Le Sahel

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Tinni Abdou


echange-docLe financement du projet d'aménagement et de bitumage de la route Loga-Doutchi distante de 91 Km est désormais une réalité. L'acte concrétisant ce financement a été officiellement signé hier matin, à Niamey par les ministres du Plan et des Finances de notre pays, respectivement Mme Kané Aichatou Boulama et Mamoudou Diop, ainsi que le directeur adjoint du Fonds Koweitien pour le Développement Economique Arabe (FKDEA) M. Nedhal Alolayan. D'un montant de quatre (4) millions de Dinar koweitien, soit environ 6,6 milliards de FCFA, ce projet de construction de la route Loga-Doutchi vise à désenclaver cette zone qui dispose d'importantes potentialités agricoles afin d'assurer un écoulement rapide des produits agro-sylvo-pastoraux dans la région et accroitre la facilitation des échanges et la mobilité des personnes et de leurs biens.
Avec le soutien constant de ses partenaires au développement comme la Banque Islamique de Développement (BID), la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), le Fonds Saoudien pour le Développement (FSD) et le Fonds Koweitien pour le Développement Economique Arabe (FKDEA), l'Etat du Niger entreprend la réalisation du projet d'aménagement et de bitumage de la route Loga-Doutchi pour renforcer le maillage routier du pays et désenclaver une zone à fort potentiel de production agro-pastorale. En apposant sa signature sur les documents de l'accord de prêt, la ministre du Plan Mme Kané Aichatou Boulama a justifié la pertinence de ce projet de construction de la route Loga-Doutchi par le fait que le Niger est un pays de l'inter-land (sans débouchée sur la mer). Il doit de ce fait développer les infrastructures de transport afin de faciliter les échanges commerciaux et assurer un approvisionnement adéquat des différentes régions en divers intrants et garantir l'évacuation des productions agro-pastorales et minières vers des marchés extérieurs. Le projet a dit la ministre du Plan consiste en la réalisation des études et le contrôle, des travaux et les indemnisations pour un coût global de 88.200.000 de dollars US, soit 44 milliards de FCFA HT-HD. Il s'agit principalement de la construction d'une route bitumée de 91 km entre Loga-Doutchi ainsi que la réalisation des études de faisabilité de la route Doutchi-Kourdilla à la frontière du Nigeria. Par ailleurs, cette signature vient témoigner de la vitalité de la coopération entre le Koweït et le Niger qui date justement de 1988. De cette date à aujourd'hui, la coopération entre les deux pays compte à son actif plus d'une quinzaine de projets dans divers secteurs prioritaires pour le développement économique et social du Niger. C'est pourquoi, la ministre Kané a assuré le directeur général adjoint du FKDEA que le gouvernement du Niger prendra toutes les dispositions nécessaires pour garantir une bonne exécution et l'atteinte des objectifs assignés à ce projet.
Auparavant, le directeur général adjoint du FKDEA, M. Nedhal Alolayan a indiqué que la présente cérémonie de signature d'accord de prêt constitue une étape majeure de la coopération entre le Niger et le Koweït. ''Nous attachons une grande importance à la réalisation de cette route parce qu'elle permettra de lier le Niger avec son grand voisin (Nigeria). L'intervention du fonds koweitien remontre en 1988 où il avait financé la phase 1 du projet Anou Araren pour un montant de 10,2 millions de dollars. Les interventions du fonds courent divers secteurs de l'économie nigérienne notamment l'énergie, l'agriculture, l'assainissement, le transport et l'hydraulique pour un montant total de 130 millions de dollars. A cela s'ajoute la signature des (10) accords d'assistance technique pour un montant de quatre (4) millions de dollars. Tous ces accompagnements permettent de renforcer notre relation économique dans la perspective de soutenir l'objectif commun que nous poursuivons qu'est le développement'', a conclu le directeur général adjoint du Fonds Koweitien pour le Développement Economique Arabe.
Hassane Daouda(onep)
22/02/19


signatureLe Secrétaire général de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Niger (CCIN), M. Ousmane Mahaman, a présidé hier matin, dans la Salle de Conseil de la SONIBANK, la cérémonie de signature de convention de partenariat entre la Maison de l'Entreprise, la SONIBANK et la BAGRI dans le cadre de la facilitation du financement des entreprises au Niger.
Dans le discours qu'il a prononcé à cette occasion, M. Ousmane Mahaman a d'abord rappelé que la CCIN a été créée pour renforcer le tissu économique du Niger par l'émergence d'entreprises compétitives et l'amélioration du climat des affaires au Niger. A cet effet, il a noté que la CCIN à travers la Maison de l'Entreprise a bénéficié de l'appui de la Banque Mondiale, par le biais du Projet d'Appui à la Compétitivité et à la Croissance (PRACC), et du don de la Coopération Danoise, avec le Programme de promotion de l'Emploi et de la Croissance dans l'Agriculture (PECEA). Le secrétaire général de la CCIN a précisé que ce don consiste à promouvoir le développement des entreprises dans les chaines de valeurs agricoles et végétales porteuses visant à améliorer leurs compétitivités. « Et c'est forte de son rôle d'interlocuteur pour l'appui au secteur privé en vue de renforcement de ses capacités et, entre autres , de sa mission de facilitation à l'accès au financement des entreprises nigériennes que la Chambre de Commerce et d'Industrie du Niger à travers la Maison de l'Entreprise va mettre en place, avec la signature de la présente convention de partenariat, un Fonds d'investissement d'environ un milliard cent huit millions sept cent cinquante mille (1.108.750.000) FCFA pour appuyer la facilitation de crédits des entreprises accompagnées d'une part, et d'autre part environ six cent cinquante cinq millions (655.000.0000) FCFA de prix aux lauréats de la compétition des Plans d'Affaires, auprès de la SONIBANK et de la BAGRI » a-t-il notifié. M. Ousmane Mahaman a par ailleurs souligné que la BAGRI et la SONIBANK sont les deux institutions disposées à participer au financement des entreprises encadrées par la Maison de l'Entreprise, partageant la même vision que la CCIN concernant le développement des micros entrepreneurs individuels et les PME établies. Il a, enfin conclu que la CCIN à travers la Maison de l'Entreprise s'investira afin d'inscrire ce partenariat dans la durée.
Pour sa part, le Directeur général de la SONIBANK, M. Souley Oumarou a indiqué que ce partenariat permettra à son institution bancaire d'ouvrir dans ses livres les comptes de subvention des entreprises bénéficiaires de la Maison de l'Entreprise ; les comptes personnels des entreprises bénéficiaires de la Maison de l'Entreprise ; un compte intitulé '' Fonds d'Investissement-Maison de l'Entreprise'' ; de traiter les demandes de financement des entreprises appuyées par la Maison de l'Entreprise ; de financer les projets d'investissements productifs et les besoins d'exploitation des entreprises appuyées par la Maison de l'Entreprise. Concernant les accompagnements, Il a précisé que pour le financement des projets des lauréats, il se fait au maximum cinq ans pour les crédits d'investissements et vingt quatre mois au maximum pour les crédits d'exploitation. Pour ce qui est de l'accompagnement des Entreprises qui sont appuyées par la Maison de l'Entreprise, il est plafonné à deux millions cinq cent mille (2.500.000) FCFA pour la micro entreprise, cinq millions (5.000.000) FCFA pour la petite entreprise et quarante cinq millions (45.000.000) FCFA pour la moyenne entreprise ; et la durée est de cinq ans au maximum pour les crédits d'investissement et vingt quatre mois au maximum pour les crédits d'exploitation.
Quant au Directeur général de la BAGRI, M. Abdoulaye Djadah, il a rappelé que depuis 2018, les autorités monétaires de la Banque Centrale font du financement des PME un de leurs objectifs majeurs du fait que les PME sont les moteurs de croissance de l'économie. Selon lui, la BAGRI s'associe à cette dynamique pour permettre aux PME de bénéficier du professionnalisme de son institution. Il a rassuré ses partenaires que toutes les dispositions seront prises pour assurer leurs responsabilités.
Laouali Souleymane(onep)
22/02/19


ecoIls sont peu nombreux, mais leur présence est aussi captivante qu'édifiante. Il s'agit des jeunes aviculteurs participant à la 5ème édition du salon de l'agriculture, de l'hydraulique, de l'environnement et de l'élevage du Niger.Leur participation illustre aisément la portée et le développement de la filière d'élevage de la volaille, à travers l'exposition de quelques échantillons d'une multitude d'espèces et de races. Selon des aviculteurs exposant à la foire, malgré les conditions du climat sahélien, il est possible d'élever localement et avec succès plus d'une centaine de races de volailles, en grande partie originaires de l'Europe, du Maghreb et d'autres horizons. Cette adaptation de la diversité relève de la maitrise avancée, plus ou moins formelle, des astuces de l'aviculture.
Depuis son renoncement à l'exode, en Libye où il a appris l'aviculture, Mohamed Yacouba de retour au bercail il y'a environ trois ans, s'adonne avec passion et abnégation au métier. Agée d'une trentaine d'années,marié et père de deux enfants, il se réalise dignement dans la filière. Rien que les pigeons, le jeune éleveur et revendeur de volaille dit avoir une dizaine de races au niveau de sa mini-ferme avicole. A ce salon, Mohamed présente des pigeons de quatre génétiques différentes, qui proviennent de l'Inde, de l'Allemagne, de la France et des Etats-Unis. poulesLes étagères de son stand exposent aussi d'autres espèces de volaille sur pied, tels que: des pintades, des poulets, des paons, ou des perroquets. D'après lui, le nombre de races de volaille disponibles toutes espèces confondues dépasse la centaine. « Le business de l'aviculture est assez florissant, au Niger et à Niamey en particulier où les gens s'intéressent de plus en plus à l'aviculture domestique. J'ai une maison entière consacrée à cette activité. C'est ma seule occupation professionnelle. Nous achetons des variétés en fonction de la demande de la clientèle, puis nous conditionnons leur reproduction», a confié l'éleveur de la volaille. Selon lui, les aviculteurs nigériens sont organisés en association. C'est ainsi qu'ils constituent un réseau facilitateur d'accès à la diversité de races des volailles, de partage d'expériences et de revente.Parlant du ravitaillement, il explique que les races importées provenant des quatre coins du monde leur parviennent généralement de l'axe Dakar-Bamako-Ouagadougou. Toutefois, ils peuvent, au besoin, commander par voie aérienne, comme lorsqu'il s'agit de la provenance du Maghreb. « Les relations d'échanges avec nos confrères des autres pays sont réciproques. Il leur arrive aussi de solliciter des échantillons auprès de nous», a mentionné Mohamed.
Avec tant de diversités, les volailles sont élevées depuis leur bas âge avec plein d'attention sur les conditions de leur croissance. Après leur adaptation survient le conditionnement de la reproduction.C'est là qu'interviennent les astuces modernes. « Aussitôt les œufs pondus, l'aviculteur les récupère et les met dans une couveuse, pour une durée de 21 jours pour le cas de poulet. Après l'éclosion artificielle, les poussins durent un délai pareil de trois semaines pour l'étuvage au moyen de la lumière H24 des ampoules ''70''proprement choisies », a expliqué Issaka Ibrahim, un autre aviculteur rencontré au salon de Niamey.Face aux éventuels défauts de croissance de santé d'une volaille, les éleveurs font recours à leurs confrères,d'ici ou d'ailleurs, qui sont plus habitués au conditionnement de la race donnée.
Pour nourrir les volailles, les aviculteurs utilisent plusieurs aliments dérivés majoritairement des productions céréalières locales, avec souvent des croisements.
« J'ai connu d'énormes difficultés dans ce métier. Passionné, je partais jusqu'au Nigéria voisin pour payer des races. Le marché était très aléatoire de telle sorte qu'on endossait des pertes, du fait aussi de la faible maitrise des astuces d'élevage de certaines races. L'environnement n'est pas identique de là où j'ai appris le métier. Certains aliments pour volaille étaient rares. Nos volailles sont principalement destinées à l'aviculture domestique contrairement aux fermes industrielles de volaille pour consommation. Dieu merci, ces dernières années le marché se développe assez », se réjouit Issaka aviculteur depuis 13 ans.
Au-delà de la diversification, la performance que connait la filière de l'élevage de la volaille au Niger est aussi accentuée avec les avantages qu'offre le progrès de la technologie de l'information et de la communication dans les approches de la commercialisation. En effet, les volailleurs usent de plusieurs outils de commerce en ligne, pour rentrer en contact avec leurs fournisseurs et clients. Par le biais des réseaux sociaux, ils discutent en bon terme, avec des images illustratives à l'appui.
Le défi, reste celui de la modernisation. Selon Mohamed le matériel utilisé est essentiellement traditionnel. Ce qui laisse encore un peu complexe la gestion des fermes.

Mahamane Chékaré Ismaël(Stagiaire)


ecoLa balance des paiements est un document statistique recensant les flux de biens, de services, de revenus, de transferts de capitaux, et les flux financiers que les résidents d'un pays dans leur ensemble entretiennent avec ceux du reste du monde. Elle constitue de ce fait un précieux outil pour la formulation et la mise en œuvre efficace de politiques économiques. Depuis 2010, le Niger organise une journée de diffusion de ses comptes extérieurs. La 11ème édition de cette journée s'est déroulée hier matin, dans les locaux de la Chambre de Commerce, d'Industrie et d'Artisanat du Niger (CCIN) sous les auspices du Directeur de cabinet du ministre des Finances M. Amadou Altiné en présence de plusieurs agents économiques.

Cette journée de diffusion des comptes extérieurs du Niger est organisée par la Direction nationale de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) en étroite collaboration avec la Chambre de Commerce, d'Industrie et d'Artisanat du Niger. Elle sera l'occasion pour les agents économiques d'avoir des connaissances chiffrées et détaillées sur l'économie nigérienne à travers deux grandes communications relatives aux résultats de la balance des paiements 2017 et à la réglementation des relations financières extérieures des Etats membres de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Les deux présentations suivies, des débats fort enrichissants permettront aux operateurs économiques de notre pays d'opérer des choix éclairés dans leurs activités quotidiennes.
En ouvrant les travaux de cette journée de diffusion des comptes extérieurs du Niger, le Directeur de cabinet du ministre des Finances M. Amadou Altiné a expliqué que les comptes extérieurs sont constitués de trois états statistiques à savoir : la balance des paiements ; la position extérieure globale (état de stocks des actifs et passifs financiers à une date donnée) et enfin le compte des autres changements des actifs et passifs financiers, états de flux. En outre, les comptes extérieurs offrent un résumé de l'économie nationale, faisant ressortir les secteurs les plus dynamiques à l'exportation au cours de la période considérée, mais aussi les moins performants, justifiant une attention particulière des autorités économiques et monétaires.
Par ailleurs, le directeur de cabinet du ministre des Finances a relevé qu'en 2017, le solde global de la balance des paiements du Niger est ressorti déficitaire de 134.978 millions après un déficit de 20.243 millions enregistré en 2016. Ainsi, il ressort que le déficit structurel de la balance courante s'est aggravé de 5,7% en passant de 700.258 millions en 2016 à 739.971 millions en 2017. Cette évolution résulte de la balance des biens et services et celle du revenu primaire, atténuée par l'amélioration de la balance du revenu secondaire. La dégradation du déficit commercial entre 2016 et 2017, résulte, selon le directeur de cabinet, de la hausse des importations (+118.787 millions), beaucoup plus importante que celle des exportations (+90.100 millions). Les importations ont connu une hausse de 11,7%, tirées principalement par les achats de biens d'équipement et intermédiaires ainsi que les produits alimentaires.eoc-2
Une telle évolution est sous-tendue par la poursuite des grands travaux dans les domaines routier, énergétique, des BTP ainsi que la reprise des investissements des sociétés de prospections minière et pétrolière. S'agissant des exportations, elles sont passées de 611.743 millions en 2017 à 701.843 millions en 2017, soit une haute de 14,7%, imputable aux expéditions pétrolières, aurifères et aux ventes des produits agropastoraux. A l'analyse de ces chiffres, on se rend compte que le profil des comptes extérieurs du Niger est caractérisé par un solde des transactions courantes déficitaire dont la principale cause est le déficit commercial.
Le directeur national de la BCEAO M. Maman Laouane Karim a indiqué que l'instauration de cette journée répond à un souci des autorités de la banque centrale qui est celui d'assurer une diffusion plus large des comptes extérieurs dans un cadre formalisé et harmonisé au sein de l'UEMOA, tout en participant au renforcement des cadres de dialogue existants entre les secteurs public et privé. Pour sa part, le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Niger M. Moussa Sidi Mohamed a souligné que la balance des paiements est un outil d'aide à la prise de décision et à l'identification des opportunités d'affaires pour les agents économiques, en particulier les investisseurs. Bref, la balance des paiements est indispensable pour mesurer les performances
économiques du pays vis-à-vis de l'extérieur, tout en permettant d'identifier les secteurs porteurs en matière d'exportations.

Hassane Daouda(onep)
21/02/19


vente-1A chaque coin de rue, dans la capitale Niamey, il y' a un espace dédié à la vente en détail d'aliments pour bétail. Cette activité commerciale bien que faisant vivre des centaines de personnes et des familles, pose plusieurs problèmes de salubrité et de circulation dans le centre-ville et ses périphéries. La vente en détail des aliments pour bétail à Niamey a par contre la réputation de favoriser l'embouche bovine, une activité génératrice de revenus pratiquée par de nombreuses femmes et groupements de femmes de la Capitale.
Dans les quartiers et sur les trottoirs des boulevards à Niamey, les étals de vente en détail des aliments pour bétail deviennent de plus en plus visibles. Cette forme d'activité génératrice de revenus, autrefois pratiquée par des ressortissants du Zarmaganda à côté de la vente de bois, prolifère ces dernières années dans la ville et attire des jeunes venus de plusieurs régions du pays. La cause principale de cette ruée vers la vente en détail d'aliments pour bétail est toute simple. Ces derniers temps, avec la raréfaction des aires de pâturages à Niamey et autour de la région, la demande pour ce type d'aliments a explosée. En plus, mettre sur pied une activité génératrice de revenus de ce type qui s'exerce en plein air sur la place publique, nécessite peu de capital financier.
Du son de blé et dernièrement des autres céréales, des feuilles de haricot, d'acacia, des coques broyées d'arachide, en passant par différents types de pierre à lécher, la profession de vente d'aliments pour bétail s'est structurée davantage dans l'informel avec plus de produits qui viennent non seulement de la région de Tillabéry, mais aussi des régions de Dosso et Maradi. A Niamey, le sac de coques broyées d'arachide se vend à 2.000 FCFA, celui de niébé 6.000F CFA. Le sac de fruits et de feuilles d'acacia se vendent respectivement à 6.000 et 4.000F CFA. Le sac de son de mil se négocie à 14.000F alors que celui du blé, acheté localement à Niamey coûte 4.000F CFA. Tous ces produits se vendent aussi en « tiya », la mesure locale.
A peine la douzaine d'années révolues, Bassirou est veilleur de nuit et revendeur pour le compte de son père dans le 5ème arrondissement communal de la ville Niamey, non loin du marché Harobanda. Sans être complexé à la vue du micro, il nous livre les noms, les mesures et les prix correspondants de chaque produit, à la manière d'un guide expérimenté. Son père nous confie-t-il, réceptionne les produits venant du Zarmaganda dans l'enceinte du marché à bétail de Tourakou. « Le sac de son de blé de 25 kg se vend ici à 4.000F CFA », nous indique-t-il, avant que son grand frère ne mette un terme à l'entretien, craignant sans nul doute d'attirer l'attention sur ce business familial florissant qui occupe presque entièrement la chaussée.vente-2
A l'autre bout de la ville, cette fois-ci dans le 2ème arrondissement M. Issiaka opère sur son bout de trottoir qui lui sert à vendre des aliments pour bétail. Se lancer dans la vente d'aliments pour bétail, nous lance-t-il fièrement, n'est pas une mince affaire. Au regard du succès sans cesse croissant de son commerce, ce jeune ressortissant de Maradi se félicite d'avoir su garder de bonnes relations avec ses parents et amis restés sur place. En effet, affirme-t-il, les relations sociales cordiales « me permettent de ratisser facilement les villages et hameaux de la région de Maradi, de collecter les produits dont j'ai besoin pour mon commerce, de les stocker et de finalement les acheminer sur Niamey par camion ».
La consommation galopante d'aliments pour bétail dans les grandes villes du Niger pose un double problème urbain et rural. La rentabilité de ce commerce fait en sorte que sur chaque artère, surtout dans la capitale administrative, les étals ne font que proliférer du jour au lendemain. Cette occupation anarchique des artères des boulevards pose un sérieux problème d'urbanisation et d'assainissement, et quelques fois de sécurité dans les grandes villes. Dans les zones rurales, la politique du balayage des champs pour extirper la moindre herbe et l'envoyer en ville pour commercialisation, appauvrit d'avantage les terres arables et affame les animaux.

Par Souleymane Yahaya (Stragiaire)

15/02/19

 

 

 



la-promotrice-Hadjia-Hawa--droiteElles sont nombreuses aujourd'hui les femmes qui ont pris leur destin en mains en exerçant diverses activités génératrices de revenus. Les femmes de l'Union Chawa font partie de celles qui ont vite compris l'importance de l'autonomisation de la femme. En effet, les femmes de l'Union Chawa, avec comme présidente Mme Hawa Abdou, ont démarré leurs activités en 2009. Au début, elles ont mis un accent sur la transformation agroalimentaire. Après des réflexions, le choix a été porté sur la transformation du niébé qui est une denrée produite en quantité importante dans le terroir.
Pour elles, le niébé est vendu sur les marchés à vil prix. C'est pourquoi, elles ont ciblé le niébé pour réconforter les producteurs en achetant le produit à un prix raisonnable. Sur un tout autre plan, elles ont pris conscience que les femmes souffrent énormément dans le fonctionnement des foyers. En conjuguant leurs efforts, elles peuvent s'entraider mutuellement et participer à l'émergence de leurs ménages. Les femmes se sont mobilisées et chacune apporte sa contribution dans les différentes transformations que peut subir le niébé.
A cet effet, dans le cadre du démarrage des activités, elles ont d'abord bénéficié de l'appui de l'ONG SNV qui a mis à leur disposition du niébé et le PRODEX a appuyé les femmes en formation et en matériel. La formation a essentiellement concerné les domaines dans lesquels les femmes de l'Union n'ont aucune expertise. Elles ont travaillé d'arrache pied pour produire le couscous de niébé, les pâtes alimentaires, la boule à base de niébé, le biscuit, le gâteau. Les femmes de l'Union Chawa ont voyagé au niveau de la région de Zinder où elles ont formé d'autres femmes sur la transformation du niébé. La formation est destinée aux femmes qui se sont organisées en groupement.
Mme Hawa Abdou a indiqué que la commune de Magaria compte 19 groupements comprenant 618 femmes. Le sachet de 500 grammes de farine de niébé se vend à 500 FCFA ; les autres produits sont presque vendus au même prix. La farine de niébé contient tous les ingrédients, c'est seulement le natron qui manque. Elle a confié n'avoir pas ajouté le natron parce qu'il contient du sable. Le natron peut être ajouté au cours de la préparation. En outre, les femmes concentrent toutes leurs énergies et leur savoir faire pour répondre aux attentes de la clientèle.plaque-chawa De l'achat du niébé à la transformation, elles travaillent minutieusement pour que cela se passe dans les règles de l'art. Le niébé est mis dans des récipients et les femmes consacrent tout leur temps pour enlever les mauvaises graines ainsi que les morceaux de cailloux. Pour dire que les conditions d'hygiène sont respectées. L'intégration au groupement se fait en amenant une tasse de niébé et une somme de 500 FCFA. Chaque membre est formé en recevant des leçons spécifiques à la transformation du niébé. A la fin de la formation, les femmes sont évaluées et classées par mérite. Ce qui amène celles qui occupent la dernière place à se mettre au travail pour qu'elles n'occupent plus la dernière place. La cotisation mensuelle est de 1.000 FCFA par groupement. Quand un membre de l'Union a une cérémonie, elle bénéficie d'une assistance.
Par ailleurs, l'Union a pris part aux foires qui se sont organisées à Niamey. Au cours de ces rencontres, Mme Hawa Abdou a assuré que tous les produits qu'ils ont exposés sont écoulés. En cas de rupture de stock, elles demandaient pour qu'on leur envoie à partir de Magaria. Ce sont des chiffres d'affaires appréciables qu'elles capitalisent pendant ce rendez-vous. Les ressources qu'elles mobilisent sont divisées en deux, dont une partie est partagée entre les membres, et l'autre partie est épargnée pour le fonctionnement des activités de l'Union. Elle a dit avoir participé à des foires au niveau régional comme au Sénégal, au Nigéria, au Burkina Faso et au Bénin.
Si les femmes de l'Union ont réussi, c'est parce que quelque part, elles sont soutenues par leurs époux. Concernant la farine de niébé, il y a des gens qui font la commande de Niamey jusqu'en France. Pour ceux qui commandent de la France, nous préparons la farine destinée à faire de «Dan Waké» avec tous les ingrédients notamment le piment et le natron. Après avoir exploré le secret du niébé, elles s'interessent au mil en faisant le couscous de mil ou «dégué ». La vente des produits se fait aussi pendant les cérémonies et autres manifestations. Progressivement, elles ont créé la maison de la femme.
Le terrain de la maison de la femme a été offert à l'Union par le Maire, tandis que la construction de la maison a été financée par le PRODEX. Diversifiant leurs activités, les femmes de l'Union Chawa ont bénéficié de l'appui en animaux pour faire de l'embouche. L'Union a été appuyée par le FAFPA en le dotant de deux machines ainsi que divers matériels de travail, à savoir les foyers améliorés, des bassines, du sel, des grandes poêles, etc. Mme Hawa Abdou a noté avoir le soutien des autorités départementales. Compte tenu de la dimension de leurs activités, elle souhaite que les membres soient instruits en les formant au cours d'alphabétisation. Elle a dit avoir enregistré des progrès dans leurs activités du fait qu'elles ont pris en charge les frais de scolarisation de leurs enfants ainsi que les trousseaux de mariage de leurs enfants. Elles continuent aussi à supporter certaines charges du foyer.
« Nous avons également soutenu nos époux dans ce que nous faisons», a confié Mme Hawa Abdou. Pour préparer la relève, elle a précisé que leurs enfants observent tout ce qui se passe, ce qui explique qu'ils maitrisent aussi beaucoup de choses concernant la technique de transformation du niébé et du couscous du mil. L'union Chawa n'entend pas s'arrêter là ; elle continue à explorer d'autres voies qui peuvent également contribuer à l'émergence de l'Union au-delà de la commune de Magaria.

Par Laouali Souleymane(onep)
08/02/19

 

 

 



FoumakoyeLe Ministre du Pétrole, M. Foumakoye Gado a présidé, mardi 4 février dernier à Zinder, l'ouverture des assises de la Journée des cadres au titre de l'année 2019. La cérémonie s'est déroulée en présence du Gouverneur de la région de Zinder M. Issa Moussa, de l'Honorable Sultan du Damagaram, Aboubacar Sanda et de plusieurs invités. Le thème central de cette journée est « Le pétrole, moteur de développement économique et social du Niger ».
D'après les organisateurs, cette journée a pour objectif principal d'échanger sur les enjeux, les défis et les perspectives du secteur pétrolier en vue de trouver les solutions idoines et proposer des recommandations pour une mise en œuvre efficace et effective des actions futures. De manière spécifique, il s'agira d'informer le public sur le développement du secteur pétrolier, de présenter les rapports d'activités des différentes structures du Ministère, d'élaborer la stratégie du développement du secteur pétrolier et de s'approprier les documents programmatiques du Ministère.
Pour le Ministre du Pétrole, le ''Secteur pétrolier constitue de nos jours l'un des secteurs prioritaires sur lesquels repose la politique du Gouvernement de la 7è République en matière de mobilisation des ressources internes contribuant au développement socio-économique du pays.'' Le Niger, a rappelé, M. Foumakoye Gado, est devenu un pays producteur de pétrole depuis 2011 qui marque l'aboutissement d'importants efforts déployés dans le domaine de la recherche pétrolière. Ce qui ouvre, en même temps, de nouvelles perspectives pour le pays.'' Avec l'exploitation du bloc pétrolier Agadem et la construction de la Raffinerie de Zinder, le Niger a engrangé de revenus substantiels. En effet, déclare le ministre Foumakoye « de 2012 à 2018, plusieurs millions de barils bruts et des produits raffinés ont été produits dont les revenus au profit du trésor national se chiffrent à 612 Milliards de FCFA ».
Le développement du secteur pétrolier est pris en compte dans le Plan de Développement Economique et Social (PDES) 2017-2021, cadre unique de référence de la politique économique et sociale du Niger, qui a fait du secteur pétrolier un des leviers de l'économie nationale. Le ministre du Pétrole indique par ailleurs que pour ''atteindre les objectifs assignés au secteur pétrolier dans le PDES, le Ministère du Pétrole a élaboré sa politique nationale pétrolière, son document de programmation pluriannuelle des dépenses (DPPD 2019-2021) ainsi que son Projet Annuel de performance (PAP 2019). « L'internalisation et l'appropriation de ces documents programmatiques passent inévitablement par une forte implication et une participation active et coordonnée de l'ensemble des principaux acteurs de l'industrie pétrolière, en particulier les cadres du Ministère, principaux acteurs de l'industrie pétrolière dans la gestion efficace et effective des enjeux, des défis et des perspectives du secteur » a insisté M. Foumakoye Gado. Le Ministre du Pétrole a enfin abordé d'autres questions relatives à la stabilisation des prix du pétrole à la pompe, la construction du pipe-line en vue de l'exportation du pétrole brut et les avancées significatives obtenues dans la recherche pétrolière qui attendent d'être évaluées.AAAA
Pour sa part, le Gouverneur de Zinder a dans son intervention déclaré que sa ''région est devenue une plaque tournante dans la production pétrolière au Niger avec la mise en exploitation de la SORAZ (Société de Raffinage de Zinder) qui contribue au développement économique et social de la Région. Quant au Secrétaire e Général Adjoint du Ministère du Pétrole et Président du Comité d'organisation de la Journée des cadres du Ministère, M. Boubacar Issa, il a salué la tenue de ces assises qui permettront aux participants de jeter un regard neuf sur les réalisations obtenues, les défis et les perspectives du secteur pétrolier au Niger. M. Boubacar Issa a enfin adressé ses remerciements aux autorités régionales et aux membres du comité régional d'organisation, à la SONIDEP, la SORAZ notamment pour toutes les facilités accordées et leur précieuse contribution pour la tenue de ces assises.

Siddo Yacouba ANP-ONEP/Zinder
07/02/19

 

 

 



ecoLe ministre des Finances, M. Massoudou Hassoumi a présidé hier après-midi, la cérémonie de signature du marché s'inscrivant dans le cade du projet de marquage des hydrocarbures au Niger entre son département ministériel et le groupement du Bureau de Veritas GSIT et SICPA SA. C'était en présence des cadres du Ministère des Finances et du représentant du groupement du Bureau de Veritas GSIT et SICPA SA, M. Stéphane Gaudechon.
Dans le discours qu'il a prononcé à cette occasion, le ministre des Finances, M. Massoudou Hassoumi a rappelé que l'industrie pétrolière et gazière mondiale est confrontée à des fraudes de plus en plus sophistiquées entrainant des pertes de recettes importantes pour les Etats producteurs du pétrole, en raison de la contrebande, de l'adultération des produits, du vol de pipelines et des abus de subventions. Il a souligné que ces activités de commerce illicite, de fraude et d'évasion fiscale constituent une menace importante pour nos économies. Selon le ministre des Finances, depuis quelques années, le Niger est devenu un pays producteur du pétrole brut, producteur et exportateur de produits raffinés. « En tant que tel, il est continuellement soumis à l'adultération et le reversement des produits destinés à l'exportation. Ces actions néfastes posent un défi majeur à nos efforts pour une croissance économique durable » a-t-il déclaré.
Face à ce fléau, le gouvernement a, selon M. Massoudou Hassoumi, retenu la technologie de marquage de carburant qui constitue de manière précise une des voies légales de contrôle de tout le carburant (essence, diesel, kérosène) destiné à la consommation, dans le pays. Il a précisé que cette cérémonie, est la concrétisation de la mise en œuvre de cette technologie. Le ministre des Finances a noté que la signature de ce marché permettra au Niger de tirer divers avantages notamment la sécurisation et l'augmentation des recettes fiscales ; la protection des consommateurs ; la création d'emplois et le renforcement des capacités ; le contrôle de la chaine de valeur avec des statistiques fiables ; la protection de l'environnement ; le développement de la qualité des carburants et des équipements. « Nous formulons le vœu que le marché, objet de la présente cérémonie, sera exécuté dans le respect des normes voulues par nos parties et permettra d'atteindre les objectifs », a conclu M. Massoudou Hassoumi.
Quant au représentant du groupement de Bureau Veritas GSIT et SICPA SA, M. Stéphane Gaudechon, il a indiqué que le groupement va contribuer à mettre en œuvre un programme d'importance pour le Niger, permettant d'assurer un contrôle afin de sécuriser les recettes relevant des produits pétroliers.

Laouali Souleymane(onep)

 

 

 



signatureLe ministre nigérien du pétrole, M. Foumakoye Gado et son homologue béninois, M. Samou Seidou Adembi ont signé, hier dans l'après-midi, à Niamey, un accord bilatéral relatif à la réalisation d'un projet de pipeline. Cet engagement de coopération vient, ainsi, conclure les travaux d'amendement et d'adoption du document conventionnel, et enclencher le processus d'exportation du pétrole brut nigérien.
L'étape de la signature de cette convention marque le pas décisif dans le processus de commercialisation du pétrole nigérien sur le marché international via le Bénin. La production pétrolière du Niger actuellement de 20 mille barils par jour passera à 110 mille barils par jour et pouvant aller jusqu'à 200 mille, fera bientôt du pays, un exportateur du pétrole dans sa plénitude. D'où la volonté résolue des discussions avec ce partenaire, afin d'aller vers cette exportation. Cette signature d'accord donne le déclic pour la concrétisation des perspectives. Ce projet est estimé à un coût global de 4 milliards de dollars. Ils'agit pour les deux pays d'un grand défi à relever afin que cet important investissement soit partagé et bénéfique pour leurs populations respectives.
« Nous ne pouvons que féliciter l'ensemble des équipes du Benin et du Niger, qui ont travaillé en étroite collaboration pour la finalisation du document conventionnel, objet de la présente signature », a déclaré le ministre nigérien du Pétrole, M. Foumakoye Gado. Il s'est réjoui du franchissement de cette étape, qui vient aussi renforcer les liens de fraternité et de coopération qui existent depuis longtemps entre les deux pays. « Nous espérons qu'avec cette signature, les autres étapes qui restent, à savoir l'étude de faisabilité et la mise en place d'une société de transport, suivront incessamment pour qu'en cette année 2019 commencent effectivement les travaux de construction des infrastructures de surface et du pipeline », a ajouté le ministre Foumakoye Gado.
« Les travaux vont bientôt démarrer et se concrétiser, plus vite que possible », estime M. Samou Seidou Adembi, ministre de l'Energie et des Mines du Benin. Pour lui cette signature marque le premier pas décisif devant enclencher la réalisation de l'ouvrage, dont les retombés bénéficieront aux populations des deux pays. Parmi les dispositions à prendre pour la suite du processus, figure la mise en place rapide du Comité paritaire de suivi. D'ores et déjà, les différents membres sont désignés, et tiendront bientôt leur première réunion qui va adopter leur plan d'actions à soumettre pour une approbation dans les plus brefs délais.

Mahamane Chékaré Ismaël (Stagiaire)
24/01/19

 

 

 


ecoLe Premier ministre, Chef du gouvernement, S.E Brigi Rafini et le président de la Banque Islamique de Développement (BID), Dr Bandar Al Hajjar, ont co-présidé le 19 janvier dernier dans la salle de banquet de la Primature, une réunion de haut niveau sur la coopération entre le Niger et la BID. Cette réunion élargie aux deux délégations comportait à son ordre du jour deux points essentiels que sont l'état de la coopération entre le Niger et la BID et les perspectives immédiates des besoins exprimés par le Niger conformément aux orientations définies par le Président de la République lors des échanges qu'il a eus avec le président de cette institution financière. A l'issue de cette réunion, les deux parties ont signé une convention de financement d'un projet relatif à la chaine de valeur riz au Niger pour un montant de 18 millions de dollars.

A l'entame de cette réunion, le Premier ministre, Chef du gouvernement, SE Brigi Rafini s'est réjoui de la visite à Niamey de cet hôte de marque. Une visite qui vient renforcer une coopération déjà fructueuse entre le Niger et la Banque Islamique de Développement. Cette coopération qui est ancienne couvre plusieurs champs d'actions. « Nous pensons que cette visite de Dr Bandar Al Hajjar est une occasion pour discuter sur notre coopération afin d'améliorer et assouplir certaines procédures liées aux deux administrations respectives. Nous devons absolument créer les conditions à même de renforcer et de perfectionner nos relations en vue de faciliter l'exécution et le suivi de nos projets qui sont pour l'essentiel structurants » a déclaré le Chef du gouvernement.
eco-1SE. Brigi Rafini a ensuite évoqué quelques réalisations, fruits de la coopération entre le Niger et la BID. Il s'agit surtout de l'Université des filles à Niamey ; la tour du complexe Waqf, un immeuble à 10 étages sis en face de la SONIBANK petit marché qui est un projet qui aura un impact réel sur l'Université Islamique de Say qui tirera des revenus surs et durables ; le lancement du tronçon Tahoua-Sanam et le lancement par la BID de deux grandes initiatives majeures dont l'une sur les sciences, la technologie et l'innovation et l'autre sur la capacitation économique. « Ce sont là des initiatives qui permettront au Niger de connaitre des réels progrès pour atteindre rapidement les objectifs de développement que notre pays s'est fixés à travers les Objectifs de Développement Durable. Notre grand souhait est que la coopération se poursuit et s'intensifie pour le bonheur des populations nigériennes qui sont les bénéficiaires de vos interventions dans notre pays » a déclaré le Chef de gouvernement.
Pour sa part, le président de la Banque Islamique de Développement, Dr Bandar Al Hajjar s'est dit heureux d'effectuer une visite à Niamey. « Nous sommes effectivement au Niger pour échanger et discuter largement sur notre coopération avec le Niger qui est un pays membre de la BID depuis sa création. Nous avons compris que le Niger a beaucoup des projets pour lesquels il souhaite l'accompagnement de la BID. Nous sommes disposés à collaborer avec le Niger dans le cadre de la coopération. Notre institution est engagée à soutenir les pays islamiques à travers un certain nombre de réformes », a précisé Dr Bandar.
A l'issue de cette réunion, le président de la Banque Islamique de Développement et les ministres en charge du Plan et des Finances ont procédé à la signature de convention du financement d'un projet régional chaine de valeur riz. D'un montant de 18 millions de dollars pour ce qui concerne le Niger, le projet qui est prévu pour être exécuté en 5 ans touche aussi quatre (4) autres pays africains. A travers ce projet, il s'agit pour le Niger de ne plus être importateur de riz. L'un des résultats attendus de ce projet est de faire en sorte que le Niger soit autonome en matière de production et de consommation de riz à au moins 25%. « Le Niger produit du riz mais nous ne le consommons pas à la hauteur qu'il faut », a fait remarquer la ministre Kané Aichatou Boulama avant de préciser que « nous devons améliorer les rendements du riz avec des semences améliorées afin que les producteurs de la filière riz puissent tirer leur épingle du jeu ».eco-2
Selon la ministre du Plan, il existe dans le portefeuille de la coopération entre le Niger et la BID, des vieux projets et deux projets jeunes. Ce qui fait que le taux de décaissement est à un niveau qui n'est guère reluisant, soit 38%. « Nos discussions avec le président de la BID vont certainement donner un coup d'accélérateur au taux de décaissement au cours de cette année 2019 pour que le projet Kandadji puisse atteindre sa vitesse de croisière. Dr. Bandar Al Hajjar a par ailleurs accédé à une de nos requêtes importantes. Cette requête est relative à la nomination d'un représentant de la BID au Niger qui va travailler directement avec la représentation régionale dont le siège est à Abuja au Nigeria. Nos urgences ont été clairement exprimées au président de la BID », a relevé Mme Kané Aichatou Boulama.
Il faut rappeler que peu avant cette rencontre de haut niveau, le président de la BID a été reçu en audience par le Premier ministre, Chef du gouvernement SE. Brigi Rafini.

Hassane Daouda(onep)
21/01/19

 

 

 

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