Le Sahel

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d-3La Cure Salée ne se limite pas seulement à la jouissance culturelle des communautés nomades ; c'est aussi un véritable cadre du commerce des produits et articles de toute sorte. Ainsi, à quelques jours déjà de la fête, les commerçants de tous produits confondus ont pris place à quelques centaines de mètres de la tribune officielle en plantant leurs tentes et leurs stands.
Un véritable espace commercial où règne une ambiance extraordinaire ; les hommes, les femmes et les enfants s'adonnent activement à des petits commerces, les activités de tous genres permettant à gagner leur vie, notamment la restauration, la vente d'eau et de la boisson fraiche, la vente des fruits et légumes, celle des condiments et épices. Ce commerce a un double objectif car il permet non seulement à ceux qui le pratiquent de trouver leur compte mais aussi offrir à une majorité de personnes, riveraines et celles venant d'autres localités, et qui ne sont pas prises en charge par les organisateurs, la possibilité de satisfaire leurs besoins de consommation, selon leur bourse.
Sur ce lieu, qui est à lui seul un petit marché, divers plats sont proposés aux clients : haricot avec riz, la pâte de semoule et de la farine avec sauce (arachide, gombo ou facou) ; les pâtes alimentaires ; massa ; frite d'igname, galettes ; boissons importées d'Algérie, du Nigéria et même de Niamey et bien d'autres. M. Laouali dit Bagobiri s'est aussi installé avec tous les équipements nécessaires pour recharge des téléphones portables, le groupe électrogène, les chargeurs universels, les multiprises... de 100 à 200 FCFA par charge.
Pour joindre l'utile à l'agréable, deux vendeurs de lampes et ampoules de toute sorte : chargeables, avec pile, solaire, ont fait leur entrée. A haute voix ils vantent les mérites de leurs marchandises, par ces termes ''toh toh gamu mun iso, haské na dunia mun kawo, na laahira kowa yane mi abinchi'', autrement dit : « nous sommes là, nous avons amené l'éclairage de la vie, mais chacun cherche pour son au-delà », pour attirer la clientèle. D'un autre côté, il y a les compagnies de téléphonie mobile avec leur musique qui attire l'attention de la foule et leurs agents marketing qui profitent pour proposer et expliquer à l'assistance leurs différents offres et services.
En plus de cet espace destiné aux petits commerces, il y a un autre destiné spécialement à l'exposition ; les stands réservés aux partenaires de développement qui veulent faire connaitre au grand public leur domaine d'intervention ou qui souhaitent faire la visibilité de leur institution. Il y a également des stands où sont exposés les articles et produits locaux qui font la fierté de notre pays tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Parmi ces articles figurent les habits traditionnels Touaregs qui représentent un symbole important dans la culture nigérienne et font la fierté du Niger à l'extérieur.
Mme Bilal Aïchatou, une femme d'une quarantaine d'années, est une habituée de la foire d'Ingall. Cette exposition regorge de monde tous les ans. Commerçants, acheteurs, restaurateurs, tout le monde s'y retrouve pour faire affaires. «Je viens chaque année ici pour écouler mes articles. Puisque je suis revendeuse d'habits traditionnels Touaregs, je les prends auprès de nos tailleurs spécialistes de la broderie traditionnelle et j'augmente juste un peu sur le prix sur lequel on s'est entendu avec eux et le bénéfice me reviens», a-t-elle confié. Comme les gens viennent de partout pour assister à cette grande fête annuelle, je profite pour proposer mes articles au grand public car, si certains sont là pour faire la fête, d'autres, par contre, sont attirés par les articles exposés.« Ce genre de rencontres nous aide beaucoup dans le cadre de nos activités puisqu'on arrive à écouler beaucoup de nos articles », se réjouit Mme Bilal Aïchatou. Je participe à presque toutes les grandes rencontres telles que le Salon International pour la Femme (SAFEM) ; la foire du Village Artisanal et bien d'autres grandes rencontres à caractère international », a-t-elle ajouté.
La Cure Salée est l'une des rares fêtes qui regroupent les personnes venues de toutes les régions du Niger et même celles de l'extérieur, ce qui fait que beaucoup de personnes viennent à Ingall pour tirer profit de cette grande rencontre. Comme les affaires ne marchent pas bien ces dernières années à Agadez, Mme Bilal Aïchatou a, au lieu d'être sur un même lieu, tous les jours, préféré faire la rotation entre les différentes régions du Niger, partout où sont organisées les grandes rencontres. « L'argent que je gagne me permet de prendre mes enfants en charge et de satisfaire d'autres besoins », a-t-elle confié

Aïchatou Hamma Wakasso,
Envoyée spéciale (onep)

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