Le Sahel

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Tinni Abdou


grand-projetCréée en septembre 1968, la Société Nigérienne d'Électricité (NIGELEC) succède à la Safélec, une entreprise de l'époque coloniale. Depuis cette date, la NIGELEC assure la production, le transport et la distribution de l'électricité sur le territoire du Niger. Les autorités du Niger, ont à travers cette société, réalisé plusieurs grands projet d'électrification, tant qu'urbaine que rurale. Parmi les grands projets déjà réalisés on peut retenir les Projets de lignes 132 kV Soraz-Zinder et Maradi-Malbaza et celui de la centrale 100 MW de Gorou–Banda.
D'autres grands chantiers sont en cours d'exécution dont le Projet d'extension des réseaux de distribution en zone urbaine et de développement de l'accès en zones rurales (CNE 1157) ; le Projet de développement de l'accès à l'énergie électrique au Niger (NELACEP) et son financement additionnel ; le Projet de développement de l'électrification par l'énergie solaire (NESAP) ; le Projet d'électrification rurale, péri-urbaine et urbaine (PEPERN) ; celui de construction d'une Centrale hybride solaire-diesel de 19MW à Agadez ; le Projet de construction d'une centrale solaire photovoltaïque de 20 MW à Gorou-Banda et le Projet de construction de ligne d'interconnexion 330 kV entre Nigéria-Niger-Bénin et la dorsale nord. Certains de ces projets sont déjà réalisés, d'autres sont en cours d'exécution grâce à l'engagement, la volonté et la détermination des plus hautes Autorités nationales, ainsi qu'au soutien et à l'accompagnement des différents partenaires au développement du Niger.
Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Développement Economique et Social (PDES) du gouvernement de la 7ème République, la NIGELEC a obtenu des financements importants venant de plusieurs bailleurs de fonds, en vue d'améliorer de manière sensible, le taux d'électrification du pays, à travers l'exécution de grands projets touchant toutes les régions du pays. C'est environ 552 milliards FCFA qui sont en train d'être investis à cet effet, à travers différents projets. Pour les projets déjà achevés et qui ont coûté 115,6 milliards de FCFA, il s'agit des Projets de lignes 132 kV Soraz-Zinder et Maradi-Malbaza, financés par EXIMBANK CHINE pour un montant de 73, 33 Millions USD et 40,62 Milliards de F.CFA. Les travaux ont été définitivement réceptionnés. Il s'agit de 253 km de lignes 132 kV (200 km pour Maradi-Malbaza et 53 km pour Soraz-Zinder) et de quatre (4) postes associés de Maradi, Malbaza, Zinder et Soraz. Il ya aussi, le Projet de la centrale 100 MW de Gorou–Banda, financé par la BID et la BOAD pour un montant de 75 milliards de FCFA, dont la réception provisoire est intervenue en mars 2017 et l'inauguration le 2 Avril 2017. Les installations comprennent un centrale thermique diesel de 80 MW (quatre groupes), un poste de répartition 132/66/20 kV et des lignes d'évacuation en 132 kV, 66 kV et 20 kV.
De nombreux projets en cours pour la satisfaction des clients
A la NIGELEC, même si des projets sont déjà réalisés, beaucoup d'autres sont en voie d'exécution pour permettre à cette société d'atteindre ses objectifs mais aussi pour la satisfaction de ses nombreux clients. Ces nombreux projets se déclinent en projets en cours d'exécution sur le terrain ou encore en passation de marchés. Ces deux types de projets sont estimés à 436 Milliards FCFA. Parmi ces projets, on peut citer le Projet d'extension des réseaux de distribution en zone urbaine et de développement de l'accès en zones rurales (CNE 1157), d'un coût de 41 millions d'Euros ; le Projet de développement de l'accès à l'énergie électrique au Niger (NELACEP) bénéficie d'un financement de la Banque Mondiale s'élevant à 65 millions de dollars ; le projet de développement de l'électrification par l'énergie solaire (NESAP), acquis sur financement de la Banque Mondiale, pour un montant de 30 milliards de FCFA, dont 15 milliards de FCFA pour la partie à exécuter par la NIGELEC ; le Projet d'électrification rurale, péri-urbaine et urbaine (PEPERN) pour un montant de 43 milliards de FCFA ; le Projet de construction d'une Centrale hybride solaire-diesel de 19 MW à Agadez, d'un montant de 21 Milliards de FCFA, sur financement de l'Agence Française de Développement et de l'Union Européenne ; le Projet de construction de ligne d'interconnexion 330 kV entre Nigéria-Niger-Bénin-Togo-Burkina Faso (WAPP dorsale nord), financé par la BAD, la BM, la BID, la BOAD pour un montant de 180 Milliards de FCFA.
Mahamadou Diallo
Source : Cellule Grands projets NIGELEC
10/09/18


soire-de-galaA l'occasion de son cinquantième anniversaire, la Société Nigérienne d'Electricité (Nigelec) a organisé vendredi dernier à l'hôtel Gaweye de Niamey, un diner de gala suivi des remises de prix et de distinction aux anciens directeurs généraux ; aux anciens présidents de Conseil d'Administration (PCA) et aux meilleurs agents de la Nigelec de l'année 2017 ainsi qu'aux meilleurs clients de l'année 2017. Ce diner de gala a été placé sous le haut parrainage de SE. Ousseini Tinni, Président de l'Assemblé Nationale, représenté par le 1er Vice-Président de l'Assemblée Nationale, M. Iro Sani qui présidait ladite cérémonie.
Plusieurs personnalités dont des membres du gouvernement, ceux du corps diplomatique, les partenaires nationaux et internationaux, en plus du personnel de la société, sont venus en nombre vivre ces moments festifs du cinquantième anniversaire de la
Nigelec. La soirée a commencé avec les prestations des différents groupes musicaux comme le groupe Sogha, celui de Hamza Dan Filingué, Altesse le Slameur et la troupe mamaki de Zongo. Dans son allocution à cette occasion, le Directeur général de la Nigelec M. Halid Alhassane a décliné les objectifs de cette cérémonie. « La première chose, c'est que nous avons décidé de cet anniversaire pour honorer le père fondateur de la Nigelec, son premier directeur général M. Boukari kané» a annoncé M. Halid Alhassane.
Le directeur général de la NIGELEC a ajouté que ce n'est pas un cadeau que nous faisons à M. Boukari kané. «Regardez, à part la centrale de gorou banda, les infrastructures qui sont en train d'alimenter Niamey en électricité aujourd'hui sont les œuvres de M. Boukari Kané, la ligne 132 KV, la centrale de Niamey, la centrale de Goudel. Il y a de cela 40 ans que ces infrastructure sont fonctionnelles. Si la Nigelec tient aujourd'hui debout, c'est parce qu'elle est assise sur des fondations solides qui ont été posées par le premier directeur général et ses compagnons» a déclaré M. Halid Alhassane.
En plaçant cette cérémonie sous les auspices de l'Assemblée nationale, « l'objectif c'est l'accès à l'électricité à tous à l'horizon 2035. Les études sont faites, les plans d'actions sont disponibles et il s'agit de trouver les financements pour réaliser ceux-là » a dit le Directeur général de la NIGELEC. M. Halid Alhassane a précisé que ces investissements sont de l'ordre de 850 milliards de Franc CFA à l'horizon 2035 dont une bonne partie va être apporté par les bailleurs des fonds. « Mais il faudra que le budget national se manifeste » dit-il.
La soirée s'est poursuivie avec la remise des distinctions et des prix. Les anciens directeurs généraux et les anciens PCA tous ont reçu chacun un cadeau plus un témoignage de satisfaction. Les meilleurs agents de la Nigelec de l'année 2017 ont reçu chacun, un témoignage de satisfaction plus une somme d'argent équivalant à leur salaire du mois. Enfin les meilleurs clients de l'année 2017 ont eux aussi reçu chacun un témoignage de satisfaction plus une somme qui varient de 75.000F à 1.500.000F.
Yacine Hassane

10/09/18


DG-nigelecLe Premier ministre, Chef du Gouvernement, SE Brigi Rafini, a présidé, le jeudi 06 Septembre dernier au Palais des Congrès de Niamey, le lancement officiel des festivités entrant dans le cadre de la commémoration du cinquantième anniversaire de la Société Nigérienne d'Electricité (Nigelec). L'évènement auquel ont pris part plusieurs personnalités du pays et d'autres délégations venues des pays de la sous-région était d'une part, l'occasion pour le Gouvernement du Niger, de saluer la contribution inestimable de cette société à la réponse aux défis énergétiques et au développement du pays, et d'autre part, informer les populations de la disponibilité des compteurs à prépaiement. Une occasion, également pour les responsables de la société d'affirmer leur détermination à répondre aux attentes de la clientèle en lui garantissant la continuité et la qualité de la fourniture électrique et surtout en améliorant le service. (Lire ci-dessous, l'intégralité du discours prononcé à cette occasion par le Directeur Général de la NIGELEC).

«Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Excellence Monsieur le Premier Vice-président de l'Assemblée Nationale ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Honorables Députés Nationaux ;
Honorables Chefs Coutumiers et Religieux ;
Mesdames et Messieurs, à vos titres, grades et qualités
Permettez-moi de prime abord, au nom de la Ministre de l'Energie, de la
Présidente du Conseil d'Administration (...) et au nom de l'ensemble du Personnel de la NIGELEC, d'adresser modestement nos très sincères remerciements à Son Excellence Monsieur le Premier, Chef du Gouvernement d'avoir sacrifier de son temps précieux pour venir personnellement présider cette cérémonie de lancement des activités marquant le cinquantenaire de la NIGELEC. Le personnel NIGELEC a sa lecture de cette marque de considération qu'il gardera jalousement pour lui. Qu'il me soit également permis de remercier les membres du gouvernement, les députés nationaux et toutes les autorités administratives, coutumières et religieuses qui ont honoré notre invitation.
Il m'est également agréable de mentionner, pour les remercier chaleureusement, nos invités venus de l'extérieur notamment : le Commissaire des Mines et Energie de la CEDEAO ; le MD/CEO de la TCN du Nigeria, également Chairman du WAPP ; le Secrétaire Général du WAPP et son Collaborateur ; le Directeur Général de la SONABEL (Burkina Faso) et ses Collaborateurs ; le Directeur Général de la CEB (Bénin &Togo) ; le Directeur Général de MESL du Nigeria qui gère les barrages de Kandji et Jebba et ; dont NIGELEC est actionnaire, accompagné également de ses collaborateurs. Merci du fond du cœur chers collègues et amis. Thank you deeply from my heart brothers and friends.
Que dire enfin de cette présence massive et qui nous honore tant des Directeurs Généraux des Sociétés, des Banques et institutions financières et bien d'autres encore. A tous la NIGELEC dit humblement merci.

Excellence Monsieur le Premier Ministre
Mesdames et Messieurs,
La Société Nigérienne d'Electricité (NIGELEC) a été créée le 07 septembre 1968. Elle succède à la Société Africaine d'Electricité (SAFELEC), elle-même héritière de Energie AOF créée en 1952 et dont le siège était à Dakar alors capitale de l'AOF. A la création de la NIGELEC en 1968, six localités étaient électrifiés à savoir Niamey (1952), Zinder (1955), Maradi (1959), Magaria (1961), Agadez (1964) et Tahoua (1967). Ce nombre a évolué pour atteindre 19 localités en 1985. En 2011, on comptait 323 localités électrifiées et aujourd'hui on en compte environ 700.
En termes d'équipement du pays en infrastructures énergétiques, la période allant de 1968 à 1985 a été marqué par la réalisation d'importants investissements notamment :
- La construction de la ligne d'interconnexion 132kV Birnin Kebbi-Niamey mis en service en 1976;
- La construction en 1979 d'une centrale thermique à charbon'de 36MW à Anou Araren et ses lignes d'évacuation 132kV sur Arlit, pour alimenter les sociétés minières, et 20KV sur Agadez;
• L'installation de 2 turbines à gaz de 12MW chacune en 1980 et 1982 ;
- La construction en 1985, la centrale électrique de Goudel équipé d'un groupe diesel dit PC4de12MW.
Dans la vie de la NIGELEC il s'agit d'une des périodes les plus glorieuses dont on se souvient encore avec admiration. L'artisan de toutes ces œuvres est parmi nous dans cette salle.
Mesdames et Messieurs, je vous demande d'ovationner Monsieur Boukari Kané, Premier Directeur Général Nigérien de la NIGELEC. L'ensemble du personnel NIGELEC a décidé de l'honorer tout au long de ce cinquantenaire de la NIGELEC. Je ne dirai pas plus sur notre tonton à tous pour ne pas heurter sa modestie sauf qu'au nombre de ces réalisations je soulignerai le rôle central qu'il a joué dans la création de l'Ecole Supérieure de l'Electricité, implantée en Côte d'Ivoire, conçue et fondée spécialement pour former des ingénieurs de haute facture pour le compte des sociétés d'électricité africaine. Le Commissaire des Mines et Energies de la CEDEAO, le SG du WAPP, le DG de la SONABEL ici présents, moi-même, le Secrétaire Général de la NIGELEC et la plupart des cadres dirigeants de NIGELEC comme de plusieurs sociétés d'électricité en Afrique sommes diplômés de cette école créée par M. Kané et ses amis de l'époque dont M. Konan Lambert DG de l'EECI à l'époque.

En témoignage des services rendus, notamment dans le domaine de la formation des hommes, nous avons humblement proposé à Monsieur Kané qui l'a accepté que nous baptisions notre Centre des Métiers de l'Electricité : CME-Boukari Kané. Aussi, avec votre permission Excellence, je voudrais demander à Madame la Présidente du Conseil d'Administration de la NIGELEC de bein vouloir acter ce baptême en remettant la maquette du Logo et la clé du désormais CME Boukari Kané à Monsieur Boukari Kané. Le CME Boukari Kané est pour la NIGELEC, ce que Tondibia représente pour les militaires, c'est-à-dire le passage obligé de tous les recrus pour leur formation de professionnalisation aux différents métiers de l'électricité. Depuis 2012, le CME a formé plus de 800 nouveaux agents et organisé des centaines de séminaires de renforcement des capacités du Personnel en activité. Des formations sont dispensés en électricité au profit des sociétés sœurs : SONICHAR, SONIDEP, COMINAK, EAMAC, ASECNA et au profit des forces de défense et de sécurité. Plus de 600 millions de FCFA sont en voie d'investissement sur financement de la BAD et de l'AFD pour upgrader le CME Boukari Kané.
Excellence Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs,
A partir des années 80, à l'image du pays, la NIGELEC a vécu les périodes d'ajustement structurel, les reformes en tous genres y compris des tentatives de privatisation dans les années 90 qui ont fortement usé le personnel, ainsi que la traversée des années d'apprentissage démocratique faites d'instabilité récurrente qu'a connu notre Pays jusqu'en l'an 2000. Durant toute cette longue période, les investissements l'ont été à minima avec comme seule grande réalisation la 2ème ligne d'interconnexion 132kV Katsina-Gzaoua-Maradi/Zinder mis en service en 1994.
A partir de 2001, un accent particulier a été mis sur l'électrification rurale dans le cadre du-programme spécial du Président de la République avec le raccordement d'une moyenne de 20 localités par an entre 2001 et 2010. Malheureusement, l'aspect construction des infrastructures de production a été délaissé ce qui a résulté en déficit de l'offre contraignant aux recours aux délestages à partir de 2010.
C'est de cette situation que le gouvernement de la 7ème République a hérité Monsieur le Premier Ministre. Il a donc fallu faire recours à la location d'une centrale de 20MW en 2012, puis 10 MW supplémentaire en 2013 pour stabiliser tant bien que mal la situation en attendant de mobiliser les financements et construire le plus grand projet de production électrique jamais réalisé au Niger, la construction de la centrale diesel 100MW de Gorou Banda dont la mise en service le 02 avril 2017 a apporté deux fois plus de capacité que la puissance totale disponible hors importation.
Parallèlement, de multiples projets ont été lancés notamment :
-La construction des lignes 132kV SORAZ-Zinder et Maradi-Malbaza mises en service en fin 2016
-Le renforcement des centrales électriques régionales de Malbaza, Diffa, Agadez, Tahoua, etc. pour plus de 20 MW supplémentaires ; Je ne parle pas des projets Kandadji et Salkadamna dont la conduite ne relève pas de la NIGELEC ;
-L'accélération de l'électrification rurale au rythme d'une cinquantaine de localités en moyenne par an qui a permis, de 2012 à aujourd'hui, de plus que doubler le nombre de localités électrifiés depuis 1952. Avec la stratégie d'accès à l'électricité élaborée par le Ministère de l'Energie et ses plans d'actions, il est projeté d'atteindre un taux d'électrification national d'au moins 80% à l'horizon 2035 ;
-Les extensions des réseaux électriques dans toutes les localités déjà électrifiés dont le taux de couverture varie de 25 à 50%. Ces opérations se poursuivent actuellement et sont appelées à s'intensifier et se généraliser avec les importants financements mobilisés auprès de l'AFD, la BM et la BAD notamment ; il en sera de même pour la réhabilitation de l'éclairage public dans les villes que nous avons commencé cette année par Niamey, qui se poursuivra et s'étendra aux autres grandes villes du pays ;
-La mobilisation des financements pour la construction de centrales solaires ou hybrides notamment à Niamey, Agadez, Malbaza, cette dernière entrera en production à la fin de l'année mettant fin aux procès faits au gouvernement et à la NIGELEC de tourner le dos au solaire. Loin s'en faut !
Toujours en termes de mobilisation des financements, il y'a lieu de mentionner le projet d'interconnexion 330kV Nigeria-Niger-Burkina-Bénin dit WAPP dorsale Nord que NIGELEC mène conjointement avec TCN, SONABEL et CEB dont les Directeurs Généraux sont tous ici présents sous la coordination du WAPP dont le Secrétaire Général est également présent. Le financement de projet, d'un montant de plus de 700 millions de dollars US, assuré principalement par la BM, la BAD et l'AFD est complètement bouclé et nous entamons la phase de mise en œuvre conjointe. Je voudrais profiter pour réitérer mes remerciements à mes collègues pour la confiance faite à la NIGELEC pour le choix porté sur la personne de Monsieur Djibril Mailélé, Directeur de la Production et du transport comme Directeur de ce projet structurant, et les rassurer qu'il va relever le défi de conduire ce projet avec rigueur et intégrité.
La parole ne finissant pas dans la bouche, je vais devoir conclure par le domaine des ressources humaines. NIGELEC compte aujourd'hui 1625 agents toutes catégories confondues. J'éprouve au moins une fierté personnelle de relever que j'ai signé de mes doigts plus de la moitié des contrats de travail de cet effectif depuis 2012. Cela veut dire plus de 50% du personnel en activité a au plus 6 ans d'ancienneté, faisant de la NIGELEC une entreprise très jeune même si elle s'apprête à fêter ses 50 ans.
Enfin, envers notre aimable clientèle, j'aimerai affirmer notre détermination à forcer son admiration en garantissant la continuité et la qualité de la fourniture électrique et en améliorant nos services. Au premier semestre 2018, nous sommes parvenus à réduire de plus de 50% la durée et le nombre de coupures par rapport à la même période en 2017.
Nous lancerons dès demain, le déploiement des compteurs à prépaiement, dont-nous disposons actuellement dans nos magasins d'un stock de plus de 100.000 unités. Ils permettront aux clients de contrôler et bien gérer leur consommation d'énergie. Nous déployons en partenariat avec les sociétés de télécom, les banques et Niger, une batterie de moyens pour faciliter à la clientèle le règlement de ses factures. La seule chose qu'il nous sera difficile à faire, est de ne pas servir du tout des factures à nos clients ou de ne pas les couper même s'ils ne paient pas leurs factures.

Je vous remercie. ».
10/09/18

Onep

Editorial : Chapeau Nigelec !

Publié dans Editos


DG-ONEPCréée par l'administration coloniale française au début des années 50, la Société Africaine d'Electricité (SAFELEC) était tombée, tout naturellement, dans le giron national après l'indépendance en 1960. Il faut aussi rappeler que cette société était, elle aussi l'héritière du consortium français dénommée Energie AOF. Après l'accession à la souveraineté nationale, dans un souci de nationalisme conquérant, les autorités politiques de l'époque décidèrent de changer la dénomination sociale de l'entité pour lui donner une consonance plus locale. C'est ainsi que fut créée la Nigérienne d'Electricité (NIGELEC) à partir de 1968.
07 Septembre 1968 – 07 Septembre 2018, cela fait exactement donc un demi-siècle que la NIGELEC existe. Il faut dire qu'aux premières années de sa création, les défis à relever pour la NIGELEC étaient immenses : comment fournir en énergie électrique un territoire deux fois et demi plus vaste que la France ? Tel était le défi à relever.
On ne saurait aujourd'hui, à juste titre, mesurer le chemin parcouru par la NIGELEC si on ne se référait pas au contexte historique dans lequel elle avait vu le jour. En effet, à sa création, seule six localités (Niamey, Zinder, Maradi, Tahoua, Magaria et Agadez) étaient électrifiées. Grâce à l'interconnexion avec le barrage de Kanji, au Nigéria, à partir de 1976, progressivement, la lumière fut un peu partout au Niger.
Faute d'avoir anticipé l'explosion démographique que connaitra le Niger à partir des années 90, les pouvoirs publics se sont trouvés, très vite, dépassés devant l'ampleur des besoins satisfaire en énergie électrique d'une population de plus en plus croissante. Le Barrage de Kandagi qui était censé répondre à cet immense besoin fut longtemps, resté en souffrance dans les tiroirs.
Aujourd'hui, sous l'ère de la renaissance, la question énergétique a retrouvé bien des couleurs. En effet, en attendant la réalisation effective du barrage de Kandagi, la NIGELEC a pu se doter d'une centrale thermique d'une capacité de 100 Mégawatts pour satisfaire les énormes besoins de la capitale. Parmi les autres pistes prometteuses qu'explore le Niger pour le futur, il faut aussi mentionner le projet de Salkadamna, et surtout le développement des énergies renouvelables comme l'éolienne et le solaire.
On voit donc que si tous ces projets venaient à voir le jour, incontestablement, l'énergie électrique deviendrait une réalité et une denrée à la portée de toutes nos vaillantes populations, car l'énergie est la base du développement dans tous pays. Voilà pourquoi il faut tirer chapeau haut pour la NIGELEC, tout en fondant l'espoir qu'elle continuera à mettre tout en œuvre en vue de répondre aux attentes légitimes de sa clientèle, toujours grandissante et exigeante.

NIGELEC, NIGELEC, joyeux anniversaire et surtout longue vie !

M. Zakari Alzouma

10/09/18



Andp-1La formation politique ''Alliance Nigérienne pour la Démocratie et le Progrès'' (ANDP-Zaman Lahiya) a tenu samedi dernier dans la grande salle de l'Académie des Arts Martiaux de Niamey, un congrès extraordinaire électif en présence de 346 sur 529 délégués venus de toutes les régions du Niger et de la diaspora. Au total trois (3) candidatures ont été retenues par la commission permanente des candidatures et vérification des mandats. Il s'agit de M. Moussa Hassane Barazé, M. Mahamane Sani Amadou, M. Ali Seyni Gado. Il faut rappeler que depuis la disparition de l'ancien président de M. Moussa Moumouni Djermakoye, l'intérim de la présidence du parti est assuré par le 1er vice président, M. Sani Ousmane dit Dandijé. A l'issue des assises, les délégués ont porté leur choix sur le candidat, M. Moussa Hassane Barazé pour diriger leur parti.

Sur les trois candidats retenus, l'huissier de justice a constaté l'absence de M. Mahamane Sani Amadou et de M. Ali Seyni Gado. Le quorum étant atteint avec 346 sur 529 délégués, les textes du parti autorisent la tenue des élections. C'est ainsi qu'à la proclamation des résultats, le candidat M. Moussa Hassane Barazé a remporté 339 voix, M. Ali Seyni Gado a eu une (1) voix et M. Mahamane Sani Amadou zéro (0) voix. Il faut signaler que lors du dépouillement, il y a eu trois (3) bulletins nuls et trois (3) bulletins blancs.
Dans son discours de clôture des assises, le nouveau président élu de l'ANDP Zaman Lahiya a tout d'abord rendu un hommage mérité aux militants présents et pour leurs camarades rappelés à Dieu. M. Moussa Hassane Barazé s'est dit honoré de la confiance accordée par les militants en sa personne pour diriger ''le parti de consensus''. « Avec cette approbation que vous avez faite à mon programme de gouvernance, je vous assure de mon engagement à m'investir avec toutes mes capacités pour le rayonnement de l'ANDP-Zaman Lahiya sur l'échiquier politique national. J'agirai comme le président de renouveau du parti ANDP-Zaman Lahiya. Je vais diriger le parti dans la transparence en impliquant toutes les instances des structures de notre formation politique afin d'apporter un profond changement», a-t-il déclaré.andp
M. Moussa Hassane Barazé a en outre dit qu'il mettra en œuvre les axes principaux de son programme à savoir la réconciliation des militantes et militants ; les conditions de bonne gouvernance, la redynamisation des structures du parti ; le relèvement du niveau politique des militants, la récompense des militants les plus méritants ; la création des conditions d'une autonomisation financière du parti ; la dynamisation des structures et le respect de la discipline etc. Il a, en outre, réaffirmé l'appartenance de l'ANDP-Zaman Lahiya à la Mouvance pour la Renaissance du Niger (MRN).
Le nouveau président élu a reconnu que leur parti traverse des difficultés touchant sa cohésion, estimant que cela constitue un défi majeur à relever le plus urgemment possible et auquel il s'engagera à trouver des solutions idoines. « Mon engagement est sans équivoque. Je créerai les conditions d'une réconciliation entre les militants dans un esprit de grande camaraderie. J'en appelle à l'union du parti. Je lance en conséquence un vibrant appel à mes ainés Mahamane Sani Amadou, Ali Seyni Gado, Mounkaila Issa, Issaka Moumouni Djermakoye, Ibro Gouala et à tous ceux qui les ont soutenus de revenir afin que dans la cohésion, nous poursuivons l'œuvre de consolidation des acquits de notre grande formation politique», a-t-il lancé, tout en assurant qu'il agira avec probité, responsabilité, humilité et engagement pour la bonne marche du parti.
Auparavant, le président par intérim de l'ANDP-Zaman Lahiya, M. Sani Ousmane dit Dandijé a dans son allocution rendu un vibrant hommage aux délégués qui ont répondu présents aux assises. Il s'est excusé auprès de toutes et tous. « Quant à moi, je vous pardonne. Je vous appelle ensuite à venir travailler dans l'unité et la cohésion pour faire rayonner notre cher parti sur l'échiquier politique national. C'est de notre devoir de maintenir les acquits», a-t-il conclu.

Seini Seydou Zakaria(onep)

10/09/18



ecoleLa rentrée scolaire est pour bientôt dans nombre d'écoles publiques et privées de notre pays. Point besoin d'avoir un enfant à inscrire pour en être informé. C'est le printemps des écoles. La publicité sur toutes les ondes est assez intense pour alerter élèves, étudiants et leurs parents. En effet, il ne se passe un jour sans que telle radio, telle télé ne vante les mérites de telle ou telle école jugée excellente de par ses résultats excellents enregistrés dans un cadre (à l'écran) excellent. Tout pour attirer les enfants et leurs parents.
Soucieux de la réussite de leurs progénitures, ces derniers n'hésitent pas un seul instant à financer à coup de centaines de milles, les études de leurs enfants. Surtout ceux qui sont nouvellement admis au BAC.Ceux-là même qui ambitionnent de poursuivre leurs études dans une université ou un institut privé. Déçus par les longues et interminables années académiques des universités publiques, beaucoup de parents sacrifient leurs économies et même leurs salaires pour inscrire leurs enfants dans un institut. Et Dieu seul sait qu'il y en a dans toutes les régions du Niger avec des filières de formations alléchantes. Du coup, ces instituts accueillent chaque année beaucoup d'étudiants dont certains sont pris en charge par l'Etat. De vrais ''bosseurs'', nombre d'entre eux terminent normalement leur cursus, obtiennent leurs diplômes et deviennent.... chômeurs. Oui, sans emploi, ni même un stage pour mettre en pratique ce qu'ils ont appris dans les instituts. Grande désolation pour les parents et déception totale pour les étudiants.
Les écoles qui les ont formés ? Mission terminée apparemment. Certaines délivrent aux étudiants une lettre de recommandation pour aller se débrouiller et chercher eux-mêmes un lieu de stage. Occupés à chercher de nouvelles victimes (pardon de nouveaux étudiants...), la recherche du stage pour les étudiants n'est pas du tout une préoccupation pour ces instituts.
Même si ces établissements peuvent se targuer d'avoir aujourd'hui formé des cadres directement employables dans l'administration publique et privée, ils ont aussi la particularité d'enregistrer beaucoup d'étudiants diplômés désespérés après leur formation. La formation professionnelle est-elle vraiment porteur d'espoirs pour la jeunesse au Niger? Dossier.

Par Idé Fatouma(onep)

07/09/18


panLes travaux de la 3ème conférence parlementaire sur la migration, ont pris fin hier, à l'hémicycle de l'Assemblée nationale place de la concertation. Durant deux jours, les parlementaires venus de plusieurs pays d'Afrique ont mené la réflexion sur le thème: « Promouvoir une migration sûre, ordonnée et régulière : quel rôle pour le parlement y compris dans la mise en œuvre du pacte mondial y relatif ». Les parlementaires ont compris la nécessité de revisiter l'ensemble des dispositions existantes sensées gérer cette migration. La cérémonie de clôture a été présidée par M. Mahamane Elhadj Ali Liman, 2ème vice-président de l'Assemblée nationale du Niger.
Les parlementaires ont longuement échangé sur plusieurs aspects de la migration qui a pris ces dernières années d'autres tournures et ont formulé plusieurs recommandations. Les différentes communications présentées, au cours de cette conférence, par les experts ont édifié les participants sur la perspective de l'élaboration, en décembre prochain, du Pacte mondial sur la migration.
Dans son allocution de clôture, le 2ème vice-président de l'Assemblée nationale du Niger a indiqué que ce pacte mondial relatif à la promotion d'une migration sûre, ordonnée et régulière est une opportunité qui va permettre à la communauté internationale et au continent de jouer pleinement leur rôle dans l'intérêt des migrants, des pays d'origine, des pays de transit et des pays de destination. assemblee-2«L'élaboration d'un tel pacte laisse clairement apparaître que les Etats pris isolément ne peuvent apporter une juste réponse conséquente au phénomène migratoire», a-t-il
déclaré.
En effet, a-t-il poursuivi, le consensus ou le compromis retenu autour des points de divergence orientera la communauté africaine à s'investir davantage dans l'application juste des droits humains à l'égard des migrants et chercher des stratégies favorables à l'application des lois nationales y relatives.
A l'issue de la conférence, l'UPA va mobiliser les parlementaires, en tant qu'acteurs politiques incontournables autour de ce phénomène qui, quoique source d'opportunités pour les pays de destination et les pays d'origine, ainsi que pour les individus, les familles et les communautés qui se pose aujourd'hui comme un défi majeur pour les décideurs à l'échelle africaine et mondiale. L'idée du pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière qui sera très bientôt formellement adopté à
Marrakech au Maroc les 10 et 11 décembre prochain va sûrement contribuer à une meilleure application des normes existantes
couvrant tous les aspects du phénomène de la migration et devrait constituer une opportunité de poursuivre le dialogue entre les Etats pour une migration sûre, ordonnée et régulière.
Pour finir en beauté cette 3ème rencontre, dans l'après-midi, le président de l'Assemblée nationale, SE. Ousseini Tinni a offert un dîner de gala au grand hôtel de Niamey aux participants. La soirée a été animée par le groupe Sohga, la troupe Mamatchi de Zongo et le groupe Algaïta.

Seini Seydou Zakaria(onep)

07/09/18


ainf-nigelecLes Festivités entrant dans le cadre du cinquantième anniversaire de la Société Nigérienne d'Electricité (Nigelec) ont débuté jeudi matin au Palais des Congrès de Niamey, sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement SE Brigi Rafini. L'évènement auquel participent plusieurs personnalités du pays et d'autres délégations venues des pays de la sous-région était d'une part, l'occasion pour le Gouvernement du Niger, de saluer la contribution inestimable de cette société à la réponse aux défis énergétiques et au développement du pays, et d'autre part, informer les populations de la disponibilité des compteurs à prépaiement. Une occasion, également pour les responsables de la société d'affirmer leur détermination à répondre aux attentes de la clientèle en lui garantissant la continuité et la qualité de la fourniture électrique et surtout en améliorant le service.
Devant ce parterre d'invités, l'ensemble du personnel de NIGELEC a décidé d'honorer l'artisan fondateur de toutes les œuvres de la Nigelec tout au long de ce cinquantenaire. Il s'agit du Premier Directeur Général, M. Boukari Kané, qui a joué le rôle central dans la création de l'Ecole Supérieure de l'Electricité, implantée en Côte d'Ivoire, conçue et fondée spécialement pour former des Ingénieurs de haute facture pour le compte des sociétés d'électricité africaine. «En reconnaissance des services rendus, notamment dans le domaine de la formation des hommes, nous avons humblement proposé à Monsieur Kané qui l'a accepté que nous baptisions notre Centre des Métiers de l'Electricité (CME) Boukari Kané » a annoncé M. Halid Alhassane, Directeur général de la NIGELEC. Le Ministre d'Etat, en charge de l'Intérieur M. Bazoum Mohamed a, au cours de cette cérémonie sur invitation du DG de la Nigelec a remis la maquette du Logo et la clé du désormais CME Boukari Kané, à Monsieur Boukari Kané.
En procédant au lancement des activités marquant le cinquantenaire de la Nigelec, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement SE Brigi Rafini a magnifié les actions de ce géant de l'énergie. « 50 ans c'est l'âge de la grande maturité, un âge à l'issue duquel l'on aura établi sa notoriété, trouver son chemin. Alors question, la Nigelec a-t-elle trouvé son chemin ?» «Oui», répond le Premier Ministre. Pour lui, la Nigelec a trouvé son chemin, un chemin viable et fiable. La Nigelec poursuit sa mission de service public avec honneur sur l'ensemble du territoire nigérien. Elle a certes connu des moments difficiles, des coupures au point où certains Nigériens l'ont surnommé affectueusement «Coupelec». Ce n'est certainement pas, a-t-il expliqué, dans l'optique de dénigrer cette société, c'est une façon de dire à la Nigelec d'améliorer, de persévérer, d'aller de l'avant. Ces moments, ces épisodes, a souligné SE Brigi Rafini, ont été durs, mais les agents ont pu les gérer avec beaucoup de sérénité, mais surtout avec la détermination de répondre aux besoins de la clientèle. Le Premier Ministre a félicité chaleureusement le personnel à tous les échelons pour les efforts consentis aux quotidiens, de jour comme de nuit, pour fournir ce bien combien important dans les foyers et dans les services. SE Brigi Rafini a réitéré le soutien du Président de la République à cette société tout en rappelant qu'elle peut compter sur l'accompagnement du Gouvernement afin de lui permettre d'atteindre les objectifs qui lui sont assignés à savoir « l'accès de tous à l'énergie".officiels
Situant l'historique de la Société Nigérienne d'Electricité (NIGELEC), le DG, M. Halid Alhassane a, dans son intervention rappelé que la Société a été créée le 07 septembre 1968. Elle succède à la Société Africaine d'Electricité (SAFELEC), elle-même héritière de l'Energie AOF créée en 1952 et dont le siège était à Dakar alors capitale de l'AOF. « A la création de la NIGELEC en 1968, six localités étaient électrifiés à savoir Niamey (1952), Zinder (1955), Maradi (1959), Magaria (1961), Agadez (1964) et Tahoua (1967). Ce nombre a évolué pour atteindre 19 localités en 1985. En 2011, on comptait 323 localités électrifiées et aujourd'hui on en compte environ 700. En termes d'équipement du pays en infrastructures énergétiques, selon le DG, la période allant de 1968 à 1985 a été marquée par la réalisation d'importants investissements. Il a cité notamment la construction de la ligne d'interconnexion 132kV Birnin Kebbi-Niamey mis en service en 1976; la construction en 1979 d'une centrale thermique à charbon de 36MW à Anou Araren et ses lignes d'évacuation 132 kV sur Arlit, pour alimenter les sociétés minières, et 20KV sur Agadez; l'installation de 2 turbines à gaz de 12 MW chacune en 1980 et 1982 ; la construction en 1985, la centrale électrique de Goudel équipée d'un groupe diesel dit PC4 de12 MW.
Parlant du Centre des Métiers de l'Electricité (CME), le DG de la SONIDEP a affirmé que depuis 2012, ce dernier a formé plus de 800 nouveaux agents et organisé des centaines de séminaires de renforcement des capacités du Personnel en activité. Des formations sont dispensés en électricité au profit des sociétés sœurs : SONICHAR, SONIDEP, COMINAK, EAMAC, ASECNA et au profit des forces de défense et de sécurité. Plus de 600 millions de FCFA sont en voie d'investissement sur financement de la BAD et-de l'AFD pour ''upgrader'' le CME Boukari Kané. A partir des années 80, a-t-il dit, à l'image du Pays, la NIGELEC a vécu les périodes d'ajustement structurel, les reformes en tous genres y compris des tentatives de privatisation dans les années 90 qui ont fortement usé le personnel, ainsi que la traversée des années d'apprentissage démocratique faites d'instabilité récurrente qu'a connu notre Pays jusqu'en 2000. Durant toute cette longue période, les investissements l'ont été à minima avec comme seule grande réalisation la 2ème ligne d'interconnexion 132kV Katsina - Gazaoua - Maradi/Zinder mis en service en 1994.
PMA partir de 2001, un accent particulier a été mis sur l'électrification rurale dans le cadre du programme spécial du Président de la République avec le raccordement d'une moyenne de 20 localités par an entre 2004 et 2010. Malheureusement, l'aspect construction des infrastructures de production a été délaissé ; ce qui a débouché sur un déficit de l'offre contraignant la Société à recours aux délestages à partir de 2010. « C'est de cette situation que le gouvernement de la 7ème République a hérité. Il a donc fallu faire recourir à la location d'une centrale de 20MW en 2012, puis 10 MW supplémentaires en 2013 pour stabiliser tant bien que mal la situation en attendant de mobiliser les financements et construire le plus grand projet de production électrique jamais réalisé au Niger : la centrale diesel 100MW de Gorou Banda dont la mise en service le 02 avril 2017 a apporté deux fois plus de capacité que la puissance totale disponible hors importation» a rappelé Halid Alhassane .
Parallèlement, a-t-il expliqué, de multiples projets ont été lancés notamment la construction des lignes 132KV SORAZ-Zinder et Maradi-Malbaza mises en service en fin 2016, le renforcement des centrales électriques régionales de Malbaza, Diffa, Agadez, Tahoua, etc., pour plus de 20MW supplémentaires ; sans parler des projets Kandadji et Salkadamna dont la conduite ne relève pas de la NIGELEC ; l'accélération de l'électrification rurale au rythme d'une cinquantaine de localités en moyenne par an qui a permis, de 2012 à aujourd'hui, de plus que doubler le nombre de localités électrifiées depuis 1952. Avec la stratégie d'accès à l'électricité élaborée par le Ministère de l'Energie et ses plans d'actions, il est projeté d'atteindre un taux d'électrification national d'au moins 80% à l'horizon 2035 ; les extensions des réseaux électriques dans toutes les localités déjà électrifiées dont le taux de couverture varient de 25 à 50%. «Ces opérations se poursuivent actuellement et sont appelées à s'intensifier et se généraliser avec les importants financements mobilisés auprès de l'AFD, la Banque Mondiale et la BAD notamment ; il en sera de même pour la réhabilitation de l'éclairage public dans les villes que nous avons commencé cette année par Niamey, qui se poursuivra et s'étendra aux autres grandes villes du pays» a souligné le DG de la Nigelec.
Il a aussi évoqué, la mobilisation des financements pour la construction de centrales solaires ou hybrides notamment à Niamey, Agadez, Malbaza. «Cette dernière entrera en production à la fin de l'année mettant fin aux procès faits au gouvernement et à la NIGELEC de tourner le dos au solaire, loin s'en faut » a annoncé M. Halid Alhassane. En termes toujours de mobilisation des financements, il y'a lieu de mentionner le projet d'interconnexion 330kV Nigeria-Niger-Burkina-Bénin dit WAPP dorsale Nord que NIGELEC mène conjointement avec TCN, SONABEL et CEB . «Le financement de ce projet, d'un montant de plus de 700 millions de dollars US, assuré principalement par la BM, la BAD et l'AFD est complètement bouclé et nous entamons la phase de mise en œuvre conjointe.» a expliqué M. Halid Alhassane.dg-nigelec
Dans le domaine des ressources humaines, la NIGELEC compte aujourd'hui, selon son DG, 1625 agents toutes catégories confondues. M. Halid Alhassane dit éprouver une fierté personnelle d'avoir signé de ses doigts plus de la moitié des contrats de travail de cet effectif depuis 2012. «Cela veut dire plus de 50% du personnel en activité a au plus 6 ans d'ancienneté, faisant de la NIGELEC une entreprise très jeune même si elle s'apprête à fêter ses 50 ans» a estimé le DG de la NIGELEC. M. Halid a affirmé leur détermination à répondre aux attentes de la clientèle tout en garantissant la continuité et la qualité de la fourniture électrique et en améliorant les services. Au premier semestre 2018, la Nigelec est parvenue à réduire de plus de 50% la durée et le nombre de coupures par rapport à la même période en 2017. «Nous lancerons dès demain, le déploiement des compteurs à prépaiement, dont nous disposons actuellement dans nos magasins d'un stock de plus de 100.000 unités. Ils permettront aux clients de contrôler et bien gérer leur consommation d'énergie. Nous déployons en partenariat avec les sociétés de télécom et les banques, une batterie de moyens pour faciliter à la clientèle le règlement de ses factures. La seule chose qu'il nous sera difficile à faire, est de ne pas servir du tout des factures à nos clients ou de ne pas leur couper s'ils ne paient pas leurs factures», a conclu M. Halid Alhassane. Après la cérémonie, le Premier ministre
accompagné des membres du gouvernement a visité les stands d'exposition de la Nigelec.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

07/09/18



invteLe «Projet Autonomisation des femmes au Sahel et Dividende Démographique (PRAF/DD-SWEDD) a été lancé en 2015 au Niger. Pouvez-vous nous rappeler Monsieur le Coordonnateur, les raisons fondamentales qui ont motivé la mise en place de ce projet ?
Je vous remercie pour cette opportunité que vous me donnez à travers votre illustre journal pour parler du Projet SWEDD au Niger. Pour répondre à votre question, permettez-moi de rappeler à vos lecteurs que c'est grâce à la vision et au leadership du Président de la République du Niger, Son Excellence, Issoufou Mahamadou qui, à travers une déclaration dénommée «Appel de Niamey sur les défis démographiques au Sahel » a lancé l'idée le 6 novembre 2013 à l'occasion de la visite au Niger, du Secrétaire Général des Nations Unies, du Président du Groupe de la Banque Mondiale, de la Présidente de la Commission de l'Union Africaine et du Directeur exécutif de l'UNFPA. Cette initiative vise à répondre aux défis de la croissance démographique et permettre aux pays bénéficiaires d'accélérer la transition démographique et capturer à terme les fruits du dividende démographique. Dividende démographique qui est une notion économique qui décrit l'avantage économique dont dispose un pays en cours de transition démographique qui est la baisse de la natalité, la baisse de la mortalité des enfants et une population extrêmement productive capable d'assurer un maximum de production économique avec beaucoup d'épargne possible. Ce projet est régional et couvre six (6) pays dont 5 du Sahel : le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Quels sont les objectifs poursuivis au Niger à travers la mise en œuvre du projet SWEDD ?
Le projet vise globalement à accélérer la transition démographique en maîtrisant les taux de fécondité et de mortalité infantile afin de déclencher le dividende démographique en matière économique et la réduction des inégalités entre les sexes dans la région du Sahel.
De façon spécifique, il s'agira d'améliorer le niveau d'autonomisation des femmes et des adolescentes et leur permettre d'accéder plus facilement aux services de la reproduction maternelle néonatale, infantile et nutritionnelle (SRMNIN de qualité ; d'accroitre la génération et le partage des connaissances et de renforcer les capacités de coordination régionales. Ces objectifs spécifiques seront atteints à travers les trois (3) composantes suivantes du projet : améliorer la demande pour les services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle en favorisant les changements sociaux et comportementaux et l'autonomisation des femmes et des adolescentes ; renforcer les capacités régionales pour mettre à disposition des produits et des personnels qualifiés de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle (SRMNIN) et favoriser l'engagement politique et renforcer la capacité des politiques liées au dividende démographique et la mise en œuvre du Projet.

De 2015 à aujourd'hui, qu'est ce qui a été fait concrètement dans notre pays par ce Projet en matière d'autonomisation des femmes ?
En termes de réalisations physiques dans le domaine de l'autonomisation des filles et des femmes, on peut relever les résultats suivants sans être exhaustif :
150 formateurs (125 hommes et 25 femmes) des centres (CFM et CFPF) formés en technico pédagogie; 140 formateurs (114 hommes et 26 femmes) de 25 centres identifiés sont formés en entrepreneuriat ; 110 responsables (99 hommes et 11 femmes) des centres formés en gestion et planification. 3964 personnes (jeunes, leaders religieux, traditionnels et communautaires) sensibilisées lors de la cure salée - Edition 2017 ; Paiement de bourses 2017 - 2018 à 1200 filles des collèges des régions de Dosso, Maradi, Tahoua et Zinder.

Est-ce à dire que le Projet a atteint ses objectifs au Niger. Sinon pourquoi ?
Merci pour cette question très pertinente. Il est très tôt de parler d'atteinte d'objectif ; mais il y a lieu de se demander si le projet est sur la voie pour atteindre son objectif ? Initialement le projet devrait prendre fin le 31 décembre 2018 conformément à sa date de lancement après 4 ans de mise en œuvre. Mais pour un projet qui a pour socle un changement de comportement individuel, la durée prévue était très courte pour avoir ce changement. A cela s'ajoute un retard observé dans la mise en œuvre des activités sur le terrain du fait des perturbations institutionnelles dont le projet a connu. Ce qui n'a pas permis de faire des réalisations importantes à ce jour surtout en termes de consommation de crédit. Les activités à grand impact n'ont pu démarrer véritablement qu'en 2017, ce qui ne permet pas raisonnablement de réaliser tous les objectifs du projet. Outre le retard dans le démarrage des activités du projet quelques difficultés d'ordre institutionnel ont retardé sa mise en œuvre efficiente. Cependant, les plus Hautes Autorités du Pays, ont donné une nouvelle impulsion au Projet afin de lui permettre d'atteindre ses objectifs dans des
délais raisonnables qui seront convenus avec les différents partenaires techniques et financiers.
Monsieur le Coordonnateur, plusieurs partenaires se sont engagés pour la mise en œuvre de ce projet. Ont-ils tous tenu leurs promesses ?
Comme je l'ai dit au début de mes propos, plusieurs partenaires financiers ont été présents au moment du lancement de cette importante initiative par le Président de la République, à savoir la Banque Mondiale, les Nations Unies, la Commission de l'Union Africaine entre autres et auxquels s'est jointe la Fondation Bill et Melinda Gates ont mobilisé 205 millions de dollars US soit environ 26,750 milliards de franc CFA au profit des 6 pays membres. En outre, la mise en œuvre opérationnelle bénéficie de l'appui technique de l'UNFPA et de l'OOAS. Donc dans la phase actuelle du projet, il n'y a pas de problème de ressources financières en termes de disponibilité.

Quelles sont, Monsieur le Coordonnateur, les difficultés auxquelles fait face aujourd'hui le projet SWEDD dans sa mise en œuvre ?
On ne peut pas dire que le projet SWEDD ne rencontre pas de difficultés actuellement, mais il est important de noter que les grosses difficultés sont aujourd'hui derrière nous grâce à l'implication des plus Hautes Autorités du pays qui ont créé les conditions plus favorables à une bonne mise en œuvre du projet, dont la redynamisation des différents comités de pilotage et de suivi.

Quelles sont, enfin, Monsieur le Coordonnateur, les perspectives à court et moyen terme pour le projet SWEDD au Niger ?
Je vous remercie pour cette importante question qui me permet de vous dire qu'à court terme, nos perspectives visent l'opérationnalisation de notre dispositif de suivi de proximité des activités des ONG chargées de la mise en œuvre de certains volets du projet à travers les Ministères sectoriels, la révision de notre manuel de procédures, le démarrage effectif des activités des ONG sur le terrain et la préparation du PTBA 2019. A moyen terme, nous envisageons, en accord avec la Banque mondiale, la restructuration du projet dans la perspective d'une extension de sa date de clôture jusqu'en 2020, afin de nous permettre de disposer de suffisamment de temps pour la réalisation de toutes les activités importantes prévues pour l'atteinte des objectifs du
projet SWEDD.

Réalisée par Idé Fatouma(onep)
07/09/18

Effort de civisme

Publié dans L'air du temps


assane-soumanaLe civisme. Voilà une valeur essentielle dont aucun Etat ne saurait s'en passer pour se hisser au rang de grande nation. Nul besoin de rappeler que la grandeur d'un pays (ou d'un peuple) est la résultante du respect que chaque citoyen témoigne, sans faille ni rabais, à l'égard de la collectivité (ici le pays) dans laquelle il vit, ainsi que des lois et principes qui la régissent. Le civisme, comme on peut le résumer, est l'affirmation individuelle d'une certaine conscience politique qui place les égards dus au pays, à ses lois et à ses valeurs, au-dessus de toute chose.
Aussi, mieux que les sanctions pénales ou toutes autres mesures dissuasives, la conscience citoyenne, quand elle est largement partagée, reste le meilleur garant du rayonnement de la cité.
De ce fait, et en toute évidence, le civisme requiert de tout bon citoyen une bonne connaissance de ses droits, mais surtout de ses devoirs vis-à-vis de son pays, voire de la société au sein de laquelle il évolue. Hélas, au regard de certaines situations que nous voyons, entendons et vivons, de façon quasi-quotidienne dans notre pays, force est de dire qu'il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir sur la voie du civisme. Des exemples sont là pour le prouver. Nous nous contenterons d'en citer quelques-uns qui, du fait de leur fréquence, relèvent de la banalité aux yeux de certains. Voyez par exemple cette insouciance avec laquelle nous traitons tout ce qui est frappé du label de ''domaine public de l'Etat''. Nous en voulons pour seule preuve le comportement fâcheux avec lequel nous usons et abusons des infrastructures publiques mises en place à grands frais par l'Etat pour moderniser nos cités pour le plus grand bien des populations qui y vivent.
Et que dire de ce péché mignon qui caractérise une large majorité de nos compatriotes, plus enclins à revendiquer des droits qu'à s'affranchir de leurs devoirs vis-à-vis de la Nation. Pour les droits, oui ! Mais, il est tout aussi évident que c'est en honorant d'abord nos devoirs impérieux vis-à-vis de notre pays et des institutions que nous nous donnons de réelles chances de jouir de plus de droits. Assurément, c'est avec des bons contribuables et des citoyens-modèles, tous pétris de l'amour de la mère-patrie et du respect de ses valeurs et symboles, que le Niger pourra accéder à l'émergence tant espérée par tout le monde.
Il n'y a point de doute que nous aspirons tous à vivre dans un Niger doté de belles et grandes infrastructures routières (comme on commence à en voir ces dernières années), de l'eau potable, des hôpitaux de référence, une école qui fonctionne bien, de l'électricité partout et sans coupure, etc. Alors cultivons les valeurs du civisme qui feront de nous des bons contribuables, en un mot, des citoyens modèles.
Assane Soumana(onep)

07/09/18

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !
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