Le Sahel

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M. Chaibou Dan Inna, ministre des Enseignements Professionnels et Techniques : ''Tout le monde a constaté que le ministère est en chantier, et que la volonté du Président Issoufou Mahamadou est en train d'être traduite en actes''

M. Chaibou Dan Inna M. Chaibou Dan Inna

''Tout le Ministère des Enseignements Professionnels et Techniques est en chantier'', relève le ministre Chaibou Dan Inna, lors de sa visite sur plusieurs chantiers de construction de collèges d'enseignement technique, ces écoles créées pour accueillir des élèves venant des classes de CM2, suite à une évaluation, pour un cycle qui doit aboutir à l'obtention du CAP. Le ministre des Enseignements Professionnels et Techniques était aussi sur des chantiers de réhabilitation et de construction d'autres infrastructures au CFPP et CTK de Niamey. Autant d'actions qui visent à mettre les enseignants et les élèves dans de bonnes conditions de travail et d'étude. Ce que saluent les élèves et étudiants qui, par la voix du secrétaire général de l'Union des Etudiants des Instituts et Ecoles Professionnelles et Techniques, M. Issoufou Boubacar, se sont engagés à œuvrer pour une année scolaire de quiétude et d'études. A cette occasion notre reporter a recueilli les propos du ministre sur les réformes en cours dans le sous-secteur de l'enseignement technique et de la formation professionnelle.
Monsieur le ministre, vous étiez sur des chantiers de construction de classes et de bâtiments administratifs dans la ville de Niamey. Quel est le motif de ces visites ?
Vous savez que le sous-secteur de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle est en train de connaitre, depuis l'arrivée au pouvoir du Président de la République Issoufou Mahamadou, en 2011, une véritable réforme. Il s'agit pour nous de développer un sous-secteur qui a été longtemps négligé. Nous avons eu pour instructions d'augmenter les effectifs dans l'enseignement technique et la formation professionnelle, d'œuvrer à améliorer la qualité de l'enseignement dispensé dans nos centres de formation afin de répondre aux besoins de l'économie nationale. Dans ce cadre, nous avons eu à augmenter, de façon significative, les infrastructures ; nous avons créé des collèges d'enseignements techniques, afin d'accueillir des élèves venant des classes de CM2, pour un cycle qui doit aboutir à l'obtention du Certificat d'Aptitude Professionnelle (CAP). Et c'est pour voir l'état d'avancement de construction des infrastructures provisoires qui vont abriter les Collèges d'Enseignements Techniques que nous avons effectué cette visite. Nous nous également rendu au Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement (CFPP), au Centre Technique Kalmaharo, ainsi qu'au Centre des Ressources Pédagogiques et de la Documentation qui est en construction, ce qui nous a permis de voir l'état de tous les équipements qui sont en train d'être mis en place au niveau de Niamey.


Monsieur le ministre, qu'en est-il de l'intérieur du pays, notamment en ce qui concerne la création de ces nouveaux centres de formation?
Ce que vous avez vu à Niamey est à l'image de ce qui se fait à l'intérieur du pays. Et vous savez que nous avons en projet la construction, en matériaux définitifs, des Collèges d'Enseignements Techniques dans chaque chef-lieu de département de notre pays. A Niamey, en attendant la construction de ces centres par l'entreprise qui a été choisie par notre pays, nous avons installé les Collèges d'Enseignement Techniques de Niamey 1 et 2 sur un site du Service National de Participation, à côté de la Cour d'Appel. Pour Niamey 3 et 4, nous avons construit des infrastructures au CFPP, et pour Niamey 5, nous l'avons installé sur le site de la Maison des Jeunes de Harobanda.
Vous avez vu que les travaux sont en voie d'achèvement et, au niveau de chacun de ces sites, nous avons trois classes, soit deux classes et un atelier qui serviront pour accueillir 200 élèves dans chacun de ces collèges d'enseignement technique. C'est dire que cette année, uniquement au niveau de Niamey, nous aurons 1000 élèves venant du CM2 qui vont entrer dans les Collèges de l'Enseignement Technique pour un cycle qui doit conduire à l'obtention du CAP dans les filières industrielles et agricoles. Et chacun des centres de l'intérieur du pays est aussi prévu pour accueillir 200 élèves.

Quel est le constat qui se dégage sur le terrain quant à la mise en œuvre de cet ambitieux programme de développement de l'Enseignement Professionnel et Technique ? En êtes-vous satisfait ?
Bien entendu ! Tout le monde a constaté que le Ministère est en chantier, que la volonté du Président Issoufou Mahamadou est en train d'être traduite en actes. S'il plait à Dieu, les années à venir montreront que le Niger a changé en mieux. Avec les ressources humaines que nous avons dans les Collèges d'Enseignements Techniques et dans les Centres de Formation Professionnelle, tous les métiers pour lesquels nous avions besoin de recourir à la main d'œuvre étrangère seront assurés par des Nigériens. Tout ce qui nous a manqué jusqu'ici. Par la volonté de Dieu, nous allons faire en sorte que ce seront des Nigériens qui vont assurer ces métiers.

Qu'en est-il des appuis que le Ministère des Enseignements Professionnels et Techniques reçoit des partenaires techniques et financiers dans le cadre de la mise en œuvre de votre politique ?
Au niveau du Centre de Formation Professionnelle et de Perfectionnement (CFPP), le Centre de Ressources et de Documentation est construit avec l'aide de la Coopération Luxembourgeoise que je voudrais remercier ici, pour l'appui qu'elle nous a toujours apporté et qu'elle continue à nous apporter pour le développement de l'enseignement technique et de la formation professionnelle. C'est un centre qui va regrouper la Direction Régionale de la Formation Professionnelle et Technique de Niamey, l'Inspection Régionale, mais aussi un centre de documentation où des livres seront conçus et produits, puisqu'il y aura une imprimerie. Nous avons pour cela formé un certain nombre de cadres, tout un vivier de cadres de l'enseignement technique et de la formation professionnelle qui aura à s'occuper de cette tâche. Le Centre de Ressources et de Documentation sera l'équivalent de l'INDRAP pour le Ministère des Enseignements Professionnels et Techniques. De la même manière qu'à l'INDRAP des ouvrages sont conçus, là aussi les ouvrages qui vont être utilisés dans nos centres de formation seront conçus par des experts. Je voudrais aussi ajouter qu'il y aura toujours, au niveau de ce Centre de Ressources Pédagogiques, la plate-forme d'orientation qui est un lieu où les jeunes qui ont fini leurs études, ou qui veulent avoir un travail, vont être orientés par des experts nigériens. Donc, il y aura, au niveau du centre de Gamkallé, la Direction régionale, l'Inspection régionale, le centre de documentation, l'imprimerie et la plate-forme. Et je voudrais, encore une fois, remercier vraiment la coopération luxembourgeoise, et l'Etat du Luxembourg pour ce qu'il fait à notre endroit.
Au Centre Technique Kalmaharo, il y a un chantier dont les travaux sont financés par la Banque Africaine de Développement (BAD). Il s'agira de construire et de réhabiliter le Centre Technique Kalmaharo. Il y aura un amphithéâtre, des salles de classe, un dortoir pour les filles, le bloc administratif sera repris. Avec ce projet qui est fait avec un financement de la BAD que je remercie, le CTK va devenir un centre compétitif qui aura tous les moyens, toutes les ressources pour former les compétences nationales. Nous avons d'autres projets en vue, notamment avec la coopération algérienne concernant la formation des ressources humaines aux plans technique et pédagogique, parce que nous cherchons à moderniser nos centres de formation, à leur trouver de nouveaux équipements. Tous ces enseignants qui seront dans les Collèges d'Enseignement Technique auront besoin de formation pédagogique, ils auront besoin de renforcement de capacités, et nous sommes en train de chercher avec les partenaires, pour leur donner tout ce dont ils ont besoin. Il me faut aussi souligner que nous avons une très bonne coopération avec la Suisse à travers Swiss Contact qui a construit de nombreux centres à l'intérieur du pays et nous aide aussi dans la formation des hommes, et aussi la Banque Mondiale. Je voudrais dire combien nous sommes satisfaits de leur coopération, et que tous trouvent ici nos témoignages de gratitude. Nous espérons aussi que ces partenaires vont continuer à nous appuyer.
Quelles sont, Monsieur le ministre, les actions phares que le ministère a eu à engager en 2014, et qui font la fierté de ce secteur?
Le Ministère de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle est véritablement en chantier. Le sous-secteur de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle est en pleine expansion. Je pense que toutes les actions que nous avons menées sont significatives. Et ce qui me vient immédiatement à l'esprit, c'est la création des Collèges d'Enseignement Technique, parce que pendant toutes ces années, on n'a pas cherché à développer le sous-secteur de la formation professionnelle et de l'enseignement technique. D'un seul coup, avec la création de ces centres, nous allons nous retrouver avec des effectifs qui vont, en une seule année, représenter ce que nous avons eu je ne sais depuis combien d'années! Compte tenu de ce que nous avons aujourd'hui en chantier, des pays comme le Togo reconnaissent que nous sommes désormais en avance sur eux dans ce domaine. Voilà une action significative dont les Nigériens doivent être fiers.
Ensuite, nous sommes en train de moderniser et d'équiper nos centres de formation, parce que pour être au diapason du développement technologique, il faut avoir les équipements qui sont à jour. Nous avons aussi quelque chose dont nous devons être fiers, c'est qu'en plus de la construction de Collèges d'Enseignements Techniques. En effet, nous sommes en train de doter chaque commune d'un centre de formation aux métiers. En 2011, il y avait en tout et pour tout 19 Centres de Formation en Développement Communautaire (CFDC) qui sont devenus des Centres de Formation au Métier. Aujourd'hui, nous en avons 192, dont la majorité est opérationnelle. Et nous sommes en train de faire en sorte que chaque centre de formation au métier ait ses propres infrastructures. Voilà donc tous ces projets là, qui ont marqué l'année 2014, et de façon encore plus large, ce qui est fait depuis l'arrivée du Président de la République Issoufou Mahamadou à la tête de l'Etat du Niger.

Souley Moutari

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