Le Sahel

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Tinni Abdou


inviteMonsieur le préfet, veuillez nous présenter le département de Falmey
Le département de Falmey est créé par la loi 2011-22 du 8 Août 2011 érigeant les anciens postes administratifs en départements et fixant le nom de leurs chefs-lieux. Poste administratif de 1962 à Août 2011et rattaché à Boboye, l'actuel département de Falmey compte deux (2) communes rurales (Falmey et Guilladjé) pour une population de 103.271 habitants selon les résultats définitifs du 4ème recensement général de la population et de l'habitat réalisé en 2012. Cette population est repartie dans 71 villages administratifs. Il est situé à 100 km du chef-lieu de la région de Dosso et à 155 Km de Niamey et couvre une superficie de 2.072 Km2 dont 1.172 Km2 pour la commune de Falmey et 900 Km2 pour la commune de Guilladjé. Il est limité au sud par le Bénin, au Nord par le Boboye, à l'est par le département de Dosso et à l'ouest par le Département de Kollo et celui de Say (Parc de W).
Pour l'appui et l'encadrement de ces populations, le département dispose des directions suivantes : la direction du Plan, AT/DC, la direction de l'Agriculture, la direction de l'Elevage, la direction de l'Environnement/SU/DD, la direction de l'Hydraulique et Assainissement, la direction du Génie Rural, la direction départementale de l'enseignement primaire, la direction de la Promotion de la femme et de la Protection de l'Enfant, le district sanitaire départemental, la direction de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant ainsi que l'Inspection départementale de
l'enseignement primaire.

Beaucoup de services étatiques n'existent pas encore dans votre département : est-ce dû à sa jeunesse ou à des difficultés liées à la mise en œuvre de la politique de déconcentration et de décentralisation ?
Votre constat est juste. Nous avons besoin de la création des autres directions techniques, de l'hôpital de District, d'un trésorier départemental, de la création d'un commissariat de police et de la création d'un tribunal de Justice. En plus, il manque la viabilisation des gros centres (lotissement) et la dotation des services de l'Etat en espace pour les constructions de bureau et logement des services.

Quels sont le potentiel socio-économique et les contraintes de votre département ?
Les principales activités économiques des populations sont l'agriculture, l'élevage, la pêche, le commerce, l'artisanat et l'apiculture. Mais, la vie des populations autour de ces activités est jalonnée de problèmes et de conflits dont, entre autres, ceux mettant en cause Agriculteurs-Eleveurs, Agriculteurs-agriculteurs, Eleveurs-éleveurs, Eleveurs-pêcheurs ; il y a ceux liés au partage de l'espace et ceux existant entre Administration et populations (gestion de la réserve, des mares permanentes, le braconnage, la lutte contre la drogue et les armes illicites).

Y a-t-il d'autres défis auxquels est confronté ce jeune département ?
Oui. Dans le domaine des routes, le département ne compte que trois (3) routes latéritiques insuffisantes et défectueuses alors que le département regorge beaucoup de potentialités en transport. Dans le cadre de l'environnement, il y a la difficulté de lutter contre la coupe abusive des arbres, la question de la préservation de la réserve, de la récupération des terres dans les sites communautaires et surtout individuel, celle du faucardage des mares et leur empoissonnement, de la lutte contre le braconnage, de la gestion des animaux sauvages sortant du Parc W ainsi que la question de la préservation de ce qui reste de la réserve.
Dans le cadre de l'élevage, nous avons en chantier le balisage des aires de pâturage et des couloirs de passage reconnus par le SAF ; en effet, le département compte vingt-sept (27) couloirs de passage d'une longueur totale de 308,028 km dont trois (3) sont entièrement balisés et trois (3) autres partiellement balisés ; dix-sept (17) aires de pâturage d'une superficie totale de 3 164,1004 ha dont quatorze (14) sont balisées et la lutte contre les espèces envahissantes dans les aires de pâturage et l'ensemencement. Dans le cadre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, l'Etat a consenti d'énormes investissements mais, du fait de la disponibilité de l'eau de surface, leur utilisation cause des problèmes. II faut donc amener les populations à l'usage de l'eau potable, nantir les populations riveraines d'infrastructures modernes.
Dans le cadre de l'Aménagement du Territoire et du Développement communautaire, il faut orienter les partenaires à favoriser l'aménagement des sites individuels en cas de financement, restructurer les sites collectifs déjà existants, former les bénéficiaires en vie associative et en gestion, mettre un dispositif conséquent autour de toutes les infrastructures pour mieux les pérenniser.
Dans le cadre de la sécurité, il convient de doter les FDS de moyens roulants fluviaux, mettre en œuvre la patrouille transfrontalière avec le Bénin, effectuer des missions de sensibilisation pour lutter contre les stupéfiants et les armes illicites tant la présence et le mutisme des populations sont inquiétants. Enfin, dans le cadre de l'enseignement primaire, le département de Falmey compte cette année un effectif de 10.401 élèves dont 6264 garçons et 4137 filles pour une population scolarisable de 16 855 enfants. Le taux de scolarisation est de 61,70 %. Les filles scolarisables sont de 9 345 et les filles scolarisées 4 137 soit un taux de scolarisation des filles de 44,26 %.

Vous oubliez le travail des enfants, les conflits agriculteurs et éleveurs ou encore l'exode rural qui semble être le sport favori de vos administrés : comment les freiner ?
Le travail des enfants est un problème récurrent ; il trouve sa source dans la tradition des éleveurs comme des agriculteurs. Les enfants font paître les animaux ou participent aux travaux champêtres. Il y a aussi la déperdition scolaire qui pousse un tiers (1/3) des enfants dans la rue. Cette déperdition est en grande partie due à l'inaccessibilité des écoles du fait des routes coupées par les pluies ou les cours d'eau. On s'attèle à régler ce problème par la sensibilisation, les cours de vacances, la création des « Espaces sûrs », etc.
S'agissant des conflits entre agriculteurs et éleveurs, on les gère en recherchant des solutions locales en rapport avec les chefs de village, les leaders religieux et d'opinion et en empêchant la descente précoce des éleveurs vers les aires de cultures. Mais, je dois avouer que ces conflits sont parfois « alimentés » par de riches ressortissants du département vivant en exode dans les pays voisins. Nous essayons de casser ces liens malsains entre ceux d'ici et ceux de là-bas. Quant à l'exode rural proprement dit, il est très important parce qu'il y a beaucoup de gens qui y ont réussi leur vie.

Quelles opportunités votre département offre-t-il aux investisseurs et touristes ?
Il y a la réserve étendue initialement sur 330 000 ha, le Dallol Bosso qui traverse le département sur plus de 40 km, les sites RAMSA sur lesquels est posée la commune rurale de Guilladjé et où vivent des milliers d'espèces d'oiseaux locaux et migrateurs, le fleuve Niger qui longe sur 70 km le département, des sites touristiques inexploités tels que le ParcW à Bossia, l'île de Karey kopto chargée de son histoire mystique, l'hôtel de Brigambou, le Koma Barma de Sakalagonga, le célèbre site de la bataille entre Bayero et Issa Korombé à Boumba, dénommée "Boumba Hané".

Y a-t-il des motifs d'espoir ?
Oui. Et nous remercions la Cellule Crise Alimentaire (CCA) pour nous avoir financé les travaux de récupération des terres, de faucardage et d'ensemencement des aires de pâturage ; le SAP/GC qui finance la vente à prix modéré des céréales et du son de blé, la distribution gratuite ciblée des céréales et des intrants (semences améliorées) ; la CAIMA qui finance la Vente à prix modéré des intrants (engrais) ainsi que la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix qui a financé la mission de sensibilisation des populations sur la quiétude sociale dans notre département.
Nous sommes reconnaissants à tous ces partenaires et nous souhaitons la poursuite de leur intervention afin d'aider notre jeune département à se développer. Ce faisons, nous en appelons aussi aux ONG et AD ainsi qu'aux PTF pour qu'ils s'installent dans le département de Falmey où il y a tant et tant à faire pour le développement local.

Réalisé par Sani Soulé Manzo(onep)

14/09/18


DG-nigelecLe Premier ministre, Chef du Gouvernement, SE Brigi Rafini, a présidé, le jeudi 06 Septembre dernier au Palais des Congrès de Niamey, le lancement officiel des festivités entrant dans le cadre de la commémoration du cinquantième anniversaire de la Société Nigérienne d'Electricité (Nigelec). L'évènement auquel ont pris part plusieurs personnalités du pays et d'autres délégations venues des pays de la sous-région était d'une part, l'occasion pour le Gouvernement du Niger, de saluer la contribution inestimable de cette société à la réponse aux défis énergétiques et au développement du pays, et d'autre part, informer les populations de la disponibilité des compteurs à prépaiement. Une occasion, également pour les responsables de la société d'affirmer leur détermination à répondre aux attentes de la clientèle en lui garantissant la continuité et la qualité de la fourniture électrique et surtout en améliorant le service. (Lire ci-dessous, l'intégralité du discours prononcé à cette occasion par le Directeur Général de la NIGELEC).

«Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Excellence Monsieur le Premier Vice-président de l'Assemblée Nationale ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Honorables Députés Nationaux ;
Honorables Chefs Coutumiers et Religieux ;
Mesdames et Messieurs, à vos titres, grades et qualités
Permettez-moi de prime abord, au nom de la Ministre de l'Energie, de la
Présidente du Conseil d'Administration (...) et au nom de l'ensemble du Personnel de la NIGELEC, d'adresser modestement nos très sincères remerciements à Son Excellence Monsieur le Premier, Chef du Gouvernement d'avoir sacrifier de son temps précieux pour venir personnellement présider cette cérémonie de lancement des activités marquant le cinquantenaire de la NIGELEC. Le personnel NIGELEC a sa lecture de cette marque de considération qu'il gardera jalousement pour lui. Qu'il me soit également permis de remercier les membres du gouvernement, les députés nationaux et toutes les autorités administratives, coutumières et religieuses qui ont honoré notre invitation.
Il m'est également agréable de mentionner, pour les remercier chaleureusement, nos invités venus de l'extérieur notamment : le Commissaire des Mines et Energie de la CEDEAO ; le MD/CEO de la TCN du Nigeria, également Chairman du WAPP ; le Secrétaire Général du WAPP et son Collaborateur ; le Directeur Général de la SONABEL (Burkina Faso) et ses Collaborateurs ; le Directeur Général de la CEB (Bénin &Togo) ; le Directeur Général de MESL du Nigeria qui gère les barrages de Kandji et Jebba et ; dont NIGELEC est actionnaire, accompagné également de ses collaborateurs. Merci du fond du cœur chers collègues et amis. Thank you deeply from my heart brothers and friends.
Que dire enfin de cette présence massive et qui nous honore tant des Directeurs Généraux des Sociétés, des Banques et institutions financières et bien d'autres encore. A tous la NIGELEC dit humblement merci.

Excellence Monsieur le Premier Ministre
Mesdames et Messieurs,
La Société Nigérienne d'Electricité (NIGELEC) a été créée le 07 septembre 1968. Elle succède à la Société Africaine d'Electricité (SAFELEC), elle-même héritière de Energie AOF créée en 1952 et dont le siège était à Dakar alors capitale de l'AOF. A la création de la NIGELEC en 1968, six localités étaient électrifiés à savoir Niamey (1952), Zinder (1955), Maradi (1959), Magaria (1961), Agadez (1964) et Tahoua (1967). Ce nombre a évolué pour atteindre 19 localités en 1985. En 2011, on comptait 323 localités électrifiées et aujourd'hui on en compte environ 700.
En termes d'équipement du pays en infrastructures énergétiques, la période allant de 1968 à 1985 a été marqué par la réalisation d'importants investissements notamment :
- La construction de la ligne d'interconnexion 132kV Birnin Kebbi-Niamey mis en service en 1976;
- La construction en 1979 d'une centrale thermique à charbon'de 36MW à Anou Araren et ses lignes d'évacuation 132kV sur Arlit, pour alimenter les sociétés minières, et 20KV sur Agadez;
• L'installation de 2 turbines à gaz de 12MW chacune en 1980 et 1982 ;
- La construction en 1985, la centrale électrique de Goudel équipé d'un groupe diesel dit PC4de12MW.
Dans la vie de la NIGELEC il s'agit d'une des périodes les plus glorieuses dont on se souvient encore avec admiration. L'artisan de toutes ces œuvres est parmi nous dans cette salle.
Mesdames et Messieurs, je vous demande d'ovationner Monsieur Boukari Kané, Premier Directeur Général Nigérien de la NIGELEC. L'ensemble du personnel NIGELEC a décidé de l'honorer tout au long de ce cinquantenaire de la NIGELEC. Je ne dirai pas plus sur notre tonton à tous pour ne pas heurter sa modestie sauf qu'au nombre de ces réalisations je soulignerai le rôle central qu'il a joué dans la création de l'Ecole Supérieure de l'Electricité, implantée en Côte d'Ivoire, conçue et fondée spécialement pour former des ingénieurs de haute facture pour le compte des sociétés d'électricité africaine. Le Commissaire des Mines et Energies de la CEDEAO, le SG du WAPP, le DG de la SONABEL ici présents, moi-même, le Secrétaire Général de la NIGELEC et la plupart des cadres dirigeants de NIGELEC comme de plusieurs sociétés d'électricité en Afrique sommes diplômés de cette école créée par M. Kané et ses amis de l'époque dont M. Konan Lambert DG de l'EECI à l'époque.

En témoignage des services rendus, notamment dans le domaine de la formation des hommes, nous avons humblement proposé à Monsieur Kané qui l'a accepté que nous baptisions notre Centre des Métiers de l'Electricité : CME-Boukari Kané. Aussi, avec votre permission Excellence, je voudrais demander à Madame la Présidente du Conseil d'Administration de la NIGELEC de bein vouloir acter ce baptême en remettant la maquette du Logo et la clé du désormais CME Boukari Kané à Monsieur Boukari Kané. Le CME Boukari Kané est pour la NIGELEC, ce que Tondibia représente pour les militaires, c'est-à-dire le passage obligé de tous les recrus pour leur formation de professionnalisation aux différents métiers de l'électricité. Depuis 2012, le CME a formé plus de 800 nouveaux agents et organisé des centaines de séminaires de renforcement des capacités du Personnel en activité. Des formations sont dispensés en électricité au profit des sociétés sœurs : SONICHAR, SONIDEP, COMINAK, EAMAC, ASECNA et au profit des forces de défense et de sécurité. Plus de 600 millions de FCFA sont en voie d'investissement sur financement de la BAD et de l'AFD pour upgrader le CME Boukari Kané.
Excellence Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs,
A partir des années 80, à l'image du pays, la NIGELEC a vécu les périodes d'ajustement structurel, les reformes en tous genres y compris des tentatives de privatisation dans les années 90 qui ont fortement usé le personnel, ainsi que la traversée des années d'apprentissage démocratique faites d'instabilité récurrente qu'a connu notre Pays jusqu'en l'an 2000. Durant toute cette longue période, les investissements l'ont été à minima avec comme seule grande réalisation la 2ème ligne d'interconnexion 132kV Katsina-Gzaoua-Maradi/Zinder mis en service en 1994.
A partir de 2001, un accent particulier a été mis sur l'électrification rurale dans le cadre du-programme spécial du Président de la République avec le raccordement d'une moyenne de 20 localités par an entre 2001 et 2010. Malheureusement, l'aspect construction des infrastructures de production a été délaissé ce qui a résulté en déficit de l'offre contraignant aux recours aux délestages à partir de 2010.
C'est de cette situation que le gouvernement de la 7ème République a hérité Monsieur le Premier Ministre. Il a donc fallu faire recours à la location d'une centrale de 20MW en 2012, puis 10 MW supplémentaire en 2013 pour stabiliser tant bien que mal la situation en attendant de mobiliser les financements et construire le plus grand projet de production électrique jamais réalisé au Niger, la construction de la centrale diesel 100MW de Gorou Banda dont la mise en service le 02 avril 2017 a apporté deux fois plus de capacité que la puissance totale disponible hors importation.
Parallèlement, de multiples projets ont été lancés notamment :
-La construction des lignes 132kV SORAZ-Zinder et Maradi-Malbaza mises en service en fin 2016
-Le renforcement des centrales électriques régionales de Malbaza, Diffa, Agadez, Tahoua, etc. pour plus de 20 MW supplémentaires ; Je ne parle pas des projets Kandadji et Salkadamna dont la conduite ne relève pas de la NIGELEC ;
-L'accélération de l'électrification rurale au rythme d'une cinquantaine de localités en moyenne par an qui a permis, de 2012 à aujourd'hui, de plus que doubler le nombre de localités électrifiés depuis 1952. Avec la stratégie d'accès à l'électricité élaborée par le Ministère de l'Energie et ses plans d'actions, il est projeté d'atteindre un taux d'électrification national d'au moins 80% à l'horizon 2035 ;
-Les extensions des réseaux électriques dans toutes les localités déjà électrifiés dont le taux de couverture varie de 25 à 50%. Ces opérations se poursuivent actuellement et sont appelées à s'intensifier et se généraliser avec les importants financements mobilisés auprès de l'AFD, la BM et la BAD notamment ; il en sera de même pour la réhabilitation de l'éclairage public dans les villes que nous avons commencé cette année par Niamey, qui se poursuivra et s'étendra aux autres grandes villes du pays ;
-La mobilisation des financements pour la construction de centrales solaires ou hybrides notamment à Niamey, Agadez, Malbaza, cette dernière entrera en production à la fin de l'année mettant fin aux procès faits au gouvernement et à la NIGELEC de tourner le dos au solaire. Loin s'en faut !
Toujours en termes de mobilisation des financements, il y'a lieu de mentionner le projet d'interconnexion 330kV Nigeria-Niger-Burkina-Bénin dit WAPP dorsale Nord que NIGELEC mène conjointement avec TCN, SONABEL et CEB dont les Directeurs Généraux sont tous ici présents sous la coordination du WAPP dont le Secrétaire Général est également présent. Le financement de projet, d'un montant de plus de 700 millions de dollars US, assuré principalement par la BM, la BAD et l'AFD est complètement bouclé et nous entamons la phase de mise en œuvre conjointe. Je voudrais profiter pour réitérer mes remerciements à mes collègues pour la confiance faite à la NIGELEC pour le choix porté sur la personne de Monsieur Djibril Mailélé, Directeur de la Production et du transport comme Directeur de ce projet structurant, et les rassurer qu'il va relever le défi de conduire ce projet avec rigueur et intégrité.
La parole ne finissant pas dans la bouche, je vais devoir conclure par le domaine des ressources humaines. NIGELEC compte aujourd'hui 1625 agents toutes catégories confondues. J'éprouve au moins une fierté personnelle de relever que j'ai signé de mes doigts plus de la moitié des contrats de travail de cet effectif depuis 2012. Cela veut dire plus de 50% du personnel en activité a au plus 6 ans d'ancienneté, faisant de la NIGELEC une entreprise très jeune même si elle s'apprête à fêter ses 50 ans.
Enfin, envers notre aimable clientèle, j'aimerai affirmer notre détermination à forcer son admiration en garantissant la continuité et la qualité de la fourniture électrique et en améliorant nos services. Au premier semestre 2018, nous sommes parvenus à réduire de plus de 50% la durée et le nombre de coupures par rapport à la même période en 2017.
Nous lancerons dès demain, le déploiement des compteurs à prépaiement, dont-nous disposons actuellement dans nos magasins d'un stock de plus de 100.000 unités. Ils permettront aux clients de contrôler et bien gérer leur consommation d'énergie. Nous déployons en partenariat avec les sociétés de télécom, les banques et Niger, une batterie de moyens pour faciliter à la clientèle le règlement de ses factures. La seule chose qu'il nous sera difficile à faire, est de ne pas servir du tout des factures à nos clients ou de ne pas les couper même s'ils ne paient pas leurs factures.

Je vous remercie. ».
10/09/18

Onep



invteLe «Projet Autonomisation des femmes au Sahel et Dividende Démographique (PRAF/DD-SWEDD) a été lancé en 2015 au Niger. Pouvez-vous nous rappeler Monsieur le Coordonnateur, les raisons fondamentales qui ont motivé la mise en place de ce projet ?
Je vous remercie pour cette opportunité que vous me donnez à travers votre illustre journal pour parler du Projet SWEDD au Niger. Pour répondre à votre question, permettez-moi de rappeler à vos lecteurs que c'est grâce à la vision et au leadership du Président de la République du Niger, Son Excellence, Issoufou Mahamadou qui, à travers une déclaration dénommée «Appel de Niamey sur les défis démographiques au Sahel » a lancé l'idée le 6 novembre 2013 à l'occasion de la visite au Niger, du Secrétaire Général des Nations Unies, du Président du Groupe de la Banque Mondiale, de la Présidente de la Commission de l'Union Africaine et du Directeur exécutif de l'UNFPA. Cette initiative vise à répondre aux défis de la croissance démographique et permettre aux pays bénéficiaires d'accélérer la transition démographique et capturer à terme les fruits du dividende démographique. Dividende démographique qui est une notion économique qui décrit l'avantage économique dont dispose un pays en cours de transition démographique qui est la baisse de la natalité, la baisse de la mortalité des enfants et une population extrêmement productive capable d'assurer un maximum de production économique avec beaucoup d'épargne possible. Ce projet est régional et couvre six (6) pays dont 5 du Sahel : le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Quels sont les objectifs poursuivis au Niger à travers la mise en œuvre du projet SWEDD ?
Le projet vise globalement à accélérer la transition démographique en maîtrisant les taux de fécondité et de mortalité infantile afin de déclencher le dividende démographique en matière économique et la réduction des inégalités entre les sexes dans la région du Sahel.
De façon spécifique, il s'agira d'améliorer le niveau d'autonomisation des femmes et des adolescentes et leur permettre d'accéder plus facilement aux services de la reproduction maternelle néonatale, infantile et nutritionnelle (SRMNIN de qualité ; d'accroitre la génération et le partage des connaissances et de renforcer les capacités de coordination régionales. Ces objectifs spécifiques seront atteints à travers les trois (3) composantes suivantes du projet : améliorer la demande pour les services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle en favorisant les changements sociaux et comportementaux et l'autonomisation des femmes et des adolescentes ; renforcer les capacités régionales pour mettre à disposition des produits et des personnels qualifiés de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle (SRMNIN) et favoriser l'engagement politique et renforcer la capacité des politiques liées au dividende démographique et la mise en œuvre du Projet.

De 2015 à aujourd'hui, qu'est ce qui a été fait concrètement dans notre pays par ce Projet en matière d'autonomisation des femmes ?
En termes de réalisations physiques dans le domaine de l'autonomisation des filles et des femmes, on peut relever les résultats suivants sans être exhaustif :
150 formateurs (125 hommes et 25 femmes) des centres (CFM et CFPF) formés en technico pédagogie; 140 formateurs (114 hommes et 26 femmes) de 25 centres identifiés sont formés en entrepreneuriat ; 110 responsables (99 hommes et 11 femmes) des centres formés en gestion et planification. 3964 personnes (jeunes, leaders religieux, traditionnels et communautaires) sensibilisées lors de la cure salée - Edition 2017 ; Paiement de bourses 2017 - 2018 à 1200 filles des collèges des régions de Dosso, Maradi, Tahoua et Zinder.

Est-ce à dire que le Projet a atteint ses objectifs au Niger. Sinon pourquoi ?
Merci pour cette question très pertinente. Il est très tôt de parler d'atteinte d'objectif ; mais il y a lieu de se demander si le projet est sur la voie pour atteindre son objectif ? Initialement le projet devrait prendre fin le 31 décembre 2018 conformément à sa date de lancement après 4 ans de mise en œuvre. Mais pour un projet qui a pour socle un changement de comportement individuel, la durée prévue était très courte pour avoir ce changement. A cela s'ajoute un retard observé dans la mise en œuvre des activités sur le terrain du fait des perturbations institutionnelles dont le projet a connu. Ce qui n'a pas permis de faire des réalisations importantes à ce jour surtout en termes de consommation de crédit. Les activités à grand impact n'ont pu démarrer véritablement qu'en 2017, ce qui ne permet pas raisonnablement de réaliser tous les objectifs du projet. Outre le retard dans le démarrage des activités du projet quelques difficultés d'ordre institutionnel ont retardé sa mise en œuvre efficiente. Cependant, les plus Hautes Autorités du Pays, ont donné une nouvelle impulsion au Projet afin de lui permettre d'atteindre ses objectifs dans des
délais raisonnables qui seront convenus avec les différents partenaires techniques et financiers.
Monsieur le Coordonnateur, plusieurs partenaires se sont engagés pour la mise en œuvre de ce projet. Ont-ils tous tenu leurs promesses ?
Comme je l'ai dit au début de mes propos, plusieurs partenaires financiers ont été présents au moment du lancement de cette importante initiative par le Président de la République, à savoir la Banque Mondiale, les Nations Unies, la Commission de l'Union Africaine entre autres et auxquels s'est jointe la Fondation Bill et Melinda Gates ont mobilisé 205 millions de dollars US soit environ 26,750 milliards de franc CFA au profit des 6 pays membres. En outre, la mise en œuvre opérationnelle bénéficie de l'appui technique de l'UNFPA et de l'OOAS. Donc dans la phase actuelle du projet, il n'y a pas de problème de ressources financières en termes de disponibilité.

Quelles sont, Monsieur le Coordonnateur, les difficultés auxquelles fait face aujourd'hui le projet SWEDD dans sa mise en œuvre ?
On ne peut pas dire que le projet SWEDD ne rencontre pas de difficultés actuellement, mais il est important de noter que les grosses difficultés sont aujourd'hui derrière nous grâce à l'implication des plus Hautes Autorités du pays qui ont créé les conditions plus favorables à une bonne mise en œuvre du projet, dont la redynamisation des différents comités de pilotage et de suivi.

Quelles sont, enfin, Monsieur le Coordonnateur, les perspectives à court et moyen terme pour le projet SWEDD au Niger ?
Je vous remercie pour cette importante question qui me permet de vous dire qu'à court terme, nos perspectives visent l'opérationnalisation de notre dispositif de suivi de proximité des activités des ONG chargées de la mise en œuvre de certains volets du projet à travers les Ministères sectoriels, la révision de notre manuel de procédures, le démarrage effectif des activités des ONG sur le terrain et la préparation du PTBA 2019. A moyen terme, nous envisageons, en accord avec la Banque mondiale, la restructuration du projet dans la perspective d'une extension de sa date de clôture jusqu'en 2020, afin de nous permettre de disposer de suffisamment de temps pour la réalisation de toutes les activités importantes prévues pour l'atteinte des objectifs du
projet SWEDD.

Réalisée par Idé Fatouma(onep)
07/09/18



invitCouramment connue sous le nom de la Maternité Centrale, créée en 1929, l'établissement a connu une nette évolution. Lundi 13 août 2018, l'institution sanitaire a reçu la visite des membres de la commission des affaires sociales et culturelles de l'Assemblée nationale. En marge de cette visite, nous avons eu un entretien avec M. Laouali Ali, Directeur Général de l'Etablissement. Dans l'interview qui suit, il nous parle de l'exploit de son institution, des difficultés et des défis à relever.
Monsieur le Directeur Général, votre établissement a reçu la visite des membres de la commission des affaires sociales et culturelles de l'Assemblée nationale. Quelle lecture faites-vous de cette visite et parlez-nous du fonctionnement des principaux services de la Maternité Issaka Gazobi?

Tout d'abord, je vous remercie de m'avoir accordé cette opportunité de m'exprimer dans les colonnes de votre journal. Je remercie également les députés, membres de la commission des affaires sociales et culturelles de l'Assemblée nationale qui ont la sensibilité avérée des questions sociales, effectuant la visite dans notre établissement pour voir de visu nos conditions de travail. Nous remercions aussi l'ensemble des députés nationaux pour avoir mandaté leurs collègues de venir voir ce que nous faisons ici et partager l'information sur nos activités.
Notre établissement a pour mission principale de servir de cadre de référence, d'assurer les prestations gynécologiques, obstétricales, néonatales et post-natales du niveau tertiaire et des activités de planification familiale, d'assurer la protection fœto-maternelle, de servir de cadre de formation et de recherche en gynécologie, obstétrique et néonatologie. Au cours de ce déplacement, nous avons fait visiter les parlementaires, le bloc et la salle d'accouchement où les problèmes sont connus à savoir l'exiguïté des locaux. Pour quatre lits, nous avons souvent 60 femmes admises. Nous devons faire avec pour la simple raison qu'il y a l'humanisme et le respect de l'éthique et de la déontologie de la profession. Pour ce problème, nous avons toujours demandé à ce que les maternités des quartiers périphériques fonctionnent. Niamey dispose d'une dizaine de maternités. A un certain moment , un travail de mobilisation a été fait, mais ces derniers temps nous constatons un relâchement au niveau de ces maternités.
Au niveau du service de néonatologie, en principe, il doit accueillir 23 nouveaux nés; malheureusement, il héberge souvent plus de 60 bébés alors que notre centre est de référence, qui accueille tous les nouveaux nés en détresse, non seulement, ceux qui sont nés à la maternité Issaka Gazobi, mais aussi ceux qui viennent d'ailleurs. Nous avons à ce niveau une préoccupation parce que le service néonatalogie est une vitrine de notre structure. Ensuite, nous avons l'exiguïté des salles d'hospitalisation qui sont fortement sollicitées. Nous disposons de 173 lits pour un besoin qui dépasse 250 personnes par jour. Pour pouvoir héberger les femmes, il faut beaucoup de gymnastiques. Notre besoin minimal en termes de salles est d'au moins 100 lits d'hospitalisation. Il faut souligner heureusement que nous avons des projets pour trouver des solutions à ce problème.
Concernant le problème de réactifs, nous sommes entrain de les solutionner à travers les avis d'appels d'offres lancés, il y a de cela deux mois. Un autre gros problème se situe au niveau de la pharmacie. Sur 10 molécules que contient le kit, nous ne disposons que de quatre. A un moment donné, le problème d'anesthésie se pose au niveau national, aujourd'hui le problème est réglé, mais il demeure chez nous parce que, les moyens manquent. Heureusement, nous avons eu une libération de fonds par rapport aux factures de la gratuité.

En terme de matériel de travail quelle est la situation la plus préoccupante et d'urgence que vous cherchez à résoudre pour le bien-être des patientes ?
Nos préoccupations dans ce domaine commencent par le service de la radiologie. Nous avons des contraintes de fonctionnement des appareils de mammographie qui sont en panne depuis plus de 11 mois. Il nous faut une nouvelle mammographe que le fonds commun du Ministère de la Santé Publique doit nous acheter cette année. Nous avons également une insuffisance notoire d'appareil d'échographie, parce que, notre centre ne dispose que d'un appareil échographe, mais très sophistiqué. Le deuxième se trouvant au niveau des services des urgences ne fonctionne plus. L'appareil de la radiographie quant lui, est tombé en panne, il y a de cela trois ans, malheureusement c'est un appareil qui coûte très cher et il nous faut des ressources financières pour l'acquérir.

Compte tenu, des difficultés que rencontre votre centre sanitaire, est-ce que cela ne joue pas sur la motivation du personnel ?

Nous avons un personnel très motivé que je profite de cette occasion pour saluer leur engagement. Par exemple au niveau de la garde, nous avons instauré un système fiable où les agents travaillent sans relâche pendant au moins 12 heures de temps avant de descendre. Je leur rends hommage pour cet effort. Ceci nous a permis d'arriver au résultat satisfaisant où le taux de mortalité néonatale qui de 13% en 2011 est à 6% aujourd'hui, même si, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise 5%, nous ne sommes pas loin du taux. C'est un travail sérieux qui a été abattu. Toujours dans ce domaine, les agents de la Maternité Issaka Gazobi s'investissent pour réduire également le taux de mortalité maternelle qui de 8% en 2011 est aujourd'hui à 0,72%, alors que l'OMS préconise 1%. C'est un exploit pour le personnel. Cela est arrivé avec la mise en œuvre du système de garde couchée, qui ne se faisait pas dans d'autres formations sanitaires. Ici, le gynécologue obstétricien fait la garde couchée, on n'a pas besoin de le chercher ailleurs, il est à son lieu de travail. Nous avons positionné 12 pédiatres, 9 nutritionnistes et des sages femmes. Cette synergie de travail nous a permis d'arriver à un résultat satisfaisant.

A l'issue de la visite des parlementaires, qu'est-ce que vous attendez d'eux pour l'amélioration de la vie de votre formation sanitaire de référence ?
Nous saluons beaucoup, les autorités de la 7ème République qui ont pu pérenniser la gratuité des soins en cassant la barrière financière à savoir l'accessibilité. Tout de même, nous constatons que le règlement des frais de cette gratuité des soins constitue un problème majeur que le gouvernement doit vite prendre en charge. Donc, notre souhait à travers la visite des parlementaires, membres de la commission des affaires sociales et culturelles de l'Assemblée nationale, est qu'ils soient notre porte-parole pour trouver des solutions à tous les problèmes évoqués de la Maternité Issaka Gazobi. Je pense qu'avec leur appui, nous allons trouver le remboursement des factures de la gratuité. Parce que, jusqu'à un certain moment, l'Etat nous devait deux milliards. Dieu merci, il y a un effort qui est entrain d'être fait. Seulement, l'idéal serait qu'à chaque fois qu'on dépose une facture qu'elle soit payée un mois après.
Si non, sur 36 mois, nous n'avons reçu que deux fois de remboursement. Cela joue beaucoup sur le bon fonctionnement de la maternité. Parce que les fournisseurs n'étant pas payés, ils se sont rétractés et malheureusement, nous nous sommes retrouvés en face d'une rupture de certaines molécules. Mais aujourd'hui, dès qu'ils ont appris que nous avons commencé à recevoir les remboursements, ils sont entrain de revenir. Je pense que, cette situation que nous vivons sera décantée. Enfin, après la visite des parlementaires, ils ont affirmé avoir trouvé des agents compétents sur place et qui s'investissent pour assurer un travail de qualité pour satisfaire les patientes.

Réalisée par Seini Seydou Zakaria(onep)

31/08/18


inviteM. le Directeur Général, le programme Kandadji semble enfin avoir trouvé le partenaire idéal avec la présélection d'une société de droit chinois pour la construction du barrage hydro électrique de Kandadji, un ouvrage tant attendu par les Nigériens depuis des décennies. Quelle est l'entreprise ? Et pouvez-vous bien nous faire la genèse du processus ?
Merci de l'opportunité que vous m'offrez pour parler du Programme Kandadji dans les colonnes du journal Sahel Dimanche. Concernant le processus d'acquisition pour la construction du barrage, je dois souligner qu'il s'agit d'une procédure classique. En effet, suite à une revue de l'Avant-Projet Détaillé (APD) initial du barrage, un nouveau dossier de pré-qualification a été lancé et cela a permis de retenir une liste de sept (7) entreprises sur les dix-huit candidats à la pré-qualification. A la date limite de remise des offres, la Commission Ad 'hoc d'adjudication a réceptionné et ouvert quatre (4)offres.
A l'issue de l'évaluation des offres, l'Entreprise China Gezhouba Group Company Ltd (CGGC) a été retenue comme adjudicataire provisoire avec un montant de cent cinquante milliards huit cent quatre-vingt-dix-sept millions deux cent vingt mille cent soixante-onze virgule soixante-cinq (150 897 220 171, 65) F CFA HT.
Les Partenaires Techniques et Financiers ont donné leurs avis de non objection sur l'adjudication proposée et le Contrôleur des marchés publics et des engagements financiers a donné pour sa part son avis de conformité. Les résultats de l'évaluation des offres ont été publiés dans le Sahel-Dimanche du 25/05/2018. Une communication y relative a été faite au Conseil des Ministres du 06/07/2018.
Le contrat des travaux a été signé depuis le 28 juin 2018 et l'entreprise a d'ores et déjà été invitée à prendre les dispositions nécessaires au démarrage des travaux.
Un temps, le projet Kandadji semblait totalement dans l'impasse après la rupture avec l'entreprise russe ZVS suivie d'une longue période de léthargie. Peut-on considérer cette parenthèse comme un lointain malheureux épisode et dire que cette fois-ci, la marche vers la réalisation du barrage est désormais inéluctable ?
A la vérité, après la résiliation du contrat de l'Entreprise ZVS, il n'y a pas eu de léthargie, comme beaucoup le pensait. Des efforts importants ont été déployés pour rendre irréversible la construction du barrage. Vous pouvez croire que tous les acteurs se sont fortement engagés. Peut-être que dans l'intervalle de temps, la communication a été timide. Mais
sachez que pendant cette période, les dossiers techniques ont été revus, des financements complémentaires ont été mobilisés, le cadre institutionnel de mise en œuvre du Programme a été amélioré, la réinstallation des populations a été prise à sa juste importance et des travaux préparatoires ont été réalisés sur financement propre de l'Etat.
Aujourd'hui, avec la ferme volonté des Autorités au plus haut niveau de notre pays, l'adhésion forte des populations, l'engagement ferme des partenaires techniques et financiers et la démarche participative appuyée d'une communication soutenue, la marche vers la réalisation du barrage est effectivement inéluctable.
Quelle garantie avez-vous de la part de l'entreprise chinoise pour la concrétisation de ce projet ?
Préalablement à la signature du contrat, l'Agence du Barrage de Kandadji accompagnée du Maitre d'œuvre, Bureau
d'Ingénieurs Tractebel, a procédé aux
vérifications nécessaires relatives à la qualification et aux capacités de l'entreprise CGGC.
Ces vérifications ont été effectuées au cours des visites sur le terrain des références présentées par CGGC dans sa proposition technique. A l'occasion de ces visites, l'authenticité des expériences présentées par CGGC dans son offre, ainsi que les capacités techniques et financières ont été prouvées et confirmées par les Maitres d'ouvrage pour lesquels l'entreprise a réalisé les travaux. Il faut savoir que l'entreprise a une expérience solide en la matière. Elle a eu à réaliser des travaux de barrages beaucoup plus importants que ceux de Kandadji et dispos des capacités financière et technique importantes.

Est-ce que le Niger a pris suffisamment de garde-fous, sur la base des leçons du passé, pour éviter une autre déconvenue aux Nigériens ? Si oui, comment ?
Notre ambition est de construire le barrage conformément aux règles de l'art et dans les meilleurs délais. Ainsi, toutes les actions que nous avons entreprises et celles que nous entreprendrons tiendront compte des leçons tirées dans le but d'éviter une déconvenue, comme vous le dites. Concernant précisément le choix de l'entreprise, je voudrais souligner qu'un bureau d'études qualifié a réexaminé le dossier d'avant-projet détaillé et repris le dossier d'appel d'offres. Puis, un panel d'experts indépendant de très haut niveau a examiné ces dossiers avant le lancement de l'appel d'offres. Le Comité technique d'analyse des offres aussi a bénéficié de l'appui des Experts du Maitre d'œuvre et de l'Assistance technique comme personnes ressources.
Enfin, comme je l'ai indiqué tantôt, des vérifications importantes sur les
capacités techniques et financières de l'entreprise retenue ont été effectuées avant l'adjudication définitive. Je peux vous assurer que les PTF aussi ont bien examiné la proposition d'adjudication en tenant compte de l'expérience vécue.
Pouvez-vous aujourd'hui avancer éventuellement une date pour le démarrage des travaux ?
Le marché étant approuvé depuis le 28 juin 2018, un ordre de service a été notifié à l'entreprise pour procéder à son enregistrement et à la mise en place des garanties nécessaires au démarrage des travaux. La remise du site à l'entreprise a été effectuée le 16 août 2018. Dès lors, l'entreprise dispose de trois (3) mois pour se mobiliser complètement ; les travaux devront effectivement démarrer au plus tard en novembre 2018.

M. le Directeur Général, la construction du barrage nécessite le déguerpissement, la réinstallation et le dédommagement des populations vivant sur l'emprise du futur barrage. Où en est-on ?
Je voudrais rappeler, une fois de plus, que la réinstallation des populations constitue la principale préoccupation dans la mise en œuvre du Programme, non pas parce que les populations s'y opposent, mais parce que la réinstallation doit être conçue et exécutée de façon à éviter les impacts négatifs. Elle exige des consultations préalables et une compensation juste et équitable. Le processus de réinstallation demande du temps pour bien être mis en œuvre: planification (recensement, Plan d'Action de Réinstallation, coûts); administration de la compensation; constructions de sites/logis et mesures de rétablissement des activités économiques.
Il faut veiller à éviter un décalage important entre le chronogramme de réinstallation et celui des travaux de construction. Dans cette perspective, compte tenu du nombre important des populations à réinstaller, deux groupes ont été formés. Le premier concerne les populations qui seront impactées
pendant l'exécution des travaux de construction du barrage, le second concerne les populations situées dans le réservoir de la retenue d'eau ; il sera impacté lors de la mise en eau du barrage.
Les populations du premier groupe sont complètement réinstallées ; ce qui permettra donc l'exécution des travaux sans entrave. Il faut cependant avouer qu'une petite partie de ces populations n'a pas entièrement reçu toutes les indemnisations. Je peux confirmer que les dispositions sont prises pour régler cette désobligeante situation au plus tard au cours du mois de septembre 2018.
A part cela, nous n'avons plus de contentieux lié aux indemnisations. Un audit de la réinstallation a été réalisé en 2016 pour tirer les leçons afin de mieux aborder la réinstallation du second groupe.
La réinstallation de la première vague a coûté environ 30 milliards de francs CFA. Ce montant a couvert plusieurs volets. Il convient de noter qu'à l'issue de l'audit de cette réinstallation, la Banque mondiale a accepté de financer des activités pour améliorer les conditions de réinstallation. Cette bonification, en cours de mise en œuvre, coûtera environ 9 milliards de CFA.

Vous aviez reçu récemment deux missions, à savoir une de la banque mondiale et une autre de la Banque africaine de développement. Que faut-il en retenir ?
Effectivement, une mission de la Banque Africaine de Développement a séjourné à Niamey du 4 au 17 mars 2018 en vue de procéder à l'achèvement de la
première phase du programme «KANDADJI» de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du Niger (PROGRAMME KANDADJI) ainsi qu'à la pré-évaluation du nouveau financement d'un projet d'appui à ce programme.
En ce qui concerne la dernière mission de la Banque mondiale, elle a séjourné au Niger du 28 Mai au 2 juin 2018 pour appuyer la mise en œuvre du programme. Les objectifs de la mission étaient d'échanger sur l'état d'avancement du Programme et formuler des recommandations pour accélérer sa mise en œuvre dans le respect notamment des mesures de sauvegarde environnementale et sociale. Un accent particulier a été mis sur la mise en œuvre du programme de développement local, la finalisation du Plan de réinstallation des populations de la 2ème vague et la communication. Il faut ajouter que des missions conjointes de tous les PTF sont souvent organisées et permettent de coordonner les activités de tous et de prendre des mesures concertées en vue d'accélérer la mise en œuvre du Programme. Je voudrais saisir l'occasion pour remercier les PTF de leur disponibilité constante pour l'accompagnement du Programme Kandadji.

 

Zaberou Moussa



InvitMonsieur le Secrétaire Permanent, nous voilà en pleine période de soudure, une phase qui, dans le milieu rural notamment, se traduit par un
amenuisement drastique des réserves alimentaires. Quelles sont les dispositions prises par l'Etat dans le cadre du plan de soutien 2018 en vue de mettre les populations vulnérables à l'abri de l'insécurité alimentaire et nutritionnelle?
Merci. Comme vous le savez, la campagne agropastorale de l'hivernage 2017 a été qualifiée de moyenne sur le plan agricole et de mauvaise sur le plan pastoral. Le bilan céréalier a tout juste été en équilibre et le bilan fourrager a dégagé un déficit de l'ordre de 11 millions de tonnes de matière sèche. Même si le niveau d'approvisionnement des marchés demeure satisfaisant, il faut compter avec les effets de la situation sécuritaire qui se traduisent par certaines perturbations sur le plan des flux commerciaux transfrontaliers.
Toujours est-il que, relativement à la situation ambiante de la période de soudure dominée par l'amenuisement des réserves alimentaires,des mesures idoines ont été prises par les autorités dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de soutien 2018 du Dispositif National de Prévention et Gestion des Crises Alimentaires (DNPGCA), principalement pour faire face à cette période de soudure allant des mois de juin, juillet, août, jusqu'à septembre 2018.
Ces mesures prises dans le cadre du plan de soutien 2018 visent globalement, à travers des actions harmonisées d'assistance alimentaire et de protection des moyens d'existence, à contribuer à la sauvegarde de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables et des groupes cibles affectés par les facteurs de risque humanitaire.

Plus précisément, quelles sont les principales actions menées par le DNPGCA dans le cadre du plan de soutien 2018 en direction des couches les plus vulnérables ?
Il faut dire que le plan de soutien aux populations vulnérables 2018, d'un montant de 181 milliards de Francs CFA, inclut toutes les modalités d'intervention des acteurs du domaine, particulièrement celles que le Dispositif met en œuvre avec ses propres mécanismes opérationnels sur le terrain. En ajoutant les autres modalités de réponses mises en œuvre par les partenaires du dispositif et non comptabilisées dans ce plan, c'est globalement près de 200 milliards de FCFA qui sont mobilisés par l'Etat et ses partenaires pour soutenir les populations vulnérables contre l'insécurité alimentaire. Cela, vous en convenez avec moi, témoigne de toute l'importance que les plus hautes autorités de notre pays accordent au secteur de la sécurité
alimentaire.
En plus de la reconstitution des stocks pour la vente à prix modéré (VPM) et la Distribution gratuite ciblée des vivres (DGC), les activités du Plan de soutien concernent le food for work, le cash for work, les semences, les aliments pour bétail, les bandes par feu, et les autres interventions immatérielles dont les transferts inconditionnels, l'appui à l'alimentation scolaire des écoles en zones d'insécurité alimentaires sévères, l'appui à la malnutrition aiguë des enfants de 06 à 23 mois et les mères accompagnantes, l'appui aux populations victimes des catastrophes soudaines, les réfugiés et les déplacés, etc.
Ainsi, sur la base des résultats de l'enquête de vulnérabilité diligentée par la Cellule de Coordination du Système d'Alerte Précoce (CC/SAP) et de ceux du Cadre Harmonisé d'analyse de la vulnérabilité des populations, les opérations de réponse à la soudure sont destinées à une cible estimée à 1 624 000 personnes. La répartition par région donne 16. 700 pour la région d'Agadez, 246. 092 pour la région de Diffa, 124. 342 pour Maradi, 459. 986 pour Tahoua, 280. 343 pour Tillabéri, 224. 732 pour Zinder et 5. 917 pour la région de Niamey.
Les activités de réponse à la soudure inscrites dans le plan de soutien sont aujourd'hui mises en œuvre, coordonnées et suivies par le DNPGCA, en collaboration avec ses partenaires institutionnels et techniques, et ce dans la droite ligne des orientations données par le Président de la République, SEM. Issouffou Mahamadou, à l'occasion des différentes réunions du Comité interministériel d'orientation de la mise en œuvre des activités de l'I3N (CIO), et par le président du Comité mixte de concertation Etat-Donateurs (CMC), SEM. Brigi Rafini.
Quant à l'opération de distribution gratuite ciblée (DGC), elle a été renforcée et environ 52 600 tonnes de céréales sont aujourd'hui disponibles, dont 32 600 tonnes mobilisées par la CCA et 20 000 tonnes par les partenaires. Cette opération de distribution gratuite ciblée est en cours d'exécution avec la mise en place de 10 866 tonnes par mois.
Dans le cadre de l'amélioration du panier alimentaire des ménages vulnérables,
2 500 tonnes de niébé sont en cours de distribution concomitamment avec la distribution gratuite de céréales. A ces quantités de céréales et légumineuses distribuées s'ajoutent des farines fortifiées de 100 tonnes, utilisées dans le cadre de la prévention de la malnutrition des enfants de 06 à 23 mois.
Aussi, dans les zones soumises aux chocs conjoncturels et/ou sécuritaires, des mécanismes rapides d'intervention ont été
diligentés depuis janvier 2018 et des réponses appropriées ont été apportées. C'est ainsi que, sur le plan alimentaire,172 tonnes de céréales ont été distribuées à plus de 570 ménages à Tiloa (Banibangou) ;143 tonnes de céréales ont été distribuées à 1430 ménages de façon complémentaire aux autres interventions des partenaires à Inatès ; 700 tonnes de céréales ont été distribuées aux populations vulnérables de la zone Nord de Doutchi (Matankari, Soukoukoutane et Dogonkiria), et 150 tonnes de céréales ont été distribuées de façon anticipée aux populations vulnérables de la commune de N'Gourti.
Sur le plan de l'alimentation du bétail, ce sont 415 tonnes d'aliments bétail qui ont été mobilisées par l'Etat et ses partenaires pour secourir le cheptel à Ngourti dans la région de Diffa. De même, 200 tonnes d'aliment bétail ont été mobilisées pour le cheptel dans le nord Doutchi dans les communes de Soukoukoutane et Dogonkiria.
Ce programme est complété par le mécanisme de réponse rapide d'ECHO (RRM), avec une contingence mise en œuvre par le PAM et ses partenaires pouvant soutenir en urgence 45.000 personnes. Toutes ces populations seront à nouveau prises en charge dans le cadre de la réponse à la soudure 2018 de façon coordonnée avec l'ensemble des acteurs.
Pour ce qui est de l'opération de Vente de céréales à prix modéré (VPM), en cours depuis le mois de février 2018, il se poursuivra jusqu'en septembre sur l'ensemble du territoire national. Le programme, tel que planifié, se poursuit normalement et l'objectif des 80 000 tonnes de céréales planifiées pour cette opération sera atteint. D'ores et déjà, nous sommes aujourd'hui dans la 7ème phase sur les huit phases programmées. Il est réconfortant de noter, qu'il est unanimement reconnu que cette opération a permis de stabiliser les prix des céréales sur les marchés des localités d'intervention dans une période où la hausse des prix aurait pu être davantage accentuée sans l'intervention de l'Etat et ses partenaires.
Le volet ''aliments pour bétails'' n'est pas aussi en reste. C'est ainsi que, dans le cadre de la prévention de la crise pastorale, 23 373 tonnes d'aliments bétail sont mobilisées par l'Etat et ses partenaires, au profit de 80 000 ménages d'éleveurs vulnérables.
Sur un tout autre plan, dans le cadre de l'opération des semences pluviales, 1000tonnes(mil, sorgho) de semences de qualité de variétés améliorées ont été récemment distribuées par la CCA auprès des populations rurales des villages déficitaires. Cette distribution vient renforcer l'appui du Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage qui a porté sur 7 205 tonnes de semences distribuées.

S'y ajoute l'opération de Cash for Work, Food for Work et Transfert, un volet dans lequel la Cellule Filets Sociaux (CFS) continue ses activités de distribution de cash auprès des bénéficiaires pendant la soudure. Environ 53 000 ménages (soit 371 000 personnes)devraient continuer de recevoir un montant de 10 000 FCFA par mois, distribué tout au long de l'année pendant 24 mois. Egalement, dans le cadre du Cash inconditionnel,ce sont 976 780 000 FCFA qui ont été transférés à travers la Cellule Filets Sociaux aux populations vulnérables.
Pour ce qui est des opérations de Cash for Work,il y a lieu de préciser que 1. 095 000 000 FCFA ont été mobilisés et réalisés rien qu'au cours du premier semestre par le DNPGCA, à travers la CCA et la CFS.
Une autre opération non moins importante porte sur la prise en charge et la prévention de la malnutrition aigüe. A ce niveau, c'est environ 12 Milliards de FCFA qui ont été mobilisés pour venir en appui aux enfants malnutris et aux mères accompagnantes.

Au regard de toutes ces actions, peut-on dire que la situation est totalement sous contrôle sur le plan de la maitrise de la vulnérabilité alimentaire des
populations ?
Disons que toutes ces activités menées concourent à un seul et même objectif, à savoir la réduction de la vulnérabilité des populations et le renforcement de leurs capacités de résistance aux différents chocs qui les impactent.
Aussi, je puis vous assurer que le DNPGCA, en collaboration avec les partenaires, possède les moyens pour répondre à tout choc soudain d'ordre alimentaire qui surviendrait au cours de cette période de soudure.Les efforts de mobilisation se poursuivent auprès des partenaires afin d'augmenter le taux de couverture des besoins des populations vulnérables, non seulement dans les zones soumises aux chocs, mais aussi dans l'attente de la cible réévaluée.
A cet effet, dans le cadre de la coopération régionale, le Niger a récemment bénéficié d'un appui de 6 528 tonnes de céréales de la CEDEAO en vue de répondre aux besoins alimentaires d'urgence des populations et des personnes soumises aux autres catastrophes naturelles.

Quel est justement votre message en direction des principaux partenaires intervenant dans le domaine ?
Je voudrais simplement adresser, au nom de SEM. Brigi Rafini, Premier ministre, Chef du gouvernement, président du Comité mixte de concertation Etat-Donateurs (CMC),du Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises alimentaires, ainsi que des populations bénéficiaires, mes sincères remerciements à tous les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement permanent aux
efforts entrepris par l'Etat du Niger en vue de relever le défi de la sécurité alimentaire dans notre pays.

Réalisée par Fatouma Idé(onep)

17/08/18


inviteLe 11 octobre 2013, le Conseil des ministres a examiné et adopté la création d'un établissement public à caractère scientifique, culturel et technique dénommé « Musée National Boubou HAMA ». Vu le rôle important que joue ce Centre culturel pour le Niger et la sous-région, nous avons rencontré pour vous, le Directeur du Musée National Boubou HAMA, l'historien et archéologue Ali Bida, qui a bien voulu nous parler de l'historique dudit établissement, de son importance pour la culture nigérienne, ainsi que de la protection du patrimoine culturel national.

Bonjour Mr le D.G. Pouvez-vous nous présenter brièvement le Musée National Boubou Hama ?
Ali Bida: Le musée national du Niger est un héritage de l'IFAN (Institut Français d'Afrique Noire) créé en 1944 et dont une antenne y est installée à Niamey en 1957. En 1958, Boubou Hama qui dirigeait l'antenne de Niamey décida de la création en lieu et place de cette institution un musée. Dans la réalisation de son projet, Boubou Hama s'est fait aidé par Pablo Toucet, un français d'origine espagnole qui a une grande expérience dans ce domaine acquise au Musée de Bardo en Tunisie. Resté sans personnalité juridique jusqu'en 1990, le Musée National Boubou HAMA a été érigé, par la Loi n ° 90-25 du 25 décembre 1990, en établissement public à caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Aux termes de la Loi n°2008- 11 du 30 avril 2008, le Musée National prit la dénomination de « Musée National Boubou HAMA », en hommage à cet illustre homme de culture. Mais, avec l'adoption de l'Ordonnance n° 99-34 du 27 août 1999, portant régime des établissements publics à caractère scientifique, culturel et technique et l'évolution dans le domaine muséographique et muséologique, un changement de statut juridique s'est avéré nécessaire. Le présent projet de loi, du 11 octobre 2013, pris en Conseil des ministres et portant création d'un Etablissement Public à caractère Scientifique, Culturel et Technique dénommé « Musée National Boubou HAMA »s'inscrit dans cette optique. La traduction de la volonté politique du Gouvernement de la 7ème République par l'adoption de cette importante décision permet au Musée National Boubou HAMA une plus large ouverture et de jouer pleinement son rôle de conservatoire par excellence du patrimoine culturel national. La première salle d'exposition du musée fut inaugurée le 18 décembre 1959 par Diori Hamani, alors président du Conseil Gouvernemental et le premier directeur nommé fut Pablo Toucet. Le musée couvre actuellement 9,3 ha sur lesquels sont implantés huit salles d'exposition et un parc zoologique composé d'une trentaine d'espèces animales dont plus de cent vingt individus. A sa création, la superficie réservée à cette institution était de 44 ha.

Notre Musée National était l'un des plus importants en Afrique, notamment dans la sous-région. Quelle est sa situation aujourd'hui ?
Le musée National Boubou Hama se porte bien. Beaucoup de visiteurs nationaux comme internationaux ont porté et continuent de porter des appréciations à sa juste valeur au Musée National de Niamey. Déjà en 1972, le Président Georges Pompidou écrivait : « J'ai apprécié la réalisation du Musée national, à la fois Musée classique de l'art et de l'artisanat nigérien, centre d'éducation et lieu de communication entre les œuvres et les hommes». Le célèbre Amadou Hampaté Bâ, disait déjà en 1970 : « Je suis un peu jaloux, mais je suis profondément fier du Musée réalisé à Niamey. Ce Musée nous donne à tous un exemple heureux ». S.E.M Issoufou Mahamadou, alors président de l'Assemblée Nationale du Niger, le 6 décembre 1995, lors d'une visite au Musée national disait : « C'est avec beaucoup d'émotion que je viens de visiter le Musée national qui constitue la synthèse de notre nation. Ce Musée mérite réellement d'être réhabilité. L'Assemblée Nationale y contribuera, tant il est vrai que la culture constitue l'âme du peuple». Toutes ces appréciations constituent de réels motifs de satisfaction, surtout que depuis lors, de nouveaux objets et de nouvelles expositions ont vu le jour, et nos hôtes continuent de témoigner de leur soutien et de leurs appréciations positives à l'endroit du Musée National. Les quelques critiques qui nous parviennent sont relatives au zoo, certes, certaines espèces ont disparu avec le poids de l'âge, mais d'autre aussi ont fait leur entrée. Ces difficultés ne pourront être résorbées qu'avec l'accord du département chargé de l'environnement. D'ailleurs dans la définition de Musée, il n'y a pas d'animaux, c'est vraiment une exception que les initiateurs de cette institution ont faite et cela constitue l'une des particularités du Musée National Boubou Hama du Niger. En effet, en plus des espaces aménagés pour divers types d'animaux sauvages et le parc zoologique, notre musée abrite plusieurs pavillons dont le pavillon Pablo-Toucet, qui présente une architecture traditionnelle typique ; y sont exposés les costumes de différents groupes ethniques, dont un tissu brodé datant du VIIIe siècle. Viennent ensuite les pavillons des instruments de musique (1969), de l'art rupestre (1969), de la paléontologie et de la préhistoire (1973), et de l'archéologie (1980), lequel donne à voir les résultats des fouilles réalisées dans les régions du Dallol, du Liptako, de l'Aïr et du Ténéré (outils et statuts funéraires), etc. N'oublions pas aussi l'exposition des dinosaures, qui ne manque pas de passionner les plus jeunes. Star de la collection, un squelette de tyrannosaure découvert dans la région d'Agadez et rapatrié depuis le nord du pays à l'occasion des Jeux de la Francophonie de 2005 (année où fut installée l'exposition). Il côtoie un congénère plus massif mais plus pacifique (un herbivore), originaire de la même région, ainsi qu'un crocodilien long de 11 m. a quelques pas de là, c'est le retour à l'époque moderne avec le pavillon de l'uranium. Construit en 1985 grâce au soutien de la Société nationale des transports nigériens et de la Cogema (devenue Areva NC Niger en 2006), il présente les activités de recherche et d'exploitation du minerai, ainsi que la vie dans les cités minières d'Arlit et d'Akouta. Enfin, outre les pavillons et les expositions en plein air, l'un des incontournables du musée est le mausolée de l'arbre du Ténéré : il abrite un ensemble d'habitations traditionnelles du pays et, surtout, les vestiges du vénérable végétal qui constitua pendant longtemps l'unique repère cartographié dans le désert du Ténéré... jusqu'à ce qu'il soit terrassé par un camionneur indélicat et que ses restes soient transportés au musée par les forces armées nationales, en 1974.

Lors des fêtes, le Musée National Boubou Hama connait des affluences exceptionnelles, souvent 3 à 4 jours durant. Qu'est-ce qui explique cet engouement de la population ?
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela. Parmi ces facteurs, il y a la position géographique du musée, situé en plein cœur de la capitale, facilement accessible, le musée est le lieu par excellence pour les rencontres entre parents, amis et connaissances. L'affluence est liée aussi aux différentes prestations offertes lors des fêtes. En effet, nous organisons plusieurs activités, animations de plein air avec des artistes modernes et traditionnels en vogue, des jeux divers pour agrémenter les journées des visiteurs, en particulier les jeunes et ils peuvent gagner de nombres cadeaux. Le Musée National Boubou Hama étant une institution publique au service de la société et de son développement, les autorités au plus haut niveau de l'Etat, comme par le passé, doivent poursuivre leurs interventions, en améliorant l'inscription budgétaire du Musée et en développant une politique d'investissement durable, susceptible d'attirer d'autres partenaires de développement à investir davantage en faveur de l'activité muséale. Quant aux visiteurs et à la population, nous leur demandons de se mobiliser autour de leur Musée qui est le reflet et le garant des témoins culturels des communautés surtout en cette étape de notre histoire. Aux partenaires, nous leurs faisons confiance et leur demandons de poursuivre le financement et l'assistance technique, tout en essayant d'amener d'autres acteurs à nous accompagner dans cette politique de réhabilitation que nous avons développée tout au long de cet entretien.

En Afrique, les patrimoines culturels sont menacés de vols et autres expatriations vers d'autres continents. Qu'est-ce qui explique cette situation et qu'en est-il des richesses culturelles nigériennes ?
La situation est dramatique un peu partout en Afrique ; nos territoires sont immenses et se pose la question de leur surveillance ; la mainmise de certaines populations qui sont utilisées comme intermédiaires de ces trafics et souvent la paupérisation des populations environnantes et qui vivent à côté des sites archéologiques et le plus grave, la méconnaissance des textes en la matière. Tous ces facteurs combinés rendent difficile la protection du patrimoine dans certaines régions où vient s'ajouter l'insécurité. C'est donc l'affaire de tous, et nous sommes tous interpelés. Dans les années antérieures, il y a eu des cas au Niger dont une saisie à l'aéroport Charles De Gaule de Paris en France. Grâce a l'existence de textes qui protègent le patrimoine culturel nigérien, notamment la loi 97-022 du 30 juin 1997, ceux de l'UNESCO à travers la Convention de 1972 pour la protection du patrimoine culturel et naturel et ceux français en la matière, combinés a l'action de nôtre diplomatie, ont facilité le retour des biens saisis qui sont placés pour étude à l'Université de Niamey.

Propos recueillis par Mahamadou Diallo

10/08/18


MEMonsieur le Ministre, notre pays célèbre le 03 Août 2018, le 58ème anniversaire de l'indépendance essentiellement marquée par les festivités de la Fête Nationale de l'Arbre (FNA). Quelle sera la particularité de cette édition 2018 ?
Avant de répondre à votre question, permettez-moi de vous remercier pour l'occasion que vous m'offrez pour m'adresser à mes compatriotes en vue de les entretenir dans le cadre de la Fête Nationale de l'Arbre (FNA), Edition 2018.
Comme le suggère votre question, la 43ième Edition de la FNA se distingue des éditions précédentes à plusieurs égards. D'abord, en choisissant la Région de Maradi pour accueillir les cérémonies officielles nationales, nous respectons non seulement le caractère tournant de cette fête, mais aussi et surtout ce choix nous permet de nous souvenir du célèbre « Débat National sur la Lutte Contre la Désertification » tenu à Maradi du 21 au 28 mai 1984.
L'autre particularité de l'Edition 2018 de la FNA se trouve dans le choix du site de la Cérémonie Officielle Nationale des plantations. En effet, c'est le site de l'Hôpital de Référence de Maradi qui est retenu pour la circonstance. En 2015, nous avions retenu le site d'une institution du Savoir, en l'occurrence l'Université Abdou Moumouni de Niamey ; en 2016, une portion de la Ceinture Verte de Niamey a servi de cadre pour les Cérémonies Officielles Nationales de plantation et en 2017 ce fut le tour de la caserne de la Garde Nationale de Dosso. Cette année, nous avons estimé qu'il est bon de contribuer à l'embellissement d'une infrastructure sanitaire de référence.

Cette année le thème retenu pour la célébration de la Fête Nationale de l'Arbre est « la restauration de nos terres, forêts et paysages : un devoir pour tous » quels sont les éléments qui soutiennent la pertinence de ce thème ?
Les éléments qui soutiennent la pertinence de ce thème sont nombreux. D'abord, l'immensité des défis environnementaux qui affectent négativement notre économie en contribuant à détériorer les capacités productives des ressources naturelles (donc des moyens d'existence des populations) exige de la part de chaque Nigérien et chaque Nigérienne des efforts et de nouveaux comportements.
Ainsi, à travers ce thème, nous voulons inviter chacun à une action et une attitude citoyenne, mais aussi rappeler clairement que la restauration de notre environnement est avant tout la responsabilité de chaque individu. Il s'agit aussi d'amener la communauté nationale à œuvrer davantage ensemble pour impulser une dynamique nouvelle et conséquente dans les actions de protection de l'environnement en général et en particulier dans les actions de lutte contre les impacts de dégradation des terres. C'est donc un appel à un sursaut citoyen de la part de toutes les filles et de tous les fils de ce pays, pour préserver, aménager et exploiter durablement nos terres, forêts et paysages. C'est aussi l'expression du sentiment qu'ensemble, nous pouvons réussir à transformer nos paysages et les rendre plus productifs.

Ce thème trouve aussi sa pertinence dans le choix du Gouvernement en matière de transfert de compétences et de ressources aux collectivités territoriales décentralisées. En effet, vous savez que le secteur de l'environnement figure parmi les secteurs pilotes pour ce transfert. Ce thème nous donne ainsi l'opportunité de rappeler aux différents acteurs nationaux, notamment les élus locaux et les communautés locales, toute leur responsabilité dans la gestion des ressources naturelles de leurs terroirs, mais aussi dans la gestion et la consolidation des importants investissements réalisés dans le cadre de la restauration de l'environnement.
Malheureusement, force est de constater que le potentiel naturel, englobant les terres, les forêts et les paysages, subit la rude pression des activités humaines. Quels sont les moyens et les mesures mis en œuvre par votre département ministériel dans le domaine de la restauration, et de la préservation de l'Environnement?
Pour faire face à la dégradation des ressources naturelles, plusieurs actions sont entreprises par mon département ministériel. Ces actions, inspirées du Programme de Renaissance du Niger, Acte 2, sont inscrites dans la structure programmatique du Plan de Développement Economique et Social (PDES) et aussi dans le Plan d'actions de l'Initiative 3N (les Nigériens Nourrissent les Nigériens). De façon spécifique, ces actions sont définies dans le document de la Politique Nationale en matière d'Environnement et du Développement Durable et son plan d'action et dans le document de la Contribution Nationale Déterminée (CDN) adoptée par le Gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre de l'Accord de Paris sur le climat.
Ainsi, à titre de rappel, les cibles suivantes sont définies au niveau national en matière de restauration et de préservation de l'environnement. Il s'agit de :
- La restauration de 213000 ha/an de terres dégradées en techniques de CES/DRS (Conservation des Eaux du Sol/Défense et Restauration des Sols),
- La fixation de 36500 ha/an de dunes de sable ;
- Le traitement de 70 000 ha/an par la technique de RNA (Régénération Naturelle Assistée)
- La plantation de 30 000 ha/an
- La lutte contre les plantes envahissantes dont 14000 ha/an pour les plantes envahissantes terrestres et 2000 ha/an pour les plantes aquatiques,
- La réalisation 40000 km linéaires de bandes par feux pour la protection des pâturages et autres ressources en biodiversité ;
La réalisation de ces cibles nécessite tout naturellement d'énormes ressources financières. C'est pourquoi, d'importantes mesures sont prises pour la mobilisation des financements nécessaires. C'est à ce titre par exemple que mon département ministériel, vient d'adopter, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement, un vaste et ambitieux Programme National de Gestion Durable des Terres.
Dans la même optique, vous le savez, sous l'impulsion de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat, notre pays vient d'organiser, du 26 au 28 juillet 2018 à Niamey, en collaboration avec l'Organisation Internationale de la Francophonie, une Conférence Internationale sur la Désertification et l'Economie Verte dans le but d'aboutir à un Programme Régional qui nous permettra de mettre à l'échelle les riches expériences et bonnes pratiques que nous avons engrangées dans le domaine de la gestion durable des terres.

Certaines forêts classées et espaces verts comme la Ceinture Verte de Niamey sont menacés par les spéculateurs qui n'hésitent pas à les morceler pour les mettre en vente. Comment comptez-vous gagner la bataille contre ces pratiques qui contribuent à la détérioration de nos ressources naturelles ?
Oui, comme vous le dites si bien, certains de nos compatriotes, guidés par leurs seuls intérêts, se livrent au morcellement et à la vente des forêts classées et espaces verts réalisés à grands frais. Face à cette situation, je puis vous dire que l'Etat a pris toutes les dispositions nécessaires pour arrêter l'accaparement des terres dans toutes ses formes, à travers l'application rigoureuse des lois et règlements de la République. Dans ce cadre, nous venons d'adopter un décret d'application de la loi 2004-040 du 8 juin 2004 portant régime forestier au Niger. Dans ces dispositions, ce texte sécurise l'ensemble de ces espaces que vous évoquez dans votre question, il suffit simplement que chacun joue sa partition dans le respect de ces dispositions.
Du reste, nous espérons aussi que les différents messages de sensibilisation et d'information inspirés du thème central de la FNA 2018 amèneront les uns et les autres à prendre conscience de la nécessité de la préservation de notre environnement déjà suffisamment fragilisé par les changements climatiques mais aussi et surtout par nos pratiques incompatibles à la gestion durable des ressources naturelles.

Notre pays a adhéré à l'Initiative Africaine de restauration des paysages forestiers qui ambitionne de restaurer 100 millions d'hectares de terres à l'horizon 2030. Dans ce cadre, pour la période 2016 2021 votre département a prévu la récupération de 1 065 000 ha de terres, soit un objectif de 213 000 ha par an. Où en sommes nous dans la traduction en actes concrets de cet engagement ?
Effectivement, notre pays a adhéré à l'Initiative Africaine de restauration des paysages forestiers qui a pour ambition la restauration de 100 millions d'ha à l'horizon 2030. En effet, pour contribuer à atteindre cet ambitieux objectif, le Niger s'est engagé à restaurer 3,2 millions d'hectares à cette échéance, ce qui correspond effectivement à un objectif de 1 065 000 ha pour la période 2016-2021.

Nous devons reconnaitre que nous sommes pour le moment en-deçà de ces objectifs dans nos réalisations, du fait principalement de l'insuffisance des ressources financières. Mais comme je disais tantôt, des efforts énormes de mobilisation des ressources sont en cours pour nous permettre de tenir ces engagements chers aux plus hautes autorités. C'est aussi pour cela que mon département ministériel a organisé, du 2 au 3 mai 2018 à Maradi, ce que nous avons appelé la « Semaine de la Restauration » pour créer un meilleur cadre de collaboration avec tous les acteurs et partenaires qui interviennent dans le domaine de la restauration des terres, forêts et paysages, ce qui nous aidera à mieux capter et capitaliser tous les efforts faits dans ce domaine .

D'autre part, Monsieur le Ministre, le Programme de Renaissance du Niger, acte 2, prévoit la réalisation de 70 000 ha en matière de Régénération Naturelle Assistée (RNA) chaque année, ce qui place la pratique de la RNA au cœur des stratégies de lutte contre la désertification. Quelles sont les actions entreprises dans ce volet ?
Parmi les cibles fixées à mon département ministériel, la Régénération naturelle assistée (RNA) occupe une place de choix avec comme objectif 70 000 ha chaque année. Il s'agit d'une action simple et facilement maitrisable par les producteurs qui vise l'intégration des arbres dans les systèmes de production agricole. Son coût relativement faible à la portée du producteur facilite sa mise à échelle en milieu rural.

L'organisation de la « Semaine de la Restauration » que j'évoquais ci-haut fait partie de notre ligne de conduite pour booster les actions liées à la RNA. De même, sur instruction de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat, d'importantes actions de sensibilisation, notamment au moyen des radios communautaires sont en cours.
A cela s'ajoutent un certain nombre de mesures incitatives pour encourager davantage les producteurs à s'investir pleinement dans la pratique à grande échelle de la RNA. Il s'agit entre autres de :
- L'institution d'un concours national de lutte contre la désertification chaque année (à l'occasion de la fête nationale de l'arbre) pour encourager particulièrement les producteurs et les communautés à investir et à s'investir dans les actions de la Gestion Durable des Terres, y compris la RNA ;
- L'institution d'un concours régional spécifiquement dédié à la RNA au niveau de la Région de Maradi.

Dans le cadre de l'Initiative 3N, des actions majeures sont entreprises au volet environnemental, en vue d'impulser une dynamique de lutte contre l'insécurité alimentaire. Quel est aujourd'hui l'impact des actions réalisées dans ce volet ?
Les efforts de restauration de l'environnement menés par notre pays dans le cadre de l'Initiative 3N sont très appréciables et les impacts sont mesurables à travers les effets directs et indirects sur le bien-être des populations. Ainsi, de 2011 à 2017, les activités de récupération de terres dégradées ont permis, entre autres, de:
- mettre à la disposition des producteurs de nouvelles terres agro-sylvo-pastorales suite à la récupération de 304 188 ha grâce aux techniques de CES/DRS ;
- fixer 51 241 ha de dunes de sable protégeant ainsi d'importantes cuvettes et autres sites à haut potentiel de production ;
- aménager 35 500 ha de parcours pastoraux par la lutte contre les plantes envahissantes et leur ensemencement avec des herbacées appétées, améliorant ainsi l'offre fourragère ;

Les résultats enregistrés dans le cadre de la mise en œuvre des actions du volet Environnement sont du reste évalués à chaque réunion du Comité Interministériel d'Orientation (CIO) de l'Initiative 3N.
En plus des impacts écologiques observés, ces actions, conduites sous forme d'activités à Haute Intensité à Main d'œuvre, ont permis d'injecter d'importants revenus monétaires dans les économies locales et de créer des milliers d'emplois ruraux. Ces actions ont aussi eu des effets directs sur l'amélioration des rendements des cultures au niveau des sites traités.

Monsieur le Ministre, quel serait l'appel que vous voudrez lancer à l'endroit des populations nigériennes en vue d'obtenir un indispensable changement des comportements dans le domaine de la préservation de notre environnement ?
C'est un appel à la responsabilité et à l'engagement, chacun à son niveau et selon ses moyens. C'est aussi un appel au respect des investissements faits dans le cadre de la restauration de nos terres, forêts et paysages et dans le cadre de l'embellissement et la salubrité de nos villes.
Rappelons-nous chaque jour et à chaque instant que nous avons la lourde responsabilité de ne pas compromettre l'existence des générations futures, par nos comportements inappropriés vis-vis de notre environnement et de ses ressources.
En somme, je lance un appel à toutes les nigériennes et à tous les nigériens pour :
- adapter des gestes éco-citoyens pour la préservation de notre environnement;
- planter et entretenir un arbre chaque année.

Réalisée par Assane Soumana(onep)


inviteLa présence des femmes dans le domaine de l'industrie pétrochimique et de l'ingénierie du pétrole est restreinte au Niger. Le domaine restait un terrain conquis par les hommes, alors que les femmes peuvent se lancer pour son développement. C'est pourquoi, la seule femme spécialiste du réservoir pétrolier au Niger, sans emploi, a pensé à créer l'association NIWO (Niger's Women in Oil and Gas) pour inciter les jeunes filles nigériennes à embrasser le domaine. Dans l'entretien qui suit, notre jeune ingénieure pétrolière de l'association parle du domaine du pétrole et de la situation des diplômés des filières scientifiques.
Le domaine de la pétrochimie emploie peu de femmes au Niger alors que vous avez choisi d'embrasser cette carrière jusqu'à vous spécialiser en réservoir pétrolier. Quelles sont les raisons qui vous ont motivé et à créer votre association (Niger's Women in Oil and Gas, NIWO) ?
Nous avons créé notre association des femmes du domaine pétrolier (Niger'sWomen in Oil an Gas (NIWO) en janvier 2017 ; elle a pour objectif de sensibiliser les femmes, les accompagner et les motiver pour qu'elles s'imprègnent davantage des domaines scientifiques en général et pétrolier en particulier. Au fait, depuis mon jeune âge, je suis intéressée par les technologies. Dieu a fait les choses que je me suis retrouvée dans les séries scientifiques au lycée. Je suis intéressée également par les questions de la promotion de la femme et de la scolarisation des jeunes filles. C'est d'ailleurs l'un des objectifs principaux ayant conduit la mise en place de NIWO.
Les actions de notre structure s'inscrivent dans le cadre de la promotion de la femme, notamment l'apport des intellectuelles à prendre conscience de leur rôle et de leurs responsabilités afin d'être un moteur du développement économique et social du Niger. Il est préférable à toutes les femmes de toutes les bonnes volontés de rejoindre l'association et soutenir ses projets.

Depuis la création de votre association, avez- vous pu mener des actions concrètes en faveur des jeunes filles scolaires et les quelques femmes intervenant dans le domaine pétrolier ?
Dans tous les pays africains, les femmes sont moins motivées dans le secteur pétrolier. Le Niger n'est pas resté à l'écart. Si la femme intervient dans le domaine scientifique, cela permettra de révolutionner la vision qu'on a d'un certain nombre de compétences scientifiques que l'on pense souvent réservé aux hommes. Nous avons organisé notre première conférence en avril 2017, parrainée par la Première Dame Hadjia Aissata Issoufou, qui elle-même est ingénieure de formation.
Ensuite, nous avons rencontré des étudiants de l'université Abdou Moumouni Dioffo et un certain nombre d'instituts professionnels et lycées de la ville de Niamey pour leur présenter l'association et ses objectifs et les inciter à avoir un intérêt pour le domaine pétrolier. Nous avons également organisé pendant les vacances le petro-jeu qui consiste à réunir les étudiants du domaine et à leur poser des questions et après 24h, leur délivrer la réponse. L'objectif principal de cette activité est de pousser à faire des recherches dans le domaine et à mieux le connaitre. Par les réponses issues des multiples recherches, l'objectif est atteint. Nous organisons « Le Savez-Vous » ou LSV, qui a pour objectif de bien introduire et présenter le domaine de l'industrie pétrochimique au grand public et pas juste aux gens du domaine.
En 2018, nous avons accompagné des élèves des séries scientifiques en cours de mathématique et physique-chimie. Enfin, nous disposons d'un plan d'action annuel qui comprend une multitude d'activités dont la formation des jeunes femmes du domaine.

Vous êtes spécialiste de l'ingénierie du réservoir du pétrole : pouvez-vous nous l'expliquer ?
La spécialisation dans l'ingénierie du réservoir pétrolier permet d'acquérir de solides compétences opérationnelles et techniques pour analyser et évaluer les réserves pétrolières du sous-sol, concevoir et assurer la mise en œuvre de leur production. Il faut noter que cette filière si importante de l'industrie pétrolière, le réservoir Engineering, est un métier qui a pris et continue de prendre de l'ampleur durant ces dernières décennies et cela est lié à son impact important sur la production tout en jouant sur le coût et le taux de récupération.
Le rôle important que joue l'ingénieur du réservoir dans l'industrie pétrolière, c'est que ce dernier se charge de l'un des challenges fondamentaux de l'industrie du pétrole et du gaz qui est l'optimisation de la production des champs pétroliers et gaziers qui sont en cours d'exploration et d'exploitation. Par exemple, dans le cadre de mon travail de fin de spécialisation, je suis allée au Nigeria au sein de la compagnie nationale nigériane, la NNPC, pour effectuer une recherche de 6 mois sur le Niger Delta (Nigeria). C'était une expérience fructueuse sur le plan professionnel. Ce stage de perfectionnement a été réalisé au département de réservoir et de production de NPDC (Nigeria Petroleum Development Corporation (NNPC). J'ai réalisé pendant ce stage une étude intitulée « Development concept selection for a retrograde condensat reservoir in Niger Delta », c'est-à-dire « sélection d'un concept de développement pour un réservoir de condensat rétrograde dans le Niger Delta ». Cette étude a été l'occasion pour moi de m'initier au bassin du delta du Niger.
Après, j'ai rejoint pendant quelques mois les équipes de la CNPC-Niger Petroleum où j'ai découvert les différents aspects de l'exploitation du pétrole au Niger, surtout l'absence de femmes dans le domaine. C'était pour moi une chance de participer dans les recherches techniques de l'optimisation de la production de l'un des blocs pétroliers d'Agadem.

Les femmes sont moins absentes dans le domaine : est-ce que le secteur crée de l'emploi aux femmes ?
Justement, après ma soutenance de master en France, j'ai pris l'engagement de revenir au pays pour apporter ma contribution dans le développement de mon pays et surtout dans le secteur pétrolier. Mais après plusieurs mois de séjours, bien que notre pays soit aujourd'hui producteur du pétrole, je suis toujours au chômage. C'est pourquoi, nous avons décidé de créer cette association. Nous sommes engagées dans le combat et surtout dans le cadre de la promotion de la femme et la création d'un leadership féminin dans le secteur du pétrole.

Quelles solutions sont prévues par votre association pour surmonter le problème de l'emploi dans le domaine et l'intégration des jeunes nigériens diplômés en la matière pour éviter la fuite des cerveaux vers l'étranger?
Comme je vous l'avais dit, depuis mon retour au pays, je suis restée au chômage. Seulement, mon vœu le meilleur est de rester travailler dans mon pays. Sinon, la plupart des jeunes préfèrent rester travailler à l'extérieur, plus précisément les pays dans lesquels ils ont obtenu leur diplôme. Ils sont hantés par l'idée qu'au Niger, il ya toujours manque de l'emploi. Ce problème est dû à l'absence de compétitivité, le refus des responsables de certains secteurs à faciliter l'insertion des jeunes diplômés dans le secteur.
Par exemple, en spécialisation dans le domaine de l'ingénierie du réservoir pétrolier, nous ne sommes que quatre (4) Nigériens dont trois hommes. Je suis la seule femme parmi eux qui a pris le courage de revenir au Niger travailler. Je pense que je serai utile pour mon pays. Mais il est nécessaire de garder l'espoir. C'est pourquoi, d'ailleurs, je demande aux jeunes Nigériens qui regorgent de compétences qui et sont confrontés aux problèmes de l'emploi, de garder l'espoir.

Le problème de manque d'emploi persiste dans le domaine alors que notre pays exploite des réserves du pétrole comme à Agadem. Quel appel avez-vous à lancer aux plus hautes autorités du pays pour soutenir les jeunes Nigériens à être intégrés dans le travail du secteur pétrolier ?
Notre association est entrain de se battre à faire des plaidoyers à tous les niveaux pour que les jeunes puissent trouver du travail dans les compagnies pétrolières au Niger. Surtout, je veux bien que le Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou, soucieux de l'avenir de la jeunesse du Niger, ait un œil regardant sur la situation de nos ingénieurs qui travaillent dans les compagnies pétrolières. Nos ingénieurs nationaux ne sont pas intégrés dans le travail du secteur pétrolier. Les frères et les sœurs qui travaillent dans ces compagnies qui exploitent les ressources pétrolières nigériennes ne jouent pas leur rôle d'ingénieur mais plutôt celui de traducteurs et de secrétaires ; les nationaux doivent être impliqués du côté technique afin d'assurer la relève.
S'il n'y a pas de transfert de compétence, nous allons toujours rester attendre que les expatriés viennent exploiter nos ressources alors que nous avons des ingénieurs compétents. Vous savez, nous avons des compatriotes spécialisés dans toute la chaine pétrolière ; malheureusement, ils ont fui le pays pour aller travailler à l'étranger. Actuellement, je suis tentée de quitter le Niger pour un pays voisin, mais en tant que vrai patriote, je décline toujours l'offre.

Réalisée par Seini Seydou Zakaria(onep)

27/0718


inviteM. le Chef de la mission EUCAP SAHEL Niger, comment peut-on présenter EUCAP Sahel Niger, autrement dit quelle est la genèse de la mission ?
L'Union Européenne a adopté une stratégie pour le Sahel en 2011, axée sur la sécurité et le développement. Cette stratégie a été discutée par les Etats de la région et sur la base de cela, une mission a été lancée en 2012 dans le cadre de la politique sécurité-défense commune de l'Union Européenne. Dans le cadre de cette politique, qui a quelques axes prioritaires et dans le cadre de cette stratégie, 4 domaines sont ciblés, à savoir la lutte contre le terrorisme, la lutte contre le crime organisé transnational, la favorisation des activités pour les jeunes dans la région afin de lutter contre la radicalisation, et à partir de 2015, la problématique de la migration irrégulière et les crimes associés. C'est dans ce cadre que la mission a été lancée en 2012, avec un mandat non-exécutif, pour assister les autorités à mettre en place une approche intégrée, cohérente, qui respecte les droits de l'homme et qui permettra de lutter contre le terrorisme et le crime organisé.
C'est essentiellement dans ces deux domaines que la mission veut assister et aider ses partenaires nigériens.

Quelle est la contribution d'EUCAP Sahel Niger dans la formation et le soutien aux Forces de Défense et de Sécurité ?
La formation est effectivement l'un des 3 piliers que sont le conseil, la formation et les projets, donc l'équipement. Dans les domaines de la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et la lutte contre la migration irrégulière, 12.000 personnes, qui viennent surtout de la Police Nationale, de la Gendarmerie Nationale et de la Garde Nationale, ont été formées. On a aussi des activités avec les ministères de tutelle, avec par exemple l'Agence Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes et avec les magistrats, parce qu'un de nos objectifs est de renforcer la chaine pénale. On forme donc les officiers de police judiciaire mais aussi les magistrats. On travaille aussi avec la société civile, plus particulièrement dans le rapprochement des forces de l'ordre auprès de la population, domaine où la société civile est très importante. On les forme surtout dans les techniques d'investigations, la collecte de renseignements, les faux documents, la gestion des frontières, les droits de l'homme, la drogue, le trafic des armes et la gestion des crises. On a aussi formé la Police Technique Scientifique

Quels sont les principaux défis à relever pour promouvoir la paix et quelle place tient EUCAP Sahel Niger dans ce combat ?
La sécurité et la paix passent surtout par la stabilité et la sécurité humaine. On rappelle cette sécurité humaine parce qu'elle inclut une stabilité, non seulement économique, mais aussi politique,sociale et sécuritaire. C'est en fait le rôle des autorités, de créer les conditions dans lesquelles les hommes, les femmes et les jeunes peuvent se développer, avoir accès aux services sociaux de base et à l'éducation. Il est important de n'avoir ni peur, ni faim,pour arriver à une paix durable. Si les autorités peuvent garantir un système sécuritaire et judiciaire qui donne des garanties aux citoyens pour un traitement équitable, là ça sera déjà pas mal. C'est pour ça qu'en plus des formations techniques, on accorde aussi beaucoup d'attention à tout ce qui est droit de l'homme, donc le respect des citoyens.On dit toujours « servir et protéger », donc les forces de l'ordre doivent se dire qu'elles sont là pour la population.

Comment comptez-vous procéder pour pérenniser le travail accompli?
En effet, une de nos priorités est la durabilité des actions. La mission en tant que telle, n'est pas une mission permanente.Pour garantir la durabilité des actions menées, nous formons des formateurs. Actuellement, dans certains domaines c'est le formateur nigérien qui donne cours. C'est le cas de la police technique scientifique où les formateurs qui sont formés donnent des cours. Premièrement, c'est de pérenniser les activités par les formateurs nigériens, ensuite, il faut créer des textes légaux et des structures pérennes, et enfin il faut investir dans un système informatisé de ressources humaines qui permettra de mieux gérer les hommes et leurs matériels.Entre autres actions allant dans ce sens, il y'a eu l'adoption de la Stratégie de Sécurité Intérieure, la mise en place des structures des centres régionaux, et l'Agence Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes. On travaille maintenant pour mettre en place une plateforme qui permettra aux forces de sécurité et à la société civile, de se rencontrer et d'échanger.

Ces formations sont-elles destinées uniquement au Niger ?
La structure du G5 Sahel a été mise en place pas seulement au niveau sécuritaire, mais aussi au niveau du développement, de la gouvernance, des infrastructures, et au niveau d'autres relais de sécurité. Avec la création de la force conjointe du G5 Sahel, nous explorons avec les autorités concernées, la possibilité d'avoir une composante Police dedans.
Elle permettra une judiciarisation des opérations militaires afin d'éviter que des présumés malfrats ou même terroristes, ne soient relâchés par après par un juge pour manque de preuves. Nous comprenons bien sûr que les militaires doivent jouer leur rôle et conduire leurs opérations, de même que les magistrats doivent garantir les droits de l'homme dans toutes ces opérations.Il ne faut pas oublier que les actions militaires sont menées contre un ennemi qui n'est pas clairement identifié, et qui est souvent tapis parmi la population. C'est pourquoi nous pensons qu'il faut faire très attention à la manière de gérer ces opérations.

Remarquez-vous des progrès dans vos domaines d'intervention depuis l'installation de EUCAP SAHEL Niger ?
Effectivement, il y'a des progrès qui ont été faits, à commencer par le comité technique de pilotage qui renforce la structure de collaboration avec les autorités nigériennes.
On constate aussi des avancées conséquentes dans des domaines d'intérêts communs. J'ai déjà cité la Police Technique Scientifique (la PTS) et l'accélération des centres opérationnels régionaux pour gérer les incidents et les crises. Dans le domaine de la lutte contre la drogue, les résultats sont visibles. Par exemple il y'a un mois de cela, nous avons assisté à la saisie de presque 3 tonnes de résine de cannabis, saisie qui fait suite à l'aboutissement d'une enquête bien gérée par la Police. On peut aussi citer le service central de lutte contre le terrorisme qui était très jeune à notre arrivée. Aujourd'hui, c'est un service développé et performant. Vous voyez bien qu'il y'a des progrès visibles qui sont là.

Quels sont les perspectives pour la mission qui, je crois, est à son deuxième mandat?
On est dans le 3ème mandat qui prendra fin ce 15 juillet. On aura un autre mandat de 2 ans car les autorités nigériennes ont déjà donné leur accord et c'est en discussion au niveau de l'Union Européenne pour approbation. L'une des priorités pour nous, c'est d'aller vers le mentorat et les services commandés. Nous irons plus sur le terrain avec nos collègues nigériens pour voir leur fonctionnement et faire un coaching, toujours avec l'accord bien sûr des chefs de services. La durabilité des actions menées est aussi une de nos priorités. On a déjà atteint la 1ère phase de la mission qui consiste à l'atteinte d'une capacité optimale des formations et des conseils. La 2ème phase quant à elle, c'est d'aller vers une situation de transition et de remettre les activités à notre partenaire. Et la dernière phase elle, consiste à la phase de sortie. Notre mandat pour l'instant c'est le Niger. Si on nous donne des activités sous régionales, ça ne peut pas être au détriment de celles du Niger. Tout ce qu'on a fait jusqu'à présent, c'est de renforcer les capacités de nos partenaires. C'est le cœur même de notre mandat.

Votre mot de la fin ?
C'est vraiment un mot de soutien et d'encouragement pour le peuple nigérien. C'est aussi un mot de respect, le respect pour vous, pour votre fierté, pour votre volonté de s'attaquer aux problèmes et surtout de progresser ensemble. Comme vous le dites si bien au Niger, on est ensemble.

Par Souleymane yahaya

20/07/18

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M. Amadou Harouna, Directeur général de l'Agence du Barrage Kandadji : «Les travaux démarreront effectivement au plus tard en novembre 2018»

M. le Directeur Général, le programme Kandadji semble enfin avoir trouvé le partenaire idéal avec la présélection d'une société de droit chinois pour la construction du barrage hydro électrique de Kandadji, un ouvrage tant attendu par les Nigériens depuis des décennies. Quelle est l'entreprise ? Et pouvez-vous bien nous faire la genèse du processus ?Merci de l'opportunité que vous m'offrez pour parler du Programme Kandadji dans les colo...

M. Saley Saidou, Secrétaire Permanent du Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires (DNPGCA…

M. Saley Saidou, Secrétaire Permanent du Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires (DNPGCA) : « C'est globalement près de 200 milliards de FCFA qui sont mobilisés par l'Etat et ses partenaires pour soutenir les populatio

Monsieur le Secrétaire Permanent, nous voilà en pleine période de soudure, une phase qui, dans le milieu rural notamment, se traduit par unamenuisement drastique des réserves alimentaires. Quelles sont les dispositions prises par l'Etat dans le cadre du plan de soutien 2018 en vue de mettre les populations vulnérables à l'abri de l'insécurité alimentaire et nutritionnelle?Merci. Comme vous le savez, la campagne agropastorale de l'hivern...

Interview Directeur Général du Musée National Boubou Hama de Niamey : «Nos hôtes continuent de témoigner de leur soutien…

Interview Directeur Général du Musée National Boubou Hama de Niamey : «Nos hôtes continuent de témoigner de leur soutien et de leurs appréciations positives à l'endroit du Musée National», déclare M. Ali Bida.

Le 11 octobre 2013, le Conseil des ministres a examiné et adopté la création d'un établissement public à caractère scientifique, culturel et technique dénommé « Musée National Boubou HAMA ». Vu le rôle important que joue ce Centre culturel pour le Niger et la sous-région, nous avons rencontré pour vous, le Directeur du Musée National Boubou HAMA, l'historien et archéologue Ali Bida, qui a bien voulu nous parler de l'historique dudit éta...

Interview de M. Almoustapha Garba, Ministre de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable : « …

Interview de M. Almoustapha Garba, Ministre de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable : « Nous voulons inviter chacun à une action et une attitude citoyenne, mais aussi rappeler clairement que la restauration de notre en

Monsieur le Ministre, notre pays célèbre le 03 Août 2018, le 58ème anniversaire de l'indépendance essentiellement marquée par les festivités de la Fête Nationale de l'Arbre (FNA). Quelle sera la particularité de cette édition 2018 ?Avant de répondre à votre question, permettez-moi de vous remercier pour l'occasion que vous m'offrez pour m'adresser à mes compatriotes en vue de les entretenir dans le cadre de la Fête Nationale de l'Arbre ...

Mlle Moumouni Ibrah Hadiza, ingénieur pétrolière et spécialiste du réservoir pétrolier, présidente de l'association NIWO…

Mlle Moumouni Ibrah Hadiza, ingénieur pétrolière et spécialiste du réservoir pétrolier, présidente de l'association NIWO : «Je souhaite que le Chef de l'Etat, soucieux de l'avenir de la jeunesse, exige l'implication des jeunes et des femmes ingénieur

La présence des femmes dans le domaine de l'industrie pétrochimique et de l'ingénierie du pétrole est restreinte au Niger. Le domaine restait un terrain conquis par les hommes, alors que les femmes peuvent se lancer pour son développement. C'est pourquoi, la seule femme spécialiste du réservoir pétrolier au Niger, sans emploi, a pensé à créer l'association NIWO (Niger's Women in Oil and Gas) pour inciter les jeunes filles nigériennes à ...

M. Frank Van Der Mueren, Chef de la mission EUCAP SAHEL Niger : «Tout ce qu'on a fait jusqu'à présent, c'est de renforce…

M. Frank Van Der Mueren, Chef de la mission EUCAP SAHEL Niger : «Tout ce qu'on a fait jusqu'à présent, c'est de renforcer les capacités de nos partenaires»

M. le Chef de la mission EUCAP SAHEL Niger, comment peut-on présenter EUCAP Sahel Niger, autrement dit quelle est la genèse de la mission ?L'Union Européenne a adopté une stratégie pour le Sahel en 2011, axée sur la sécurité et le développement. Cette stratégie a été discutée par les Etats de la région et sur la base de cela, une mission a été lancée en 2012 dans le cadre de la politique sécurité-défense commune de l'Union Européenne. D...

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !

Audiences

Dossier

Cinquantenaire de la Société Nigérienne d'Electric…

Cinquantenaire de la Société Nigérienne d'Electricité (NIGELEC) : Boukari Kané, une figure marquante de la NIGELEC

Il est incontestablement celui qui a posé les jalons de la Société Nigérienne de l'Electri...

lundi 10 septembre 2018

Les grands projets de la NIGELEC : Environs 552 mi…

Les grands projets de la NIGELEC : Environs 552 milliards FCFA injectés pour améliorer et étendre la fourniture d'électricité

Créée en septembre 1968, la Société Nigérienne d'Électricité (NIGELEC) succède à la Saféle...

lundi 10 septembre 2018

Diner de gala de la Nigelec : La société honore se…

Diner de gala de la Nigelec : La société honore ses anciens dirigeants, ses meilleurs agents et clients

A l'occasion de son cinquantième anniversaire, la Société Nigérienne d'Electricité (Nigele...

lundi 10 septembre 2018

L'air du temps

Tous à la ceinture et au casque !

Tous à la ceinture et au casque !

C'est désormais officiel et c'est d'une grande rigueur : à partir du 1er octobre prochain,...

vendredi 14 septembre 2018

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