Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

M. Mahaman Laouan Gaya, Secrétaire Exécutif de l'Association des Producteurs de Pétrole Africains (APPA) : ''La seule solution qui s'offre à nous est la diversification des économies nationales ; solution unique pour résister au mieux aux chocs exogè


invitMonsieur le Secrétaire Exécutif, comment se porte aujourd'hui le marché international du pétrole ?
Nous pouvons dire que le marché international du pétrole se porte de mieux en mieux. Il est en convalescence parce qu'il sort d'une longue période de baisse drastique qui a trop fait souffrir les économies des pays producteurs. Rappelons qu'en 2013, le baril de pétrole était coté à 140 dollars US, puis à 115 dollars US en juin 2014, légèrement en dessous des 30 dollars US à la mi-janvier 2016, et il est remonté au-dessus de la barre des 50 dollars US en juin 2016.Tous les pays dont les économies dépendent de la rente pétrolière ont traversé une situation extrêmement difficile au point où les acteurs jadis foncièrement antagonistes à tous égards, ont entrepris des concertations de coulisses afin de parvenir à un éventuel rééquilibrage des prix du pétrole. Une première réunion a eu lieu à Doha au Qatar le 17 avril 2016 ; mais en raison de la rivalité entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, les négociations avaient capoté et les prix ont replongé après un léger rebond.
La débâcle des cours du baril s'est poursuivi alors, étouffant davantage les économies des pays producteurs, y compris celles des ''frères ennemis''. Afin d'éviter donc un ''suicide collectif'', tous les protagonistes ont mis à profit une réunion ministérielle du Forum International de l'Energie (FIE) qui s'est tenue à Alger du 26 au 28 Septembre 2016 pour, bon gré, mal gré, ''accorder leurs violons'', comme on dit. Sous le leadership diplomatique de l'Algérie, les pays de l'OPEP ont finalement consenti de réduire leurs productions de pétrole de 5%, soit 1,2 million de barils par jour. Cet accord a été paraphé au siège de l'OPEP à Vienne en Novembre passé, suivi d'un accord des pays non-OPEP pour une réduction d'environ 600.000 barils par jour.
En début Décembre, l'Association des Producteurs de Pétrole Africains (APPA) pour sa part, dans une déclaration rendue publique ici même à Abidjan, a appuyé cette décision de l'OPEP et appelé ses pays membres à consentir également un effort pour soutenir la remontée des cours du pétrole. Ce sont donc ces décisions mises en œuvre le 01 Janvier 2017 qui ont fait ''revivre'' le marché international du pétrole. Mais je dois préciser que déjà l'effet d'annonce de la décision d'Alger a vu la progressive remontée des cours. Aujourd'hui, le baril oscille timidement autour de 55 dollars US, mais nous osons espérer qu'il atteindra la barre de 65-70 dollars US courant 2017, pour que les économies des pays producteurs commencent véritablement à respirer.
A qui a profité cette baisse des cours du pétrole brut ?
Pratiquement à personne, hormis les sociétés de raffinage de pétrole et, pendant un certain temps, les spéculateurs des marchés financiers. Les consommateurs, comme vous et moi, n'avions vu aucun changement notable à la pompe; du moins en Afrique. Mais par contre, les impacts négatifs de la baisse des cours du pétrole ont fait l'unanimité dans quasiment tous les pays producteurs. Au début de cette crise, à l'idée de savoir si l'OPEP, et donc implicitement l'Arabie Saoudite, forte de ses 750 milliards de dollars US de réserve de change, allait réduire sa production afin de faire remonter les prix, la position de l'ancien ministre du pétrole saoudien, Ali Al-Naïmi, a été très claire : ''the price will go up and russians, brazilians, american shale oil producers will take our share''.
Mieux, l'Arabie Saoudite pensait même pouvoir longtemps encaisser le choc d'une plus grande baisse des cours et que son ''trésor de guerre'' devrait lui garantir de faire face à une impitoyable guerre d'usure économique. En effet, avec un baril à 20 dollars US, les Saoudiens affirmaient alors ne pas s'en émouvoir. Le Royaume avait pensé étouffer tous ses ''adversaires'' et reconquérir allègrement ses parts de marché perdues. Mais les choses ont mal tourné et le budget du Royaume, sur trois années consécutives, s'est retrouvé avec un déficit abyssal. La situation n'a pas non plus été reluisante pour les autres pays. Les Etats-Unis, qui sont en partie responsables de la baisse des prix des hydrocarbures, n'en ont pas aussi pleinement profité. En effet, à partir de 2010, à la recherche d'une indépendance énergétique, ils ont créé les conditions pour le développement de l'industrie des hydrocarbures de schiste, notamment grâce à des afflux massifs de capitaux dans ce secteur.
Avec cette nouvelle et très coûteuse technologie de la fracturation hydraulique, le coût de production d'un baril de schiste avoisinait les 60-65 dollars US. Avec un baril de pétrole conventionnel supérieur à ce prix, de nombreux petits producteurs américains se sont engagés à investir dans ce secteur plein de promesses. Par ailleurs, ce phénomène fut (irrationnellement) soutenu par l'excès de liquidité mondiale émanant de politiques monétaires ultra accommodantes et donc d'une recherche exacerbée de rendement par ces investisseurs, pour l'essentiel individuels. Ces deux effets combinés ont permis aux nombreuses entreprises de l'industrie des schistes de s'endetter massivement, afin de financer de nouveaux forages.
Avec alors une production de pétrole de schiste de près de 4 millions de barils par jour, les États-Unis se sont retrouvés inondés de pétrole brut. Le pays suspend alors une partie de l'importation de son pétrole, notamment du Golfe Persique et de Guinée. Une loi interdisant l'exportation des hydrocarbures du territoire américain fut même abrogée et l'offre mondiale de pétrole brut a submergé. Le prix du baril a ainsi démarré sa dégringolade qui, du coup, a impacté les producteurs américains et leurs créanciers. Une vague de défaut fut alors enclenchée et les banques augmentèrent leurs provisions allouées aux prêts non performants ; si bien que certains observateurs ont vite fait l'analogie entre l'éclatement de la bulle spéculative dans l'industrie du schiste et celle des subprimes de 2007. De nombreuses entreprises et leurs créanciers tombèrent en faillite; celles qui survécurent étaient les plus solides financièrement.
Quel a été l'impact de cette chute des cours au niveau des producteurs africains ?
Je vous disais qu'aucun producteur de pétrole dans le monde n'a été épargné par cette chute de prix du pétrole, quoique l'impact soit différemment ressenti d'un pays à l'autre. Si les pays africains producteurs ont souffert et souffrent encore de cette baisse des cours du pétrole, c'est parce qu'ils ont toujours vécu une dépendance maladive vis-à-vis de la mono production pétrolière et que leurs économies sont encore trop peu diversifiées. Pourtant, très souvent évoquée comme solution pour accroitre leur résilience, la diversification de l'économie et des sources de recettes budgétaires peine à être mise en œuvre. L'histoire se répète et continuera à se répéter ; mais l'Homme ne tire jamais de leçons des moments difficiles. Avec cette remontée des cours du pétrole, nous risquons fort malheureusement d'assister à un autre report (jusqu'à la prochaine crise certainement !) de la politique de diversification économique tant prônée aujourd'hui. Comme le disait Sénèque, ''La vie, ce n'est pas d'attendre que l'orage passe, c'est d'apprendre à danser sous la pluie''.
La chute des prix du pétrole qui persiste depuis juin 2014 n'est pas la première de l'histoire de l'humanité et ne se sera très certainement pas la dernière. Nous devrons donc apprendre à jouer avec les caprices du marché pétrolier. Cette crise a eu des effets récessifs dans la quasi-totalité des pays exportateurs nets d'hydrocarbures : chute des cours des devises, ralentissement des investissements et des projets de développement, baisse des recettes budgétaires, avec tous leurs corollaires (ré-endettement, retards dans le paiement des salaires, baisse du pouvoir d'achat des ménages, recul de la consommation, chômage, dégradation des services sociaux et risques de tensions sociales,...) et des effets expansionnistes plus modérés dans les autres pays importateurs nets.
Dans beaucoup de pays africains producteurs, les hydrocarbures représentent une part très élevée du PIB, au point où elles frôlent 90 à 95% des recettes d'exportation et des recettes budgétaires; autrement des économies entièrement adossées à la rente pétrolière. Le phénomène qui a aussi frappé ces pays, c'est la réduction, de manière logarithmique, des bénéfices exceptionnels (qu'on appelle ''windfall'' profits ou profits ''tombés du ciel'' dans le jargon pétrolier) et qui sont un élément de la rente pétrolière qui profite beaucoup aux contrats de partage de production. Cette situation a donc occasionné une importante baisse des revenus à ces Etats, ce qui a abouti à des profonds déficits budgétaires, et en pareille circonstance, l'on fait tout simplement recours à l'endettement extérieur.
Et le redoutable cycle d'endettement, qui a précédé les programmes d'ajustement structurel des années 80, de reprendre à nouveau au grand plaisir des créanciers occidentaux. Une fois dans cette spirale, les maillons faibles pour réajuster le budget sont les secteurs sociaux (éducation, santé, hydraulique,...), les salaires des fonctionnaires et les subventions accordées aux produits de première nécessité qui vont connaître des coupes dans leurs prévisions de dépenses. Dans le lot des producteurs africains, seul le Niger qui produit (les 20.000 barils par jour de production sont entièrement raffinés sur place) mais qui n'exporte pas son brut, et relativement l'Afrique du Sud, le Cameroun et la Côte d'Ivoire, ont su échapper à cette tempête pétrolière.
Déjà, pour l'année 2016, les perspectives de croissance de nombreux pays ont été revues à la baisse par le FMI et la Banque Mondiale ; en raison bien évidemment de la baisse persistante des prix des produits de base (pétrole en particulier), mais aussi des problèmes d'insécurité liés au terrorisme (Boko Haram, Aqmi, Shebab, etc...) et un déficit de la gouvernance économique. Selon le Rapport de la Banque Africaine de Développement (BAD) ''Perspectives économiques en Afrique – 2016'', la croissance moyenne du Continent devrait rester modeste à 3,7% en 2016, avant de se redresser à 4,5%...si la remontée des prix du pétrole reste progressive et durable. Alors, malgré la petite embellie due au rebond du prix du baril de pétrole observé depuis Septembre 2016, que je considère personnellement quelque peu timide, la''tempête'' ne s'est pas encore totalement dissipée. Aussi, vous convenez avec moi que la volatilité des prix des hydrocarbures a encore été une fois révélatrice des politiques ''court-termistes'' des décideurs et de la faiblesse des stratégies de stabilisation et de diversification des économies qui sont seules à même de conduire à un développement durable.
Je crains que nous continuâmes à pâtir encore plus sévèrement des incidences néfastes de cette crise pétrolière sur l'état des finances publiques de nos pays. Ailleurs au Venezuela, la situation économique s'est tellement détériorée que des émeutes de la faim (qui ont failli aboutir à des insurrections populaires) ont éclaté par dizaines ces derniers temps, et le gouvernement a dû signer un décret d'état d'urgence économique. Le gouvernement de ce pays traverse actuellement des moments extrêmement difficiles. Les Africains ne sont pas un copier-coller de la dynamique vénézuélienne, mais ils paient eux aussi chèrement leur entière dépendance à la rente pétrolière.
Dans un tel contexte, les pays producteurs africains ne doivent-ils pas définitivement mettre le cap sur la diversification des économies ?
Bien sûr que oui ! Mais seulement, les habitudes ont la tête dure. Avec la chute des prix de pétrole et la baisse drastique des recettes budgétaires, tous les discours politiques tournaient autour de la diversification des économies. Comme je le disais tantôt, la chute des prix du pétrole qui a persisté depuis juin 2014 n'est pas la première de l'histoire de l'humanité et ne se sera très certainement pas la dernière. Nous allons peut-être vivre une hausse des prix du pétrole comme on en a déjà vécu, mais un jour, il y aura inévitablement une autre baisse. C'est ''quasi-naturel'' ! Mais maintenant que la tempête s'apaise, mon inquiétude est qu'avec une éventuelle très forte remontée des cours, l'on ne soit tenté d'oublier tous les beaux discours des campagnes électorales de 2016, et ne se les rappeler que quand la situation redeviendra catastrophique. C'est ça notre problème !
Comme je le disais déjà, nous devrons apprendre à jouer avec les caprices du marché pétrolier et de ceux des autres matières premières. La seule solution qui s'offre à nous est la diversification des économies nationales, solution unique pour résister au mieux aux chocs exogènes. Les ressources énergétiques, tant d'origines fossiles (hydrocarbures, uranium) que d'origines renouvelables (biomasse, solaire, hydraulique, éolienne, géothermie,...) sont exceptionnellement abondantes en Afrique. Outre la diversification de nos économies (développement du secteur primaire en particulier), nous devons cheminer vers la promotion de mix énergétique en mettant un accent sur la transition et l'efficacité énergétiques et le développement des énergies renouvelables.
Aujourd'hui, l'Africain ne participe que très faiblement à la consommation énergétique mondiale avec une moyenne annuelle de l'ordre de 0,4 tep (tonnes équivalent pétrole), contre 4 tep pour un Européen et près de 7,8 tep pour un Américain. Et toute activité économique moderne, telle que nous la connaissons aujourd'hui, ne peut s'imaginer sans ressources énergétiques relativement abondantes et bon marché. Les problèmes qui plombent le développement économique et social de nos pays ne sont rien d'autre que la non-prise en compte des dispositions susmentionnées, une gouvernance du secteur énergétique et la problématique du développement durable dans leur politique économique.

Qu'entendez-vous alors faire au niveau de l'APPA ?
Nous venons justement de tenir, le 10 janvier 2017 à Abidjan en Côte d'Ivoire, une réunion ad 'hoc du comité interministériel en charge de la réforme de l'APPA. En effet, la réforme institutionnelle de l'APPA est un projet décidé par le Conseil des Ministres et inscrit au 8ème Programme d'Actions quinquennal 2012-2017 de l'Association. Notre nouvelle vision est, aujourd'hui, de recadrer la politique et revoir la gouvernance tant interne que celle de certains organes et instances de notre organisation qui sont en total déphasage avec le contexte de la géopolitique pétrolière et énergétique actuelle et avec la gouvernance économique et politique des organisations de son envergure.
Nous ambitionnons aujourd'hui de rompre avec le passé et de répondre aux préoccupations réelles des pays membres et de leurs populations en participant effectivement au développement des activités pétrolières et gazières du Continent africain, au développement de la coopération énergétique africaine, à l'accroissement du contenu local dans l'industrie pétrolière, au développement d'un marché africain du pétrole et des produits pétroliers, à la réactivité aux grands enjeux énergétiques mondiaux (instabilité des cours du pétrole, problèmes environnementaux, transition énergétique, réduction de la pauvreté énergétique en Afrique, etc.) et à l'arrimage de notre organisation aux grandes orientations énergétiques mondiales énoncées par les Nations Unies (Initiative SE4All...), l'Union Africaine (Vision Minière de l'Afrique), le NEPAD, la Banque Africaine de Développement, le Conseil Mondial de Pétrole, le Conseil Mondial de l'Energie, etc.
La future APPA doit avoir un positionnement stratégique dans les secteurs énergétique, pétrolier et gazier mondiaux et promouvoir ses activités à l'instar des autres institutions similaires, comme l'OPEP, l'OPAEP, l'OLADE, etc. Dans le cadre de cette réforme, des cadres de concertation et de réflexion mieux élaborés seront mis en place, et il a d'ores et déjà été décidé que l'instance suprême de la future APPA (qui s'appellera désormais Organisation des Producteurs de Pétrole Africains - APPO), sera le sommet des Chefs d'Etat.
Le pétrole et l'énergie sont des facteurs très importants pour le développement et éminemment stratégiques, au point qu'ils méritent d'être placés sous le contrôle des plus hautes autorités de nos pays. Pris isolément, les pays africains sont incapables de se battre à armes égales contre les autres acteurs internationaux, mais avec près de 12% de la production pétrolière mondiale et une ferme volonté politique, l'Afrique pourrait valablement occuper le rang de premier producteur mondial d'hydrocarbures devant l'Arabie Saoudite, les Etats-Unis et la Russie, et ne pas attendre que le prix de son propre pétrole soit fixé ailleurs. Cela n'est pas à négliger.
L'Afrique peut ne pas avoir besoin d'exporter tout son pétrole. Avec une population de plus d'un milliard de consommateurs et d'abondantes ressources énergétiques, les conditions sont réunies pour la constitution d'un véritable marché africain. L'APPA va justement très bientôt se lancer dans une étude pour la création d'un marché africain de pétrole brut et de produits pétroliers. L'organisation aux échelles régionale et continental d'un marché physique de pétrole brut et des produits pétroliers s'avère nécessaire ; il pourrait par la suite se financer et aboutir à la création d'une bourse de valeurs pétrolières.

Réalisée par Assane Soumana(onep)
www.lesahel.org

L'invité de Sahel Dimanche

Interview du directeur du Contentieux de l'Etat, M. Ibro Zabaye : ''Aucune saisie n'est définitive et par conséquent rie…

Interview du directeur du Contentieux de l'Etat, M. Ibro Zabaye : ''Aucune saisie n'est définitive et par conséquent rien n'est acquis pour Africard et rien n'est encore perdu pour le Niger''

Le tribunal de Nanterre a rendu sa décision le 14 mars dernier dans l'affaire qui oppose l'Etat du Niger à Africard. Quelle lecture vous inspire ladite décision ?Merci. Par rapport à cette décision, il faut retenir tout d'abord que c'est une décision avant dire droit, c'est-à-dire un jugement accessoire qui se rapporte à une question qui se rattache à la conduite du procès, mais qui n'est pas le procès proprement dit. En d'autres termes...

Dr Assane Barazé, expert agréé en Santé de Travail au Niger : ''La Médecine du travail a un rôle exclusivement préventif…

Dr Assane Barazé, expert agréé en Santé de Travail au Niger : ''La Médecine du travail a un rôle exclusivement préventif consistant à éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail ou des conditions dans lesquelles celui

La Médecine de travail est une activité professionnelle reconnue par l'Organisation Internationale de Travail OIT et par plusieurs autres organismes internationaux dont l'OMS. Notre pays est d'ailleurs signataire des principaux instruments internationaux qui régissent cette discipline spécialisée. Seulement, force est de constater que, jusqu'à un passé récent, elle n'est pratiquement pas exercée ici, et même si c'est le cas, peu d'impor...

M. Assoumana Mallam Issa, ministre de la Renaissance Culturelle et de la Modernisation Sociale, porte-parole du Gouverne…

M. Assoumana Mallam Issa, ministre de la Renaissance Culturelle et de la Modernisation Sociale, porte-parole du Gouvernement : ''Zinaria'', ''Délou'', et ''L'arbre sans fruit'', films présentés par le Niger, constituent de réels espoirs pour remporte

M. le ministre, vous avez assisté, hier au stade municipal Issoufou Joseph Konambo, à l'ouverture du 25ème Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou avec une forte présence des acteurs du cinéma africain et mondial. Peut-on connaitre les impressions qui vous animent à l'issue de cette cérémonie grandiose ?C'était une cérémonie dont la grandeur ne peut se mesurer qu'à la gloire du FESPACO. Les autorités politiques...

Interview de Dr Mallam Garba Maman, Enseignant-chercheur, conseiller technique du ministre en charge de l'Enseignement P…

Interview de Dr Mallam Garba Maman, Enseignant-chercheur, conseiller technique du ministre en charge de l'Enseignement Primaire : «Le défi, c'est celui de la généralisation. On ne va pas indéfiniment se cantonner à des expérimentations»

Docteur, à l'instar de la communauté internationale, le Niger a célébré le mardi 21 février dernier, la journée internationale de la langue maternelle. Quelle signification revêt pour vous un tel événement ?Merci de nous inviter dans votre journal pour parler de cette question cruciale et primordiale pour le développement d'un pays, car la question des langues touche à l'éducation et l'éducation est la base de tout développement. Dans c...

M. Amadou Souley Massaoudou, coordonnateur national du Projet de Gestion des Risques de Catastrophes et du Développement…

M. Amadou Souley Massaoudou, coordonnateur national du Projet de Gestion des Risques de Catastrophes et du Développement Urbain (PGRC-DU): ''Nous avons estimé qu'il était utile de présenter les résultats auxquels nous sommes parvenus à l'ensemble des

Vous avez organisé hier, dans les locaux de l'Académie des Arts Martiaux, une journée portes ouvertes sur les activités du Projet de Gestion des Risques de Catastrophes et du Développement Urbain (PGRC-DU). Quels sont les objectifs que vous avez assignés à cette journée ?Nous sommes très satisfaits de l'organisation de cette journée parce que la participation a été très au-delà de ce à quoi nous nous sommes attendus. En réalité, au nive...

Entretien avec Madame Ramatou Hama, directrice du Complexe Scolaire Communautaire Decroly : «Le système des écoles Decro…

Entretien avec Madame Ramatou Hama, directrice du Complexe Scolaire Communautaire Decroly : «Le système des écoles Decroly répond parfaitement à la prise de conscience des parents quant à leur implication dans la gestion et le fonctionnement de l'éco

Madame la directrice, les écoles Decroly représentent une nouvelle conception de l'école publique. Pouvez-vous nous présenter le Complexe Scolaire Communautaire Decroly que vous dirigez et nous faire la genèse de sa création ?Tout récemment, en début de ce mois de décembre, notre école a reçu la visite de la Première Dame Hadjia Aïssata Issoufou. Et ce fut pour nous une occasion idéale de faire découvrir aux uns et aux autres l'école De...

Catherine Martin Payen Dicko, cinéaste, directrice des Etudes en Arts et Cultures, à l'Université Abdou Moumouni Dioffo …

Catherine Martin Payen Dicko, cinéaste, directrice des Etudes en Arts et Cultures, à l'Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey : ''La critique d'art permet d'aller vers le fond de l'excellence, de ne pas se satisfaire de petites choses, ni aussi d

La filière ASLAC du Département des Lettres, Arts et Communication de l'Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey a organisé, du 25 au 31 janvier 2017, une formation sur le module Critique d'Art. Quel était l'objectif que vous visiez à travers une telle initiative?Je crois qu'on peut dire qu'il n'y a pas un seul objectif, il y en a plusieurs. Tout d'abord, le premier, c'est le besoin de faire grandir l'art, la communauté artistique, no...

M. Ntamatungiro Joseph, représentant résident du FMI au Niger : ''Le nouveau programme vise à préserver la stabilité mac…

M. Ntamatungiro Joseph, représentant résident du FMI au Niger : ''Le nouveau programme vise à préserver la stabilité macroéconomique et à atteindre les objectifs de développement définis dans le Document d'Orientations Economiques pour la période 201

Monsieur Ntamatungiro Joseph, vous êtes au Niger depuis un an et demi en qualité de Représentant Résident du Fonds Monétaire International. Comment appréciez-vous les relations entre le FMI et le Niger ?Les relations entre le FMI et le Niger sont excellentes. Comme vous le savez, le Niger est membre du FMI depuis le 24 avril 1963. A ce titre, il bénéficie des services offerts par le FMI. En l'occurrence, le FMI accompagne le Niger dans ...

M. Mahaman Laouan Gaya, Secrétaire Exécutif de l'Association des Producteurs de Pétrole Africains (APPA) : ''La seule so…

M. Mahaman Laouan Gaya, Secrétaire Exécutif de l'Association des Producteurs de Pétrole Africains (APPA) : ''La seule solution qui s'offre à nous est la diversification des économies nationales ; solution unique pour résister au mieux aux chocs exogè

Monsieur le Secrétaire Exécutif, comment se porte aujourd'hui le marché international du pétrole ?Nous pouvons dire que le marché international du pétrole se porte de mieux en mieux. Il est en convalescence parce qu'il sort d'une longue période de baisse drastique qui a trop fait souffrir les économies des pays producteurs. Rappelons qu'en 2013, le baril de pétrole était coté à 140 dollars US, puis à 115 dollars US en juin 2014, légèrem...

Interview du Dr Ibrahim Raphiou, Chercheur nigérien vivant aux USA : « On a conduit cette grande étude pour tout simplem…

Interview du Dr Ibrahim Raphiou, Chercheur nigérien vivant aux USA : « On a conduit cette grande étude pour tout simplement vérifier les effets nocifs de certains produits contre l'asthme qui étaient déjà sur le marché »

Dr Raphiou, vous avez en compagnie d'autres chercheurs, mené deux études concernant les effets d'un produit pharmaceutique pour le traitement de l'asthme. Quel était l'objectif visé à travers ces deux études ?Je vous remercie pour cette opportunité que vous m'offrez de parler de la recherche. Je vous précise de prime abord que je suis nigérien et que j'étais au Lycée Issa Korombé de Niamey avant de poursuivre mes études aux Etats Unis e...

AG/ONU

Editorial

Audiences

Dossier

Initiative privée dans le domaine de l'agro-pastor…

Initiative privée dans le domaine de l'agro-pastoralisme : Nafissa Hamidou, promotrice d'une unité de production d'aliments bétail ''Nourrir l'animal pour bien nourrir l'homme''

Au Niger, l'image d'une personne travaillant dans une usine, ou dans un domaine lié à l'él...

mercredi 22 mars 2017

Assoumana Souleymane, inventeur d'un tracteur

Assoumana Souleymane, inventeur d'un tracteur

Du talent, Assoumana Souleymane en a certainement ; mais il en faut plus pour réussir ce q...

mercredi 22 mars 2017

Mme Labo, promotrice de ferme bovine à Kangna (Zin…

Mme Labo, promotrice de ferme bovine à Kangna (Zinder) : De la craie à la ferme bovine

Mme Labo est propriétaire d'une ferme bovine à Kangna dans la banllieue de Zinder. Enseign...

mercredi 22 mars 2017

L'air du temps

L'info à chaud et en surchauffe sur la planète WhatsApp

L'info à chaud et en surchauffe sur la planète WhatsApp

De nos jours, avec le nouveau dada dénommé WhatsApp, les infos circulent à la vitesse de l...

vendredi 17 mars 2017

Newsletter

© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.