Le Sahel

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Tinni Abdou


conferenceAu terme d'une mission du Fonds monétaire international (FMI) ayant séjourné dans notre pays, le ministre des Finances, M. Hassoumi Massoudou et le chef de la mission du Fonds Monétaire International (FMI), M. Christoph A. Klinge par ailleurs Chef Division Adjoint Département Afrique ont animé hier matin, une conférence de presse conjointe au ministère des Finances à Niamey. Il s'est agi de conclure la troisième revue du programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC), dans le contexte des reformes économiques engagées par le gouvernement du Niger.
Introduisant la conférence, le ministre Massoudou Hassoumi a souligné d'abord l'importance de cette troisième revue du programme FEC, qui a fait l'objet de la mission de deux semaines effectuée par la délégation du FMI. « Cette revue est importante, en ce qu'elle permet de mesurer et apprécier les résultats de l'année 2018 et aussi de donner les appréciations sur les perspectives, notamment le budget 2019 » a déclaré le ministre des Finances. Un travail intense a été fait, du 17 au 30 octobre 2018, par le ministère des Finances et d'autres ministères et institutions concernés y compris la société civile. « La revue a été complète, elle a évalué l'ensemble de la situation économique du pays », a expliqué M. Massoudou Hassoumi.
Selon le communiqué lu par le Représentant résident de FMI, les autorités nigériennes et l'équipe du FMI ont abouti à un accord de principe pour l'achèvement de la troisième revue du programme appuyé par la FEC et pour l'augmentation de l'accès aux ressources du FMI (19,7 millions de DTS, environ 15,5, milliards de FCFA). Et le Gouvernement du Niger reste fermement engagé à la mise en œuvre des reformes de son Plan de Développement Economique et Social, (PDES 2017-2021), appuyé par l'accord au titre de la FEC. La situation budgétaire demeure dans l'ensemble satisfaisante et le déficit global devrait baisser significativement à 4 ,5% du PIB en 2018. Le projet de budget 2019 prévoit de dégager un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires tout en progressant vers le respect des critères de déficit budgétaire de l'UEMOA.
En ce qui concerne l'agenda des reformes structurelles, l'équipe du FMI salue les efforts continus des autorités dans le cadre de l'amélioration de l'environnement des affaires par le biais de l'inclusion financière et de l'apurement des arriérés de paiement intérieurs. Des mesures prises, récemment pour augmenter la scolarisation, et en particulier celle des jeunes filles, contribueront à réaliser les objectifs nationaux en matière d'égalité des genres. Les reformes en cours de la fonction publique et des administrations publiques aideront à rendre l'action du gouvernement plus efficiente et transparente.
Ensuite le Chef Division Adjoint Département Afrique de FMI, M. Christoph A. Klinge a partagé ses appréciations relativement à la situation économique du Niger. «Dans l'ensemble il y'a des progrès significatifs dans le cadre de la mise en œuvre du programme que nous avons avec le gouvernement nigérien. Nous percevons aussi des perspectives intéressantes, en ce qui concerne un certain nombre des projets qui ont commencé ou qui sont sur le point de commencer » a-t-il déclaré. Pour l'avenir, le chef de la mission du FMI estime qu'il est aussi important de mettre en place d'autres reformes structurelles pouvant contribuer davantage au développement du secteur privé en particulier.
''Le budget 2019 consacre 21% au secteur de l'éducation'' selon le ministre Massoudou Hassoumi
Cependant, relativement à la question des finances publiques, des défis restent à relever. « Il est nécessaire d'assurer l'espace fiscal, pour renforcer la finance publique, fournir des efforts d'amélioration de la qualité des dépenses » a mentionné le ministre Massoudou Hassoumi. Le ministre des Finances a relevé concernant la situation générale que les recettes propres de l'Etat ne couvrent que 60% des dépenses publiques. « C'est un défi énorme » a-t-il reconnu. Et pour y faire face, la mobilisation des recettes, par l'amélioration de l'administration des taxes doit être une réalité. D'autre part, du coté des dépenses publiques l'accent sera mis sur l'exigence de la qualité à travers l'efficience et l'efficacité. «Depuis le début de l'exercice du programme, il y'a de cela deux ans, la question de l'espace budgétaire a toujours suscité beaucoup d'intérêt, en vue créer les conditions du financement des secteurs prioritaires définis dans le programme du Président de la République, Chef de l'Etat » a déclare le ministre Massoudou.
« Concernant le secteur de l'éducation, le budget 2019 lui consacre 21%. La sécurité occupe 14,5% du budget. A propos de la santé, la recommandation de l'OMS prônait 8%, le Niger a dépassé cet objectif en y consacrant près de 10%. Les infrastructures sont prévues à hauteur de 17% et l'agriculture environ 19% » a annoncé le ministre des Finances. M. Massoudou Hassoumi d'ajouter qu'en augmentant les recettes et en maitrisant les dépenses se dégage l'espace budgétaire, source d'investissement. Cela permettra aussi d'éviter l'endettement excessif, de réduire le déficit budgétaire qui oblige souvent l'endettement. « Par conséquent, on doit s'en tenir pour que nos propres ressources puissent nous permettre de financer l'essentiel. Ce sont des investissements structurants que nous faisons, pour aller vers la croissance. L'autre challenge, c'est de rendre inclusive cette croissance, elle doit être partagée pour être au large profit des populations» a-t-il soutenu.
Pour le ministre des Finances, l'une des principales difficultés c'est aussi le secteur informel, représentant 54% du PIB hors PIB rural. Avant 2018 sa contribution au budget était de 0,37%. « Suite aux mesures prises il est amené à hauteur de 1,5% au terme de l'année 2018. Pour 2019, nous escomptons 3% de la part du secteur informel. Ce n'est pas énorme, mais c'est une progression qui s'amorce. Evidemment qu'on ne va pas anticiper. Mais, nous prenons que des dispositions seront prises pour qu'il n'y est pas une envolée des prix », a dit le ministre des finances.
''La croissance économique est plus élevée que nous l'avions pensée'' déclare M. Christoph A. Klinge
Pour M. Klingen, l'économie nigérienne est en train de s'améliorer. « À l'issue du travail que nous venons d'accomplir, ces deux dernières semaines, nous nous sommes rendu compte que la croissance économique est plus élevée que nous l'avions pensée », a confié M. Klingen. Du reste, le communiqué lu par le Représentant résident de FMI au Niger a rapporté que la stabilité macroéconomique reste fermement établie, et la croissance économique est en voie d'accélération, malgré un environnement extérieur difficile. Elle devrait passer de 5,2% en 2018 à 6,5% en 2019, favorisée par une bonne campagne agricole et la mise en chantier de grands projets d'investissement. La croissance s'élèverait à un peu plus de 7% en moyenne sur les cinq prochaines années, soutenue par l'initiative 3N. Le contenu local et les contributions budgétaires de ces projets en constituent les principales retombées bénéfiques pour l'économie locale. L'inflation devrait baisser pour s'établir en-dessous de la norme de l'UEMOA en 2019. « Cette croissance serait en effet soutenue davantage par les grands projets en cours. Notamment, le Millenium Challenge (MCC), le barrage de Kandaji etc. » estime le chef de la mission du FMI.
Il faut noter que cette mission de FMI a, durant son séjour, rencontré le Président Issoufou Mahamadou, le Premier ministre Brigi Rafini et le Ministre des Finances Massoudou Hassoumi. En outre elle s'est entretenue avec la ministre en charge du Plan, le ministre du Pétrole, le ministre Délégué du Budget, le Conseiller Spécial du Président, le Haut Commissaire à l'Initiative 3N, le Directeur National de la BCEAO, d'autres hauts cadres de l'administration et des représentants du secteur privé.
Mahamane Chékaré Ismaël
Abdoul Aziz Moumouni Idrissa
(Stagiaires)



Signature-1Le ministre des Finances M. Hassoumi Massoudou, la Directrice Afrique de l'Agence française de développement (AFD) et la Directrice générale du Trésor français ont signé le 08 octobre dernier à Paris en France une convention d'aide budgétaire pour un montant de 10 millions d'Euros, soit 6,6 milliards de FCFA. Cet appui s'inscrit dans le cadre de l'aide budgétaire française en soutien à la mise en œuvre du Programme économique et financier 2018 de notre pays.

Onep
19/10/18


image-1Présente au Niger depuis 2014 suite à l'acquisition de son premier permis (R1/R2) d'Agadem, Savannah Petroleum qui a commencé sa campagne de forage cette année, peut se targuer d'avoir déjà à son actif quatre découvertes sur quatre tentatives. Cent pour cent de réussite que n'ont pas manqué de saluer les spécialistes du secteur sur le plan international. Le champ d'Amdigh en particulier constitue le point d'orgue de ce succès, car il est considéré comme l'une des plus grandes découvertes jamais réalisées au Niger. Il n'est donc pas surprenant que ces découvertes successives attisent la convoitise de certains « majors ».
L'autre exploitant du bassin du Rift d'Agadem est la China National Petroleum Corporation qui a découvert plus de 1,50 milliard de barils de pétrole au Niger.
L'attractivité de la compagnie britannique s'est renforcée après la signature avec l'Etat nigérien, le 8 Août 2018, d'un traité lui permettant de commencer la production du pétrole à la fin 2018, d'abord à la raffinerie de Zinder, puis à partir de 2021 avec la prochaine raffinerie de Kaduna, conformément à l'accord signé entre le Nigeria et le Niger par l'entremise des Présidents Muhammadu Buhari et Issoufou Mahamadou.
Ces progrès réalisés ont réactivé la convoitise de la plus grande compagnie pétrolière indienne, parmi les plus importantes au monde, ONGC (Oïl and Natural Gas Corporation). D'ailleurs, certaines sources bien introduites susurrent que les discussions visant à créer un partenariat entre les deux sociétés ont été déjà relancées.
L'intérêt de la compagnie indienne n'est pas surprenant compte tenu des similitudes géologiques avec celles du bassin Cambay en Inde et divers bassins du Sud-Soudan où ONGC est impliquée. Il s'agit d'aboutir à un partenariat à travers lequel l'ONGC rachètera des parts dans les zones de licences R1 / R2 et R3 / R4 de Savannah au Niger et, éventuellement, dans les champs de Uquo et Stubb Creek au Nigeria. Une série de réunions à Niamey, Londres et Delhi est prévue pour fin septembre 2018. On se rappelle que Savannah et ONGC ont déjà eu des discussions qui ont atteint un stade avancé l'année dernière, à travers plusieurs réunions auxquelles ont souvent participé des représentants du Ministère du Pétrole du Niger, aussi bien à Niamey qu'à Dehli.
Pendant que se raffermit la piste indienne, les chinois affichent également de plus en plus leurs prétentions. En effet, en marge du forum Chine-Afrique tenu les 3 et 4 septembre derniers à Beijing, des réunions ont eu lieu entre des officiels du Ministère du Pétrole du Niger, de la compagnie pétrolière chinoise Zhenhua et des Seniors du management de Savannah Petroleum Niger. Au centre des échanges, la perspective pour la compagnie chinoise de participer à la gestion des blocs R1/R2 et R3/R4.
Désireux d'établir une présence encore plus grande dans l'industrie pétrolière et gazière nigérienne actuelle, Pékin veut utiliser aussi la SINOPEC, en plus de CNPC présente depuis 2008 avec plus de 6 Milliards de dollars US d'investissement. Ces réunions visent à ouvrir la voie à un éventuel accord prévoyant le financement de 10 puits de forage par Zhenua d'une valeur de 75 millions de dollars américains
SINOPEC souhaite quant à elle prendre une participation dans les quatre découvertes déjà effectuées, mais la junior britannique semble ne pas être intéressée car elle ambitionne de les développer elle-même d'ici la fin de l'année.
Comment évoluera cette bataille feutrée entre chinois et indiens pour le contrôle de Savannah Petroleum ? Les prochains mois nous édifieront davantage quant à l'issue de cette lutte pour cette Junior britannique devenue de plus attractive sur le marché international.
Onep
10/09/18


FoumakoyeAprès deux jours d'intenses travaux, les Sommets du Forum sur la coopération Sino-Africaine (FOCAC-2018) ont pris fin le 4 Septembre 2018 à Beijing, la capitale chinoise. Au cours de ce forum, les membres du gouvernement ayant accompagné le Chef de l'Etat à cette importante rencontre triennale sino-africaine, ont marqué leur présence à travers la signature de plusieurs mémorandums d'entente et accords avec le gouvernement chinois et les investisseurs publics et privés dans plusieurs secteurs. Ce qui traduit l'excellence des relations entre le Niger et la Chine. Le ministre du Pétrole Foumakoye Gado tire un bilan satisfaisant des discussions qu'ils ont eues avec la partie chinoise relativement au secteur pétrolier

Le ministre du Pétrole M. Foumakoye Gado a dit avoir mis à profit ce forum afin d'échanger avec ses partenaires
chinois de la CNPC et leurs maisons mères que sont la CNODC et la CNPC internationale pour le développement futur de l'industrie pétrolière du Niger. La première phase du partenariat entre l'Etat du Niger et ses partenaires chinois pour la production pétrolière a été consacrée à l'extraction du pétrole brut et son raffinage sur place pour les besoins de la consommation intérieure, et avec la possibilité d'exporter l'excédent qui n'est pas consommé en produit raffiné vers les pays comme le Burkina Faso, le Mali, et le Nigeria. « Ceci a été mis en œuvre depuis 2011 » a-t-il noté. Dans le cadre toujours du développement pétrolier, le Niger s'est engagé pour passer à la vitesse supérieure en procédant à ce qu'on appelle Agadem phase II qui va consacrer l'exportation du pétrole brut.
''4 milliards de dollars en PPP pour la concrétisation du projet Agadem II''
« Il a été initialement prévu dans les années 2014, une exportation de 60.000 barils jour, mais avec les nouvelles découvertes entre 2014 et 2017, la prévision d'exportation de 60.000 barils jour a été revue à la hausse pour ) être fixée à 100.000 barils jour » a confié le ministre du Pétrole. M. Foumakoye Gado de préciser que lorsque toutes les infrastructures seront mises en place, la production du pétrole brut de notre pays sera multipliée par 5 passant de 20.000 barils jour à 110.000 barils jour. Mais avant d'en arriver, il va falloir mobiliser et investir des moyens considérables. C'est pourquoi le Niger a entrepris des démarches auprès de ses partenaires de la CNPC pour trouver les ressources qui permettront d'assurer les investissements. « Nous avons fait les démarches au cours du sommet de FOCAC, et nous avons discuté autour de la composante essentielle pour réaliser cette exploitation à savoir le pipeline qui va transporter le pétrole brut vers le marché international » a déclaré le ministre du Pétrole.
Et d'après le ministre Foumakoye Gado, leur discussion a abouti à un accord cadre autour de la société de transport par canalisation notamment la société de pipeline et les deux (2) parties ont convenu de la création de cette société ainsi que le financement des investissements nécessaires pour le développement d'Agadem phase II. « Il s'agit d'une enveloppe estimée à environ 4 milliards de dollars américains soit environ 2.000 milliards de FCFA. Cet accord cadre sur lequel les deux(2) parties ont convenu va permettre à la CNPC de financer sur ses fonds cette seconde phase » a-t-il ajouté. Mais « il ne s'agit pas d'un endettement du pays » a-t-il précisé avant d'expliquer que c'est une sorte de partenariat public-privé (PPP). A cet effet, la CNPC va investir et le remboursement sera effectué lors de la vente du pétrole brut. Le ministre du Pétrole a rassuré que les 4 milliards de dollars américains vont servir à construire les
infrastructures de surface notamment toutes les infrastructures nécessaires sur le champ pétrolier pour la mise en exploitation des différents puits pétroliers.
''Des engagements ont été pris de part et d'autre pour que d'ici de la fin de l'année l'ensemble des travaux de Agadem phase II soient lancés''
Il s'agit d'équiper les puits pour que le pétrole brut puisse remonter à la surface, et être traité vu que le brut sort de manière générale avec de l'eau, du pétrole et du gaz associé. C'est en ce sens qu'il est important de mettre en place des infrastructures pour la séparation des différents produits de telle sorte que l'eau soit séparée et réinjectée dans le sous sol, le gaz soit exploité en partie pour produire de l'électricité pour le besoin du champ pétrolier et éventuellement pour les
besoins des populations parce que la loi interdit désormais le torchage. « Nous allons étudier la possibilité d'utiliser la partie qui sera torchée sur place pour faire entre autres de l'électricité supplémentaire, de la tuyauterie, et des engrais » a confié le ministre du Pétrole.
M. Foumakoye Gado a réaffirmé que toutes ces infrastructures seront réalisées dans l'enveloppe de 4 milliards de dollars américains.prn-discour Il a également mentionné que la construction de pipeline sera accompagnée d'autres infrastructures accessoires notamment les stations de pompage, les stations de chauffage, la fibre optique, etc. Le ministre du Pétrole a confié que tous ces investissements sont désormais acquis sous forme d'un apport en coût pétrolier récupérable dans le cadre de PPP. M. Foumakoye Gado a, enfin notifié que des engagements ont été pris de part et d'autre pour que d'ici la fin de l'année l'ensemble des travaux soient lancés.

Laouali Souleymane Envoyé Spécial(onep)

6/09/18


union-euroConformément au calendrier convenu dans la Convention de Financement signée entre le Niger et l'Union européenne, le décaissement de la première tranche d'appui budgétaire 2018 du programme "Appui budgétaire à la Justice, à la Sécurité intérieure et à la Gestion des Frontières du Niger" a été décidé en juillet 2018 et un montant de 21 millions d'euros soit près de 13,775 milliards de FCFAa été versé début août au Trésor public nigérien au profit du Budget de l'Etat 2018.
Ce programme est financé par le Fonds Fiduciaire d'Urgence de l'Union européenne pour l'Afrique, mis en place en 2015. Ce programme de 80 millions euros bénéficie d'une contribution de l'Italie de 50 millions d'euros
Ces fonds versés au Trésor public nigérien viennent en appui à la mise en œuvre des politiques du Niger à travers son Plan de Développement économique et social (PDES 2017-2021);à la mise en œuvre des réformes pour améliorer la performance du système de gestion des finances publiques et la transparence et le contrôle budgétaire et à la stabilité macroéconomique. Le programme soutient plus particulièrement les réformes dans les secteurs de la sécurité intérieure, de la gestion des frontières, de la justice et de la lutte contre la migration irrégulière et le trafic des êtres humains.
Les progrès dans la mise en œuvre des politiques sociales et économiques, les réformes des finances publiques et des politiques sectorielles concernées par le programme ont été évalués, de même que l'état de mise en œuvre du "Programme de développement durable pour la prévention et la lutte contre la migration irrégulière" présenté par les autorités nigériennes lors du Sommet de La Valette.
Ce décaissement porte le montant total des déboursements d'appui budgétaire de l'Union européenne à 51 millions d'euros au titre du premier semestre 2018. Une deuxième tranche fixe dudit programme interviendra au cours du quatrième trimestre de 2018. Ces transferts de fonds représentent une partie des éléments des programmes d'appui budgétaire qui se focalisent aussi sur le dialogue sectoriel, l'évaluation des performances de la mise en œuvre des politiques et le renforcement des capacités, sur la base d'un partenariat et d'une redevabilité mutuelle.
Pour rappel, le Fonds Fiduciaire d'Urgence pour la Migration est financé par le budget de l'UE et le FED, ainsi que des contributions d'Etats membres de l'Union européenne et d'autres donateurs.

Source : Délégation de l'UE au Niger

6/09/18



prn-rencontrePoursuivant sa visite de travail et d'amitié en République Populaire de Chine, le Président de la République SE Issoufou Mahamadou a présidé le vendredi dernier la rencontre d'affaires intitulé ''Niger Business day'' consistant à attirer les entreprises chinoises à venir investir dans notre pays. La rencontre a été placée sous le thème « Niger, terre d'opportunités ». Compte tenu de la pertinence de la rencontre plusieurs investisseurs chinois ont pris part à la rencontre pour mieux s'informer sur les opportunités d'affaires au Niger.
S'adressant aux investisseurs chinois, le Chef de l'Etat SE Issoufou Mahamadou s'est réjoui de visiter la Chine, un pays qui a engagé et réussi des réformes remarquables. Le Président Issoufou Mahamadou a, en effet, rappelé qu'avant 1978, la Chine était un pays sous-développé. C'est depuis 1978 que la Chine a engagé des réformes ardues ayant produit des résultats appréciables. Le Chef de l'Etat a expliqué que la République Populaire de Chine a, dans son programme de réforme, mis un accent particulier sur la croissance économique afin d'éradiquer la pauvreté. «Force est de constater que quarante (40) ans après, les résultats sont plausibles. Ce sont des résultats remarquables qui ont été obtenus grâce aux réformes politiques et économiques engagées» a déclaré SE Issoufou Mahamadou.
En outre, le Chef de l'Etat a noté que de la même que la Chine a fait de la croissance sa priorité absolue, notre pays fait également de la croissance une priorité absolue. Selon lui, les entreprises chinoises ayant pris part à la rencontre de ''Niger Business day'', ont contribué à la réussite de ce qu'on peut appeler le « miracle chinois » avant d'inciter ces investisseurs à venir investir dans notre pays pour participer à la réussite du programme qui est en train d'être mis en œuvre au Niger depuis 2011. Le Programme de renaissance fait de l'éradication de la pauvreté une priorité. Dans ce cadre, estime le Président de la République, la croissance doit s'appuyer sur les investissements, les exportations, mais également sur des aspects comme les industries de substitution d'importation, et aussi sur la consommation. « La croissance inclusive a pour objectif d'éradiquer la pauvreté dans notre pays » a dit, le Chef de l'Etat.
Parlant des investissements, le Président de la République a précisé qu'un accent est mis sur les investissements publics ainsi que les investissements privés. «C'est pour cela que nous avons deux moteurs de croissance au Niger, le public et le privé. Pour mobiliser le moteur privé, le gouvernement nigérien fait beaucoup d'efforts en matière de climat des affaires. Nous avons ces dernières années, réalisé beaucoup de réformes pour attirer les investissements privés, et attirer les investissements directs étrangers » a-t-il confié. Le Chef de l'Etat a par ailleurs notifié que ces investissements d'origine public et privé interviennent dans des secteurs divers. Ainsi sur le plan des ressources naturelles, le Chef de l'Etat a indiqué que le Niger est doté du pétrole, de l'uranium, de l'or, etc. D'ores et déjà, SE Issoufou Mahamadou a rappelé la présence des entreprises chinoises au Niger qui investissent dans certains de ces secteurs comme le pétrole et l'uranium. Il a également ajouté que les investissements interviennent au Niger dans le domaine des infrastructures routières, énergétiques, télécommunication, urbaines et ferroviaires.
Parlant des infrastructures ferroviaires, le Chef de la Etat a mentionné que le Niger et ses voisins ouest africains ont un grand projet de boucle ferroviaire.prn-2 Il a évoqué les opportunités qui se présentent dans les secteurs de l'agriculture, de l'agro-industrie, de tourisme, ainsi que dans les secteurs de la santé, de l'eau et de l'éducation. Ce sont entre autres des secteurs qui peuvent intéresser les investisseurs et sur lesquels le Niger s'appuie afin de porter la croissance que veulent les autorités pour le Niger. Pour, le chef de l'Etat, l'objectif du gouvernement est d'assurer un taux de croissance minimale de 7% pour les prochaines années. SE
Issoufou Mahamadou a précisé que le Niger a réalisé les cinq dernières années un taux de croissance annuel moyen de 6%. « Mais notre ambition, c'est de réaliser une croissance minimale de 7%, d'après nos estimations pour éradiquer de manière effective la pauvreté, car c'est cela qui est notre objectif » a-t-il insisté.
Les exportations du Niger sont essentiellement basées sur les produits miniers, pétroliers, uranifères, un peu l'or, a dit le Chef de l'Etat. « Nous ambitionnons dans l'avenir d'amplifier ses exportations. C'est pour cela que nous voulons que les investisseurs viennent davantage investir dans ces secteurs » a martelé le Président de la République avant d'ajouter que le développement des industries de substitution aux importations fait aussi partie des priorités du gouvernement. Le Chef de l'Etat a également précisé que la croissance doit être portée par la consommation. « C'est ça le caractère inclusif de la croissance que nous voulons pour le Niger en vue d'éradiquer la pauvreté. En 2011 quand on était arrivé aux affaires, 63% de Nigériens vivaient en dessous de seuil de pauvreté. En 2016 on a réduit ce pourcentage à 44%. Notre ambition est de réduire le niveau de pauvreté à 31% en 2021 » a précisé le Président
Issoufou.
Ce taux est, pour le Chef de l'Etat, encore très élevé, mais c'est déjà un objectif très ambitieux. « Si nous arrivons à le faire, cela veut dire qu'au fur à mesure que la pauvreté recule, nous augmentons la classe moyenne. Cela veut dire que nous augmentons la consommation du pays. C'est ça notre objectif et cette classe moyenne va être porteuse de croissance à travers la consommation » a expliqué le Président de la République. Il a lancé un appel aux investisseurs chinois de venir au Niger qui est une terre d'opportunités. « Nous faisons tout pour engager des réformes afin d'avoir un bon climat des affaires. Parmi les facteurs qui contribuent au climat des affaires, il y a la protection des investissements, nous avons un Etat de droit, nous avons des règles qui protègent les investisseurs, et nous offrons aux investisseurs beaucoup d'avantages qui sont clairement définis par notre code des investissements. Mes chers amis ! de la même façon que vous avez participé à la transformation de la Chine pendant ces quarante dernières années, je vous invite à venir au Niger pour participer avec nous à la transformation du Niger» a conclu SE Issoufou Mahamadou.
Au cours de la rencontre le ministre du Pétrole, celle du Plan, celui des Domaines, de l'Urbanisme et du Logement ainsi que la ministre de l'Energie ont intervenu afin de présenter chacun en ce qui concerne son domaine les opportunités qu'offre notre pays en vue de convaincre et inciter les investisseurs chinois à se tourner vers le Niger qui regorge d'énormes potentialités.
Laouali Souleymane,Envoyé Spécial(onep)

03/09/18


union-euroConformément aux calendriers prévus, l'Union européenne vient d'approuver le décaissement de deux programmes d'appuis budgétaire au profit du Budget de l'Etat nigérien 2018.Un montant total de 30 000 000 EUR (soit 19,678 milliards de Francs CFA) sera de ce fait versé au Trésor public nigérien d'ici quelques jours. Ce financement provient du Fonds européen de Développement (FED) et s'inscrit dans la mise en œuvre de deux programmes d'appui budgétaire sectoriel (Contrat de
réforme sectorielle "Education/formation" et Contrat de réforme sectorielle "sécurité alimentaire, nutritionnelle et le développement agricole durable").
La décision de décaissementde ces deux programmes d'appui budgétaire sectoriel a été prise après l'analyse approfondie de larequête du Gouvernement de la République du Niger, transmise en mai 2018 et documentant l'atteinte des critères d'éligibilités. Ces critères sont : l'existence d'un cadrage macroéconomique soutenable, crédible et pertinent, les progrès constatés dans la mise en œuvre du Plan national de développement et social (PDES) et des politiques sectorielles soutenues, une dynamique positive dans la réforme de la gestion des finances publiques et des progrès constatés dans le domaine de la transparence budgétaire et du contrôle.
Bien que non affectés, les appuis budgétaires sectoriels Education et Sécurité alimentaire, nutritionnelle et développement agricole durable ont vocation à contribuer à la mise en œuvre des politiques sectorielles qu'ils appuient. En particulier, une allocation de 20 millions d'euros (environ 13,11 milliards FCFA) a été consacrée au secteur "Sécurité alimentaire, nutritionnelle et agriculture durable".
Le secteur de l'éducation de base bénéficie d'un déboursement de 10 millions d'euros (environ 6,55 milliards de Francs CFA) en vue d'améliorer l'accès et la qualité de l'enseignement de base ainsi que la gouvernance du secteur.
Le montant de ce décaissement constitue une partie de l'appui budgétaire sectoriel prévu en 2018. Le décaissement des autres tranches de ces mêmes programmes interviendra au cours du quatrième trimestre de cette année, sur la base d'une nouvelle analyse des conditions d'éligibilité et d'atteinte des critères de performance.
Pour rappel, ces transferts de fonds sont complétés par le dialogue sur les politiques, la conduite des réformes, l'évaluation des performances et le renforcement des capacités ainsi que sur la base d'un partenariat et d'une redevabilité mutuelle. Ces transferts complètent par ailleurs les importantes réalisations financières faites au niveau des projets de développement financés par l'UE et ses Etats membres.
Aussi, le Fonds européen de développement (FED) est alimenté par les contributions des Etats Membres de l'UE. Les Fonds dédiés au Niger sont complétés par les apports octroyés bilatéralement par certains d'entre eux, ainsi que par l'Office Humanitaire de la Commission européenne (ECHO) qui mobilise également des montants considérables en réponse aux crises et catastrophes qui sévissent dans le pays.
Source : Délégation de l'UE au Niger

24/07/18


union-euroAlors que la région du Sahel est confrontée à la plus grave crise alimentaire et nutritionnelle de ces cinq dernières années ainsi qu'à une insécurité persistante, la Commission a annoncé un ensemble de mesures d'aide humanitaire d'un montant de 191,3 millions d'euros.

«Vu les nombreuses personnes touchées par la crise alimentaire qui s'aggrave au Sahel, il n'y a pas de temps à perdre. L'aide de l'UE consistera en une assistance vitale pour les personnes les plus vulnérables. Les nouveaux montants débloqués visent à porter secours à plus de 1,1 million de personnes qui ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence, tout en finançant le traitement de plus de 650 000 enfants souffrant de malnutrition sévère», a déclaré Christos Stylianides, commissaire à l'aide humanitaire et la gestion des crises.
L'aide annoncée aujourd'hui bénéficiera à huit pays de la région: le Burkina Faso (€ 11,1 millions), le Tchad (€ 40,2 millions), le Cameroun (€ 13,9 millions), le Mali (€ 35,3 millions), la Mauritanie (€ 11,4 millions), le Niger (€ 32,2 millions), le Nigéria (€ 35,3 millions) et le Sénégal (€ 1 million). Des fonds régionaux d'un montant de € 10,8 millions seront en outre débloqués. Les fonds de l'UE soutiendront également des initiatives de réduction des risques de catastrophe pouvant aider les populations à mieux se préparer aux catastrophes naturelles.
L'Union européenne est l'un des principaux bailleurs de fonds humanitaires au Sahel. En 2017, l'UE a alloué € 240,8 millions aux populations vivant dans cette région, ces fonds ayant permis de couvrir une aide alimentaire essentielle pour les foyers vulnérables, le traitement des enfants souffrant de malnutrition sévère, ainsi que des soins de santé, un accès à l'eau, un assainissement, un hébergement et une protection.
La situation humanitaire au Sahel – l'une des régions les plus pauvres du monde – est extrêmement fragile. Près de 11,8 millions de personnes dans les huit pays de la région ont besoin d'une aide alimentaire immédiate pour éviter de souffrir de la faim, les femmes et les enfants étant les plus concernés par ces risques. Près de 4 millions d'enfants sont à risque d'une malnutrition aiguë sévère et ont besoin d'un traitement vital, soit 20% de plus que l'an dernier. La situation se dégrade rapidement. Des milliers de familles ont épuisé leurs réserves alimentaires quatre mois plus tôt qu'à l'habitude, alors que la prochaine récolte n'est prévue qu'en septembre.
Alors que les besoins humanitaires au Sahel sont immenses, l'UE continue de promouvoir des efforts conjoints avec ses partenaires au développement, afin de renforcer la résilience de la région sur le long terme.L'UE, aux côtés de ses États membres, est le premier pourvoyeur d'aide au développement dans la région. Elle y a consacré € 8 milliards pour la période 2014-2020.

(Source: Service presse de la Délégation de l'UE au Niger)

16/07/18


signatureLa Banque mondiale signe trois accords de financement avec le Niger pour un montant global de 66 milliards de FCFA destinés à la mise en œuvre de deux nouveaux projets et au financement additionnel d'un autre existant. Il s'agit du projet Régional Disease Surveillance Systems Enhancement phase 3 (REDISSE 3), du Projet Emploi des Jeunes et Inclusions Productives (PEJIP) et Projet de Développement des Compétences pour la Croissance (PRODEC).

C'est la ministre du Plan, Mme Kané Aichatou Boulama, le ministre des Finances, M. Hassoumi Massoudou, et le représentant sortant de la Banque Mondiale au Niger, M. Siaka Bakayoko, qui ont apposé leurs signatures en bas des trois documents objets desdits accords au cours d'une cérémonie au ministère du plan en présence notamment du ministre de l'Emploi et de la protection sociale, de celui de la Santé publique et du ministre des Enseignements professionnels et techniques dont les départements ministériels sont bénéficiaires de l'enveloppe financière.
Le projet REDISSE 3, approuvé en mai dernier par le conseil d'administration de la BM et pour lequel le Niger est qualifié, est doté de 120 millions de dollars pour quatre pays dont 40 millions destinés au Niger soit environ 22 milliards F CFA pour couvrir la période 2018-2024. Les fonds dédiés à ce projet sont accordés au Niger à 50% sous forme de don. Le coordonnateur du projet a rappelé que le projet est né suite à l'épidémie de la maladie à virus Ebola et vise à renforcer les capacités des systèmes de santé des pays de l'Afrique de l'Ouest quant à la réponse, la détection précoce des évènements en matière de santé. Il est aussi dédié à la surveillance des maladies humaines et animales à travers des interventions coordonnées de prévention et de traitement des maladies à dimensions transfrontalières dans un cadre multisectoriel.
Quant au PEJIP qui a bénéficié d'un financement de 30 millions de dollars soit environ 16,5 milliards de FCFA, l'accent sera mis sur l'accroissement des activités génératrices de richesses pour les jeunes du milieu rural et péri-urbain. Le représentant de la Banque Mondiale a rappelé le potentiel « jeunesse » dont dispose le Niger avant de souligner que le projet entend véritablement s'attaquer à « la problématique de l'emploi des jeunes au sens large, accroitre la productivité et contribuer à la diversification des emplois non-agricoles dans les micros entreprises». Quarante mille (40000) jeunes nigériens de 15 à 25 ans issus de toutes les régions seront concernés par les actions et activités du PEJIP.
Le directeur général du FAFPA, qui est l'agence d'exécution du projet de développement de compétence pour la croissance, a expliqué le renouvellement de la confiance de la banque mondiale au Niger par les bons résultats enregistrés lors de la mise en œuvre du projet. M. Abdou Djerma Lawal a promis que son institution se battra pour atteindre les résultats afin de mériter davantage la confiance du bailleur.eco Il a précisé qu'un accent sera mis à la formation agricole et la mécanisation de l'agriculture. Le PRODEC est un projet qui a démarré ses activités en 2014. A la faveur de la signature dudit accord, il bénéficie d'un financement additionnel de 50 millions dollars soit 27,5 milliards de FCFA, entièrement sous forme de don. Ce financement additionnel, qui est pratiquement le double du financement initial qui était de 30 millions dollars, vise à renforcer les bases jetées par le PRODEC lors de sa phase actuellement en cours.
Pour le coordonnateur du projet, cet appui supplémentaire de la Banque Mondiale est la marque de reconnaissance du travail de l'équipe du projet et ses partenaires durant sa mise en œuvre. La revue à mi-parcours d'avril 2017 a d'ailleurs mis en exergue les bons résultats enregistrés par le PRODEC, a dit M. Aoula Yahaya avant d'ajouter qu'à cette date-là, plus de 80% de cibles ont été atteintes voire dépassées pour certaines. Grâce à ce financement additionnel, le PRODEC va s'intéresser à un autre secteur important : celui de l'agriculture et de l'élevage car on ne saurait parler du développement du Niger en occultant le secteur agropastoral, a-t-il estimé.
En effet, avec ce financement additionnel, le PRODEC, qui a pour objectif d'améliorer l'efficacité et la pertinence de la formation professionnelle et technique, de développer les compétences et de promouvoir des programmes d'apprentissage dans le secteur agropastoral, mettra le cap sur d'autres actions et activités en faveur des jeunes. Un accent particulier sera mis sur la formation des jeunes dans l'agriculture et l'élevage et les activités connexes porteuses, a dit le représentant sortant de la Banque Mondiale. Pour atteindre ses objectifs, ils seront 32000 jeunes filles et garçons à bénéficier d'un programme de formation et d'apprentissage dans les métiers de l'agriculture et de l'élevage. Il faut souligner que la signature de ces accords entre dans la droite ligne de la mise en œuvre des engagements pris par la Banque Mondiale lors de la table-ronde de Paris pour le financement du PDES 2017-2021.

Zabeirou Moussa(onep)

29/06/18



ecoAprès une journée de réflexions, les participants à la revue conjointe sur la performance du portefeuille des projets financés par la Banque mondiale au titre de l'année 2018 ont clôturé leurs travaux. Cette revue vise un triple objectif à savoir : l'examen de l'état de mise en œuvre des recommandations de la précédente, échanger sur l'état du portefeuille et proposer toutes les mesures idoines pour une mise en œuvre efficace et efficiente du programme de coopération Niger/Banque mondiale. C'est la ministre du Plan qui a procédé à la clôture de ces assises en présence du représentant résident de la Banque Mondiale au Niger, M. Siaka Bakayoko.

A l'issue de cette rencontre, les participants ont formulé plusieurs recommandations. Il s'agit entre autres : d'entreprendre des actions ciblées de renforcement des capacités en lien avec ce que fait le Plan de Développement Economique et Social ; renforcer la communication entre les acteurs à tous les niveaux et tous les stades de la vie du projet ; organiser des revues sectorielles en s'appuyant sur les groupes qui ont été constitués en vue de renforcer la synergie et la capitalisation des expériences ; renforcer l'appropriation par les projets tant par les tutelles sectoriels que par le ministère du Plan à travers l'adaptation des interventions à l'approche budget/programme, le suivi de la mise en œuvre des PTBA pour booster le niveau de consommation des crédits; l'amélioration de l'organisation des missions de supervision ; renforcer l'alignement des indicateurs du projet sur ceux du PDES ; appuyer le ministère du plan dans la mise en œuvre de la feuille de route du PDES notamment sur les questions relatives au renforcement des capacités, la fonctionnalité des pôles sectoriels et la coordination nationale ; prendre en charge dans les meilleurs délais les facteurs identifiés comme limitant de la consommation des crédits à savoir : la double revue, la lenteur dans la mise en œuvre des projets et le recrutement des équipes, la lenteur dans les exonérations et autres procédures administratives, la mise en œuvre des mécanismes d'alerte à temps en cas de problème ; améliorer le système d'évaluation de la performance des unités de gestion des projets par la mise en place des contrats de performance ; renforcer la synergie entre les partenaires techniques et financiers ; améliorer le format des prochaines revues appelées CPPR de façon qu'elles soient plus orientées sur des aspects stratégiques et que les présentations des projets soient désormais axées sur leur contribution à l'atteinte des cibles définies par les documents stratégiques notamment, le PDES. Dans le cadre de leur mise en œuvre, toutes ces recommandations
feront l'objet d'un plan
d'action qui sera évalué périodiquement. C'est pourquoi, en clôturant les travaux, la ministre du Plan s'est réjouie de constater que les participants ont su prendre toute la mesure des enjeux liés à la mise en œuvre performante des projets ainsi que leur engagement pour l'appropriation et la pérennisation de cet exercice. La ministre du Plan devait ensuite engager la partie nationale, particulièrement les structures concernées de son département ministériel à prendre sans délai et en étroite collaboration avec l'ensemble des parties prenantes à cet exercice, toutes les dispositions appropriées permettant d'opérationnaliser les actions urgentes convenues notamment celles relatives à la mobilisation de ressources conséquentes pour le suivi de la mise en œuvre performante des projets ainsi que les autres actions pertinentes connexes.
Quant au représentant résident de la Banque mondiale, M. Siaka Bakayoko, il a rassuré la ministre du Plan que la dynamique qui s'est installée depuis juin 2015 va se maintenir. Les coordonateurs des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Niger sont conscients de la nouvelle impulsion imprimée par l'Etat du Niger et ses partenaires au développement dans le cadre de l'efficacité des interventions des projets.
Hassane Daouda
Et Dalhatou Sahabi Aminou (Stagiaire)

21/06/18

Economie

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