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Prix des légumes sur les marchés : A la limite de la flambée


d-3Les musulmans du Niger, à l'instar de ceux des autres pays, ont entamé à partir du mercredi 16 mai le jeûne du mois de Ramadan sur l'ensemble du territoire national. Pendant ce temps, les prix des produits de première nécessité grimpent inexorablement. Tout au long de ce mois béni de Ramadan, les jeûneurs doivent s'abstenir de manger, de boire et d'avoir des rapports intimes du lever jusqu'au coucher du soleil. On peut dire aussi que c'est un mois de bienfaisance et aussi un mois de dépense et les riches ou les personnes qui gagnent moyennement leur vie doivent penser à aider les pauvres.
Cependant, sur le marché, certains commerçants profitent de la forte demande pour s'adonner à une augmentation des prix de certains produits de première nécessité tels que les légumes au point où certains consommateurs se posent la question de savoir si les prix des légumes augmentent en fonction des saisons ou à cause du Ramadan. La question reste posée.
Concernant la tomate, qui provient du Burkina Faso, la tasse ou ''tiya'' est passée de 1000 FCFA à 2000 FCFA en moins de trois jours ; le seau de tomate vendu à 2000 FCFA est passé à 3000 FCFA aujourd'hui. Aboubacar, un vendeur de piment frais au Petit marché nous confie que le sac de piment frais qu'ils prennent à Kongou (Zarmaganda) était vendu entre 12.000 et 13.000 mais, en moins d'une semaine, il est passé à 25.000 FCFA ; les tasses de carottes et poivrons sont respectivement vendues à 2000 FCA et 3000 FCFA ; l'oignon aussi connait une flambée : le sac de 50 kilos est à 25.000 FCFA aujourd'hui alors qu'une cliente nous confie qu'il y a quelques semaines, elle a payé ce même sac d'oignon à 14000 FCFA.
Cette cherté peut s'expliquer par le fait que la plupart des légumes présents sur le marché sont importés du Burkina Faso, du Nigeria, du Bénin et du Ghana, explique un commerçant. Mais le plus dérangeant selon une cliente, c'est que même les prix des produits cultivés au Niger connaissent une hausse ; par exemple, le gros tas de persil et de céleri que les revendeurs prenaient dans les champs à 1000 FCFA ou 1500 FCFA vaut aujourd'hui à 8500 FCFA. Concernant les tubercules, un vendeur de pommes de terre nous révèle que l'approvisionnement en pommes de terre vient d'Agadez maintenant à plus de 900 km de Niamey, au lieu de Bonkoukou ; la tasse qui était entre 300 et 350 F il y a quelques jours est passée à 500 F aujourd'hui. Au Niger, on remarque que les commerçants vendent cher et lorsque les consommateurs se plaignent, ils disent que c'est depuis la provenance que les légumes reviennent chers ; d'autres disent qu'ils sont obligés de revendre cher pour pouvoir se faire un bénéfice.
Mme Rahina, une ménagère rencontrée au Petit marché, exprime son mécontentement : « je suis très surprise de voir comment les prix ont augmenté aujourd'hui, alors qu'il y a trois jours, j'étais au marché ; durant ce mois béni de Ramadan, les commerçants devront faire preuve de bonne foi et ne pas penser qu'à eux seulement».

Aminatou Seydou Harouna (stagiaire)

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