Le Sahel

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Madame Amina Moumouni, Ministre de l'Energie : «Avec l'intégration de la centrale solaire de Malbaza au réseau de la NIGELEC, le Niger inaugure l'introduction dans son mix énergétique de la production solaire»


inviteMadame la Ministre, votre département ministériel s'apprête à accueillir l'inauguration de la première centrale solaire photovoltaïque de 7 MW à Malbaza, le dimanche 24 novembre prochain. Quelle est selon vous l'importance de cet événement pour notre pays ?
Je vous remercie de me donner l'occasion de parler de la centrale solaire photovoltaïque de 7 MW de Malbaza. Comme vous le faites remarquer cette centrale est d'abord la première installation du genre au Niger. En plus, l'électricité sera produite à partir de la source solaire dont notre pays regorge et domaine dans lequel nous sommes précurseurs. C'est donc là, cette importante ressource nationale que nous valorisons et comme vous le savez, la valorisation de nos potentialités énergétiques nationales constitue un des piliers de la Politique du Niger dans le sous-secteur de l'électricité. Par ailleurs, ce sont nos équipes du Ministère de l'Energie, de la NIGELEC et du CNES, qui ont supervisé ensemble et en bonne intelligence, avec professionnalisme, la construction de cette centrale. C'est à ces différents niveaux que cette inauguration est importante !
Les observateurs parlent toujours de paradoxe relativement à l'insuffisance observée au Niger sur le plan de l'exploitation de l'énergie solaire au Niger. Peut-on dire, avec l'inauguration de la centrale solaire de Malbaza, que le Niger est résolument tourné vers le solaire ?
Comme je le disais, le Niger est précurseur en la matière avec le développement de nombreuses applications depuis les années 70. L'exploitation de l'énergie solaire pour la production est assez récente et est venue trouver d'autres sources, utilisées pour la génération d'énergie électrique. C'est dire qu'il y a quelque part, un équilibre ou un optimum à rechercher pour l'insertion du solaire afin de trouver la bonne combinaison qui offrirait une énergie abordable pour les consommateurs.
Or, jusqu'à une époque assez récente, la production d'énergie solaire par source solaire était chère et pouvait induire une hausse des coûts de facteurs et par suite générer une tendance à la hausse des tarifs. C'est donc ces quelques deux-trois dernières années, qu'il est constaté des conditions plus favorables qui créent l'opportunité d'introduire le solaire photovoltaïque comme source d'énergie électrique abordable, surtout pour des pays comme le nôtre. Avec l'intégration de la centrale solaire de Malbaza au réseau de la NIGELEC, le Niger inaugure l'introduction dans son mix énergétique de la production solaire, même s'il faut aussi le dire, que cette forme d'énergie est intermittente, n'étant disponible qu'en période diurne.
De toute façon, cette mutation s'inscrit dans une stratégie globale pour en tirer le meilleur profit en associant les autres potentialités énergétiques nationales dont notre pays regorge et qui ont aussi leur place et leur rôle à jouer pour fournir aux nigériens de l'électricité dans des conditions fiables et à un prix abordable dans le respect de l'environnement.
Quels sont actuellement les grands projets en cours au Niger dans le cadre des efforts entrepris pour l'atteinte de l'indépendance énergétique ?
Au regard de nos ressources en la matière, le Niger fait le pari d'être un acteur majeur du marché de l'électricité de la CEDEAO lancé en juin 2018 à Cotonou au Bénin. En cela, il entend développer la production nationale d'électricité à travers la valorisation desdites ressources, avec en perspective l'exportation.
A moyen terme, il est visé un objectif d'installer 100 MW de capacité solaire photovoltaïque, en démarrant par cette Centrale de Malbaza de 7 MW. Les projets en cours qui suivront sont ceux de la centrale hybride d'Agadez diesel (6 MW) et solaire photovoltaïque (13 MW) et l'installation d'une capacité de 20 MW à Gorou Banda sur financement conjoint de l'Agence Française de Développement (AFD) et de l'Union Européenne (UE) totalisant plus de 60 millions d'euros (plus de 40 milliards de FCFA).
A cela viendront s'ajouter trois (03) centrales solaires photovoltaïques prévues en Partenariat Public Privé (PPP) sous forme de BOT dont l'installation est envisagée à Dosso (10 MW), Maradi (20 MW) et Niamey-Gorou Banda (30 MW). Le processus va démarrer très prochainement.
Il y a aussi des installations de taille réduite (jusqu'à quelques MW) qui sont envisagées dans le cadre de l'électrification rurale et de l'hybridation de centrales diesel existantes. D'ores et déjà, les projets en cours de développement dans ce sens concernent :
- L'accès aux services électriques solaires – NESAP, sur financement de la Banque mondiale qui vise le développement d'un marché commercial de kits solaires, l'hybridation des centrales diesel existantes de la NIGELEC et l'électrification rurale par le biais de mini-réseaux hybrides solaires suivant un modèle d'opérateur de service délégué de type PPP.
- L'électrification rurale par systèmes solaires photovoltaïques en projet pilote dans les régions de Dosso et Tahoua, financé par la Banque Islamique de Développement (BID). 27 villages sont concernés, regroupés en 3 grappes chacune alimentée par centrale solaire photovoltaïque totalisant 9,2 MW.
- L'électrification rurale par systèmes solaires photovoltaïques de 50 villages (dont 40 par kits solaires individuels et 10 par mini-centrales photovoltaïques) des régions de Dosso, Tahoua et Tillaberi sur financement de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) sur Ligne de Crédit EXIM BANK Inde.
- L'électrification rurale par systèmes hybrides solaire photovoltaïque – diesel de 47 villages, financée par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) de taille 40 kWc - 30 kVA (13), 50 kWc - 50 kVA (24) et 100kWc - 60 kVA (10).
Pour être complète sur le sujet, il faut signaler le Projet régional de la Dorsale Nord du WAPP/CEDEAO, financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Mondiale (BM). Ce projet concerne l'interconnexion du Bénin, du Burkina Faso, du Niger et du Nigéria ainsi que l'électrification rurale sur le parcours des lignes au Burkina Faso et au Niger. Il permettra aussi à terme au Niger d'exporter sa production d'électricité.
Madame la Ministre, vous avez effectué une mission de terrain à l'intérieur du pays, vous avez supervisé les travaux d'électrification de 50 villages dont 10 par mini réseau solaire et 40 par kits solaires individuels dans le cadre du partenariat avec l'Inde. Comment évolue aujourd'hui cet important projet, sachant que lors de votre mission, vous n'aviez pas caché votre insatisfaction ?
L'électrification de 50 villages des régions d'Agadez, Diffa, Maradi et Zinder dans le cadre du partenariat avec l'Inde touche à sa fin. Effectivement, dans le cadre de la supervision qu'il m'incombe d'effectuer en plus du dispositif de suivi et contrôle mis en place, j'ai eu à relever quelques insuffisances que j'ai demandé en son temps de corriger. Cela rentre dans le cadre normal de l'exécution des chantiers et les corrections ont été faites.
A cette date, il faut signaler que 40 de ces villages disposent de l'électricité dont 10 par le biais de mini-centrales solaires photovoltaïques hors réseau et le reste par kits solaires.
Un peu plus d'un an après la mise en service de la centrale de Gorou Banda, comment appréciez-vous l'apport de cette infrastructure dans le dispositif énergétique au Niger ?
L'apport de la centrale de Gorou Banda dans l'approvisionnement en énergie électrique a répondu aux objectifs visés par le projet. Nous avons enregistré une meilleure continuité et une meilleure qualité du service de l'électricité dans la zone du Fleuve (régions de Dosso, Niamey et Tillabéri). Ces résultats sont indéniables et justifient l'investissement dont la dernière tranche est en cours de mise en œuvre pour atteindre la capacité ultime de 100 MW.
Quelles sont, Madame la Ministre, les différentes potentialités dont regorge le Niger sur le plan énergétique ?
Le Niger regorge effectivement d'importantes potentialités énergétiques dont : l'hydroélectricité, où le barrage de Kandadji est en cours, le solaire, le charbon minéral déjà exploité par la SONICHAR et bientôt par la CMEN pour le complexe Salkadamna, le pétrole, l'uranium et enfin l'éolien.
Quels sont les principaux objectifs et les orientations de la Politique nationale d'électrification du Niger ?
Le Niger vient de se doter d'un Document de Politique qui vise à faire de l'électricité un véritable moteur du développement durable grâce à l'accès universel à l'électricité et la valorisation de ses ressources énergétiques nationales, pour se positionner en acteur majeur du marché régional d'électricité de la CEDEAO. A cet effet, les axes stratégiques sont notamment à l'horizon 2035, l'électrification totale du territoire national et le développement de la production nationale d'électricité avec l'exportation en perspective.
Afin d'atteindre ces objectifs à l'horizon 2035, le Plan Directeur d'Electrification (PDE) avec son Plan d'investissement est en cours d'élaboration et sera bientôt disponible (en début 2019 probablement). Sachez que l'électrification du territoire se déploiera par le raccordement de localités au réseau de la NIGELEC (qui, à cet effet, sera densifié et développé), à travers le déploiement de réseaux dits décentralisés ou autonomes (hors réseau NIGELEC) alimentés par des centrales solaires principalement et par le biais de kits individuels.
Par ailleurs, dans le cadre de l'offre d'énergie électrique, une démarche similaire est aussi mise en œuvre avec le Schéma Directeur de Production et Transport d'énergie électrique en cours de développement. A ce sujet, il convient de signaler le projet structurant du Complexe charbonnier de Salkadamna visant à valoriser nos ressources en charbon ainsi que le renforcement des capacités de la Société Nigérienne du Charbon d'Anou Araren (SONICHAR).

Réalisée par Assane Soumana(onep)
23/11/18

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