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Entretien avec Ibrahim Oumarou Yacouba dit « Sage Soldat », chanteur de reggae : «Pour moi, l'art occupe une place très importante dans l'éveil des consciences »


cultureÀ l'état civil il est Ibrahim Oumarou Yacouba, mais son nom de scène est "Sage Soldat". Après des études en droit des affaires, parallèlement à ses activités de chanteur de reggae, "Sage Soldat" s'est retourné vers des études beaucoup plus en phase avec sa passion, car il est étudiant en Master 1 en Arts et Culture à l'université de Niamey. Actuellement il est à Dakar dans le cadre de son stage professionnel à Africulturban, une association de promotion de l'art, de la culture et de formation des artistes, qui organise le Festa2H, un festival de hip hop et de culture urbaine. Dans cet entretien en ligne ''Sage Soldat'' parle de ses débuts dans la musique, de ses activités d'artistes, de l'organisation du Festa2H à Dakar.
M. Ibrahim Oumarou Yacouba pourquoi le public vous surnomme « Sage Soldat » ?
Le pseudo Sage vient de mon public. Cela représente tout ce qui me reflète, (rires). La patience, l'endurance, le courage, le respect et surtout la quête perpétuelle du savoir. « Soldat » est un ajout qui témoigne de ma détermination ; mon engagement à poursuivre mes objectifs et à les atteindre ouvertement.

Votre album « Ultime Conviction » est sorti en mai 2016 et vous étiez en concert en mai dernier à la maison des jeunes de Niamey avec la sortie de nouveaux titres. Parlez-nous de votre album, pourquoi le titre « Ultime Conviction »?

L'album « Ultime Conviction » est sorti en 2016. Je l'ai présenté en concert live au centre culturel franco-nigérien Jean Rouch de Niamey (CCFN/FR). J'ai choisi ce titre parce qu'il y a beaucoup de choses qui me tiennent à cœur. Je suis étudiant. Et être étudiant c'est travailler et tenir debout tout le temps. J'ai pu obtenir un master 2 en droit des affaires. Je poursuis des études en arts. Je suis artiste. Je travaille aussi l'artiste en moi. Il ne faut donc pas faillir. Etre solide même aux heures difficiles. Voilà. Ce sont là des repères qui m'ont conduit à donner ce titre à mon album.

Votre engagement n'est pas qu'artistique, puisque vous vous présentez comme activiste social, et avec les recettes de vos concerts vous faites régulièrement des dons à des orphelinats à Niamey. Qu'est ce qui explique cet engagement ?

Activiste social (rires). Je crois que je me retrouve dans cette appellation. Je suis artiste pour servir. J'y crois fort. Mes concerts sont plus caritatifs que lucratifs. Les recettes du vernissage de « Ultime Conviction » sont reversées à l'orphelinat «Le bon Samaritain» à Niamey. Il faut encourager les artistes et s'encourager à mener des actions nobles en faveur des démunis. Je crois que c'est une façon pour nous aussi de construire une société meilleure.

Parlez-nous de vos débuts dans la musique reggae. Quelles sont les artistes qui vous ont inspirés ?

Mes débuts dans la musique remontent à 2004. À l'époque, je faisais du rap comme beaucoup de jeunes de mon âge en quête d'expression. C'est à mon entrée à l'université que j'ai changé d'univers musical. Le reggae était le genre qui me parlait le plus. Il y'a toujours des messages engagés, forts, éducatifs. Beaucoup d'artistes m'ont influencé à l'instar de Bob Marley, Capleton, Blacko, Takana Zion. Au Niger, j'ai des mentors dont Sani Aboussa, El Hadj Taya, Moussa Poussi, Fati Mariko, Bilal Keit, Yas D Maiwaka et pleins d'autres.

Selon vous quelle place l'art (musique, cinéma, peinture, etc.) peut occuper dans l'éveil des consciences ?

Pour moi, l'art occupe une place très importante dans l'éveil des consciences. Il éduque surtout. C'est un vecteur de développement. Cependant, il faut soutenir les projets artistiques. Ce qui n'est pas toujours visible dans le paysage artistique au Niger. Des actions doivent être menées par les artistes et les politiques culturelles pour offrir à l'art cette place forte. Je profite de cette occasion pour dire merci au public nigérien et à tous ceux qui nous soutiennent, et souhaiter la paix et le progrès pour le Niger.

Parlez-nous du Festa2H dont vous participez à l'organisation. Qu'est ce qui est prévue pour cette édition ?

Festa2H est un festival international de hip hop et de cultures urbaines. En Afrique, aujourd'hui, c'est le plus grand rendez-vous en la matière. Cette année, c'est la 12ème édition. Le festival rassemble plusieurs pays horizons du monde. Pour cette édition par exemple, nous recevons le Canada, la Belgique, la Mauritanie, le Mali, les Etats-Unis, le Niger... Fondé en 2006 par le rappeur sénégalais Matador de BMG 44, l'association Africulturban est un cadre d'échange culturel qui favorise les formations et ateliers dans le domaine du Rap, du Slam, du Graffiti, du Deejaying, du Breakdance, Mcing... mais aussi dans l'organisation de concerts et festivals. La tradition du Festa2H est la même. Il est prévu pour cette édition 4 grands concerts à la maison de la culture Douta Seck et un autre à la prison des mineurs. Il y'a au programme le projet FOCUS (forum des cultures urbaines du sud) qui est accompagné d'ateliers de formation en Deejaying, Beat Boxing, MAO (musique assisté par ordinateur), Casting films, Photos, Vidéos, Breakdance... Il y a au cœur du Festa2H cette année le projet Jokum qui donne la voix à la femme. Des femmes artistes ont créé ce cadre d'échanges qui s'articule autour d'expositions et d'enregistrements de plusieurs chansons qu'elles ont présentées le 5 juillet dernier.

Entretien réalisé par Joël Gandi (Stagiaire)
12/07/17

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