Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

Tinni Abdou


vente-1A chaque coin de rue, dans la capitale Niamey, il y' a un espace dédié à la vente en détail d'aliments pour bétail. Cette activité commerciale bien que faisant vivre des centaines de personnes et des familles, pose plusieurs problèmes de salubrité et de circulation dans le centre-ville et ses périphéries. La vente en détail des aliments pour bétail à Niamey a par contre la réputation de favoriser l'embouche bovine, une activité génératrice de revenus pratiquée par de nombreuses femmes et groupements de femmes de la Capitale.
Dans les quartiers et sur les trottoirs des boulevards à Niamey, les étals de vente en détail des aliments pour bétail deviennent de plus en plus visibles. Cette forme d'activité génératrice de revenus, autrefois pratiquée par des ressortissants du Zarmaganda à côté de la vente de bois, prolifère ces dernières années dans la ville et attire des jeunes venus de plusieurs régions du pays. La cause principale de cette ruée vers la vente en détail d'aliments pour bétail est toute simple. Ces derniers temps, avec la raréfaction des aires de pâturages à Niamey et autour de la région, la demande pour ce type d'aliments a explosée. En plus, mettre sur pied une activité génératrice de revenus de ce type qui s'exerce en plein air sur la place publique, nécessite peu de capital financier.
Du son de blé et dernièrement des autres céréales, des feuilles de haricot, d'acacia, des coques broyées d'arachide, en passant par différents types de pierre à lécher, la profession de vente d'aliments pour bétail s'est structurée davantage dans l'informel avec plus de produits qui viennent non seulement de la région de Tillabéry, mais aussi des régions de Dosso et Maradi. A Niamey, le sac de coques broyées d'arachide se vend à 2.000 FCFA, celui de niébé 6.000F CFA. Le sac de fruits et de feuilles d'acacia se vendent respectivement à 6.000 et 4.000F CFA. Le sac de son de mil se négocie à 14.000F alors que celui du blé, acheté localement à Niamey coûte 4.000F CFA. Tous ces produits se vendent aussi en « tiya », la mesure locale.
A peine la douzaine d'années révolues, Bassirou est veilleur de nuit et revendeur pour le compte de son père dans le 5ème arrondissement communal de la ville Niamey, non loin du marché Harobanda. Sans être complexé à la vue du micro, il nous livre les noms, les mesures et les prix correspondants de chaque produit, à la manière d'un guide expérimenté. Son père nous confie-t-il, réceptionne les produits venant du Zarmaganda dans l'enceinte du marché à bétail de Tourakou. « Le sac de son de blé de 25 kg se vend ici à 4.000F CFA », nous indique-t-il, avant que son grand frère ne mette un terme à l'entretien, craignant sans nul doute d'attirer l'attention sur ce business familial florissant qui occupe presque entièrement la chaussée.vente-2
A l'autre bout de la ville, cette fois-ci dans le 2ème arrondissement M. Issiaka opère sur son bout de trottoir qui lui sert à vendre des aliments pour bétail. Se lancer dans la vente d'aliments pour bétail, nous lance-t-il fièrement, n'est pas une mince affaire. Au regard du succès sans cesse croissant de son commerce, ce jeune ressortissant de Maradi se félicite d'avoir su garder de bonnes relations avec ses parents et amis restés sur place. En effet, affirme-t-il, les relations sociales cordiales « me permettent de ratisser facilement les villages et hameaux de la région de Maradi, de collecter les produits dont j'ai besoin pour mon commerce, de les stocker et de finalement les acheminer sur Niamey par camion ».
La consommation galopante d'aliments pour bétail dans les grandes villes du Niger pose un double problème urbain et rural. La rentabilité de ce commerce fait en sorte que sur chaque artère, surtout dans la capitale administrative, les étals ne font que proliférer du jour au lendemain. Cette occupation anarchique des artères des boulevards pose un sérieux problème d'urbanisation et d'assainissement, et quelques fois de sécurité dans les grandes villes. Dans les zones rurales, la politique du balayage des champs pour extirper la moindre herbe et l'envoyer en ville pour commercialisation, appauvrit d'avantage les terres arables et affame les animaux.

Par Souleymane Yahaya (Stragiaire)

15/02/19


JARDIN-SAGIROU-BENDER-MAGARIA-16Avec une superficie de 7 903 km2, Magaria est l'un des départements les plus riches en matière de potentialités environnementales de la région de Zinder selon le directeur départemental de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine, et du Développement Durable, le Colonel Moussa Bouzou. Les forêts classées couvrent 1 380 ha et le parc agro forestier constitué principalement de l'espèce arborée comme le Gao ou Fhederbia albida se répartit sur l'ensemble du domaine agricole.
La nappe phréatique est peu profonde ce qui permet une disponibilité en eau de surface principalement dans les communes de Wacha, Bandé, Magaria. S'y ajoutent des cuvettes avec de l'eau en surface un peu partout, une vallée fossile à Dantchiaou, Sassoumbroum, Yékoua et Kwaya permettant aux populations de mener des activités de pêche et de
cultures.
Toutefois, selon le Colonel Moussa Bouzou, les ressources naturelles du département sont sujettes à une perpétuelle dégradation, notamment l'ensablement des cuvettes, la formation des dunes suite à une démographie galopante et les effets des changements climatiques avec une densité de 92,67 habitants au km2.
Pour relever ces défis environnementaux, des efforts énormes sont constamment déployés par l'ensemble des acteurs,
notamment les populations, les services forestiers et les partenaires à savoir les Collectivités, les projets, les ONG et les Associations de développement pour la réalisation des actions concrètes en matière de lutte contre la désertification et de gestion durable des ressources naturelles. Il s'agit entre autres de la production des plants et du reboisement ; la restauration de l'environnement par des travaux de protection des terres des cultures, la réhabilitation des aires de pâturages et la lutte contre les plantes envahissantes, la protection des infrastructures socioéconomiques et des points d'eau, l'appui aux pêcheurs, la promotion de l'apiculture, la formation, l'organisation et l'encadrement du monde rural, la protection des ressources disponibles par des missions de contrôle forestier.
Ces différentes activités cadrent parfaitement avec la politique Nationale de lutte contre la désertification et s'inscrivent dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et de l'Initiative 3N, visant de manière globale, à réduire la pauvreté des populations et garantir une gestion durable des ressources naturelles.JARDIN-SAGIROU-BENDER-MAGARIA-38
A cet effet, en 2018, 99.940 plants ont été produits. Quant à la plantation, elle a concerné 350 hectares. S'agissant de la récupération des terres, des ouvrages ont été réalisés sur une superficie de 229 hectares. Par rapport au repérage de la Régénération Naturelle Assistée, les travaux ont été effectués sur 1612.5 hectares par 1.280 personnes employées. Pour ce qui est du faucardage des mares, il a concerné 18 mares pour une superficie de 22,95 hectares.
Par rapport à la pêche, il a été enregistré 7487,5 kg de capture de poissons frais, et 1348 kg de poissons fumés. Les activités de fixation des dunes ont été réalisées sur une superficie de 50 hectares.
Quant au désherbage et à l'ensemencement des couloirs, les réalisations ont été effectuées sur une superficie de 2.560 hectares sur les 3100 hectares prévues. Il est important de souligner que toutes ces activités ont permis de créer 900 emplois grâce au financement de l'Etat, 500 emplois relevant de la commune et 44.900 emplois financés par les projets.
Le directeur départemental de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine, et du Développement Durable a, en outre souligné les activités qu'ils sont en train de mener relativement à la protection de l'environnement et l'aménagement des terres à travers la sensibilisation des populations sur l'utilité de la Régénération Naturelle Assistée, etc. Le département de Magaria appartenant à la zone sahélo-saharienne, ne comprend que des parcs agro-forestiers. Ce qui explique que la végétation n'existe que dans les champs. Selon le Colonel Moussa Bouza, des actions importantes sont menées pour que les populations puissent profiter largement des atouts que leur offre l'environnement et comprendre l'importance du bois dans le champ. C'est pourquoi, il est capital pour les populations d'assister la direction de l'environnement dans le cadre de la protection et la Régénération Naturelle Assistée des arbres dans les champs. Dans ce cadre, il a été mis en place un comité villageois qui accompagne la direction départementale de l'environnement dans la campagne de sensibilisation au niveau des communautés ; ainsi que, des brigades villageoises qui les assistent dans la surveillance en vue d'amener les populations à s'intéresser à la protection des arbres dans les champs et à s'y approprier.
En outre, le Colonel Moussa Bouzou a notifié que beaucoup d'espèces d'arbres qui sont d'une grande utilité ont disparu. C'est pourquoi, il a relevé l'utilité de réintroduire les espèces qui ont disparu et de protéger ceux qui existent encore. D'après lui, les populations ont intérêt à protéger les arbres pour leur utilité dans les activités principales des ménages et surtout face à ce phénomène de changement climatique. Le directeur départemental de l'Environnement a ajouté que toutes les activités qu'ils sont en train de mener s'inscrivent dans le cadre de la gestion durable des terres. Cela veut dire qu'ils font des activités qui sont profitables à la fois à l'agriculture et à l'élevage. Il a par ailleurs confié que tout ce qu'ils mènent, a une interaction entre l'arbre et l'activité humaine de survie notamment l'agriculture et l'élevage. Parlant de l'élevage, le Colonel Moussa Bouzou a expliqué que toutes les espèces qu'ils introduisent, sont des espèces fourragères et contribuent à l'alimentation du bétail. Pour ce qui est de l'agriculture, l'accent est mis sur la réalisation des demi-lunes multifonction qui sont des ouvrages antiérosifs pouvant être utilisés à la fois sur les terres pastorales comme sur les terres agricoles du fait que les terres agricoles sont glacifiées. A travers les ouvrages qui sont réalisés, l'agriculteur peut utiliser les terres à sa manière en diversifiant entre autres ses cultures. Concernant l'aménagement, le directeur départemental de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable, le Colonel Moussa Bouzou a confié qu'ils sont en train de travailler pour que les activités forestières soient intégrées sur le plan agricole. Les arbres fruitiers qui sont dans les champs vont permettre aux producteurs de commercialiser les fruits. La réalisation des ouvrages de récupération va contribuer à la production fourragère. Il devait confier que le travail qu'ils exercent est destiné au développement du milieu rural.
Pour ce qui est de la pêche, le Colonel Moussa Bouzou a indiqué qu'ils travaillent également dans la lutte contre les plantes envahissantes communément appelées faucardage. En conduisant ces travaux, les populations auront plus d'espace pour faire des cultures irriguées. Après le faucardage, ils procèdent à l'empoissonnement des mares. Les pêcheurs sont formés et équipés en vue d'améliorer leurs captures et accroître les revenus des ménages. Les apiculteurs sont aussi formés et équipés afin de rehausser leur rendement. Il a indiqué qu'à travers les émissions radiophoniques qu'ils animent, les populations comprennent de plus en plus l'importance des activités que son entité administrative mène dans sa zone d'intervention.
Sur le plan faunique, le département de Magaria ne dispose que des oiseaux qui sont en train d'être protégés au niveau des plans d'eaux existants. Il a pourtant soutenu que les travaux de récupération des terres ont contribué au retour de quelques espèces comme le lièvre, l'écureuil. Selon lui, les populations comprennent que la protection de l'environnement permet le retour progressif de la faune.
Sur un tout autre plan, il a confié qu'ils doivent continuer à assister les populations à travers des formations et des
appuis pour que toutes les activités contribuent au développement socio économique du terroir afin d'endiguer la pauvreté.

Par Laouali Souleymane , envoyé Spécial(onep)
15/02/19


PREFET-MAGARIA-23Nous vous remercions de l'intérêt que vous accordez à notre département à savoir le département de Magaria. Notre entité administrative se situe dans la bande Sud de la région de Zinder couvrant une superficie de 3.699 km2. Sa population est estimée à 579.181 au Recensement Général de la Population et de l'Habitat de 2012 avec une densité de 158 habitants/km2. Le département de Magaria est limité à l'Ouest par le département de Kantché, à l'Est par le département de Doungas, au Nord par le département de Mirriah, et au Sud par la République Fédérale du Nigéria. Sur le plan administratif, le département compte sept communes au nombre desquelles la commune urbaine de Magaria et six communes rurales à savoir Bandé, Dantchiao, Kwaya, Sassoumbroum, Wacha et Yékoua. Le département comprend quatre cantons notamment celui de Bandé, Dantchiao, Wacha et Magaria. Il comprend trois groupements nomades dont celui de kakitama, Maïdamoussa et celui de Sassoumbroum. Le département se trouve dans la zone sédentaire. Les principales activités des populations sont l'agriculture, l'élevage et le commerce. La population est essentiellement composée de haussas, de touarègues et de peulhs qui vivent en parfaite cohésion.

Quelles sont les relations que vous entretenez avec les localités frontalières de la République Fédérale du Nigéria ?
Nous pouvons vous rassurer que nous entretenons des bonnes relations avec nos voisins du Sud. Dans le cadre de la CEDEAO, il a été mis en place le corridor permettant de garantir la libre circulation des personnes et des biens entre nos localités respectives. Nous travaillons parfaitement à travers ce corridor avec les localités de Babura et Daoura. Nous avons une patrouille frontalière de la police frontalière de Tinkim qui œuvre bien avec la patrouille frontalière de Babura en vue de coordonner et de maîtriser la situation tout au long de la frontière. Nous avons récemment rendu une visite de courtoisie au premier responsable de Babura avec qui nous avons passé en revue la question sécuritaire. Nous avons décidé à cet effet de conjuguer nos efforts tout au long de la frontière pour endiguer le banditisme résiduel. Les résultats sont aujourd'hui satisfaisants.
Comment se présente la situation sécuritaire de manière générale dans le département de Magaria ?
Nous profitons d'ailleurs pour vous dire que le département de Magaria de manière générale connait une situation appréciable. Nous enregistrons seulement des vols liés au vol de bétails et des escalades des murs par des petit bandits. Depuis 2012, grâce au pragmatisme du Président de la République à travers son vaste programme de renaissance, le gouvernement a mis des moyens conséquents à la disposition des autorités départementales. Le département a été doté de moyens ayant permis d'organiser des patrouilles mixtes qui opèrent 30 jours sur 30. Ces patrouilles sillonnent le département en profondeur pour assurer la sécurité des populations et de leurs biens. En outre, il est important de préciser que ces patrouilles ont obtenu de très bons résultats. La sécurité est aujourd'hui garantie dans le département.

Le département a-t-il bénéficié d'autres appuis de la part de l'Etat dans le cadre du programme de renaissance du Niger initié par le Président de la République ?
Vous avez constaté de vous-même l'état dans lequel se trouve aujourd'hui la route Magaria-Zinder-Frontière Nigéria. Pour ceux qui connaissaient cette route, ils ont toujours en mémoire le calvaire qu'ils ont enduré avant sa réhabilitation. Nous avons maintenant une route entièrement bitumée. Cela a permis d'améliorer le trafic entre le département de Magaria et d'autres localités. Vous allez constater par exemple qu'il y a des camions qui passaient par Matameye et qui ont aujourd'hui changé d'itinéraire en empruntant la route de Magaria. De même que les camions qui vont en direction du Tchad. Les activités ont repris sur ce tronçon et les échanges commerciaux sont renforcés.
Le département a également bénéficié d'une voirie urbaine de 5 km dont les travaux sont en cours de réalisation. Dans le domaine de l'Education, nous avons bénéficié entre autres de classes construites en matériaux définitifs, de fournitures scolaires, de la formation du personnel. S'agissant du secteur de l'agriculture, nous avons obtenu plusieurs tonnes de semences de qualité, d'engrais, de pesticides. Il a été aussi construit des magasins de stockage. Des groupements féminins ont reçu dans le secteur de l'élevage des appuis en petits ruminants. Nous pouvons vous rassurer que l'Etat a mis à la disposition du département des ressources ayant contribué à l'amélioration des conditions de vie de nos populations. Il serait difficile de quantifier le nombre d'appuis que nous avons reçu et que nous continuons à recevoir de la part de l'Etat et de ses partenaires. Nous exprimons nos sincères remerciements au Chef de l'Etat pour ses soutiens multiformes à l'endroit de nos populations. Par ailleurs, le département de Magaria qui est essentiellement agricole a enregistré cette année un excédent pluviométrique. Cela nous a permis d'identifier des villages à risques à l'issue de l'examen du service de l'agriculture. Ce qui expose ces villages au risque d'être classés parmi les villages déficitaires. Après l'analyse finale, ils auront peut être besoin d'être appuyés à travers la vente à prix modéré, la distribution gratuite ciblée, les opérations de récupération des terres, etc, par l'Etat et ses partenaires. Grâce aux efforts de l'Etat et ses partenaires, on peut dire que la migration clandestine a significativement baissé. Les populations exercent les cultures irriguées du fait que le département dispose de ressources en eau. Quand vous prenez, à titre illustratif, les communes de bandé et de Wacha, à presque chaque 5 km, on trouve des mares. Ce qui a amené les populations grâce au soutien des partenaires à mettre en valeur ces ressources en produisant diverses cultures comme celle des fruits et des légumes, ainsi que des produits vivriers à savoir le maïs, le riz. Nous nous réjouissons que les populations se soient intéressées aux activités locales au lieu de se livrer à la migration qui a des conséquences socio économiques dans le département.

M. le préfet, la région de Zinder a accueilli cette année, les festivités de la fête tournante entrant dans le cadre de la commémoration de la proclamation de la République, quelles sont vos impressions ?
C'est une très bonne chose pour notre région d'avoir abrité cette fête. Cela cadre avec le volet rénovation des centres urbains du programme de renaissance du Niger initié par le Président de la République. Après les autres régions du pays, c'était le tour de Zinder de bénéficier d'infrastructures modernes qui ont métamorphosé la ville dans le cadre de Zinder Saboua. Il s'est agi à travers les investissements faits d'améliorer les réseaux routiers, les transports, les conditions de vie socio-économique de citoyens. Au nombre des infrastructures réalisés, la voirie urbaine, la construction de la tribune officielle, la Case de passage présidentielle, les villas ministérielles, la réhabilitation de l'aéroport, le palais du sultan, la Maison des Jeunes et de la Culture, etc. Nous sommes heureux que Zinder soit dotée de toutes ces belles infrastructures. Nous remercions infiniment le Président de la République SE Issoufou Mahamadou. Nous demandons aux populations de Zinder de s'investir pour préserver et consolider les acquis.

Parlant du recouvrement des taxes, comment se présente la situation dans le département de Magaria ?

Il est important de rappeler que le taux de recouvrement fiscal est faible dans le département. Les populations sont réticentes quand il s'agit de s'acquitter de leur devoir, pourtant l'Etat est à pied d'œuvre pour remplir sa part du contrat en créant les conditions de plein épanouissement des populations. Sur l'ensemble du département, les maires se plaignent de l'incivisme fiscal ainsi que le service des impôts. A cet effet, nous avons demandé en 2017 aux maires la situation concernant le recouvrement des taxes de leurs localités respectives. Il a été relevé des chefs de villages et de tributs qui sont redevables de six (6) ans voire sept (7) ans. Nous avons mis à la disposition des receveurs communaux des éléments des FDS pour qu'ils puissent procéder au recouvrement sachant que ces ressources sont vitales pour les communes et le département en général. Ce sont surtout ces ressources qui aident à financer les secteurs du développement des communes, du département et du pays de façon globale. Nous avons aussi tenu des réunions avec les chefs traditionnels afin qu'ils appuient les responsables administratifs à assurer le recouvrement. Nous estimons que nos démarches entreprises vont être un tremplin dans le changement de comportement des populations en matière de civisme fiscal.

Par Laouali Souleymane , envoyé Spécial(onep)
15/02/19


Canton-de-Tarka1Tarka ? Ce nom veut dire en Tamacheq défaire ses bagages pour un campement. Le fondateur du Village de Belbédji s'appelle Oumena venu du Damergou avec sa jument au corps parsemé de mouches rougeâtres.Ce sont ces dernières qui ont pris la dénomination de Belbédji crée en 1937.
''Le premier puits foncé pour la création de Tarka a vu le jour en 1890 investi par la tribu Mouzgou (maraboutique) qui se réclame ancêtres du Chef de Canton actuel venu d'Irak '', explique l'Honorable Samro Algabit, âgé aujourd'hui de 86 ans.Mouzgou veut dire en tamacheq mosquée.
Le premier Chef de groupement touareg de Tarka s'appelle Mohamed Elmoumine. C'est sous le règne du Chef Chahnoune que Tarka est devenu véritablement Canton. Aussitôt après son décès, Algabit Eder lui succéda au trône, le père de l'actuel Chef de Canton. La particularité du Chef de canton de Tarka a trait à son empressement à payer la totalité des impôts de ses administrés depuis plusieurs décennies.
Ce geste salué aux quatre coins du Niger lui a régulièrement valu les félicitations de l'Administration centrale principalement du Ministre de l'Intérieur qui lui décerne des Témoignages officiels de satisfaction. Le Canton de Tarka s'est toujours acquitté de ses impôts y compris le versement du centime additionnel au profit de la santé pour voler au secours des personnes vulnérables.
''Je retrouve un réconfort moral extraordinaire en venant verser l'intégralité des impôts de mes administrés d'où l'administration locale recouvre les 100% des impôts aussi bien pour les populations sédentaires et les contribuables nomades régulièrement inscrits et en déplacement, '' explique le Chef de Canton Samro Algabit.
Les administrés du Canton ont unanimement relevé comme préoccupation majeure pour aller de l'avant l'insuffisance des points d'eau, le déficit céréalier qui affecte le Canton depuis trois ans età l'état défectueux du tronçon routier allant d'un axe à un autre.C'est si vrai d'ailleurs de relever que les producteurs maraichers du Nord du Canton éprouvent d'énormes difficultés à écouler leurs produits vers les autres zones du département à cause du mauvais état des pistes rurales.
Les autres difficultés des contribuables du Canton se rapportent au conflit agriculteurs et éleveurs et au vol du bétail que les autorités préfectorales et traditionnelles arrivent à juguler avec la bénédiction de Dieu, le Tout Puissant, le Miséricordieux, a fait remarquer l'Honorable Chef de Canton de Tarka.
Il se félicite des réalisations efficaces accomplies par l'Etat dans le cadre du Programme de Renaissance au cours de l'année 2017-2018 qui se matérialisent par la mise en place de deux seuils d'épandage pour promouvoir l'Initiative 3N, la construction des puits villageois, la distribution gratuite des vivres pour venir en aide aux victimes de l'insécurité alimentaire et la vente à prix modérés des céréales et d'aliments pour bétail pour prévenir la crise pastorale.
Les besoins des populations à la veille de l'installation de l'hivernage sont la mise en place à temps des semences, l'appui ou la vente des unités de culture attelée, les
aliments pour bétail.
La reconstitution du cheptel et le soutien à la création des cantines scolaires en zone sont également sollicitées par les populations du Canton de Tarka. Dans le domaine de la Santé, le Chef de Canton formule le vœu de voir l'Etat procéder à la dotation du CSI de Belbédji d'appareils modernes pour traiter certaines maladies sur place dans l'optique de diminuer d'intensité les évacuations sanitaires.
Pour venir à bout de l'insécurité résiduelle dans le Nord du Canton notamment dans les zones de Bicaro, Bétalma et Tendé où résident les populations nomades, l'installation du réseau de téléphonie mobile fait partie de leur préoccupation essentielle. Selon le Chef de Canton de Tarka, l'Etat doit instruire en guise de mesure d'urgence, la couverture à l'échelle de notre département l'extension du réseau par les sociétés de
téléphonie mobile.
L'autre souhait de l'Honorable Chef de Canton de Tarka a trait au faible taux de distribution d'électricité dans le chef-lieu de commune(Belbédji) par la Nigelec.
Sans attendre le soutien de l'Etat ou de l'UNICEF, le Chef de Canton de Tarka entreprend des visites de terrain qui s'apparentent aux caravanes sur fonds propres pour sensibiliser les communautés de base sur la scolarisation de la jeune fille. Des progrès importants ont été obtenus dans ce domaine à la satisfaction générale,a-t-il
reconnu.

SiddoYacouba, ANP-ONEP/Zinder

15/02/19


audience-1Le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM Issoufou Mahamadou a, successivement reçu en audience, dans la matinée d'hier, le Secrétaire Général de la Commission mixte nigéro-nigériane de Coopération, M. Rabiu Akawu et le Khalife mondial des Tidianes, Cheick Sidi Tijani Bel Arabi.
A l'issue de la première audience, le Secrétaire Général de la Commission mixte nigéro-nigériane de Coopération, M. Akawu a indiqué être venu rendre une visite de courtoisie au Président de la République et aussi pour le remercier des efforts qu'il déploie pour la bonne marche de la Commission. «Nous lui avons souhaité un bon succès dans toutes les bonnes initiatives en faveur de nos deux pays. Nous l'avons surtout remercié pour son engagement personnel dans le combat contre le terrorisme et l'insécurité qui prévaut au niveau de nos frontières communes. Car, ces terroristes qui n'ont pas de frontière commettent des attaques aussi bien au Niger pour se réfugier au Nigéria et vice-versa. Cette insécurité, qui endeuille nos populations, s'étend malheureusement, jusqu'à la frontière nigéro-malienne », a déclaré M. Akawu. « A cette question d'insécurité, s'ajoute le trafic des stupéfiants. Heureusement avec l'aide des agents de sécurité, les deux pays arrivent à démanteler et à mettre hors d'état de nuire ces réseaux de trafiquants aussi bien du côté du Niger que de celui du Nigéria », s'est réjoui le Secrétaire Général de la Commission mixte nigéro-nigériane de coopération. M. Rabiu Akawu a ensuite relevé que le Niger et le Nigéria sont deux pays frères. « Je dirais même qu'ils sont des jumeaux comme Hassane et Ousseïni », a-t-il ajouté. Les deux pays sont unis par plusieurs liens dont le voisinage, les mariages, la langue, la parenté, les populations, etc. Tout cela fait que les deux pays sont liés et inséparables. « Nous en sommes fiers et nous prions pour que ces relations continuent dans la paix et dans
l'intérêt de nos deux peuples », a poursuivi le Secrétaire
Général de la Commission mixte nigéro-nigériane de Coopération. M. Rabiu Akawu a ensuite rappelé que plusieurs accords de coopération lient les deux pays, depuis que les défunts présidents, du Niger, Diori Hamani et du Nigéria,
Yakubu Gowon ont parafé les documents mettant en place cette Commission mixte de coopération entre les deux pays. « Récemment, de nouveaux accords de coopération sur le pétrole ont été signés entre les deux pays, notamment concernant la construction d'une raffinerie de pétrole à Katsina. En plus, il y a deux semaines,audience-2 les responsables de la NEPA du Nigeria et ceux de la NIGELEC du Niger se sont rencontrés, ici à Niamey, pour parler du renforcement de la coopération et des relations entre les deux compagnies de production d'électricité. Et cela pour que les populations aient accès à l'énergie tout le temps et à moindre frais», a-t-il ajouté.
Quant au Khalife mondial des Tidianes, Cheick Sidi Tijani Bel Arabi, il s'est réjoui de cette audience, que lui a accordée le Président de la République. «Je suis venu rencontrer le Président Issoufou Mahamadou pour évoquer tout ce que j'ai vu depuis que je suis en visite au Niger. Cette visite a pour but d'appliquer les prescriptions du Prophète Mohamed (PSL), qui promeut la fraternité, l'amour et le respect de son prochain. C'est aussi pour faire des prières à l'endroit de tous les musulmans. Nous prions pour que Dieu, le Tout Puissant, le Miséricordieux, l'Omniprésent, l'Omniscient, l'Omnipotent, accorde à tout le peuple nigérien la paix, la sécurité et le bonheur », a dit le Khalife Cheick Sidi Tijani Bel Arabi.

Mahamadou Diallo(onep)
14/02/19


cesoc-1Les travaux de la première Session ordinaire du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC) au titre de l'année 2019 ont débuté hier au Palais des congrès de Niamey. Au cours de cette session, les conseillers discuteront des thèmes portant sur le changement climatique, la sécurité alimentaire, les défis de la démographie, l'introduction de l'éducation sexuelle dans l'enseignement secondaire, les technologies de l'information et de la communication, etc. La cérémonie d'ouverture a été présidée par M. Saley Saidou, président du CESOC, en présence des présidents des institutions de la République, du ministre chargé des Relations avec les institutions, des députés nationaux, des représentants des missions diplomatiques et ceux des organisations internationales, et plusieurs autres invités.

A l'ouverture des travaux, le président du CESOC, a tout d'abord rendu un hommage aux vaillantes forces de défense et de sécurité nigériennes qui consentent, jour et nuit, d'énormes sacrifices face à un ennemi sans foi ni loi, pour préserver l'intégrité territoriale du pays et la paix dans nos foyers. M. Saley Saidou leur a exprimé ses sentiments profonds de solidarité et de reconnaissance et leur a souhaité une année pleine de succès dans l'accomplissement de leur mission. Il a également adressé ses condoléances émues aux familles endeuillées des soldats tombés sur le champ d'honneur et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. « Dans cette guerre à visages multiples qui nous est imposée depuis quelques années, le sang du peuple nigérien a certes beaucoup coulé, mais le Niger ne vacillera pas. Le peuple nigérien si fier et si pacifique, reste uni derrière le Président de la République, Chef de l'Etat, SE Issoufou Mahamadou qui œuvre sans relâche au retour de la paix dans notre pays et dans la sous-région. Son leadership dans ce noble combat est connu de tous », a déclaré M. Saley Saidou.cesoc-2
Le président du CESOC a
ensuite rappelé à l'assistance l'importance du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC) qui est une institution constitutionnelle créée dès la Proclamation de la République. Le CESOC assiste le Président de la République et l'Assemblée nationale. Il donne son avis sur les questions qui lui sont soumises par le Président de la République ou l'Assemblée nationale. Il est compétent pour examiner les projets et propositions de loi à caractère économique, social et culturel, à l'exclusion des lois de finances. Après une longue présentation de l'institution, M. Saley Saidou a dit compter sur l'engagement et la détermination, des conseillers « pour que le CESOC continue à occuper sa place de structure irremplaçable au sein des Institutions de la République».
M. Saley Saidou a en outre expliqué que, s'il s'est appesanti sur les attributions qui sont dévolues à l'institution et les défis à relever : « C'est pour inviter chacun de nous à prendre en compte toute la dimension des responsabilités qui sont les nôtres, à sortir des sentiers battus et à faire preuve de capacités innovantes pour répondre avec efficacité, efficience et pertinence aux attentes de notre peuple en termes d'impact. D'ores et déjà, une présentation sous forme de formation de renforcement de capacités sur la méthodologie de suivi et évaluation des politiques publiques est prévue au cours de cette session. La session sera également consacrée à des échanges d'idées autour de plusieurs thèmes d'actualités », a précisé le président du CESOC. M. Saley Saidou a enfin dit que, les thèmes qui sont soumis à leur examen au cours de la présente session prouvent que leur institution est en phase avec les préoccupations économiques, sociales et culturelles du peuple nigérien. « Je fonde l'espoir que de ces débats et échanges d'idées, émergeront des recommandations fortes et réalistes qui permettront d'éclairer les choix dans l'élaboration des politiques publiques», a-t-il conclu.
Seini Seydou Zakari(onep)
14/02/19


panLe président de l'Assemblée Nationale, SEM Ousseini Tinni, a regagné Niamey en début de matinée du mercredi 13 février 2019, de retour de Genève, en Suisse, où il a pris part activement aux travaux de la première réunion préparatoire de la 5ème conférence des présidents des parlements de l'Union Interparlementaire (UIP) et pour une visite de travail au parlement Marocain à Rabat du 03 au 12 février 2019.
A sa descente d'avion à l'aéroport international Diori Hamani de Niamey, le président Ousseini Tinni a été accueilli au pied de la passerelle par le 2ème vice-président de l'institution, l'honorable Liman Ali Mahamada, avant d'être salué par les membres du Bureau de l'Assemblée Nationale et ceux de son cabinet.

Onep
14/02/19


ouverture-1La Première Dame, Dr Lalla Malika Issoufou a parrainé hier au Palais des Congrès de Niamey, l'ouverture de la deuxième édition du symposium sur la sécurité alimentaire et les énergies renouvelables. Cette rencontre organisée par le Réseau Femmes, Sciences et Technologies du Niger a enregistré la présence des membres du gouvernement, dont le Ministre d'Etat, en charge de l'agriculture et de l'élevage, du secrétaire exécutif du CILSS, des présidents des Institutions, des représentantes des organisations féminines du Niger, des pays voisins et amis, des leaders religieux et plusieurs autres invités.

La Première Dame, Dr Lalla Malika Issoufou a salué dans son allocution d'ouverture, l'initiative du Réseau Femmes, Sciences et Technologies du Niger, qui a-t-elle dit, vise à aborder des questions majeures en lien avec les objectifs que poursuit cette organisation. « Ce symposium place les femmes au centre d'action de transformation socio-économique de notre pays notamment : la transformation du monde rural et l'autonomisation économique de la femme » a expliqué la Première Dame. Aussi, elle s'est réjouie du choix de ce thème qui embrasse plusieurs priorités inscrites dans le Programme de Renaissance, la Déclaration de Politique
Générale du Gouvernement et le Plan de Développement Economique et Social (PDES) 2017-2021.
Les questions de sécurité alimentaire et énergétique sont au centre des priorités du Programme de Renaissance comme en témoigne les politiques fortes et les projets structurels qui ont été initiés depuis 2017, a souligné Dr Lalla Malika Issoufou. « Vous êtes aussi témoins de la volonté remarquable du Président de la République, SEM, Issoufou Mahamadou à donner une forte impulsion à la science, la technologie et l'innovation à travers les Universités, les centres et instituts de recherche et les différentes institutions publiques » a-t-elle fait savoir. L'exemple de la tenue du concours e-TAKARA qui permet de détecter les jeunes talents et de les accompagner dans le développement des applications novatrices qu'ils inventent et de leurs statuts est édifiant, a soutenu la Première Dame.
Pour sa part, le ministre d'Etat en charge de l'Agriculture, M. Albadé Abouba a rappelé l'objectif fondamental de ce Symposium, qui a-t-il dit, est de créer un espace de réflexion, d'échanges et de sensibilisation pour la valorisation et la promotion de la productivité agricole au Niger, à travers un partage de connaissance entre les acteurs et les professionnels de l'Agriculture au Niger, en Afrique et dans le Monde. Ce symposium mobilise à
chacune de ses éditions des acteurs du secteur de l'Agriculture connus dans le domaine de la science et de la technologie, a indiqué le ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture et de l'élevage. Il regroupe également des chercheurs éminents à travers leurs organisations mais aussi les autorités politiques et administratives ainsi que les partenaires techniques et financiers. En effet, a relevé M. Albadé Abouba, depuis sa première édition en 2017, le symposium se présente ainsi comme un véritable vecteur du développement de l'Agriculture dans toute sa diversité et sa complexité. En initiant la première édition en 2017, le Réseau, Femmes, Sciences et Technologies du Niger a voulu innover en matière d'analyse, ouverture-2d'échange et de sensibilisation sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans notre pays, a-t-il souligné.
« Au vu des résultats de ses actions il est aisé de constater qu'il demeure l'un des principaux évènements nationaux dont l'apport du savoir-faire et du génie créateur des acteurs en occurrence des femmes scientifiques constitue indéniablement un véritable levier du développement économique et social dans notre pays », a affirmé le ministre d'Etat en charge de l'Agriculture. « Ce symposium est un cadre fédérateur qui contribue à promouvoir, capitaliser et vulgariser des initiatives novatrices dans divers domaines en vue de l'amélioration qualitative et quantitative de provisions agro-sylvo-pastorales, des techniques et technologies appropriées à la nature et à l'usage de nos terres » a relevé M. Albadé Abouba.
Pour la présidente du Réseau, Femmes, Sciences et Technologies du Niger, Mme Kadi Alzouma, un des principaux leviers pour la transformation du monde rural réside incontestablement dans l'autonomisation de la femme. L'accès à l'énergie en milieu rural pourrait favoriser cette capacitation des femmes, a-t-elle indiqué. « L'accès des femmes aux énergies renouvelables en raison notamment de l'inadaptation de l'offre aux besoins des femmes, la faible participation de ces dernières à l'innovation dans le secteur de l'énergie, des difficultés d'accessibilité aux équipements ainsi que l'insuffisance de l'information sur des opportunités offertes dans le secteur pour les femmes sont autant des goulots d'étranglements à des vies » a déclaré Mme Kadi Alzouma. Le Réseau Femmes, Sciences et Technologies du Niger vise au terme de ces travaux à identifier et valider l'intervention à haut impact du lien entre la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l'accès à l'énergie et l'autonomisation de la femme.
Aïchatou Hamma Wakasso(onep)
14/02/19


rencontreLa ministre de la Population, Dr Amadou Aissata a procédé hier matin à Niamey, à l'ouverture de la réunion de mise en place du cadre de concertation sur la question de population. L'objectif de cette réunion est de créer les conditions d'un partenariat dynamique et concerté entre les ministères et les Partenaires au développement. La réunion s'est déroulée en présence des ministres concernés par cette question notamment celui en charge de la Santé, celui des Enseignements Secondaires et la ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant ainsi que des Partenaires

Dans le document du projet du Cadre de Concertation soumis à l'appréciation des participants, il a été indiqué quels points importants de son fonctionnement, les objectif et résultats attendus, le cadre de mise en œuvre, les attributions du cadre de concertation, les organes de suivi du cadre de concertation, les rôles et responsabilités des acteurs, le fonctionnement du cadre de concertation, le suivi et évaluation et les engagements des signataires.
Au cours de cette réunion, les participants vont partager les interventions programmées en 2019 par les différents ministères, centrées sur les questions de population ; identifier les points de convergence qui nécessitent des harmonisations et des assistances mutuelles ; arrêter les contours du dispositif de cadre de concertation proposé ; valider le dispositif organisationnel du cadre de concertation et le plan des rencontres de l'année 2019. « Comme vous le savez, mon département ministériel a en charge la conception, l'élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation des Politiques Nationales en matière de Population », a rappelé, la ministre de la Population, Dr Amadou Aissata.
A ce titre, a-t-elle précisé, « il veille à l'intégration des variables démographiques dans nos politiques, programmes et projets de développement. Dans le cadre de nos missions, nous devons travailler en synergie avec l'ensemble des ministères en vue de rendre plus efficace nos efforts en faveur de la capture du Dividende Démographique ». La ministre de la Population a annoncé que le ministère s'est engagé dans l'élaboration de plusieurs documents programmatiques notamment, le Document de Programmation Pluriannuelle des Dépenses (DPPD), le Projet annuel de Performance (PAP) et vient de valider techniquement une nouvelle Politique Nationale de la Population.
Par ailleurs, Dr Amadou Aissata a souhaité que ce cadre de concertation soit une instance de consultation, de concertation et de recommandations fort utile pour le
système de gouvernance publique. Sans avoir une valeur juridique, cette instance traduit notre volonté et celle des partenaires de soutenir les efforts du Gouvernement pour contribuer à une amélioration du bien-être de la population nigérienne. «Comme nous l'avons mentionné dans le document de base dudit cadre, il est important de préciser que cette instance ne remplacera pas les autres instances de concertation déjà existantes. Il vise simplement à renforcer la collaboration entre nos ministères et nos partenaires au développement dans le cadre de la mise en œuvre et du suivi de nos activités prioritaires de développement », a-t-elle relevé.
La ministre de la Population a reconnu que le plus grand défi, aujourd'hui, est la maîtrise de la croissance démographique, car la hausse rapide de la population annihile tous les efforts du Gouvernement. «Nos engagements internationaux nous obligent à fédérer nos efforts. En effet, le multi-partenariat, la Déclaration de Paris (mars 2005), les Forums de haut niveau d'Accra (septembre 2008) et de Busan (décembre 2011) sur l'efficacité de l'aide au développement, nous recommandent d'harmoniser et de rendre efficace nos interventions. La mise en place de ce cadre de concertation répond à cette exigence en ce sens qu'il nous permettra de nous réunir autour d'objectifs programmatiques communs en vue d'une mise en œuvre cohérente de nos actions de développement », a-t-elle déclaré
Mamane Abdoulaye et Rahama Siradja (Stagiaire)
14/02/19


controleDans le cadre de la coopération parlementaire entre le Niger et la République islamique d'Iran, le groupe d'Amitié Niger-Iran a organisé à l'occasion du 40e anniversaire de la Révolution Islamique Islamique d'Iran, une consultation médicale au CEG VII de Niamey. Il s'est agi à travers cette action de consulter les élèves de cet établissement scolaire, le personnel administratif et d'encadrement et leur offrir gratuitement par la même occasion des médicaments.

La délégation parlementaire conduite par le 4e vice-président de l'Assemblée Nationale, M. Souley Idi, qu'accompagne le président du groupe d'Amitié Niger-Iran M. Massani Koroney, est allée s'enquérir du déroulement de la consultation médicale en cours au CEG VII de Niamey. La consultation médicale d'ordre général et cardio-pulmonaire est assurée par une équipe médicale Iranienne appuyée par des agents de la polyclinique d'Iran au Niger. Les élèves du CEG VII au nombre de 755 dont 399 filles et 356 garçons ainsi que le personnel administratif et le personnel d'encadrement ont bénéficié d'une consultation médicale gratuitement et des appuis en médicaments. Les consultations se sont déroulées dans deux salles dont une réservée aux filles et une autre aux garçons. Les élèves se sont mobilisés pour se faire consulter.
A la fin de sa visite, le 4e vice-président de l'Assemblée Nationale, M. Souley Idi, a d'abord remercié le Croissant Rouge Iranien qui a assuré cette consultation à l'occasion du 40e anniversaire de la République Islamique d'Iran. A cet effet, il a rassuré le directeur du CEG VII qu'ils resteront en contact avec le Croissant Rouge Iranien et l'Ambassade d'Iran afin de voir dans la mesure du possible comment traiter les élèves souffrant d'autres pathologies nécessitant des soins. Il a noté qu'à travers le groupe parlementaire d'Amitié Niger-Iran, ils comptent perpétuer cette activité au niveau des deux structures de notre pays. Il a par ailleurs rappelé que le Croissant Rouge Iranien intervient au Niger à travers trois cliniques notamment à Niamey, Zinder et Balléyera avant d'annoncer l'ouverture d'une 4e clinique en perspective cette année.
Pour sa part, le président du groupe parlementaire Niger-Iran, M. Massani Koroney a rappelé avoir transmis une requête au Ministère des Enseignements Secondaires afin de désigner un établissement scolaire qui bénéficiera d'une consultation médicale. C'est la Direction Départementale des Enseignements Secondaire III qui a été désignée, qui, à son tour a porté son choix sur le CEGVII comprenant essentiellement des élèves de la classe de la 6e à la 3e.
Auparavant, le directeur du CEGVII, M. Saliou Ibrahim Tanko, s'est félicité du choix porté sur son établissement pour accueillir cette activité d'une importance capitale. Il a exprimé toute sa satisfaction de constater que les élèves ont été consultés et ont reçu des médicaments.

Laouali Souleymane(onep)
14/02/19

AG/ONU

Editorial

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !

lundi 17 décembre 2018

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !
© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.