Le Sahel

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Editorial : La lutte traditionnelle, vecteur d'unité nationale


DG onepLa 39ème édition du Sabre national de lutte traditionnelle a pris fin, mercredi dernier, à l'arène des jeux traditionnels Langa-Langa de Zinder avec le sacre de Tassiou Sani de Zinder face à Yahaya Kaka de Tahoua.
Le Président de la République, Chef de l'Etat, SE Issoufou Mahamadou, comme à son habitude, depuis son accession à la magistrature suprême de notre pays, a apporté tout son soutien à la réussite du Sabre national. C'est ainsi qu'en plus de la contribution de l'Etat dans le budget de l'organisation de cette édition, il a débloqué trente-cinq millions cinq cent cinquante (35.550.000) FCFA ; 538 sacs de riz et 538 sacs de mil pour les différents acteurs de la lutte.
Le président de l'Assemblée Nationale, le Premier Ministre, ainsi que plusieurs autres bonnes volontés ont également mis la main à la poche pour que cette grande fête des retrouvailles entre les fils du Niger se déroule dans une symbiose de fraternité et d'unité nationale.
Malheureusement, en dépit de ces appuis multiformes, cette édition a connu plusieurs couacs, qui sont d'ailleurs reconnus par le ministre de la Jeunesse et des Sports. M. Kassoum Moctar, lors de son allocution de clôture, a en effet décrié la série des réclamations et les cas d'arrangements enregistrés entre lutteurs ainsi que d'autres comportements qui sont à tous points de vue antinomiques aux idéaux de la Renaissance culturelle.
En effet, les hésitations, l'indécision, l'irresponsabilité, l'intolérance, le hooliganisme d'un certain public passionné et irresponsable, l'indiscipline caractérisée de certaines ligues régionales, le manque de sanctions appropriées contre les fauteurs de troubles, la peur de prendre des décisions qui s'imposent, mais surtout le manque de fair-play et d'esprit sportif de certains acteurs de la lutte traditionnelle ont terni l'image de cette édition,pourtant dédiée spécialement à la jeunesse.
Or, les plus hautes autorités ont engagé un combat sans merci contre ces tares de notre société, cette dégradation éhontée de nos valeurs intrinsèques d'honnêteté, de rigueur morale, d'entraide, de solidarité, du respect de la parole donnée, du don de soi au travail, du respect de l'autre, du respect des biens d'autrui, de tolérance, du respect des lois, etc.
C'est vrai que la lutte traditionnelle par essence, suscite des passions, mais ces passions doivent être contrôlées et contenues dans le cadre sportif, et le respect strict de l'adversaire qui est avant tout, un frère nigérien. Le respect scrupuleux des décisions arbitrales doit être inscrit en lettres d'or dans le code de la lutte. Les arbitres et tous ceux qui sont en charge du bon déroulement des compétitions se doivent d'être impartiaux, intraitables et n'obéissant qu'aux règles édictées, et ne se laisser guider que par le souci de faire triompher des valeurs qui sous-tendent la cohésion sociale.
C'est pourquoi, il est impérieux, voire indispensable, que notre lutte traditionnelle, conçue pour être un véritable vecteur d'unité nationale,soit repensée,et son code réformé. Le ministre Kassoum Moctar l'a d'ailleurs promis, et cette réforme doit permettre de cadrer ces compétitions annuelles de lutte traditionnelle avec les exigences des idéaux de la Renaissance culturelle. Celle-ci exige un changement profond de mentalité et de comportement pour ne retenir que les valeurs positives qui font toute la force et l'authenticité denotre société.
Ainsi, le sens de l'honneur, le fair-play, l'esprit sportif, la tolérance, l'acceptation et le respect scrupuleux des décisions des arbitres, la responsabilisation et la conscientisation des arbitres et autres jurys et la rigueur dans la prise de décisions doivent être élevées au rang des valeurs cardinales à respecter en tout temps, et en toute circonstance.
Car, comme l'a déjà dit le Président de la République, le Nigérien modèle, c'est celui-là qui cultive le patriotisme et le dévouement à la collectivité, qui privilégie partout et toujours le sens de l'intérêt général et la culture du civisme.
Il faut donc rompre avec l'obscurantisme ambiant et tous les autres comportements propres à annihiler toute idée d'ouverture, de progrès et d'innovation ;cultiver la confiance en soi; créer les conditions d'une rupture avec la mentalité d'assisté et la mendicité sous toutes ses formes ; combattre l'oisiveté, insuffler l'amour du travail; promouvoir la solidarité et la responsabilité; promouvoir l'individu, le détribaliser en le libérant du régionalisme, de l'ethnocentrisme et du sectarisme.
C'est en agissant ainsi que la lutte traditionnelle nigérienne retrouvera toutes ses lettres de noblesse pour servir de ciment de l'unité nationale.

Mahamadou Adamou( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )

05/01/18

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