Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

Editorial : Démocratie avérée


DG onepUne marche citoyenne s'est déroulée, le mercredi dernier à Niamey. Elle a rassemblé quelques milliers de personnes, venues pour réclamer une amélioration de leurs conditions de vie et une attention particulière pour l'avenir de l'école nigérienne, la situation sanitaire, la situation sécuritaire et la situation économique et financière.
Les manifestants ont marché pacifiquement, bien encadrés et protégés par les Forces de l'ordre. Ils ont exercé librement leur droit civique; exprimé librement leurs opinions. A la fin, ils se sont dispersés dans le calme, l'ordre et la discipline. Il n'y a eu ni casses, ni interventions policières, rien que l'exercice d'un droit démocratique consacré par la Constitution. Les marcheurs ont démontré qu'au Niger, nous pouvons tout réclamer dans le respect du droit et de l'ordre.
C'est cela la vitalité de notre démocratie. C'est cela la vision des autorités politiques de notre pays. Un pays démocratique et social, fraternel et uni. Car, au-delà des divergences politiques somme passagères, ce qui unit le peuple nigérien est plus fort, plus solide. Ce qui unit le peuple nigérien, c'est sa ''nigérienneté'', son appartenance à une même entité géographique, une même aire culturelle et sociale fondée sur des liens de solidarité, de respect mutuel, de partage et de déférence. Des liens tissés tout au long des siècles, solidifiés par le temps et le ciment des relations privilégiées entre les familles et les communautés. Le peuple nigérien est UN, car toutes les communautés sont unies par les liens du mariage, de l'amitié et du voisinage qui parfois s'avèrent plus forts que les liens du sang.
Les marcheurs de mercredi voulaient attirer l'attention des autorités quant à la prise en charge des préoccupations vitales du peuple. Ils ont voulu forcer une porte déjà ouverte. En effet, le bien-être de l'Homme nigérien a toujours été au centre des préoccupations du Président de la République, Chef de l'Etat, Issoufou Mahamadou. Toute sa vie, il s'est battu pour cet idéal.
Et dès son élection à la Magistrature suprême de notre pays, il a pris des engagements forts pour booster notre pays et le hisser au rang des Nations prospères. Hélas, comme dirait l'autre, ''kana taka, Allah na tashi''. Au moment où les autorités ont pris le taureau par les cornes avec la ferme détermination d'apporter des solutions concrètes et pérennes aux problèmes qui assaillent le peuple nigérien, des contingences extérieures sont venues assombrir l'horizon.
Il n'est un secret pour personne que la situation générale est caractérisée par au plan international par un climat économique morose. Au plan national, cette situation a été exacerbée par le contexte sécuritaire sous-régional, notamment dans les pays voisins, impactant négativement sur les activités économiques et annihilant les efforts de développement déployés par le Gouvernement. Et face à cette insécurité qui menaçait gravement l'existence même du pays, il fallait faire un choix. Et le choix fut difficile et douloureux. Les secteurs sociaux de base, qui étaient la priorité des priorités du Gouvernement sous l'impulsion du Président de la République, ont été revus pour sauver d'abord la patrie du péril sécuritaire. Ainsi tous les efforts furent orientés vers ce secteur vital pour tout le monde: la sécurité !
Le Président de la République, Issoufou Mahamadou, l'a d'ailleurs souvent rappelé : ''Mon pays, le Niger, engagé sur plusieurs fronts, en l'occurrence au Mali et sur sa frontière libyenne, a dû, pour assurer sa sécurité, mettre en place une opération lourde dans la région de Diffa, dans le sud-est du pays, où nous avons été attaqués, pour la première fois, par Boko Haram au mois de Février 2015. Par ailleurs, notre pays a participé, avec les Forces Tchadiennes, à l'opération ''Maï Dounama'', pour chasser Boko-Haram de certaines villes du Nigéria. Naturellement, il participe également à la force mixte multinationale. Grâce aux renseignements humains et techniques, nous avons pu arrêter et mettre à la disposition des tribunaux plus d'un millier d'éléments de Boko-Haram.
Toutes ces opérations pèsent lourdement sur nos finances publiques car le Niger a dû multiplier, depuis 2010, par quinze (15), ses investissements militaires. Il consacre désormais plus de 10% de son PIB aux dépenses de défense et de sécurité. Par ailleurs, les attaques de Boko-Haram ont des conséquences
humaines, humanitaires, économiques et sociales dans les zones affectées: pertes en vies humaines, civiles et militaires, paralysie de l'activité économique, fermeture des écoles et des centres de santé, des dizaines de milliers de réfugiés et de personnes déplacées que nous sommes tenus de prendre en charge''.
Malgré cet effort de guerre qui pèse lourdement sur nos finances publiques et la chute drastique des prix de nos matières premières, les autorités politiques sont plus que jamais déterminées à sortir notre pays de ce cycle infernal.
C'est dire que les appels réalistes des uns et des autres seront solutionnés au fur et à mesure.

D'ores et déjà, lors de son dernier message à la Nation à l'occasion de la fête du 18 décembre, le Président Issoufou a énoncé un programme de vastes réformes en vue de la modernisation de l'économie. ''Ces réformes visent la modernisation des administrations, des régies financières, de leur gouvernance et des procédures ainsi que le renforcement de la mobilisation des ressources et l'amélioration de la qualité et de l'efficacité de la dépense publique.
À travers ces réformes, je suis convaincu que le Gouvernement pourra assurer une meilleure mobilisation des ressources internes, ainsi qu'une meilleure efficacité de la dépense. À l'avenir, ces réformes aideront aussi l'Etat à éviter les retards dans le règlement de ses nombreux engagements. Je voudrais d'ailleurs, saisir cette occasion pour rassurer les agents de l'Education, que des instructions ont été données afin que tous leurs arriérés de salaires soient réglés conformément aux engagements pris''.
La volonté politique est là. Elle a été réaffirmée par le Magistrat suprême, alors jouons la carte de l'apaisement et remettons nous tous au travail. Notre pays en a grandement besoin.

Mahamadou Adamou( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )

www.lesahel.org

Culture

La chanteuse Philomène Fayosseh Fawoubo : Filo, la diva aux accents gospel

La chanteuse Philomène Fayosseh Fawoubo : Filo, la diva aux accents gospel

Dans un univers musical nigérien totalement dominé par des hommes, Philomène fait partie des rares femmes qui essaient de s'affirmer et d'émerger.Depuis son jeune âge, elle chante dans les gospels, les chorales des églises. A dix ans déjà, elle passait tout son temps à chanter et à danser. Une décennie après, elle s'est frayée un chemin dans un monde fait de hauts et de bas ; elle possède une voix angélique qui fait d'elle aujourd'hui u...

17ème édition de Clap ivoire : À l'affiche pour le Niger "Epris d'une mère" et " Nos faiseurs de bonheur…

17ème édition de Clap ivoire : À l'affiche pour le Niger "Epris d'une mère" et " Nos faiseurs de bonheur"

Le Niger sera représenté à la 17ème édition de Clap Ivoire qui se tiendra du 4 au 10 septembre par les réalisateurs Oumarou Kadry Koda en catégorie documentaire avec " Nos faiseurs de bonheur" et Abdoul Rachid Amadou Sanda Maïga avec la fiction "Epris d'une mère".Les représentants du Niger à ce festival de concours de court métrage destiné aux jeunes ressortissants et résidents des pays membres de l'UEMOA ont été sélectionnés le 17 juil...

Cinéma/ Mohamed Elkebir, réalisateur et promoteur du label ''Sahara Niger'' : « La culture doit être un vecteur d'enseig…

Cinéma/ Mohamed Elkebir, réalisateur et promoteur du label ''Sahara Niger'' : « La culture doit être un vecteur d'enseignement, d'éducation notamment historique »

Mohamed Elkebir est un jeune réalisateur nigérien et promoteur du label Sahara Niger. Après ses études secondaires au Niger, il a continué ses études au Burkina Faso, au Ghana puis en Côte d'Ivoire où il a reçu plusieurs formations. Il est aussi un acteur de la société civile, membre de l'association « Jeunesse active du Niger ».Dès son retour au pays, il s'est inscrit à l'UAM où il décrocha un diplôme puis travailla dans une compagnie ...

Entretien avec Ibrahim Oumarou Yacouba dit « Sage Soldat », chanteur de reggae : «Pour moi, l'art occupe une place très …

Entretien avec Ibrahim Oumarou Yacouba dit « Sage Soldat », chanteur de reggae : «Pour moi, l'art occupe une place très importante dans l'éveil des consciences »

À l'état civil il est Ibrahim Oumarou Yacouba, mais son nom de scène est "Sage Soldat". Après des études en droit des affaires, parallèlement à ses activités de chanteur de reggae, "Sage Soldat" s'est retourné vers des études beaucoup plus en phase avec sa passion, car il est étudiant en Master 1 en Arts et Culture à l'université de Niamey. Actuellement il est à Dakar dans le cadre de son stage professionnel à Africulturban, une associa...

Le port de natte par les femmes d'Abalak : Une pratique culturelle spécifique en voie de disparition

Situé à 135 km au nord de Tahoua sur la route d'Agadez, la ville d'Abalak chef-lieu du département du même nom, regorge d'énormes potentialités pastorales, culturelles et artisanales. Parmi les potentialités culturelles on peut citer le port de natte chez les femmes. Cette pratique est, pour la femme touareg, ce qu'est le hijab autrement dit le voile chez les femmes arabes. Le port de natte rêvait donc une fonction socioculturelle qui f...

À la découverte du dromadaire : Le fidèle compagnon des peuples nomades

Appartenant au même genre biologique que le chameau qui, lui à une ou deux bosses selon son origine, le dromadaire appartient au genre camélus apparu il ya cinquante millions d'années. Il se distingue des autres mammifères par la longueur de son cou et la nature de ses pieds dépourvu de sabots. C'est cette élégante bête qui est l'animal emblématique de la région de Tahoua dont la présence est illustrée à l'entrée de la ville à travers u...

Culture : Mlle Mariama Daouda : revaloriser la croix d'Agadez à travers la maroquinerie

Culture : Mlle Mariama Daouda : revaloriser la croix d'Agadez à travers la maroquinerie

Au Niger, le secteur de la mode regorge de talents, mais peine à prendre un envol véritable. C'est pourtant un monde riche et varié où, on peut gagner son pain à la sueur de son front. Développer une nouvelle approche dans ce secteur, c'est le challenge que s'est fixé Melle Mariama Daouda en réalisant la nouvelle marque d'accessoires ''zamany accessory''. C'est avec des matériaux de chez nous, qu'elle confectionne des sacs ''made in Nig...

Portrait/Abdoul Karim Elhadj Adamou, artiste : L'auteur de la marionnette Toukourourou, l'enfant terrible

Portrait/Abdoul Karim Elhadj Adamou, artiste : L'auteur de la marionnette Toukourourou, l'enfant terrible

Les marionnettes sont des figurines, des pantins ou des poupées qu'on fait bouger à travers des fils donnant l'impression d'une scène animée. Les artistes animateurs de théâtre de marionnettes ne courent pas les rues au Niger. Abdoul Karim Elhadj Adamou en est un. Agé de 36 ans, il est étudiant en Master2 « art et spectacle» à la Faculté de Littérature, Art et Communication de l'Université de Niamey. Il a commencé à s'intéresser au spec...

Phénomène de mode : ''Goggoro et bonnet'', des foulards en vogue à Niamey

Phénomène de mode : ''Goggoro et bonnet'', des foulards en vogue à Niamey

Les foulards Gogoro ou Achoké, étaient à l'origine des foulards portés par les femmes yoruba. Mais ces derniers temps on est de suite frappé, à l'occasion des cérémonies et de certaines occasions de réjouissance, par la forte présence de ces gros foulards communément appelés "Goggoro" ou "Achoké" de plus en plus à la mode chez les femmes de la capitale. Longtemps importés, ces foulards sont présentement confectionnés dans des salons de ...

L'imzad : Immortaliser ce violon au son cristallin qui se joue avec le cœur

L'imzad : Immortaliser ce violon au son cristallin qui se joue avec le cœur

L'imzad ou inzad, dont le nom signifie "crin de cheval" dans la langue tamatcheq, est un violon monocorde, joué exclusivement par les femmes Touareg et accompagné de poèmes et chants des hommes.Cet instrument de musique traditionnelle typiquement touareg a une longue histoire derrière ses airs cristallins qui vous bercent le cœur pour un long et mélodieux voyage sur les dunes de sable du désert, du Niger jusqu'en Algérie. Selon certaine...

AG/ONU

Editorial

L'invité de Sahel dimanche

Audiences

Dossier

Au bord du fleuve à Tillabéri : Un carrefour d'act…

Au bord du fleuve à Tillabéri : Un carrefour d'activités commerciales et de prestation de services divers

Tillabéri, «la capitale du fleuve», chef de lieu de région du même nom est à un peu plus d...

mardi 25 juillet 2017

Campagne agricole : Les vœux d'un agropasteur

Campagne agricole : Les vœux d'un agropasteur

À quelques encablures de la commune rurale de Sansané Haoua, à environ 80 kilomètres à l'o...

mardi 25 juillet 2017

Le marché de Tillabéri : Entre tradition et modern…

Le marché de Tillabéri : Entre tradition et modernité, un marché atypique

C'est un grand marché bihebdomadaire dont les rendez-vous ont lieu tous les mercredis et d...

mardi 25 juillet 2017

L'air du temps

Drift : ces jeunes qui flirtent avec la mort

Drift : ces jeunes qui flirtent avec la mort

Des milliers de jeunes gens, filles et garçons, attroupés autour d'un espace dégagé. Au mi...

vendredi 21 juillet 2017

Newsletter

© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.