Le Sahel

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Tinni Abdou


lancement-1La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), en collaboration avec USAID (Agence Américaine pour le Développement International), NDI (Institut National Démocratique) et IFES (Fondation Internationale pour les Systèmes Electoraux), a procédé, hier à Niamey, au lancement du Programme « Promouvoir une alternance démocratique pacifique à travers des élections libres, transparentes et inclusives ». La cérémonie s'est déroulée en présence du ministre d'Etat en charge de l'Intérieur, M. Mohamed Bazoum, des députés nationaux, de l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique au Niger, des représentants du Corps diplomatiques, de la Directrice Résidente du NDI au Niger, des représentants des partis politiques, ceux de la société civile et de nombreux autres invités.

Le programme, « Promouvoir une alternance démocratique pacifique à travers des élections libres, transparentes et inclusives » vise entre autres à promouvoir un consensus politique : sur le code électoral en révision, le processus et la procédure en matière électorale ainsi que sur la composition et le mandat de la CENI. Il vise aussi à fournir une assistance technique à la CENI et aux institutions compétentes du gouvernement sur la mise en place des procédures permettant de gérer efficacement les futures élections.
Dans son intervention, la Directrice Résidente du NDI au Niger, Mme Latifa Maï Moussa, a indiqué que la recherche d'un consensus politique inclusif est nécessaire pour la tenue d'élections pacifiques et inclusives, dans le contexte actuel du Niger, caractérisé par la marche vers la première alternance démocratique pacifique d'une part, et la crispation du climat politique, du fait des contestations de certaines dispositions de la loi électorale d'autre part. Selon elle, ce programme cadre parfaitement avec les expertises et missions des deux organisations (NDI et IFES), notamment soutenir et renforcer les institutions démocratiques pour la participation citoyenne, l'implication des acteurs et la responsabilité des Institutions de l'Etat. « L'USAID a décidé le financement de ce programme qui vient en appui aux Institutions de la République du Niger, aux acteurs politiques nigériens, ainsi qu'à la société civile dans la préparation et
l'organisation des futures élections au Niger. Ce programme donne un focus particulier à l'implication des jeunes et des femmes », a précisé Mme Moussa. Elle a par la suite souligné l'engagement pris par le Président de la République à faire la passation du pouvoir en 2021 à un Président démocratiquement élu. « S'inscrivant dans cette démarche, NDI et IFES sont à la disposition des partenaires nigériens pour la mise en œuvre de ce programme visant le soutien à la CENI, aux partis politiques nigériens, à la société civile afin de réussir le pari d'une alternance démocratique pacifique aux prochaines échéances électorales », a déclaré Latifa Maï Moussa. Elle a enfin estimé qu'il appartient aux Institutions de l'Etat, aux partis politiques, à la société civile et aux communautés d'œuvrer pour que le processus électoral soit libre, transparent, juste et pacifique.
Me Souna réitère l'appel de la CENI à tous, pour un accompagnement du processus électoral
Intervenant à son tour, le président de la CENI, Me Issaka Souna a indiqué que la réussite de ce processus hautement sensible, dépend fondamentalement d'une large adhésion de la classe politique, toutes tendances confondues, au processus électoral en cours, ce qui passe nécessairement, selon lui, par des phases de consultation, de concertation, de communication, de dialogue entre tous les acteurs, de renforcement des capacités, d'encadrement des organes de gestion et enfin de pleine participation. « La cérémonie qui nous réunit, ce jour, fait écho à l'appel lancé par la CENI, le 6 juillet 2018, à l'endroit de ses partenaires pour lui apporter les appuis multiformes lui permettant de faire face aux défis majeurs à relever et qui sont : la complexité de l'établissement du fichier biométrique ; la timidité du dialogue politique entre les acteurs et la difficulté à parvenir à un consensus politique ; le boycott du processus par l'opposition et l'insécurité dans certaines zones frontalières et la crise migratoire », a déclaré Me Souna. Le président de la CENI a par la suite décliné les principaux objectifs poursuivis par le programme.lancement-2 Il a noté, entre autre, l'instauration et la consolidation du dialogue politique entre les différents acteurs, la sensibilisation des partis politiques, des organisations de la société civile et des citoyens aux réformes électorales et la participation citoyenne et le renforcement des capacités de la CENI, en termes de communication, sensibilisation et planification en vue d'une bonne organisation d'élections inclusives, crédibles et honnêtes. «Voici, le programme ambitieux certes mais pleinement réalisable que nos partenaires comptent mettre en œuvre pour nous accompagner et renforcer nos capacités, tout au long du processus », a indiqué Me Souna. Il a réitéré l'appel de la CENI, à toutes les bonnes volontés pour un accompagnement des élections d'alternance paisible et crédible.
Ce programme de promotion d'une alternance démocratique pacifique s'étalera sur deux ans et coutera plus de deux milliards FCFA.
Mahamadou Diallo(onep)
12/02/19



cultureLe quartier Silinkaye, dans la commune urbaine de Birni N'Gaouré, a abrité du 9 au 10 février 2019, sa première édition du Hottungo, ou fête annuelle des éleveurs. L'événement a été organisé par l'association des éleveurs Kawtal Waafakey avec l'appui du Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, du Haut-Commissariat à l'Initiative 3N, du Millénium Challenge, de la Haute Autorité à la paix et des organisations professionnelles d'élevage. Le thème retenu pour cette année est « Quel cadre de concertation et d'échanges culturelles pour une transhumance apaisée avec 0 conflit, 0 perte en vie humaine entre les communautés pastorales et agro-pasteurs de la région de Dosso à l'horizon 2021 ».
Le Hotungo est une fête annuelle des éleveurs, une opportunité pour eux où se créent des unions, des opportunités socio-culturelles. C'est un cadre de retrouvailles, de concertation et d'échanges culturels pour les éleveurs. C'est aussi une occasion pour les autorités et autres acteurs de développement de lancer des appels à l'endroit des populations pour la gestion durable des ressources naturelles, la prévention des conflits agriculteurs-éleveurs et bien d'autres sujets d'actualités.
La cérémonie a été placée sous la présidence du ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture et de l'Elevage, M. Albadé Abouba, en présence du 4ème vice-président de l'Assemblée nationale, de plusieurs députés nationaux, des membres du gouvernement, de nombreuses personnalités civiles et militaires, de plusieurs invités de marque venant des pays voisins notamment le Nigéria avec la délégation de l'émir de Gondou Elhadj Mohamed Illiassou Bachar ; le Burkina Faso ; le Ghana ; des artistes renommée du Niger, du Nigéria et du Burkina Faso étaient aussi de la fête ; des forums, des conférences ont aussi constitué le menu des manifestations.
Dans l'allocution qu'il a prononcée en cette circonstance, le ministre d'Etat, ministre de l'agriculture et de l'élevage, M. Albadé Abouba a indiqué que la présence , massive de tous ceux qui ont effectué le déplacement témoigne de l'intérêt qu'ils portent au secteur agro-pastoral dans son ensemble et plus particulièrement au secteur de l'élevage. Le Hottungo, a dit en substance le ministre de l'agriculture et de l'élevage, offre un espace d'interaction, de partage et de communion pour mieux valoriser l'agro-pastoralisme. Cette heureuse initiative a-t-il précisé est une preuve concrète de la forte adhésion et la pleine implication de la politique agricole du Niger de l'initiative 3N, dont l'objectif fondamental est l'éradication définitive de la faim et de la pauvreté dans notre pays.
Tout au long de son intervention, M. Albadé Abouba s'est longuement appesanti sur le programme de renaissance acte 2, qui fait de la sécurisation du secteur animal une priorité par des mesures fortes. Le ministre d'Etat a également évoqué la problématique du pastoralisme. M. Albadé Abouba a exhorté toutes les organisations pastorales, paysannes, les producteurs, les consommateurs, les distributeurs, les organismes de recherche, les ONG, les industriels agropastoraux à beaucoup plus d'initiatives d'organisation et de synergie pour une production quantitative, qualitative et compétitive des produits afin de faire du secteur rural le levier de notre développement économique , social et culturel.
Le ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture et de l'Elevage a émis le souhait qu'au sortir des échanges et partages de ce cadre du Hottungo que les conditions de sa pérennisation soient mieux définies et adoptées et surtout préservées. M. Albadé Abouba a réaffirmé à l'assistance l'engagement de son ministère à œuvrer résolument à accompagner le processus conformément aux orientations et aux directives du président de la république Issoufou Mahamadou.
Pour sa part, le ministre de la Renaissance Culturelle, des arts et de la modernisation sociale, M. Assoumana Mallam Issa, a remercié les initiateurs de cet évènement qui s'inscrit dans le plan d'action de son ministère. Le Hottungo et le Habanayé en milieu peulh, la Wassan-kara à Zinder et le Gosso chez les Sonraï, a-t-il indiqué constituent autant d'expressions de promotion de la paix, de la cohésion sociale pour la construction d'un Niger émergent.
Auparavant, le Gouverneur de la région de Dosso, la maire de la commune urbaine de Birni N'Gaouré, la présidente de l'association Kawtal Waafakey ainsi que le représentant des éleveurs se sont réjouis de la réussite de cette première édition du Hottungo de Birni N'Gaouré. L'émir de Gondou a de son côté rappelé l'excellence des relations entre l'Etat de Kebbi au Nigéria et la région de Dosso en général et l'émirat de Gondou et le canton de Birni N'Gaouré en particulier.
Le public a ensuite eu droit à un passage des femmes peulhs portant tout l'équipement de la case d'une jeune mariée reflétant ainsi la culture peulh ; un défilé des bovins, des ovins du canton de Birni N'Gaouré ainsi que ceux des camelins ; des animaux bien entretenus qui ont émerveillé l'assistance. Divers prix en nature ont été remis aux meilleurs dresseurs d'animaux. Le clou des manifestations a été la visite guidée des différents stands.

Mahamane Amadou ANP-ONEP/Dosso

12/02/19


photo-de-familleTrois membres du centre pour les relations civilo-militaires de l'école supérieure navale de Californie animent depuis hier matin à Niamey, un séminaire de formation pour 25 journalistes et 4 militaires sur le thème «les médias et l'armée». Cette initiative de l'ambassade des Etats Unis d'Amérique au Niger, en collaboration avec le service d'assistance sécuritaire de ce même pays, vise à favoriser une bonne communication entre la société civile, particulièrement les journalistes, et les forces de défense et de sécurité.
Le séminaire de formation qui durera cinq jours a pour objectifs d'identifier les enjeux et les opportunités clés qui se présentent aux militaires lorsqu'ils échangent avec les médias, de présenter des références qui viennent de plusieurs pays à travers le monde afin d'identifier les meilleurs exemples qui s'appliquent au Niger, et enfin de faciliter le réseautage professionnel. A travers une méthodologie basée sur des échanges et des travaux de groupe, les séminaristes seront outillés sur les principes et fondements de la communication stratégique et ses applications dans le secteur de la relation entre les médias et l'armée.
Le Général de Brigade Américain à la retraite et formateur, M. Russel Howard, a indiqué que cette formation est une idée de longue date du centre pour les relations civilo-militaires de l'école supérieure navale, et qui s'est déjà tenue dans plusieurs pays à travers le monde. Selon M. Russel Howard il est important pour la société civile et les forces de défense et de sécurité d'avoir une bonne communication, car «le public doit comprendre ce que les forces de défense et de sécurité font, particulièrement ce qu'elles font de bien pour la société et pour le pays».
Dans un pays démocratique, a ajouté son collègue de formation, M. Tristan Mabry, il est important que les gens se gouvernent eux-mêmes. Pour ce faire, a-t-il dit, «vous avez besoin de suivre des informations exactes qui viennent de médias libres. Pour les forces de défense et de sécurité qui servent aussi le peuple, je pense qu'elles doivent, dans une démocratie, communiquer sur ce qu'elles font, sur leurs attentes et sur leurs besoins, et la seule façon de faire cela est d'impliquer les médias ».
Le centre pour les relations
civilo-militaires (CCMR) de l'école supérieure navale de Californie a été créé en 1994 pour renforcer les capacités de ses partenaires et améliorer la coopération et la coordination interinstitutionnelle et internationale dans les domaines civilo-militaires. Il envoie des équipes d'enseignement dans le monde entier pour intervenir sur des sujets aussi variés que les relations civilo-militaires, la lutte contre le terrorisme, les opérations de paix dans le monde, le renseignement et la démocratie, et la coopération sécuritaire.
Souleymane Yahaya (Stagiaire)

12/02/19

 

 

 


entretienLe mathématicien français Cedric Villani était à Niamey à l'occasion de la célébration de la "Nuit des Idées", un événement proposé le 31 janvier partout à travers le monde par l'Institut Français de Paris et qui est destiné à développer le débat d'idées sur les cinq continents. A cette occasion Pr Cédric Villani a animé des conférences-débats au CCFN-Jean Rouch et à l'Université Abdou Moumouni de Niamey sur le thème « face au présent ». Né le 5 octobre 1973 à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), Pr Cedric Villani est un scientifique de renommée internationale qui a reçu en 2010 la Médaille Fields, considéré comme l'équivalent du Prix Nobel pour les Mathématiques. De 2009 à 2017 il a été le Directeur de l'Institut Henri-Poincaré de l'université Pierre-et-Marie-Curie. En 2017 il a été élu député sous la bannière du mouvement « La République En Marche ». Pr Cedric Villani s'intéresse aux bouleversements environnementaux, sociétaux et technologiques qui affectent le monde. Dans cet entretien qui a eu lieu le 31 janvier dernier au CCFN Jean Rouch de Niamey, peu après la conférence débat qu'il a animée dans le cadre de la Nuit des Idées, Pr Cedric Villani répond à nos questions sur ses activités scientifiques et politiques ; les grands défis du 21ème siècle ; l'Afrique ; la hausse des frais d'inscription pour les étudiants extra-communautaire dans les universités publiques françaises, un sujet qui suscite des inquiétudes en Afrique.
Pr Cedric Villani, vous êtes surtout connu dans le domaine des mathématiques, et récemment vous avez été élu député. Arrivez-vous à concilier activité scientifique et politique ? Et qu'est que vous trouvez de positif dans l'activité politique ?
La réalité de la vie politique moderne ne laisse pas beaucoup de temps à d'autres activités, sérieusement. De sorte qu'aujourd'hui je ne fais plus de recherches mathématiques. Je ne donne plus des cours à l'Université. J'ai gardé le titre de Professeur, mais je ne reçois pas de salaire. En revanche, dans ma pratique politique, chaque jour, ma vie de scientifique aide, par les réseaux que je connais, à qui je peux demander des avis, par ma possibilité d'arbitrer des débats, faisant intervenir des sciences, par ma connaissance de certains dossiers. Et puis, il y a une certaine façon de regarder certains problèmes. Ça arrive de temps en temps que je propose qu'on aborde quelque chose comme ça et on me dit ce n'est pas la façon habituelle. Aujourd'hui, la politique, son exercice est plus compliqué que jamais. Ça fait intervenir toutes les compétences, et on a besoin que toutes les forces vives de la nation participent. Il y a de la défiance à l'égard du politique souvent, ce niveau de confiance dépend des pays, mais un peu partout il y a de la défiance. Et on a besoin aussi que des gens rentrent dans le jeu politique, qu'ils n'y étaient pas auparavant et qu'ils puissent témoigner, faire les passerelles.Il faut que ça respire. Nous avons connu une situation en France où on était beaucoup trop détaché de la vie politique, du reste. Et l'élection du président Macron, les élections législatives qui ont suivi ont été l'occasion de renverser tout ça. Je ne suis pas en train de dire que les choses sont forcément meilleures ; disons, je ne veux pas être partisan dans ce que je veux dire, mais tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a le besoin de cette respiration et que de nouvelles personnes avec leurs spécialités viennent occuper des postes de responsabilités politiques.

Pr Villani, y a-t-il selon vous des raisons d'espérer en ce qui concerne les grands défis, politiques, démographiques, les bouleversements environnementaux, sociétaux et technologiques qui affectent le monde et que l'humanité doit affronter en ce 21ème siècle ?
Parmi les raisons d'espérer il y a le fait que le partage de l'information soit là, et impossible à arrêter. Evidemment il y a de la manipulation parfois, avec ce phénomène des fake news, de la haine sur les réseaux sociaux ; mais il y a aussi la partie positive qui permet aux uns et aux autres de traiter des problèmes. Il y a certaines prises de conscience mondiale sur la réalité de la crise environnementale, sur le besoin de redonner de la confiance aux politiques. Et même si les solutions sont lentes à émerger il y a quandmême ces prises de conscience qui arrivent. Depuis des années je suis engagé pour défendre les idées européennes, sur l'importance de mettre en place une grande organisation européenne avec plus de politiques que maintenant et même si le progrès est très lent en la matière, je vois qu'il arrive de temps en temps les projets qui sont au bon niveau d'ambition ; des intellectuels, des philosophes, des économistes qui disent il faut voir les choses en grand. En bref, même si nous n'arrivons encore à avoir les solutions il y a des visions, et on voit de plus en plus apparaitre des appels à la coordination, à la raison, au progrès.

Vous êtes présenté comme un homme qui s'intéresse à l'Afrique subsaharienne, avec la volonté d'aider les jeunes. En quoi consistent précisément vos actions à ce sujet ?
J'ai découvert l'Afrique subsaharienne en 2010, juste avant ma médaille Fields, grâce à un de mes collègues béninois, qui avait organisé un colloque au Bénin avec un grand panel de scientifiques. Nous sommes restés proches, et je suis retourné plusieurs fois au Bénin, j'ai fait de nombreux voyages au Sénégal, au Cameroun, puis épisodiquement au Rwanda, au Burkina Faso. Dans ces voyages j'ai donné des cours à beaucoup de jeunes, mais aussi j'ai organisé des débats. Parmi les choses les plus importantes qu'on peut donner aux jeunes, c'est du rêve, juste la volonté, qu'ils aient la conscience d'une grande carrière à faire, peut-être, des aventures, d'aller regarder au-delà. Et, aussi, apporter aux jeunes l'idée qu'il faut se dépasser, et qu'il ne faut pas non plus que tout le monde reste dans l'utilitaire ; bien sûr qu'on a besoin que plein de gens travaillent sur les choses qui sont directement utiles, mais on a besoin aussi que les gens cherchent à aller au-delà. Quand les américains sont allés sur la lune ce n'était pas pour de l'utilité, ça faisait aussi partie d'un grand combat de réussir tout, mais c'était un rêve à réaliser. C'est un exemple que j'utilise régulièrement ; un jour dans un débat, c'était au Cameroun dans une institution qui accueille des jeunes étudiants de beaucoup de pays, j'ai parlé des expériences des ondes gravitationnelles, et un jeune m'a dit : « je serai fier qu'on puisse faire des expériences comme ça dans mon pays, mon continent ». Ah oui ! Ce n'est pas que ça va nourrir la population, mais ça veut dire que le continent cherche à participer à l'aventure de la connaissance mondiale et de la recherche de haut niveau, réaliser quelque chose de grandiose. Et je pense ce que peuvent apporter de fondamental des scientifiques comme moi ou d'autres, c'est de dire aux jeunes : vous aussi vous pouvez être dans l'aventure intellectuelle, les projets à faire avec les autres. Evidemment, si on veut aller voir tout le monde, c'est un puits sans fond, mais si on sème quelques graines qui peuvent diffuser, on peut contribuer à propager ses idées. Il y a l'exemple d'un jeune que j'ai fait venir en France pour se former en intelligence artificielle et que je vais suivre après en tant que scientifique. J'espère qu'il y aura d'autres, et ainsi de suite.

Une question qui fait l'actualité est la mesure du gouvernement français concernant la forte hausse des frais d'études pour les étudiants qui sont hors de l'espace communautaire, les africains particulièrement. Quelle est votre appréciation concernant cette décision en tant qu'homme politique et scientifique ?
C'est une décision qui m'a surpris. Je ne l'attendais pas. Au départ ce n'est pas comme cela que je songeais prendre le problème. Mais, c'est une décision, si elle est bien prise pourrait s'avérer bénéfique. En premier il y a quelque chose dont je suis convaincu : c'est que nous avons besoin davantage d'accueillir d'étudiants africains en France. Et c'est quelque chose que je dis depuis des années. Il y a tellement de besoin de formation, qu'on est très en dessous. Le plan du gouvernement n'est pas si simple à comprendre que ça, parce que d'un côté, il hausse les frais d'inscription, mais de l'autre côté il augmente le nombre de bourses, et il donne aux universités le choix de mettre en place des exonérations. Autrement dit, une université qui accueille déjà des étudiants africains et souhaite de continuer à accueillir le même nombre pourra décider d'exonérer tous les étudiants qui viendront de l'université de Niamey, de l'université Cheik Anta Diop, etc. C'est autorisé par le gouvernement. Simplement il faut s'entendre sur la façon dont on calcule la dotation que l'Etat donne à ces universités et quel est le résultat final. L'idée c'est que les étudiants qui en ont les moyens payent, ceux qui n'ont pas les moyens sont exonérés et soient acceptés quand même. C'est une stratégie qui va être plus compliquée à mettre en œuvre, mais l'idée est qu'à la fin il y ait plus d'étudiants, et l'argent qui aura été obtenu grâce aux étudiants qui ont les moyens venant des pays dans lesquels le niveau économique est élevé soient utilisés pour faire venir les étudiants qui n'ont pas les moyens. C'est une stratégie qui va demander du doigté, du contrôle, et d'ailleurs le parlement que je représente dans un certain sens, vient de se saisir d'une mission d'évaluation, pour cette mesure du gouvernement. Avec la conviction du parlement que la stratégie prise comme un tout doit se traduire à la fin par une augmentation du nombre d'étudiants accueillis.

Réalisée par Souley Moutari(onep)
12/02/19

 

 

 

 

 

 


sportLe Mena junior Niger qui évoluait dans le groupe A dans le cadre de la Coupe d'Afrique des Nations Total U-20, Niger 2019 a été éliminé prématurément de la compétition le vendredi dernier à l'issue du match qui l'a opposé au fliying Eagles du Nigeria. Les Nigériens qui espéraient franchir le dernier carré ont trébuché face au Nigeria 1 but à 0.

Dès le coup d'envoi du match par le juge central, les joueurs du Mena ont subi une forte pression tant physique que dans la maîtrise du jeu de l'adversaire. Les fliying Eagles du Nigéria qui sont l'un des favoris du tournoi, et leaders du groupe, ont été physiquement agressifs vis-à-vis des joueurs nigériens en les empêchant de respirer et poser le jeu afin de chercher une victoire, la seule alternative pour le Niger s'il veut se qualifier pour le prochain tour de la compétition. A cet effet, les Nigériens ont subi la pression adverse, avec peu d'actions visibles. Pourtant le public s'est fortement mobilisé pour pousser le Mena à la victoire croyant à la capacité des joueurs comme Abdoul Kairou, Issah, Abdoulaye Salou, Sabo, Namata et consort.
Le Mena était méconnaissables et l'entraineur disait avoir érigé une défense infranchissable face aux assauts répétés des visiteurs qui pensaient facilement arriver à bout des Nigériens. A la mi-temps, les deux équipes ont regagné les vestiaires sur un score vierge de 0 but partout. À la reprise du match, les Nigériens ont commencé à reprendre confiance en remportant certains duels et en s'approchant de la surface de réparation nigériane. A la 73ème minute de jeu, le Nigéria a obtenu un coup franc suite à une faute à quelques mètres de l'entrée de la surface de réparation du Mena. C'est Adamu Ibrahim Alhassan qui a exécuté ce coup franc qu'il a réussi en envoyant directement le ballon au font des filets du gardien nigérien Khaled Lawali.
Les joueurs du Mena ont appuyé sur l'accélérateur en espérant toujours de s'offrir une victoire. Abdoul Kairou a manqué son duel face au portier nigérian Olawale Oremade. Pour sa part, Issah Salou a bénéficié d'une passe qu'il n'a pas pu réussir à la 83ème minute après avoir croisé le ballon de la tête qui a terminé sa course derrière le filet. Le match a pris fin sur un score de 1 but à 0 en faveur du Nigéria qui a terminé leader du groupe avec deux victoires et un match nul.
Quant à l'Afrique du Sud, elle occupe la 2ème place du groupe A en battant, le Burundi 1 but à 0 à Maradi. Retenons que le Nigeria affrontera en demi-finale le Mali vainqueur du Ghana 1 but à 0, le mercredi prochain à 16 heures 30 minutes, tandis que le Sénégal qui a terminé la phase des groupes avec trois victoires en poche, croisera l'Afrique du Sud à partir de 19 heures 30 minutes à Niamey.
Laouali Souleymane(onep)
11/02/19

 

 

 

 

 

 



artistesUne délégation nigérienne composée de 18 personnes, dont trois officiels et 15 artistes, a pris part au premier festival de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) qui s'est déroulé du 5 au 9 février 2019, au Caire, en Egypte.
Les artistes nigériens qui se sont produits sur scène, jeudi passé, ont fait des prestations assez remarquables dans toutes les disciplines. Il faut dire que le choix des artistes composant la délégation s'est fait de façon judicieuse, à la hauteur de l'événement. C'est ainsi qu'en musique, le Niger a été représenté par des musiciens comme Abdoul Salam le Tendiste, Yacouba Denké-Denké de Mamar Kassey et Safiya Amiami dite Safiath Kaidan Gaskiya ; en peinture et stylisme par Sambo Style et Hadyline Création, en comédie par Tinguiri Lompo, et en conte par Cheick Kotondi.
Depuis le Caire, les artistes nigériens ne cachent pas leur satisfaction d'avoir eu l'honneur d'avoir été choisis pour être les ambassadeurs du Niger à ce premier festival de l'OCI. « Nous saluons la bienveillance du Ministre de la Renaissance culturelle, des Arts et de la Modernisation sociale, M. Assoumana Mallam Issa, qui s'est personnellement investi pour que toutes les dispositions pratiques soient prises pour rendre notre déplacement possible et aisé », a confié l'artiste Abdoul Salam le Tendiste, que nous avons pu joindre au téléphone.
Il faut préciser qu'à travers le festival, qui est à sa première édition, l'OCI entend se présenter sous un nouveau jour en s'engageant en faveur du raffermissement des liens de fraternité, de coopération et de solidarité entre les peuples. A travers les prestations de leurs troupes, chaque pays a montré les différentes facettes de sa culture à travers des chants, des danses et des instruments de musique traditionnels.
En marge des activités culturelles ayant agrémenté ce festival, dont les lampions se sont éteints samedi dernier, des conférences et des symposiums ont été organisés en vue d'approfondir la réflexion sur des thématiques très importantes, comme celles portant sur les défis de développement durable de la Oummah islamique ; la lutte contre l'islamophobie ; la littérature contemporaine dans le monde islamique, etc.
A noter qu'ils étaient environ vingt pays membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) à avoir honoré de leur participation cette première édition du festival. On citera entre autres, le Niger, le Sénégal, le Mali, l'Arabie Saoudite, Djibouti, la Guinée, le Yémen, l'Azerbaïdjan, la Palestine, l'Egypte, le Burkina Faso, et le Cameroun. Il importe de préciser que l'OCI, dont le siège est à Djeddah en Arabie Saoudite, regroupe 57 Etats membres.

Assane Soumana(onep)
11/02/19

 

 

 

 

 

 


photo-de-famille-1Le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, prend part aux travaux de la 32ème session du sommet des Chefs d'État et de Gouvernement de l'Union Africaine, ouverts hier dimanche 10 février 2019, à Addis Abeba Ethiopie. Cette rencontre s'est penchée sur les réformes de l'institution continentale, ainsi que sur l'examen et l'adoption de plusieurs rapports thématiques sur des dossiers stratégiques de l'Union, dont la situation sécuritaire et politique au sein du continent. En effet, les pays africains sont appelés à agir "plus efficacement" sur les conflits et crises dont l'éclatement et la persistance sont considérés comme la cause première des déplacements forcés.
Au cours de la réunion tenue à huis clos , le président de la République du Niger, Champion de l'UA pour la ZLECAF, Issoufou Mahamadou a présenté son rapport. Ce projet phare de l'agenda 2063 de l'UA est censé booster le commerce intra africain en renforçant la libre circulation des biens et des personnes.
En marge du Sommet, le Chef de l'Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a participé, le samedi 9 février 2019, à une réunion des dirigeants africains sur "Investir dans la santé". Cette rencontre, qui a regroupé plusieurs Chefs d'Etat du continent, des dirigeants d'entreprises et des organisations internationales actives dans le secteur de la santé, a pour but de lancer une nouvelle initiative visant à augmenter les engagements en matière de santé et à accélérer la mise en place d'une couverture sanitaire universelle.
«L'initiative vise à contribuer à assurer un financement accru, soutenu et plus efficace dans le secteur de la santé en Afrique. En effet, selon des données de l'OMS sur les dépenses de santé à l'échelle mondiale en 2018, les pays africains augmentent progressivement leurs investissements nationaux en matière de santé. 35 des 55 États membres de l'UA (plus de 64%) ont ainsi augmenté le pourcentage de leur Produit Intérieur Brut dédié à la santé au cours de l'exercice financier précédent. Grâce à l'augmentation de ces investissements, des communautés à travers l'Afrique ont pu constater des véritables résultats, avec des exemples remarquables de renforcement des systèmes de santé locaux et nationaux », nous apprend une dépêche de l'ANP.
Au cours de cette réunion, le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, a prononcé une allocution dans laquelle il a salué l'utilité et l'importance de cette initiative eu égard aux préoccupations de l'heure, notamment la réalisation des Objectifs du développement durable, de l'Agenda 2063 et du développement de la couverture sanitaire universelle. Le Chef de l'Etat s'est ensuite engagé personnellement à tout mettre en œuvre pour une plus grande mobilisation des ressources publiques internes en faveur du secteur de la santé. (Lire en pages 2 et 3, la présentation du Rapport sur la mise en œuvre de la ZLECAf par SE. Issoufou Mahamadou et en page 5 l'intégralité de l'allocution prononcée par le Président de la République à la réunion des dirigeants africains sur "Investir dans la santé").

Assane Soumana(onep)
11/02/19

 

 

 

 

 

 


prn-discour-1« Nous avons maintenant atteint un point décisif dans le processus de réalisation de notre vision d'un marché commun africain. Nous sommes en passe d'entrer dans la phase opérationnelle de ce processus » déclare SE. Issoufou Mahamadou, Champion de l'UA pour la ZLECAf.
Excellence Monsieur Paul Kagame, Président en exercice de l'union Africaine,
Excellences Mesdames et Messieurs les chefs d'Etats et de Gouvernements,
Monsieur le Président de la Commission de l'Union Africaine,
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de saluer et de remercier le Premier ministre Ethiopien, Monsieur Abiyi Ahmed et son Gouvernement pour leur généreuse hospitalité. Permettez-moi aussi de saluer le leadership de Paul Kagame qui dirige depuis un an, avec beaucoup de succès notre organisation.

Excellences Mesdames et Messieurs,
Je suis heureux de vous présenter aujourd'hui mon rapport d'étape, couvrant le deuxième semestre de l'année 2018 et les perspectives pour les mois à venir. Il vous souviendra que dans mon précédent rapport à cette Conférence, en juillet 2018 à Nouakchott, j'ai fait un compte rendu sur le processus de la ZLECAf couvrant la période de Mars à juillet 2018. A cette occasion vous aviez adopté les neuf (9) annexes au Protocole sur le commerce des marchandises et les trois (3) annexes au Protocole sur les dispositions relatives au règlement des différends. Il en est de même des cinq secteurs prioritaires pour la libéralisation du commerce des Services : services financiers, télécommunication, transport, services touristiques, et services aux entreprises. Vous aviez également formulé des recommandations et donner des directives pour les diligences à mener en vue de tendre vers l'aboutissement du processus d'institutionnalisation et d'opérationnalisation de la ZLECAf.
Le rapport que je vous présente aujourd'hui comprend trois parties :
- les activités menées sous la supervision des ministres du Commerce de l'Union Africaine depuis le Sommet de juillet 2018 ;
- les évolutions récentes affectant la mise en œuvre du processus de la ZLECAf ;
- la conclusion et le résumé des recommandations.
Permettez-moi d'exprimer ma gratitude aux ministres chargés du Commerce, aux Hauts fonctionnaires au commerce, aux Négociateurs en chef, au Groupe de travail continental, aux Groupes de travail technique et à la Commission de l'Union Africaine, sous la brillante direction de S.E. Moussa FakiMahamat, pour la qualité du travail qu'ils ont accompli.
Permettez- moi de souligner les réalisations à ce jour :
Conformément à la décision de Nouakchott, des consultations ont été menées à tous les niveaux afin de bien préparer notre décision sur les Modalités de la libéralisation tarifaire pour ce qui concerne les produits sensibles et les listes d'exclusion. Les conclusions tirées à l'issue des consultations sont :
a) L'adoption du modèle de libéralisation tarifaire qui sera utilisé par les États membres dans le cadre de l'élaboration des listes de concessions tarifaires de la ZLECAf ;
b) L'accord sur la désignation des produits sensibles et la liste d'exclusion selon les critères suivants : la sécurité alimentaire, la sécurité nationale, les recettes fiscales, les moyens de subsistance et l'industrialisation ;
c) L'accord sur le pourcentage proposé pour les produits sensibles, qui ne dépassera pas 7 % du total des lignes tarifaires et la liste d'exclusion qui n'excédera pas 3% du total des lignes tarifaires.
d) L'accord sur la période transitoire de cinq ans au moins qui peut être utilisé par les pays qui exigent cette flexibilité avant le démarrage de la libéralisation des produits sensibles. Il y a lieu de rappeler que contrairement aux autres produits qui doivent faire l'objet d'une libération immédiate, les produits sensibles feront l'objet d'une libéralisation progressive au cours d'une période de 10 ans pour les pays les plus développés et de 13 ans pour les pays les moins avancés du continent.
Les ministres du Commerce ont examiné et approuvé les Directives pour l'élaboration des listes d'engagements spécifiques et les cadres réglementaires de coopération pour le commerce des services. Ces Directives pourront aider les États membres à soumettre leurs offres initiales pour la libéralisation dans les secteurs prioritaires des services.
Il revient aux Chefs d'Etats d'adopter ces Directives, tel que recommandé par les ministres du Commerce. Avec cette adoption, nos fonctionnaires et les ministres pourront commencer à travailler sur cette question afin qu'elle soit soumise à notre Conférence en janvier 2020, pour adoption.
Lors du Sommet extraordinaire des Chefs d'Etats qui s'est tenu à Kigali, en mars 2018, il a été demandé à la Commission de faciliter le règlement des questions en suspens de la Phase 1 et de soutenir les négociations de la Phase 2 sur les investissements, la politique de la concurrence et les droits de propriété intellectuelle. Les travaux préparatoires ont déjà commencé dans ce domaine et nos ministres ont recommandé à cet effet la création de trois groupes de travail technique distincts sur les investissements, la politique de la concurrence et les droits de propriété intellectuelle. Par ailleurs, nos ministres ont demandé à la Commission de l'Union Africaine d'élaborer les termes de référence des groupes de travail technique d'ici avril 2019.
La date limite à laquelle les négociations de la Phase 2 devraient être conclues avait été fixée à janvier 2020. Les Négociateurs en chef ont proposé aux ministres du Commerce de demander à la Conférence d'examiner et d'approuver la nouvelle date limite de juin 2020, compte tenu de la tâche qui reste à accomplir.
En ce qui concerne les autres questions en suspens il y lieu de noter que des progrès notables ont été réalisés s'agissant des règles d'origine. Les négociations sur ce sujet pourront être conclues d'ici à juin 2019.
Il y a lieu également de noter une évolution positive de la position des sept (7) de nos États membres qui avaient exigé un niveau d'ouverture de 85% au lieu de 90%. En plus de Djibouti qui avait déjà accepté les 90%, les négociateurs en chef des six autres États se sont rencontrés à Lusaka (Zambie), en septembre 2018, et se sont accordés sur le niveau de libéralisation de 90%, qui doit être mis en œuvre sur une période de quinze ans. Toutefois, deux États membres, à savoir, le Malawi et le Soudan ont pris l'engagement de libéraliser jusqu'à 85% au cours des dix premières années pour atteindre 90 % au bout de la 15ème année.
Les ministres du Commerce ont, convenu d'une nouvelle feuille de route pour le règlement des questions en suspens de la Phase 1 et la conclusion des négociations de la Phase II. Cette feuille de route, qui figure à l'annexe II du présent rapport, est soumise à la Conférence, pour adoption.

Excellences,
Concernant les nouveaux développements affectant la mise en œuvre de la ZLECAf, les points suivants méritent d'être soulignés :
Etat des signatures de l'Accord de la ZLECAf
Six de nos États membres n'ont pas encore signé cet Accord. La Commission de l'Union Africaine a fortement conseillé aux six Etats qui ne l'ont pas encore fait, de signer l'Accord avant son entrée en vigueur, afin que nous soyons tous des États parties fondateurs à l'Accord de la ZLECAf.

Etat de la ratification de l'Accord de la ZLECAf
L'article 23 de l'Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine précise que cet Accord entre en vigueur trente jours après le dépôt par vingt-deux États signataires de leurs instruments de ratification auprès du Président de la Commission de l'Union africaine.
A ce jour dix-huit (18 pays) ont ratifié l'Accord. Il s'agit, par ordre alphabétique, du Congo Brazzaville, de la Côte d'Ivoire, de Djibouti, de l'Eswatini, du Ghana, de la Guinée, du Kenya, du Mali, de la Mauritanie, de la Namibie, du Niger, de l'Ouganda, de la République Sud-Africaine, du Rwanda , du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo. C'est le lieu d'inviter les chefs d'État des pays qui ne l'ont pas encore fait à déposer leurs instruments de ratification au cours de ce Sommet.
La Commission suit très attentivement les processus de ratification dans les autres États membres. Un travail considérable est en train de se faire dans la plupart des États membres et les progrès enregistrés sont très encourageants. Compte tenu de l'état actuel des ratifications, il est possible d'obtenir le 22ème instrument de ratification avant la célébration, du premier anniversaire de la ZLECAf, le 21 mars 2019. En ratifiant dans un délai d'un an, nous enverrons un message très fort à nos concitoyens et au reste du monde que nous sommes résolument engagés à soutenir ce processus.

Signature des arrangements commerciaux bilatéraux avec des tiers
A Nouakchott, la Conférence « s'est engagée en un seul bloc et parlant d'une seule voix, à interagir avec les partenaires extérieurs et invite instamment les États membres à s'abstenir de conclure des arrangements commerciaux bilatéraux jusqu'à l'entrée en vigueur de l'Accord portant création de la ZLECAf ».
Cette décision ne sera plus nécessaire après l'entrée en vigueur de l'Accord, étant donné que l'article 18 de l'Accord de la ZLECAf sur les préférences continentales prévoit qu'« Après l'entrée en vigueur du présent Accord, les États parties s'accordent, sur la base de la réciprocité, des préférences qui ne sont pas moins favorables que celles accordées aux tierces parties dans le cadre de la mise en œuvre du présent Accord ».
L'article du Protocole 4 sur le Commerce des marchandises renforce l'article susmentionné et précise qu'« aucune disposition du présent protocole n'empêchera un État partie de conclure ou de maintenir des accords commerciaux préférentiels avec des pays tiers, à condition que ces accords commerciaux n'entravent ou ne compromettent la réalisation des objectifs du présent accord et que tout avantage, concession ou privilège accordé à un pays tiers en vertu de ces accords s'applique à tous les autres États parties, sur la base du principe de réciprocité ».
Je vous invite donc, Excellences, à renouveler votre engagement en faveur de la création d'un marché africain unique en vue de réaliser le rêve d' « Une Afrique intégrée, prospère et en paix, soutenue et dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale ». Á cet effet, les États membres qui souhaitent conclure des accords commerciaux avec des tiers ont l'obligation de nous en informer et de s'assurer que ces efforts ne sapent pas notre vision de créer ce marché africain. Je voudrais recommander que ceci fasse partie de notre décision sur la ZLECAf au cours du présent Sommet.

réalisation du marché intérieur africain
Excellences, le Marché unique du transport aérien africain, le Protocole au Traité instituant la Communauté Economique Africaine relatif à la libre circulation des personnes, au droit de séjour et au droit d'établissement viennent compléter la ZLECAf, outre la Phase 2 des protocoles sur les investissements, la concurrence et les droits de propriété intellectuelle susmentionnés.
Le traité d'Abuja nous engage également à créer une union douanière d'ici à 2019. Le même Traité nous engage également à créer la Communauté économique africaine trente-quatre ans (34) après son entrée en vigueur, c'est à dire d'ici à 2028. Le marché commun africain (marché intérieur) doit être créé cinq ans avant la création de la Communauté économique africaine, soit en 2023. Afin que nos décisions soient crédibles, je voudrais recommander que nous nous engagions à faire du marché commun africain une réalité d'ici à 2023 et que nous demandions à nos ministres du Commerce d'élaborer, d'ici novembre 2019, une stratégie dans le cadre de la réalisation de cet objectif, pour examen par la Conférence en 2020.

Secrétariat de la ZLECAf
Des initiatives sont en cours dans le cadre de la finalisation des travaux sur l'accueil du Secrétariat de la ZLECAf. La Commission de l'Union Africaine a envoyé des Notes verbales aux États membres leur donnant jusqu'au 20 mars 2019 pour soumettre leurs offres. Une mission d'évaluation serait ensuite envoyée dans l'ensemble des États membres qui auraient fait acte de candidature. Le rapport de la mission d'évaluation, et les recommandations seront soumis à la conférence au Sommet extraordinaire de juillet 2019 prévu pour le lancement officiel de la phase opérationnelle du marché intérieur africain.
En d'autres termes, à la veille du Sommet de coordination, en plus du lancement officiel de la phase opérationnel de la ZLECAf, nous aurons aussi à examiner les recommandations sur l'accueil du Secrétariat de la ZLECAf et son organisation, conformément à l'article 13 de l'Accord.

Excellences,
La ZLECAf a déjà commencé à produire des résultats, avant même d'entrer dans sa phase opérationnelle. Le premier résultat produit est le succès de la première foire commerciale intra-africaine, qui a été organisée du 11 au 17 décembre 2018 au Caire (Égypte). Cette foire a attiré 1086 exposants et a dépassé tous les objectifs assignés tant en ce qui concerne le nombre de visiteurs que le volume des transactions. Je voudrais féliciter, le peuple et le Gouvernement de la République Arabe d'Égypte, l'African Import and Export Bank et la Commission de l'Union Africaine pour le succès de l'organisation de cet événement. De même, permettez-moi de féliciter le peuple et le Gouvernement Rwandais pour avoir été choisi en vue de l'organisation de la prochaine édition de cette foire qui aura lieu en 2020 à Kigali.

Excellences,
Permettez-moi d'évoquer à présent la question importante de l'optimisation du commerce dans la perspective de la création de nouvelles opportunités d'emplois. Á cet effet, une plate-forme continentale sur le commerce électronique a été créée par la Commission de l'Union Africaine, en partenariat avec la Diaspora africaine. Par le biais de cette plate-forme, notre objectif est d'aider les jeunes à créer 600.000 petites et moyennes entreprises en quatre ans (2019 – 2023).
Afin d'atténuer le risque lié au marché et de veiller à ce que les prestataires soient payés dans les délais fixés et intégralement, l'African Export and Import Bank apporte son aide à la Commission de l'Union africaine dans le cadre de la mise en place d'une plate-forme de règlement et de paiement numérique, qui doit être opérationnelle en 2019.
Je voudrais aussi rappeler que, lors de notre dernière session à Nouakchott (Mauritanie), nous avions demandé à la Commission d'organiser un forum de la société civile et un forum du secteur privé, afin de renforcer la collaboration des parties prenantes dans la mise en œuvre de la ZLECAf. Ces fora qui précéderont le lancement officiel du démarrage de la ZLECAf à Niamey (Niger) doivent faire l'objet d'une large mobilisation.

Excellences,
Je ne saurais terminer mon rapport sans exprimer clairement ma conviction que nous avons maintenant atteint un point décisif dans le processus de réalisation de notre vision d'un marché commun africain. Nous sommes en passe d'entrer dans la phase opérationnelle de ce processus. Compte tenu des progrès réalisés à ce jour, je suis convaincu que nous sommes capables de relever tout défi, aussi complexe qu'il soit. Je sais que notre détermination à poursuivre ce processus est forte et inébranlable.
La signature récente d'une convention de financement de 50 millions d'euros entre notre commission et l'Union Européenne pour l'appui au démarrage de la ZLECAf nous réconforte dans la perspective de soutien de nos partenaires dans la réussite de ce programme. Je voudrais à ce sujet remercier l'Union Européenne pour cet important appui et féliciter notre Commission pour ce succès.

Excellences,
En conclusion les recommandations suivantes sont soumises à notre Conférence par les ministres du Commerce, pour adoption. Il s'agit d'adopter :
(i) Le modèle de libéralisation tarifaire qui sera utilisé par les États membres dans le cadre des préparatifs des listes des concessions tarifaires de la ZLECAf.
(ii) La désignation des produits sensibles et la liste d'exclusion selon les critères ci-après : la sécurité alimentaire, la sécurité nationale, les recettes fiscales, les moyens de subsistance et l'industrialisation.
(iii) Le pourcentage proposé pour les produits sensibles doit représenter 7 % du total des lignes tarifaires et la liste d'exclusion ne doit pas excéder 3% du total des lignes tarifaires.
(iv) L'application de ces pourcentages sera soumise au principe de la double qualification et aux clauses « anti-concentration » pourvu que les produits figurant sur la liste d'exclusion ne dépassent pas 10% de la valeur totale des importations provenant des autres États parties. En d'autres termes, les produits devant être exclus de la libéralisation ne représenteront pas plus de trois pour cent, soit moins de 10 pour cent de la valeur des importations provenant des autres pays africains.
(v) La période transitoire de cinq ans ou moins qui doit être utilisée par les pays exigeant cette flexibilité avant le démarrage de la libéralisation des produits sensibles. En d'autres termes, au cours de cette période, les tarifs applicables aux produits peuvent être maintenus pourvu qu'ils soient éliminés à la fin de la période de réduction progressive visée par les modalités adoptées (10 ans pour les pays les plus développés et 13 ans pour les pays les moins avancés).
(vi) Les Directives pour l'élaboration des listes d'engagements spécifiques et du Cadre de coopération règlementaire pour le commerce des services.prn-1
(vii) La nouvelle feuille de route pour la finalisation des négociations de la ZLECAf avec un nouveau délai, en juin 2020.
En outre, je suggère que nous prenions des décisions suivantes :
i. Demander aux États membres qui souhaitent conclure des arrangements commerciaux avec des tiers de nous le notifier par écrit et s'assurer que leurs efforts ne saperont pas notre projet visionnaire que constitue la création d'un marché africain.
ii. Demander aux ministres du Commerce de l'Union africaine d'élaborer, d'ici novembre 2019, une stratégie dans le cadre de la réalisation d'un marché commun africain afin qu'elle soit soumise à l'examen de la Conférence, en janvier 2020.
iii. D'organiser à titre exceptionnel, un Sommet Extraordinaire, en juillet 2019 à Niamey, à la veille du Sommet de coordination. Á cet effet, tous les États membres de l'Union auront l'occasion de célébrer le premier anniversaire de la signature de l'Accord de la ZLECAf, et de lancer officiellement la phase opérationnelle du marché de la Zone de libre-échange continentale africaine et de statuer sur le choix du siège et l'organigramme du Secrétariat de la ZLECAf.
iv. De féliciter le peuple et le Gouvernement de la République arabe d'Égypte, l'African Import and Export Bank et la Commission de l'Union africaine pour le succès de l'organisation de la première foire commerciale intra-africaine.
v. De saluer le peuple et le Gouvernement du Rwanda pour avoir remporté l'organisation de la prochaine édition de la foire commerciale intra-africaine.

Je vous remercie.

 

 

 

 

 

 


discour-2« Excellence Paul Kagamé, Président en exercice de l'Union Africaine
Excellence Mesdames et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement,
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies
Monsieur le Président de la Commission de l'Union Africaine
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de remercier la Présidente de la République d'Ethiopie et le Gouvernement Ethiopien pour l'Excellente hospitalité qui nous offerte.C'est un réel plaisir pour moi de prendre part à cette importante réunion dont le thème central est « Investir dans la Santé ».
L'importance de cette thématique n'est plus à démontrer eu égard aux préoccupations de l'heure notamment la réalisation des Objectifs du développement durable, de l'Agenda 2063 et du développement de la couverture sanitaire universelle.

Mesdames et Messieurs,
Les maladies causent fréquemment des milliers de victimes à travers le monde en général et en Afrique subsaharienne en particulier où les épidémies sont les plus concentrées. Avec près de 15% de la population mondiale, la situation sanitaire de l'Afrique Subsaharienne se caractérise par un déficit en infrastructures et équipements de santé, une faible couverture sanitaire, une Insuffisance en Ressources Humaines de qualité et en quantité d'une part et d'autre part parun fort taux de mortalité maternelle et infantile, une forte charge de morbidité avec 60% de cas de VIH, plus de 90% de cas de Paludisme, et une Recrudescence de la Tuberculose dont les 2/3 surviennent dans notre région avec une tendance à la Résistance aux Antimicrobiens.
Cette situation peu reluisante constitue un frein au développement socio-économique de notre région. Avec la faiblesse de l'espérance de vie qu'elle implique, cette situation est une des causes de la faiblesse de l'indice du développement humain sur le continent.Ces défis exigent donc un renouvellement des engagements que les différents Etats de l'Union Africaine avaient pris en 2001 à Abuja, ce qui nécessite une forte mobilisation des ressources internes en faveur de la santé.

Mesdames et Messieurs,
La santé est une des bases sociales du développement. Investir dans la santé c'est donc investir dans le développement. En effet, l'investissement dans la santé est sans nul doute une des clés du progrès pour nos pays en voie de développement.Investir dans la santé c'est assurer le bien-être des populations, c'est lutter contre la pauvreté et réduire les inégalités.Par ailleurs, des citoyens en bonne santé sont des citoyens plus productifs et plus compétitifs, cela rend le retour sur investissement dans la santé très rapide.
Au Niger où, la situation sociodémographique se caractérise par un fort taux d'accroissement démographique annuel de 3,9% (RGP/H 2012), un indice synthétique de fécondité autour de 6 enfants par femme, la sante notamment celle de la reproduction, peut contribuer à la réalisation des conditions de la transition démographique que nous appelons de tous nos vœux.
Dans le secteur de la santé, l'accès aux services et soins de qualité reste une grande préoccupation pour le gouvernement. C'est le lieu de faire-part de notre préoccupation par rapport au poids des couts des médicaments (75%) dans les couts des soins de santé, une réduction des couts de médicaments facilitera l'accès aux soins de santé aux personnes les plus vulnérables.prn-2

Mesdames et Messieurs,
Notre volonté d'investir dans les secteurs sociaux de base en général et dans la santé en particulier, est malheureusement contrariée par les préoccupations sécuritaires liées à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Néanmoins, on note une augmentation significative du budget alloué à la santé et plusieurs actions sont mises en œuvre par le gouvernement pour promouvoir la santé de la population dont entre autres :
- la gratuité des soins pour les groupes vulnérables notamment les soins curatifs, préventifs et promotionnels aux enfants de 0 à 5 ans et chez la femme, la gratuité de la césarienne, de la Planification Familiale et la prise en charge des cancers gynécologiques y compris la gratuité de la prise en charge du VIH, de la Tuberculose, du Paludisme et des Maladies Tropicales Négligées.
- La mise en œuvre des programmes régionaux et nationaux en vue de la capture du Dividende Démographique à travers l'autonomisation de la femme et de la scolarisation de la jeune fille et son maintien à l'école ;
- La Construction et l'équipement des Infrastructures sanitaires ;
- Le Recrutement du Personnel ;
- L'élaboration d'une stratégie e-santé, action novatrice qui contribuera au renforcement du système national de santé.
Par ailleurs nous investissons beaucoup dans l'agriculture à travers l'initiative 3N (lesNigériens Nourrissent les Nigériens),dans l'éducation, dans l'accès à l'eau et à l'assainissement, ce qui a naturellement une incidence positive sur le secteur de la santé.A ces efforts du Gouvernement du Niger s'ajoutent les appuis des partenaires techniques et financiers dont le Fonds Mondial et GAVI.
Le partenariat entre le Niger et le Fonds Mondial entamé en 2004, a permis de mobiliser plus de 250 millions de Dollars US pour la lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme ainsi que le renforcement du système de santé. D'importants résultats ont été obtenus notamment la mise sous traitement antirétroviral de plus de 12 000 patients, la détection et le traitement d'environ 48 000 patients atteints de tuberculose, la distribution de plus de 15 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticides à longue durée d'action communément appelée MILDA.
S'agissant de GAVI, près de 200 Millions de Dollars US ont été mobilisés ces dix dernières années faisant de lui le premier bailleur de la vaccination et un des bailleurs les plus importants de la santé au Niger. Ce soutien apporté a permis d'obtenir des succès majeurs en réduisant la morbidité chez les enfants de moins de 5 ans.Ainsi, grâce à la vaccination le nombre de cas de rougeole est passé de 60,000 par an en 2004 à moins de 1500 aujourd'hui. Nous avons doublé en moins de 10 ans le nombre de vaccins disponibles dans la vaccination de routine et mis en place un réseau "sentinelle" efficace de surveillance épidémiologique qui couvre l'ensemble du territoire.
Je remercie GAVI et le Fonds Mondial pour le soutien qu'il apporte à mon pays et à l'Afrique en général. Permettez-moi aussi de remercier la fondation Bill et Melinda Gates pour leur contribution au financement de la santé notamment celui de la vaccination.

Mesdames et Messieurs,
Pour mieux optimiser les ressources mobilisées, le Gouvernement du Niger a mis en place depuis 2006 un mécanisme de gestion des financements des Partenaires Techniques et Financiers à travers une Approche-Programme, appelé Fonds Commun (FC) d'Appuis à la mise en œuvre du Plan de Développement sanitaire. Près de 250 Millions de Dollars US ont été mobilisés à travers ce mécanisme. A ces importants appuis s'ajoutent également la contribution du secteur privé, des ONG et Associations.

Mesdames et Messieurs,
Je m'engage personnellement à tout mettre en œuvre pour une plus grande mobilisation des ressources publiques internes.Je lance un vibrant appel pour une forte mobilisation de tous les acteurs : Gouvernants, Partenaires Techniques et Financiers, sociétés civiles et le secteur privé, chacun dans son domaine à s'investir plus pour la santé.
Je reste convaincu que l'implication du secteur privé est un atout indispensable pour la promotion du secteur de la santé en Afrique en général et au Niger en particulier.
Je vous remercie ».

onep

 

 

 

 

 

 


visiteEn visite au Niger, le Khalife mondial de la confrérie Tidjania, Cheikh Ali Bel Arbi s'est rendu, le 9 février, à la résidence de la Présidence de la République pour une visite de courtoisie à la Première Dame, Dr Lalla Malika Issoufou Mahamadou. Cheikh Ali Bel Arbi est une personnalité spirituelle respectée par les membres de cette confrérie.

Onep

 

 

 

AG/ONU

Editorial

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !

lundi 17 décembre 2018

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !
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