Le Sahel

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Tinni Abdou


lancementLe Premier ministre, Chef du gouvernement, S.E Brigi Rafini a procédé hier matin, au Centre de Santé Intégré (CSI) de Lazaret, au lancement des activités entrant dans le cadre de la journée Mondiale de lutte contre la poliomyélite, couplée au lancement officiel des activités la campagne vaccinale de riposte contre cette redoutable maladie pour quatre régions du Niger à savoir Zinder, Maradi, Diffa et Agadez. La célébration cette journée intervient dans un contexte où la poliomyélite refait surface 12 ans après qu'elle ait été déclarée éradiquée au Niger par l'organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette résurgence de la poliomyélite en septembre 2018 dans la région de Zinder notamment à Magaria ; Doungas et Tanout recommande une synergie d'actions de la part des autorités nigériennes et leurs partenaires pour mener efficacement la riposte afin de libérer définitivement le pays de cette maladie qui compromet dangereusement l'avenir des enfants. Dans son discours (Lire ci-dessous l'intégrité du discours ) le Premier ministre a lancé un vibrant appel à tous ceux qui ont la charge des enfants de les faire vacciner pour que notre pays soit au rendez-vous de l'éradication de la poliomyélite.

Pendant cette campagne de lutte contre la poliomyélite, les enfants dont l'âge est compris entre 0 et 5 ans auront les doses qu'il faut à travers la vaccination de routine et l'organisation des campagnes de masse. Le coup d'envoi de cette vaste campagne de vaccination a été lancé par le Premier ministre, Chef du gouvernement en administrant à trois enfants les gouttes du vaccin contre la poliomyélite dans le CSI de Lazaret. Le même geste a été exécuté par la ministre de la Population Mme Amadou Aissata assurant l'intérim de celui de la Santé publique. Pour sa part, le président de la commission polio plus nationale à la Fondation Rotary international, M. Gaston Kaba a précisé que lorsque le Rotary a eu pour la première fois la vision d'un monde sans polio il y a plus de 35 ans, il n'aurait pas pu imaginer en tant qu'organisation de la société, l'impact de cet engagement, sur les communautés et le monde.
« Nous avons été témoins de progrès historiques et des défis. Mais à travers tout cela, nous sommes restés fidèles à notre promesse. Nous sommes à deux doigts de l'éradication de la polio au plan mondial » a déclaré M. Gaston Kaba tout en saluant le courage, l'ingéniosité et la persévérance des Rotariens. En dépit des progrès accomplis, a reconnu le président de la Commission polio plus nationale, il reste encore du travail à faire dans la mesure où les flambées actuelles de polio d'origine vaccinale sont préoccupantes. «Nous sommes tous concernés par la situation qui prévaut actuellement dans la zone des pays du Lac Tchad. Le Rotary et ses partenaires se sont engagés à enrayer toutes les formes de poliovirus » a relevé le président de la commission polio plus nationale avant d'espérer que ces ressources continueront de soutenir une réponse ferme du gouvernement et de ses partenaires. Par ailleurs, estime M. Kaba, une approche coordonné constitue la voie de salut dans la lutte contre cette terrible
maladie. Il a réitéré l'engagement du Rotary
International à soutenir les actions visant à mettre rapidement fin à l'épidémie de polio d'origine vaccinale au Niger.
Auparavant, le gouverneur de la Région de la Niamey, M. Issaka Hassane Karanta a rappelé que le Niger a souscrit à la résolution de l'Assemble Mondiale de la santé de 1988 relative à l'éradication de la poliomyélite. Dans la région de Niamey 269.773 enfants de 0 à 59 mois ont été vaccinés lors des activités de vaccination supplémentaire contre la poliomyélite pour une cible de 250.202, soit un taux de couverture de 108%.

Hassane Daouda(onep)


PM« Mesdames, Messieurs, chers invités
La journée mondiale de lutte contre la poliomyélite que nous célébrons aujourd'hui coïncide avec le lancement officiel des activités de la campagne vaccinale de riposte contre la poliomyélite dans quatre de nos régions. Je voudrais, au nom du Président de la République SEM Issoufou Mahamadou, vous remercier non seulement pour votre présence à cette importante rencontre, mais aussi et surtout remercier nos partenaires pour les efforts qu'ils ne cessent de déployer depuis toujours, aux côtés du Niger pour vaincre cette maladie. Grâce à ces efforts conjugués avec ceux du gouvernement, nos enfants seront protégés contre la poliomyélite, à travers la Vaccination de routine et l'organisation des campagnes de vaccination de masse
Mesdames et Messieurs ;
Comme vous le savez, à l'instar des autres pays, le Niger a souscrit à la résolution de l'Assemblée Mondiale de la Santé relative à l'objectif d'éradication de la polio depuis 1997. Dans cette perspective, le pays met en œuvre les différentes stratégies préconisées dont celle relative à l'organisation des activités supplémentaires de vaccination contre la poliomyélite et la célébration des journées bilans de lutte contre cette maladie handicapante à vie.
En 1985, le lancement de l'Action Polio Plus par le Rotary International était la première et la plus importante initiative du secteur privé de soutien à une campagne de santé publique au niveau mondial. La poliomyélite touchait à cette époque 350000 personnes par an dans 125 pays. L'action du Rotary a permis de faire reculer le fléau et obtenir son déclin rapide. Ainsi, les statistiques de 2017 montrent une disparition presque totale de la polio dans nos pays avec un taux de 99%.
En ce qui concerne le Niger, le pays est classé dans le groupe des pays non endémique de polio en 2006 et depuis le 12 Juillet 2016, notre pays est certifié libre et indemne par rapport à la circulation du polio virus sauvage. Cette situation témoigne si besoin est, de l'efficacité des interventions réalisées dans le cadre de l'arrêt de la circulation du polio virus sauvage avec l'appui des partenaires de l'Initiative mondiale de l'Eradication de la Poliomyélite. C'est pour moi l'occasion d'adresser nos sincères remerciements à tous les partenaires en particulier, à Rotary International qui ont toujours accompagné le Niger dans le cadre de la lutte contre la poliomyélite.
Mesdames et Messieurs ;
En dépit des avancées enregistrées, j'en appelle au renforcement des efforts et à la vigilance accrue, eu égard à la situation épidémiologique de cette maladie. Cette situation indique en effet la résurgence depuis septembre 2018 de cas de poliovirus à une de nos frontières et la découverte récente de six cas de polio virus dérivés du virus vaccinale type2à Magaria, Dungas et Tanout. Ces cas sont apparentés à des cas déjà découverts au Nigeria (à Jigawa et Katsina). Cette situation a amené les pays du bassin du Lac Tchad frontaliers avec le Nigeria à organiser des ripostes vaccinales. C'est ainsi que notre pays va organiser une riposte dans les quatre régions ciblées à savoir Diffa, Maradi, Agadez et Zinder.
Je lance un appel à toutes les mères, à toutes celles qui ont la charge des enfants de 0 à 59 mois à les faire vacciner pour permettre au Niger de répondre présent au rendez-vous de l'éradication de la poliomyélite. La célébration de la journée mondiale de la poliomyélite, et dont le slogan est « Je veux en finir avec la poliomyélite », couplée avec l'organisation de ces Journées locales de Vaccination de riposte contre la poliomyélite cadrent bien avec les objectifs du gouvernement en matière de politique de santé. J'adresse nos remerciements à tous les partenaires intervenant dans le secteur de la santé et, en particulier pour le cas présent, dans le domaine de la poliomyélite à ROTARY, OMS et UNICEF pour l'appui technique et financier qu'ils ne cessent de nous apporter dans le cadre de la lutte pour l'amélioration de la santé de nos populations. Je fais une mention spéciale à Rotary qui a déployé de l'an 2000 à aujourd'hui plus de 17 milliards de francs CFA pour la lutte contre la poliomyélite.
J'exhorte les agents de santé à un plus grand sacrifice dans le cadre des engagements nationaux et internationaux souscrits par le Niger eu égard au contrôle, à l'élimination et à l'éradication des différentes maladies transmissibles et non transmissibles pour un meilleur résultat du secteur. La vaccination est un devoir pour les parents et un droit pour les enfants Sur ce, je déclare lancées les
journées locales de vaccination de riposte contre la poliomyélite.
Je vous remercie ».

Onep

01/11/18


ouvertureLe ministre des Affaires Étrangères du Royaume des Pays-Bas, M. Stef Blok, a procédé hier matin, à l'ouverture officielle du Bureau diplomatique du Royaume des Pays-Bas au Niger. C'était en présence du Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur, M. Kalla Ankouraou, des Ambassadeurs de Belgique et de l'Union Européenne au Niger, ainsi que de plusieurs autres invités de marque. Par cet acte diplomatique, le Niger et les Pays-Bas viennent ainsi de poser les jalons d'un développement plus élargi de leur coopération bilatérale.
Le bureau diplomatique du Royaume des Pays-Bas est logé dans les locaux de l'ambassade de Belgique au Niger. Dans son allocution à l'occasion de l'ouverture de ce bureau, le ministre des Affaires Étrangères du royaume des Pays-Bas a souligné l'importance pour son pays de s'installer au Niger. « C'est parce qu'à nos yeux le Niger et les autres pays du Sahel sont nos voisins. Votre sécurité a un impact sur la notre, et vos intérêts s'approchent des nôtres » a déclaré M. Stef Blok. Nos deux pays, a-t-il affirmé, ont toujours entretenu d'étroites relations. Le Ministre des Affaires Étrangères du Royaume des Pays-Bas a cité l'exemple de l'université agronomique de Wageningen dont les experts ont coopéré avec leurs collègues nigériens dans les domaines de la fertilité des sols, de la sécurité alimentaire et de la gestion de l'eau. L'ouverture des bureaux de l'Ambassade, a t-il ajouté, constitue un premier pas, pour le Royaume des Pays-Bas, vers le renforcement de ses liens avec le Niger. Cette nouvelle étape franchie, espère M. Stef Blok, mènera dans un proche avenir vers une relation élargie.
Le Chargé d'Affaires de la Belgique au Niger, M. Pierre Charlier, s'est dit honoré d'accueillir dans ses bâtiments, le Bureau Diplomatique des Pays-Bas au Niger. Pour lui, le développement dépend de nombreux facteurs, dont les défis de la sécurité et celui de la défense des frontières. C'est ainsi que, a dit M. Pierre Charlier, « même si notre parcours diffère, Néerlandais et Belges se retrouvent autour de sujets d'intérêt commun». Il s'est dit aussi heureux de pouvoir ajouter à ses contacts et plate-forme, notamment au niveau de l'Union Européenne, un autre format de concertation qui est celui de la coopération bilatérale avec les Pays-Bas. « La présence de nos deux pays s'intensifie donc, avec des contacts à tous les niveaux de la société nigérienne. Ce qui nous permettra d'interagir avec elle, au mieux de l'intérêt de la population et de son épanouissent», a conclu le Chargé d'Affaires de la Belgique au Niger.
L'Ambassadeur et Cheffe de la Délégation de l'Union Européenne au Niger, Dr Denisa-Elena IONETE, s'est elle appesantie sur la stratégie commune de l'UE en matière de Sécurité. Les Pays-Bas, a-t-elle affirmé, sont un acteur très engagé dans le partenariat UE-Afrique. « Le renforcement de sa présence et de sa
visibilité nous rendra, tous ensemble, plus efficaces et plus actifs » a estimé Dr
Denisa-Elena IONETE.

Souleymane Yahaya
(Stagiaire)
01/11/18


conferenceEn visite de travail au Niger, le ministre des Affaires étrangères du Pays-Bas, M. Stef Blok, qui est accompagné d'une forte délégation a eu des entretiens hier avec le ministre nigérien des Affaires Etrangères, M. Kalla Ankouraou. Les deux ministres ont par la suite animé une conférence de presse conjointe avant le départ de la délégation néerlandaise à Agadez. Les rencontres ont eu lieu en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Intervenant le premier, le ministre Kalla Ankouraou a indiqué qu'après tous les échanges qu'il y a eu, depuis la réunion de Danemark, en passant par celle des Nation-Unies à New York, mais aussi celle de Niamey, il n'y a plus rien à prouver et tout est clair. « Les relations entre nos deux pays sont au beau fixe. Mieux, elles s'améliorent même. L'une des preuves est l'accélération de l'ouverture du Bureau diplomatique des Pays-Bas à Niamey. Donc à partir de ce moment nous sommes confiants. Ces relations vont donc se renforcer, elles vont se développer, parce que chaque partie a compris qu'elle y a intérêt. Car c'est quand les Etats ont des intérêts, quand ils croient en quelque chose, que les relations se renforcent» a expliqué Kalla Ankouraou. Le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur a noté aussi une évolution dans la mise en œuvre concrète du partenariat et de la coopération entre le Niger et les Pays bas. « Je pense qu'à l'avenir, il n'y aura que du bien dans notre coopération diplomatique, économique et sécuritaire», a dit M. Kalla Ankouraou.
Quant au ministre néerlandais des Affaires étrangères, il a indiqué que son pays est, comme le Niger, confronté au défi de la migration irrégulière. « Ces migrations s'accompagnent de souffrances humaines, de trafic de personnes. Ce qui constitue un défi pour nos pays et même pour l'Europe toute entière. Nous sommes heureux de travailler avec le gouvernement nigérien, pour contribuer à la sécurisation des frontières, en collaboration, non seulement avec le gouvernement du Niger mais aussi avec ceux des autres pays européens qui ont les mêmes intérêts », a déclaré M. Stef Blok. Le chef de la diplomatie hollandaise s'est dit convaincu que les problèmes de la migration irrégulière ne peuvent être réglés qu'en prenant en compte leur origine, à savoir la question du développement, de la sécurité et de la pauvreté. Car, selon lui, souvent les gens quittent leurs pays par manque de perspectives.
« Dans ce cadre, nous essayons d'appuyer le Niger à travers des projets environnementaux, notamment à Agadez, que nous allons visiter dès cet après-midi », a ajouté M. Blok. « Mon collègue le ministre néerlandais du Commerce et du Développement a l'intention de venir visiter votre pays dans quelques mois, pour explorer d'autres possibilités et d'autres secteurs, pour travailler ensemble pour le développement économique et dans l'intérêt de nos deux pays», a annoncé le ministre néerlandais des Affaires étrangères.

Mahamadou Diallo
01/11/18


tahouaL'honorable Abdou Kadri Attawela a été intronisé, le samedi 27 octobre dernier, 6ème Sarkin Abzin du canton de Doguérawa. C'était au cours d'une cérémonie riche en couleurs rehaussée par la présence du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Bazoum Mohamed, du directeur de cabinet adjoint à la Présidence de la République, de plusieurs membres du gouvernement, des députés nationaux, des présidents et ou des représentants des institutions de la République, des chefs traditionnels du Niger et du Nigeria voisin, des conseillers, des chargés de mission et autres invités de marque.

C'est par une ambiance festive et les chants de la troupe des filles de Doguérawa qu'a débuté la cérémonie pour ce rituel d'intronisation du tout nouveau chef de canton de Doguérawa Abdou Kadri Attawel. Puis, dans leurs interventions de bienvenue le maire de la commune rurale de Doguérawa et le chef de canton d'Illéla Yacouba Habibou Oumani, ont tenu à remercier tous ceux qui ont effectué le déplacement de Doguérawa pour être témoin de ce grand événement. Le représentant de l'Association des chefs traditionnels du Niger, Mayaki Hamdalaye, s'exprimant au nom de ses pairs, a félicité le nouveau chef de canton avant de lui prodiguer des sages conseils qui se rapportent à la culture de la paix, à la tolérance, aux respect des pratiques coutumières, à la défense des administrés, à la justice et à l'impartialité et surtout à faire toujours preuve de dignité et de loyauté.

La pose du turban et la remise des symboles du pouvoir par le Sultan de l'Aïr Ibrahim Oumarou Ibrahim et le chef de canton d'Illéla Yacouba Habibou Oumani à celui sur qui les populations ont porté leur choix pour être à la tête du canton ont été des moments de grande émotion. Ainsi par ce geste Abdou Kadri Attawel vient d'être intronisé comme 6ème Sarkin Abzin de Doguérawa. Le gouverneur de la région de Tahoua, M. Moussa Abdourahmane a demandé au nouveau chef de canton de Doguérawa de veiller scrupuleusement à la protection des droits et des libertés individuelles et collectives des citoyens et des communautés ; à la sauvegarde de l'harmonie et de la cohésion sociale au sein du canton ; à la sécurité des biens et des personnes ; au maintien de l'ordre public ; au renforcement des rapports de bon voisinage avec les autres communautés, à la rigueur dans l'application de la justice sociale un idéal auquel le Président de la République, SE. Issoufou Mahamadou, et les autorités de la 7ème République accordent une importance particulière dans la conduite des affaires publiques notamment celles relatives à la question des affaires coutumières. M. Moussa Abdourahmane a enfin invité les populations de Doguérawa à soutenir le nouveau chef afin qu'il puisse efficacement accomplir la mission qui lui est attribuée.
Il faut rappeler que l'honorable Abdou Kadri Attawel a été élu à la tête du canton de Doguérawa, le 25 août 2018, succédant ainsi à son oncle Ibrahim Attawel rappelé à Dieu le 25 mai 2018 de suite d'une courte maladie. Né le 17 juillet 1963, le nouveau Sarkin Abzin de Doguérawa est instituteur de formation. Il est marié et père de 10 enfants.
Abdou Abdourahmane,
ONEP-Tahoua

01/11/18


prn-1Le Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou, a effectué, hier, une visite sur le site de construction du pont Farié, situé à 65 km de Niamey. Accompagné du ministre, Directeur de Cabinet Ouhoumoudou Mahamadou, du ministre de l'Equipement, M. Kadi Abdoulaye et de plusieurs personnalités, le Chef de l'Etat a tenu à se rendre compte de l'état d'avancement des travaux de ce pont, démarrés depuis le 3 juin 2016 et exécuté par la société chinoise China Géo Engineering Corporation Int. (CGTINT).
Les délais d'exécution de ce vaste chantier est de 46 mois pour les travaux, et 47 mois pour les prestations de contrôle. Les travaux sont financées à hauteur de près de 13 milliards de FCFA par le Banque Africaine de Développement (BAD). A la date d'hier le taux d'exécution des travaux est de 23 % pour une durée de 28 mois et 28 jours. Selon les techniciens, ce chantier comprend le pont principal, les travaux routiers et les aménagements connexes.
Concernant le pont principal il s'agit, toujours selon les techniciens d'un pont à poutres préfabriquées précontraintes par pose-tension (VIPP) de 640 m de long et à 16 travées de 40 m chacune. Le tablier de 12,50 m de largeur avec 2 voies de 3,50 m et 2 trottoirs de 2,00 m de largeur ; 64 poutres préfabriquées en béton précontraint, longueur : 40 m, poids : 115 t, hauteur : 2,10 m entre axes : 33 m, hourdis : 20 cm d'épaisseur. 15 piles composées chacune d'un chevêtre sur 3 colonnes de 1,6 m de diamètre fondées sur une semelle qui repose sur 6 pieux de 1 m de diamètre et de 20 m de longueur et deux culées s'appuyant sur une semelle qui repose sur 8 pieux de 1 m de diamètre et de 20 m de longueur. Le taux d'exécution des travaux à cette date est de 18,42 %.
Concernant les travaux routiers, ils regroupent 2 voies d'accès de 2,871 km de longueur totale reliant le projet à la RN1 et à la RN4 à travers des carrefours à sens giratoire. Une 1ère voie d'accès à la rive gauche de 1,529 km de longueur raccordant le RN1 (PKO) au pont, une 2ème voie de 1,342 m de longueur reliant le pont à la RN4 au niveau de la rive droite, une purge et substitution du mauvais sol sur une longueur de 350 m au niveau de la rive droite et 3 ouvrages d'équilibre (dalots 4x4). Pour les routes, les taux d'exécution est de 10,21 %.
Pour ce qui est des aménagements connexes, ils concernent la construction de 2 blocs de 4 salles de classe y compris bureau, magasin, latrines et points d'eau ; la construction d'un marché rural à Farié, la construction de 2.310 m de clôtures pour les divers aménagements connexes sus-indiqués et le cimetière de Farié et l'installation de 160 candélabres d'éclairage public à l'énergie solaire. Ce volet est à 25,75 % de taux d'exécution.
prn-2En livrant ses impressions à la presse, à l'issue de cette visite, le Président
Issoufou Mahamadou a indiqué que : «Ce pont va être nommé "Djibo
Bakary". Parce que Djibo était une grande figure de la politique nigérienne. On sait le rôle qu'il a joué dans la lutte anticoloniale, en vue de l'indépendance de notre pays. Donc ce pont va porter son nom». Il s'agit, selon le Président de la République, d'un pont qui permet de désenclaver définitivement Téra. «Certes on a construit la route Farié-Téra,pont mais il manquait une infrastructure de franchissement du fleuve. Jusqu'ici on a recours au bac. C'est très lent, çà provoque des ruptures de charges, surtout au niveau des transporteurs», a expliqué SE Issoufou Mahamadou.
Désormais, a promis le Chef de l'Etat, ces problèmes vont être réglés, avec la réalisation de ce pont, qui va coûter environ 13 milliards FCFA. Le
Président Issoufou a aussi précisé que c'est un chantier qui donne du travail aux jeunes nigériens. «Pour l'instant, il y a une centaine de Nigériens qui y travaillent et au plus fort des activités du chantier, il y aura environ 300 jeunes nigériens qui seront employés », a-t-il ajouté. « Je constate que les travaux avancent très bien. Nous sommes à 23% de taux d'exécution. Il est prévu que le chantier soit terminé au mois de janvier 2020. Donc à partir de cette date, on aura plus besoin de bac ici à Farié», a souligné le Président
Issoufou Mahamadou.

Mahamadou Diallo
31/10/18


audienceLe Président de la République, Chef de l'Etat SE. Issoufou Mahamadou a rencontré, hier après-midi, une délégation composée des ministres du G5 Sahel et des membres de l'Alliance Sahel. Cette rencontre a eu lieu en présence notamment du ministre Directeur de Cabinet, M. Ouhoumoudou Mahamadou, du ministre en charge des Affaires étrangères, M. Kalla Ankouraou, celui de la Défense nationale, M. Kalla Moutari et de la présidente du Conseil des Ministres du G5 Sahel, Mme Kané Aïchatou Boulama. A leur sortie d'audience, le Responsable de l'Unité de coordination Alliance Sahel, M. Jean-Marc Gravellini, a indiqué le G5 Sahel et l'Alliance Sahel ont, au terme d'une journée d'échange, signé un protocole, « pour forger et renforcer leur partenariat, pour travailler ensemble afin d'accélérer les projets, avoir plus d'efficacité mais aussi pour mettre en place des programmes d'urgence dans les zones fragiles, qui sont aujourd'hui touchées par la crise». «Le Président de la République nous a encouragé à poursuivre dans cette voie, autour du G5 et de l'Alliance » a-t-il confié. «Donc tous les partenaires de l'Alliance Sahel sont au service du G5 Sahel pour plus d'efficacité dans nos projets, plus de rapidité et plus d'impact pour les populations », a conclu Jean-Marc Gravellini.
Mahamadou Diallo
31/10/18


echangeLe Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur, M. Kalla Ankouraou, a présidé le lundi 29 octobre dernier à Niamey, la cérémonie de signature de l'accord sur le libre exercice d'activités rémunérées des personnes à charge du personnel diplomatique, consulaire, administratif et technique des Missions Diplomatiques et Consulaires de l'Espagne et du Niger. Cette nouvelle preuve de la bonne coopération bilatérale entre la République du Niger et le Royaume d'Espagne, concrétisée par les signatures du ministre des Affaires Etrangères et du Directeur Général pour l'Afrique du Ministère des Affaires Étrangères, de l'Union Européenne et de la Coopération de l'Espagne, permet aux personnes à charge des personnels des Missions Diplomatiques et Consulaires des deux pays, de s'épanouir plus librement dans un cadre officiel.
Cet Accord vient s'ajouter à l'important arsenal juridique du cadre bilatéral existant entre la République du Niger et le Royaume d'Espagne et portant sur des axes prioritaires d'intervention dans les domaines de la santé, du genre, de l'humanitaire, du social, de l'immigration, de l'agriculture, de la sécurité alimentaire et de la culture. En effet, depuis l'année 2008, l'Espagne a adhéré au fonds commun des donateurs du Dispositif National de Prévention et de Gestion des Catastrophes et crises alimentaires. Aussi, avec l'approbation du 3ème Plan directeur de la coopération espagnole 2009-2012, le Niger est dans la catégorie des pays A « d'association élargie ». En
dehors de ce cadre bilatéral et étatique, la coopération espagnole intervient également au Niger, à travers des subventions accordées aux ONG, notamment la Croix Rouge, et la FUDEN.
Mais l'essentiel des programmes de coopération mis en œuvre au Niger par l'Agence Espagnole de Coopération Internationale sont à termes. C'est pourquoi, a rappelé le Ministre Kalla Ankouraou, il est important « que nous puissions approfondir les échanges entre nos deux gouvernements en vue de faire le bilan et relancer de nouveaux projets dans les domaines prioritaires ». Des discussions bilatérales, a-t-il ajouté, peuvent être initiées pour reconduire lesdits programmes en tenant compte des priorités de développement du Niger et surtout de sa position stratégique dans la lutte contre l'insécurité, le trafic en tout genre et l'immigration clandestine.
Le Directeur Général pour l'Afrique du Ministère des Affaires Etrangères, de l'Union Européenne et de la Coopération de l'Espagne, M. Raimundo Robredo Rubio, a tenu à saluer l'excellence de la coopération bilatérale nigéro-espagnole. Il a relevé l'importance du leadership du Président de la
République, S.E Issoufou Mahamadou dans le G5 Sahel. « Ça fait déjà onze ans que nous sommes au Niger, et nous comptons établir des relations bilatérales à long terme », a affirmé M. Raimundo Robredo Rubio. L'accord signé aujourd'hui, a-t-il conclu, est une autre pièce qui vient s'ajouter à la coopération déjà dense qui existe entre le Niger et l'Espagne.

Souleymane Yahaya
(Stagiaire)


conferenceAu terme d'une mission du Fonds monétaire international (FMI) ayant séjourné dans notre pays, le ministre des Finances, M. Hassoumi Massoudou et le chef de la mission du Fonds Monétaire International (FMI), M. Christoph A. Klinge par ailleurs Chef Division Adjoint Département Afrique ont animé hier matin, une conférence de presse conjointe au ministère des Finances à Niamey. Il s'est agi de conclure la troisième revue du programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC), dans le contexte des reformes économiques engagées par le gouvernement du Niger.
Introduisant la conférence, le ministre Massoudou Hassoumi a souligné d'abord l'importance de cette troisième revue du programme FEC, qui a fait l'objet de la mission de deux semaines effectuée par la délégation du FMI. « Cette revue est importante, en ce qu'elle permet de mesurer et apprécier les résultats de l'année 2018 et aussi de donner les appréciations sur les perspectives, notamment le budget 2019 » a déclaré le ministre des Finances. Un travail intense a été fait, du 17 au 30 octobre 2018, par le ministère des Finances et d'autres ministères et institutions concernés y compris la société civile. « La revue a été complète, elle a évalué l'ensemble de la situation économique du pays », a expliqué M. Massoudou Hassoumi.
Selon le communiqué lu par le Représentant résident de FMI, les autorités nigériennes et l'équipe du FMI ont abouti à un accord de principe pour l'achèvement de la troisième revue du programme appuyé par la FEC et pour l'augmentation de l'accès aux ressources du FMI (19,7 millions de DTS, environ 15,5, milliards de FCFA). Et le Gouvernement du Niger reste fermement engagé à la mise en œuvre des reformes de son Plan de Développement Economique et Social, (PDES 2017-2021), appuyé par l'accord au titre de la FEC. La situation budgétaire demeure dans l'ensemble satisfaisante et le déficit global devrait baisser significativement à 4 ,5% du PIB en 2018. Le projet de budget 2019 prévoit de dégager un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires tout en progressant vers le respect des critères de déficit budgétaire de l'UEMOA.
En ce qui concerne l'agenda des reformes structurelles, l'équipe du FMI salue les efforts continus des autorités dans le cadre de l'amélioration de l'environnement des affaires par le biais de l'inclusion financière et de l'apurement des arriérés de paiement intérieurs. Des mesures prises, récemment pour augmenter la scolarisation, et en particulier celle des jeunes filles, contribueront à réaliser les objectifs nationaux en matière d'égalité des genres. Les reformes en cours de la fonction publique et des administrations publiques aideront à rendre l'action du gouvernement plus efficiente et transparente.
Ensuite le Chef Division Adjoint Département Afrique de FMI, M. Christoph A. Klinge a partagé ses appréciations relativement à la situation économique du Niger. «Dans l'ensemble il y'a des progrès significatifs dans le cadre de la mise en œuvre du programme que nous avons avec le gouvernement nigérien. Nous percevons aussi des perspectives intéressantes, en ce qui concerne un certain nombre des projets qui ont commencé ou qui sont sur le point de commencer » a-t-il déclaré. Pour l'avenir, le chef de la mission du FMI estime qu'il est aussi important de mettre en place d'autres reformes structurelles pouvant contribuer davantage au développement du secteur privé en particulier.
''Le budget 2019 consacre 21% au secteur de l'éducation'' selon le ministre Massoudou Hassoumi
Cependant, relativement à la question des finances publiques, des défis restent à relever. « Il est nécessaire d'assurer l'espace fiscal, pour renforcer la finance publique, fournir des efforts d'amélioration de la qualité des dépenses » a mentionné le ministre Massoudou Hassoumi. Le ministre des Finances a relevé concernant la situation générale que les recettes propres de l'Etat ne couvrent que 60% des dépenses publiques. « C'est un défi énorme » a-t-il reconnu. Et pour y faire face, la mobilisation des recettes, par l'amélioration de l'administration des taxes doit être une réalité. D'autre part, du coté des dépenses publiques l'accent sera mis sur l'exigence de la qualité à travers l'efficience et l'efficacité. «Depuis le début de l'exercice du programme, il y'a de cela deux ans, la question de l'espace budgétaire a toujours suscité beaucoup d'intérêt, en vue créer les conditions du financement des secteurs prioritaires définis dans le programme du Président de la République, Chef de l'Etat » a déclare le ministre Massoudou.
« Concernant le secteur de l'éducation, le budget 2019 lui consacre 21%. La sécurité occupe 14,5% du budget. A propos de la santé, la recommandation de l'OMS prônait 8%, le Niger a dépassé cet objectif en y consacrant près de 10%. Les infrastructures sont prévues à hauteur de 17% et l'agriculture environ 19% » a annoncé le ministre des Finances. M. Massoudou Hassoumi d'ajouter qu'en augmentant les recettes et en maitrisant les dépenses se dégage l'espace budgétaire, source d'investissement. Cela permettra aussi d'éviter l'endettement excessif, de réduire le déficit budgétaire qui oblige souvent l'endettement. « Par conséquent, on doit s'en tenir pour que nos propres ressources puissent nous permettre de financer l'essentiel. Ce sont des investissements structurants que nous faisons, pour aller vers la croissance. L'autre challenge, c'est de rendre inclusive cette croissance, elle doit être partagée pour être au large profit des populations» a-t-il soutenu.
Pour le ministre des Finances, l'une des principales difficultés c'est aussi le secteur informel, représentant 54% du PIB hors PIB rural. Avant 2018 sa contribution au budget était de 0,37%. « Suite aux mesures prises il est amené à hauteur de 1,5% au terme de l'année 2018. Pour 2019, nous escomptons 3% de la part du secteur informel. Ce n'est pas énorme, mais c'est une progression qui s'amorce. Evidemment qu'on ne va pas anticiper. Mais, nous prenons que des dispositions seront prises pour qu'il n'y est pas une envolée des prix », a dit le ministre des finances.
''La croissance économique est plus élevée que nous l'avions pensée'' déclare M. Christoph A. Klinge
Pour M. Klingen, l'économie nigérienne est en train de s'améliorer. « À l'issue du travail que nous venons d'accomplir, ces deux dernières semaines, nous nous sommes rendu compte que la croissance économique est plus élevée que nous l'avions pensée », a confié M. Klingen. Du reste, le communiqué lu par le Représentant résident de FMI au Niger a rapporté que la stabilité macroéconomique reste fermement établie, et la croissance économique est en voie d'accélération, malgré un environnement extérieur difficile. Elle devrait passer de 5,2% en 2018 à 6,5% en 2019, favorisée par une bonne campagne agricole et la mise en chantier de grands projets d'investissement. La croissance s'élèverait à un peu plus de 7% en moyenne sur les cinq prochaines années, soutenue par l'initiative 3N. Le contenu local et les contributions budgétaires de ces projets en constituent les principales retombées bénéfiques pour l'économie locale. L'inflation devrait baisser pour s'établir en-dessous de la norme de l'UEMOA en 2019. « Cette croissance serait en effet soutenue davantage par les grands projets en cours. Notamment, le Millenium Challenge (MCC), le barrage de Kandaji etc. » estime le chef de la mission du FMI.
Il faut noter que cette mission de FMI a, durant son séjour, rencontré le Président Issoufou Mahamadou, le Premier ministre Brigi Rafini et le Ministre des Finances Massoudou Hassoumi. En outre elle s'est entretenue avec la ministre en charge du Plan, le ministre du Pétrole, le ministre Délégué du Budget, le Conseiller Spécial du Président, le Haut Commissaire à l'Initiative 3N, le Directeur National de la BCEAO, d'autres hauts cadres de l'administration et des représentants du secteur privé.
Mahamane Chékaré Ismaël
Abdoul Aziz Moumouni Idrissa
(Stagiaires)


confLes députés membres de la Commission des Affaires Etrangères et de la coopération de l'Assemblée nationale ont tenu, hier dans la salle de réunion de ladite Commission, une séance de travail avec l'ambassadeur de la République de Cuba au Niger, SE. Jorge José Hadad Capote.
L'objectif de cette rencontre dirigée par M. Bachir Abdoul Aziz Sidi, président de la Commission, est de discuter de la coopération et le renforcement des relations parlementaires entre les deux pays et surtout entre les groupes d'amitié Cuba-Niger. A l'issue de la rencontre, le diplomate cubain s'est dit très satisfait d'avoir rencontré des députés engagés pour le renforcement de partenariat et la consolidation de la diplomatie parlementaire. «Je suis fier de constater que, les parlementaires nigériens veulent soutenir notre coopération dans les domaines sociaux ; économiques et diplomatiques. Le Niger peut toujours compter sur le Cuba dans l'accompagnement de son développement. Nous avons également échangé sur les voies et moyens permettant de consolider la coopération bilatérale, notamment celle des groupes
parlementaires d'amitié de nos deux pays»,
a-t-il expliqué.

Seini Seydou Zakaria(onep)
31/10/18

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !
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