Le Sahel

pub_bann
A+ A A-

M. Yahouza Sadissou, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation : « Le gouvernement est plus que jamais déterminé à restaurer l'autorité de l'Etat dans toutes les écoles et Universités publiques du Niger »



invitDepuis bientôt quelques mois, la crise à l'Université Abdou Moumouni de Niamey a déteint sur les 7 autres Universités publiques et même les autres ordres d'enseignement: qu'en est-il vraiment ?
Les perturbations qui affectent les Universités Publiques du Niger (UPN) ne datent pas d'aujourd'hui. Elles sont aussi vieilles que la création des ces Institutions. L'agression de l'enseignant chercheur le 7 février 2018 par des membres de la Commission des Affaires Sociales et de l'Ordre (CASO) n'est que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
Avant cet incident, le gouvernement s'est efforcé de créer les conditions d'accalmie dans toutes les institutions d'enseignement supérieur afin que les activités académiques se déroulent dans de bonnes conditions. C'est du reste la mission à nous confiée par le Président de la République le 18 avril 2017 quand il nous a porté à la tête du Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'innovation (MES/R/I).
Malheureusement, depuis le 7 février, le climat s'est détérioré. C'était d'abord un problème qui opposait les étudiants à leurs enseignants. En ma qualité de Ministre en charge de l'Enseignement Supérieur, j'ai déployé tous les efforts pour rapprocher les deux parties. Hélas, tous les efforts sont restés vains. De l'Université Abdou Moumouni (UAM), le problème s'est propagé dans les autres Universités, les écoles du secondaire et de la formation professionnelle et technique qui ont répondu au mot d'ordre de grève illimitée de l'Union des Scolaires Nigériens (USN).

Tout le monde avait salué votre arrivée à la tête du Ministère de l'Enseignement supérieur après les évènements tragiques du 10 avril 2017 que vous aviez géré avec brio ; mais, force est de constater que la situation des Universités publiques est à nouveau alarmante : quel est le fonds du problème ? L'argent ? L'insuffisance d'un corps professoral de qualité ou des infrastructures d'accueil ? La perte de certaines valeurs ou quoi ?
Les raisons des perturbations dans les UPN sont multiples et multiformes. Je m'en vais d'abord citer l'épineux problème du chevauchement des années qui a pris naissance depuis 2010 avec la mise en œuvre du système Licence Master Doctorat (LMD). La non maîtrise de ce système a eu pour conséquence un encombrement d'étudiants surtout en 1ère année ; et l'élasticité des années académiques. Pendant que les effectifs d'étudiants qui sortent chaque année sont insignifiants, des milliers de nouveaux bacheliers s'y ajoutent d'où un accroissement des besoins en infrastructures, restauration, hébergement, soin, transport, consommation d'électricité, bourses, etc.

L'autre raison et non des moindres, c'est l'insuffisance des infrastructures universitaires. Dans ce domaine, l'Etat a déployé de gros efforts, mais beaucoup reste encore à faire. C'est aussi le cas de la subvention accordée à ces Universités et Centres des œuvres Universitaires. En 2018 par exemple, le gouvernement a inscrit dans le budget plus de 50 milliards pour les bourses (20 milliards) et subventions aux UPN et aux Centres des Œuvres Universitaires (30 milliards).
La gouvernance de nos UPN est aussi source de problèmes notamment l'impertinence de certaines dispositions contenues dans les textes qui les régissent. Dans certaines facultés, il y a malheureusement un laisser aller notoire et il n'est pas rare de voir un enseignant chercheur trainer les copies des étudiants durant plusieurs mois. Par ailleurs, les grèves récurrentes tantôt des étudiants, tantôt des enseignants, compliquent le déroulement normal des activités académiques.

Que propose vraiment le gouvernement pour résoudre cette crise ?
Pour résoudre cette crise, le gouvernement a mis en place toute une batterie de mesures. Il s'agit d'abord de la normalisation des années académiques. Au mois d'avril dernier, le MES/R/I a organisé une grande rencontre à Tahoua qui a débattu sur le thème ″Réforme LMD et la normalisation des années académiques″.
Cette importante rencontre a diagnostiqué la situation du sous secteur de l'Enseignement Supérieur et a fait des recommandations très pertinentes. L'une de ses recommandations consiste à l'harmonisation des semestres dans toutes les UPN par un arrêté du Ministre en charge de l'Enseignement Supérieur.
Pour accompagner l'effort de normalisation des années académiques, le gouvernement s'investira à créer les conditions d'une meilleure gouvernance dans les UPN, la construction d'infrastructures adéquates, la révision à la hausse de la subvention et la régularité du payement des salaires et des bourses. S'agissant d'ailleurs des bourses, nous sommes très avancés dans le processus de bancarisation des étudiants qui va permettre une meilleure visibilité dans la gestion des bourses.
Ces mesures et bien d'autres vont être proposées et mises en œuvre, de façon que le sous secteur de l'enseignement soit totalement assaini d'ici l'horizon 2021.
Le gouvernement est plus que jamais déterminé à restaurer l'autorité de l'Etat dans toutes les écoles et Universités publiques du Niger. Chaque acteur est appelé à jouer sa partition dans cette dynamique de la renaissance de notre enseignement supérieur.
Le rectorat, le décanat, les enseignants, le personnel administratif et technique, les parents, les étudiants, chacun doit apporter sa contribution pour la réussite de cette œuvre salvatrice. S'agissant des étudiants en particulier, ils doivent comprendre que les méthodes de lutte actuelles marquées par des manifestations violentes ou grèves illimitées sont inopportunes dans un contexte démocratique. S'il est vrai que l'USN a une reconnaissance juridique, il n'est pas moins vrai qu'aucune association, fusse-t-elle l'USN, n'est au dessus des lois de la République.

L'Assemblée nationale a décidé samedi dernier de la création d'une Commission d'enquête parlementaire sur les problèmes de l'Université Abdou Moumouni de Niamey : y voyez-vous une alternative aux solutions proposées par l'Exécutif et est-ce que cela pourrait suffire à faire baisser la tension dans les autres Universités ?
Je remercie l'Assemblée Nationale pour l'intérêt qu'elle porte sur l'enseignement supérieur. Déjà, il vous souviendra que le 7 avril dernier, j'ai été interpellé par la représentation nationale où j'ai répondu aux questions posées en rapport avec la crise à l'UAM en particulier et à l'ensemble des UPN en général. Je ne peux que saluer l'initiative de la commission d'enquête parlementaire et rassurer l'Assemblée nationale de notre prédisposition d'esprit à accompagner cette commission dans le respect des textes de la République.

II n'existe pas de Loi de programmation pour l'Enseignement supérieur au Niger : cela n'explique-t-il pas la navigation à vue du bateau-amiral ?
Il existe bel et bien une Loi de programmation pour l'enseignement supérieur. Comme vous le savez, depuis 2018, le Niger a basculé dans le budget programme. A l'instar de tous les autres départements ministériels, le MES/R/I a élaboré son budget pluriannuel sur la base duquel nous exécutons notre programme et notre feuille de route.

La fermeture des campus et restaurants universitaires assortie de la poursuite des cours dans les facultés ne sont-ils pas de nature à hypothéquer tout dialogue ?
Non, loin s'en faut. Le dialogue est notre principal crédo. Rappelez-vous du contexte difficile dans lequel SEM le Président de la République m'a confié le MES/R/I. Depuis maintenant 13 mois je n'ai fait que dialoguer avec tous les acteurs de la Communauté universitaire et Dieu merci, cela nous a permis d'asseoir un climat de confiance et de sérénité.

Tous les membres de la communauté universitaire sont unanimes à reconnaitre que le climat d'apaisement que nous avons créé a permis de surmonter beaucoup d'obstacles. C'est dans ce climat de relative accalmie qu'est intervenue comme un cheveu dans la soupe l'incident du 7 février 2018. A ce niveau également nous avons tout tenté à travers le dialogue pour résoudre le différend. Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, avec le Ministre d'Etat à l'Intérieur, Monsieur Bazoum Mohamed, ont joué un rôle primordial dans la conduite de ce dialogue.

Enfin, est-ce qu'on ne va pas vers une année blanche au regard des difficiles négociations sur le sujet?

Dans le LMD, il n'y a pas d'année blanche, c'est un système de semestrialisation qui est utilisé pour l'évaluation des activités académiques. Le semestre impair commence normalement du 1er septembre au 31 janvier et le semestre pair du 1er février au 30 juin. Avant le déclenchement du mouvement, les différentes instances d'enseignement supérieur sont très avancées dans les évaluations dans certains cas.
Réalisé par Sani Soulé Manzo

L'invité de Sahel Dimanche

M. Moussa Younoussa, Maire de la commune rurale de Falmey : «La viabilité d'une commune dépend de sa capacité à mobilise…

M. Moussa Younoussa, Maire de la commune rurale de Falmey : «La viabilité d'une commune dépend de sa capacité à mobiliser ses propres ressources »

Monsieur le Maire, pouvez-vous nous présenter la commune rurale de Falmey?La commune rurale de Falmey se situe dans la zone Sud-ouest de la région de Dosso. Elle couvre une superficie de 1.172 km2 avec une population de 79.632 habitants. Elle est limitée à l'Est par les communes de Djilladjé et Golé, à l'Ouest par la commune de Kirtachi et le parc du W, au Nord par les communes de Kankandi et de Fabirdji et au Sud par le Bénin.Quels son...

M. Hamani Kondi, préfet du département de Falmey : Les défis sont «le lotissement des gros centres et la dotation des se…

M. Hamani Kondi, préfet du département de Falmey : Les défis sont «le lotissement des gros centres et la dotation des services de l'Etat en espace»

Monsieur le préfet, veuillez nous présenter le département de FalmeyLe département de Falmey est créé par la loi 2011-22 du 8 Août 2011 érigeant les anciens postes administratifs en départements et fixant le nom de leurs chefs-lieux. Poste administratif de 1962 à Août 2011et rattaché à Boboye, l'actuel département de Falmey compte deux (2) communes rurales (Falmey et Guilladjé) pour une population de 103.271 habitants selon les résultat...

Discours du Directeur Général à l'occasion du lancement des activités du Cinquantenaire de la NIGELEC : «Envers notre ai…

Discours du Directeur Général à l'occasion du lancement des activités du Cinquantenaire de la NIGELEC : «Envers notre aimable clientèle, j'aimerais affirmer notre détermination à forcer son admiration en garantissant la continuité et la qualité de la

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, SE Brigi Rafini, a présidé, le jeudi 06 Septembre dernier au Palais des Congrès de Niamey, le lancement officiel des festivités entrant dans le cadre de la commémoration du cinquantième anniversaire de la Société Nigérienne d'Electricité (Nigelec). L'évènement auquel ont pris part plusieurs personnalités du pays et d'autres délégations venues des pays de la sous-région était d'une part, l'occas...

Ali Doungou Boubacar, Coordonnateur national du Projet Régional Autonomisation des femmes au Sahel et Dividende Démograp…

Ali Doungou Boubacar, Coordonnateur national du Projet Régional Autonomisation des femmes au Sahel et Dividende Démographique (PRAF/DD-SWEDD) : «Les plus hautes autorités du pays ont donné une nouvelle impulsion au Projet afin de lui permettre d'atte

Le «Projet Autonomisation des femmes au Sahel et Dividende Démographique (PRAF/DD-SWEDD) a été lancé en 2015 au Niger. Pouvez-vous nous rappeler Monsieur le Coordonnateur, les raisons fondamentales qui ont motivé la mise en place de ce projet ?Je vous remercie pour cette opportunité que vous me donnez à travers votre illustre journal pour parler du Projet SWEDD au Niger. Pour répondre à votre question, permettez-moi de rappeler à vos le...

M. Laouali Ali, Directeur Général de la maternité Issaka Gazobi de Niamey : L'investissement du personnel dans le travai…

M. Laouali Ali, Directeur Général de la maternité Issaka Gazobi de Niamey : L'investissement du personnel dans le travail a permis de réduire le taux de mortalité maternelle qui de 8% en 2011 est aujourd'hui à 0,72%, alors que l'OMS recommande 1%

Couramment connue sous le nom de la Maternité Centrale, créée en 1929, l'établissement a connu une nette évolution. Lundi 13 août 2018, l'institution sanitaire a reçu la visite des membres de la commission des affaires sociales et culturelles de l'Assemblée nationale. En marge de cette visite, nous avons eu un entretien avec M. Laouali Ali, Directeur Général de l'Etablissement. Dans l'interview qui suit, il nous parle de l'exploit de so...

M. Amadou Harouna, Directeur général de l'Agence du Barrage Kandadji : «Les travaux démarreront effectivement au plus ta…

M. Amadou Harouna, Directeur général de l'Agence du Barrage Kandadji : «Les travaux démarreront effectivement au plus tard en novembre 2018»

M. le Directeur Général, le programme Kandadji semble enfin avoir trouvé le partenaire idéal avec la présélection d'une société de droit chinois pour la construction du barrage hydro électrique de Kandadji, un ouvrage tant attendu par les Nigériens depuis des décennies. Quelle est l'entreprise ? Et pouvez-vous bien nous faire la genèse du processus ?Merci de l'opportunité que vous m'offrez pour parler du Programme Kandadji dans les colo...

M. Saley Saidou, Secrétaire Permanent du Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires (DNPGCA…

M. Saley Saidou, Secrétaire Permanent du Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires (DNPGCA) : « C'est globalement près de 200 milliards de FCFA qui sont mobilisés par l'Etat et ses partenaires pour soutenir les populatio

Monsieur le Secrétaire Permanent, nous voilà en pleine période de soudure, une phase qui, dans le milieu rural notamment, se traduit par unamenuisement drastique des réserves alimentaires. Quelles sont les dispositions prises par l'Etat dans le cadre du plan de soutien 2018 en vue de mettre les populations vulnérables à l'abri de l'insécurité alimentaire et nutritionnelle?Merci. Comme vous le savez, la campagne agropastorale de l'hivern...

Interview Directeur Général du Musée National Boubou Hama de Niamey : «Nos hôtes continuent de témoigner de leur soutien…

Interview Directeur Général du Musée National Boubou Hama de Niamey : «Nos hôtes continuent de témoigner de leur soutien et de leurs appréciations positives à l'endroit du Musée National», déclare M. Ali Bida.

Le 11 octobre 2013, le Conseil des ministres a examiné et adopté la création d'un établissement public à caractère scientifique, culturel et technique dénommé « Musée National Boubou HAMA ». Vu le rôle important que joue ce Centre culturel pour le Niger et la sous-région, nous avons rencontré pour vous, le Directeur du Musée National Boubou HAMA, l'historien et archéologue Ali Bida, qui a bien voulu nous parler de l'historique dudit éta...

Interview de M. Almoustapha Garba, Ministre de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable : « …

Interview de M. Almoustapha Garba, Ministre de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable : « Nous voulons inviter chacun à une action et une attitude citoyenne, mais aussi rappeler clairement que la restauration de notre en

Monsieur le Ministre, notre pays célèbre le 03 Août 2018, le 58ème anniversaire de l'indépendance essentiellement marquée par les festivités de la Fête Nationale de l'Arbre (FNA). Quelle sera la particularité de cette édition 2018 ?Avant de répondre à votre question, permettez-moi de vous remercier pour l'occasion que vous m'offrez pour m'adresser à mes compatriotes en vue de les entretenir dans le cadre de la Fête Nationale de l'Arbre ...

Mlle Moumouni Ibrah Hadiza, ingénieur pétrolière et spécialiste du réservoir pétrolier, présidente de l'association NIWO…

Mlle Moumouni Ibrah Hadiza, ingénieur pétrolière et spécialiste du réservoir pétrolier, présidente de l'association NIWO : «Je souhaite que le Chef de l'Etat, soucieux de l'avenir de la jeunesse, exige l'implication des jeunes et des femmes ingénieur

La présence des femmes dans le domaine de l'industrie pétrochimique et de l'ingénierie du pétrole est restreinte au Niger. Le domaine restait un terrain conquis par les hommes, alors que les femmes peuvent se lancer pour son développement. C'est pourquoi, la seule femme spécialiste du réservoir pétrolier au Niger, sans emploi, a pensé à créer l'association NIWO (Niger's Women in Oil and Gas) pour inciter les jeunes filles nigériennes à ...

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !

Audiences

Dossier

Cinquantenaire de la Société Nigérienne d'Electric…

Cinquantenaire de la Société Nigérienne d'Electricité (NIGELEC) : Boukari Kané, une figure marquante de la NIGELEC

Il est incontestablement celui qui a posé les jalons de la Société Nigérienne de l'Electri...

lundi 10 septembre 2018

Les grands projets de la NIGELEC : Environs 552 mi…

Les grands projets de la NIGELEC : Environs 552 milliards FCFA injectés pour améliorer et étendre la fourniture d'électricité

Créée en septembre 1968, la Société Nigérienne d'Électricité (NIGELEC) succède à la Saféle...

lundi 10 septembre 2018

Diner de gala de la Nigelec : La société honore se…

Diner de gala de la Nigelec : La société honore ses anciens dirigeants, ses meilleurs agents et clients

A l'occasion de son cinquantième anniversaire, la Société Nigérienne d'Electricité (Nigele...

lundi 10 septembre 2018

L'air du temps

L'IDH en questions

L'IDH en questions

Le verdict du rapport sur le rapport mondial de développement humain pour l'année 2017 est...

vendredi 21 septembre 2018

Newsletter

© Le portail dynamique de l'information au Niger | conception jourdain-informatique.