Le Sahel

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Tinni Abdou


zderSur les origines du Damagaram, l'histoire, à travers la tradition de l'oralité, enseigne qu'il ya longtemps de cela, deux chasseurs originaires de Mattin (région de Kellé dans le Kutus) au cours de leurs déplacements à la recherche du gibier, atteignirent une certaine région.Un jour chacun décida de chasser de son coté.Les deux amis se séparèrent pour une longue période. Plus tard, l'un des deux chasseurs se lança à la recherche de son ancien compagnon, qu'il finit par retrouver dans une clairière.

Après les salutations d'usage, un dialogue s'instaura entre les deux amis.Une conversation au cours de laquelle il fut posé au chasseur retrouvé la question suivante en kanuri :''Da bagrimmi''( C'est la viande que tu manges ?) ; une expression que les Hausa déformèrent en ''Damagaram'.Et ce nom fut donné au village qui vit le jour à l'emplacement de ce campement de chasseurs. Malam, illustre fondateur du Sultanat de Zinder, après avoir quitté son Bornou natal, vint s'installer dans le village de Damagaram. A 24 km de là environ,un autre chasseur,d'origine Bornouane aussi,s'accordent à dire les traditionnalistes, vint créer le village de Zindir que les Européens appelleront plus tard Zinder.Quand à l'origine même du nom Zinder,la tradition orale nous donne plusieurs versions.
D'après la première version,Zinder est tout simplement le nom du chasseur fondateur de la ville. La seconde version nous dit que le fondateur éponyme de Zinder s'appellerait « Zindirma ». Enfin la troisième version défend la thèse selon laquelle Zinder est le nom du serpent fétiche qui appartenait au chasseur fondateur du village.Quoi qu'il en soit Zinder désigne le nom de la ville dans laquelle résidait et réside encore, le Sultan du Damagaram.
D'après le livre du Pr André Salifou, le « Damagaram ou Sultanat de Zinder au XIXè siècle » et les récits des traditionnalistes de la Cour du Sultan, plusieurs souverains ont régné sur le Damagaram de 1736 à nos jours. Il s'agit notamment de Malam Younoussa de Damagaram, qui a régné de 1736 à 1746 ; Tanimoune fils de Babba, de 1746 à 1757 ; Assaba fils de Tanimoune, de 1775 à 1782 ; Abaza frère de Assaba fils de Tanimoune, de 1782 à 1787 ; Malam Bazar le cadet, de 1787 à 1790 ; Daoua Dan Tanimoune, de 1790 à 1799 ; Souleymane Dan Tanimoune, de 1812 à 1822 ; Ibrahim fils de Souleymane, de 1822 à 1850 ; Tanimoune le Grand Sultan(de 1850 à 1884) qui chasse Mahamane Katché fils de Ibrahim et revient au pouvoir ; Souleymane II de 1884 à 1893.Il est étranglé par ses femmes lassées de ses méthodes tyranniques. Son frère Amadou 1er lui succède au trône (de 1893 à 1899). Kouren Daga ou Amadou Majé Rumji, fait assassiner Cajemajou le 5 Mai 1898.La prise de Damagaram intervient le 30 Juillet 1899 après une défaite sanglante du Sultan Amadou le 29 Juillet 1899.Un détachement de tirailleurs le poursuit à Rumji où il fut tué sous les ordres du Sergent Souley Traoré le 25 Septembre 1899.
1899 -1906 :ce fut le règne de Amadou Dan Bassa fils de Tanimoune qui monta au trône sous le nom de Amadou II,jeune homme de 18 ans,timide et craintif. Il est investi d'une autorité et d'une fonction qu'il n'a pas sollicitée.Il a été arrêté et condamné à 10 ans d'internement en Côte d'ivoire pour des raisons politiques.Entre 1906 et 1923, le Sultanat de Damagaram fut supprimé. Le pays est divisé enProvinces confiées respectivement à Ballama, Tchiroma, Galadima et Waziri Salissou qui sont des serviteurs de Amadou II.A cause de leur incapacité, Galadima et Tchiroma laissèrent le pouvoir à Ballama, qui gouverna jusqu'en 1923, date à laquelle il fut exilé au Tchad. Il mourut à Bouné (centre de Gouré) en 1954.
En 1923 Bara Nata ou Barma Moustapha reçoit le titre de Chef de province de Damagaram.Il est né à Damagaram (Zinder) en 1881.Fils de Tchiroma et de Maryam fille de Tanimoune, Barma Moustapha est neveu de la mère de Amadou Dan Bassa.Il mourut à Niamey en 1950. Aussitôt, Oumarou Sanda, fils de Amadou II lui succéda au trône.Aimable et courtois, il continua à régner paisiblement en parfaite entente avec l'administration du pays. De 1978 à 2001, son fils Aboubacar oumarou Sanda lui succéda au trône. Il fut lui-même remplacé en 2001 par Mahamadou Moustapha Kakali qui régna de 2001 à 2011. Le Sultan actuel est Aboubacar Oumarou Sanda qui fait un deuxième passage sur le trône après une interruption de dix ans.
Oumarou Moussa(onep)
(Source : D'après le livre du Pr André Salifou, le « Damagaram ou Sultanat de Zinder au XIXè siècle » et les récits des traditionnalistes de la Cour du Sultan)
15/01/19

 

 

 


LHonorable Sultan Aboubacar Oumarou Sanda lors dun Hawan Daaba Old1(région du Lac Tchad) vers 1736. Capitale du sultanat du Damagaram, Zinder était un carrefour des voies caravanières reliant l'Afrique Occidentale, l'Afrique du Nord, et l'Afrique Centrale. En 1856, la ville fut fortifiée par une muraille de 12 m de large sur 9 m de long pour la protéger des attaques extérieures.

L'histoire du sultanat du Damagaram et de Zinder s'inscrit dans celle du royaume du Bornou (nord du Nigéria). Le sultanat de Damagaram est l'un des plus importants dans l'histoire du Niger. Le premier Sultan de Zinder fut Malam Younous dan Ibrahim (1731 - 1746). Il naquit en 1688 et mourut en 1746. Mais c'est Souleymane dan Tintouma (1812 - 1822), mort en 1831 qui fit de Zinder, la capitale de la cité-Etat du Damagaram et qui construisit le premier palais.
Le palais du Sultan représente le pouvoir coutumier. Chaque Sultan est le gardien du palais dont il a l'obligation d'y résider et de l'entretenir. Le palais vit également au rythme des fêtes et autres cérémonies qui se déroulent tout le long de l'année. Il est largement ouvert sur l'extérieur et représente ainsi le patrimoine culturel de Zinder.

Du Sultan Malam Younous Dan Ibrahim à Aboubakar Oumarou Sanda.

1731 - 1746 : Malam Younous dan Ibram, né en 1688, mort en 1746
1746 - 1757 : Baba dan Malam
1757 - 1775 : Tanimoun Babami
1775 - 1782 : Assafa dan Tanimoun, mort en 1782
1782 - 1787 : Abaza dan Tanimoun
1787 - 1790 : Mahaman dan Tanimoun "Babou Tsaba"
1790 - 1799 : Daoudou dan Tanimoun
1799 - 1812 : Amadou dan Tanimoun "Na Cihanza"
1812 - 1822 : Souleymane dan Tintouma, mort en 1831
1822 - 1841 : Ibrahim dan Saleman (1er règne)
1841 - 1843 : Tanimoun dan Souleymane man "Baki Jataw", "Dari" (3e règne), né en 1811 mort en 1885
1843 - 1851 : Ibrahim dan Souleymane (2e règne), mort en 1851
1851 - 1851 : Mahaman Kace dan Ibrahim, régna durant quelques mois
1851 - 1880 : Tanimoun dan Souleymane "Baki Jataou, "Dari"
(2e règne)
1880 - 1880 : Kyari dan Tanimoun, régné durant quelques mois
1880 - 1885 : Tanimoun dan Souleymane "Baki Jataou, "Dari"
(3e règne)
1885 - 1893 : Souleymane "dan Aysa" dan Tanimoun "Karami"
1893 - 1899 : Amadou dan Tanimoun "May Roumdji", "Kouran Daga". Il a résisté contre la colonisation française, le capitaine Cazemajou périt sous son coup. Kouran Daga est mort en 1899
1899 - 1906 : Amadou dan Tanimoun (Dan Basa)
1906 - 1921 : Ousman Bellama, régent en 27 février 1921, vacant en 27 février 1923
1923 - 1950 : Barma Moustafa
1950 - 1978 : Sanda Oumarou dan Amadou, mort en 1978
1978 - 2000 : Aboubakar Oumarou Sanda, né en 1950.
2001 - 2011 : Mahamadou Moustafa, né en 1942
2011 : Aboubakar Oumarou Sanda, né en 1950

Par Abdoulaye Harouna

 

 

 



photo-des-artistes-aprs-la-formationAu Niger, sur le plan culturel, l'année 2018 a été riche en évènements aussi bien heureux que malheureux. Certains artistes et ou groupes musicaux ont eu des distinctions au niveau national et international.
La culture est l'ensemble des pratiques et des idées sur lesquelles repose l'identité d'un peuple. L'identité d'un peuple repose sur des valeurs, qui, une fois bafouées et par terre freinent inévitablement le développement de ce peuple. Et c'est conscient de cet état de fait que le Président de la République, Chef de l'Etat, soucieux d'insuffler une dynamique nouvelle dans le cadre de la modernisation du pays pour atteindre le progrès et le développement durable, a mis la Renaissance Culturelle au cœur de son Programme de Renaissance Acte 2. Sur cette base, plusieurs acteurs culturels se sont illustrés malgré le contexte financier difficile, à promouvoir le métier avec les moyens dont ils disposent. Le ministre de la Renaissance culturelle et de la modernisation sociale, M.Assoumane Mallam Issa a fait de la culture un véritable levier de développement. Il était présent à tous les rendez-vous culturels, prêt à soutenir les artistes en tout temps et en tout lieu. Une année qui a débuté par une pléiade d'activités culturelles. Tout au long du premier trimestre de l'année écoulée, des ateliers de formation, des colloques, des rencontres inter Etats ont permis à plusieurs acteurs culturels de renforcer leur capacité, d'être outillés sur les rudiments nécessaires et de renforcer davantage la sagesse culturelle. Il s'agit aussi d'orienter les énergies vers un changement de comportement de mentalités et bien d'autres aspects non négligeables. Selon les autorités de la 7ème République, cette renaissance se veut une véritable révolution des mentalités qui doit nous amener à accepter et à cultiver tout ce qui est propice au progrès et au bien -être collectif d'une part et d'autre part à réprouver et à combattre tous ceux qui s'y opposent..
Dans un souci de mieux dynamiser la culture du tourisme intérieur chez tous les Résidents, les autorités ont organisé la 54 ème édition du festival annuel des éleveurs du 14 au 16 septembre 2018 à Agadez, chef-lieu de la région de l'Aîr. La cure salée est un grand rendez-vous du monde pastoral qui rassemble pendant trois jours des milliers d'éleveurs Peulhs, Touaregs, Arabes venus de tous les quatre coins du Niger et des pays voisins comme le Tchad, le Cameroun, le Mali, le Bénin et le Nigeria. Ils amènent leurs troupeaux en transhumance dans la zone d'Ingall, dans la vallée d'Irhazer connue pour ses pâturages riches en sels minéraux.

Des structures connexes
Des structures comme le Musée National, les Maisons des Jeunes, les Centres des Jeunes, le Palais des Congrès, le Musée National, les Centres Culturels se sont illustrées durant l'année qui vient de s'écouler par l'organisation de plusieurs rencontres notamment les ateliers, les séminaires, les concerts. En tant qu'établissements culturels nigériens, ces structures contribuent à la formation d'une identité culturelle nigérienne.
Egalement, la richesse et la diversité de l'industrie culturelle nigérienne a trouvé son credo d'expression à travers des événements culturels comme ceux organisées dans le cadre des fêtes tournantes du 18 décembre dont Zinder a abrité le 60eme anniversaire. A cette occasion, des Expositions et des Compétitions ont eu lieu entre les huit régions du Niger dans plusieurs domaines.....
Des acteurs du Cinéma ont été par ailleurs récompensés. Ainsi, en janvier 2018, Sani Magori, réalisateur de plusieurs films dont le cri de la tourterelle ou ''Koukan Kourtchiya'' est nommé Directeur Général du Centre National de la Cinématographie. Le 29 août a eu lieu à Niamey le lancement officiel de la boîte de production audiovisuelle '' Niger Wood'' par l'actrice culturelle Samira SeyniDjingo. L'objectif est de révolutionner le cinéma africain en général et celui du Niger en particulier. On a enregistré également plusieurs festivals dont la 3eme édition du Festival Tounkountchi de Youssoufa Halidou, qui s'est déroulé du 24 au 27 octobre, et qui a enregistré la participation de plusieurs cinéphiles et des professionnels du 7eme art. Du 26 au 30 novembre, il y a eu le lancement de la 10 ème édition du Forum Africain du film Documentaire de Niamey au CCFN. Etaient au programme une série de projections et de conférences débats. Le 20 novembre dernier, la réalisatrice Linda Diatta a remporté le prix du meilleur film documentaire à la 5ème édition du festival Emergence du Togo et deux(2) prix au festival Clap Ivoire qui s'est tenu en septembre dernier à Abidjan. Les téléspectateurs niameens ont suivi la rediffusion de la série télévisée '' Delou'' en novembre dernier sur la Chaine de TAL tv.
Début octobre le film fiction (libre de partir, libre de rester) d'Idi Nouhou a été lauréat du grand prix Idrissa Ouédraogo Ouaga Film et du film documentaire d'Amina Weira qui a été aussi lauréat du prix FIDADOC Ouaga film Lab. 2018. L'année 2018 a été également marquée sur le plan cinématographique par la projection des séries capitales Africaines de la Production Scenarii de la Côte d'Ivoire de la série ''Niamey '. Elle a été projetée sur les écrans de Canal + du 20 novembre au 10 décembre.
Sur le plan musical, l'année a été riche en évènements avec des sorties discographiques. Des dizaines d'albums et des concerts ont émaillé l'année qui vient de s'achever. Les artistes rappeurs se sont distingués de la plus belle manière. Ainsi, Barakhina fait partie des dix meilleurs finalistes au concours ''Découvertes RFI''. Les adeptes de ce mouvement qui ont cartonné sont :Alardicksoldier, RC Baba, Force morale, Akeem, Ismo One, Abdel Zamani, Kamikaz Liman, Safiath, Binta Torodo.... Et les groupes de rap MDM Crew, Block S Crew, qui ont brillé grâce aux sons et aux albums qui ont vu le jour. Certes, il y 'a eu près d'une centaine de productions qui ont inondé le marché, mais, souvent la qualité fait défaut. Des Slamers comme Athess, Jhonel et Oga ont tenu en haleine le public nigérien par des récits instructifs et ou interpellateurs.
Il existe sur la scène musicale actuelle, de grands noms d'artistes qui ont su concilier musique traditionnelle et moderne, tant au niveau du rythme que des instruments utilisés. Parmi ces grands noms on peut citer Tal National, Goumbé Star, Ali Atchibili, Orcho 5, TestoYaro. Du 9 au 10 juillet le CELTHO a organisé un colloque intitulé '' la musique traditionnelle en milieu djerma au Niger, un moyen de transmission et de préservation des outils et des pratiques culturelles dans les films''. Les troupes musicales Albichir, de Hamsou Garba, Chawa et Sogha se sont démarquées par la qualité des prestations qu'elles ont offertes au public. Pour récompenser le brillant parcours du Groupe Sogha, le Comité Exécutif du Conseil Africain de la Musique dont le siège est basé à Brazzaville au Congo a décidé d'admettre le Groupe comme membre du Conseil dans la catégorie des organisations Nationales et Spécialisées.
Plusieurs artistes musiciens sont décédés courant de l'année 2018. L'artiste musicien Mallam Mamane Barka nous a quittés le 21 novembre à la suite d'une longue maladie. Un mois auparavant précisément mi-octobre, l'artiste Madougou, chef du groupe de l'orchestre Birhma National de Zongo disparaissait aussi ; il était resté dans le groupe musical Tal National avant de créer son propre groupe. Un artiste compositeur avec ses célèbres morceaux '' katako '' et ''Afarkatchétché'' qui ont fait vibré beaucoup de mélomanes. Maloumba de l'orchestre Tal National est lui aussi décédé le 17novembre. Il était auparavant avec l'orchestre Sultanat de l'Air d'Agadez. Il avait composé des titres phares ''Tahoua Lélé'' et ''tantabara'' qui continue à cartonner présentement ;
Côté théâtre, c'est un secteur qui vit dans un silence quasi-total, mais qui a fait parler de lui notamment à travers le festival Emergence, Arène de théâtre. On note également des spectacles d'humour organisés çà et là par les passionnés de cet art en collaboration avec les humoristes venus des pays de la sous-région. Le monde du théâtre radiophonique a perdu le 12 décembre 2018 une de ses grandes actrices de théâtre Halimatou Hamidou dite ''Debé Gna'' qui était bien adulée du public nigérien. En ce qui concerne la littérature, l'année a été ponctuée par la réalisation de plusieurs œuvres littéraires notamment celle de Seyni Moumouni ''l'histoire de Sinder ; les manuscrits de la vallée du fleuve Niger qui retracent l'histoire des gens de la vallée à travers des conquêtes et la généalogie des rois.
La culture c'est ce qui reste quand on a tout oublié a t- on coutume de dire, et le conte est un outil de développement de la mémoire qui ne doit pas disparaitre. Le Niger dispose d'un patrimoine riche et varié, un patrimoine immatériel bien fourni qui appartient à tous et que nous devons sauvegarder à tout prix. Pour faire revivre ces anciens temps à la nouvelle génération certains conteurs comme Djeliba Badjé nous révélaient leur attachement à ce genre culturel par des ''légendes'' que bien de nigériens aiment écouter, malheureusement ce grand griot zarma ,Djibo Badjé dit Djeliba est mort le 24 avril à l'Age de 80ans. Il était l'un des derniers dans la région à avoir suivi l'enseignement des griots dans son ensemble. Des conteurs comme Saleh Mahamat et RahinaBalarabé continuent d'imprimer leur marque dans le domaine.
En ce qui concerne les arts plastiques, les lettres, les débats d'idées, les arts vivants et les arts visuels avec plusieurs expositions ont eu lieu au Centre Culturel Franco Nigerien Jean Rouch de Niamey, avec le rendez-vous de la culture organisé par ladite institution du 17 au 21 septembre. Là on note des expositions par des spécialistes du domaine notamment Djassibo Tchombiano, Fatouma Akiné et bien d'autres...L'un des grands sculpteurs, peintre, dessinateur qui a marqué le monde de cet art Lankoandé Issoufou s'est éteint le 6mars 2018 emportant avec lui plusieurs distinctions, des prix et trophées de l'Afrique, l'Amérique, l'Europe......,
S'agissant de la beauté et de la mode, on note quelques défilés tels que Fashionweek, Festival Befa où les stylistes se sont donné rendez-vous à Niamey pour rivaliser de talents et de créativités. Le FIMA (Festival International de la Mode Africaine) ce rendez-vous de la mode devenu incontournable au Niger a été malheureusement délocalisé l'année dernière pour sa 11ème édition du 22 au 24 Novembre dernier au Maroc par son Promoteur Alphadi.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
11/01/19


moutari-moussaL'histoire des Tsotsebaki, telle que nous l'a racontée le Chef de canton de Mirriah, le 18ème Souverain Tsotsebaki, l'Honorable Moutari Moussa, indique qu'au 18ème siècle, Mirriah était à l'origine, un village d'agriculteurs venus de Bilma (d'où le nom de Bilmari donné actuellement au quartier où se situait l'ancien village), pour produire des céréales, des fruits et légumes pour le Sultan de Bornou. Ces paysans étaient régulièrement la cible des rezzous touaregs.
Acette même période, deux frères Ibil et Bazaza ayant quitté leur village Gamou dans les Etats Tsotsebaki et se rendant au Gobir rejoindre leur frère passèrent par
là. Ils furent accueillis et traités avec tous les égards dus à leur statut de noble par les populations autochtones. Celles-ci leur firent part de la situation difficile
dans laquelle elles vivent, et leur demandèrent de rester avec elles pour devenir leurs chefs et pour les protéger des attaques
touaregs. Avant d'accepter cette offre, les deux frères posèrent leurs conditions. Il s'agissait notamment d'obtenir le consentement
du Sultan du Bornou d'abord, ensuite d'accepter qu'ils s'installent sur la rive Est de la rivière pendant que le village, lui, reste sur la rive Ouest.
De cette façon, ceux qui sont de cette rive entendent la voix de ceux qui sont à l'autre rive. D'où le nom de « Mirriah » qui veut dire voix en haoussa donné au
village.
Ibil, Bazaza et leur suite s'installèrent ainsi sur la rive Est et ils construisirent le Palais Tsotsebaki en 1762. Bazaza qui est l'ainé des deux frères fut le 1er
Chef de Mirriah. Il y régna de 1762 à 1771. Ibil lui succéda et régna de 1771 à 1802. Il fut le Chef le plus célèbre de Mirriah.
Et depuis lors, c'est sa lignée qui est sur le trône. En cette ère,
il n'y avait comme chefferies voisines, que le Sultanat de l'Aïr au nord, le Daoura au Sud, le Katsina à
l'Ouest, le Bornou et le Mounio à l'Est.
Mahaman Kosso Ibil régna de 1802 à 1809 ; Mainassara Baba I de 1809 à 1825 ; Mahaman Toro Ibil de 1825 à 1853 ; Baguira Mainassara de 1853 à 1866 ; Lafia Mahaman Toro de 1866 à
1894 ; Sofo Mahaman Toro de 1894 à 1897 ; Mainassara
Lafia II dit Go de 1897 à 1914. Il avait trois ans de règne lorsque la mission coloniale arriva et affronta Amadou Kouran Daga.
Torowa Mahaman T. régna lui pendant 7 mois en 1914. Puis
Chayama Mahaman Toro de 1914 à 1916 ; Alassane Sofo de
1916 à 1933 ; Moussa Sofo de 1933 à 1942 ; Abdou Sofo de
1942 à 1970 ; Aboubacar Mainassara
II de 1970 à 1974 ;
Zabey Moussa de 1974 à 1989 ;
Souley Moussa de 1989 à 2007.
L'Honorable Moutari Moussa est
sur le trône Tsotsebaki de Mirriah
depuis 2008. Les deux autres cantons Tsotsebaki sont le canton de Wacha, et le canton
de Dungass.
Oumarou Moussa Envoyé Spécial(onep)


zderLa ville de Zinder, ancienne capitale du Niger de 1911 à 1926, chef -lieu de la région présente des sites historiques et culturels incontestables. La capitale du Damagarawa était un carrefour entre l'Afrique au nord et celle au sud du Sahara avec les cités-Etats du Nigéria dans le cadre du commerce transsaharien et entre l'ouest (Niamey) et le kanem (Tchad).
Le vieux noyau urbain ou vieille ville, plus connu sous l'appellation de ''Birni'' construit autour d'énormes massifs granitiques revêt une importance historique avec le Sultanat du Damagaram. L'imposant ensemble architectural couvre une superficie d'environ 1,2 ha clôturé d'un mur d'enceinte comprenant de nombreux bâtiments à l'intérieur.
Le quartier ''Birni''était protégé par une impressionnante muraille construite entre 1855 et 1856. Les vestiges sont encore visibles en quelques endroits. Les remparts de Birni comptent 7 portes qui sont les suivantes : à l'ouest la porte de Sankara ; au sud-ouest la porte de Cianciandi ; au sud la porte de Bawréwa ; au sud-est la porte de Murya ; au nord-est la porte de Badaawa ; au nord-est la porte de Dan Ladi ; au nord la porte de Zongo. Toutes ces portes ou''Koffa'' en haoussa ont joué un rôle socio-économique, culturel et/ou religieux dans la ville de Zinder.
Selon le capitaine Foureau qui y séjourna en novembre 1899, ce sont des murailles en terre de 9 à 10 m de hauteur sur 12 à 14 m à la base aux environs des portes. Lors de la construction du mur sur recommandation des marabouts et des chasseurs (qui détiennent des pouvoirs mystiques) plusieurs sacrifices ont été faits par les bâtisseurs. Aussi, l'explorateur allemand Henri Barth a séjourné quelque temps au milieu du XIXe siècle plus précisément en 1855, dans le quartier de Birni et l'emplacement de sa maison, aujourd'hui détruite est marqué par une plaque.
Le quartier a gardé son tissu urbain ancien et toutes ses caractéristiques. C'est à Birni que l'on trouve les maisons les plus emblémamtiques de Zinder. Les bâtiments dominant à Birni, sont le Palais du Sultan de Zinder et la grande mosquée de Zinder. Le réseau de rues du XIXe siècle et l'architecture haoussa traditionnelle avec les maisons aux façades ornées. Ces infrastructures ont été préservés dans leurs structures de base. De nombreuses maisons qui étaient en mauvais état ont été restaurées en 2005 dans le cadre d'un projet culturel. Elles présentent les témoignages de la splendeur et de l'intérêt artistique et esthétique de l'architecture haoussa.
À côté du Palais, se trouve la mosquée considérée comme la mosquée du Sultan qui fut longtemps Mosquée du Vendredi. Sa réalisation remonte au début du règne et pour d'autres, pendant le règne de Tanimoune, entre 1850 et 1855. Mosquée soudanaise de type tombouctien, la construction présente un plan globalement carré et un aspect extérieur relativement massif.

Le Sultan Tanimoune bâtisseur du sultanat

Le Palais aurait été construit sous le règne de Tanimoune l'un des plus célèbres fondateurs de le sultanat du Damagaram entre 1850 et 1852 sous la supervision du maître maçon Mahaman Giwa. Situé au cœur de Birni, capitale historique du Damagaram, le Palais est la propriété du sultanat. Il représente donc le pouvoir coutumier. Chaque sultan est en quelque sorte le gardien du Palais ; il a l'obligation d'y résider et de l'entretenir. Environ 450 personnes fréquentent régulièrement le Palais, parmi elles, 82 notables, 162 gardes, 12 personnes chargées de son entretien ainsi que de très nombreux serviteurs. Le palais vit également au rythme des fêtes et autres cérémonies qui se déroulent tout le long de l'année. Il est largement ouvert sur l'extérieur et représente ainsi le patrimoine culturel de Zinder. La particularité de ce site est également son caractère décoratif qu'on peut assimiler à certaines régions haoussa de Katsina ou de Kano au Nigeria. La vieille ville de Zinder, le district de Birni et le palais du Sultanat ont été ajoutés au site du patrimoine mondial de l'UNESCO au Niger en 2006.

Par Abdoulaye Harouna
Source : Direction du Patrimoine Culturel et des Musées - Ministère de la Culture



Troupe-WASAFA-de-ChangnassouCréée en 1984 par la population du village de Changnassou (département de Bagaroua) en collaboration avec le Directeur de l'école dudit village de l'époque, la troupe culturelle « WASAFA » est une structure d'animation culturelle, reconnue juridiquement par les autorités communale. Elle a pour mission de contribuer, à sa manière, au développement socioculturel de son village d'origine. La troupe WASAFA a ainsi pour vocation de créer la joie, la sympathie, la symbiose, l'harmonie dans les cœurs et les esprits des populations de Changnassou. Depuis sa création, M. Oumarou Alto dit Namadina, fait partie des responsables de ladite troupe. Agé de 57 ans aujourd'hui, Namadina, continue, malgré l'âge et les charges familiales et sociale, d'encadrer cette troupe. Il en est depuis plusieurs années, président et Directeur Artistique de la Troupe.
Comme toute entreprise, la troupe Wasafa a des objectifs, et des missions. Elle a mené plusieurs activités, et a enregistrés des succès mais aussi fiat face à des difficultés dans son parcours. Mais en dépit de ces difficultés la troupe continue d'animer se réjouit M. Oumarou Altto dit Namadina, qui a, au passage, rendu un hommage à toutes les personnes qui ont, d'une manière ou d'une autre, et à un moment, apporter leur soutien à la troupe. « Cette troupe est ancienne. Nous avons connu plusieurs générations de filles et de garçons. Aujourd'hui, encore, nous bénéficions de la confiance des parents de ces jeunes filles dans cette troupe. C'est pourquoi je me réjouis et remercie Allah pour m'avoir donné cette chance et que les choses se poursuivent sans problème », a indiqué Namadina. Le directeur artistique de la troupe Wasafa, a rappelé que l'objectif de cette troupe est de permettre au village de disposer un cadre d'épanouissement à la jeunesse.
C'est pourquoi, dans ses activités la troupe organise des animations publiques, nocturne à changnassou et dans les villages environnants. « Aussi, nous répondons à des invitations à l'occasion des grandes cérémonies, des fêtes ou autres événements dans la commune, le département ou à Tahoua chef lieu de la région » explique M. Oumarou Altto dit Namadina. A cet effet, la troupe à pris part à plusieurs éliminatoires des concours musicaux, culturels et festivals de la jeunesse. « Nous avons même participé au nom de la région aux phases finales de certains de ces événements. Nous n'avons pas remporté de prix mis en jeux mais nous nous réjouissons d'avoir plusieurs récompenses et prix d'encouragement et de participation », a indiqué le Président de la troupe WASAFA M. Oumarou Altto dit Namadina.
Les principales œuvres de la troupe sont le théâtre, la chanson, le ballet, etc. Ainsi, en partenariat avec certaines ONG qui interviennent dans la localité, la troupe est sollicitée pour produire des chants et sketchs de sensibilisation sur des thématiques diverses telles que la lutte contre la défécation à l'aire libre, la lutte contre le sida, la scolarisation de la jeune fille, les mariages précoces, la fréquentation des services de santé et bien d'autres thèmes. « Si nous continuons à exister c'est parce que nous économisons un peu dans ce que nous gagnons de ces prestations. Mais cela aussi fait rare de plus en plus. Nous sommes arrivés à un moment où les répétitions ne se font plus régulièrement. Souvent, c'est nous, les responsables, qui cotisons pour prendre en charge les répétitions. Des fois, ce sont les filles elles-mêmes qui préparent pour amener ce qu'on doit manger après les répétitions. Nous faisons tout cela parce que nous avons l'amour de la chose, nous ne voulons pas que la troupe disparaisse. Maintenant, nous profitons des mariages et baptêmes auxquels nous sommes invités pour gagner quelques choses et faire fonctionner la troupe », explique M. Oumarou Altto dit Namadina.
Aujourd'hui la troupe est composée d'une équipe dynamique et engagée à faire parler de leur localité. Il s'agit des enseignants dudit village et ceux des villages environnants qui apportent un plus dans l'encadrement des jeunes filles tous âges confondus, scolarisées et non scolarisées et celles qui sont en cours de scolarité ; des anciens artistes de la troupe et de trois instrumentalistes. En tout, c'est une vingtaine de personnes qui animent au mieux la troupe. WASAFA a encore besoin de toute personne ressource qui pense apporter un plus au maintien et au progrès de ses activités. Le Président Namadina lance d'ailleurs un appel aux autorités communales et départementales pour qu'un appui soit accordé aux troupes culturelles des villages de la commune et du département. Il plaide aussi auprès des personnalités de la localité et auprès de ceux qui ont les moyens pour qu'ils soutiennent ce genre de cadres qui contribuent à l'épanouissement de la jeunesse.
La troupe fournit des gros efforts et fait aujourd'hui la fierté de son village, de sa commune et de son département (Bagaroua). Aussi, les membres de ladite troupe déplorent qu'il n'existe pas un local dédié à la jeunesse et à la culture où les jeunes peuvent apprendre, extérioriser leur talent et s'épanouir. A cette aire de renaissance culturelle il est urgent que des politiques de détection et d'accompagnement des talents des jeunes artistes partout où ils évoluent sur le territoire national, soient mises en place. En effet, elles sont nombreuses des troupes, comme WASAFA, qui méritent l'attention des autorités et des personnes qui en ont les moyens de le accompagner. La dotation de ces troupes en kits de sonorisation, groupes électrogène et en formation est nécessaire au regard des enjeux sur lesquelles elles travaillent pour sensibiliser, créer la joie, la sympathie, la symbiose et l'harmonie dans leurs communautés.
Il faut noter que Changnassou est un des plus gros villages du département de Bagaroua et dispose d'un important marché hebdomadaire qui se tient chaque vendredi.

Ali Maman(onep)
08/01/19


culture-1Du milieu des années 70 jusqu'aux années 2000,rares sont les nigériens qui ne connaissent pas ou n'ont pas entendu ou même fredonné les chansons des filles de dangoudaou.de leur riche répertoire ont émergé des titres : comme « Yan ouwa Mazajé da mata » ; « May doukouchi » ; « Yayin disco » ;
« Mangou sarraounia » etc. certes les filles de la troupe de dangoudaou sont des talentueuses parolières, mais le véritable maitre de ces créations s'appelle Haladou amadou. né en 1957 à Magaria, instituteur de profession, Haladou amadou a fait honneur à la profession enseignante à travers un répertoire riche de plus d'une centaine de chansons. car quand on est enseignant, dit-on, on n'est pas forcément un éducateur. lui, il a incarné les deux dans la noblesse du terme. ses chansons ont toujours abordé des thèmes chers à notre société, l'éducation, la
bonne éducation à travers la transmission dès le bas âge des valeurs sociales, les connaissances et la formation propres à rendre l'individu
utile à sa société ; la responsabilité parentale. après sa formation d'instituteur au cours normal de tahoua en 1976, il débuta une carrière d'enseignant dans le village de dangoudaou dans l'actuel département de Kantché. le milieu des années 70 fut également une véritable période de création artistique et culturelle à travers
le mouvement de la samaria. des rencontres annuelles comme
le festival des jeunes étaient des podiums de découvertes de la culture
et du talent des auteurs nigériens à travers les chansons traditionnels, les ballets, le théâtre. les Maisons de la samaria, ancêtres des actuelles MJc, ont été instituées
et construites dans toutes les villes principales du niger. A l'approche des festivals, des véritables campagnes étaient organisées
pour débusquer les meilleurs talents dans les villes et villages. dans sa brousse de dangoudaou, le jeune enseignant qui n'a jamais rien demandé à personne, fut approché
par un notable de Kantché, chasseur de têtes, qui soupçonnait
que les enseignants en brousse sont souvent des gens talentueux et les meilleurs observateurs de la vie sociale. de là est parti le déclic. son premier coup d'essai fut un coup de maitre. a travers une troupe qu'il a composée des meilleures parolières
du village de dangoudou, il subjugua le jury du festival 1984 en obtenant le 2ème prix en chant traditionnel. depuis, les succès se sont enchainés. classelors d'une soirée à Kantché, où le Président de l'époque, le Général seyni Kountché, était en tournée de sensibilisation
sur l'éducation de la jeunesse, il sortit la grande artillerie à travers la chanson « Yan ouwa, Mazajé da Mata... ». la soirée était enflammée. conquis, le public et les autorités se levèrent pour saluer cettebelle hymne à la jeunesse.
Même avec le déclin de la samaria, Haladou amadou a continué à composer toujours sur le thème de l'éducation. après avoir longtemps appelé à bien éduquer la jeunesse, la période tumultueuse du multipartisme à partir des années 90 lui fournira l'occasion de s'adresser cette fois ci au monde des adultes en appelant, à travers ses chansons, les partis politiques, les politiciens et les militants au fair-play,
au bon sens, à la responsabilité de maintenir la cohésion de la société nigérienne et non de la diviser.
Pendant 22 ans, craie en main et à travers ses compositions artistiques,
il n'a pas fait que transmettre le savoir aux enfants, il a appelé, sensibilisé, éduqué le public aux valeurs morales de notre société. chose que ni la saseM, ni le Bnda, auxquels il est inscrit pour les droits d'auteurs, ne lui rendront jamais. Mais, dit-il, « je garde la
fierté d'avoir servi ma communauté
à travers l'éducation et la culture ».
Même à la retraite il continue à apporter sa contribution, à travers des compositions à la demande de jeunes auteurs et à animer le club Unesco de Magaria dont il est le Président.
avec la tenue à Zinder, sa région d'origine, de la fête tournante du 18
décembre, nous avons cru devoir rappeler aux souvenirs des nigériens et rendre hommage à cet illustre créateur qui a tout donné pour le rayonnement de la culture nigérienne.
Mahaman Bako, envoyé Special(onep)


cultureL'artiste Mirador, de son vrai nom Abdoulaye Moussa, s'est véritablement intéressé au mouvement rap dans les années 2006 dans un groupe musical qui n'était pas bien connu en son temps : ''Aka Crew'' avec deux de ses amis qui ont finalement abandonné le rap. Evoluant depuis 2008 en carrière solo, aujourd'hui, il travaille sur son premier album ''Dan Sarki'', un album dont le vernissage est prévu le 2 février prochain à la Maison des Jeunes Djado Sekou.
D'après Abdoulaye Moussa alias Mirador, avec l'avènement du hip hop, la plupart des musiciens se basent plus sur l'aspect message que sur la musicalité en tant que telle. Mais, au fil du temps, on remarque une certaine évolution qui tend vers l'originalité. Et, c'est cela le côté positif des choses. Ceci a été rendu possible grâce au concours des Centres de formation et des Centres de promotion de la musique. Pour lui, la nouvelle génération fait des efforts en s'inspirant de nos réalités. « Nous avons tous compris qu'il est important de revenir à nos traditions, de se ressourcer au niveau de la base », a-t-il expliqué.
« Le succès de notre musique dépend de la valorisation de notre identité culturelle. Cette musique essaie de se distinguer aujourd'hui avec un cachet qui lui est particulièrement propre, faisant la fierté de notre culture de façon générale à travers plusieurs groupes dont la renommée a franchi les frontières nationales », se réjouit-il.
Saluant les efforts déployés par la première génération d'artistes qui a su faire ses preuves, conciliant traditions et modernités, Mirador de souligner que « ces musiciens ont fait bien bouger le public nigérien car, dit-il, ils se sont au fil du temps beaucoup spécialisés dans la pratique instrumentale ».
Pour lui, ils sont très rares, les artistes musiciens qui jouissent des fruits de leur labeur. « Un artiste doit avoir plusieurs métiers, car l'art ne nourrit pas véritablement son homme. En effet, presque nous tous, pour ne pas dire tous, exercent d'autres métiers en dehors de la musique. Moi, je suis cadreur dans un groupe de presse privée. Et avec, j'essaie de joindre les deux bouts », a indiqué Mirador. Il espère qu'avec les sorties sur scène, il sera plus connu afin d'émerger sur le plan national, voire international. Et pourquoi ne pas participer régulièrement à des spectacles de grande envergure et ainsi il aura l'opportunité d'avoir des commandes. En ce moment seulement, a-t-il ajouté, il peut prétendre à une affirmation de soi, un succès au niveau de la musique.
A l'occasion de son concert qui se déroulera le 2 février prochain à Niamey, le rappeur compte donner le meilleur de lui-même pour répondre aux sollicitations de ses fans. Avec insistance, il dit qu'il souhaite offrir un spectacle à la hauteur des attentes à l'occasion du vernissage de son premier album'' Dan Sarki''. Selon lui, le don de soi et de l'énergie seront au rendez-vous.

Des messages symboliques

Il a eu à réaliser plusieurs sons avec des thèmes aussi variés que divers, notamment la paix, l'amour, la cohésion sociale et l'unité nationale. Il se dit très attaché à la tradition et à l'originalité. Il a su exprimer son talent dans le nouveau style musical clash et en 20016-2017, il a été primé meilleur clasheur grâce à un son qui s'appelle clash positif, un son qui incite les rappeurs à donner le meilleur d'eux-mêmes. Cet album comporte des sons porteurs des messages d'amour, d'histoire, de sagesse et de la valorisation de la culture nigérienne, etc. « Depuis 2008, début de ma carrière en musique, nous sommes constants dans notre musique. Nous véhiculons beaucoup de messages à l' endroit des jeunes, des femmes pour faire d'eux une génération consciente, prête à relever le défi », précise-t-il.
Malgré certaines difficultés que Mirador rencontre dans cette carrière musicale, il n'a qu'un seul objectif : voir la musique nigérienne se développer et pour cela il compte y apporter sa contribution.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
04/01/19


hamsouChanteuse à la voix imposante et grande danseuse, âgée aujourd'hui de 58 ans, mère de 6 enfants et grand-mère de quelques petits-fils, a du dynamisme à revendre. Chaleureuse, sympathique et pleine d'entrain, madame Maïga Hamsou Garba est une artiste née, au don incontestable parce qu'elle compose elle-même ses chansons et sa musique. Avec la création de sa radio « Touraki » dénommée "la voix des artistes", la battante Hamsou Garba couronne ainsi son parcours de combattante.

Hamsou a embrassé la chanson par amour, pour cette activité. Dès le bas âge elle passait une grande partie de son temps à chanter et à danser avec ses jeunes camarades d'école et du quartier. Elle a fréquenté l'école jusqu'en classe de CM2 où elle obtint le diplôme de certificat d'Etudes Primaires et Elémentaires (CEPE). Mais, Hamsou Garba confie qu'elle s'intéressait beaucoup plus au chant et la danse, qu'aux études. A la naissance de la «Samaria», une sorte de «mouvement de mobilisation de la jeunesse » à l'époque, elle s'adonna beaucoup à sa passion de chanteuse et danseuse à travers la Samaria du quartier ''Sabongari'' où elle faisait partie de la troupe dudit quartier. Après avoir obtenu son diplôme de certificat, elle s'inscrit en cours de dactylographie, pour une formation de deux (2) années à la mission catholique de Niamey au terme de laquelle elle obtint son diplôme qui lui permis d'être engagée pendants 11 ans comme agent dans une banque de la place. C'est alors qu'elle opta de faire du commerce en partant à Lomé (Togo) pour payer des produits qu'elle revendait sur place à Niamey. En plus de ses activités commerciales informelles et surtout par amour pour le chant et la danse, Hamsou devient animatrice du "groupe choc" du Chef de l'Etat Ali Chaïbou où elle se retrouvait souvent à la tête de 1000 à 1500 jeunes à l'aéroport Diori Hamani lors de l'arrivée des Chefs d'Etats des pays amis pour faire de l'animation culturelle. Quelques temps après, son ancien employeur (BIAO) fit appel à elle pour un nouvel engagement mais elle refusa catégoriquement puisqu'elle se dit qu'elle ne peut pas concilier son travail d'agent de banque à sa passion pour l'animation dans le groupe choc.
Elle a ainsi préféré se contenter de son commerce et de son activité d'animatrice. À l'arrivée de la Première Dame Française de l'époque, Madame Françoise Miterrand à Niamey, on fit appel à elle pour faire de l'animation à l'aéroport mais il se trouvait qu'elle était à Lomé dans le cadre de ses activités commerciales. A son retour de Lomé, elle fut appelée par Feu Général Ali Chaïbou et Torda Haïnikoye pour lui demander de choisir le service dans lequel elle préfère être engagée pour y travailler. Elle opta automatiquement pour la Mairie ou district 3 de l'époque à cause de sa proximité avec le quartier où elle résidait. Ayant fondé la troupe de la « Samaria Sabongari » dans laquelle elle passa dix (10) ans à animer et à travailler pour son quartier, elle se décide en 1991 de créer son propre groupe, dénommé « Annashua » dans lequel elle continue à évoluer actuellement. Quelque temps après, toujours en 1991, fut instauré le multipartisme et plusieurs partis politiques virent le jour. Ce fut la ruée pour adhérer à ces partis non seulement pour les militants mais aussi pour les groupes musicaux.
C'est ainsi que Hamsou adhéra au Mouvement National pour la Société de Développement (MNSD Nassara) et dans le cadre des activités de ce parti, explique-t-elle, au temps du Chef de l'Etat du Niger le Général Ali Chaïbou, son groupe a eu à animer plusieurs soirées culturelles au stade municipal de Niamey. Là, son groupe composait des chansons politiques. Mais, ce n'est qu'après, qu'elle entama sa véritable carrière de chanteuse professionnelle ; ce qui fait que de 2008 à 2014, elle eut à produire dix (10) albums qui ont été mis en vente. Il y a trois(3) ans de cela, Hamsou a composé plusieurs autres chansons qui n'ont pas été produites en album. Dans ses chansons en général, elle développe divers thèmes dont les violences faites aux femmes et aux enfants, la scolarisation des jeunes filles, le mariage forcé, la sensibilisation sur la lutte contre le tabac et la drogue, l'unité nationale, les hommes de l'histoire, « mazagé daga », «matan Niger », « matan douniya », etc.
Artiste engagée dans la lutte pour l'émancipation, la promotion de la femme nigérienne, celle des droits de l'enfant et du bien être de la famille, Hamsou Garba a dédié un album entier à la femme et à l'enfant. Elle a produit un autre album dédié une fois de plus à la femme dans le cadre de la Journée Nationale de la Femme Nigérienne édition 2015. Cet album qui comprend dix (10) titres a été dédié à 10 femmes dont l'ancienne ministre de la Promotion de la Femme, Dr Maïkibi Kadidjatou Dan Dobi, Madame Kané Aïchatou Boulama, Colonel Zeïnabou Yabo. « Je chante pour mon pays : la preuve : j'ai composé une chanson intitulée "Yan Niger" ou "enfants du Niger" explique-t-elle. Aussi, elle exhorte les autorités nigériennes à s'impliquer pleinement pour faire de l'autonomisation de la femme une réalité en ce sens que la femme reste et demeure le pilier de la famille.
L'artiste Hamsou a créé un festival intitulé « zanzaro » qui a pour objectif principal la revalorisation de la musique sacrée qui se veut comme un art dans la prise de conscience de la jeunesse. Plusieurs éditions se sont déjà déroulées à la Maison de la Culture « Djado Sékou » de Niamey dont la toute première (1ère) a été lancée en 2010 déjà. Ce festival s'organise autour des « mahalba » ou chasseurs, des « yan taouri » ou invulnérables, des « makéra» ou forgerons, des « wanzam » ou coiffeurs-barbiers, des « yan bori » ou détenteurs de la musique traditionnelle de possession, du « shoro » ou art de combat et des Peulhs « Bororo » du Niger. Ce festival privé accueille, au fur et à mesure des éditions, des pays voisins et amis du Niger et c'est ainsi que l'édition de 2015 a enregistré la participation du Bénin et du Maroc. Selon Hamsou Garba, l'objectif spécifique de ce festival consiste à amener les dépositaires de la tradition à accorder beaucoup plus d'importance à ce grand héritage et à le conserver dans le but de le transmettre aux générations futures.

Zeïnabou Gaoh(onep)
28/11/18


sogaLe Comité Exécutif du Conseil Africain de la Musique dont le siège est basé à Brazzaville au Congo a décidé d'admettre le groupe nigérien Sogha comme membre du Conseil dans la catégorie des organisations nationales et spécialisées. L'annonce a été faite par l'administratrice du groupe Sogha, Aichatou Ali Soumaila dite Aïchatou Dankwali, lors d'une interview qu'elle a bien voulu nous accorder.

Pour elle, cette adhésion du groupe permet de bénéficier d'un large éventail de privilèges, notamment la possibilité de mise en réseau avec les membres du Conseil Africain de la Musique en Afrique et la possibilité d'être soutenu dans leurs activités de plaidoyer et d'avoir une visibilité sur le site internet , de nominer des projets et programmes pour les récompenses des droits musicaux, des tarifs préférentiels pour la participation à des évènements organisés au niveau régional.
« Sur instruction d'un ancien ministre de la Culture burkinabé, nous avions envoyé le dossier du groupe avec tous les papiers demandés et quelques mois après on m'appelle pour me notifier notre admission au sein du Conseil. C'est un grand plaisir de faire partie des membres de cette organisation continentale. Pour moi, ce fut une surprise, en envoyant le dossier, je n'y croyais pas trop, car Sogha est une industrie culturelle sur laquelle il faut compter ; sur proposition de cet homme de la culture, en un temps record, le tour est joué », dit-elle.
« Avec cette adhésion, nous avons le devoir de représenter ce conseil au niveau national, car nous sommes leurs correspondants directs. C'est une aubaine pour nous, car après plus d'une décennie de combat, le pays se fera connaitre davantage à travers plusieurs participations à des rencontres culturelles, une opportunité que nous allons saisir dans toute sa plénitude pour hisser le drapeau nigérien », a-t-elle souligné. Et d'ajouter : « On fait le combat pour nous et pour le pays ; la lutte pour promouvoir la culture nigérienne ne pourra bien se faire que quand on est entouré par ses pairs ; cela motive plus et nous permettra de bien nous positionner à l'extérieur ».
Evoquant l'historique de ce groupe, Aichatou précise : « Sôgha, le nom de notre groupe, signifie en langue zarma-sonrhaï ''beau''. Nous travaillons sur tout ce qui est beauté dans l'art, dans l'art traditionnel surtout parce que notre musique, notre accoutrement, nos chansons sont puisés du terroir national. Donc, tout ce qui est beauté dans l'art nigérien ; c'est sur cela que nous nous basons pour créer notre industrie », a dit l'administratrice du groupe. Le groupe a été créé en 2004 en vue de représenter le Niger aux 5èmes Jeux de la Francophonie en 2005 et ça a été le déclic, car le groupe a été sélectionné parmi les cinq meilleurs au concours. Il comprend douze (12) membres dont trois (3) lead vocal, les instrumentistes, les guitaristes, les chorégraphes issus de différents groupes musicaux qui ont eu à faire leurs preuves dans leurs groupes respectifs. Il a été aussi créé pour mettre en valeur la chanson féminine, car au Niger, la chanson féminine est assez timide ».
Le Conseil Africain de la Musique (CAM) est une organisation non-gouvernementale à but non lucratif créée le 13 juillet 2007 au bureau de l'UNESCO à Brazzaville. Un accord de siège a été signé en juin 2013 avec le gouvernement de la République du Congo. Le Conseil Africain de la Musique est un organe régional du Conseil International de la Musique (CIM), le plus grand réseau mondial d'organisations et d'institutions œuvrant dans le domaine de la musique. Le CAM est une organisation non-gouvernementale partenaire officiel de l'UNESCO. La vision du Conseil Africain de la Musique est de servir un idéal d'humanité par le soutien actif à la créativité musicale, la connaissance mutuelle, la préservation, l'innovation et le dialogue entre les cultures en Afrique et dans le monde.
Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)
26/10/18

Culture

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