Le Sahel

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Tinni Abdou

 

 

 


Lambassadeur-des-USA-avec-les-jeunes-participants-au-camps-de-basket-ballL'ambassadeur des Etats Unis d'Amérique au Niger, SEM. Eric P. Whitaker qu'accompagnent les responsables du Centre Culturel Américain et de l'USAID, a séjourné du mercredi 6 au vendredi 8 février 2019 à Maradi. Ce déplacement s'inscrit dans le cadre de la célébration du mois des Afro-Américains qui a lieu tous les mois de février de chaque année. Les activités inscrites à l'agenda de la célébration ce mois des Afro-Américains sont entre autres, la projection des films, le basketball (camp des jeunes) et plusieurs rencontres avec les autorités régionales.
A son arrivée à Maradi, l'ambassadeur américain s'est rendu à la délégation spéciale de Maradi où dans un entretien avec le président de ladite entité, SEM. Eric P. Whitaker a évoqué les différents domaines d'intervention des Etats Unis au Niger et dans la région de Maradi en particulier. Il a rappelé les trois domaines d'intervention de son pays au Niger, notamment la Démocratie, la Défense et le Développement. Le Président de la Délégation Spéciale de Maradi, M. Mahamane Lawali Issa a profité de cette visite pour présenter à l'ambassadeur américain deux documents ficelés par la Ville de Maradi ayant trait à l'éducation, et à la voirie à travers lesquels ils sollicitent un financement de la coopération américaine. Dans l'après-midi, SEM ERIC P. Whitaker a rendu une visite de courtoisie à l'Honorable Sultan du Gobir, Abdou Balla Marafa. Là aussi, la coopération bilatérale était au menu de l'entretien.
Au deuxième jour de sa visite à Maradi, l'Ambassadeur des Etats Unis au Niger, SEM. ERIC P. Whitaker a procédé à l'Université Dan Dicko Dankoulodo au lancement du Camp de Basket-ball, ayant regroupé 110 jeunes filles et garçons âgés de 10 à 11 ans. Dans son discours, l'Ambassadeur a fait remarquer que le basketball a été inventé aux Etats-Unis et demeure toujours l'un des sports les plus populaires en Amérique. «Chaque année, en février, les Etats Unis célèbrent le mois de l'histoire des Africains Américains, ce qui rend ce camp de basketball encore plus spécial » a-t-il dit. SEM. ERIC P. Whitaker a demandé aux jeunes apprenants de développer leur caractère en apprenant davantage sur la coopération, l'amitié, la loyauté, la maîtrise de soi, la confiance en soi. Dans l'après-midi, la finale de basketball a opposé l'équipe de l'AS Police de Niamey à celle de Maradi, qui a vu la victoire des policiers.
Avec sa délégation, l'ambassadeur des Etats Unis d'Amérique s'est rendu ensuite à l'espace Américain de Maradi, ou centre culturel. Des explications lui ont été données sur le fonctionnement de ce centre et les différentes formations qui y sont assurées. SE ERIC P. Whitaker a ensuite visité le Centre Mère et Enfant de Maradi, plus précisément le pavillon de néonatalogie. Sur place, le diplomate américain a pu constater les conditions dans lesquels travaille le personnel qui a en charge les enfants prématurés. A ce niveau, il lui a été signalé le besoin d'un peu plus de moyens. Enfin, la dernière visite a conduit SE ERIC P. Whitaker à Dargué, un village du département de Guidan Roumji. Là, il s'agissait pour le diplomate américain de constater les différents projets financés par l'USAID à travers des ONG et institutions telles que World Vision, le PAM, l'UNICEF, FIDA, la Croix rouge ou l'ONG AREN. Les domaines d'intervention sont entre autres la cantine scolaire, la santé, les travaux de récupération de terres dégradées sur 1500 ha.
Pour ce qui est de l'éducation, l'avènement de la cantine scolaire a nettement boosté le taux de fréquentation scolaire qui est passé de 92% en 2013 à 99,39% en 2018; le taux d'admission au collège est passé de 48% à 76% en 2018. L'Ambassadeur s'est aussi rendu sur un périmètre de récupération de terres dégradées qui est à sa quatrième année. Sur les lieux, on constate que la végétation et les arbres ont régénéré occasionnant le retour de certaines espèces telles que l'outarde, les pintades sauvages, les lièvres. A l'issue de toutes ces visites, SEM. ERIC P. Whitaker n'a pas caché son émerveillement face au programme de développement en cours d'exécution dans ce village de Dargué. Il a apprécié positivement les résultats obtenus tant sur le plan scolaire, nutritionnel qu'environnemental.

Tiémogo Amadou ANP-ONEP Maradi

11/02/19

 

 

 


prn-1Le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, a procédé, dans la matinée d'hier, au lancement officiel des travaux d'aménagement de la Corniche Yantala. Ce projet constitue un des projets phares du Programme de la Renaissance et propose une vision d'avenir durable étroitement tournée vers la jeunesse de notre pays. Aussi, il permettra aux générations futures nigériennes de disposer d'infrastructures et d'équipements modernes adaptées, en parfaite harmonie avec le contexte physique et historique. Ont pris part à cette cérémonie, le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur, M. Bazoum Mohamed assurant l'intérim du Premier Ministre, les membres du Gouvernement, le deuxième vice-président de l'Assemblée Nationale, le Haut Représentant du Président de la République, les représentants des Partenaires Techniques et Financiers, les Chefs des missions diplomatiques, les Chefs traditionnels, les leaders religieux et plusieurs invités.
Ce projet de modernisation de la Corniche et du quartier Kombo, qui va être déménagé, est, a indiqué le Président Issoufou Mahamadou, une nouvelle étape dans la mise en œuvre du Programme Niamey Nyala. Niamey, a indiqué le Chef de l'Etat, a la chance d'être traversée par le fleuve Niger sur 35 Kilomètres. «Comme l'a dit l'Administrateur délégué de la ville, Niamey jusqu'ici a tourné le dos au fleuve et nous avons décidé de faire en sorte que le regard de Niamey soit désormais dirigé sur le fleuve, nous allons aménager les berges du fleuve pour que l'aménagement du fleuve soit intégré à l'aménagement urbain de la Ville de Niamey », a affirmé le Président de la République. « Il s'agit donc de mettre en œuvre une partie de ce programme d'aménagement des berges du fleuve ; les autres phases interviendront plus tard », a conclu SEM. Issoufou Mahamadou.
Faire de la capitale une véritable vitrine...
Selon le ministre de l'Equipement, M. Kadi Abdoulaye, assurant l'intérim de son homologue en charge des Domaines, ces travaux viennent s'ajouter à une longue liste d'investissements dont a bénéficié la ville de Niamey dans le cadre du Programme de la Renaissance. Cela dénote, a-t-il affirmé, d'une vision stratégique des autorités de la 7ème République à faire de Niamey une capitale moderne dont les Nigériens ont toujours rêvé. Il a en outre invité les Nigériens à faire siennes toutes ces réalisations qui font leur fierté et feront certainement celle des générations à venir.
Auparavant, le Gouverneur de la région de Niamey a, dans son mot de bienvenue, magnifié ce projet du Président de la République qui, a-t-il dit, était un vieux rêve et une vieille attente des populations de Niamey. Cette route une fois viabilisée va, a dit M. Issaka Hassane Karanta, non seulement fluidifier la circulation mais aussi permettre à nos populations et aux touristes de visiter les berges du Fleuve Niger dans les meilleures conditions.
Pour sa part, le président de la Délégation spéciale de la ville de Niamey, M. Mouctar Mamoudou, a indiqué que Niamey dispose, de par sa fonction de capitale, de la plus forte concentration d'activités de services, devenant ainsi au plan national la ville la plus attractive et une destination privilégiée de population. Avec un taux de croissance de 4,5%, a-t-il expliqué, ce sont quelques 100 000 nouveaux citadins de plus chaque année. C'est ainsi que Niamey à elle seule regroupe près de 40% de la population urbaine du pays avec une population de plus de 1 500 000 habitants.

A cette forte concentration humaine et d'activité, ajoute le président de la Délégation Spéciale, manquait jadis des services essentiels, notamment des routes pour une meilleure
mobilité, de l'assainissement des espaces publics aménagés, de l'éclairage favorisant l'économie, la sécurité, l'ambiance urbaine, etc. Aujourd'hui affirme M. Mouctar
Mamoudou, la population de Niamey, à son grand bonheur, tend à oublier cette vie dans le gouffre, grâce au Programme Niamey Nyala initié et conduit par les soins du Président de la République. «Le programme Niamey Nyala a su valoriser les atouts et opportunités de développement dont dispose notre chère capitale tout en apportant une réponse aux préoccupations qui assaillent ses habitants», a-t-il soutenu.
En effet, poursuit le président de la Délégation Spéciale de la ville de Niamey, l'aménagement de la Corniche en vue de son intégration dans le tissu urbain est la consécration de la vision du Programme Niamey Nyala, car la ville de Niamey est née du fleuve mais depuis lors, elle lui a tourné le dos ; les berges sont délaissées pour l'ensablement et l'insalubrité ; le fleuve a tendance à devenir une déchetterie. Le présent projet vise, selon lui, à tourner le regard de la ville de Niamey à sa source, à son berceau et réconcilie enfin la fille devenue coquette Niamey et sa mère le fleuve pour une renaissance.

Un projet de modernisation pour la fierté de tous les Nigériens...

prn-2Niamey Nyala, a rappelé M. Mouctar Mamoudou, est une vision de renaissance urbaine pragmatique adressée à un chemin d'aménagement multidimensionnel, technique, social, culturel, historique, économique et environnemental. « La ville de Niamey dispose d'un grand atout qui a favorisé son essor, le fleuve Niger. Cette étendue d'eau naturelle traverse la ville sur une distance de 35 Kilomètres et une exploitation judicieuse de ce fleuve ainsi que de son intégration dans le tissu urbain contribuera assurément à faire rayonner l'image de notre ville à l'échelle internationale», estime
l'Administrateur délégué.
« Il s'agit ici, de réhabiliter dans l'immédiat la route de Kombo qui longe la Corniche sur une distance de 3,36 Kilomètres en une fois deux voies avec un trottoir de 2 mètres de part et d'autre y compris son éclairage afin d'en faciliter l'accès et la traversée. Le cadre sera également viabilisé et déclaré Zone d'Aménagement Concertée (ZAC) ».Une-vue-de-ce-que-sera-la-Corniche-de-Niamey--la-fin-des-travaux
A l'issue de cette réhabilitation, notifie M. Mouctar Mamoudou, l'aménagement consistera à développer des espaces publics de détente, de loisirs, de commerce, de logement, des différents standings comme une urbanisation adaptée, règlementée et exemplaire le long de la Corniche Yantala et à créer une passerelle piétonne qui relie la ville aux abords du fleuve passant par la place des Nations Unies communément appelée la place du Palais des Congrès.
Le président de la Délégation Spéciale a par ailleurs invité la population à prendre soin de ces infrastructures construites à grand frais et lancé un appel à l'endroit des Partenaires Techniques et Financiers, des investisseurs locaux et institutionnels de s'intéresser et investir massivement dans ce projet à fort rendement économique, financier et social et ainsi accompagner le Niger dans ses efforts de développement. Il a enfin annoncé l'organisation très prochainement d'une table ronde en vue de présenter le projet dans tous ses détails et bouclé son financement qui se chiffre à 67 milliards de FCFA dans un partenariat basé sur la plus-value foncière.

Aïchatou Hamma Wakasso(onep)
08/02/19


audienceLe deuxième Vice-président de l'Assemblée Nationale, M. Liman Ali Mahamadou, a reçu hier en audience, une forte délégation de la Commission nigériane de lutte contre les délits économiques et financiers ou Economic and Financial Crimes Commission (EFCC), l'équivalent de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et Infractions Assimilées (HALCIA) au Niger, conduite par le président de ladite Commission, M. Ibrahim Moustapha Magou, venu dans le cadre du renforcement du partenariat dans la lutte contre les crimes économiques.
À l'issue de cette audience, le président de la Commission nigériane de lutte contre les délits économiques et financiers, M. Ibrahim Moustapha Magou a indiqué que cette visite à l'Assemblée Nationale entre dans le cadre du renforcement de partenariat entre les deux pays, notamment dans la
lutte contre les crimes économiques. Selon lui, «la lutte contre la corruption est une action qui a besoin de la contribution de tout un chacun car c'est un phénomène qui nous concerne». «La corruption n'a pas de frontière ; elle touche presque tous les pays du monde ; et le plus important, c'est de faire en sorte que les délinquants économiques du Niger ou du Nigéria n'échappent pas à l'enquête des Commissions de ces deux pays ».
Mamane Abdoulaye(onep)
08/02/19

 

 

 


lettreLe représentant résident de l'Organisation Internationale pour les Migrations au Niger, M. Martin Wyss a présenté, hier matin, la copie figurée de sa lettre de créance, au ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération de l'Intégration Africaine, et des Nigériens à l'Extérieur, M. Kalla Ankouraou. Le représentant de l'OIM était accompagné à cette cérémonie, par deux de ses proches collaborateurs. Ce fut également l'occasion de présenter ces derniers à l'autorité nigérienne pour une meilleure coopération, dans l'exercice de ses fonctions à la tête de l'OIM-Niger. Cette coopération s'avère capitale au regard du rôle stratégique du pays dans la lutte contre la migration irrégulière.

Onep
08/02/19

 

 

 

 

 

 


invitMonsieur le président de la Délégation Spéciale, pouvez-vous nous parler de vos réalisations depuis que vous êtes à la tête de la Délégation spéciale de la ville de Niamey et leurs impacts sur le quotidien des populations ?
Je dois d'abord remercier l'Office National d'Edition et de Presse (ONEP), pour l'occasion qu'il me donne, encore, pour parler des travaux que nous faisons depuis notre arrivée à la tête de la Délégation Spéciale de notre capitale, sans oublier les perspectives, à l'avenir, pour rendre Niamey encore plus Nyala. Je dois dire que dès notre arrivée à cette fonction, nous nous sommes fixés des priorités. La première est celle qui consiste à mettre les agents de notre administration au travail, au service de la population. Il faut rappeler que les communes, les municipalités sont des structures de proximité et de gestion au quotidien mais aussi de l'avenir de la ville. Nous nous sommes inscrits dans cette logique de mener et de gérer nos actions ensemble, au quotidien. La deuxième priorité consiste à assurer à la population de Niamey les services essentiels. Pour que ces deux priorités soient accomplies, il faut des moyens. Ce qui nous amène logiquement à la troisième priorité, qui est la mobilisation des ressources pour atteindre ces objectifs mais aussi l'utilisation responsable et rationnelle de ces ressources. Concernant la première priorité, l'une des premières choses à faire, c'est de payer les agents des municipalités de Niamey. Nous nous sommes donc attelé à éponger les arriérés, surtout au niveau des temporaires. Ainsi, très tôt nous avons épuré les arriérés de ces temporaires, à mettre dans les meilleures conditions de travail, ces pères et mères de famille qui, de nuit comme de jour, s'activent dans des caniveaux, dans les ordures, dans les rues, dans la poussière, sous le soleil, pour accomplir leur tâche. En tout cas, nous avons mis le paquet pour que les agents se responsabilisent et se mettent activement au travail, tout en les assurant, régulièrement le paiement de leurs salaires. Donc, depuis notre arrivée, nous n'avons eu aucun mois d'impayé. Et je crois que cela à créer, au niveau du personnel, un engouement, une responsabilité et une envie de travailler. D'ailleurs, j'en profite pour les encourager et les féliciter de tout leur engagement à assurer la gestion urbaine, à assurer la gestion de notre capitale. Nous allons poursuivre cet effort de l'amélioration des conditions de travail de nos agents, en leur fournissant des matériels nécessaires et adéquats. Des instructions fermes ont été données dans ce sens et un suivi régulier est opéré. Donc, je ne pense pas que vous en trouverai, car nous sommes strict voir intransigeant par rapport à l'utilisation rationnelle des engins de la mairie, acquis à grands frais et qui doivent être utilisés uniquement au service des populations de Niamey. Aussi, nous avons procédé au recrutement de près de trois mille (3.000) temporaires, dans l'ensemble de la ville, pour la salubrité, l'entretien des voiries, pour la réparation des nids de poules, notamment. Je pense que les résultats sont remarquables. Concernant la deuxième priorité, qui consiste à assurer les services essentiels à la population, le déploiement de ces moyens humain et matériel a permis d'être à côté des populations, pour répondre à leurs exigences, à leurs souhaits, à leurs envies dans la capitale. Il s'agit d'abord d'assurer une ville propre, une ville où il fait bon de vivre. Il faut des rues, des routes, des quartiers propres. Nos agents sont sur pied de jour comme de nuit pour assurer ces souhaits. Nous avons ainsi fait une opération coup de poing pour réparer les nids de poule de tous les grands axes prioritaires fortement fréquentés. Aujourd'hui, on peut aisément circuler dans la ville de Niamey. Pour une ville, il faut l'entretenir, chaque heure, chaque jour. C'est donc ce travail que nous sommes en train de réaliser depuis notre arrivée à la tête de la Délégation Spéciale de la capitale. Assurer les services à la population, c'est aussi leur créer un cadre agréable. C'est pour cela que nous sommes en train de recréer tous les axes principaux de la ville de Niamey. Pour permettre aux populations d'avoir des activités continues, le jour comme la nuit. Qu'elles aient des activités économiques, culturelles, sociales, de divertissement. En effet, une ville ne fonctionne pas seulement le jour, une ville vit aussi la nuit. Aujourd'hui, Niamey est véritablement une ville qui vit et c'est cela l'ambition qui a animé le Président de la République. En effet, en initiant le programme Niamey Nyala, qui est un programme permanent et continu, il vise à faire de la ville de Niamey une vraie capitale. A l'instar de certaines capitales de la sous-région, des autres grandes villes, il faut faire en sorte que le Niger se dote d'une très grande ville. Et que les autres villes de l'intérieur puissent s'en inspirer. C'est aussi l'ambition visée, toujours par le Président de la République en instituant la fête tournante de la République, qui consiste à des programmes spéciaux de modernisation de nos capitales régionales à chaque fête du 18 décembre. Donc tout le Niger est dans cette dynamique de renaissance culturelle inspirée par le président de la République, dont la ville de Niamey doit être le moteur, la locomotive et l'exemple. Niamey, la capitale doit assurer la direction, de toutes les villes du Niger en étant la vitrine aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur. Progressivement nous sommes en train d'aménager tous les espaces publics de la capitale. C'est le cas au niveau de la Place Niamey Nyala, près de la Poste, du Château I, du rond-point musulman, du Nouveau Marché. Le Jeudi 24 janvier dernier, nous avons lancés des aménagements au Rond-point des Nations-Unies, de celui de Gadafawa, du Parc de Koira Kano et bientôt nous allons lancer aussi des aménagements le long de l'Echangeur des martyrs, les Bois des Nations, bref, tout ce qui est espace public de la ville de Niamey sera aménagé, de façon à créer une ambiance simple, conviviale, de rencontres, d'échanges, de divertissement, pour répondre aux attentes des populations. Cette population de Niamey, étant majoritairement jeune, a besoin d'un cadre pour s'exprimer, pour s'épanouir et nous œuvrons pour offrir ce cadre d'épanouissement à la jeunesse de la capitale, pour qu'elle puisse légitimement être une force active, au lieu d'une force dormante. Dans le cadre de Niamey Nyala, nous allons réveiller et utiliser cette forte jeunesse, pour la construction et le développement de notre capitale.

Les populations semblent positivement apprécier vos actions à la tête de la ville de Niamey. Pouvez-nous donner les raisons de cette adhésion populaire à vos actions ?
Cette adhésion, que vous dites est j'estime la réaction aux réponses que nous apportons aux préoccupations de ces populations. Les populations veulent des responsables, des gérants de leurs territoires, qui ont un sens d'ouverture et d'écoute, qui les associent, pour apporter des réponses à leurs préoccupations, un adage ne dit-il pas : « Si vous faites quelque chose pour moi, sans moi, vous le faites contre moi » ? Alors, nous écoutons ces populations, nous les concertons, nous les associons et nous sommes régulièrement sur le terrain pour répondre à leurs attentes, à leurs aspirations, apporter des réponses appropriées à leurs besoins, car nous sommes justement là pour ça et rien que pour ça. C'est à cet exercice que, mon équipe et moi, œuvrons chaque jour. Je suis, en effet entouré d'une équipe dynamique, solidaire, engagée. C'est avec cet engouement et la volonté de toute cette équipe que nous agissons, que nous réalisons tout ce travail. En plus les populations voient et observent, elles vivent, je dirais au quotidien et concrètement les résultats. Aujourd'hui si les routes sont en bon état, les caniveaux sont curés, les voies éclairées, les espaces aménagés, les ordures évacuées, bref, si la ville est propre, si le cadre de vie est assaini, ceux qui en profitent ce sont surtout les populations. Cependant, pour que cela se réalise et perdure, il faut que ces mêmes populations apportent leur concours. Il faut absolument que la population de Niamey participe. La première façon de participer, c'est d'abord de ne pas gâter ce qui est réalisé ou réparé, c'est aussi de ne pas détruire ce qui existe. De ne pas détériorer l'existant, le cadre. La deuxième façon de participer, c'est d'apporter son concours pour que ce qui est fait perdure. Qu'il se pérennise dans le temps. Nous demandons donc cet effort civique, aux populations aussi bien sur le plan individuel que collectif, même si c'est en groupe. La ville de Niamey se tient à leur disposition pour les écouter, pour prendre en compte leurs préoccupations, pour travailler avec eux, pour qu'ensemble, de manière collective et consensuelle, nous puissions gérer et bien gérer la ville de Niamey, pour le bénéfice de tout un chacun. On ne le dira jamais assez, Niamey Nyala, c'est l'affaire de tous.

Monsieur le Délégué Spécial, avez-vous les moyens de votre politique, sinon avez-vous un plaidoyer envers vos partenaires ?
Votre question me permet de rebondir sur la troisième priorité, qui est aussi la mobilisation des ressources. La gestion d'une ville est complexe car elle demande énormément de moyens. Dire que j'ai les moyens serait exagéré. Dire que je n'ai pas les moyens, ne me parait pas aussi une réponse appropriée. Je pense que quand on a une responsabilité, on doit avoir la capacité de se battre pour trouver les moyens. Mais surtout utiliser rationnellement et de manière responsable les moyens disponibles. Aujourd'hui nous avons mis l'accent sur la mobilisation des ressources, nous profitons de cette occasion pour remercier les contribuables, pour leur esprit de civisme et de citoyenneté, ceux-là qui ont eu la bonne volonté de s'acquitter de leurs taxes et impôts. Ce qui est aussi réconfortant pour eux et pour nous, c'est qu'ils remarquent l'utilisation responsable qui est faite de ces ressources sur le terrain. Nous sommes aussi très regardants sur les coûts et les qualités des réalisations. En effet, nous veillons à ce qu'il n'y ait pas de surfacturation, à éviter des travaux mal ou non exécutés. Les travaux engagés par la ville de Niamey, doivent être exécutés dans les règles de l'art. Toute entreprise qui exécute mal un contrat, une mission, ou un quelconque travail qui lui a été donné par la ville de Niamey, se verra dans l'obligation de le reprendre. Sur cet aspect, nous sommes tout aussi intransigeants. Je pense qu'il faut que nous continuions dans cette démarche d'utilisation responsable et rationnelle de nos moyens et de nos ressources. C'est cela qui nous permettra d'optimiser, avec le peu qu'on a pour avoir des résultats. Nous devons aussi nous donner assez d'intelligence, d'initiative pour créer des nouvelles sources de financement, de mobilisation de ressources. Il faut que nous ayons le courage et l'initiative de faire des réformes qui vont nous permettre d'avoir beaucoup plus de moyens et par conséquent de répondre, au mieux, aux exigences et souhaits des populations de notre capitale. Et du coup, faire avancer cette ambition du Président de la République, celle de faire de Niamey, une ville véritablement Nyala, coquette.

Interview réalisée par Mahamadou Diallo (onep)
08/02/19

 

 

 

Faut-il haïr les réseaux sociaux ?

Publié dans L'air du temps

 

 

 


assane-soumanaOn a déjà tout dit et médit des réseaux sociaux. Pour les uns, écœurés par le flux incessant de Fake-news, les réseaux sociaux ne nous servent qu'un cocktail imbuvable de mensonges et d'intox. Pour les autres, indignés par les dérives et les extravagances qui s'y adonnent, les réseaux sociaux constituent une sorte de cimetière de nos valeurs morales et humaines. Ainsi, tandis que Facebook est taxé d'être un podium de subversion massive et Badoo de plate-forme des toutes les débauches, WhatsApp, qui est fatalement le plus populaire des réseaux, est couvert de la triste réputation de ''réseau de tous les dangers et dérives''.
Et la question qui s'impose à tous est la suivante : faut-il pour autant bannir (ou même maudire) les réseaux sociaux ? Ces outils, on le sait, ont eu pour effet de révolutionner le monde en permettant d'ouvrir une grande fenêtre de communication à la fois facile et illimitée, à la portée de tous. Il est tout à fait évident que l'avènement de ces plateformes de communication accessibles et incontrôlables ne saurait se faire sans conséquences ni regrets.
Aujourd'hui, nous sommes inondés à longueur de journées d'infos et de ''news'' partagés d'un interlocuteur à un autre, pour s'étendre à de milliers, voire de millions d'autres correspondants. De sorte que, aussitôt qu'une information au relent sensationnel est ''balancée'' sur les réseaux sociaux, elle enfle inéluctablement pour faire le buzz des jours et des semaines durant. Mais rien de mal à cela ! Car, quoi de plus bon que d'accéder aux échos du monde entier, dans un mouchoir de poche emballé dans un smartphone ?
Le problème ne réside pas en soi à la nature des réseaux sociaux, mais plutôt au profil des utilisateurs, dont certains en usent, quand d'autres en abusent. Comme tout autre canal de communication, les réseaux sociaux constituent de simples outils pour échanger et faire circuler les informations utiles. Mais qu'en avons-nous fait ? De véritables espaces aménagés pour faire la promotion du mensonge, de la délation, de la zizanie des injures, bref de l'immoralité ! Il se trouve en effet que, dans les réseaux sociaux, les valeurs morales, jadis chères à notre société, sont royalement foulées du pied. Au lieu de positiver pour en faire un usage profitable à notre société, nos jeunes préfèrent plutôt s'injurier, à véhiculer des fausses informations, amplifier la zizanie, démolir l'édifice de l'unité nationale et des intérêts sur l'autel des guéguerres partisanes. Ne parlons même pas de toutes ces vidéos indécentes et à caractère pornographique partagées sans scrupule ni retenue au mépris de la morale et de la pudeur publique.
Devant toutes ces dérives, nombreux d'observateurs qui se demandent si on doit continuer à assister à la descente aux enfers de nos valeurs morales et humaines sans rien faire. Les législateurs sont interpellés sur cette lancinante question, non pas de l'utilisation des réseaux sociaux, mais du contenu des messages véhiculés.
Assane Soumana(onep)
08/02/19

 

 

 

 

 

 


visite-1La foire annuelle des maraîchers de la région d'Agadez se poursuit à Niamey sur les trois sites qui lui sont dédiés. Pour encourager les maraîchers et stimuler l'intérêt des nigériens pour la consommation des produits du terroir, une forte délégation de personnalités s'est rendue hier matin, sur le site principal de la place Toumo. Sur place, la Première Dame Dr Lalla Malika, en présence du ministre d'Etat Albadé Abouba, du ministre délégué Mohamed Boucha et du Gouverneur Hassane Issaka Karanta, s'est approvisionnée sur le site, panier en main, en pommes de terre, en condiments et en différentes sortes d'agrumes.

 

 

 


FoumakoyeLe ministre du Pétrole, M. Foumakoye Gado a présidé, mardi dernier dans l'après-midi, la cérémonie de clôture de la première édition de la Journée des cadres dudit ministère qui dispose désormais de son site Web dénommé ''www pétrole gouv.ne''. Après une journée de travail, cette première édition des cadres du Ministère du Pétrole a été sanctionnée par une série de recommandations. Les participants ont notamment demandé à l'Etat de créer une Société nationale de Pétrole et au Ministère du Pétrole d'adopter une loi sur le contenu local dans le secteur pétrolier et de mettre en place la structure de sa mise en œuvre.
Les cadres ont également recommandé au Ministère du Pétrole de prendre les dispositions idoines pour actualiser et compléter les dispositions de la Loi 66 sur les EDII en ce qui concerne le secteur des hydrocarbures, à travers un texte réglementaire spécifique au Ministère du Pétrole. Ils ont recommandé au Ministère des Finances de ''faciliter la libération des crédits conséquents au Ministère du Pétrole, dont les activités sont couteuses, stratégiques et ponctuelles''. La réunion a également recommandé au Ministère du Pétrole de mettre à la disposition des agents du Ministère des matériels techniques en vue d'intensifier les missions de contrôle, de créer un cadre de partenariat stratégique avec des centres de formation de référence liés au secteur, des sociétés nationales de pétrole ainsi que des structure spécialisées dans le domaine pour des formations adéquates répondant aux besoins de l'Administration et de ''mettre tout en œuvre pour l'adoption de la loi portant réglementation du secteur pétrolier.''
Dans son intervention, le ministre du Pétrole a d'entrée de jeu déclaré que les objectifs assignés à la rencontre ont été atteints car les échanges ont permis de dresser le bilan des activités accomplies par le Ministère et les difficultés relevées dans l'optique d'atteindre des performances. Cet exercice permettra au Ministère, a-t-il insisté, d'améliorer les performances dans le secteur pétrolier pour promouvoir le développement économique et social. « Un comité mis en place par le Ministère du Pétrole est en train de réfléchir sur le projet de création d'une Société Nationale de pétrole à côté de la SONIDEP ou la transformation de cette dernière », a relevé le ministre Foumakoye Gado qui indique par ailleurs que des dispositions sont en train d'être prises pour renforcer l'effectif du Ministère et assurer un bon fonctionnement des Directions régionales.
Le ministre du Pétrole a également abordé des questions relatives au renforcement des capacités des agents avec la mise en place d'un Plan de carrière où la formation sera pointue, orientée vers la spécialisation avec l'exportation du pétrole brut. « Le nouveau Code pétrolier qui a été adopté vise à encadrer le contenu local, à accorder certaines facilités aux prestataires et sociétés où le taux est actuellement de 4% sur une moyenne africaine de 20%», a déclaré M. Foumakoye Gado. Le ministre du Pétrole a enfin adressé ses vifs remerciements aux sociétés pétrolières, aux autorités régionales et au comité d'organisation de la Journée des cadres du Ministère du pétrole qui ont apporté leur contribution pour la réussite de cette rencontre.

Siddo Yacouba, ANP-ONEP/Zinder
08/02/19

 

 

 

 

 

 


justiceLes 30 et 31 janvier 2019, le Syndicat National des Agents de la Justice a observé une grève en réaction à la non-satisfaction de sa plate-forme revendicative articulée en 13 points. Il faut tout d'abord rappeler que cette plate-forme a fait l'objet à plusieurs reprises de discussions autour du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux en vue de lui trouver des solutions ; la dernière discussion en date a eu lieu le 22 janvier 2019.
A titre de rappel, sur les 13 points de revendication, la chancellerie tient à préciser qu'un certain nombre a fait l'objet de satisfaction. Ainsi, des points comme l'octroi de toges et le paiement des frais de déplacement et de transports des greffiers affectés ont fait l'objet de règlement et de nouvelles inscriptions ont été faites sur le budget 2019 pour apurer les paiements qui ne l'ont pas été en 2018. S'agissant du recrutement des greffiers, d'importants efforts ont été réalisés au regard de l'évolution des effectifs qui sont passés de 199 en 2011 à 413 en 2018, soit 214 greffiers recrutés toutes catégories confondues correspondant à 93% d'augmentation des effectifs en 7ans.
Concernant le privilège de juridiction qui fait aussi l'objet de revendication, il est superflu de rappeler que seuls en bénéficient les personnes auxquelles l'article 16 de la loi n°61-33 portant institution du code de procédure pénale reconnait la qualité d'officier de police judiciaire.
Le point relatif au paiement des incidences financières liées aux avancements n'a pas trouvé de solution en raison du gel décidé par le gouvernement. À ce sujet, la chancellerie tient à rappeler au SNAJ que cette situation concerne tous les agents de l'Etat et ne peut trouver de solution que dans le cadre d'un règlement global de la question. S'agissant de l'organisation des concours, la chancellerie s'est dite disposée à examiner la question en conformité avec les dispositions des textes régissant les greffiers tout comme la question de la gestion de leur carrière désormais transférée au ministère du fait de l'adoption d'un statut autonome.
En ce qui concerne la reconversion, la chancellerie a toujours manifesté une attention particulière pour cette question et a suggéré qu'elle soit examinée dans le cadre d'une modification législative. Quant au décret d'application, le Ministre de la Justice Garde des Sceaux a donné des instructions fermes pour son élaboration et sa transmission pour adoption.
Au total, après examen des différents points de revendication, la plupart des points ont été résolus ; pour ceux qui ne l'ont pas été, la chancellerie a toujours réaffirmé sa disponibilité au dialogue avec tous les partenaires sociaux dans un climat de sérénité et de confiance.
Mais malheureusement, et contre toute attente, en dépit de cette bonne volonté à dialoguer, la chancellerie a constaté avec surprise, que le SNAJ faisant fi de tous les échanges et engagements pris, a décidé de se mettre en grève pour, dit-il, interpeller la chancellerie sur sa plate-forme.
A l'évidence, si le syndicat est dans son bon droit de revendiquer, il ne peut cependant méconnaitre tous les efforts qui ont été réalisés pour améliorer les conditions de vie et de travail du personnel judiciaire et ce dans un contexte difficile connu de tous.
La chancellerie réaffirme comme elle l'a toujours fait sa disponibilité à dialoguer avec tous les partenaires qui le souhaitent dans un esprit de compréhension et de confiance mutuelle, et continuera à œuvrer pour la promotion d'un service public de la justice performant et répondant aux besoins des justiciables.
Fait à Niamey, le 1er février 2019
P. Le Ministre de la Justice,
Garde des Sceaux P.O
La Secrétaire Générale
Mme Adamou Bibata Boubacar

 

 

 

 

 

 



la-promotrice-Hadjia-Hawa--droiteElles sont nombreuses aujourd'hui les femmes qui ont pris leur destin en mains en exerçant diverses activités génératrices de revenus. Les femmes de l'Union Chawa font partie de celles qui ont vite compris l'importance de l'autonomisation de la femme. En effet, les femmes de l'Union Chawa, avec comme présidente Mme Hawa Abdou, ont démarré leurs activités en 2009. Au début, elles ont mis un accent sur la transformation agroalimentaire. Après des réflexions, le choix a été porté sur la transformation du niébé qui est une denrée produite en quantité importante dans le terroir.
Pour elles, le niébé est vendu sur les marchés à vil prix. C'est pourquoi, elles ont ciblé le niébé pour réconforter les producteurs en achetant le produit à un prix raisonnable. Sur un tout autre plan, elles ont pris conscience que les femmes souffrent énormément dans le fonctionnement des foyers. En conjuguant leurs efforts, elles peuvent s'entraider mutuellement et participer à l'émergence de leurs ménages. Les femmes se sont mobilisées et chacune apporte sa contribution dans les différentes transformations que peut subir le niébé.
A cet effet, dans le cadre du démarrage des activités, elles ont d'abord bénéficié de l'appui de l'ONG SNV qui a mis à leur disposition du niébé et le PRODEX a appuyé les femmes en formation et en matériel. La formation a essentiellement concerné les domaines dans lesquels les femmes de l'Union n'ont aucune expertise. Elles ont travaillé d'arrache pied pour produire le couscous de niébé, les pâtes alimentaires, la boule à base de niébé, le biscuit, le gâteau. Les femmes de l'Union Chawa ont voyagé au niveau de la région de Zinder où elles ont formé d'autres femmes sur la transformation du niébé. La formation est destinée aux femmes qui se sont organisées en groupement.
Mme Hawa Abdou a indiqué que la commune de Magaria compte 19 groupements comprenant 618 femmes. Le sachet de 500 grammes de farine de niébé se vend à 500 FCFA ; les autres produits sont presque vendus au même prix. La farine de niébé contient tous les ingrédients, c'est seulement le natron qui manque. Elle a confié n'avoir pas ajouté le natron parce qu'il contient du sable. Le natron peut être ajouté au cours de la préparation. En outre, les femmes concentrent toutes leurs énergies et leur savoir faire pour répondre aux attentes de la clientèle.plaque-chawa De l'achat du niébé à la transformation, elles travaillent minutieusement pour que cela se passe dans les règles de l'art. Le niébé est mis dans des récipients et les femmes consacrent tout leur temps pour enlever les mauvaises graines ainsi que les morceaux de cailloux. Pour dire que les conditions d'hygiène sont respectées. L'intégration au groupement se fait en amenant une tasse de niébé et une somme de 500 FCFA. Chaque membre est formé en recevant des leçons spécifiques à la transformation du niébé. A la fin de la formation, les femmes sont évaluées et classées par mérite. Ce qui amène celles qui occupent la dernière place à se mettre au travail pour qu'elles n'occupent plus la dernière place. La cotisation mensuelle est de 1.000 FCFA par groupement. Quand un membre de l'Union a une cérémonie, elle bénéficie d'une assistance.
Par ailleurs, l'Union a pris part aux foires qui se sont organisées à Niamey. Au cours de ces rencontres, Mme Hawa Abdou a assuré que tous les produits qu'ils ont exposés sont écoulés. En cas de rupture de stock, elles demandaient pour qu'on leur envoie à partir de Magaria. Ce sont des chiffres d'affaires appréciables qu'elles capitalisent pendant ce rendez-vous. Les ressources qu'elles mobilisent sont divisées en deux, dont une partie est partagée entre les membres, et l'autre partie est épargnée pour le fonctionnement des activités de l'Union. Elle a dit avoir participé à des foires au niveau régional comme au Sénégal, au Nigéria, au Burkina Faso et au Bénin.
Si les femmes de l'Union ont réussi, c'est parce que quelque part, elles sont soutenues par leurs époux. Concernant la farine de niébé, il y a des gens qui font la commande de Niamey jusqu'en France. Pour ceux qui commandent de la France, nous préparons la farine destinée à faire de «Dan Waké» avec tous les ingrédients notamment le piment et le natron. Après avoir exploré le secret du niébé, elles s'interessent au mil en faisant le couscous de mil ou «dégué ». La vente des produits se fait aussi pendant les cérémonies et autres manifestations. Progressivement, elles ont créé la maison de la femme.
Le terrain de la maison de la femme a été offert à l'Union par le Maire, tandis que la construction de la maison a été financée par le PRODEX. Diversifiant leurs activités, les femmes de l'Union Chawa ont bénéficié de l'appui en animaux pour faire de l'embouche. L'Union a été appuyée par le FAFPA en le dotant de deux machines ainsi que divers matériels de travail, à savoir les foyers améliorés, des bassines, du sel, des grandes poêles, etc. Mme Hawa Abdou a noté avoir le soutien des autorités départementales. Compte tenu de la dimension de leurs activités, elle souhaite que les membres soient instruits en les formant au cours d'alphabétisation. Elle a dit avoir enregistré des progrès dans leurs activités du fait qu'elles ont pris en charge les frais de scolarisation de leurs enfants ainsi que les trousseaux de mariage de leurs enfants. Elles continuent aussi à supporter certaines charges du foyer.
« Nous avons également soutenu nos époux dans ce que nous faisons», a confié Mme Hawa Abdou. Pour préparer la relève, elle a précisé que leurs enfants observent tout ce qui se passe, ce qui explique qu'ils maitrisent aussi beaucoup de choses concernant la technique de transformation du niébé et du couscous du mil. L'union Chawa n'entend pas s'arrêter là ; elle continue à explorer d'autres voies qui peuvent également contribuer à l'émergence de l'Union au-delà de la commune de Magaria.

Par Laouali Souleymane(onep)
08/02/19

 

 

 

AG/ONU

Editorial

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