Le Sahel

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L'INTEGRALITE DE L'ALLOCUTION DE CLOTURE PRONONCEE PAR LE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE, SEM. HAMA AMADOU

Parmi ces textes, il me plait de citer, hors le projet de loi habilitant le gouvernement à prendre des ordonnances pendant l'intersession, les lois sur le deuxième Collectif budgétaire et sur le Conseil de la République. De même, nous nous sommes très longuement penchés sur le projet de code du travail, un texte on ne peut plus précieux, en ces temps modernes, qui est appelé à régir dorénavant les rapports entre employeurs et employés.

Mais, au-delà de ces rapports, le nouveau code se distingue du précédent, surtout à travers les dispositions relatives au travail des enfants, ainsi que, les sanctions particulièrement lourdes qui y sont prévues, en cas de violation par quiconque des acteurs du monde du travail, des normes organisant l'emploi au Niger. Quant au projet de loi portant création d'un établissement public à caractère social dénommé « CARENI », l'Assemblée nationale a préféré renvoyer l'examen de ce texte à la session d'octobre afin de permettre à la Commission des Finances de procéder à une analyse minutieuse de son évolution financière dans le temps. Car, l'autonomie de gestion envisagée par cette institution, si elle est souhaitable, n'en pose pas moins sur le plan de l'équilibre financier, des interrogations auxquelles, il faut trouver des réponses aussi précises que convaincantes. C'est en effet le sort de plus de vingt mille retraités qui se joue avec l'adoption de cette loi.

L'Assemblée nationale, consciente de ses responsabilités vis-à-vis de cette catégorie de nos concitoyens, réduits à ne compter sur aucune autre ressource que leur pension pour la majorité d'entre eux en tout cas, a jugé bon de privilégier la prudence par une analyse plus rigoureuse de la projection dans le temps, de l'équilibre financier de cette caisse autonome des retraités du Niger, sur laquelle se fonde beaucoup d'espoir.

Mesdames et Messieurs,

Il me plaît particulièrement, à l'issue de la présente session qui s'achève, de relever non sans fierté le niveau de plus en plus élevé et la qualité des discussions au sein de notre hémicycle ainsi que la clairvoyance et la pertinence dont les honorables députés, font de plus en plus montre dans le cadre de nos travaux. Cette belle évolution dans l'exercice de l'activité parlementaire contribuera assurément à renforcer la crédibilité de notre institution aux yeux de l'opinion publique nigérienne.

Excellence, Monsieur le Premier ministre,

Mesdames et messieurs,

Notre session a coïncidé avec le mois de ramadan, mois particulier à tous égards, tant du point de vue de nos dévotions envers le créateur, que du point de vue plus prosaïque du coût de la vie. En effet, il est de commune renommée, que la cherté de la vie a atteint, en raison du ramadan, des proportions hors de tout propos. C'est du moins la cause mise en avant en cette période, même si nous suspectons, en ce qui nous concerne, un fondement plus structurel à ce phénomène. La spéculation sur les prix, et la flambée inflationniste qui en résulte, est en train de mettre ainsi l'écrasante majorité de nos concitoyens, dans une situation où la précarité le dispute à l'anxiété permanente, pour la plupart des chefs de famille confrontés à des obligations d'un quotidien exigeant, que leur revenu malheureusement ne peut plus supporter.

Pourtant le gouvernement, très tôt, s'était évertué, à anticiper les problèmes liés au carême, en défiscalisant la plupart des produits de première nécessité. Les commerçants consultés, s'étaient même engagés à veiller, au maintien des prix de ces produits dans les limites, aussi bien du raisonnable que de l'esprit de solidarité nationale, dupant de cette façon sans vergogne la borne foi des gouvernants. Mais très vite les démons du profit, ont eu tôt fait, de mettre à nu la duplicité de ces partenaires sans cœur dont les convictions religieuses, elles-mêmes sont affectées d'une incurable et définitive hypocrisie. Aujourd'hui, force est de reconnaitre que le coût de la vie au Niger est sans rapport avec le niveau de revenu auquel on peut prétendre, dans un pays comme le nôtre, constamment sur la brèche.

Il est donc impératif, tout en s'efforçant de respecter les principes de la libéralisation du commerce, de faire entorse à ceux-ci en revenant purement et simplement au contrôle des prix en ce qui concerne les produits de première nécessité. En effet, il est inacceptable de laisser libre cours, aux excès des commerçants véreux, dans la fixation des prix sachant pertinemment qu'ils ne s'embarrassent aucunement de respecter la règle d'or du libéralisme en matière d'offre et de demande. Car ils savent que, même les plus vertueux d'entre eux, auront tôt fait, de leur emboîter le pas, face à l'immobilisme de l'Etat. Cette cherté découle aussi très souvent de l'organisation actuelle de la distribution des produits. L'exemple du prix de la viande est là pour illustrer de la façon la plus explicite, cet aspect du coût de la vie. Sinon, comment comprendre que sur notre sol où l'élevage est un des secteurs, où le Niger peut prétendre sans contredit possible à un avantage comparatif dans la sous-région, la viande en arrive à coûter plus cher, que dans les pays d'exportation de notre bétail ?

Aussi, importe-t-il de mettre un terme à la prolifération des intermédiaires, afin que les petits distributeurs accèdent librement au système de l'abattage légal, mettant de cette façon un terme aux abus des oligarques de nos abattoirs. Il est en tout cas heureux que le Ministre de l'élevage ait décidé de mettre un terme à ce scandale. Nous attendons du Ministre du commerce, des mesures analogues, afin que tous les produits de première nécessité, sans exception, reviennent à des prix raisonnables, d'une façon ou d'une autre. S'il le faut, le gouvernement devra en discuter, sans faiblesse avec les institutions de Bretton Woods, jusqu'ici gardiennes intransigeantes d'un libéralisme qui tend à ignorer le désespoir économique des plus humbles de la planète. C'est dire que le Niger ne saurait s'accommoder d'une libéralisation du commerce si désastreuse pour le quotidien du nigérien moyen, s'agissant en particulier des produits de première nécessité, susceptible même de déboucher à terme sur des émeutes au nom du pain dans notre pays, déjà passablement meurtri par la disette alimentaire, dont la gestion au quotidien est déjà un véritable exploit pour le gouvernement.

Mesdames et Messieurs,

Une autre préoccupation de l'Assemblée nationale suscitée par l'examen de la seconde loi rectificative des finances publiques, réside dans le faible taux de consommation des crédits budgétaires. En effet, si l'on doit considérer que dans un pays à l'économie en construction, comme le Niger, ce sont les dépenses publiques qui constituent le principal carburant de l'activité économique et conséquemment de la circulation monétaire, ce faible taux met en lumière la gravité des insuffisances, à la fois, de nos textes et procédures financiers d'une part et de l'autre, de l'apathie intolérable de notre Administration. Si la représentation nationale reste admirative face à l'incroyable et exceptionnelle capacité du gouvernement à mobiliser les ressources, en ces temps difficiles de crise financière internationale, elle ne comprend pas en revanche, les raisons du comportement de notre système administratif qui n'affiche aucune ambition et aucune motivation pour le développement et le dynamisme de l'économie nationale.

Des questions demeurent, qui interpellent le gouvernement sur sa responsabilité à réformer d'urgence, l'outil administratif. Cette reforme, pour être efficace et utile, exige que les agents de l'Etat soient notés et payés, selon leur mérite et leurs performances. Car pour remettre les fonctionnaires au travail, un travail à haut rendement et à haute productivité, il faut des règles d'incitation et de motivation individuelles qui régissent les carrières. L'appartenance politique, ne saurait suffire comme critère de promotion aux hautes fonctions de l'Etat. Il faut que le rendement et la productivité de chacun, deviennent les normes primordiales de distinctions au sein de notre Administration.

Ainsi les indemnités payées, motifs de toutes ces revendications récurrentes et sans trêve, ne pourront dès lors avoir de justification pour l'Etat, qu'autant qu'elles contribuent à doper plus efficacement le rendement des fonctionnaires au travail. Nous espérons que le gouvernement, dont nous connaissons au demeurant les soucis, au regard de toutes ces préoccupations, trouvera rapidement, dans un cadre d'échanges interactifs dans tous les services de l'Etat, les solutions susceptibles de concrétiser les perspectives de cette croissance à deux chiffres, désormais à portée de l'économie nigérienne.

Mesdames et Messieurs les députés,

C'est en tout cas dans l'espoir de voir une véritable mutation dans la gestion de notre appareil administratif dans les mois à venir, que nous allons clore cette session extraordinaire en souhaitant au gouvernement de connaître le succès dans cette entreprise de salut national à la réalisation de laquelle nous l'invitons, avec l'assurance de pouvoir compter sur tout notre soutien. Nous formons aussi le vœu que cet hivernage qui a bien commencé concrétise ses promesses, toutes ses promesses, pour le plus grand bien de nos compatriotes du monde rural.

Sur ce je déclare la session close.

Je vous remercie. ».

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AG/ONU

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