Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

Musée National Boubou Hama de Niamey : Forte affluence, point de rencontre des élèves en cette période des vacances

Affluence des jeunes au Musée Boubou Hama Affluence des jeunes au Musée Boubou Hama

Moment de repos pour les jeunes écoliers après neuf (9) mois d'études, les vacances sont aussi des instants de détente et de loisir. Dans cette quête d'instant inoubliable, beaucoup de ces vacanciers optent pour le Musée National Boubou Hama de Niamey, grand réservoir du patrimoine culturel du Niger. En cette période de grande vacance, la fréquentation de cet établissement public à vocation culturelle est l'occasion pour l'essentiel des visiteurs de découvrir en plus de la diversité zoologique, les instruments musicaux, les matériels de travail et les styles vestimentaires de plusieurs groupes ethniques du Niger.
Le Musée National Boubou Hama est situé quelques encablures de l'Hôtel de Ville de Niamey et fait face au Centre Culturel Franco-Nigérien (CCFN) de Jean Rouch. A la porte d'entrée principale, un vigile posté à la guérite, et un agent du Musée à un guichet. C'est le percepteur qui délivre aux visiteurs les tickets d'entrée. Le coût du billet, varie en fonction de l'âge et de la nationalité. Ainsi, les enfants et les scolaires, paient 50F ; les étudiants et les porteurs de tenue 100F sur présentation d'une pièce d'identité, 200F pour les adultes, 500 F pour les étrangers résidents et les touristes de l'espace UEMOA et CEDEAO et 1500 F pour les touristes européens.


En outre, les visiteurs munis d'un appareil simple payent 1.000 F, les détenteurs des appareils photos professionnels payent quant à eux 5000 F pendant que ceux qui veulent tourner un film versent dans la caisse du Musée un montant de 50.000 F. Il faut cependant préciser qu'il est formellement interdit de filmer les pavillons. Mais qui sont concrètement les visiteurs du Musée National Boubou Hama ? Quelles sont les périodes d'affluence au niveau de ce temple du patrimoine culturel du Niger ? Combien de visiteurs le musée reçoit-il par mois en cette période de vacances ?
Selon le directeur adjoint du Musée National Boubou Hama M. Abdoulaye Magé, le musée connait une grande affluence pendant les périodes des congés de noël, les pâques, les grandes vacances et surtout lors des fêtes religieuses. Pour l'essentiel, précise Abdoulaye Magé, ces visiteurs sont des élèves de la capitale ou de l'intérieur du pays en vacance à Niamey. Une assertion que confirme le relevé des statistiques des visiteurs au cours des mois de juin et juillet 2015 ainsi que les témoignages des visiteurs trouvés sur place. Le Chef du service administratif et financier M. Oumarou Amadou est très formel par rapport aux chiffres qu'il avance.
«En juin 2015, le Musée
National Boubou Hama a enregistré 8.743 visiteurs dont 4.814 sont des enfants et scolaires. Tandis qu'au mois de juillet 2015, c'est au total 13.871 visiteurs qui sont dénombrés dont 3.889 enfants et scolaires». Ces chiffres illustrent bien que le Musée Boubou Hama est la vitrine culturelle du Niger et attire les jeunes nigériens soucieux de découvrir leurs cultures et leurs histoires. En outre la chute du nombre de visiteurs enfants et scolaires s'explique selon les responsable du musée par le fait que la fête de Ramadan au mois juillet, qui a drainé un nombre tout aussi important d'adultes (9.223) vers le Musée.
Parmi, les nombreux visiteurs rencontrés, figure M. Abdoulaye Harouna, un forestier et spécialiste de la faune en service à Zinder. Il est en vacance à Niamey avec sa famille. ''J'ai servi au Musée en 2000 en qualité d'Appelé de Service Civique National. En ce moment, je m'occupais du parc zoologique. Actuellement, je suis coordonnateur du Projet Partenariat pour la Conservation de la Biodiversité des réserves Termit Tin-Touma. Je suis venu au Musée avec ma famille pour leur permettre admirer et aimer la faune qui est ma passion. Il faut que les enfants profitent des vacances pour voir quelques espèces de la faune sauvage dont regorge le Musée National Boubou Hama. Ce dernier est une vitrine de la capitale du Niger'' dit-il.
Et l'un des objectifs du musée indique M. Abdoulaye Harouna est justement l'éducation des jeunes. ''Les deux lions que vous voyez dans la cage étaient restés à Zinder dans les locaux de notre service. A l'époque, ils étaient des lionceaux, je les avais même touchés. Ils ont été pris des mains d'un braconnier par un douanier. Mais aujourd'hui, ils ont grandi, et doivent avoir deux (2) ans'' a-t-il relaté, avec nostalgie. Pour sa fille Salima en classe de CP, le Musée est merveilleux. Joyeuse pour avoir visité cet endroit, elle se contente de restituer tout en sautillant. ''J'ai vu des crocodiles, des lions, des chimpanzés, des hippopotames etc.'' dit-elle.
Yassine Mahamane Sabiou, élève en classe de CM1 à Maradi, est lui fasciné par l'arbre du Ténéré, les deux squelettes de dinosaures, le parc zoologique ainsi que les espaces de distraction. ''Je me sens à l'aise dans le Musée'', dit-il tout simplement. Hassane Amadou est aussi élève de Balayera en vacance à Niamey. Il est venu au musée pour contempler le magnifique parc zoologique. ''Je ne manquerai pas à mon retour de raconter à mes collègues les animaux sauvages que j'ai vu Musée National Boubou Hama et de les inviter à le visiter à leur tour'' dit-il, sourire aux lèvres.

Hassane Daouda(onep)
www.lesahel.org

Culture

La chanteuse Philomène Fayosseh Fawoubo : Filo, la diva aux accents gospel

La chanteuse Philomène Fayosseh Fawoubo : Filo, la diva aux accents gospel

Dans un univers musical nigérien totalement dominé par des hommes, Philomène fait partie des rares femmes qui essaient de s'affirmer et d'émerger.Depuis son jeune âge, elle chante dans les gospels, les chorales des églises. A dix ans déjà, elle passait tout son temps à chanter et à danser. Une décennie après, elle s'est frayée un chemin dans un monde fait de hauts et de bas ; elle possède une voix angélique qui fait d'elle aujourd'hui u...

17ème édition de Clap ivoire : À l'affiche pour le Niger "Epris d'une mère" et " Nos faiseurs de bonheur…

17ème édition de Clap ivoire : À l'affiche pour le Niger "Epris d'une mère" et " Nos faiseurs de bonheur"

Le Niger sera représenté à la 17ème édition de Clap Ivoire qui se tiendra du 4 au 10 septembre par les réalisateurs Oumarou Kadry Koda en catégorie documentaire avec " Nos faiseurs de bonheur" et Abdoul Rachid Amadou Sanda Maïga avec la fiction "Epris d'une mère".Les représentants du Niger à ce festival de concours de court métrage destiné aux jeunes ressortissants et résidents des pays membres de l'UEMOA ont été sélectionnés le 17 juil...

Cinéma/ Mohamed Elkebir, réalisateur et promoteur du label ''Sahara Niger'' : « La culture doit être un vecteur d'enseig…

Cinéma/ Mohamed Elkebir, réalisateur et promoteur du label ''Sahara Niger'' : « La culture doit être un vecteur d'enseignement, d'éducation notamment historique »

Mohamed Elkebir est un jeune réalisateur nigérien et promoteur du label Sahara Niger. Après ses études secondaires au Niger, il a continué ses études au Burkina Faso, au Ghana puis en Côte d'Ivoire où il a reçu plusieurs formations. Il est aussi un acteur de la société civile, membre de l'association « Jeunesse active du Niger ».Dès son retour au pays, il s'est inscrit à l'UAM où il décrocha un diplôme puis travailla dans une compagnie ...

Entretien avec Ibrahim Oumarou Yacouba dit « Sage Soldat », chanteur de reggae : «Pour moi, l'art occupe une place très …

Entretien avec Ibrahim Oumarou Yacouba dit « Sage Soldat », chanteur de reggae : «Pour moi, l'art occupe une place très importante dans l'éveil des consciences »

À l'état civil il est Ibrahim Oumarou Yacouba, mais son nom de scène est "Sage Soldat". Après des études en droit des affaires, parallèlement à ses activités de chanteur de reggae, "Sage Soldat" s'est retourné vers des études beaucoup plus en phase avec sa passion, car il est étudiant en Master 1 en Arts et Culture à l'université de Niamey. Actuellement il est à Dakar dans le cadre de son stage professionnel à Africulturban, une associa...

Le port de natte par les femmes d'Abalak : Une pratique culturelle spécifique en voie de disparition

Situé à 135 km au nord de Tahoua sur la route d'Agadez, la ville d'Abalak chef-lieu du département du même nom, regorge d'énormes potentialités pastorales, culturelles et artisanales. Parmi les potentialités culturelles on peut citer le port de natte chez les femmes. Cette pratique est, pour la femme touareg, ce qu'est le hijab autrement dit le voile chez les femmes arabes. Le port de natte rêvait donc une fonction socioculturelle qui f...

À la découverte du dromadaire : Le fidèle compagnon des peuples nomades

Appartenant au même genre biologique que le chameau qui, lui à une ou deux bosses selon son origine, le dromadaire appartient au genre camélus apparu il ya cinquante millions d'années. Il se distingue des autres mammifères par la longueur de son cou et la nature de ses pieds dépourvu de sabots. C'est cette élégante bête qui est l'animal emblématique de la région de Tahoua dont la présence est illustrée à l'entrée de la ville à travers u...

Culture : Mlle Mariama Daouda : revaloriser la croix d'Agadez à travers la maroquinerie

Culture : Mlle Mariama Daouda : revaloriser la croix d'Agadez à travers la maroquinerie

Au Niger, le secteur de la mode regorge de talents, mais peine à prendre un envol véritable. C'est pourtant un monde riche et varié où, on peut gagner son pain à la sueur de son front. Développer une nouvelle approche dans ce secteur, c'est le challenge que s'est fixé Melle Mariama Daouda en réalisant la nouvelle marque d'accessoires ''zamany accessory''. C'est avec des matériaux de chez nous, qu'elle confectionne des sacs ''made in Nig...

Portrait/Abdoul Karim Elhadj Adamou, artiste : L'auteur de la marionnette Toukourourou, l'enfant terrible

Portrait/Abdoul Karim Elhadj Adamou, artiste : L'auteur de la marionnette Toukourourou, l'enfant terrible

Les marionnettes sont des figurines, des pantins ou des poupées qu'on fait bouger à travers des fils donnant l'impression d'une scène animée. Les artistes animateurs de théâtre de marionnettes ne courent pas les rues au Niger. Abdoul Karim Elhadj Adamou en est un. Agé de 36 ans, il est étudiant en Master2 « art et spectacle» à la Faculté de Littérature, Art et Communication de l'Université de Niamey. Il a commencé à s'intéresser au spec...

Phénomène de mode : ''Goggoro et bonnet'', des foulards en vogue à Niamey

Phénomène de mode : ''Goggoro et bonnet'', des foulards en vogue à Niamey

Les foulards Gogoro ou Achoké, étaient à l'origine des foulards portés par les femmes yoruba. Mais ces derniers temps on est de suite frappé, à l'occasion des cérémonies et de certaines occasions de réjouissance, par la forte présence de ces gros foulards communément appelés "Goggoro" ou "Achoké" de plus en plus à la mode chez les femmes de la capitale. Longtemps importés, ces foulards sont présentement confectionnés dans des salons de ...

L'imzad : Immortaliser ce violon au son cristallin qui se joue avec le cœur

L'imzad : Immortaliser ce violon au son cristallin qui se joue avec le cœur

L'imzad ou inzad, dont le nom signifie "crin de cheval" dans la langue tamatcheq, est un violon monocorde, joué exclusivement par les femmes Touareg et accompagné de poèmes et chants des hommes.Cet instrument de musique traditionnelle typiquement touareg a une longue histoire derrière ses airs cristallins qui vous bercent le cœur pour un long et mélodieux voyage sur les dunes de sable du désert, du Niger jusqu'en Algérie. Selon certaine...

AG/ONU

Editorial

L'invité de Sahel dimanche

Audiences

Dossier

Au bord du fleuve à Tillabéri : Un carrefour d'act…

Au bord du fleuve à Tillabéri : Un carrefour d'activités commerciales et de prestation de services divers

Tillabéri, «la capitale du fleuve», chef de lieu de région du même nom est à un peu plus d...

mardi 25 juillet 2017

Campagne agricole : Les vœux d'un agropasteur

Campagne agricole : Les vœux d'un agropasteur

À quelques encablures de la commune rurale de Sansané Haoua, à environ 80 kilomètres à l'o...

mardi 25 juillet 2017

Le marché de Tillabéri : Entre tradition et modern…

Le marché de Tillabéri : Entre tradition et modernité, un marché atypique

C'est un grand marché bihebdomadaire dont les rendez-vous ont lieu tous les mercredis et d...

mardi 25 juillet 2017

L'air du temps

Drift : ces jeunes qui flirtent avec la mort

Drift : ces jeunes qui flirtent avec la mort

Des milliers de jeunes gens, filles et garçons, attroupés autour d'un espace dégagé. Au mi...

vendredi 21 juillet 2017

Newsletter

© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.