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Sur le site de construction du barrage de Kandadji : Les raisons d'une résiliation du contrat

le futur emplacement du barrage encore vierge. le futur emplacement du barrage encore vierge.

Deux (2) semaines après la résiliation par le gouvernement du contrat avec la société russe Zarubezhvodstroy (ZVS) en charge de la construction du barrage de Kandadji, c'est un sentiment de désolation qui s'empare de tout visiteur qui se rend sur le site. En effet, rien n'indique qu'un quelconque travail sérieux a été fait, deux (2) ans pourtant après le démarrage du chantier. Aucun matériel n'est visible sur le chantier proprement dit. D'après les témoignages recueillis sur place, les russes ont mis seulement une journée pour redéployer le peu d'engins qu'ils ont mobilisé sur le site. En fait, le chantier est au stade zéro.
Pourtant, dès leur accession au pouvoir, les autorités de la 7ème République ont mobilisé les fonds nécessaires au démarrage effectif des travaux confiés à cette entreprise pour un montant de 84 milliards 791 millions 891 mille 535,10 FCFA. Sur ce qui devait être l'emplacement du barrage, rien n'est perceptible en dehors de quelques excavations et deux batardeaux provisoires érigés juste pour l'acheminement du matériel.


kandaji-classe''Du point de vue des travaux de l'ouvrage proprement dit, rien n'a été fait'', confie, avec amertume, M. Seini Moussa, directeur régional de l'Unité d'exécution du barrage. Pourtant, le barrage constitue l'élément central du Programme Kandadji. Malheureusement, à la date du 15 juillet 2013, le taux d'avancement des travaux est de seulement 6,9% pour un délai consommé de 40%.
Il ne peut en être autrement au regard de la faible mobilisation de l'entreprise sur le terrain. En effet, d'après le planning de l'entreprise elle-même, la mobilisation du personnel et du matériel doit être achevée en mai 2013. Mais sur le terrain, c'est une autre réalité. 62,57% du personnel et 46% du matériel ont été mobilisés à ce jour, alors que cette mobilisation aurait dû atteindre les 75 à 80% selon les termes du contrat. Un tour sur les différents sites confirme ce retard : le bâtiment devant abriter le laboratoire du chantier n'est pas encore achevé, il est à 65% de son exécution ; la station de traitement des matériaux est au niveau de la fondation (15%) ; la centrale à béton n'est qu'en cours d'installation (70%) ; la cité du maître d'œuvre est totalement inexistante, car sur 80 bâtiments devant être construits, un seul est en fondation) ; 40% des engins mobilisés au niveau de la base matériel sont déjà en panne.
Les principaux équipements mobilisés sont pour l'essentiel provisoires, en dehors de la cité de l'entreprise. En outre, même sur le plan des mémoires techniques à prix forfaitaires, l'entreprise ZVS n'est pas encore à jour. En effet, sur 27 mémoires à produire, 17 ont été remis et approuvés par l'Ingénieur conseil.kandaji-canal
Pourtant, l'Etat et ses partenaires semblent respecter le niveau d'engagement qui correspond à cette phase des travaux. En effet, sur une demande de paiement de 16 milliards 605 millions 488 mille 191 FCFA, 14 milliards 504 millions 176 mille 592 FCFA ont été payés. En outre, l'Etat du Niger a exécuté l'une des charges qui lui incombaient, à savoir le déplacement des populations afin de libérer l'emprise des travaux pour l'entreprise.

Village de Sanguilé: la vie reprend déjà son cours normal
Le village de Sanguilé est l'un des villages déplacés dans le cadre du programme Kandadji. Installées sur leur nouveau site au bord du goudron, les populations reprennent petit à petit, le cours normal de leur existence. Le village a été doté de toutes les infrastructures sociales de base, notamment une école, un Centre de Santé Intégré, une grande mosquée et des mosquées de quartier, un magasin de stockage, une adduction d'eau potable et un marché. ''Nous essayons de reconstruire l'infrastructure sociale de base, mais avec une mise à niveau. C'est ainsi que la nouvelle école compte ici six (6) classes, alors qu'elle ne comptait que trois (3) dans l'ancien village'', confie M. Seini Moussa, directeur régional de l'Unité d'exécution du barrage.
Mieux, lors de cette opération de déplacement, les populations ont bénéficié d'un accompagnement poussé de l'Etat. ''Après l'évaluation des pertes et l'acceptation du dédommagement, l'Etat s'est chargé de fournir aux habitants les matériaux de construction et l'encadrement technique par des agents du génie civil'', explique M. Mahaman Mourtala Sani Bako, responsable de la réinstallation et du développement local à l'Unité régionale d'exécution du programme Kandadji. En plus de cela, les populations reçoivent une dotation en céréales durant six (6) mois, sans compter les paiements en cash. Ce que confirment les bénéficiaires. ''Moi, j'ai reçu plus de sept (7) millions de francs. Je pense que l'Etat a rempli ses engagements, mais les russes n'ont pas rempli les leurs'', confie Hamidou Tarabi, un paysan de Sanguilé. ''Nous sommes tranquilles ici, mais nous voulons que les travaux du barrage finissent vite afin que nous puissions reprendre l'exploitation des périmètres'', ajoute Abdoulaye Ousseini, un autre habitant de Sanguilé.
En fait, les populations étaient tout aussi impatientes que le gouvernement de voir la fin des travaux de ce barrage. ''Je pense que l'Etat a même pris beaucoup de temps avant de résilier ce contrat. Cela fait deux (2) ans, mais nous avons constaté que rien n'avance réellement sur ce chantier. Notre souhait est que l'Etat trouve une autre entreprise qui va sérieusement faire le travail'', dit Hamidou Tarabi. On comprend dès lors que l'Etat ne saurait rester indifférent face au non respect des délais contractuels par ZVS, mais surtout au regard des fortes attentes des populations, qui ont hâte d'exploiter ce projet. Pourtant, l'entreprise avait écopé d'une troisième mise en demeure le 04 janvier 2013.
Les travaux d'aménagements de 800 hectares de périmètres irrigués sont déjà achevés
Autres entreprises, autre comportement. En effet, les travaux d'aménagement de 800 hectares de périmètres, attribués à une société chinoise (CGC) sont quant à eux déjà achevés en juillet 2013. Sur ces 800 hectares, la CGC a exécuté 500 hectares et les 300 l'ont été par l'entreprise nigérienne AOM. Cette superficie constitue une première phase entrant dans le cadre du programme Kandadji qui prévoit, à terme, l'aménagement de 2000 hectares.
A la date d'aujourd'hui, tous les équipements et infrastructures nécessaires à la mise en exploitation de ces 800 hectares ont été installés. Il s'agit notamment du canal principal en béton (4235 m), du réseau des canaux secondaires (14779 m) et de celui des canaux tertiaires en terre (26779 m), des drains collecteurs (2199 m), des drains primaires, secondaires et tertiaires, des parcelles et préparation des sols sur 450 ha et d'une digue de protection de 17072 mètres. Le périmètre est équipé de deux (2) stations de pompage; la première d'un débit de 620 litres/seconde et la seconde de 357 litres/seconde. Et ce périmètre pourra heureusement être exploité indépendamment du barrage. ''Nous avons commencé le processus de réception de ce périmètre, et nous comptons démarrer son exploitation dès novembre prochain'', assure le responsable régional de l'Unité d'exécution du programme Kandadji.
Il faut noter que les travaux de réalisation de ces 800 h ont coûté 5 milliards 368 millions 328 mille 427 francs CFA, dont près de deux milliards de contribution de l'Etat du Niger. La deuxième tranche, constituée de 1200 hectares, est prévue s'achever en novembre 2014. A la fin juillet 2013, le taux d'avancement des travaux est déjà estimé à 27,9%. Les travaux sont exécutés par la CGC pour un coût total de 8 millions 138 millions 774 mille 106 francs CFA financés à 100% par la BOAD.

Siradji Sanda, envoyé spécial

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