Le Sahel

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Tinni Abdou


lauteur-du-film-avec-les-acteurs-2Deux ans après son film "dans le noir", Boubacar Djingarey Maiga nous revient avec une série de treize épisodes de treize minutes (13) chacun, tirée du réel des téléspectateurs. Intitulé ''femme actuelle'', le film à travers ces différentes séries montre le quotidien de certaines familles nigériennes. Il aborde des thèmes importants comme l'amour, la polygamie, la haine...
Les principaux personnages sont Moussa, Idrissa, Aicha, Mina et Mimi. Parlant de ces acteurs, le cinéaste Boubacar Djingarey Maiga explique «qu'ils incarnent des couples ou les joies et les peines de la vie s'entremêlent. Ils décrivent de façon générale, les comportements de certaines sœurs envers leurs époux». Justifiant l'objectif recherché, le cinéaste dit qu'il veut amener ses sœurs à mettre fin à certaines pratiques superstitieuses comme le maraboutage ; à éviter de soupçonner leurs maris et/ou d'être excessivement jalouses. Tous ces problèmes peuvent facilement entrainer un dysfonctionnement au sein des foyers et voire même le divorce.
Dans ces séries, il a été mis en place des scenarios pour créer des situations explosives ; c'est étonnant de voir des personnages qui tentent de conserver leur idée de la famille. Tout est là pour attirer l'attention, atteindre le téléspectateur, créer une situation de tensions et regarder comment chacun va s'en sortir. C'est la vie de tous les jours narrée par l'auteur.
«Je suis né et grandi à Niamey, certaines valeurs m'ont été léguées par ma famille comme le respect du mari, la bonne gestion de la famille, le respect de nos us et coutumes, l'entente, la tolérance. La polygamie doit unir et non le contraire. J'ai été toujours sensible aux questions familiales qui sont le sens de mon film, sa portée sociale et culturelle. Notre intention est de montrer que la femme, si elle le veut, peut sauver son foyer et qu'elle arrête de contrôler son conjoint, de s'enfermer et de copier certaines pratiques malveillantes. Que son image soit le plus loin possible des clichés», a affirmé Bouba.
Avec son film ''femme actuelle'', il espère ouvrir un débat collectif sur ce fléau qu'est le divorce qui prend de l'ampleur dans nos sociétés. Dans cette démarche, assure-t-il, le rôle des parents est déterminant.
Expliquant les raisons de son parcours filmographique, il reconnait avoir eu la chance de grandir dans un environnement où la camera est le principal outil de travail, et aussi la chance de rencontrer des bonnes
personnes au bon moment.

Des projections à Niamey et à Bamako

Dans une volonté de faire, une fois de plus, partager avec le plus grand nombre le goût du septième art et le désir de création, il se mobilise déjà comme il l'a fait cette année pour offrir en 2019, à Niamey et dans toute la sous-région, une programmation de qualité en faisant intervenir des acteurs locaux, nationaux et internationaux de la scène cinématographique. «A l'adresse des jeunes qui sont à leur début de carrière, c'est d'abord de comprendre que le cinéma est une passion. Ensuite, quand on aime faire de cet art un vrai métier, l'apprentissage est fondamental, il faut bien se forger, jusqu'à trouver son but, avoir son objectif. lauteur-du-film-avec-les-acteursC'est une illusion de se voir artiste dès au début de sa carrière. On apprend tous pour le moment. Etre une star peut prendre du temps, un long temps», a affirmé Boubacar Djingarey Maiga.
Malgré quelques succès récents du cinéma nigérien, le fameux adage stipulant que l'art ne nourrit pas son homme, perdure. Très rares sont en effet les artistes à qui le métier exclusif de cinéma couvre entièrement les besoins de la vie. « Les conditions ne sont pas du tout faciles, on fournit assez d'efforts déjà pour se faire connaitre ; nous nous débrouillons tant bien que mal, pour assurer la visibilité de la culture nigérienne, par des productions qui visent surtout l'international», affirme t-il.
Parlant de son film, le cinéaste explique qu'à Niamey, Tillabéry, Dosso, et même à Bamako, le public était au rendez-vous et là c'était formidable. «J'ai beaucoup aimé le spectacle de Bamako, car presque la majorité des nigériens vivant dans la ville avaient fait le déplacement et sans oublier la contribution importante de notre Ambassade qui n'a ménagé ni son temps encore moins ses efforts pour faire de la projection une belle réussite, j'en suis touché », indique Bouba.
Pour ce qui est des projets, il reconnait qu'il y en a beaucoup, mais ne peut pas encore en parler. Selon lui, il doit faire encore ses preuves, et à ce défi personnel s'ajoute celui plus général du faible volume des films produits au Niger et en Afrique et la rareté des salles de projection ; des freins majeurs à son expression et à sa diffusion. Autant de problèmes que les cinéastes doivent diagnostiquer avec plus de réalisme. Son rêve : voir les films nigériens tournés dans des salles de renommée internationale. Il remercie vivement tous ceux qui de près ou de loin ont apporté leur contribution pour faire de ce film un véritable chef d'œuvre.
«J'espère que mon film aura des impacts positifs », confie-t-il avec un brin d'optimisme avant d'affirmer : «pour l'instant, je tourne».
Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

14/09/18



cultureLe gouverneur de la région d'Agadez M. Sadou Saloké a présidé la première réunion préparatoire de la cure salée édition 2018. Au cours de cette réunion qui s'est tenue en présence de l'honorable Sultan de l'Aïr, du président du Conseil régional, et de plusieurs acteurs concernés par l'organisation du grand rassemblement des éleveurs, M. Sadou Saloké a invité les présidents des différentes commissions mises en place à tout faire pour que le grand rend-vous de In'Gall soit une réussite .
La cure salée, est née de l'expansion des pasteurs touaregs vers le sud nigérien où ils avaient établi des relations multiséculaires et qui chaque année, perpétuent la remontée vers le nord pour revigorer leurs animaux avec la cure dans les pâturages salés de l'Irhazer. Ce grand mouvement de la transhumance pastorale en direction des zones salées est plutôt un mouvement progressif des pasteurs nomades qui s'opère dès les premières pluies et jusqu'à la fin de l'hivernage pour libérer les zones agricoles du sud et exploiter les pâturages du nord.
Le bétail y trouve "l'amcheken", une plante caractéristique de cette plaine et s'abreuve aux sources salées de Tiguidan Tessoum, de Gélélé, d'Azelik, d'In'abangarit et de Fagoshia. Le secteur de l'élevage constitue la principale activité économique et la source essentielle de revenus des populations de la commune d'In'Gall, voire du département.

La priorité à l'heure actuelle est de redonner à la cure salée sa vraie dimension économique, sociale et culturelle, à redevenir ce qu'elle fut.

Abdoulaye Harouna
ANP/ONEP Agadez



flimL'Ambassade du Royaume d'Espagne au Niger en collaboration avec l'Association Nigérienne des ciné-clubs et critiques de cinéma a initié la projection du film espagnol "La Novia ou la mariée". La projection s'est déroulée vendredi 24 Août 2018 dans l'après-midi au siège de ladite association, dans l'enceinte de la Radio Goudel. C'était en présence de l'Ambassadeur d'Espagne au Niger SE Ricardo Mor Solá et de ses proches collaborateurs ainsi que de plusieurs invités.
La Novia ou la mariée est un film dramatique espagnol réalisé par Paula Ortiz avec Inma Cuesta, Asier Etxeandia et Alex Garcia. Sorti en novembre 2015, ce film est inspiré du texte littéraire de Federico García Lorca, «Noces de sang», une tragédie de 1933. Malgré les critiques émanant de plusieurs observateurs du cinéma, le film a réussi à décrocher quelques récompenses dont entre autre le Prix Goya de la meilleure actrice dans un second rôle et le Prix Goya de la meilleure photographie. Ce Long-métrage de 95 minutes raconte l'histoire d'un triangle amoureux entre deux hommes et une femme. Deux amants emportés par leur passion défient toutes les conventions sociales et morales, jusqu'à leur propre jugement.
La synopsie du film souligne que Leonardo, le Fiancé et La Fiancée (la Novia) forment un trio inséparable depuis l'enfance, mais Leonardo et la Novia sont unis par un fil invisible, farouche, impossible à rompre. Les années passent et la mariée se prépare, de plus en plus inquiète, à son mariage avec le Fiancé au milieu du désert blanc où elle vit avec son père. La veille de la cérémonie, une sorcière frappe à sa porte et lui offre un cadeau de deux poignards de verre et un conseil : « Ne te marie pas si tu ne l'aimes pas ». Un frisson parcourt l'âme et le corps de La Fiancée. Le souvenir de Leonardo, son amour d'enfance, revient alors hanter la jeune femme.
Le jour de son mariage, la mariée fut enlevée dans sa chambre de noce par Leonardo. Son marie constate son absence alors qu'il est venu la chercher. Il l'aperçoit à travers la fenêtre sur un cheval et engagea la poursuite. En pleine nuit, au mieux de nulle part, la même sorcière se présenta à lui, et lui donna le poignard de verre : « ils sont derrière cette montagne» confie la sorcière. C'est à ce niveau que les deux hommes se sont fait tué devant la Novia.
Peu après la projection, l'ambassadeur d'Espagne au Niger a situé l'objectif d'une telle initiative. «L'objet de cette projection est de promouvoir et partager la culture espagnole au Niger », a souligné SE Ricardo Mor Solá tout en se réjouissant de la participation massive des populations, en particulier, celle des jeunes et des femmes. Il a indiqué que ce film ressort aussi des similitudes entre les pratiques de certaines sociétés espagnoles et Africaines en général. « On peut toujours considérer qu'il y a certains sentiments qui proviennent de l'Espagne et qu'on peut trouver aussi dans les sociétés africaines et nigériennes en particulier. La culture est universelle et parfois on peut penser que nous sommes des pays lointains mais il y a toujours quelques choses qui nous réunissent» a ajouté le diplomate espagnole.
SE. Ricardo Mor Solá a invité la population à prendre part à ce genre d'activités qui permet aux gens d'enrichir leur connaissance sur les cultures des autres. L'Ambassadeur a promis de multiplier ce genre d'initiatives notamment dans les domaines du théâtre, de la photographie, de la littérature, du cinéma et bien d'autres activités culturelles en vue de promouvoir un partage réciproque d'égal à égal entre les acteurs nigériens et espagnols.
Les invités aussi n'ont pas caché leurs sentiments après la vision du film. « Ce film nous montre un mariage difficile de fois impossible entre deux prétendants et une mariée, l'actrice centrale. Finalement à cause de problème de jalousie et d'amour les deux hommes finissent par se faire tuer et la femme est restée seule. Ce film nous montre aussi a un certain nombre de coutumes qu'on voit dans les pays africains, dans les histoires d'amours et des mariages. Dans l'ensemble on peut dire que toutes les sociétés secrètent un certain nombre des gens qui peuvent être bien ou mal», a indiqué M. Harouna Niandou.
Ali Maman
27/08/18



Tal2Pour relancer ses projets culturels et attaquer une nouvelle phase de sa carrière, l'orchestre Tal National a effectué, la semaine dernière, sa rentrée par un concert à la cité Tafadek. Le but de cette activité est de présenter au public les progrès du groupe Tal, notamment son nouvel album dans le back et des nouveaux matériels de sonorisation.
Pour le Directeur artistique de Tal National Mouhamad Almoumine Youssouf, alias Almayda, la rentrée culturelle est un moment où les artistes doivent parler de toutes leurs vies culturelles. Almayda a donné un aperçu sur la vie culturelle des artistes de Tal National de manière générale. « Nous jouons toute l'année sauf le mois du carême » a-t-il dit. « Une fois le mois béni arrive l'année musicale s'arrête. Après le mois de carême il va falloir faire la relance. Maintenant il faut relancer tous les projets artistiques et culturels » confie le directeur artistique de Tal National.
Soulignant qu'il y a beaucoup de rentrées qui se font dans le cadre de la vie associative au Niger, le directeur artistique de Tal National estimé que les acteurs culturels ne doivent rester en marge. «C'est pourquoi, nous avons pensé à faire une rentrée culturelle pour justement parler de la culture. La musique, c'est notre passion. Donc on ne doit pas la marginaliser aussi dans les rentrées » dit-il.
La nuit du 4 aout a été le premier jour pour la reprise des activités culturelles du Tal National. Dans cette perspective les artistes de Tal sont revenus en force. Ce retour attendu par les fans de l'orchestre nigérien intervient après une troisième tournée que le groupe Tal a menée en Europe. Cette tournée dite tournée européenne a permis à Almayda et son équipe de porter la culture de Niger hors du continent africain. Durant cette tournée, Tal National a joué dans plusieurs villes en d'Italie et en Belgique. En suite l'orchestre Tal s'est envolé pour participer à plusieurs festivals en Hollande. « Nous avons participé au plus grand festival au Pays-Bas et après cela, nous sommes partis à Newcastle dans un bateau de croisière pour faire rayonner les couleurs nigériennes à travers la culture ». confie le directeur artistique de Tal. En Angleterre Tal a représenté le Niger au grand festival ''Who made''.
Pour le directeur artistique de Tal, le plus important c'est que le Niger qui gagne. « Nous avons beaucoup œuvré au nom de la culture nigérienne en Europe et aux Etats Unis. La culture de notre pays est connue par les Européens» précise M. Almayda. Plusieurs artistes et groupes d'orchestre ont voyagé à travers le monde au nom de la culture nigérienne. Pour les artistes de Tal, beaucoup reste à faire. Ils comptent encore faire plus pour porter encore plus loin la culture de notre pays à travers leur musique. « Il va falloir que nous soyons nombreux sur le plan international, pour qu'on puisse se relayer dans les concerts internationaux. Nous voulons que les artistes nigériens qui voyagent soient nombreux, pour que nous puissions représenter le Niger sur l'échiquier international à travers la culture » a dit le directeur artistique.
Au cours de cette rentrée culturelle, l'orchestre Tal a décliné ses objectifs futurs. Plusieurs nouveaux morceaux sont en cours dans l'optique d'un nouvel album. Malgré la concurrence rude qu'il y a sur le plan culturel à l'international, le groupe Tal National s'est donné le défi de faire entendre la culture du Niger partout dans le monde. Les différentes sorties internationales de Tal National vont sans nul doute faire entendre la musique nigérienne au-delà du continent africain.
Abdoul-Aziz Ibrahim Souley (Stagiaire)
15/08/18


onessConnu à l'origine pour son style exclusivement inspiré par le Rap et le Hip Hop, le groupe ONEENS s'impose aujourd'hui dans les rythmes RnB, musique urbaine originaires des Etats-Unis dont raffole la jeunesse nigérienne et internationale. Après la sortie réussie de leur chanson « Together » en septembre dernier, le duo Gélé Karim Rock alias Rocksim et Frederik Bali Komenati alias Frédozo revient avec un titre positivement accueilli par la critique continentale : « On ne dodo pas ». En effet, depuis sa sortie au début de ce mois de juillet, ce dernier clip est devenu viral dans les « playlists » des chaines musicales africaines de référence comme Trace Africa, DBM et BBlack.

La performance du groupe de musique ONEENS n'est que le reflet du parcours et de la vision partagés de ses deux artistes membres. Tout est parti de la même passion musicale qu'avaient beaucoup de jeunes de leur génération, au lendemain de l'époque où le Niger découvrit le phénomène du genre musical Rap. Cependant, issus de deux (2) différents groupes, les jeunes artistes nigériens ont vu leurs ambitions se croiser, dans les circonstances des tournées et animations, qui s'organisaient dans les quartiers de Niamey, pendant les vacances.
D'une part, Roksim constituait avec Whezzow, un autre artiste, la formation Mad-Max et, de l'autre, Frédo était en solo après avoir évolué avec le groupe Enyonam. Renforcés par leur lien de parenté, les cousins se sont ainsi rapprochés et ont commencé à se partager les scènes sous la dénomination Mad-Max-Frédo. « D'où la création en Août 2003 du groupe ONEENS (On Est Ensemble), l'illustration parfaite pour exprimer l'esprit commun du trio aspirant aux mêmes objectifs, dans une vision commune et d'une affinité uniforme », a indiqué Roksim.
Il précise qu'à la suite, l'aventure à trois n'a pas été longue car «l'autre artiste, Whezzow, a dû très tôt laisser le groupe pour des raisons personnelles incontournables », dit-il.
En dépit d'un silence d'environ sept (7) années d'affilée, le groupe compte actuellement, selon les deux frères, deux (2) albums sortis sur le marché. Et garde au frais un troisième album. Fredozo parle en ce sens d'un changement de directive. « Il n'est plus question de sortir en bloc les albums mais plutôt des morceaux '' en son hit '', de façon à permettre à chaque chanson de faire son temps et son buzz. Puisque, sortir des multiples sons en album de nos jours ne permet véritablement pas à d'autres sons constituants l'album de charmer le public. Raison de plus du changement de méthode d'album en son "hit clippé", la nouvelle stratégie ONEENS », a-t-il expliqué.
Attaché à l'originalité, la formation a su exprimer son talent dans le nouveau style musical dit urbain. Il s'agit des touches assaisonnées de plusieurs aspects, notamment du Rap, de la Pop, de laTrap, du ragga, de la salsa et souvent un peu du Coupé décalé. L'essentiel étant de rester dans une grille musicale souple à un large public au-delà des frontières ; en cette ère de mondialisation, les jeunes artistes d'ONEENS personnalisent leurs productions en y apportant un minimum d'empreinte locale, pour une meilleure représentation de la culture nigérienne, à l'échelle internationale. « A nous écouter, automatiquement, l'on reconnait l'accent et le ton propres qui ne se réfèrent qu'à nous, à notre style musical de tous les temps que nos fans du public nigérien ont connu et apprécié », a estimé Roksim.
Par ailleurs, la vive inspiration du groupe est assimilée à l'image des célèbres duos P. Square du Nigéria et Toofan du Togo. « Le défi est de faire rayonner valablement notre cher pays le Niger à l'échelle internationale comme le font si bien ces derniers pour le grand plaisir des Nigériens d'ici et de la diaspora », mentionne Frédozo. En conséquence, l'exploit du duo ONEENS est remarquablement l'une de ces fiertés qui défendent les couleurs de la culture nationale ; « voir d'une manière aussi régulière des clips vidéos de chez nous, joués sur ces chaines internationales vues de partout à travers le monde, est un véritable succès. D'abord c'est une marque de présence qui met en évidence nos compétences et nos richesses culturelles, dans cet univers où on nous croyait moins compétitifs. En plus, cela redonne confiance aux artistes du pays en général et surtout à sa nouvelle génération », se réjouit Roksim.
L'impression du devoir accompli, la satisfaction plus au moins totale du travail bien fait, étant donné que d'un pays où la musique n'est pas considérée comme un métier, en arriver là ne ressemble guère à une chose aisée. Un temps, la formation musicale a évolué en affrontant divers obstacles, jusqu'à observer un temps de silence.
C'est un challenge en somme, le mérite est au bout de l'effort. On est fier de nous-mêmes, de l'effort fourni et de la méthode observée, mais également fier de tous ces hommes et femmes qui ont cru en nous et nous ont soutenus, accompagnés dans ce processus de retour prospère. Ce retour en force prouve notre ascension dans le showbiz local comme international après ce si long silence (sept ans). Beaucoup, pour ne pas dire personne, ne s'y attendait vraiment et pas d'un retour aussi réussi».
Pour l'avenir, en termes de projet, la philosophie artistique de ONEENS repose principalement sur un certain perfectionnisme et s'inscrit dans l'optique de professionnalisation. Suivant ces motivations orientées vers la perfection,« seul le travail paie », selon Frédozo qui ajoute que c'est dans le souci vraisemblable de défendre les couleurs de la musique nigérienne dans le showbiz musical international.
« Il est grand temps qu'on parle du Niger sur les plateformes musicales mondiales, sur les chaines internationales, qu'on soit au rendez-vous du concert des nations, globalement dans tous les secteurs importants de la société, tels que la musique. Ceci, pour la fierté de la nation et l'immense plaisir des mélomanes nigériens », conclut-il.

Mahamane Chékaré Ismaël
(Stagiaire)

27/0718


Amadou-ousmaneMonsieur Ousmane, vous venez de publier votre énième livre. Et vous l'avez titré : ''Propos Arbi''... du nom d'une rubrique bien connue publiée dans les colonnes du quotidien national ''Le Sahel'' dans les années '80. Ceux de nos lecteurs qui n'ont peut- être pas connu cette période-là voudraient bien savoir que contient cet ouvrage, et qui est Arbi ?
Commençons par Arbi...Arbi est un personnage fictif, un citoyen lambda qui s'était donné pour mission d'amener ses compatriotes à corriger certains de leurs comportements, pour ne garder que ce qu'il y a de meilleur en eux. Ainsi, tous les jours ouvrables, et pendant presque cinq ans, il publiait dans la Presse, un petit pamphlet critiquant, dénonçant ou encensant les petits faits de l'actualité du monde et des gens qui l'entourent. Et cela a duré environ- 5 ans.

Donnez-moi de bonnes raisons qui doivent inciter à lire votre livre...
Primo, le prix est très abordable (3.000 F).Secundo, cet ouvrage, même s'il n'est pas un livre d'histoire, contient assez d'éléments historiques sur la période considérée. Ensuite, sa lecture donne, aux jeunes surtout, l'occasion de développer leur sens critique de mieux connaitre les réalités de leur pays et d'aiguiser leur esprit patriotique. Pour toutes ces raisons, il peut être un excellent instrument de vulgarisation pour la reconversion des mentalités.

Vous pouvez nous en résumer le contenu ?
Oui, bien sûr !...C'est un chapelet de ''choses de la vie'' dans le registre du bon ou du mauvais comportement des Nigériens.
Observateur averti de la société, Arbi ne laissait rien échapper. Ainsi s'étalent sous nos yeux, au fil des pages, le tableau et les parfums d'une époque où le Chef de l'Etat pouvait réunir dans une même salle et cela pendant des heures, des centaines de Cadres nationaux pour débattre des problèmes qui se posent à la Nation. En toute transparence !
C'était une époque où, à la fin de chaque hivernage, les éleveurs d'une même région organisaient des fêtes grandioses pour se réconcilier
et fraterniser avec les
agriculteurs. Une époque où chacun des 9.000 villages du pays disposait au moins d'un poste ''de télévision communautaire'' afin que les villageois aussi soient bien informés sur ce qui se passe ici et ailleurs dans le monde.

C'était l'époque où des commerçants nigériens, devant l'état de délabrement avancé du Centre psychiatrique de l'Hôpital de Niamey, pouvaient organiser une collecte volontaire pour aider l'Etat à améliorer les conditions de vie des malades mentaux. Ledit Centre psychiatrique ne disposait alors que de 75 lits pour 400 malades. Pour convaincre les potentiels donateurs, il avait suffi qu'Arbi batte le tam-tam sur le thème : ''De tous les malades, les malades mentaux sont les plus à plaindre... Il ne suffit pas de les envoyer au cabanon et les y parquer comme des bêtes. Il faut aussi les suivre, les soigner comme tous les autres malades. Et peut-être bien plus encore, puisqu'ils sont les plus à plaindre...''. C'était aussi une époque où, à l'approche de la période de froid, lycéens et collégiens des grandes villes collectaient des pullovers pour distribuer aux malades dans les hôpitaux. Une époque où, sur simple appel de la Samaria, les jeunes se portaient volontaires pour aider à construire des pistes rurales, des classes ou des dispensaires. Pour simplement
soulager l'Etat !
Une époque où un chef d'entreprise nigérien alerté par Arbi, décida de prendre en charge, séance tenante, les frais de réparation d'une motopompe tombée en panne depuis des mois, dans le village de Doguel-Kaina... qui n'est même pas le sien. Ce qu'il fit le jour même. Les villageois, privés d'eau depuis des mois, en étaient réduits à boire l'eau du fleuve qu'il fallait aller chercher à 3 kilomètres de là. C'était encore l'époque où un dirigeant de société ayant appris par la lecture des ''Propos d'Arbi'' du jour, que de petits serpents venimeux avaient envahi la ville de Tabelot, faisant des dizaines de morts, s'était dépêché d'expédier gratuitement depuis Niamey, au dispensaire de cette ville, un grand frigo à pétrole, permettant ainsi la conservation de vaccins antivenimeux qui ont contribué à sauver des vies, en attendant l'intervention tardive des services officiels. C'est là, un petit éventail des multiples petits problèmes que la rubrique ''Propos qu'Arbi'' avait aidé à résoudre et que l'auteur se plaisait à relater et qu'Arbi se plaisait à relater, dans un style qui avait le don de redonner espoir, même aux plus démunis. Preuve que la Presse a un immense pouvoir si l'on sait s'en servir...Mais, comme on le sait, chaque médaille à son
revers. Arbi ne pouvait donc effacer de ce tableau les cas flagrants de mauvais
comportements. Sa croisade devait le conduire nécessairement à dénoncer les gros et les petits péchés commis par les uns contre les autres, ou contre la société tout entière. Sur ce registre, on trouve notamment les cas de ces comptables qui disparaissent avec la caisse ; des responsables qui abusent de leurs pouvoirs, ou qui multiplient les obstacles pour empêcher l'émergence autour d'eux de jeunes Cadres aptes à les remplacer.D'autres fois, Arbi s'intéressait aux cas tout aussi condamnables de ces plantons qui profitent des heures de pause pour s'enfermer sous climatiseurs et faire la sieste, dans des salles de réunions ou bureaux inoccupés ; celui aussi de ces gardiens d'immeubles de ministères qui, sous prétexte de s'initier à la pratique toute nouvelle des cultures de contre saison, se livraient carrément à l'agro-business en produisant des tomates, choux et carottes arrosés à grande eau, dans les jardins même des ministères ou sous les fenêtres de nos bureaux. Arbi évoquait aussi les cas de ces directeurs qui refusent d'aller en mission de terrain, au prétexte que les routes rurales sont impraticables et l'eau pas toujours potable. Il n'oubliait pas également de revenir assez souvent sur ces petits commis qui utilisent abusivement le téléphone du bureau ou les véhicules de service pour des courses qui n'ont rien à voir avec les nécessités de service. A côté de tous ceux-là, il y avait encore des exemples de ces grands commis qui, eux, font préparer les dossiers par leurs subalternes, mais qui sont toujours les seuls ''compétents'' pour aller déposer une simple requête de financement à Bruxelles, Paris ou Washington. Je m'en voudrais de ne pas citer le cas de ces fonctionnaires en mission ou de passage dans les sous-préfectures, qui débarquent à 13 heures à la résidence, s'installent au salon et font comme si l'on n'attendait qu'eux pourservir le déjeuner.

Vous le voyez, la gamme est très étendue et ce sont des choses qui se passent encore dans le secret de nos Administrations. Et qu'il convient de combattre à tous prix, si nous voulons construire une nation et une société juste. Le mérite d'Arbi, c'est d'avoir pu aider quelquefois les décideurs à redresser les torts ou à sévir carrément lorsque nécessaire...Et je vous assure que dans bien des cas, des torts ont pu être redressés ; des responsabilités situées et des sanctions prises avec toute la rigueur requise. Tout simplement parce que celui qui tenait le gouvernail avait assez d'autorité et de volonté pour intervenir et pour inspirer la peur à ceux qui s'avisaient
de violer ou contourner les lois.

C'était donc cela qui faisait la force d'Arbi ?... Comment cela était-il rendu possible quand on connait l'entêtement des Nigériens à faire ce que bon leur semble ?
A mon avis, du fait que nous étions alors sous les bottes d'un régime militaire assez sévère ... une période où les notions de Démocratie, de Droits de l'homme et de Liberté de presse n'étaient pas encore de mode. De ce fait, ''les Propos d'Arbi'' représentaient une petite fenêtre de liberté dans un environnement où tout ou presque, était
verrouillé.

On a pu dire que le Président de l'époque, Seyni Kountché aimait beaucoup cette rubrique...
Je le confirme ! Et j'ajouterai même qu'à un moment donné, il ne m'appelait plus que par ce sobriquet : ''Arbi''. Il n'était d'ailleurs pas le seul, et c'est ainsi que ce surnom m'est resté.

Selon vous, qu'est-ce qui le motivait ?

Vous le savez, le Général Seyni Kountché était un ancien Officier de Renseignements devenu Chef d'Etat, avec toutes les charges de gestion d'un pays en crise. C'était de surcroît un patriote sincère qui, à sa manière, combattait l'injustice, les passe-droits et les abus de toutes sortes. Il avait fait le serment de mettre tous les Nigériens sous la même loi. Et il mettait un point d'honneur à respecter son serment. Peut-être alors, trouvait-il par la lecture des ''Propos d'Arbi'' chaque matin, des choses qui l'aidaient à compléter son ''menu quotidien''. La tonalité, l'élan patriotique, la simplicité et la clarté avec lesquels Arbi abordait les problèmes avaient fini par lui plaire, je crois. Au point où il lui était arrivé de faire passer à l'auteur, des messages sur ''certaines petites choses qui mériteraient qu'Arbi en parle''.

Votre livre ne s'inscrit-il pas dans la Politique de Renaissance culturelle qui prône, entre autres, une reconversion des mentalités ?
Il y a un proverbe bien de chez nous qui dit que le miel ne vante pas sa douceur...Mais j'ai la faiblesse de croire que les éléments contenus dans ce livre pourraient apporter du grain à moudre à ceux qui sont chargés de la mise en œuvre de notre Politique de Renaissance culturelle. Mais comme on dit aussi chez nous ''On peut amener un cheval au marigot, mais on ne peut le forcer à boire''.
En tout cas, il y a dans ce livre, matière à réfléchir pour tous les Nigériens, sur nos habitudes, nos attitudes, notre comportement qui est, parfois, l'une des principales raisons de notre retard....

Propos recueillis par Siradji Sanda

24/07/18



cultureL'ambassadeur, délégué permanent du Niger auprès de l'Unesco, SE Inoussa Ousseini a représenté notre pays, aux cérémonies du Festival des Continents, organisées du 5 au 9 juillet au Fort de Querqueville, Cherbourg-en Cotentin, dans le nord de la France.
Ce festival, dont c'est la première édition, fondé par Monsieur Boubekeur Khelfaoui, a été placé sous la présidence de Monsieur Oumar Keita, ambassadeur, délégué permanent du Mali auprès de l'Unesco, président du groupe africain, sous le parrainage officiel de l'Institution.
Plus d'une centaine de personnes, représentant les 12 délégations africaines auprès de l'Unesco ont pris part aux différentes manifestations. Il y'avait au programme, des conférences, sur des thématiques variées, parmi
lesquelles, ''la place du patrimoine culturel immatériel dans la sauvegarde des valeurs culturelles'', ''les cultures orales et immatérielles dans les littératures africaines'', '' la route transsaharienne'', ''la parenté plaisante'', ''les routes du savoir entre le Maghreb, le Sahel et l'Europe'', ''l'origine africaine des mathématiques''.
Des expositions figuraient également au programme de ce festival, sur l'IMZAD, par exemple ; cet instrument de musique partagé par le Niger, l'Algérie et le Mali. A ce propos, il faut signaler, comme l'a fait l'Ambassadeur Inoussa Ousseini, aux invités, que le Niger organisera, à Niamey, du 23 au 30 novembre 2019, des rencontres sahélo-sahariennes qui réuniront les pays ayant le Sahel et le Sahara en partage, avec comme thème central, l'IMZAD.
L'objectif de l'évènement, qui sera parrainé par le G5-Sahel et l'Unesco, est d'engager, a indiqué l'Ambassadeur Inoussa, «un ensemble d'actes symboliques destinés, à donner du sens à l'avenir de cette immense région du continent africain ; d'élargir l'entente entre les membres du G5-Sahel aux pays parties prenantes des accords de paix de Ouagadougou et d'Alger, afin d'ouvrir la perspective de ce développement culturel commun ».
« Cette volonté, a-t-il poursuivi, repose sur la conviction que la culture nous offre les moyens de renforcer les liens historiques entre les peuples de cet espace. Trop longtemps négligée, elle apparait aujourd'hui non seulement comme un accélérateur du
développement mais aussi comme le meilleur rempart contre l'idéologie djihadiste et les drames humains qu'elle entraine ».
En prélude à ce grand évènement, une dizaine de films nigériens ont été programmés, en projection, au cours de ce festival de Querqueville. Des films classiques tels ''Tourou et Bitti'' de Jean Rouch,'' les cow-boys sont noirs'' de Serge Henri Moati, en passant par les plus modernes, comme ''Al'ééssi'' et ''Zin'naariya'' de Ramatou Keita, ou plus récents, ''l'Arbre sans fruit'' d'Aicha Macky, '' Koukan Kourcia'' de Sani Magori.
Au titre des documentaires sur le Niger, citons la Caravane du sel d'Alissa Descotes-Tyosaki, la préparation d'une caravane de sel et la traversée de 3000 kms de désert. Caravane que la réalisatrice compte faire inscrire au patrimoine immatériel de l'Unesco.
Enfin, il est à signaler que des concerts ont ponctué le chronogramme de ces manifestations. Les visiteurs et les participants à ce festival ont pu, en ce qui concerne le Niger, apprécié des prestations musicales des Filles de Illighadad de Tahoua, spécialement dépêchées pour ce festival.
Moussa Hamani AP/ Ambassade du Niger en France

11/07/18


littratureLe samedi 19 mai dernier a eu lieu, la finale de la première édition, du concours « Miss Littérature Niger 2018 » au Centre Culturel Oumarou Ganda, dans la salle de conférence du Centre des Réseaux de Bibliothèques et de la Lecture Publique. C'est Mlle Ali Firdaoussi, élève en classe de 2nde A au lycée CLAB qui remporté le concours avec une note générale de 19,5/20 et s'adjuge ainsi le titre de Miss Littérature Niger 2018. Mlle Mahamane Alou Arzika Haoua Farida est première dauphine et Mlle Ada Bouda Nadira est deuxième dauphine.

Pour rappel, ce concours a pour but la promotion de la jeune fille scolarisée. Il vise aussi à inciter les jeunes filles collégiennes et lycéennes à la lecture et à l'écriture, surtout avec l'avènement des réseaux sociaux. Avant ladite épreuve, les candidates ont dû passer deux épreuves, celles écrite et d'art oratoire. L'épreuve de culture générale a été la dernière étape dudit concours avec (13) treize candidates dont (6) du lycée Mariama, (6) du lycée Clab et (1) une du lycée Humanité.
A l'ouverture, la présidente du jury a tenu à remercier la présence des représentants de la direction du Livre et de la Lecture Publique du ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale, celle du représentant de l'Ambassade d'Espagne au Niger, de la délégation du Bénin, des représentants des écoles, etc. La présidente du jury a enfin décrit la procédure à suivre pour cette épreuve de Culture générale. Ainsi chaque candidate devra répondre à une question du lot à quatre reprises avec une minute par question (chaque réponse bien donnée comptant pour cinq points). Afin de mieux évaluer les candidates, une rubrique -conduite sur cinq points – a été ajoutée en dehors des questionnaires.
Juste après la présidente du jury, s'en est suivi le discours de Carmen TODONOU, l'initiatrice principale de ce projet culturel et littéraire, d'envergure sous-régionale, venue pour la circonstance, comme invitée d'honneur, avec une forte délégation du comité d'organisation de « Miss littérature Bénin ». « Ce concours miss littérature a pour but d'inciter les jeunes filles scolarisées à la lecture surtout avec l'avènement des réseaux sociaux. Nous faisons la promotion des jeunes filles intelligentes-intelligence féminine » a-t-elle déclaré.
Après les allocutions, place au jeu, qui s'est déroulé au moins pendant une heure avec (10) dix candidates au lieu de (13) treize car (3) trois du lycée CLAB étaient absentes. Le jury étant strict sur la précision des réponses, donne chaque candidate le temps prescrit, soit une minute. Après le passage de toutes les candidates, les membres du jury se sont retirés pour délibérer.
Ainsi à l'issue de la délibération, le 3ème prix est revenu à Mlle Ada Bouda Nadira, élève en classe de 1ére A2 au lycée Mariama avec une note générale de 15/20 ; le 2ème prix a été remporté par Mlle Mahamane Alou Arzika Haoua Farida, élève en classe de 1ére D4 au lycée Mariama avec une note générale de 19/20 tandis que le 1er prix a été remporté par Mlle Ali Firdaoussi, élève en classe de 2nde A au lycée CLAB, avec une note générale de 19,5/20. Ainsi Mlle Ali Firdaoussi est donc Miss Littérature Niger 2018 ; Mlle Mahamane Alou Arzika Haoua Farida est première dauphine et Mlle Ada Bouda Nadira est deuxième dauphine.
Des (3) trois gagnantes, seules, la miss et la première dauphine iront à la phase finale sous-régionale qui aura lieu l'année prochaine, à Cotonou au Bénin. Elles retrouveront les autres candidates des pays participants qui sont le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Togo. Les deux jeunes filles seront totalement prises en charge par le comité d'organisation sous-régional (billet d'avion, hébergement et restauration). On note l'éminente présence, à cette finale du concours « Miss Littérature Niger 2018 », première édition, de Messieurs
Nicolas BADOUSSI, vice-président d'honneur de « LA FONDATION MATHIEU KEREKOU » du Bénin et de Sébastien VONDOLY, écrivain-journaliste et directeur des Editions Continents du Togo.
Enfin, l'organisation du concours s'est dit très satisfaite du résultat obtenu après les trois épreuves passées par les candidates et espère pourvoir affronter les challenges avec les deux meilleures et brillantes filles à la finale sous régionale en 2019 au Bénin. Il faut rappeler que l'initiateur principal du concours Miss Littérateur Niger, est le jeune nigérien écrivain Boubé Hama.
Aïchatou Boureima


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Le Monument de la Renaissance africaineLe Monument de la Renaissance Africaine est l'un des grands projets du président Abdoulaye Wade. C'est une statue de 52 mètres de haut en bronze et cuivre, érigée à Ouakam sur une des collines volcaniques, les « mamelles », qui surplombent Dakar sur la pointe de l'Océan Atlantique. Inauguré le 3 avril 2010, à la veille du cinquantenaire de l'indépendance du Sénégal, l'ouvrage représente une famille dressée vers le ciel, l'homme portant son enfant sur son biceps et tenant sa femme par la taille. Pour ses concepteurs ce monument dont le cout est estimé entre 9 à 15 milliards de FCFA symbolise « une Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l'obscurantisme pour aller vers la lumière ». Et, l'on peut s'interroger en quoi elle symbolise réellement la renaissance africaine pour redonner au Continent Noir « sa dignité », comme le dit le président Wade. Sept ans après son inauguration, le débat persiste sur l'opportunité, de cette œuvre. ......Pour lire la suite abonnez- vous

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