Le Sahel

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Editorial : Ras-le-bol contre l'ignominie


DG onep"La vente aux enchères de migrants comme esclaves en Libye m'indigne profondément.
L'esclavage est un crime contre l'humanité. J'en appelle aux autorités libyennes et aux organisations internationales, afin que tout soit mis en œuvre pour que cesse cette pratique d'un autre âge, que nous croyions à jamais révolue. Le Niger condamne cette pratique ignoble et s'engage à apporter sa contribution pour mettre fin à cette pratique». Ces mots traduisent à eux seuls, toute la colère et le ressenti du Président Issoufou
Mahamadou face à cette tragédie odieuse. Comment rester insensible devant cette barbarie, ce déni de droit à des gens qui ne souhaitent qu'une chose : l'amélioration de leurs conditions de vie et d'existence?
Comme il l'a toujours fait lorsqu'il s'agit de défendre une cause noble, le Président Issoufou a été le premier dirigeant à exprimer, dans l'immédiat, son indignation face à ce crime ignoble et abject perpétré en Libye. Mieux, il l'a dit, il y a urgence à agir pour arrêter cette pratique infamante de la vente aux enchères des migrants africains comme esclaves, et au plus vite ! Aussi, a-t-il lancé un appel pressant à la Cour Pénale Internationale (CPI) afin qu'elle se saisisse immédiatement du dossier. « Nous n'avons plus le droit de faire comme si rien ne s'est passé ou de détourner les regards. Nous avons le devoir de nous attaquer aux causes profondes de cette tragédie. Le Niger prend au sérieux cette question et nous allons continuer à nous battre par rapport à cette situation scandaleuse. C'est dans cette perspective que, nous avons demandé que ce point soit inscrit à l'ordre du jour du prochain sommet Union Africaine-Union Européenne».
En leader incontesté de la lutte contre la migration illégale et la traite des êtres humains, le Président Issoufou veut voir la communauté internationale attaquer véritablement à la racine ce lancinant dossier de l'immigration illégale.
La colère et la prise de position ferme et radicale du Président Issoufou ont eu des échos un peu partout dans le monde où elle a suscité une mobilisation générale. En Afrique, plusieurs Etats ont rappelé leur ambassadeur en Libye ou convoqué les ambassadeurs libyens pour protester énergiquement contre ces traitements dégradants.
Pour le compte de l'Union Africaine, le Président en exercice, le Guinéen Alpha Condé, a invité instamment « les autorités libyennes à ouvrir une enquête, situer les responsabilités et traduire devant la justice les personnes incriminées".
A l'ONU, le Secrétaire général Antonio Guterres s'est dit horrifié : « Je suis dégoûté par ces actes odieux et j'appelle toutes les autorités compétentes à enquêter sans délai sur ces activités, et à traduire les auteurs en justice. J'ai demandé aux acteurs pertinents des Nations Unies de suivre activement cette question», a-t-il affirmé, tout en dénonçant ''des violations flagrantes des droits de l'homme qui peuvent constituer des crimes contre l'humanité''.
En France, le Président Emmanuel Macron a qualifié de « crimes contre l'Humanité» la vente de migrants africains comme esclaves en Libye».
Au-delà de la colère et de l'émotion, il faut maintenant passer aux actes et aux actes concrets. Car, comme l'a dit et répété le Président Issoufou Mahamadou, lors de plusieurs foras organisés au plan international sur les questions de l'immigration, il faut agir vite pour arrêter l'hémorragie.
Trop, c'est trop, a dit le Chef de l'Etat, et il a été entendu. Aujourd'hui, aux quatre coins du monde, des voix s'élèvent pour dire qu'il faut arrêter ces pratiques indignes et moyenâgeuses.

Mahamadou Adamou( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )
24/11/17

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