Le Sahel

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Dossier


d-1oubliez tous les préjugés sur le département de Kantché avec la cohorte de ses ressortissants immigrant illégalement en algérie. le département offre mieux que ça : la vaste vallée de doungou où des milliers d'exploitants triment à longueur de saisons pour produire la canne à sucre et la courge.deux produits exportés et prisés sur l'ensemble du territoire nigérien et qui ont fait la richesse de cette commune située à une dizaine de km à l'est de la ville de Matameye. la vallée de doungou est une mine d'or et il faut être sur place pour y croire. sur 35 km de bas-fonds et de terres fertiles près de 10.000 exploitants, selon les groupements paysans, produisent tout au long de l'année plus de 60% de la production nationale de la canne à sucre et de la courge.
Mais il n'y a pas que ça. Les paysans de doungou produisent abondamment du manioc, de l'oignon, du poivron, du soja, et bien d'autres cultures dites de rente à haute valeur en exportation. Pour aider les producteurs à tirer le meilleur parti de leur travail l'etat et ses partenaires ne cessent d'investir pour organiser et encadrer les coopératives et les groupements paysans.
Produire c'est bien, mais savoir commercialiser sur les meilleurs débouchés c'est mieux.
Pendant longtemps cela a été un handicap pour doungou. Mais avec la croissance nationale et celle des besoins en produits de terroir la commercialisation se porte de mieux en mieux et la majorité des producteurs de la zone ne se plaignent
pas de leurs conditions de vie. Boukari Maman, chef du district
agricole de doungou, explique que pendant longtemps
c'était le chaos. on ne maitrisait rien ou peu de choses, sur la production elle-même le long des bas-fonds il existe des multitudes de sites de production hors saison pluviale surtout. les négociants se présentaient directement sur les sites ou dans des villages
têtes-de-pont où sont acheminées certaines marchandises pour imposer les prix d'achat à leur convenance. certains négociants en produits de terroir
vont jusqu'à acheter l'ensemble de la production irriguée sur pied. les petits exploitants par exemple sont souvent contraints d'accepter ces prix qui leur permettent de se débarrasser de telle récolte pour la remplacer par une autre spéculation. ce manque de coordination, où les producteurs se présentent en rangs dispersés face aux négociants, les a longtemps desservis .Mais aujourd'hui avec la création de la Maison du paysan l'intérêt du producteur est de mieux en mieux garanti. les rapports entre producteurs et acheteurs sont mieux coordonnés. La desserte elle-même a été améliorée par les investissements de certains Projets comme le Prodaf qui ont créé ou réhabilité la route de la canne à sucre le long de la vallée de doungou. selon le secrétaire général de la Mairie de doungou, M. abdou Kalla Mamadou, la création de la Maison du paysan et de la Plate-forme paysanne par l'etat et les partenaires à travers le Projet Prodaf est ce qui peut arriver de meilleur à la commune rurale de doungou. les rapports entre vendeurs et acheteurs se sont améliorés, le transport et l'exportation sont mieux coordonnés et contrôlés et la commune tire tant bien que mal des ressources à travers des taxes et droits. « sur la canne à sucre par exemple, explique le SG de la commune, sur chaque colis vendu comprenant deux fagots de canne à sucres soit 100 kg environ, une taxe de marché de 100 fcfa doit être payée à la commune.
Une autre taxe doit être acquittée sur chaque colis de 100 unités de courge. Mais à cause de l'incivisme fiscal nous n'arrivons qu'à recouvrer que les 2/3 des sommes dues ».canne
Mais pour le sG de la commune la Maison du Paysan et la Plateforme ne sont fonctionnelles que depuis 2 mois. il y a encore de la résistance pour beaucoup de maraichers qui préfèrent vendre leurs produits hors de la plateforme. il pense qu'avec le temps et la sensibilisation les paysans comprendront que tout cela a été mis en place pour leur intérêt et intègreront l'infrastructure. Même si le sG de la commune reste silencieux sur ce que la Mairie encaisse annuellement en termes de taxes sur le commerce et l'exportation de la canne à sucre et la courge, il estime néanmoins que les retombées du commerce des produits maraichers a changé
les conditions de vie des populations de doungou. tout le monde trouve son compte : les producteurs, les milliers d'ouvriers agricoles, le petit transport exécuté par les charretiers de marchés à marchés ou de sites de production aux marchés, les intermédiaires de vente, le grand transport qui mobilise à partir de doungou des centaines de camions pour ravitailler en canne à sucre et en courge les marchés de tessaoua Zinder, Maradi, Konni, niamey, agadez et arlit, etc,.

Mahaman Bako, envoyé Spécial

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