Le Sahel

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Tinni Abdou

 

 

 


sportLe Mena junior Niger qui évoluait dans le groupe A dans le cadre de la Coupe d'Afrique des Nations Total U-20, Niger 2019 a été éliminé prématurément de la compétition le vendredi dernier à l'issue du match qui l'a opposé au fliying Eagles du Nigeria. Les Nigériens qui espéraient franchir le dernier carré ont trébuché face au Nigeria 1 but à 0.

Dès le coup d'envoi du match par le juge central, les joueurs du Mena ont subi une forte pression tant physique que dans la maîtrise du jeu de l'adversaire. Les fliying Eagles du Nigéria qui sont l'un des favoris du tournoi, et leaders du groupe, ont été physiquement agressifs vis-à-vis des joueurs nigériens en les empêchant de respirer et poser le jeu afin de chercher une victoire, la seule alternative pour le Niger s'il veut se qualifier pour le prochain tour de la compétition. A cet effet, les Nigériens ont subi la pression adverse, avec peu d'actions visibles. Pourtant le public s'est fortement mobilisé pour pousser le Mena à la victoire croyant à la capacité des joueurs comme Abdoul Kairou, Issah, Abdoulaye Salou, Sabo, Namata et consort.
Le Mena était méconnaissables et l'entraineur disait avoir érigé une défense infranchissable face aux assauts répétés des visiteurs qui pensaient facilement arriver à bout des Nigériens. A la mi-temps, les deux équipes ont regagné les vestiaires sur un score vierge de 0 but partout. À la reprise du match, les Nigériens ont commencé à reprendre confiance en remportant certains duels et en s'approchant de la surface de réparation nigériane. A la 73ème minute de jeu, le Nigéria a obtenu un coup franc suite à une faute à quelques mètres de l'entrée de la surface de réparation du Mena. C'est Adamu Ibrahim Alhassan qui a exécuté ce coup franc qu'il a réussi en envoyant directement le ballon au font des filets du gardien nigérien Khaled Lawali.
Les joueurs du Mena ont appuyé sur l'accélérateur en espérant toujours de s'offrir une victoire. Abdoul Kairou a manqué son duel face au portier nigérian Olawale Oremade. Pour sa part, Issah Salou a bénéficié d'une passe qu'il n'a pas pu réussir à la 83ème minute après avoir croisé le ballon de la tête qui a terminé sa course derrière le filet. Le match a pris fin sur un score de 1 but à 0 en faveur du Nigéria qui a terminé leader du groupe avec deux victoires et un match nul.
Quant à l'Afrique du Sud, elle occupe la 2ème place du groupe A en battant, le Burundi 1 but à 0 à Maradi. Retenons que le Nigeria affrontera en demi-finale le Mali vainqueur du Ghana 1 but à 0, le mercredi prochain à 16 heures 30 minutes, tandis que le Sénégal qui a terminé la phase des groupes avec trois victoires en poche, croisera l'Afrique du Sud à partir de 19 heures 30 minutes à Niamey.
Laouali Souleymane(onep)
11/02/19

 

 

 

 

 

 



artistesUne délégation nigérienne composée de 18 personnes, dont trois officiels et 15 artistes, a pris part au premier festival de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) qui s'est déroulé du 5 au 9 février 2019, au Caire, en Egypte.
Les artistes nigériens qui se sont produits sur scène, jeudi passé, ont fait des prestations assez remarquables dans toutes les disciplines. Il faut dire que le choix des artistes composant la délégation s'est fait de façon judicieuse, à la hauteur de l'événement. C'est ainsi qu'en musique, le Niger a été représenté par des musiciens comme Abdoul Salam le Tendiste, Yacouba Denké-Denké de Mamar Kassey et Safiya Amiami dite Safiath Kaidan Gaskiya ; en peinture et stylisme par Sambo Style et Hadyline Création, en comédie par Tinguiri Lompo, et en conte par Cheick Kotondi.
Depuis le Caire, les artistes nigériens ne cachent pas leur satisfaction d'avoir eu l'honneur d'avoir été choisis pour être les ambassadeurs du Niger à ce premier festival de l'OCI. « Nous saluons la bienveillance du Ministre de la Renaissance culturelle, des Arts et de la Modernisation sociale, M. Assoumana Mallam Issa, qui s'est personnellement investi pour que toutes les dispositions pratiques soient prises pour rendre notre déplacement possible et aisé », a confié l'artiste Abdoul Salam le Tendiste, que nous avons pu joindre au téléphone.
Il faut préciser qu'à travers le festival, qui est à sa première édition, l'OCI entend se présenter sous un nouveau jour en s'engageant en faveur du raffermissement des liens de fraternité, de coopération et de solidarité entre les peuples. A travers les prestations de leurs troupes, chaque pays a montré les différentes facettes de sa culture à travers des chants, des danses et des instruments de musique traditionnels.
En marge des activités culturelles ayant agrémenté ce festival, dont les lampions se sont éteints samedi dernier, des conférences et des symposiums ont été organisés en vue d'approfondir la réflexion sur des thématiques très importantes, comme celles portant sur les défis de développement durable de la Oummah islamique ; la lutte contre l'islamophobie ; la littérature contemporaine dans le monde islamique, etc.
A noter qu'ils étaient environ vingt pays membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) à avoir honoré de leur participation cette première édition du festival. On citera entre autres, le Niger, le Sénégal, le Mali, l'Arabie Saoudite, Djibouti, la Guinée, le Yémen, l'Azerbaïdjan, la Palestine, l'Egypte, le Burkina Faso, et le Cameroun. Il importe de préciser que l'OCI, dont le siège est à Djeddah en Arabie Saoudite, regroupe 57 Etats membres.

Assane Soumana(onep)
11/02/19

 

 

 

 

 

 


photo-de-famille-1Le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, prend part aux travaux de la 32ème session du sommet des Chefs d'État et de Gouvernement de l'Union Africaine, ouverts hier dimanche 10 février 2019, à Addis Abeba Ethiopie. Cette rencontre s'est penchée sur les réformes de l'institution continentale, ainsi que sur l'examen et l'adoption de plusieurs rapports thématiques sur des dossiers stratégiques de l'Union, dont la situation sécuritaire et politique au sein du continent. En effet, les pays africains sont appelés à agir "plus efficacement" sur les conflits et crises dont l'éclatement et la persistance sont considérés comme la cause première des déplacements forcés.
Au cours de la réunion tenue à huis clos , le président de la République du Niger, Champion de l'UA pour la ZLECAF, Issoufou Mahamadou a présenté son rapport. Ce projet phare de l'agenda 2063 de l'UA est censé booster le commerce intra africain en renforçant la libre circulation des biens et des personnes.
En marge du Sommet, le Chef de l'Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a participé, le samedi 9 février 2019, à une réunion des dirigeants africains sur "Investir dans la santé". Cette rencontre, qui a regroupé plusieurs Chefs d'Etat du continent, des dirigeants d'entreprises et des organisations internationales actives dans le secteur de la santé, a pour but de lancer une nouvelle initiative visant à augmenter les engagements en matière de santé et à accélérer la mise en place d'une couverture sanitaire universelle.
«L'initiative vise à contribuer à assurer un financement accru, soutenu et plus efficace dans le secteur de la santé en Afrique. En effet, selon des données de l'OMS sur les dépenses de santé à l'échelle mondiale en 2018, les pays africains augmentent progressivement leurs investissements nationaux en matière de santé. 35 des 55 États membres de l'UA (plus de 64%) ont ainsi augmenté le pourcentage de leur Produit Intérieur Brut dédié à la santé au cours de l'exercice financier précédent. Grâce à l'augmentation de ces investissements, des communautés à travers l'Afrique ont pu constater des véritables résultats, avec des exemples remarquables de renforcement des systèmes de santé locaux et nationaux », nous apprend une dépêche de l'ANP.
Au cours de cette réunion, le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, a prononcé une allocution dans laquelle il a salué l'utilité et l'importance de cette initiative eu égard aux préoccupations de l'heure, notamment la réalisation des Objectifs du développement durable, de l'Agenda 2063 et du développement de la couverture sanitaire universelle. Le Chef de l'Etat s'est ensuite engagé personnellement à tout mettre en œuvre pour une plus grande mobilisation des ressources publiques internes en faveur du secteur de la santé. (Lire en pages 2 et 3, la présentation du Rapport sur la mise en œuvre de la ZLECAf par SE. Issoufou Mahamadou et en page 5 l'intégralité de l'allocution prononcée par le Président de la République à la réunion des dirigeants africains sur "Investir dans la santé").

Assane Soumana(onep)
11/02/19

 

 

 

 

 

 


prn-discour-1« Nous avons maintenant atteint un point décisif dans le processus de réalisation de notre vision d'un marché commun africain. Nous sommes en passe d'entrer dans la phase opérationnelle de ce processus » déclare SE. Issoufou Mahamadou, Champion de l'UA pour la ZLECAf.
Excellence Monsieur Paul Kagame, Président en exercice de l'union Africaine,
Excellences Mesdames et Messieurs les chefs d'Etats et de Gouvernements,
Monsieur le Président de la Commission de l'Union Africaine,
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de saluer et de remercier le Premier ministre Ethiopien, Monsieur Abiyi Ahmed et son Gouvernement pour leur généreuse hospitalité. Permettez-moi aussi de saluer le leadership de Paul Kagame qui dirige depuis un an, avec beaucoup de succès notre organisation.

Excellences Mesdames et Messieurs,
Je suis heureux de vous présenter aujourd'hui mon rapport d'étape, couvrant le deuxième semestre de l'année 2018 et les perspectives pour les mois à venir. Il vous souviendra que dans mon précédent rapport à cette Conférence, en juillet 2018 à Nouakchott, j'ai fait un compte rendu sur le processus de la ZLECAf couvrant la période de Mars à juillet 2018. A cette occasion vous aviez adopté les neuf (9) annexes au Protocole sur le commerce des marchandises et les trois (3) annexes au Protocole sur les dispositions relatives au règlement des différends. Il en est de même des cinq secteurs prioritaires pour la libéralisation du commerce des Services : services financiers, télécommunication, transport, services touristiques, et services aux entreprises. Vous aviez également formulé des recommandations et donner des directives pour les diligences à mener en vue de tendre vers l'aboutissement du processus d'institutionnalisation et d'opérationnalisation de la ZLECAf.
Le rapport que je vous présente aujourd'hui comprend trois parties :
- les activités menées sous la supervision des ministres du Commerce de l'Union Africaine depuis le Sommet de juillet 2018 ;
- les évolutions récentes affectant la mise en œuvre du processus de la ZLECAf ;
- la conclusion et le résumé des recommandations.
Permettez-moi d'exprimer ma gratitude aux ministres chargés du Commerce, aux Hauts fonctionnaires au commerce, aux Négociateurs en chef, au Groupe de travail continental, aux Groupes de travail technique et à la Commission de l'Union Africaine, sous la brillante direction de S.E. Moussa FakiMahamat, pour la qualité du travail qu'ils ont accompli.
Permettez- moi de souligner les réalisations à ce jour :
Conformément à la décision de Nouakchott, des consultations ont été menées à tous les niveaux afin de bien préparer notre décision sur les Modalités de la libéralisation tarifaire pour ce qui concerne les produits sensibles et les listes d'exclusion. Les conclusions tirées à l'issue des consultations sont :
a) L'adoption du modèle de libéralisation tarifaire qui sera utilisé par les États membres dans le cadre de l'élaboration des listes de concessions tarifaires de la ZLECAf ;
b) L'accord sur la désignation des produits sensibles et la liste d'exclusion selon les critères suivants : la sécurité alimentaire, la sécurité nationale, les recettes fiscales, les moyens de subsistance et l'industrialisation ;
c) L'accord sur le pourcentage proposé pour les produits sensibles, qui ne dépassera pas 7 % du total des lignes tarifaires et la liste d'exclusion qui n'excédera pas 3% du total des lignes tarifaires.
d) L'accord sur la période transitoire de cinq ans au moins qui peut être utilisé par les pays qui exigent cette flexibilité avant le démarrage de la libéralisation des produits sensibles. Il y a lieu de rappeler que contrairement aux autres produits qui doivent faire l'objet d'une libération immédiate, les produits sensibles feront l'objet d'une libéralisation progressive au cours d'une période de 10 ans pour les pays les plus développés et de 13 ans pour les pays les moins avancés du continent.
Les ministres du Commerce ont examiné et approuvé les Directives pour l'élaboration des listes d'engagements spécifiques et les cadres réglementaires de coopération pour le commerce des services. Ces Directives pourront aider les États membres à soumettre leurs offres initiales pour la libéralisation dans les secteurs prioritaires des services.
Il revient aux Chefs d'Etats d'adopter ces Directives, tel que recommandé par les ministres du Commerce. Avec cette adoption, nos fonctionnaires et les ministres pourront commencer à travailler sur cette question afin qu'elle soit soumise à notre Conférence en janvier 2020, pour adoption.
Lors du Sommet extraordinaire des Chefs d'Etats qui s'est tenu à Kigali, en mars 2018, il a été demandé à la Commission de faciliter le règlement des questions en suspens de la Phase 1 et de soutenir les négociations de la Phase 2 sur les investissements, la politique de la concurrence et les droits de propriété intellectuelle. Les travaux préparatoires ont déjà commencé dans ce domaine et nos ministres ont recommandé à cet effet la création de trois groupes de travail technique distincts sur les investissements, la politique de la concurrence et les droits de propriété intellectuelle. Par ailleurs, nos ministres ont demandé à la Commission de l'Union Africaine d'élaborer les termes de référence des groupes de travail technique d'ici avril 2019.
La date limite à laquelle les négociations de la Phase 2 devraient être conclues avait été fixée à janvier 2020. Les Négociateurs en chef ont proposé aux ministres du Commerce de demander à la Conférence d'examiner et d'approuver la nouvelle date limite de juin 2020, compte tenu de la tâche qui reste à accomplir.
En ce qui concerne les autres questions en suspens il y lieu de noter que des progrès notables ont été réalisés s'agissant des règles d'origine. Les négociations sur ce sujet pourront être conclues d'ici à juin 2019.
Il y a lieu également de noter une évolution positive de la position des sept (7) de nos États membres qui avaient exigé un niveau d'ouverture de 85% au lieu de 90%. En plus de Djibouti qui avait déjà accepté les 90%, les négociateurs en chef des six autres États se sont rencontrés à Lusaka (Zambie), en septembre 2018, et se sont accordés sur le niveau de libéralisation de 90%, qui doit être mis en œuvre sur une période de quinze ans. Toutefois, deux États membres, à savoir, le Malawi et le Soudan ont pris l'engagement de libéraliser jusqu'à 85% au cours des dix premières années pour atteindre 90 % au bout de la 15ème année.
Les ministres du Commerce ont, convenu d'une nouvelle feuille de route pour le règlement des questions en suspens de la Phase 1 et la conclusion des négociations de la Phase II. Cette feuille de route, qui figure à l'annexe II du présent rapport, est soumise à la Conférence, pour adoption.

Excellences,
Concernant les nouveaux développements affectant la mise en œuvre de la ZLECAf, les points suivants méritent d'être soulignés :
Etat des signatures de l'Accord de la ZLECAf
Six de nos États membres n'ont pas encore signé cet Accord. La Commission de l'Union Africaine a fortement conseillé aux six Etats qui ne l'ont pas encore fait, de signer l'Accord avant son entrée en vigueur, afin que nous soyons tous des États parties fondateurs à l'Accord de la ZLECAf.

Etat de la ratification de l'Accord de la ZLECAf
L'article 23 de l'Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine précise que cet Accord entre en vigueur trente jours après le dépôt par vingt-deux États signataires de leurs instruments de ratification auprès du Président de la Commission de l'Union africaine.
A ce jour dix-huit (18 pays) ont ratifié l'Accord. Il s'agit, par ordre alphabétique, du Congo Brazzaville, de la Côte d'Ivoire, de Djibouti, de l'Eswatini, du Ghana, de la Guinée, du Kenya, du Mali, de la Mauritanie, de la Namibie, du Niger, de l'Ouganda, de la République Sud-Africaine, du Rwanda , du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo. C'est le lieu d'inviter les chefs d'État des pays qui ne l'ont pas encore fait à déposer leurs instruments de ratification au cours de ce Sommet.
La Commission suit très attentivement les processus de ratification dans les autres États membres. Un travail considérable est en train de se faire dans la plupart des États membres et les progrès enregistrés sont très encourageants. Compte tenu de l'état actuel des ratifications, il est possible d'obtenir le 22ème instrument de ratification avant la célébration, du premier anniversaire de la ZLECAf, le 21 mars 2019. En ratifiant dans un délai d'un an, nous enverrons un message très fort à nos concitoyens et au reste du monde que nous sommes résolument engagés à soutenir ce processus.

Signature des arrangements commerciaux bilatéraux avec des tiers
A Nouakchott, la Conférence « s'est engagée en un seul bloc et parlant d'une seule voix, à interagir avec les partenaires extérieurs et invite instamment les États membres à s'abstenir de conclure des arrangements commerciaux bilatéraux jusqu'à l'entrée en vigueur de l'Accord portant création de la ZLECAf ».
Cette décision ne sera plus nécessaire après l'entrée en vigueur de l'Accord, étant donné que l'article 18 de l'Accord de la ZLECAf sur les préférences continentales prévoit qu'« Après l'entrée en vigueur du présent Accord, les États parties s'accordent, sur la base de la réciprocité, des préférences qui ne sont pas moins favorables que celles accordées aux tierces parties dans le cadre de la mise en œuvre du présent Accord ».
L'article du Protocole 4 sur le Commerce des marchandises renforce l'article susmentionné et précise qu'« aucune disposition du présent protocole n'empêchera un État partie de conclure ou de maintenir des accords commerciaux préférentiels avec des pays tiers, à condition que ces accords commerciaux n'entravent ou ne compromettent la réalisation des objectifs du présent accord et que tout avantage, concession ou privilège accordé à un pays tiers en vertu de ces accords s'applique à tous les autres États parties, sur la base du principe de réciprocité ».
Je vous invite donc, Excellences, à renouveler votre engagement en faveur de la création d'un marché africain unique en vue de réaliser le rêve d' « Une Afrique intégrée, prospère et en paix, soutenue et dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale ». Á cet effet, les États membres qui souhaitent conclure des accords commerciaux avec des tiers ont l'obligation de nous en informer et de s'assurer que ces efforts ne sapent pas notre vision de créer ce marché africain. Je voudrais recommander que ceci fasse partie de notre décision sur la ZLECAf au cours du présent Sommet.

réalisation du marché intérieur africain
Excellences, le Marché unique du transport aérien africain, le Protocole au Traité instituant la Communauté Economique Africaine relatif à la libre circulation des personnes, au droit de séjour et au droit d'établissement viennent compléter la ZLECAf, outre la Phase 2 des protocoles sur les investissements, la concurrence et les droits de propriété intellectuelle susmentionnés.
Le traité d'Abuja nous engage également à créer une union douanière d'ici à 2019. Le même Traité nous engage également à créer la Communauté économique africaine trente-quatre ans (34) après son entrée en vigueur, c'est à dire d'ici à 2028. Le marché commun africain (marché intérieur) doit être créé cinq ans avant la création de la Communauté économique africaine, soit en 2023. Afin que nos décisions soient crédibles, je voudrais recommander que nous nous engagions à faire du marché commun africain une réalité d'ici à 2023 et que nous demandions à nos ministres du Commerce d'élaborer, d'ici novembre 2019, une stratégie dans le cadre de la réalisation de cet objectif, pour examen par la Conférence en 2020.

Secrétariat de la ZLECAf
Des initiatives sont en cours dans le cadre de la finalisation des travaux sur l'accueil du Secrétariat de la ZLECAf. La Commission de l'Union Africaine a envoyé des Notes verbales aux États membres leur donnant jusqu'au 20 mars 2019 pour soumettre leurs offres. Une mission d'évaluation serait ensuite envoyée dans l'ensemble des États membres qui auraient fait acte de candidature. Le rapport de la mission d'évaluation, et les recommandations seront soumis à la conférence au Sommet extraordinaire de juillet 2019 prévu pour le lancement officiel de la phase opérationnelle du marché intérieur africain.
En d'autres termes, à la veille du Sommet de coordination, en plus du lancement officiel de la phase opérationnel de la ZLECAf, nous aurons aussi à examiner les recommandations sur l'accueil du Secrétariat de la ZLECAf et son organisation, conformément à l'article 13 de l'Accord.

Excellences,
La ZLECAf a déjà commencé à produire des résultats, avant même d'entrer dans sa phase opérationnelle. Le premier résultat produit est le succès de la première foire commerciale intra-africaine, qui a été organisée du 11 au 17 décembre 2018 au Caire (Égypte). Cette foire a attiré 1086 exposants et a dépassé tous les objectifs assignés tant en ce qui concerne le nombre de visiteurs que le volume des transactions. Je voudrais féliciter, le peuple et le Gouvernement de la République Arabe d'Égypte, l'African Import and Export Bank et la Commission de l'Union Africaine pour le succès de l'organisation de cet événement. De même, permettez-moi de féliciter le peuple et le Gouvernement Rwandais pour avoir été choisi en vue de l'organisation de la prochaine édition de cette foire qui aura lieu en 2020 à Kigali.

Excellences,
Permettez-moi d'évoquer à présent la question importante de l'optimisation du commerce dans la perspective de la création de nouvelles opportunités d'emplois. Á cet effet, une plate-forme continentale sur le commerce électronique a été créée par la Commission de l'Union Africaine, en partenariat avec la Diaspora africaine. Par le biais de cette plate-forme, notre objectif est d'aider les jeunes à créer 600.000 petites et moyennes entreprises en quatre ans (2019 – 2023).
Afin d'atténuer le risque lié au marché et de veiller à ce que les prestataires soient payés dans les délais fixés et intégralement, l'African Export and Import Bank apporte son aide à la Commission de l'Union africaine dans le cadre de la mise en place d'une plate-forme de règlement et de paiement numérique, qui doit être opérationnelle en 2019.
Je voudrais aussi rappeler que, lors de notre dernière session à Nouakchott (Mauritanie), nous avions demandé à la Commission d'organiser un forum de la société civile et un forum du secteur privé, afin de renforcer la collaboration des parties prenantes dans la mise en œuvre de la ZLECAf. Ces fora qui précéderont le lancement officiel du démarrage de la ZLECAf à Niamey (Niger) doivent faire l'objet d'une large mobilisation.

Excellences,
Je ne saurais terminer mon rapport sans exprimer clairement ma conviction que nous avons maintenant atteint un point décisif dans le processus de réalisation de notre vision d'un marché commun africain. Nous sommes en passe d'entrer dans la phase opérationnelle de ce processus. Compte tenu des progrès réalisés à ce jour, je suis convaincu que nous sommes capables de relever tout défi, aussi complexe qu'il soit. Je sais que notre détermination à poursuivre ce processus est forte et inébranlable.
La signature récente d'une convention de financement de 50 millions d'euros entre notre commission et l'Union Européenne pour l'appui au démarrage de la ZLECAf nous réconforte dans la perspective de soutien de nos partenaires dans la réussite de ce programme. Je voudrais à ce sujet remercier l'Union Européenne pour cet important appui et féliciter notre Commission pour ce succès.

Excellences,
En conclusion les recommandations suivantes sont soumises à notre Conférence par les ministres du Commerce, pour adoption. Il s'agit d'adopter :
(i) Le modèle de libéralisation tarifaire qui sera utilisé par les États membres dans le cadre des préparatifs des listes des concessions tarifaires de la ZLECAf.
(ii) La désignation des produits sensibles et la liste d'exclusion selon les critères ci-après : la sécurité alimentaire, la sécurité nationale, les recettes fiscales, les moyens de subsistance et l'industrialisation.
(iii) Le pourcentage proposé pour les produits sensibles doit représenter 7 % du total des lignes tarifaires et la liste d'exclusion ne doit pas excéder 3% du total des lignes tarifaires.
(iv) L'application de ces pourcentages sera soumise au principe de la double qualification et aux clauses « anti-concentration » pourvu que les produits figurant sur la liste d'exclusion ne dépassent pas 10% de la valeur totale des importations provenant des autres États parties. En d'autres termes, les produits devant être exclus de la libéralisation ne représenteront pas plus de trois pour cent, soit moins de 10 pour cent de la valeur des importations provenant des autres pays africains.
(v) La période transitoire de cinq ans ou moins qui doit être utilisée par les pays exigeant cette flexibilité avant le démarrage de la libéralisation des produits sensibles. En d'autres termes, au cours de cette période, les tarifs applicables aux produits peuvent être maintenus pourvu qu'ils soient éliminés à la fin de la période de réduction progressive visée par les modalités adoptées (10 ans pour les pays les plus développés et 13 ans pour les pays les moins avancés).
(vi) Les Directives pour l'élaboration des listes d'engagements spécifiques et du Cadre de coopération règlementaire pour le commerce des services.prn-1
(vii) La nouvelle feuille de route pour la finalisation des négociations de la ZLECAf avec un nouveau délai, en juin 2020.
En outre, je suggère que nous prenions des décisions suivantes :
i. Demander aux États membres qui souhaitent conclure des arrangements commerciaux avec des tiers de nous le notifier par écrit et s'assurer que leurs efforts ne saperont pas notre projet visionnaire que constitue la création d'un marché africain.
ii. Demander aux ministres du Commerce de l'Union africaine d'élaborer, d'ici novembre 2019, une stratégie dans le cadre de la réalisation d'un marché commun africain afin qu'elle soit soumise à l'examen de la Conférence, en janvier 2020.
iii. D'organiser à titre exceptionnel, un Sommet Extraordinaire, en juillet 2019 à Niamey, à la veille du Sommet de coordination. Á cet effet, tous les États membres de l'Union auront l'occasion de célébrer le premier anniversaire de la signature de l'Accord de la ZLECAf, et de lancer officiellement la phase opérationnelle du marché de la Zone de libre-échange continentale africaine et de statuer sur le choix du siège et l'organigramme du Secrétariat de la ZLECAf.
iv. De féliciter le peuple et le Gouvernement de la République arabe d'Égypte, l'African Import and Export Bank et la Commission de l'Union africaine pour le succès de l'organisation de la première foire commerciale intra-africaine.
v. De saluer le peuple et le Gouvernement du Rwanda pour avoir remporté l'organisation de la prochaine édition de la foire commerciale intra-africaine.

Je vous remercie.

 

 

 

 

 

 


discour-2« Excellence Paul Kagamé, Président en exercice de l'Union Africaine
Excellence Mesdames et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement,
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies
Monsieur le Président de la Commission de l'Union Africaine
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de remercier la Présidente de la République d'Ethiopie et le Gouvernement Ethiopien pour l'Excellente hospitalité qui nous offerte.C'est un réel plaisir pour moi de prendre part à cette importante réunion dont le thème central est « Investir dans la Santé ».
L'importance de cette thématique n'est plus à démontrer eu égard aux préoccupations de l'heure notamment la réalisation des Objectifs du développement durable, de l'Agenda 2063 et du développement de la couverture sanitaire universelle.

Mesdames et Messieurs,
Les maladies causent fréquemment des milliers de victimes à travers le monde en général et en Afrique subsaharienne en particulier où les épidémies sont les plus concentrées. Avec près de 15% de la population mondiale, la situation sanitaire de l'Afrique Subsaharienne se caractérise par un déficit en infrastructures et équipements de santé, une faible couverture sanitaire, une Insuffisance en Ressources Humaines de qualité et en quantité d'une part et d'autre part parun fort taux de mortalité maternelle et infantile, une forte charge de morbidité avec 60% de cas de VIH, plus de 90% de cas de Paludisme, et une Recrudescence de la Tuberculose dont les 2/3 surviennent dans notre région avec une tendance à la Résistance aux Antimicrobiens.
Cette situation peu reluisante constitue un frein au développement socio-économique de notre région. Avec la faiblesse de l'espérance de vie qu'elle implique, cette situation est une des causes de la faiblesse de l'indice du développement humain sur le continent.Ces défis exigent donc un renouvellement des engagements que les différents Etats de l'Union Africaine avaient pris en 2001 à Abuja, ce qui nécessite une forte mobilisation des ressources internes en faveur de la santé.

Mesdames et Messieurs,
La santé est une des bases sociales du développement. Investir dans la santé c'est donc investir dans le développement. En effet, l'investissement dans la santé est sans nul doute une des clés du progrès pour nos pays en voie de développement.Investir dans la santé c'est assurer le bien-être des populations, c'est lutter contre la pauvreté et réduire les inégalités.Par ailleurs, des citoyens en bonne santé sont des citoyens plus productifs et plus compétitifs, cela rend le retour sur investissement dans la santé très rapide.
Au Niger où, la situation sociodémographique se caractérise par un fort taux d'accroissement démographique annuel de 3,9% (RGP/H 2012), un indice synthétique de fécondité autour de 6 enfants par femme, la sante notamment celle de la reproduction, peut contribuer à la réalisation des conditions de la transition démographique que nous appelons de tous nos vœux.
Dans le secteur de la santé, l'accès aux services et soins de qualité reste une grande préoccupation pour le gouvernement. C'est le lieu de faire-part de notre préoccupation par rapport au poids des couts des médicaments (75%) dans les couts des soins de santé, une réduction des couts de médicaments facilitera l'accès aux soins de santé aux personnes les plus vulnérables.prn-2

Mesdames et Messieurs,
Notre volonté d'investir dans les secteurs sociaux de base en général et dans la santé en particulier, est malheureusement contrariée par les préoccupations sécuritaires liées à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Néanmoins, on note une augmentation significative du budget alloué à la santé et plusieurs actions sont mises en œuvre par le gouvernement pour promouvoir la santé de la population dont entre autres :
- la gratuité des soins pour les groupes vulnérables notamment les soins curatifs, préventifs et promotionnels aux enfants de 0 à 5 ans et chez la femme, la gratuité de la césarienne, de la Planification Familiale et la prise en charge des cancers gynécologiques y compris la gratuité de la prise en charge du VIH, de la Tuberculose, du Paludisme et des Maladies Tropicales Négligées.
- La mise en œuvre des programmes régionaux et nationaux en vue de la capture du Dividende Démographique à travers l'autonomisation de la femme et de la scolarisation de la jeune fille et son maintien à l'école ;
- La Construction et l'équipement des Infrastructures sanitaires ;
- Le Recrutement du Personnel ;
- L'élaboration d'une stratégie e-santé, action novatrice qui contribuera au renforcement du système national de santé.
Par ailleurs nous investissons beaucoup dans l'agriculture à travers l'initiative 3N (lesNigériens Nourrissent les Nigériens),dans l'éducation, dans l'accès à l'eau et à l'assainissement, ce qui a naturellement une incidence positive sur le secteur de la santé.A ces efforts du Gouvernement du Niger s'ajoutent les appuis des partenaires techniques et financiers dont le Fonds Mondial et GAVI.
Le partenariat entre le Niger et le Fonds Mondial entamé en 2004, a permis de mobiliser plus de 250 millions de Dollars US pour la lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme ainsi que le renforcement du système de santé. D'importants résultats ont été obtenus notamment la mise sous traitement antirétroviral de plus de 12 000 patients, la détection et le traitement d'environ 48 000 patients atteints de tuberculose, la distribution de plus de 15 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticides à longue durée d'action communément appelée MILDA.
S'agissant de GAVI, près de 200 Millions de Dollars US ont été mobilisés ces dix dernières années faisant de lui le premier bailleur de la vaccination et un des bailleurs les plus importants de la santé au Niger. Ce soutien apporté a permis d'obtenir des succès majeurs en réduisant la morbidité chez les enfants de moins de 5 ans.Ainsi, grâce à la vaccination le nombre de cas de rougeole est passé de 60,000 par an en 2004 à moins de 1500 aujourd'hui. Nous avons doublé en moins de 10 ans le nombre de vaccins disponibles dans la vaccination de routine et mis en place un réseau "sentinelle" efficace de surveillance épidémiologique qui couvre l'ensemble du territoire.
Je remercie GAVI et le Fonds Mondial pour le soutien qu'il apporte à mon pays et à l'Afrique en général. Permettez-moi aussi de remercier la fondation Bill et Melinda Gates pour leur contribution au financement de la santé notamment celui de la vaccination.

Mesdames et Messieurs,
Pour mieux optimiser les ressources mobilisées, le Gouvernement du Niger a mis en place depuis 2006 un mécanisme de gestion des financements des Partenaires Techniques et Financiers à travers une Approche-Programme, appelé Fonds Commun (FC) d'Appuis à la mise en œuvre du Plan de Développement sanitaire. Près de 250 Millions de Dollars US ont été mobilisés à travers ce mécanisme. A ces importants appuis s'ajoutent également la contribution du secteur privé, des ONG et Associations.

Mesdames et Messieurs,
Je m'engage personnellement à tout mettre en œuvre pour une plus grande mobilisation des ressources publiques internes.Je lance un vibrant appel pour une forte mobilisation de tous les acteurs : Gouvernants, Partenaires Techniques et Financiers, sociétés civiles et le secteur privé, chacun dans son domaine à s'investir plus pour la santé.
Je reste convaincu que l'implication du secteur privé est un atout indispensable pour la promotion du secteur de la santé en Afrique en général et au Niger en particulier.
Je vous remercie ».

onep

 

 

 

 

 

 


visiteEn visite au Niger, le Khalife mondial de la confrérie Tidjania, Cheikh Ali Bel Arbi s'est rendu, le 9 février, à la résidence de la Présidence de la République pour une visite de courtoisie à la Première Dame, Dr Lalla Malika Issoufou Mahamadou. Cheikh Ali Bel Arbi est une personnalité spirituelle respectée par les membres de cette confrérie.

Onep

 

 

 

 

 

 


educ-islamicLe nouveau Centre de formation et d'éducation islamique, construit par la Fondation Islamique Internationale de Bienfaisance (FIIB), a reçu, le 9 février dernier, la visite du tout nouveau Directeur pays de ladite Fondation, M. Adil Osman Mohamed. Ce déplacement était l'occasion pour lui de rencontrer les élèves, les formateurs et le personnel administratif de ce centre mais aussi de constater de visu les différentes infrastructures qui y ont été réalisées.

« Ce centre est construit au bénéfice des populations de Dogondoutchi et surtout aux enfants. Nous travaillons dans ce centre avec l'association Ahlu Sunna wal Jama'a. Il permet aux enfants et même aux adultes de suivre l'enseignement islamique», a expliqué M. Adil Osman Mohamed. Aussi, il a invité la population à s'approprier de centre et d'en prendre grand soin. « De la réussite de ce centre dépendra la poursuite de la construction de telles infrastructures, de tels investissements dans d'autres quartiers de la ville et dans d'autres localités du pays », a indiqué Adil Osman Mohamed. Il a précisé que la Fondation Islamique Internationale de Bienfaisance travaille, main dans la main avec les autorités nigériennes, notamment avec la Cellule de Coordination des Affaires humanitaires, en particulier, dans le cadre de l'assistance aux nécessiteux et celui du bien-être des populations nigériennes en général. Présentant le centre, M. Mohamed a indiqué qu'il comprend 4 salles de classes équipées, 5 dortoirs équipés, un réfectoire de 48 places, un bloc administratif et une mosquée. Le Directeur de la FIIB a par la suite invité les responsables dudit centre à décliner leurs besoins dans le cadre de la bonne marche de l'établissement et a assuré que sa Fondation n'hésitera pas à répondre à toute sollicitude dans le cadre de ses actions.
Quant au maire de Doutchi, M. Illa Adamou, il s'est félicité de la création de ce centre. « J'ai accepté la mise en place de ce centre parce que c'est dans l'intérêt de notre communauté. C'est d'ailleurs à ce titre que ce terrain a été donné. Après la construction du centre, nous avons fait un plaidoyer avec les responsables de la communauté et c'est un fils de cette communauté qui a bien voulu s'investir pour électrifier ce centre. C'est pour dire que nous sommes fiers et reconnaissants. Nous demandons aux responsables de tout faire pour que ces enfants vivent mieux et apprennent bien. Nous nous engageons à accompagner ce genre d'entreprise », a déclaré M. Adamou. Le maire de Doutchi a saisi l'occasion pour lancer un appel en faveur de la clôture du centre, pour la protection et la sécurité des enfants et de tous ceux qui travaillent dans le centre.
La FIIB, une fondation qui vient en aide aux couches vulnérables
En prenant la parole le Sarkin Aréwa, M. Amadou Sabo, s'est lui aussi félicité du choix de sa localité pour la construction et l'équipement du centre, qu'il estime être une chance et une opportunité pour les enfants et même pour les adultes pour mieux connaître et pratiquer leur religion. « Actuellement, au niveau de notre chefferie nous avons plusieurs demandes en besoin de construction de mosquées, des puits ou des forages et même de ce genre de centre de formation islamique.
Répondant à toutes ces sollicitations, le Directeur pays de la FIIB, a invité les responsables administratifs et coutumiers à dresser leur liste de doléances, à transmettre par voie officielle à la FIIB-Bureau de Niamey, qui après examen l'enverra au niveau de son siège au Koweit, en vue de la suite à donner. M. Mohamed les a rassurés quant à son soutien pour que les différentes requêtes aboutissent. L'activité s'est poursuivie par la visite, de fond en comble, des différentes installations du centre.
« Du lundi au vendredi, je suis mes cours au Lycée et les samedis et dimanche je viens au centre. Cela fait maintenant deux ans. C'est fastidieux, mais j'aime beaucoup çà. J'en suis ravie, car en plus de ce que j'apprends à l'école occidentale, j'apprends sur ma religion pour mieux la comprendre et ainsi mieux la pratiquer. C'est dur mais je ne me plains pas », témoigne Aïchatou Illa, une élève en classe de 2e au Lycée de Doutchi et inscrite au Centre d'Education Islamique. Quant à Ismael Ibrahim, un élève âgé de 18 ans, fréquentant le centre depuis un an, il estime qu'avec les cours qu'il suit au centre islamique, il comprend mieux sa religion et s'applique à mieux la pratiquer. « En plus de la pratique de la religion et de la lecture du Saint Coran, nous apprenons le respect des parents, de son prochain bref comment vivre avec les autres et éviter les pièges du démon. Je suis vraiment heureux d'être ici. Car j'apprends comment vivre sur terre et comment préparer ma vie pour l'au-delà. En tout cas nous remercions la Fondation pour cette initiative », ajoute Ibrahim.
Malam Habibou Halid, fait partie des cinq formateurs du Centre d'Education Islamique. « Je suis Imam d'une mosquée et cela fait un peu plus d'un an que j'enseigne ici. Nous administrons des cours sur la religion, ses préceptes, sa pratique, la lecture du Coran et les bonnes pratiques dans la vie de tous les jours », précise-t-il. Selon lui, en plus des enfants de 7 à 18 ans qui suivent les cours les week-ends, des adultes aussi viennent apprendre sur l'Islam. « La journée nous faisons de cours d'adultes en islam pour les femmes et les nuits c'est autour des hommes de prendre les cours », explique Malam Halid. Le centre accueille aussi des orphelins, ces derniers ne paient rien pour accéder aux cours mais les autres payent chacun 750 FCFA par mois, pour permettre au centre de fonctionner, précise-t-il. Le Centre d'Education Islamique de Doutchi forme actuellement près de 200 élèves, scolarisés et non-scolarisés, âgés de 7 à 18 ans et une cinquantaine d'adultes.
Mahamadou Diallo, Envoyé spécial(onep)
11/02/19

 

 

 


visite-dLe président de la Délégation spéciale de la ville de Niamey, M. Mouctar Mamoudou a rencontré le 8 févier dernier, le nouvel ambassadeur de France au Niger, SE Alexandre Garcia. Cette rencontre d'échanges qui s'est déroulée à l'hôtel de Ville de Niamey, s'inscrit dans le cadre du renforcement, particulièrement entre la ville de Niamey et les autres villes françaises.
Au cours de cet échange, les deux personnalités ont discuté du renforcement du partenariat entre la Ville de Niamey et celle de Paris relativement au développement urbain, à la gestion des déchets, au transport urbain. Un transport urbain, qui selon le président de la délégation spéciale de la ville de Niamey « est aujourd'hui très traditionnel que la mairie s'atèle à moderniser en s'inspirant de l'expérience des autres ». Autre volet de l'entretien, c'est la question de la décentralisation qui, selon le terme du président de la délégation spéciale de Niamey « est très développée en France par rapport à notre pays ». Dans l'ensemble, le président de la délégation spéciale de Niamey compte sur l'aboutissement de ces projets et bien d'autres dans l'optique d'améliorer le cadre de vie de la population. Un autre sujet non moins important, c'est l'accompagnement de la jeunesse dans la réussite de cette vision. Pour le président de la délégation spéciale de Niamey, « la création des espaces verts dans notre capitale fait partie de cette dynamique ; un cadre d'échange qui donne accès à la plateforme ou ligne verte où les jeunes font leurs remarques et suggestions. Pour que ce qui est de l'éclairage, M. Mouctar Mamoudou a souligné que «des réflexions sont en cours pour avoir des panneaux adaptés à notre contexte ».
Aux termes de cet entretien, l'ambassadeur de France au Niger, SE Alexandre Garcia s'est réjoui de la discussion avec le Président de la délégation spéciale de Niamey. «C'est une coopération qui est excellente que nous entendons poursuivre à son meilleur niveau », a-t-il déclaré. Parlant de l'ambitieux programme de Niamey Nyala, l'ambassadeur Alexandre Garcia a salué l'ouverture de plusieurs chantiers entrant dans le cadre de la modernisation de cette ville. «Niamey, c'est une ville qui est en pleine transformation », a-t-il estimé. Parlant de l'aménagement des corniches, SE Alexendre Garcia a fait un rapprochement entre Niamey et Bordeaux. « Pendant des décennies, Bordeaux a tourné le dos à la Gironde mais sous l'impulsion de son maire, l'ancien Premier ministre et ministre des Affaires Etrangères, M. Alain Juppé, la ville de Bordeaux s'est développée en se réappropriant de ses berges qui ont été transformées », a-t-il rappelé.
Pour M. Garcia «Niamey Nyala est un projet stimulant pour la population de Niamey, un projet qui peut changer la perception même de cette ville».visite-d-1
Pour sa part, le président de la délégation spéciale de Niamey, a salué cette initiative de l'ambassadeur de France au Niger de venir l'écouter. « La ville de Niamey est entrée dans cette dynamique de s'ouvrir à l'international dans le cadre du
développement de la décentralisation et de la coopération avec les autres pays dont la France pour s'inspirer notamment des questions de développement local et de renforcement de la décentralisation ». «Nous avons entamé beaucoup de démarche avec les villes françaises et nous espérons l'accompagnement de l'ambassadeur Alexandre Garcia. Déjà sa présence aujourd'hui, est une expression de cette volonté», a-t-il estimé.
Mamane Abdoulaye(onep)
11/02/19

 

 

 


Lambassadeur-des-USA-avec-les-jeunes-participants-au-camps-de-basket-ballL'ambassadeur des Etats Unis d'Amérique au Niger, SEM. Eric P. Whitaker qu'accompagnent les responsables du Centre Culturel Américain et de l'USAID, a séjourné du mercredi 6 au vendredi 8 février 2019 à Maradi. Ce déplacement s'inscrit dans le cadre de la célébration du mois des Afro-Américains qui a lieu tous les mois de février de chaque année. Les activités inscrites à l'agenda de la célébration ce mois des Afro-Américains sont entre autres, la projection des films, le basketball (camp des jeunes) et plusieurs rencontres avec les autorités régionales.
A son arrivée à Maradi, l'ambassadeur américain s'est rendu à la délégation spéciale de Maradi où dans un entretien avec le président de ladite entité, SEM. Eric P. Whitaker a évoqué les différents domaines d'intervention des Etats Unis au Niger et dans la région de Maradi en particulier. Il a rappelé les trois domaines d'intervention de son pays au Niger, notamment la Démocratie, la Défense et le Développement. Le Président de la Délégation Spéciale de Maradi, M. Mahamane Lawali Issa a profité de cette visite pour présenter à l'ambassadeur américain deux documents ficelés par la Ville de Maradi ayant trait à l'éducation, et à la voirie à travers lesquels ils sollicitent un financement de la coopération américaine. Dans l'après-midi, SEM ERIC P. Whitaker a rendu une visite de courtoisie à l'Honorable Sultan du Gobir, Abdou Balla Marafa. Là aussi, la coopération bilatérale était au menu de l'entretien.
Au deuxième jour de sa visite à Maradi, l'Ambassadeur des Etats Unis au Niger, SEM. ERIC P. Whitaker a procédé à l'Université Dan Dicko Dankoulodo au lancement du Camp de Basket-ball, ayant regroupé 110 jeunes filles et garçons âgés de 10 à 11 ans. Dans son discours, l'Ambassadeur a fait remarquer que le basketball a été inventé aux Etats-Unis et demeure toujours l'un des sports les plus populaires en Amérique. «Chaque année, en février, les Etats Unis célèbrent le mois de l'histoire des Africains Américains, ce qui rend ce camp de basketball encore plus spécial » a-t-il dit. SEM. ERIC P. Whitaker a demandé aux jeunes apprenants de développer leur caractère en apprenant davantage sur la coopération, l'amitié, la loyauté, la maîtrise de soi, la confiance en soi. Dans l'après-midi, la finale de basketball a opposé l'équipe de l'AS Police de Niamey à celle de Maradi, qui a vu la victoire des policiers.
Avec sa délégation, l'ambassadeur des Etats Unis d'Amérique s'est rendu ensuite à l'espace Américain de Maradi, ou centre culturel. Des explications lui ont été données sur le fonctionnement de ce centre et les différentes formations qui y sont assurées. SE ERIC P. Whitaker a ensuite visité le Centre Mère et Enfant de Maradi, plus précisément le pavillon de néonatalogie. Sur place, le diplomate américain a pu constater les conditions dans lesquels travaille le personnel qui a en charge les enfants prématurés. A ce niveau, il lui a été signalé le besoin d'un peu plus de moyens. Enfin, la dernière visite a conduit SE ERIC P. Whitaker à Dargué, un village du département de Guidan Roumji. Là, il s'agissait pour le diplomate américain de constater les différents projets financés par l'USAID à travers des ONG et institutions telles que World Vision, le PAM, l'UNICEF, FIDA, la Croix rouge ou l'ONG AREN. Les domaines d'intervention sont entre autres la cantine scolaire, la santé, les travaux de récupération de terres dégradées sur 1500 ha.
Pour ce qui est de l'éducation, l'avènement de la cantine scolaire a nettement boosté le taux de fréquentation scolaire qui est passé de 92% en 2013 à 99,39% en 2018; le taux d'admission au collège est passé de 48% à 76% en 2018. L'Ambassadeur s'est aussi rendu sur un périmètre de récupération de terres dégradées qui est à sa quatrième année. Sur les lieux, on constate que la végétation et les arbres ont régénéré occasionnant le retour de certaines espèces telles que l'outarde, les pintades sauvages, les lièvres. A l'issue de toutes ces visites, SEM. ERIC P. Whitaker n'a pas caché son émerveillement face au programme de développement en cours d'exécution dans ce village de Dargué. Il a apprécié positivement les résultats obtenus tant sur le plan scolaire, nutritionnel qu'environnemental.

Tiémogo Amadou ANP-ONEP Maradi

11/02/19

 

 

 


prn-1Le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, a procédé, dans la matinée d'hier, au lancement officiel des travaux d'aménagement de la Corniche Yantala. Ce projet constitue un des projets phares du Programme de la Renaissance et propose une vision d'avenir durable étroitement tournée vers la jeunesse de notre pays. Aussi, il permettra aux générations futures nigériennes de disposer d'infrastructures et d'équipements modernes adaptées, en parfaite harmonie avec le contexte physique et historique. Ont pris part à cette cérémonie, le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur, M. Bazoum Mohamed assurant l'intérim du Premier Ministre, les membres du Gouvernement, le deuxième vice-président de l'Assemblée Nationale, le Haut Représentant du Président de la République, les représentants des Partenaires Techniques et Financiers, les Chefs des missions diplomatiques, les Chefs traditionnels, les leaders religieux et plusieurs invités.
Ce projet de modernisation de la Corniche et du quartier Kombo, qui va être déménagé, est, a indiqué le Président Issoufou Mahamadou, une nouvelle étape dans la mise en œuvre du Programme Niamey Nyala. Niamey, a indiqué le Chef de l'Etat, a la chance d'être traversée par le fleuve Niger sur 35 Kilomètres. «Comme l'a dit l'Administrateur délégué de la ville, Niamey jusqu'ici a tourné le dos au fleuve et nous avons décidé de faire en sorte que le regard de Niamey soit désormais dirigé sur le fleuve, nous allons aménager les berges du fleuve pour que l'aménagement du fleuve soit intégré à l'aménagement urbain de la Ville de Niamey », a affirmé le Président de la République. « Il s'agit donc de mettre en œuvre une partie de ce programme d'aménagement des berges du fleuve ; les autres phases interviendront plus tard », a conclu SEM. Issoufou Mahamadou.
Faire de la capitale une véritable vitrine...
Selon le ministre de l'Equipement, M. Kadi Abdoulaye, assurant l'intérim de son homologue en charge des Domaines, ces travaux viennent s'ajouter à une longue liste d'investissements dont a bénéficié la ville de Niamey dans le cadre du Programme de la Renaissance. Cela dénote, a-t-il affirmé, d'une vision stratégique des autorités de la 7ème République à faire de Niamey une capitale moderne dont les Nigériens ont toujours rêvé. Il a en outre invité les Nigériens à faire siennes toutes ces réalisations qui font leur fierté et feront certainement celle des générations à venir.
Auparavant, le Gouverneur de la région de Niamey a, dans son mot de bienvenue, magnifié ce projet du Président de la République qui, a-t-il dit, était un vieux rêve et une vieille attente des populations de Niamey. Cette route une fois viabilisée va, a dit M. Issaka Hassane Karanta, non seulement fluidifier la circulation mais aussi permettre à nos populations et aux touristes de visiter les berges du Fleuve Niger dans les meilleures conditions.
Pour sa part, le président de la Délégation spéciale de la ville de Niamey, M. Mouctar Mamoudou, a indiqué que Niamey dispose, de par sa fonction de capitale, de la plus forte concentration d'activités de services, devenant ainsi au plan national la ville la plus attractive et une destination privilégiée de population. Avec un taux de croissance de 4,5%, a-t-il expliqué, ce sont quelques 100 000 nouveaux citadins de plus chaque année. C'est ainsi que Niamey à elle seule regroupe près de 40% de la population urbaine du pays avec une population de plus de 1 500 000 habitants.

A cette forte concentration humaine et d'activité, ajoute le président de la Délégation Spéciale, manquait jadis des services essentiels, notamment des routes pour une meilleure
mobilité, de l'assainissement des espaces publics aménagés, de l'éclairage favorisant l'économie, la sécurité, l'ambiance urbaine, etc. Aujourd'hui affirme M. Mouctar
Mamoudou, la population de Niamey, à son grand bonheur, tend à oublier cette vie dans le gouffre, grâce au Programme Niamey Nyala initié et conduit par les soins du Président de la République. «Le programme Niamey Nyala a su valoriser les atouts et opportunités de développement dont dispose notre chère capitale tout en apportant une réponse aux préoccupations qui assaillent ses habitants», a-t-il soutenu.
En effet, poursuit le président de la Délégation Spéciale de la ville de Niamey, l'aménagement de la Corniche en vue de son intégration dans le tissu urbain est la consécration de la vision du Programme Niamey Nyala, car la ville de Niamey est née du fleuve mais depuis lors, elle lui a tourné le dos ; les berges sont délaissées pour l'ensablement et l'insalubrité ; le fleuve a tendance à devenir une déchetterie. Le présent projet vise, selon lui, à tourner le regard de la ville de Niamey à sa source, à son berceau et réconcilie enfin la fille devenue coquette Niamey et sa mère le fleuve pour une renaissance.

Un projet de modernisation pour la fierté de tous les Nigériens...

prn-2Niamey Nyala, a rappelé M. Mouctar Mamoudou, est une vision de renaissance urbaine pragmatique adressée à un chemin d'aménagement multidimensionnel, technique, social, culturel, historique, économique et environnemental. « La ville de Niamey dispose d'un grand atout qui a favorisé son essor, le fleuve Niger. Cette étendue d'eau naturelle traverse la ville sur une distance de 35 Kilomètres et une exploitation judicieuse de ce fleuve ainsi que de son intégration dans le tissu urbain contribuera assurément à faire rayonner l'image de notre ville à l'échelle internationale», estime
l'Administrateur délégué.
« Il s'agit ici, de réhabiliter dans l'immédiat la route de Kombo qui longe la Corniche sur une distance de 3,36 Kilomètres en une fois deux voies avec un trottoir de 2 mètres de part et d'autre y compris son éclairage afin d'en faciliter l'accès et la traversée. Le cadre sera également viabilisé et déclaré Zone d'Aménagement Concertée (ZAC) ».Une-vue-de-ce-que-sera-la-Corniche-de-Niamey--la-fin-des-travaux
A l'issue de cette réhabilitation, notifie M. Mouctar Mamoudou, l'aménagement consistera à développer des espaces publics de détente, de loisirs, de commerce, de logement, des différents standings comme une urbanisation adaptée, règlementée et exemplaire le long de la Corniche Yantala et à créer une passerelle piétonne qui relie la ville aux abords du fleuve passant par la place des Nations Unies communément appelée la place du Palais des Congrès.
Le président de la Délégation Spéciale a par ailleurs invité la population à prendre soin de ces infrastructures construites à grand frais et lancé un appel à l'endroit des Partenaires Techniques et Financiers, des investisseurs locaux et institutionnels de s'intéresser et investir massivement dans ce projet à fort rendement économique, financier et social et ainsi accompagner le Niger dans ses efforts de développement. Il a enfin annoncé l'organisation très prochainement d'une table ronde en vue de présenter le projet dans tous ses détails et bouclé son financement qui se chiffre à 67 milliards de FCFA dans un partenariat basé sur la plus-value foncière.

Aïchatou Hamma Wakasso(onep)
08/02/19

AG/ONU

Editorial

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !

lundi 17 décembre 2018

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !
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