Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

Tinni Abdou



flimL'Ambassade du Royaume d'Espagne au Niger en collaboration avec l'Association Nigérienne des ciné-clubs et critiques de cinéma a initié la projection du film espagnol "La Novia ou la mariée". La projection s'est déroulée vendredi 24 Août 2018 dans l'après-midi au siège de ladite association, dans l'enceinte de la Radio Goudel. C'était en présence de l'Ambassadeur d'Espagne au Niger SE Ricardo Mor Solá et de ses proches collaborateurs ainsi que de plusieurs invités.
La Novia ou la mariée est un film dramatique espagnol réalisé par Paula Ortiz avec Inma Cuesta, Asier Etxeandia et Alex Garcia. Sorti en novembre 2015, ce film est inspiré du texte littéraire de Federico García Lorca, «Noces de sang», une tragédie de 1933. Malgré les critiques émanant de plusieurs observateurs du cinéma, le film a réussi à décrocher quelques récompenses dont entre autre le Prix Goya de la meilleure actrice dans un second rôle et le Prix Goya de la meilleure photographie. Ce Long-métrage de 95 minutes raconte l'histoire d'un triangle amoureux entre deux hommes et une femme. Deux amants emportés par leur passion défient toutes les conventions sociales et morales, jusqu'à leur propre jugement.
La synopsie du film souligne que Leonardo, le Fiancé et La Fiancée (la Novia) forment un trio inséparable depuis l'enfance, mais Leonardo et la Novia sont unis par un fil invisible, farouche, impossible à rompre. Les années passent et la mariée se prépare, de plus en plus inquiète, à son mariage avec le Fiancé au milieu du désert blanc où elle vit avec son père. La veille de la cérémonie, une sorcière frappe à sa porte et lui offre un cadeau de deux poignards de verre et un conseil : « Ne te marie pas si tu ne l'aimes pas ». Un frisson parcourt l'âme et le corps de La Fiancée. Le souvenir de Leonardo, son amour d'enfance, revient alors hanter la jeune femme.
Le jour de son mariage, la mariée fut enlevée dans sa chambre de noce par Leonardo. Son marie constate son absence alors qu'il est venu la chercher. Il l'aperçoit à travers la fenêtre sur un cheval et engagea la poursuite. En pleine nuit, au mieux de nulle part, la même sorcière se présenta à lui, et lui donna le poignard de verre : « ils sont derrière cette montagne» confie la sorcière. C'est à ce niveau que les deux hommes se sont fait tué devant la Novia.
Peu après la projection, l'ambassadeur d'Espagne au Niger a situé l'objectif d'une telle initiative. «L'objet de cette projection est de promouvoir et partager la culture espagnole au Niger », a souligné SE Ricardo Mor Solá tout en se réjouissant de la participation massive des populations, en particulier, celle des jeunes et des femmes. Il a indiqué que ce film ressort aussi des similitudes entre les pratiques de certaines sociétés espagnoles et Africaines en général. « On peut toujours considérer qu'il y a certains sentiments qui proviennent de l'Espagne et qu'on peut trouver aussi dans les sociétés africaines et nigériennes en particulier. La culture est universelle et parfois on peut penser que nous sommes des pays lointains mais il y a toujours quelques choses qui nous réunissent» a ajouté le diplomate espagnole.
SE. Ricardo Mor Solá a invité la population à prendre part à ce genre d'activités qui permet aux gens d'enrichir leur connaissance sur les cultures des autres. L'Ambassadeur a promis de multiplier ce genre d'initiatives notamment dans les domaines du théâtre, de la photographie, de la littérature, du cinéma et bien d'autres activités culturelles en vue de promouvoir un partage réciproque d'égal à égal entre les acteurs nigériens et espagnols.
Les invités aussi n'ont pas caché leurs sentiments après la vision du film. « Ce film nous montre un mariage difficile de fois impossible entre deux prétendants et une mariée, l'actrice centrale. Finalement à cause de problème de jalousie et d'amour les deux hommes finissent par se faire tuer et la femme est restée seule. Ce film nous montre aussi a un certain nombre de coutumes qu'on voit dans les pays africains, dans les histoires d'amours et des mariages. Dans l'ensemble on peut dire que toutes les sociétés secrètent un certain nombre des gens qui peuvent être bien ou mal», a indiqué M. Harouna Niandou.
Ali Maman
27/08/18



prn-1Le Niger a célébré mercredi 22 août l'Aïd el Adha ou fête de Tabaski. Comme à l'accoutumée, le Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou, s'est rendu à la place des Grandes prières de Niamey pour effectuer, en compagnie de ses compatriotes, la prière collective consacrée à l'événement. Y étaient aussi présents, le président de l'Assemblée nationale, SE. Ousseini Tinni, le Premier ministre, Chef du gouvernement, SEM. Brigi Rafini, les députés nationaux, les présidents des institutions de la République, les membres du gouvernement, les représentants du corps diplomatique des pays musulmans, des personnalités civiles et militaires et surtout un grand nombre de fidèles musulmans.
Après la prière, l'imam de la grande mosquée a prononcé sa prédication dans laquelle il a appelé les fidèles musulmans au respect des valeurs islamiques, de solidarité, de fraternité et d'entraide. Il a aussi appelé les Nigériens à l'unité et à la tolérance pour construire notre pays. L'imam a par ailleurs imploré Dieu pour qu'il descende la paix et gratifie notre pays d'une campagne agricole féconde.
Aussitôt après la grande prière collective, plusieurs personnalités civiles et militaires se sont rendues au Palais de la Présidence pour la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux ou ''Barka da salla''. C'est ainsi que le Président de la République a individuellement reçu les vœux de santé, de bonheur et de prospérité de la part de plusieurs personnalités : présidents des institutions de la République, membres du gouvernement, députés nationaux, ambassadeurs, représentants des organismes internationaux, chefs coutumiers, leaders religieux, membres d'organisations socio-professionnelles, etc.
Cette fête musulmane du mouton ou du sacrifice, il faut le rappeler, commémore le sacrifice d'Abraham. Selon les enseignements coraniques, Abraham avait promis l'immolation d'un bélier en offrande à Allah (Dieu) après la construction de la Kabba. Mais après la construction de l'Edifice, le Patriarche ne trouva pas d'animal pour tenir son engagement ;prn-2 c'est ainsi qu'il rêva et décida d'immoler son propre fils Ismaël (ascendant du Prophète de l'Islam Mohamed). Au moment de l'immolation, Dieu envoya, par le biais de l'Ange Gabriel, un gros bélier pour le substituer à l'enfant, à l'insu d'Abraham. Dieu témoigne ainsi de la foi sincère d'Abraham.
C'est dire à quel point l'Aid El Kébir est une grande richesse qui nous permet de comprendre de façon pratique le sens de la soumission à Dieu, la dimension d'une miséricorde lumineuse, qui épargne les hommes et les invite au partage. De ce fait, la célébration de la fête de l'Aid al Kébir est l'occasion pour chaque musulman de méditer sur la conduite exemplaire d'Annabi Ibrahim (Paix sur Lui) et sa famille, qui est un exemple de piété et de soumission à Allah et une référence de l'Ihsaane (la perfection
Mahamadou Diallo

24/08/18


Mgr-Laurent-LompoLa Communauté musulmane de notre pays a célébré le mercredi 22 août dernier, la traditionnelle fête de l'Aïd el Kebir ou fête de la Tabaski. Comme à l'accoutumée, c'est avec joie que les Evêques du Niger, unis à toutes les Communautés Chrétiennes du pays et en leurs noms, ont adressé, par la voix de Mgr Laurent LOMPO, Archevêque de Niamey, leur traditionnel message de vœux de bonne fête à l'occasion de la Tabaski.
Les Evêques ont admis que s'il est vrai que la Tabaski rappelle le sacrifice d'Abraham, force aussi est de reconnaître qu'en Abraham, nous demeurons tous des frères croyants en Dieu. « Car, Abraham est notre ancêtre dans la foi. Unis donc à vous dans la foi au Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux, nous voudrions, avec vous, continuer à créer des chemins de rencontre, de tolérance, de dialogue, de fraternité et de justice » lit-on dans le message.
« Nous sommes tous témoins des exclusions, des divisions, des conflits et des catastrophes naturelles dans le monde aujourd'hui. Plus près de nous, dans notre pays, de nombreux hommes et femmes souffrent de l'indifférence des uns vis-à-vis des autres, de l'intolérance religieuse, de l'insécurité, du chômage, de la pauvreté, de la crise migratoire, des effets d'un environnement insalubre et pollué, etc. » a souligné l'Archevêque de Niamey, Mgr Laurent LOMPO.
Dans un tel contexte, a-t-il estimé, il est vital que nous continuons à nous tendre la main les uns aux autres sans arrière pensée et à dialoguer sans cesse entre nous ; un dialogue constructif et inclusif, mais respectueux des valeurs religieuses et morales de nos deux religions. Cela, dans un esprit de fraternité, de justice et de paix. Notre « maison commune », le Niger, en a fortement besoin !
« Que Dieu Tout-Puissant, le Miséricordieux, féconde nos efforts et protège notre cher pays ! Amen. Bonne fête à toutes et à tous ! » a conclu Mgr Laurent LOMPO.

Correspondance particulière
de Abandé Moctar

24/08/18


signatureLe Président de la République, Chef de l'Etat, Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou a signé, le 20 août dernier, un décret portant remises gracieuses de peines dont la teneur suit :
Article Premier : A l'occasion de la fête du 03 août 2018 commémorant la date anniversaire de la proclamation de l'indépendance de la République du Niger, des remises gracieuses de peines sont accordées par Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat, dans les conditions définies aux articles ci-après.
Article 2 : Tout individu qui, à la date de la signature du présent décret, est condamné à une peine privative de liberté par décision judiciaire devenue définitive et mise à exécution, pour une infraction qualifiée crime ou délit, bénéficie d'une remise de peines :
a) de trois (3) mois, si la peine prononcée est inférieure ou égale à (1) an ;
b) de six (6) mois, si la peine prononcée est supérieure à un (1) an et inférieure ou égale à deux (2) ans ;
c) de dix (10) mois, si la peine prononcée est supérieure à deux (2) ans et inférieure ou égale à cinq (5) ans ;
d) de vingt (20) mois, si la peine prononcée est supérieure à cinq (5) ans et inférieure ou égale à sept (7) ans ;
e) de vingt-quatre (24) mois, si la peine prononcée est supérieure à sept (7) ans.

Article 3 : Tout individu qui, à la date de la signature du présent décret, est condamné à la peine de mort par décision judiciaire devenue définitive, verra sa peine commuée à l'emprisonnement à vie.
Tout individu qui, à la date de la signature du présent décret, est condamné à la peine d'emprisonnement à vie par décision judiciaire devenue définitive, verra sa peine commuée à trente (30) ans d'emprisonnement.

Toutefois, les personnes condamnées aux peines prévues aux alinéas 1 et 2 du présent article, ayant antérieurement bénéficié de commutation de peine, sont exclues du bénéfice de la présente remise.
Article 4 : Les remises gracieuses prévues à l'article 2 du décret ne sont pas applicables aux personnes condamnées pour les infractions ci-après :
• vol commis avec au moins trois (3) circonstances aggravantes ;
• faux en écriture;
• fausse monnaie ;
• détournement de deniers publics ;
• enrichissement illicite ;
• trafic international de drogue ;
• corruption, trafic d'influence ou concussion ;
• terrorisme, financement du terrorisme et apologie du terrorisme;
• Complot contre la sûreté de l'Etat ;
• Complot contre la Défense Nationale de l'Etat ;
• crime d'esclavage ;
• traite de personnes ;
• trafic illicite des migrants ;
• supposition et complicité de supposition d'enfants ;
• meurtre, parricide, assassinat ou empoisonnement ;
• évasion ;
• viol ;
• blanchiment de capitaux ;
• délit d'initié.

Les remises gracieuses prévues aux articles 2 et 3 ci-dessus sont applicables aux récidivistes condamnés pour les infractions autres que celles énumérées au précédent alinéa.

Article 5 : Nonobstant les dispositions de l'article 4 ci-dessus, bénéficient de la remise totale de la peine qui leur reste à subir:
• les femmes allaitantes ou en grossesse ;
• les personnes atteintes d'épilepsie, d'affection tuberculeuse, cancéreuse, lépreuse et sidéenne médicalement constatée ;
• les mineurs de moins de dix-huit (18) ans ;
• les personnes âgées de soixante-dix (70) ans et plus;
• les malades mentaux.

Article 6 : Toutefois, les bénéficiaires des remises gracieuses dont les certificats médicaux, actes de naissance ou jugements supplétifs tenant lieu d'actes de naissance ayant servi de support pour la remise s'avéreraient faux, verront leur remise de peine rapportée sans préjudice de poursuite pénale pour usage de faux.

Les responsables de faux actes seront poursuivis en justice conformément à la loi.
Article 7 : Les Procureurs de la République et les Présidents des Tribunaux d'instance sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de procéder à des vérifications rigoureuses des listes des bénéficiaires, avant toute mise en liberté.
L'ensemble des pièces justifiant le bénéfice des dispositions du présent décret, notamment les extraits d'écrou des condamnés, les certificats médicaux, la liste nominative des bénéficiaires, doivent être transmises à l'administration centrale du Ministère de la Justice à la diligence des autorités judiciaires et des régisseurs des établissements pénitentiaires, dans les meilleurs délais.

Article 8 : Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, est chargé de l'application du décret, objet du présent communiqué qui sera publié au Journal officiel de la République du Niger.

24/08/18


inviteM. le Directeur Général, le programme Kandadji semble enfin avoir trouvé le partenaire idéal avec la présélection d'une société de droit chinois pour la construction du barrage hydro électrique de Kandadji, un ouvrage tant attendu par les Nigériens depuis des décennies. Quelle est l'entreprise ? Et pouvez-vous bien nous faire la genèse du processus ?
Merci de l'opportunité que vous m'offrez pour parler du Programme Kandadji dans les colonnes du journal Sahel Dimanche. Concernant le processus d'acquisition pour la construction du barrage, je dois souligner qu'il s'agit d'une procédure classique. En effet, suite à une revue de l'Avant-Projet Détaillé (APD) initial du barrage, un nouveau dossier de pré-qualification a été lancé et cela a permis de retenir une liste de sept (7) entreprises sur les dix-huit candidats à la pré-qualification. A la date limite de remise des offres, la Commission Ad 'hoc d'adjudication a réceptionné et ouvert quatre (4)offres.
A l'issue de l'évaluation des offres, l'Entreprise China Gezhouba Group Company Ltd (CGGC) a été retenue comme adjudicataire provisoire avec un montant de cent cinquante milliards huit cent quatre-vingt-dix-sept millions deux cent vingt mille cent soixante-onze virgule soixante-cinq (150 897 220 171, 65) F CFA HT.
Les Partenaires Techniques et Financiers ont donné leurs avis de non objection sur l'adjudication proposée et le Contrôleur des marchés publics et des engagements financiers a donné pour sa part son avis de conformité. Les résultats de l'évaluation des offres ont été publiés dans le Sahel-Dimanche du 25/05/2018. Une communication y relative a été faite au Conseil des Ministres du 06/07/2018.
Le contrat des travaux a été signé depuis le 28 juin 2018 et l'entreprise a d'ores et déjà été invitée à prendre les dispositions nécessaires au démarrage des travaux.
Un temps, le projet Kandadji semblait totalement dans l'impasse après la rupture avec l'entreprise russe ZVS suivie d'une longue période de léthargie. Peut-on considérer cette parenthèse comme un lointain malheureux épisode et dire que cette fois-ci, la marche vers la réalisation du barrage est désormais inéluctable ?
A la vérité, après la résiliation du contrat de l'Entreprise ZVS, il n'y a pas eu de léthargie, comme beaucoup le pensait. Des efforts importants ont été déployés pour rendre irréversible la construction du barrage. Vous pouvez croire que tous les acteurs se sont fortement engagés. Peut-être que dans l'intervalle de temps, la communication a été timide. Mais
sachez que pendant cette période, les dossiers techniques ont été revus, des financements complémentaires ont été mobilisés, le cadre institutionnel de mise en œuvre du Programme a été amélioré, la réinstallation des populations a été prise à sa juste importance et des travaux préparatoires ont été réalisés sur financement propre de l'Etat.
Aujourd'hui, avec la ferme volonté des Autorités au plus haut niveau de notre pays, l'adhésion forte des populations, l'engagement ferme des partenaires techniques et financiers et la démarche participative appuyée d'une communication soutenue, la marche vers la réalisation du barrage est effectivement inéluctable.
Quelle garantie avez-vous de la part de l'entreprise chinoise pour la concrétisation de ce projet ?
Préalablement à la signature du contrat, l'Agence du Barrage de Kandadji accompagnée du Maitre d'œuvre, Bureau
d'Ingénieurs Tractebel, a procédé aux
vérifications nécessaires relatives à la qualification et aux capacités de l'entreprise CGGC.
Ces vérifications ont été effectuées au cours des visites sur le terrain des références présentées par CGGC dans sa proposition technique. A l'occasion de ces visites, l'authenticité des expériences présentées par CGGC dans son offre, ainsi que les capacités techniques et financières ont été prouvées et confirmées par les Maitres d'ouvrage pour lesquels l'entreprise a réalisé les travaux. Il faut savoir que l'entreprise a une expérience solide en la matière. Elle a eu à réaliser des travaux de barrages beaucoup plus importants que ceux de Kandadji et dispos des capacités financière et technique importantes.

Est-ce que le Niger a pris suffisamment de garde-fous, sur la base des leçons du passé, pour éviter une autre déconvenue aux Nigériens ? Si oui, comment ?
Notre ambition est de construire le barrage conformément aux règles de l'art et dans les meilleurs délais. Ainsi, toutes les actions que nous avons entreprises et celles que nous entreprendrons tiendront compte des leçons tirées dans le but d'éviter une déconvenue, comme vous le dites. Concernant précisément le choix de l'entreprise, je voudrais souligner qu'un bureau d'études qualifié a réexaminé le dossier d'avant-projet détaillé et repris le dossier d'appel d'offres. Puis, un panel d'experts indépendant de très haut niveau a examiné ces dossiers avant le lancement de l'appel d'offres. Le Comité technique d'analyse des offres aussi a bénéficié de l'appui des Experts du Maitre d'œuvre et de l'Assistance technique comme personnes ressources.
Enfin, comme je l'ai indiqué tantôt, des vérifications importantes sur les
capacités techniques et financières de l'entreprise retenue ont été effectuées avant l'adjudication définitive. Je peux vous assurer que les PTF aussi ont bien examiné la proposition d'adjudication en tenant compte de l'expérience vécue.
Pouvez-vous aujourd'hui avancer éventuellement une date pour le démarrage des travaux ?
Le marché étant approuvé depuis le 28 juin 2018, un ordre de service a été notifié à l'entreprise pour procéder à son enregistrement et à la mise en place des garanties nécessaires au démarrage des travaux. La remise du site à l'entreprise a été effectuée le 16 août 2018. Dès lors, l'entreprise dispose de trois (3) mois pour se mobiliser complètement ; les travaux devront effectivement démarrer au plus tard en novembre 2018.

M. le Directeur Général, la construction du barrage nécessite le déguerpissement, la réinstallation et le dédommagement des populations vivant sur l'emprise du futur barrage. Où en est-on ?
Je voudrais rappeler, une fois de plus, que la réinstallation des populations constitue la principale préoccupation dans la mise en œuvre du Programme, non pas parce que les populations s'y opposent, mais parce que la réinstallation doit être conçue et exécutée de façon à éviter les impacts négatifs. Elle exige des consultations préalables et une compensation juste et équitable. Le processus de réinstallation demande du temps pour bien être mis en œuvre: planification (recensement, Plan d'Action de Réinstallation, coûts); administration de la compensation; constructions de sites/logis et mesures de rétablissement des activités économiques.
Il faut veiller à éviter un décalage important entre le chronogramme de réinstallation et celui des travaux de construction. Dans cette perspective, compte tenu du nombre important des populations à réinstaller, deux groupes ont été formés. Le premier concerne les populations qui seront impactées
pendant l'exécution des travaux de construction du barrage, le second concerne les populations situées dans le réservoir de la retenue d'eau ; il sera impacté lors de la mise en eau du barrage.
Les populations du premier groupe sont complètement réinstallées ; ce qui permettra donc l'exécution des travaux sans entrave. Il faut cependant avouer qu'une petite partie de ces populations n'a pas entièrement reçu toutes les indemnisations. Je peux confirmer que les dispositions sont prises pour régler cette désobligeante situation au plus tard au cours du mois de septembre 2018.
A part cela, nous n'avons plus de contentieux lié aux indemnisations. Un audit de la réinstallation a été réalisé en 2016 pour tirer les leçons afin de mieux aborder la réinstallation du second groupe.
La réinstallation de la première vague a coûté environ 30 milliards de francs CFA. Ce montant a couvert plusieurs volets. Il convient de noter qu'à l'issue de l'audit de cette réinstallation, la Banque mondiale a accepté de financer des activités pour améliorer les conditions de réinstallation. Cette bonification, en cours de mise en œuvre, coûtera environ 9 milliards de CFA.

Vous aviez reçu récemment deux missions, à savoir une de la banque mondiale et une autre de la Banque africaine de développement. Que faut-il en retenir ?
Effectivement, une mission de la Banque Africaine de Développement a séjourné à Niamey du 4 au 17 mars 2018 en vue de procéder à l'achèvement de la
première phase du programme «KANDADJI» de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du Niger (PROGRAMME KANDADJI) ainsi qu'à la pré-évaluation du nouveau financement d'un projet d'appui à ce programme.
En ce qui concerne la dernière mission de la Banque mondiale, elle a séjourné au Niger du 28 Mai au 2 juin 2018 pour appuyer la mise en œuvre du programme. Les objectifs de la mission étaient d'échanger sur l'état d'avancement du Programme et formuler des recommandations pour accélérer sa mise en œuvre dans le respect notamment des mesures de sauvegarde environnementale et sociale. Un accent particulier a été mis sur la mise en œuvre du programme de développement local, la finalisation du Plan de réinstallation des populations de la 2ème vague et la communication. Il faut ajouter que des missions conjointes de tous les PTF sont souvent organisées et permettent de coordonner les activités de tous et de prendre des mesures concertées en vue d'accélérer la mise en œuvre du Programme. Je voudrais saisir l'occasion pour remercier les PTF de leur disponibilité constante pour l'accompagnement du Programme Kandadji.

 

Zaberou Moussa


audience-2Le Premier ministre, Chef du gouvernement, SE Brifi Rafini, a reçu en audience deux personnalités hier après midi à son cabinet. C'est ainsi que SE Brigi Rafini s'est d'abord entretenu avec l'ambassadeur de la République du Bénin au Niger M Koussey Koumba Noel. A l'issue son entrevue avec le chef du gouvernement, le diplomate béninois n'a pas fait de déclaration à la presse.
Le Premier ministre, SE Brigi Rafini, a ensuite reçu le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Islamique de Mauritanie au Niger, SE. Mohamed Yahya Sidi Haiba Teiss.audience-1 A l'issue de leur entretien, M. Teiss a dit être venu présenter ses civilités au Chef du Gouvernement à l'entame de sa mission au Niger. L'occasion lui a également été donnée de transmettre au Chef du gouvernement le message de salutations et d'amitié du gouvernement mauritanien et de prendre ses conseils avisés qui lui permettront de bien accomplir sa mission au Niger, «un pays frère avec lequel la Mauritanie partage beaucoup de choses et entretient d'excellentes relations de coopération». Le diplomate mauritanien a promis de faire ce qui est en son pouvoir pour davantage consolider ces liens entre les deux peuples et leurs gouvernements.
Zabeirou Moussa(onep)

21/08/18



Kofi«Monsieur le Président et Cher frère
C'est avec une vive émotion que j'ai appris la disparition, ce samedi 18 août, de Monsieur Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies et lauréat du Prix Nobel de la Paix.
Cette disparition est une immense perte pour l'Afrique qui vient de perdre un de ses plus illustres fils, dont les qualités professionnelles et personnelles unanimement reconnues ont contribué à faire avancer l'agenda de la paix, de la coopération, et du développement international, aussi bien dans le cadre des Nations Unies qu'à travers le travail apprécié de sa fondation éponyme.
J'adresse mes condoléances émues à sa famille éplorée, aux responsables de sa fondation, et au peuple de la terre africaine du Ghana, qui a vu naître feu Kofi Annan, dont les états de service constituent un modèle et une source de fierté pour le continent.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président et Cher frère, l'assurance de ma très haute considération. ».

Onep

21/08/18



panLe Président de l'Assemblée nationale SE. Ousseini Tinni a regagné Niamey hier, en provenance d'Ankara en Turquie où il a effectué une visite de travail et d'amitié du 16 au 20 août. A sa descente d'avion à l'aéroport international Diori Hamani, SE. Ousseini Tinni a été a accueilli par le premier Vice-président de l'Assemblée nationale l'honorable Iro Sani, puis salué par les membres du Bureau de l'Assemblée nationale et ceux de son cabinet.

Onep

21/08/18


mediateurLe Médiateur de la République Me Ali Sirfi Maiga a rencontré hier matin, en son cabinet, le représentant sortant de l'ONG Plan international au Niger M. Johnson Bien Aimé. Il s'agit pour M. Johnson Bien Aimé qui est au terme de sa mission au Niger, de venir faire ses adieux au Médiateur pour la coopération et l'intérêt qu'il accorde à la protection et la promotion des droits des enfants.
A sa sortie de leur audience, le représentant sortant Plan international Niger déclare qu'il est venu remercier le Médiateur pour son engagement et ces initiatives en faveur de la lutte contre les mariages précoces des enfants sur toute l'étendue du territoire. Il a aussi ajouté que le Médiateur n'a jamais cessé ou refusé de les accompagner à travers le pays. « Je voulais personnellement, avant de partir le remercier, l'inviter à garder le cap et aussi motiver les autres autorités à prendre le même chemin pour que les jeunes filles se développent comme les jeunes garçons et que demain les femmes participent pleinement dans la vie économique du Niger » a indiqué le représentant sortant de Plan international au Niger.
Yacine Hassane
21/08/18


marchLe ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé, M. Sadou Seydou a effectué hier, 20 Août 2018, une série de visites dans trois grands marchés de bétail de la capitale pour d'une part s'imprégner de la disponibilité des moutons et d'autre part recueillir des informations sur les prix à l'avant-veille de la fête de l'Aïd el Kébir ou fête de Tabaski. En effet, le sacrifice de mouton ; de chèvre ; de bœuf ou de chameau est recommandé à tous les musulmans ayant les moyens de s'en procurer. Avec une délégation composée du gouverneur de la Région de Niamey ; des cadres centraux du Ministère et des représentants des syndicats des commerçants, le ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé s'est rendu successivement aux marchés de bétail de Tourakou ; du 5ème arrondissement et de l'aéroport.
La démarche du ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé reste constante. Comme il l'a fait en début du mois béni de Ramadan, le ministre Sadou s'est rendu cette fois-ci en cette veille de la fête de Tabaski dans ces trois grands marchés de bétail de la capitale. En effet, les regards des pères de famille sont, ces derniers temps, tournés vers les marchés de bétail où les moutons du sacrifice se trouvent exposés en vente. De Tourakou en passant par le marché de bétail du 5ème arrondissement et de celui de l'aéroport, le ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé et sa délégation ont échangé aussi bien avec les responsables de ces marchés que les vendeurs sur la provenance des animaux ; la disponibilité et les prix.
La délégation a remarqué que la spéculation sur des prix a déjà commencé. C'est pourquoi, le ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur privé a demandé aux vendeurs de ne pas minimiser les petits bénéfices qu'ils gagnent sur les moutons. « Il ne sert à rien d'amener des moutons jusqu'à Niamey, les entretenir une semaine ou plus et retourner au village avec. Le prix d'aujourd'hui sera toujours meilleur au prix d'après la fête », a conseillé le ministre du commerce.
A l'issue de cette visite, le ministre Sadou Seydou a d'abord fait remarquer que pour les familles, les dépenses liées à la fête de Tabaski sont plus préoccupantes que celles de la fête de Ramadan. « Nous avons jugé utile de visiter ces différents marchés de bétail pour avoir une idée claire sur les prix. Au Niger, nous n'avons pas un problème d'approvisionnement. Nos marchés de bétail sont bien remplis de moutons. Ils continuent de recevoir de nouveaux arrivages en provenance des marchés de l'intérieur du pays. Comme je l'avais dit lors de mes visites pendant le mois béni de ramadan, il faut que les vendeurs des moutons regardent la population. Quand on peut aider son prochain, il faut le faire sans hésitation », a rappelé le ministre avant de souligner que les prix des moutons sont relativement abordables à deux jours de la fête aussi bien à Niamey qu'à l'intérieur du pays conformément aux informations qui lui sont parvenues.
« Nous avons remarqué une timide affluence des clients dans les marchés. Mais cela est du au fait que les populations craignent surtout les ''visiteurs de nuit'' et la difficulté liée à l'entretien de la bête. C'est ailleurs la raison pour laquelle certains adoptent la stratégie qui consiste à acheter l'animal et le laisser au soin d'un vendeur qu'on connait dans le marché», a conclu le ministre Sadou Seydou.

Hassane Daouda(onep)

21/08/18

AG/ONU

Editorial

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !

lundi 17 décembre 2018

EDITORIAL : Salut, le bâtisseur !
© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.