées au Parquet, car impliquées dans plusieurs affaires de délinquance», a indiqué M. Mohamed Bazoum.
v-3Revenant sur le cas des meurtres, le ministre d'Etat a dit que la première personne tuée au quartier Kalley-Est était intervenu pour sauver une vie humaine objet d'agression de la part de ceux qui se sont par la suite retournés contre elle pour la tuer. Il a ajouté que les deux autres sont des cadres.
«L'un est un Appelé du service civique national, un étudiant de l'université qui prépare un Master, un jeune qui a tout son avenir devant lui et qui s'est retrouvé sur sa moto à aller d'un quartier à un autre dans la ville de Niamey ; entre Talladjé et le centre de la ville. Ce n'est pas un endroit où à priori, on aurait pu penser pouvoir faire l'objet d'une agression qui vous emporte tout simplement la vie ; et l'autre, qui est un cadre de la Radio Télévision Ténéré, un de vos confrères par conséquent, et nous avons-nous aussi été particulièrement affectés par l'émoi ressenti par la population, et nous avons été sous la pression de la demande de sécurité des populations. malfrat-2Je suis très heureux de pouvoir dire que pour ces cas symboliques nous avons pu avoir des résultats. Et la Police va continuer à faire son travail.
Même sur les autres cas de meurtres qui n'ont pas la même portée symbolique que ces trois là, et ce travail va se poursuivre avec l'engagement du Président de la République, du Premier ministre et du gouvernement» a dit le ministre d'Etat. Il a relevé avec regret que sur ces trois cas de meurtres, les criminels ont pu écouler les motos des victimes. Toutes ces motos ont été récupérées aux mains des receleurs. «La conviction des services de sécurité est que tous ces jeunes qui tuent facilement et de façon si cruelle, agissent sous l'emprise de la drogue. Ce qui nous ramène à l'autre aspect de la mission de la Police. C'est l'occasion pour moi de réitérer l'hommage que j'avais déjà rendu au service en charge de la lutte contre les trafics, l'OCRITIS, en particulier. Ce combat pour la sécurisation de la ville de Niamey est un combat que la Police mène de front avec la lutte contre la drogue et les trafics connexes», a conclu M. Mohamed Bazoum.
Oumarou Moussa(onep)
10/09/18

Commentaire : Force reste à la loi !

Publié dans Société


assane-soumanaLa présentation, vendredi dernier, de la bande des horribles ''gangsters au coupe-coupe'', qui sévissaient ces derniers temps à Niamey en y semant la mort, la terreur et la désolation méritait qu'on s'y attarde un peu pour apprécier le sens et l'importance qui entourent cet événement qui a été fortement médiatisé.
Pour le sens, il porte surtout sur l'implication personnelle du Ministre d'Etat, M. Bazoum Mohamed, en charge du portefeuille de l'Intérieur et de la Sécurité Publique qui, pour avoir mesuré à sa juste valeur la gravité des faits (que d'aucuns auraient simplement relégués à de simples faits divers), a jugé nécessaire de se déplacer jusqu'à la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) en vue de s'exprimer sur la question. Oui, les faits sont graves, assez graves, pour que le ministre d'Etat en personne veuille monter au créneau pour donner plus de tonalité aux faits.
En plus d'être porteuses de symbole, la présence et l'intervention du Ministre d'Etat Bazoum Mohamed sont chargées de sens. Celui d'un signal fort à tous les Nigériens qui aspirent à vivre en toute sécurité, sans la moindre crainte d'être agressés, intimidés ou traumatisés par des criminels armés de machette, tapis dans les coins obscurs de nos villes. A tous ces Nigériens épris de paix et de quiétude sociale, le ministre d'Etat voulait simplement prouver que le gouvernement, autant que les forces de la police nationale mobilisées sur le terrain pour la traque des criminels, veille aux grains. « Nous avons nous aussi été particulièrement affectés par l'émoi ressenti par la population, et nous avons été sous la pression de la demande de sécurité des populations. Je suis très heureux de pouvoir dire que, pour ces cas symboliques, nous avons pu avoir des résultats. Et la police va continuer à faire son travail », a assuré le ministre d'Etat.
Et le message est bien passé. Aujourd'hui, c'est un véritable ouf de soulagement qui s'élève, aussi bien à Niamey que dans le reste du pays, où les gens se partagent via les réseaux sociaux, et sur un air de triomphe, les images de ces ''vilains garçons'' et de leurs complices alignés contre la façade de la PJ, les menottes aux poings. Ces mêmes agresseurs barbares qui, il y a quelques jours seulement, donnaient des sueurs froides aux Niaméens tenaillés par la cruauté gratuite qui caractérise leur mode opératoire consistant à sabrer de sang-froid des paisibles passants à coups de coupe-coupe, juste pour leur voler une moto ou un smartphone.
La peur, comme on le voit, a désormais changé de camp. Autant, les autorités sont plus que jamais déterminées à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens (Bazoum l'a dit de haute et intelligible voix !), autant la police nationale est engagée et ragaillardie dans l'accomplissement de sa noble mission de sécurisation de la population. C'est donc au tour des criminels et de tous ces individus malintentionnés, qui comptent gagner leur vie par le crime, le vol et le faux, de trembler dans leur froc.
Ceux qui, face aux derniers développements de la criminalité ambiante, ont cru devoir douter de l'engagement des autorités pour la sauvegarde de la sécurité des citoyens, sinon de l'efficacité de notre police, doivent se rassurer. Ils doivent comprendre que, partout et toujours au Niger, force restera à la loi et à la force publique. C'est le cas dans la lutte contre le terrorisme où les éléments de nos FDS tiennent toujours la dragée haute face à des groupes terroristes aussi hargneux que téméraires, c'est également le cas dans la lutte contre la criminalité urbaine où la police nationale continue de prendre le dessus sur les bandes criminelles cruelles et audacieuses, en les démantelant coup sur coup.

Assane Soumana(onep)
10/09/18

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !
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