Le Sahel

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Tinni Abdou


cultureL'actrice principale du film fiction de ''Toula'' du réalisateur nigérien feu Moustapha Alassane a aujourd'hui la soixantaine sonnée. L'ancienne actrice incarnait la fille sacrifiée par son oncle, le roi du village de ''Yalambouli'' où loge dans la mare un génie. ''Toula'' est aujourd'hui mère de deux enfants (une fille et un garçon). Depuis sa retraite, Solange Delanne vit en France où elle dirige une association de chorale. « Nous organisons des concerts dans les lieux de culte religieux pour collecter des recettes afin de soutenir des centres d'orphelinat ou des centres médicaux en produits pharmaceutiques. Nous faisons des actions de charité pour aider les enfants en difficulté», a-t-elle
expliqué.

Le contexte du film
Parlant du titre du film fiction en question, ''Toula'', l'artiste pense que c'est toute une culture, c'est tout un peuple, tout un Niger. Le film est tiré de la légende qui raconte le sacrifice d'une jeune fille pour mettre fin à la colère des dieux, qui font régner une terrible sécheresse sur le pays. Il n'y a plus d'espoir pour les hommes ni pour les animaux. Un devin convoqué par le roi exige le sacrifice d'une jeune femme pour apaiser leur colère. C'est ainsi que Toula est désignée. En face de la situation, un jeune homme amoureux de Toula, le nommé Ado, décide de la sauver. Ce dernier décide de partir à la recherche de l'eau pour sauver sa bien-aimée et éviter le sacrifice. Mais quand il revient avec de bonnes nouvelles de l'eau, il est trop tard : le sacrifice est déjà fait. Les dieux ont été satisfaits et Toula a disparu dans l'étang sacré, avalée par le génie des eaux qui est un serpent.

Casting de la fiction
Solange Delanne a été détectée à l'âge de 17 ans par le réalisateur du film lors de la semaine sportive scolaire. Elle était une jeune lycéenne jouant dans l'équipe de basketball du Niger. Le fait de jouer le rôle de ''Toula'' n'avait pas provoqué de résistance auprès de ses parents. Au contraire, a-t-elle indiqué, sa famille l'avait encouragée. « J'étais une jeune fille très attirée par ma culture. Ceci m'avait motivé à accepter d'être l'actrice. Et depuis ce film, je n'avais plus continué la carrière du cinéma. Vous savez, dans la vie, il y a des choses qui arrivent d'elles même. Après, j'avais poursuivi mes études en lettres modernes et je me suis mariée pour avoir une fille et un garçon qui sont devenus tous grands», a-t-elle confié.
Après ses études à l'université de Niamey, elle avait enseigné l'anglais et le japonais au CEG I de Niamey en qualité d'auxiliaire. Toula était traductrice d'anglais en français avec le programme de l'USAID. Toula-dans-le-rle-du-gnie-de-leauElle avait également
travaillé avec le corps de la paix. Solange Delanne a ensuite passé 17 ans à l'ICRISAT en tant
qu'adjointe à l'administration de l'institution.
Pour l'actrice, le film peut être revu et amélioré surtout avec le développement de la technologie en matière d'audiovisuel. Mais, «la vision de l'un est différente de l'autre en matière d'œuvre. Sinon, Moustapha Alassane a sa propre inspiration dans la réalisation du film de ''Toula'' tourné ici même à Niamey», apprécie-t-elle avant d'appeler les jeunes artistes à vivre leur passion et dépasser ses limites pour défendre leur identité et les intérêts de leur pays.
Seini Seydou Zakaria(onep)
22/03/19


CultureApolline Traoré est surtout connue à travers ses longs métrages, notamment Moi Zaphira en 2013, Frontières en 2017, Desrances sorti en fin 2018. Mais elle a commencé à réaliser des courts métrages depuis les années 2000 avec The Price of Ignorance (Le Prix de l'ignorance) en 2000, (sur la victime d'un viol à Boston, aux États-Unis), et Kounandi (La Personne qui porte chance) en 2003, sur une naine rejetée de tous. Elle réalise son premier long-métrage Sous la clarté de la lune en 2004, et en 2008, une série télévisée, Le Testament.
Agée aujourd'hui de 43 ans, Apolline Traoré a fait ses études à l'Emerson College de Boston, aux Etats Unis, un établissement réputé dans les domaines de l'art et de la communication. En 2005 elle rentre au Burkina Faso et travaille avec le cinéaste Idrissa Ouedraogo, son mentor.
Dans cette interview réalisée à l'occasion du 26ème FESPACO, la réalisatrice parle des thèmes de ses films, notamment Frontières doublement récompensé au Fespaco 2017, Desrances qui venait juste de sortir.

Frontières, votre long métrage sorti en 2017 aborde des thèmes comme l'insécurité sur les routes, les tracasseries et obstacles à la libre circulation, la lutte des femmes pour leur autonomisation. Qu'est-ce qui vous a inspiré pour la réalisation de ce film ?
Il y a des débats ces derniers temps par rapport aux conventions de la CEDEAO ; on entend les populations qui se plaignent des tracasseries au niveau des frontières. Ce que moi je n'arrivais pas à comprendre, pourquoi il y a des tracasseries, si on veut partir au Benin, au Niger, au Nigéria, etc. alors que les lois autorisent de voyager librement. Il y a donc un problème par rapport à ce que les gens vivent et ce que je connais des lois. Je me suis dit que ce serait une bonne idée de raconter une histoire, puisqu'on n'entend parler que de l'immigration entre l'Afrique et l'Occident, entre le Nord et le Sud, or on a encore des problèmes entre nous ici. Finalement, j'ai décidé de prendre moi-même la route avec une équipe, pendant trois semaines. J'ai recueilli tout ce que vous avez vu dans le film, et j'ai même un peu adouci certaines choses, puisqu'il y a des réalités qui étaient encore plus dures. C'est comme ça que j'ai monté Frontières, après avoir entendu et vécu la réalité. Il était important pour moi de dévoiler ce qui est inconnu pour beaucoup de personnes.
On découvre aussi à travers le film, un autre aspect, la volonté des femmes de gagner leur autonomie, au prix de beaucoup d'efforts. Avez-vous cherché à donner une certaine image de la femme à travers le film ?
Oui, quand vous voyez le film, la première image, c'est une femme qui ouvre la fenêtre sourit et qui prend de l'air. C'est la liberté, parce que concernant la femme africaine on a tendance à la mettre dans un cocon, c'est une personne qui s'occupe de sa famille. Et après mes recherches, beaucoup d'interviews, j'ai appris que beaucoup de femmes ont des problèmes : avec leurs maris, la société, il y a ces tracasseries sur la route. Pour ce qui est d'autres, elles se battent, à la fin de la journée elles n'ont pas grand-chose comme recette et bien que ce soit dur, elles continuent de faire des efforts pour nourrir leurs familles. Il y a un aspect de « free dom » chez ces femmes. Cette liberté de faire ce qu'elles voulaient, de la manière dont elles voulaient, ce qui est pour elles très important que de rester à la maison.

Juste deux ans après Frontières vous sortez Desrances qui est en compétition à ce 26ème FESPACO ; cela veut dire que vous ne rencontrez pas les problèmes de financement dont se plaignent beaucoup de cinéastes africains ?
Rires... Ah oui je rencontre ce problème-là. Mais la solution est peut être, que ce que je me refuse de faire, c'est prendre trop de temps pour avoir un projet. J'ai toujours des projets dans le sac, dès que je termine un, je commence le développement de l'autre et puis après ce sont les opportunités qui viennent. Quand j'ai fini Frontières, pendant que j'étais en train de faire la promotion, et j'ai la chance que les actrices principales du film étaient aussi dans une disposition d'aller faire aussi la promotion du film, j'ai commencé à écrire Desrances. Et c'est aussi le succès de Frontières qui ouvre les portes pour les prochains. J'ai donc commencé à travailler sur ce scénario-là, et on a eu la chance au niveau du Burkina Faso, le Chef de l'Etat a donné une subvention pour des films. Comme j'étais déjà avancé sur mon film j'ai postulé et j'en ai bénéficié. Pour vous dire que si je n'avais pas reçu la subvention de l'Etat, je ne serai pas là au FESPACO avec ce film, parce que cette subvention a participé à 50% de mon budget, qui était d'environ 700 millions de francs CFA.
Concernant justement Desrances, qu'est-ce qui vous a motivé pour sa réalisation ?
Le film a deux sujets principaux : premièrement c'est le traumatisme de la guerre sur un être humain, parce que mon acteur principal est un haïtien qui vit le traumatisme de la guerre chez lui, et puis il vient en Côte d'Ivoire et revit encore une guerre civile. Je m'interroge donc sur ce que la guerre peut faire à un être humain. Le deuxième sujet est la question de la transmission du nom. Nous avons une société où le garçon « est très important ». Mais, je me demande, si on transmet le nom à un enfant, est ce que cela n'est pas aussi important quand c'est une fille ? Est-ce que finalement donner le nom suffit, plus que donner l'éducation, la culture ? Desrances, le nom de l'acteur principal du film c'est l'héritage que cet haïtien qui vient d'un pays que la guerre a détruit, veut garder. Si son nom disparait, son identité disparait, d'où l'importance pour lui d'avoir un garçon pour perpétuer ce nom. Mais il oublie qu'il a une fille de douze ans qui sera extraordinaire. Et on s'interroge si la transmission dont il est question est juste un nom ou aussi un héritage spirituel, éducatif,... Et si vous regardez l'affiche du film, il y a une phrase qui dit : « il lui a donné un nom, elle lui a donné un espoir ».
Dans notre société j'entends dire qu'il a 4, 5 filles, il n'a pas de garçon, il n'est pas important... C'est aberrant ! Je vois des familles où justement il y a des filles, un garçon et les filles ont réussi et le garçon traine. Est-ce que ça veut dire que cette famille n'est pas représentative ou elle n'a pas réussi ? C'était donc important pour moi de faire ce film. Quand j'ai commencé à l'écrire, j'ai posé la question à beaucoup de personnes qui me disaient "Ah oui, la fille est importante, mais je veux quand même le garçon " ! Ça reste toujours quelque chose de cette culture africaine.
Comment voyez-vous l'avenir du cinéma ? Croyez-vous aussi qu'il est en Afrique comme le disent certains cinéastes africains ?
Oui, bien sûr puisqu'on n'a pas encore exploité tout ce qui peut être exploité. L'Occident, fait du cinéma depuis très longtemps ; je crois qu'ils sont "saturés au niveau originalité, contexte, histoire". L'Afrique est neuve sur ce plan, il y a beaucoup de pays aux cultures peut être similaires. L'Afrique a d'énormes opportunités d'histoires extraordinaires. Il y a encore de longues années d'exploitation.

Quelles sont vos attentes en tant que cinéaste, au moment où la FEPACI vient de tenir son congrès, en marge du cinquantenaire du FESPACO ?
Nos attentes c'est d'arriver à unir notre Afrique. C'est vrai que la FEPACI, on en parle depuis longtemps, moi personnellement je n'ai pas vu grand-chose d'accompli. Et j'espère avec tout l'engouement que le cinéma est en train de susciter aujourd'hui, que la FEPACI fasse plus de choses. Ce n'est pas que des congrès, des débats. Quelles sont les actions qu'ils ont menées, quels sont les cinéastes qu'ils ont pris sous leurs ailes, pour en faire quelque chose. C'est ça que moi j'attends, qu'ils nous aident à avoir une industrie cinématographique, non seulement dans chaque pays, et nous unir.
Pour ce qui est du FESPACO, je suis particulièrement fière qu'il ait 50 ans. Et je suis fière d'être burkinabè ; mon seul regret est que je fête ce cinquantenaire sans mon parrain, mon mentor, Idrissa Ouédraogo. J'essaierai au plus profond de moi de l'honorer.

Réalisée par Souley Moutari (ONEP)
(19/03/19)


FespacoC'est en 1983, soit 14 ans après la création du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision d'Ouagadougou (FESPACO) que le Marché International du Cinéma Africain (MICA) a vu le jour. Cet espace qui, depuis fait partie des activités du FESPACO est né de la volonté des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel du continent d'avoir un marché autonome et propre au film africain. Pour sa 19ème édition qui a eu lieu du 24 février au 1er mars 2019, en marge du cinquantenaire du FESPACO, le MICA s'est installé à la Place de La Nation, au centre de Ouagadougou. La délégation du Niger était présente à ce 19ème MICA où elle a pris un stand, avec au programme plusieurs activités pour la visibilité et le développement du cinéma nigérien.

Présents lors des différentes projections, les membres de la délégation nigérienne ont mené également, d'autres activités. Comme l'a indiqué le Directeur général du CNCN, M. Sani Magori, ils ont saisi cette opportunité pour des rencontres professionnelles et vendre aussi l'image du pays. Entres autres activités, il y a eu la cérémonie de vernissage du livre intitulé Oumarou Ganda, le cinéaste de la révolte des pauvres, coécrit par Harouna Niandou et Maizama et édité par le CNCN. Aussi, les centres de la cinématographie de la Tunisie, du Maroc, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso et celui du Niger représenté par M. Sani Magori ont signé dans le cadre d'un projet, un mémorandum en vue de permettre la réalisation des films dans de bonnes conditions. Le Niger a adhéré également au projet d'ouverture d'un pavillon de cinéma africain à Cannes.
La conférence sur le thème « mémoire et avenir du cinéma nigérien»animée par M. Harouna Niandou, a permis au public d'avoir une vue sur le cinéma nigérien. Le conférencier qui fut à l'origine journaliste, critique de cinéma, a évoqué les trois temps du cinéma nigérien. La période, a-t-il rappelé, celle dite des anciens va de 1950 aux années 1980. Ce temps a été marqué par des difficultés, mais aussi la détermination des acteurs. Malgré tout, a relevé le conférencier, les cinéastes comme Oumarou Ganda, Moustapha Alassane, Inoussa Ousseini, etc ..., ont réussi à montrer la voie à tous ceux qui sont venus dans le domaine par la suite. La deuxième période que M. Harouna Niandou appelle celle « des vaches maigres », de la léthargie du cinéma nigérien va approximativement des années 1980 à 2000. Il y a eu selon le conférencier une stagnation dont personne ne voulait assumer la responsabilité. « Nous avons vogué de l'espoir à la désillusion », a-t-il fait remarquer.
Le troisième moment est selon M. Harouna Niandou celui de la relance, du cinéma au Niger. « Cette période que nous vivons actuellement s'est enrichie de plusieurs événements ayant permis de promouvoir le secteur », a-t-il déclaré, citant entre autres faits caractéristiques la montée de jeunes réalisateurs, acteurs, et techniciens, formés aussi bien à l'IFTIC, que dans la sous-région et à travers le monde. «Pour eux, le cinéma, c'est la seconde école professionnelle ; ils se sont ouverts à la profession avec succès », explique M. Harouna Niandou. Parmi ces jeunes, il cite Kandine Aborak, Sani Magori réalisateur du documentaire Koukan Koutchia ; Moussa Hamadou Djingarey réalisateur des films Retour au Pays, le Pagne, Ma belle-mère, ma coépouse ; Aicha Macky réalisatrice de l'Arbre sans fruit, etc. Aussi, il a relevé l'avènement de la femme dans le cinéma nigérien. En tant que réalisatrices, actrices ou techniciennes, les Nigériennes ont décidé de s'investir dans le 7ème art, et parmi ces femmes, Aicha Macky a remporté ces dernières années plusieurs prix avec son documentaire l'Arbre sans fruit, portant sur l'infertilité chez les couples.
Le mode de diffusion des films s'améliore également comme l'a mentionné le conférencier et la technique passe de l'analogique au numérique ; ce qui donne plus de facilité de travail et une meilleure qualité de l'image, du son. Autant d'éléments qui fondent les acteurs du domaine à croire à une relance du cinéma nigérien. «Les talents existent, ils ont surtout besoin d'appuis » s'accordent-ils à dire.
Avis des professionnels du 7ème art sur le MICA
M. Berni Goldbat, est un cinéaste, réalisateur, producteur helvético burkinabè, et pilote le projet du ciné Guimbi à Bobo Dioulasso. Il est le réalisateur du long métrage Wallay. M. Berni Goldbat, trouve qu'il y a une grande différence entre le 19èmeMICA et les éditions précédentes. La préoccupation posée entre les deux FESPACO, concernant l'emplacement du site MICA qui était à la périphérie de la ville, a été prise en compte, car le marché est logé cette année au centre-ville de Ouaga. M. Berni Goldbat apprécie bien le MICA, qui est un lieu de rencontres professionnelles, avec des conférences de presse qui ne désemplissent pas, des projections de films, des stands pour les centres nationaux de cinématographie, des boites de production, des médias. « On peut vraiment appeler ça un marché de cinéma africain », estime le cinéaste. A la tête du projet de la renaissance du Ciné Guimbi à Bobo Dioulasso, dont l'ouverture est annoncée pour novembre 2019, M. Berni Goldbat se réjouit également de la célébration du cinquantenaire du FESPACO. «C'est un moment important pour le cinéma africain », souligne-t-il.
À propos du MICA, c'est un avis un peu diffèrent qu'exprime M. Alex Moussa Sawadogo, de Ouaga Film Lab, un dispositif mis en place par le "Collectif génération film" depuis 2016 pour soutenir les réalisateurs africains. Pour M. Alex Moussa Sawadogo, le MICA aurait pu être mieux organisé pour ce cinquantenaire, afin qu'il y ait plus d'acheteurs, de producteurs de films.
Ouaga Film Lab appuie les jeunes réalisateurs à faire aboutir leurs projets, explique-t-il. Le film Duga, en compétition au 26ème FESPACO fait partie des premiers projets portés par ce dispositif, ainsi que le documentaire nigérien Etincelles qui était en panorama.

Souley Moutari Envoyé spécial (ONEP)
(14/03/19)


FIMA-077A1431Le Promoteur du Festival International de la Mode en Afrique (FIMA) M. Seidnaly Sidahmed Alphadi a organisé une conférence de presse, hier matin, à l'auditorium Sani Bako du Ministère des Affaires Etrangères. Cette conférence de presse a pour Objectif d'informer l'opinion nationale et internationale sur la tenue, en juillet 2019, à Niamey, de la 12ème édition dudit festival. C'est le ministre du Tourisme et de l'Artisanat M. Ahmed Boto qui a présidé cette conférence de presse en présence du Ministre Conseiller du Président de la République et Directeur Général de l'Agence UA 2019 M. Mohamed Saidil Moctar, du Secrétaire Général du Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale, M. Harou Moussa, du Coordonnateur du CELHTO et chef de mission de l'Union Africaine au Niger, M. Komi Tublu, du Représentant Résident de l'UEMOA au Niger, M. Serigne Mbacke Sougou et de plusieurs autres invités.
A l'entame de cette conférence, le promoteur du FIMA a, dans son mot introductif, salué l'ensemble des partenaires du FIMA. Il a exprimé toute sa reconnaissance aux plus hautes autorités nigériennes pour le soutien et les appuis nécessaires qu'elles ne cessent d'apporter au Festival.
Il a profité de cette occasion pour exprimer tout son engagement et toute sa volonté de poursuivre son effort de promotion de l'Art, de la Mode et de la Culture africaine en générale et celle du Niger en particulier.
Alphadi a aussi réitéré son engagement à apporter son soutien au Niger dans l'organisation du Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union Africaine.
Le FIMA sera de retour au Niger. Ainsi en prélude à l'organisation de ce sommet, la 12ème édition se tiendra à Niamey.
A cette occasion, le promoteur a annoncé plusieurs activités dont entre autres : un salon de mode, un colloque international pour le financement de la mode, un cadre d'échange entre les artisanats, les créateurs et les acteurs de la chaine artistique et de la mode, et bien d'autres surprises, a-t-il annoncé.
Prenant la parole à leur tour, le Coordonateur du CELHTO, le Chef de Mission de l'Union Africaine au Niger, M. Komi Tublu, et le représentant Résident de l'UEMOA au Niger, M. Serigne Mbacke Sougou ont réitéré l'engagement de leurs institutions respectives à accompagner l'organisation de cette 12ème édition. Ils ont aussi rendu un grand hommage au promoteur du FIMA pour son engagement dans la promotion de l'Art et de la culture
africaine.
Au nom du ministre de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale, empêché, le Secrétaire Général dudit ministère M. Harou Moussa, a lui aussi salué cette initiative avant de réitéré les encouragements de son ministère.
Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat et le Directeur de l'Agence UA-Niger 2019 ont quant à eux réitéré l'engagement du Gouvernement a accompagné cette initiative d'Alphadi. Ils ont souligné que c'est une occasion en or pour notre pays de se faire connaitre
davantage aux yeux du monde entier. Les deux ministres ont aussi invité tous les Nigériens à soutenir cette initiative, creuset de paix, d'intégration africaine et du développement.
Ali Maman (ONEP)
(08/03/19)


JohnA l'état civil, il se nomme Abdou Halidou Maiguizo, mais tout le monde l'appelle John Sofakolley. Une carrière en dents de scie mais un talent indéniable pour celui qui vient de loin et qui participe à des causes humanitaires.
Avant les années 2000, Abdou Halidou Maiguizo était en vue sur la scène musicale nigérienne. Il l'était tant pour son savoir-faire, que pour son engagement et sa créativité. A travers cet art, il a inspiré plus d'un. Il aime jouer de la guitare, un instrument avec lequel il se balade partout, toujours accroché à ses épaules
« Mes parents étaient des exodants qui ne voulaient point que je chante car ne venant pas d'une lignée de griots. Mais à force de chanter et d'imiter les grandes voix musicales, j'ai abandonné les bancs de l'école en classe de 3ème pour me consacrer uniquement à ma passion. Ainsi, de 1974 à 1881, j'étais parti voir mon oncle au Mali pour apprendre les BA.ba de cet art, lui fait de la musique et a su se frayer un chemin dans le monde musical malien. Une fois là-bas, j'étais ''la bonne à tout faire'' en ce sens que tous les sales boulots me sont confiés. Je transportais leur matériel de musique, on m'envoyait pour acheter les paquets de cigarettes, des petites choses de moindre importance pour me décourager. Et moi je savais pourquoi je suis là, donc j'acceptais sans broncher et au finish ils ont compris ma témérité et ont commencé à m'apprendre la musique » a souligné l'artiste. Ainsi, il fait ses premiers pas avec les maliens avant de retourner au bercail et là, dans les années 85, il a commencé à fréquenter le Centre de Formation Professionnelle et Technique. « Je partais pour des répétitions et je rends grâce à Allah pour cet apprentissage. Et remercier profondément ceux qui m'ont soutenu et continuent à m'épauler. Merci pour tous ceux qui ont pris de leur temps pour me polir et m'aider dans cette carrière musicale » se réjouit-il.

Le temps de gloire et le retour sur scène

A travers ces mots aimables, on comprend aisément, la joie qui anime notre artiste de faire de cet art un vrai métier. Mes amis et mon oncle m'ont d'ailleurs encouragé. C'est de mon oncle que vient mon goût pour la musique, il aimait beaucoup chanter et s'adonnait corps et âme à ce métier, donc je ne peux que suivre ses pas. J'ai fait le tour du pays avec lui pour ses concerts. J'ai un peu pris de l'âge et ce qui est d'ailleurs inévitable, le plus important aujourd'hui pour moi c'est d'aimer ce que je fais et de continuer à servir mon pays. Toutes ces années passées à l'extérieur c'est de l'expérience.
Parlant toujours de sa carrière il rappelle qu'il a été pour la première fois sur scène en 1982. Il était guitariste et chanteur. C'est ainsi qu'il s'est fait connaitre par le public nigérien à travers le Prix Dan Gourmou lors duquel il a décroché le premier prix en février 1989. Il composait des supers sons depuis Dosso dont les plus connus par les Nigériens Dosso Bangou, Taboussissé,.... Parmi ses tubes, plusieurs ont eu un succès fou auprès du public, grâce auquel il a beaucoup voyagé dans tout le Niger. John s'est également produit dans plusieurs pays notamment au Japon où on lui a appris à jouer la guitare. Un parcours qui n'a pas été sans difficultés, a-t-il expliqué la première difficulté est d'ordre financier. «Trouver de l'argent pour se produire, ce n'est pas facile. Raison pour laquelle de nombreux artistes talentueux restent dans l'ombre. L'autre difficulté, c'est la piraterie, une vielle maladie qui nous ronge progressivement. Nous sommes là les anciens qui avions tout donné à la musique mais nous sommes négligés. Beaucoup de nos artistes, nous les avions formés pour être là où ils sont présentement. Je veux sortir un album, par manque de moyens, j'ai un peu arrêté. J'ai mon groupe arc en ciel avec Sofakolley en février 1989 le premier prix dan Gourmou. En 1993, j'ai changé le groupe en ''Saguera'' et cela a bien marché car j'arrivais à avoir des commandes pour des animations lors des grandes soirées culturelles. Je viens de finir l'album qui veut tout simplement dire en langue locale '' je suis de retour''. Nous avions plein de projets avec Malam Barka mais malheureusement il nous a quittés » a-t-il soutenu.

L'album '' John et wizza''

Selon John, «cette génération des années 80-90 fait de la bonne musique et l'actuelle est en train de tituber. De nos jours les musiciens veulent s'enrichir vite. Ils rêvent beaucoup. Ils ne veulent pas fournir assez d'efforts et veulent à tout prix grandir. Seule la patience paie ». Le nouveau groupe de John s'appelle donc'' Wizza'' pour dire qu'il est de retour, «je reviens en force pour montrer les vrais talents du Niger. Nous sommes huit dans le groupe, avec des choristes, des batteurs, des guitaristes, des solistes, des pianistes, des chorégraphes....Nous évoluons en équipe et nous nous entendons bien. J'ai collaboré avec beaucoup d'artistes qui sont bien connus sur le plan national. J'aborde des thématiques les plus sensibles sans heurter la sensibilité des uns et des autres. Cela n'empêche pas à ce que le message passe. Je reste respectueux de toutes nos valeurs positives. D'ailleurs, tout le monde sait que travailler honnêtement et à la sueur de son front pour gagner sa vie est une règle de la vie qui est très recommandée par l'islam » a-t-il précisé avant d'indiquer que les autorités doivent aider les artistes afin de faire sortir des vrais albums, des albums dignes et compétitifs. La culture a besoin d'être réorientée, et aux artistes de s'unir, d'être solidaires.
«En ce qui concerne mes projets, j'en ai plusieurs que je suis en train de préparer avec mon groupe wizza. Nous sommes en répétition pour des nuits nostalgiques que nous comptons organiser en collaboration avec certaines institutions de la place.»
Aïssa Abdoulaye Alfary (ONEP)
(08/03/19)


Fespaco"La vie de Château" : ce sont les différentes facettes de ces communautés dont les membres venus d'horizons divers poursuivent leurs rêves. Un film sur une thématique qui n'est certainement pas nouvelle, mais qui reste toujours d'actualité comme le désir de tous ceux-là qui s'illusionnent pour une meilleure vie de l'autre côté de la méditerranée.
Nous sommes dans la zone de la Station Château d'Eau de Paris, où le film "la Vie de Château" a été tourné. Homme imposant, Charles est le chef d'un groupe de rabatteurs employés par les salons de coiffure afro. Surnommé le « Prince », Charles le sapeur officie sur son "territoire", ici juste un bout de trottoir, où les éventuelles clientes sont recherchées. Mais ce n'est pas sans frictions entre les concurrents. Malgré tout Charles semble tirer son épingle du jeu. Il envisageait même de racheter le salon d'un barbier kurde et tourner le dos à la vie de rabatteur. Mais c'est sans compter avec les intrigues de ses rivaux.
Sur un scénario riche en paroles, qu'ils ont coécrit avec Joseph Denize, et avec un bon casting, des plans d'ensemble, gros plans sur des personnages plein d'humour, les réalisateurs Cédric Ido et Modi Barry donnent agréablement à apprécier le visage d'une certaine Afrique, en France. Un milieu où chacun cherche à s'affirmer. On le voit à travers les personnages de Moussa et Bebe qui vont jusqu'à tremper dans des larcins. Moussa en prend bien pour son indélicatesse, de la part de Sonia qui avec Djenaba, s'efforcent de gagner leur vie dignement. Tout comme le Prince qui se reprend, apparaissant dans une des dernières séquences du film, bien fringué, tout de blanc vêtu résolu à continuer ce qu'il sait faire de mieux.
Dans ce film, il y a un peu tout ce qui fait la vie de cette communauté cosmopolite : les moments de désillusion, d'amour, d'espoir, mais aussi la bonne ambiance des soirées animées par Serge Beynaud, la star ivoirienne du coupé-décalé. Un film à voir.

Souley Moutari Envoyé spécial (ONEP)

07/03/19


image-daffiche--Ma-belle-mre-Ma-Copouse---Sorti en 2018, « Ma belle-mère Ma Coépouse », 75 mn du réalisateur nigérien Moussa Hamadou Djingarey, était en projection panorama au FESPACO 2019.
Tourné à Agadez, ville du nord Niger, « Ma belle-mère Ma Coépouse » porte sur la vie d'un jeune couple, Raicha une femme touarègue de 25 ans, mariée à Hamada, un instituteur d'une autre ethnie. La vie paisible que mène ce couple sera mise à rude épreuve par Agaïsha, la mère de Hamada qui, obnubilée par ses préjugés contraint son fils à mettre fin à ses relations avec Raicha.
Le couple a dû recourir à un simulacre de divorce avec la complicité malicieuse d'Aghali, le mari de la mère de Hamada. Le stratagème comporte un arrangement qui fait de Raicha la seconde épouse d'Aghali. La vieille femme, confrontée au casse-tête de la vie polygamique avec son ex belle fille comme coépouse, est d'un comique hilarant. Cette belle-fille s'amuse à agacer la vieille Agaisha avec ses coquetteries et cette dernière s'efforce de les contrer maladroitement...A la fin, la mère de Hamada constatera que sa coépouse n'est rien d'autre que l'ex-femme de son fils. La vieille finit par craquer, suppliant la jeune Raicha de divorcer et de reprendre son mari Hamada, jurant même de veiller à la tranquillité de leur couple.
La morale qui se dégage du film est une leçon à l'intention de ces nombreuses belles-mères mégères. C'est du moins ce que pense le réalisateur.
Avec « Ma belle-mère Ma Coépouse » le réalisateur Moussa Hamadou Djingarey semble opérer un changement de registre dans ses fictions. Comparativement à «Hassia, amour ou châtiment » ou « Le pagne » dans lesquels le réalisateur est sur des sujets qui évoquent surtout la souffrance, causée par le mariage précoce et forcé, le viol et leurs conséquences, ce dernier film est plutôt amusant, même si on y retrouve des thèmes des films précédents : le mariage, la femme, la famille, la tradition, la religion.
Le réalisateur nigérien met également en lumière la vieille ville d'Agadez. Il filme admirablement cette ville dont certains quartiers sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Son casting avec des acteurs que l'on voit à l'écran pour la première fois, Aboubacar Hamma, Mariama Boukari, Djamila Almoctar, Bachir Djibo est une réussite.
Souley Moutari Envoyé spécial(onep)
06/03/19

Affiche-du-film-BibataSorti en 2018, le film "Bibata est partie'', est un court métrage de 30 mn de la réalisatrice nigérienne Nana Hadiza Akawala. Dans ce documentaire, elle est à la recherche de son amie perdue de vue depuis une dizaine d'années. En selection aux compétitions du 26ème FESPACO, le film tourné en langue Zarma, et sous titré en français a été projeté le 27 février dernier au ciné Nerwaya de Ouagadougou.

Bibata était une de ces femmes communément appelée "bonne". Elle était la femme de ménage de la famille de la réalisatrice. Un jour, Bibata a dû rentrer dans son village pour rejoindre son mari de retour d'exode. La femme avait promis de revenir après quelques jours, mais elle ne reviendra jamais. Une dizaine d'années après, Nana Hadiza Akawala a décidé d'aller à la recherche de son amie, qui lui avait laissé en guise de souvenir un petit objet artisanal. Malheureusement au bout d'une quête qui l'amène des rues et bidons villes de Niamey, à Kobi, le village où finalement Bibata s'était remariée, la réalisatrice apprend la triste nouvelle : Bibata est partie à jamais, car elle a perdu la vie, en donnant naissance à son troisième enfant, une petite fille.
Le documentaire est émouvant dans cette séquence où la réalisatrice est présentée aux trois enfants de sa défunte amie. Elle se console avec foi, se disant qu'en fait elle a retrouvé Bibata, car elle a vu ses propres enfants.
Dans la recherche de son amie Bibata, la réalisatrice explore l'univers de ces travailleuses domestiques vivant dans les bidon-villes de Niamey. Ce troisième documentaire professionnel de Nana Hadiza Akawala jette un faisceau de lumière
sur le milieu de ces travailleuses domestiques appelées "bonnes". On découvre ainsi cette communauté, composée de femmes immigrées de tous les âges, attachées à leur tradition, en quête d'un mieux être pour elles et leurs familles laissées dans les villages.
Aussi, ce documentaire plaide pour une humanisation des rapports entre les employeurs et les travailleurs domestiques, en l'occurrence les "bonnes".

Souley Moutari Envoyé spécial(onep)
06/03/19



Le-laurat-entour-des-prsidents-Kabor--gauche-et-Kagam--droiteLes lampions du 26ème Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) se sont éteintes le 2 mars dernier au Palais des sports de Ouaga 2000, avec une cérémonie officielle de clôture très grandiose. Plusieurs personnalités dont les présidents Paul Kagamé du Rwanda, Ibrahim Boubacar Keita du Mali et l'ancien président ghanéen John Jerry Rawlings étaient à cette occasion aux côtés de Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso. À l'issue d'une cérémonie riche en décibels et en animation, les lauréats de cette 26ème biennale ont été dévoilés avec comme point d'orgue l'annonce du nom du réalisateur qui a remporté l'étalon d'or de Yennenga, le jeune rwandais, Joel Karekezi avec son film the Mercy of the jungle, 90 mn, sorti en 2018.
La fiction qui a remporté l'étalon d'or de Yennenga a pour sujet les conflits qui se déroulent entre des groupes armés et des forces régulières dans cette zone poudrière de la République Démocratique du Congo vers le Rwanda. À travers ce film, le réalisateur porte un regard sur une guerre floue. Le trophée est accompagné d'un montant de 20 millions de francs CFA. Aussi, le prix de la meilleure interprétation masculine a été décerné à Marc Zinga, l'acteur principal du film qui a joué le rôle du sergent Xavier. Le Rwanda pays invité de cette 26ème édition du FESPACO a fait ainsi une mémorable participation.
Pour ce qui est de l'étalon d'argent, il a été décerné au réalisateur égyptien Khaled Youssef pour son film ''Karma''. L'étalon de bronze est revenu au tunisien Ben Mohamoud pour son film ''Fatwa''. Cette fiction qui évoque la question du radicalisme religieux a eu également le prix de l'Union Africaine pour la paix et la sécurité. Des prix techniques ont été attribués à d'autres fictions dont ''Rafiki'', ''Desrances'', ''Keteke'',...
À partir de cette édition les documentaires en compétition sont dotés du trophée de l'étalon d'or de Yennenga, et 10 millions de francs CFA. fespacoC'est la jeune réalisatrice burkinabè Aicha Boro, qui est la première lauréate de ce prix avec son documentaire ''le loup d'or de Balolé''.
Pour les prix spéciaux, le Burkina Faso s'est imposé en raflant six sur les 14 qui ont été décernés. « Desrances » de la Burkinabè Apolline Traoré a eu deux prix spéciaux de dix millions FCFA. Il faut ajouter également pour le Burkina Faso le deuxième prix des films des écoles décerné à Ismael Césaire Kafando de l'Institut Supérieur de l'image et du Son/ Studio Ecole / ISIS/SE, avec « Maison de retraite ».
Environ 110 millions FCFA ont été décernés à des longs et courts métrages et à des films documentaires pour les 14 prix spéciaux, qui sont accompagnés de trophées.
Intervenant à la clôture du FESPACO, le délégué général a indiqué que plus de 140 millions de francs CFA ont été distribués pour les différents prix. Et plus de 400 séances de projections ont eu lieu dans les différentes salles de cinéma de la ville.

Souley Moutari Envoyé spécial(onep)
04/03/19

 

 

 



Concert-CCFNDans le cadre de sa tournée africaine, l'artiste, chanteur rwandais Yvan Buravan, lauréat 2018 du Prix Découvertes RFI s'est produit en concert live, le samedi 2 mars 2019, dans la soirée, au Centre Culturel Franco-Nigérien Jean Rouch (CCFN/JR) de Niamey. Cette tournée africaine se tient en partenariat avec l'Institut français de Paris, l'un des partenaires du prix découverte RFI. A cette étape de Niamey, les melomanes et les fans de l'artiste ont fait le déplacement du CCFN qui était plein à claquer. C'était en présence du Directeur Général du CCFN et de plusieurs invités.
La tournée a débuté le 17 février dernier à Goma au Mali où l'artiste a participé au festival Amani. Profitant de son séjour en terre africaine du Mali, l'artiste a saisi l'occasion pour se rendre à Bamako, la Capitale malienne, où, il s'est aussi produit en concert live. Dans la même lancée, Yvan Buravan s'était rendu dans plusieurs capitales des pays africaines, dont entre autres, Cotonou au Bénin, Lomé au Togo et Ndjaména au Tchad. Partout où il a passé, le lauréat 2018 du Prix Découvertes RFI s'est produit en concert en collaboration avec les artistes locaux.
Pour son passage à Niamey, l'artiste rwandais a été accompagné et soutenue par l'artiste, musicien nigérien, Barakina, lui aussi, finaliste de l'édition 2018 du Prix découverte RFI. Son passage au Niger a permis au public de Niamey de découvrir ce jeune auteur-compositeur, chanteur et interprète âgée de 23 ans. Yvan évolue dans le domaine du RnB et de la pop et il s'est fait connaître en 2016 avec ses titres «Bindimo» et «Malaika».
Après l'Afrique de l'Ouest et de l'Est, Yvan Buravan, poursuivra sa tournée en Afrique centrale et australe où il va boucler cette tournée avec l'Angola où un concert est prévu en fin mars à Luanda, la capitale.
Présenté au concours prix découverte RFI 2018, avec son titre « Oya », Yvan Buravan a convaincu le jury RFI présidé par la diva camerounaise Charlotte Dipanda qui le désigne alors lauréat prix découverte RFI de l'année.
Il faut noter que plusieurs communautés étrangères vivant au Niger se sont fortement mobilisées et honorées de leur présence à ce concert. Parmi ces communautés on note les Congolais, les Camerounais, les européens, et les compatriotes de l'artiste.
A cette occasion, le Directeur Général du CCFN a exprimé toute sa reconnaissance à l'artiste pour avoir accepté de venir se produire à Niamey, mais aussi, au public pour cette mobilisation exceptionnelle. Yvan Buravan, s'est quant à lui aussi, réjoui de l'accueil qui lui a été réservé, avant de remercier son ami Barakina, à qui il a rendu un grand hommage pour son soutien. « J'apprécies l'hospitalité légendaire de mes frères et sœurs nigériens », a-t-il dit.

Ali Maman(onep)
04/03/19

 

 

 

Culture

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Interview : Apolline Traoré, réalisatrice Burkinabè : «L'Afrique a d'énormes opportunités d'histoires extraordinaires à raconter. Il y a encore de longues années d'exploitation», estime la réalisatrice burkinabè

Apolline Traoré est surtout connue à travers ses longs métrages, notamment Moi Zaphira en 2013, Frontières en 2017, Desrances sorti en fin 2018. Mais elle a commencé à réaliser des courts métrages depuis les années 2000 avec The Price of Ignorance (Le Prix de l'ignorance) en 2000, (sur la victime d'un viol à Boston, aux États-Unis), et Kounandi (La Personne qui porte chance) en 2003, sur une naine rejetée de tous. Elle réalise son premi...

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C'est en 1983, soit 14 ans après la création du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision d'Ouagadougou (FESPACO) que le Marché International du Cinéma Africain (MICA) a vu le jour. Cet espace qui, depuis fait partie des activités du FESPACO est né de la volonté des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel du continent d'avoir un marché autonome et propre au film africain. Pour sa 19ème édition qui a eu lieu du 24 février a...

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A l'état civil, il se nomme Abdou Halidou Maiguizo, mais tout le monde l'appelle John Sofakolley. Une carrière en dents de scie mais un talent indéniable pour celui qui vient de loin et qui participe à des causes humanitaires.Avant les années 2000, Abdou Halidou Maiguizo était en vue sur la scène musicale nigérienne. Il l'était tant pour son savoir-faire, que pour son engagement et sa créativité. A travers cet art, il a inspiré plus d'u...

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26ème FESPACO / "La vie de Château" long métrage, 81 mn des réalisateurs Cédric Ido et Modi Barry, sorti en 2017, projeté en séance spéciale au Ciné Burkina : Dans le quotidien tumultueux d'une communauté cosmopolite

"La vie de Château" : ce sont les différentes facettes de ces communautés dont les membres venus d'horizons divers poursuivent leurs rêves. Un film sur une thématique qui n'est certainement pas nouvelle, mais qui reste toujours d'actualité comme le désir de tous ceux-là qui s'illusionnent pour une meilleure vie de l'autre côté de la méditerranée.Nous sommes dans la zone de la Station Château d'Eau de Paris, où le film "la Vie de Château...

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Sorti en 2018, « Ma belle-mère Ma Coépouse », 75 mn du réalisateur nigérien Moussa Hamadou Djingarey, était en projection panorama au FESPACO 2019.Tourné à Agadez, ville du nord Niger, « Ma belle-mère Ma Coépouse » porte sur la vie d'un jeune couple, Raicha une femme touarègue de 25 ans, mariée à Hamada, un instituteur d'une autre ethnie. La vie paisible que mène ce couple sera mise à rude épreuve par Agaïsha, la mère de Hamada qui, obn...

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