Le Sahel

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Tinni Abdou


conseilLe Conseil des ministres s'est réuni, hier jeudi 15 novembre 2018, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres.
Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :
I AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant adoption de la Politique Nationale de Sécurité Nutritionnelle au Niger (2017-2025) et son Plan d'Action Multisectoriel 2017-2019.
L'élaboration de la Politique Nationale de Sécurité Nutritionnelle au Niger (PNSN) et de son Plan d'Action répond à l'atteinte des objectifs de l'axe 4 de l'Initiative 3N relatif à « l'amélioration de l'état nutritionnel des Nigériennes et des Nigériens», lui-même concourant à l'atteinte des objectifs du Pôle de Transformation du Monde Rural du PDES 2017-2021.
La démarche d'élaboration de ces deux documents a été conduite en conformité avec les recommandations et les initiatives internationales en faveur de la nutrition auxquelles le Niger a souscrit, notamment, les Objectifs de Développement Durable, la Stratégie du Mouvement Scaling Up Nutrition 2016-2020, les cibles fixées par l'Assemblée Mondiale de la Santé pour l'horizon 2025, les recommandations de la 2ème Conférence Internationale sur la Nutrition et la Déclaration de Malabo.
Ces recommandations se fondent globalement sur les évidences scientifiques et les connaissances actuelles dans le domaine de la nutrition qui en font un préalable à tout développement, à l'échelle de l'individu, d'une communauté ou d'une nation.
II. AU TITRE DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ELEVAGE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant adoption du Schéma d'Aménagement Foncier (SAF) de la Région de Dosso.
Le présent projet de décret est pris en application des articles 127 et suivants de l'ordonnance n° 93-15 du 02 mars 1993 fixant les Principes d'Orientation du Code Rural.
Le Schéma d'Aménagement Foncier de la Région de Dosso est la traduction d'une vision pour un meilleur aménagement de ses ressources rurales.
Cette vision est celle « d'un SAF porté par un appui institutionnel et juridique fort, visant l'intensification des productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques et la réduction des conflits fonciers à travers : la régulation de l'accès au foncier, les usages des terres et des ressources qu'elles portent, la régulation du marché foncier, la sécurisation foncière des droits locaux et l'aménagement des bases productives rurales ».
Elle est articulée sur quatre (4) Axes structurant la stratégie d'aménagement foncier de la région à savoir :
- Axe 1 : application des dispositions juridiques et institutionnelles du SAF ;
- Axe 2 : établissement des cadastres des communes et mise en œuvre de modalités d'aménagement foncier ;
- Axe 3 : aménagement durable des bases productives rurales ;
-Axe 4 : mise en œuvre de la gouvernance du SAF.
Le Schéma d'Aménagement Foncier de la Région de Dosso inventorie et cartographie l'ensemble des espaces et des ressources de la région et précise la vocation de ces espaces et les droits qui s'y attachent dans la perspective du développement socio-économique de la région.
III. AU TITRE DU MINISTERE DU
PETROLE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant approbation de l'Avenant n°1 au Contrat de Partage de Production, relatif au Bloc KAFRA.
La République du Niger et la société Sonatrach International Petroleum Exploration And Production Corporation (SIPEX) BVI ont signé le 04 août 2015, le Contrat de Partage de Production «CPP » relatif au bloc KAFRA approuvé par décret n° 2015-380/PRN/ME/P du 16 juillet 2015.
Le forage réalisé sur le bloc KAFRA entre décembre 2017 et février 2018 a permis de confirmer l'existence d'un nouveau bassin pétrolier à la frontière Niger-Algérie. C'est sur la base de ce résultat que l'opérateur du bloc, souhaite réaliser des travaux à plus forte valeur ajoutée que ceux qui étaient prévus dans ledit CPP.
Cette option nécessite la modification du Programme de Travaux Minimum de la première période de renouvellement prévu au paragraphe 9.2 dudit CPP.
L'approbation de l'Avenant n°1 au CPP relatif au bloc KAFRA intervient dans le cadre de cette modification qui permettra d'affiner la compréhension du réservoir, l'estimation des réserves et de déterminer ainsi les quantités additionnelles à découvrir pour la mise en production des gisements de cette nouvelle zone.
IV. AU TITRE DU MINISTERE DES
FINANCES.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de loi portant loi de Règlement pour l'année budgétaire 2017.
L'année 2017 a été une année financière difficile, du fait des contraintes liées à la mobilisation des recettes. Ces contraintes sont principalement imputables aux chocs exogènes subis par l'économie, en particulier ceux liés aux questions sécuritaires et climatiques ainsi qu'aux cours des matières premières. Ces chocs, tout en exerçant une pression sur les dépenses publiques, ont également eu un impact négatif sur les recettes publiques.
Les actions d'amélioration de l'exécution du budget de l'Etat se sont poursuivies, tant au niveau des recettes qu'au niveau des dépenses à travers notamment la mise en œuvre des dispositions de la loi organique relative aux lois de finances à partir de l'année 2018 avec la consécration du budget programme, le renforcement de l'efficacité de la gestion budgétaire et la mise en œuvre de contrôles renforcés à tous les niveaux de la chaine d'exécution des opérations budgétaires de l'Etat.
Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

V. AU TITRE DU MINISTERE DES
AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :
5.1. Projet de loi autorisant la ratification de l'Accord de prêt n°D13520P d'un montant équivalent à quinze millions de dollars américains (15 000 000 $ US), signé le 12 octobre 2018 à Niamey, entre la République du Niger et le Fonds de l'OPEP pour le Développement International (OFID), pour le financement partiel du Projet de construction de la voie express reliant l'Aéroport International Diori Hamani au centre-ville de Niamey.
L'Accord objet du présent projet de loi de ratification a pour objectif global de soutenir le développement socio-économique du Niger par le biais d'une infrastructure de transport améliorée, qui permettra en particulier la connectivité et l'amélioration de l'accessibilité de l'Aéroport International Diori Hamani au centre-ville de Niamey.
Le projet sera mis en œuvre à travers cinq (05) composantes, à savoir : les travaux de génie civil, les services de consultants, le soutien à l'unité de gestion du projet, l'audit et l'acquisition de terrains.
5.2. Projet de loi autorisant la ratification de l'Accord de financement composé d'une subvention n°D369-NE d'un montant équivalent à vingt-huit millions cinq cent mille Droits de Tirages Spéciaux (28 500 000 DTS) et d'un Crédit n°6308-NE d'un montant de trente et quatre millions quatre cent mille Euros (34 400 000 €), signé le 28 février 2018 à Niamey (République du Niger), entre la République du Niger et l'Association Internationale de Développement (AID), pour le financement du Projet d'Appui aux réfugiés et aux Communautés d'Accueil au Niger.
L'objectif global de l'Accord objet du présent projet de loi de ratification, est d'améliorer l'accès aux services de base et les opportunités économiques pour les réfugiés et les communautés d'accueil dans certaines régions de la République du Niger.
Le projet sera mis en œuvre à travers cinq (05) composantes, à savoir : les Infrastructures communautaires pour un meilleur accès aux services sociaux de base, le soutien aux opportunités économiques, la coordination et le développement institutionnel, la gestion du projet et l'acquisition de terrains.
Ces deux (2) projets de lois seront transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.
VI. AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES, DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant acte de cessibilité des propriétés à exproprier dans le cadre de la construction de la Compagnie Régionale de Sécurité (CRS) et de la Compagnie de la Garde Nationale du Niger (GNN), sises sur le territoire de la Commune de Tibiri, Département de Guidan-Roumdji.
Par décret n° 2018-668/PRN/MDU/L du 20 avril 2018, les opérations de construction de la Compagnie Régionale de Sécurité (CRS) et de la Compagnie de la Garde Nationale du Niger (GNN), dans la Commune de Tibiri, Département de Guidan Roumdji ont été déclarées d'utilité publique.
Le présent projet de décret à pour objet de rendre cessibles au profit de l'Etat, les propriétés à exproprier dans le cadre de ces opérations de construction d'infrastructures publiques.
VII. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENERGIE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret modifiant la loi n° 98-017 du 15 juin 1998, portant création d'un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé « Centre National d'Energie Solaire » (CNES).
La modification de la loi n° 98-017 du 15 juin 1998, portant création d'un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé « Centre National d'Energie Solaire » (CNES) s'inscrit dans le cadre de la réorientation des missions dudit Centre pour lui permettre de jouer un rôle plus actif dans le développement socio-économique national.
Cette révision des missions du CNES qui prend désormais la dénomination d' « Agence Nationale d'Energie Solaire» (ANERSOL) a pour objet de repositionner les activités du centre afin de le rendre davantage opérationnel, lui permettre de mieux tirer profit des réalisations dont il est porteur et de l'impliquer dans la promotion et le développement de l'énergie solaire à travers les projets et les programmes de mise en œuvre de la Stratégie Nationale d'accès à l'électricité (contrôle de qualité et de conformité, maitrise d'œuvre, renforcement des capacités, formation...).
Le présent projet de décret est pris après avis de la Cour Constitutionnelle, conformément à l'article 103 de la Constitution.
VIII. MESURES NOMINATIVES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.
• Monsieur Ghousmane Abdoulmoumoune, sociologue, est nommé préfet du département de N'Guigmi, en remplacement de Monsieur Fougou Boukar, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Fougou Boukar, est nommé préfet du département de Goudoumaria, en remplacement de Monsieur Issoufou Siddo Abdou.
• Le Lieutenant Seydou Abdou, officier de la garde nationale du Niger, Mle OA/SM, est nommé directeur de l'informatique, au Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA
JUSTICE.
• Madame Fatondji Florentine Georgette, magistrat du grade exceptionnel, 2ème échelon, Mle 61155/J, est nommée présidente de la Commission Nationale de Coordination de Lutte contre la Traite des Personnes et le Trafic illicite de Migrants, en remplacement de Dillé Rabo, admis à faire valoir ses droits à la retraite.
• Monsieur Moussa Waziri Ibrahim, magistrat du 2ème grade, 4ème échelon, Mle 72558/F, est nommé directeur de la législation et des réformes en remplacement de Monsieur Wassey Issa, appelé à d'autres fonctions.

AU TITRE DU MINISTERE DE
L'EMPLOI, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE.
• Monsieur Ibrahim Oumarou, économiste planificateur, Mle 115761/R, est nommé directeur général de l'observatoire national de l'emploi et de la formation professionnelle (ONEF), au Ministère de l'Emploi, du Travail et de la Protection Sociale.
• Monsieur Idrissa Boubacar, inspecteur du travail, Mle 68585/U, est nommé directeur général adjoint de l'Observatoire National de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (ONEF), au Ministère de l'Emploi, du Travail et de la Protection Sociale.
•Monsieur Ibrahim Saley Yacouba, inspecteur du travail, Mle 79443/E, est nommé directeur de la sécurité et santé au travail, au Ministère de l'Emploi, du Travail et de la Protection Sociale.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION.
• Monsieur Djingarèye Seyni, cadre supérieur de l'information et de la communication, Mle 71257/H, est nommé directeur de la communication, au Ministère de la Communication.
AU TITRE DU MINISTERE DES MINES.
• Monsieur Mamane Kaché, ingénieur en chef des mines, Mle 85643/W, est nommé directeur des mines, au Ministère des Mines.
• Madame Nouhou née Soumana Salley, ingénieur en chef des mines, Mle 82692/E, est nommée directrice de l'économie, du contrôle et de la fiscalité minières, au Ministère des Mines.
•Monsieur Ayouba Dari, ingénieur général des mines, Mle 82694/G, est nommé directeur de l'environnement minier, au Ministère des Mines.
•Monsieur Hassane Hamadou, ingénieur en chef des mines, Mle 87334/Z, est nommé directeur des exploitations minières à petites échelles et des carrières, au Ministère des Mines.
•Monsieur Abdou Ousseini, ingénieur principal des mines, Mle 85641/U, est nommé directeur de la géologie, au Ministère des Mines.
• Monsieur Yakouba Yazi, ingénieur en chef des mines, Mle 87332/X, est nommé directeur du cadastre minier et de la promotion minière, au Ministère des Mines.
• Monsieur Magagi Mahamane Sani, chargé d'enseignement, Mle 71818/B, est nommé directeur des archives, de l'information, de la documentation et des relations publiques, au Ministère des Mines.
AU TITRE DU MINISTERE DE
L'EQUIPEMENT.
• Monsieur Siradji Ibrah, ingénieur principal des travaux publics et des mines, Mle 59983/X, est nommé conseiller technique du Ministre de l'Equipement, en remplacement de Monsieur Abdou Gado, admis à faire valoir ses droits à retraite.
• Monsieur Mahamane Ousmane, directeur administratif, est nommé président du conseil des routes du fonds d'entretien routier, au Ministère de l'Equipement.
•Monsieur Boukari Mamane, docteur en sciences économiques, est nommé vice-président du conseil des routes du fonds d'entretien routier, au Ministère de l'Equipement.
•Monsieur Abdoul Rahimoune Massaoudou, DESS en audit et contrôle de gestion, est nommé directeur général du Fonds d'Entretien routier (FER), au Ministère de l'Equipement.
AU TITRE DU MINISTERE DU
DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE.
• Monsieur Nagara Maman, professeur d'enseignement secondaire, Mle 56504/R, est nommé directeur de l'aménagement régional, au Ministère du Développement Communautaire et de l'Aménagement du Territoire.
AU TITRE DU MINISTERE DES
ENSEIGNEMENTS PROFESSIONNELS ET TECHNIQUES.
• Madame Dady Gaoh Hapsatou, professeure certifiée, Mle 58959/S, est nommée inspectrice générale des services, au Ministère des Enseignements Professionnels et Techniques.
AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENERGIE.
• Madame Falmata Malla Kiari Kimé, ingénieur statisticienne économiste, Mle 116966/N, est nommée directrice des statistiques, au Ministère de l'Energie.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE.
• Monsieur Bawan-Allah Goubékoy, gestionnaire des services de santé, Mle 57816/S, est nommé secrétaire général adjoint du Ministère de la Santé.
• Monsieur Oumara Mamane, médecin-colonel, est nommé directeur général de l'Hôpital Général de Référence de Niamey, au Ministère de la Santé.
• Monsieur Elhadj Sama Issa, titulaire d'un diplôme d'état d'administrateur des affaires sociales, est nommé directeur général adjoint de l'Hôpital national de Niamey, au Ministère de la Santé.
• Monsieur Moussa Harouna Yacouba, gestionnaire des services sanitaires et sociaux, est nommé président du conseil d'administration de l'Ecole Nationale de Santé Publique (ENSP) de Niamey, au Ministère de la Santé.
AU TITRE DU MINISTERE DE L'INDUSTRIE.
• Monsieur Abdou Sama, ingénieur agronome, est nommé directeur de la normalisation, de la promotion de la qualité et de la métrologie, au Ministère de l'Industrie.

AU TITRE DU MINISTERE DE
L'ENTREPRENARIAT DES JEUNES.
• Madame Ousmane Aïchatou Seyni, inspectrice de la promotion humaine, Mle 58189/N, est nommée conseillère technique du Ministre de l'Entreprenariat des Jeunes.

L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Onep
16/11/18


panLe président de l'Assemblée nationale, S.E Ousseini Tinni, a participé, hier au siège du Parlement de la CEDEAO, à Abuja, à l'ouverture de la 2ème session ordinaire dite session budgétaire de cette institution parlementaire sous régionale. Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Président de l'Assemblée nationale a mis en exergue les multiples initiatives enclenchées par le Parlement de la CEDEAO, ainsi les excellentes relations qui existent entre le parlement nigérien (représenté par plusieurs députés) et le parlement sous-régional qui participent pleinement à la vie de la communauté.
Dans son allocution, S.E Ousseini Tinni a indiqué que « depuis le début de la présente législature, plusieurs occasions ont été mises à profit par ce parlement pour conduire d'importantes activités au Niger, qu'il s'agisse de tenir des réunions d'inter sous-comités ou de conduire d'utiles missions d'information comme la toute dernière, consacrée à la problématique éminemment actuelle de la migration». Le Président de l'Assemblée nationale a ajouté que «A chaque fois, mes collègues et moi nous nous étions sentis honorés par la présence d'élus ouest africains, par la présence, chez nous, de ce parlement dont nous attendons beaucoup en termes de progrès dans la construction de l'unité ouest africaine, étape importante à l'intégration de l'ensemble de notre continent ».
Le Président de l'Assemblée nationale a expliqué qu'il se doit d'être présent à cette cérémonie pour encourager l'institution dans sa quête d'une plus grande visibilité de l'action parlementaire communautaire, dans sa quête d'une plus grande efficacité de notre organisation commune, la CEDEAO.
S.E Ousseini Tinni, après avoir souligné l'espoir que le Niger a toujours fondé dans les sauts qualitatifs attendus de la construction de la CEDEAO du niveau de vie de chacun de nos concitoyens, a rappelé l'idéal de paix, de progrès et d'unité des Généraux GOWON et EYADEMA, ses tout premiers précurseurs.
Faisant un grand tour d'horizon des progrès réalisés, ainsi que des défis qui se posent à l'institution sous-régionale, le Président de l'Assemblée a abordé plusieurs points relatifs à la vie de la communauté, à savoir ceux relatifs aux échanges commerciaux, la Zone de libre-échange continentale Africaine (ZLECA), dont le Président Issoufou Mahamadou est le champion, la monnaie unique, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la migration illégale, etc. (Lire ci-dessous l'intégralité de l'allocution prononcée par le président de l'Assemblée Nationale).

Garé Amadou, AP/AN


Discours de SEM OUSSEINI TINNI à l'occasion de l'ouverture de la deuxième session ordinaire du Parlement de la CEDEAO : «Il est plus que grand temps que nous progressions dans la construction de cette communauté qui représente l'unique bouée de sauvetage qui reste à notre sous-région», déclare SEM. Ousseini Tinni
« Honorables collègues,
Mesdames et Messieurs,
Avant tout propos, je voudrais très sincèrement remercier le Président Moustapha CISSE Lo pour cette aimable invitation qu'il m'a adressée à partager ces précieux moments avec les dignes représentants des populations de la communauté ouest africaine.
Honorables Collègues députés, je suis aujourd'hui devant vous, d'abord par devoir, car je me dois de vous rendre les respectueux égards que votre parlement a maintes et maintes fois réservés au mien. En effet, depuis le début de la présente législature, plusieurs occasions ont été mises à profit par ce parlement pour conduire d'importantes activités au Niger, qu'il s'agisse de tenir des réunions d'inter sous-comités ou de conduire d'utiles missions d'information comme la toute dernière, consacrée à la problématique éminemment actuelle de la migration.
A chaque fois, mes collègues et moi nous nous étions sentis honorés par la présence d'élus ouest africains, par la présence, chez-nous, de ce parlement dont nous attendons beaucoup en termes de progrès dans la construction de l'unité ouest africaine, étape importante à l'intégration de l'ensemble de notre continent. Il est donc tout à fait naturel que je m'en vienne ici, vous dire de vive voix que la Représentation nationale du Niger est très sensible à toutes les marques de civilités que vous lui témoignez assez régulièrement en l'associant à certaines de vos activités.
Monsieur le Président, honorables députés, je voudrais, ensuite, vous dire qu'au-delà de l'exigence des convenances, je me dois d'être à cette cérémonie pour encourager votre institution dans sa quête d'une plus grande visibilité de l'action parlementaire communautaire, dans sa quête d'une plus grande efficacité de notre organisation commune, la CEDEAO !
Monsieur le Président, chers collègues députés, je suis ici aussi parce que mon pays, le Niger a toujours fondé beaucoup d'espoir dans les sauts qualitatifs attendus de la construction de la CEDEAO du niveau de vie de chacun de nos concitoyens. Depuis les origines, nos compatriotes se sont approprié les objectifs de cette organisation, partageant ainsi l'idéal de paix, de progrès et d'unité des Généraux GOWON et EYADEMA, ses tout premiers précurseurs.
Aujourd'hui encore, quarante-trois ans après que ces grands dirigeants aient partagé avec les autres Chefs d'Etat leur vision d'une Afrique de l'ouest unie et prospère, nous nous devons tous de continuer à porter haut le flambeau d'une communauté qui sait dépasser frontières et particularismes, disparités économiques et chauvinisme, pour construire un ensemble économique viable, au-delà de tout étroit souverainisme, pour donner une chance de décollage à nos pays !
Tirant les enseignements du contexte politique et économique mondial actuel, marqué notamment par la montée du nationalisme et des replis identitaires, il me semble que nous nous devons, plus que jamais, d'entretenir l'enthousiasme des pères fondateurs de la CEDEAO.
Nous devons nous dire que si dans d'autres parties du monde des pays se sont accordés pour supprimer barrières et contingentements dans le but de parvenir à un état permanent de paix, pour nous autres l'impératif d'union doit se fonder aussi sur la création des conditions d'une lutte victorieuse contre la pauvreté et la misère.
Comme vous le savez, les avantages comparatifs des pays composant notre communauté ne peuvent être exploités de manière optimale que dans un espace économique réunissant les conditions critiques d'un véritable développement économique et social. Je pense qu'il est plus que grand temps que nous progressions dans la construction de cette communauté qui représente l'unique bouée de sauvetage qui reste à notre sous-région. Certes après quatre décennies, la CEDEAO a déjà plusieurs réussites à son actif tant au niveau économique qu'au plan politique.
Ainsi, au plan politique, le Nigérien que je suis ne saurait oublier la part décisive qui a été la sienne dans la restauration du cadre démocratique de mon pays face au péril qui le menaçait en raison de certaines fâcheuses circonstances. De même, quel citoyen de notre espace pourrait oublier les éminents services rendus à la paix par les troupes de l'ECOMOG ?
Mais, aujourd'hui, au-delà de ces grandes victoires politiques, nos populations souhaitent voir les chantiers de l'intégration économique prendre l'allure décisive qui rendrait impossible tout recul.
A cet égard, Monsieur le Président, au nom de la Représentation nationale du Niger, je voudrais partager avec vous mon grand souhait de voir lever, dans notre espace, tous les obstacles à la libre circulation des personnes et des biens, au droit de résidence et d'établissement.
Nos populations désirent, plus que tout, circuler avec les richesses qu'elles produisent d'un point à un autre de cet espace, à l'abri de ces sempiternelles humiliations à l'entrée des différents corridors. Ces populations souhaitent plus que jamais que la construction de la CEDEAO renoue avec ses idéaux de dignité pour l'homme et de liberté pour tous les citoyens ! Elles souhaitent voir bannir ces longues queues aux check-points où les vexations infligées aux voyageurs semblent être la norme, chaque fois qu'il s'agit de franchir la frontière d'un de nos pays.
Tout comme vous, chers collègues députés, je pense que le temps des discours et des belles intentions est révolu ! Il faut avancer à grands pas ; il nous faut notamment travailler à développer les échanges intra zone ! Nous ne pourrons constituer une communauté de destin que lorsque nos économies deviendront interdépendantes. Si nous sommes davantage tournés vers l'extérieurs qu'il s'agisse du mouvement des ressources humaines que de celui des marchandises et des capitaux, nos objectifs d'intégration continueront à s'éloigner telle une ligne d'horizon.
Comme vous le savez, aujourd'hui, nos échanges inter communautaires restent encore aux alentours de 15% ce qui est largement en deçà du seuil critique permettant à nos économies de converger et de créer un véritable marché intérieur. A titre de comparaison, ces échanges sont de l'ordre de 70% au sein de l'Union européenne. C'est dire alors combien nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir !
Mais, ce chemin pourrait être plus court si nos Etats s'engageaient encore plus résolument à lever les obstacles à l'intégration vraie comme le cloisonnement monétaire qui caractérise toujours notre zone. A cet égard, ils se doivent d'adopter une attitude volontariste et aplanir tous les écueils qui entravent le passage à la monnaie unique en s'efforçant de faire converger les différentes économies. Il est grand temps de passer courageusement aux actes afin que cette monnaie ne devienne pas ''l'Arlésienne'' dont parlait le Président ISSOUFOU MAHAMADOU.
Cependant, nous pensons qu'il faut y aller, avec le rythme qui sied, mais avec la volonté farouche d'y parvenir car, comme le disait le Président nigérien, la monnaie unique,« en réduisant les coûts des transactions, en faisant converger les taux d'inflation, et en assurant la transférabilité des capitaux, on renforcera les échanges des biens et des services, et on amplifiera la croissance économique et donc la prospérité des peuples de chacun de nos pays ».
Allons à la monnaie unique avec ce farouche courage qui a permis aux pays africains de vaincre maintes et maintes réticences pour parvenir à la signature du traité instaurant une zone de libre-échange continentale (ZLECA) lors du sommet désormais historique de l'Union Africaine tenu en mars dernier à Kigali. C'est une véritable révolution économique qui a ainsi démarré à l'échelle de notre continent. en effet, la ZLECA, appelée à s'étendre sur un marché de l'ordre d'un milliard de personnes, avec un produit intérieur brut (PIB) estimé à 2 500 milliards de dollars, sera la plus grande zone de libre-échange du monde.
Je n'exagère donc rien en parlant de révolution ! Songez donc que grâce à la ZLECA, nos échanges inter africains, de 16%, aujourd'hui, passeront à 60% à l'horizon 2022 ! C'est dire alors qu'avec l'engagement de tous elle incarnera bientôt cette ''vision d'une Afrique intégrée, prospère et pacifique'' tant souhaitée par les pères fondateurs de l'OUA.

Pour l'heure, mon ardent souhait est de voir le traité de la ZLECA ratifié par tous les pays signataires afin qu'il puisse entrer rapidement en vigueur pour que les barrières de tous ordres ne s'interposent plus entre les africains et que travail et capital puissent circuler librement entre tous les pays. Pour une fois, grâce à la détermination d'une nouvelle génération de dirigeants, l'Unité africaine quitte résolument l'espace de la rhétorique pure pour s'engager sur un chemin débouchant sur des chantiers prometteurs.
Chers collègues, pour en revenir à la CEDEAO, il me semble que nous nous devons aussi d'inciter nos Etats à créer les conditions d'une solidarité de fait qui va au-delà du cadre national. Et, ce faisant, toutes les institutions et organes de la CEDEAO se doivent de prendre en compte cette réflexion de JEAN MONNET qui disait, en substance, qu'il ne s'agit pas de coaliser les Etats mais d'unir les peuples !
Cette solidarité doit être plus manifeste et être portée, au moyen d'outils appropriés, par des organes chargés du suivi démocratique de la communauté.
C'est pourquoi, Monsieur le Président, je milite avec force conviction pour que votre auguste institution dispose des prérogatives appropriées pour que notre organisation commune, la CEDEAO, dépasse le cadre technocratique pour être l'affaire des populations ouest africaines. Il me semble qu'il s'agit là d'un défi lancé à votre législature : il faut, d'une part élargir les pouvoirs de votre parlement et, d'autre part, faire en sorte que ce parlement fasse corps avec les populations en menant ses principales activités autour de leurs préoccupations quotidiennes.
Pour relever ce défi, l'Assemblée nationale du Niger se tiendra à vos côtés et contribuera, à la mesure de ses capacités, à la réalisation de vos objectifs transnationaux. D'ores et déjà, je me félicite de l'élan nouveau que vous avez pris en vous saisissant des problématiques comme celle du genre et de l'environnement. Pour ma part, je vous invite instamment à vous investir davantage dans la lutte contre les nouveaux fléaux qui assaillent notre sous-région comme le terrorisme et la migration illégale.
S'agissant du terrorisme, comme vous le savez, la conjonction de diverses crises que connaît la région sahélienne a débouché sur la multiplication de ses foyers dans un rayon d'action dépassant largement le territoire d'un seul pays pour menacer toute l'Afrique de l'ouest. Les pays du Sahel y ont vigoureusement réagi en créant le cadre intergouvernemental du G5 Sahel.
Pour leur part, les parlementaires des cinq pays concernés, afin d'assurer une appropriation démocratique de cette nouvelle expérience d'intégration, ont créé une structure interparlementaire pour suivre la construction de ce nouveau cadre fédérateur. L'objectif poursuivi est de l'aider à asseoir une bonne gouvernance dans la conduite de ses activités de sécurité et de développement. Il s'agit ainsi de rassurer et les populations sahéliennes et les partenaires extérieurs quant à la viabilité et à la vitalité de cette expérience. Il est, en effet, indispensable que l'intégration des moyens sécuritaires du sahel et la coopération économique dans la zone sahélienne soient une affaire des peuples aussi bien que des Gouvernants. Il en est ainsi car, ne l'oublions pas les principaux défis inscrits à l'agenda du G5 Sahel sont de compétence parlementaire.
A cet égard, Monsieur le Président, au nom de mes collègues des quatre autres pays concernés, je voudrais profiter de ma présence à cette tribune pour solliciter du parlement de la CEDEAO un soutien appuyé à cette nouvelle structure interparlementaire, née avec la volonté d'impliquer résolument nos populations dans la mise en œuvre des décisions se rapportant à leur sécurité et à leur devenir économique.
Ce faisant, je puis vous assurer qu'il ne s'agit ni d'une structure de trop, ni d'un parlement concurrent à ceux qui existe déjà. Il naît avec un cahier de charge précis, il s'en tiendra sans nourrir d'autres vocations. Pour rappel, la résolution demandant la création de cette structure lui prévoit les fonctions précises suivantes :
- ''La compétence de contrôle de l'action du Secrétariat Permanent du G5 Sahel et de l'exécution des programmes et projets par le G5 Sahel ;
- La compétence d'émettre un avis consultatif sur le budget du G5 sahel
- Le droit d'accès à l'information sur les activités du G5, et notamment du secrétariat permanent, afin de faciliter le contrôle des politiques nationales ;
- L'échange sur les orientations en matière de développement, tant au niveau des diagnostics, de la sélection des projets, que de l'articulation avec les bailleurs ;
- Le dialogue avec les bailleurs de l'Alliance Sahel
- L'information sur les actes normatifs que le G5 Sahel édicte dans le cadre de ses activités, de façon à en intégrer les conséquences sur leur activité législative''.
Ainsi, conformément à ces dispositions et concrètement, les parlementaires des pays du G5 Sahel et de l'Alliance du Sahel seront profondément impliqués dans les choix et l'exécution des projets. Ce contrôle démocratique permettra de renforcer l'impact des investissements au niveau des populations. Il est également le gage d'une bonne gouvernance des dépenses publiques, assurant par la même occasion une bonne répartition de la croissance économique dans l'espace sahélien.
Pour l'heure, Je souhaite que les problèmes sécuritaires qui constituent une menace sur l'existence et l'intégrité même des pays du sahel et, au-delà, de tous les pays de la sous-région soient pris en charge par la communauté internationale notamment au niveau de l'ONU, à l'instar de la lutte contre le terrorisme engagée dans d'autres régions du monde.
Dans cette logique, les parlementaires de la CEDEAO doivent, pour leur part, se faire les porte-paroles de cette exigence de la paix mondiale.
Monsieur le Président,
S'agissant de la migration, je voudrais d'abord vous remercier pour en avoir récemment fait un sujet d'études dans mon pays. Avec la mission que vous aviez conduite en personne au Niger, je ne peux que me féliciter de voir votre parlement faire de la migration une préoccupation communautaire. Je souhaite de tout cœur que cet intérêt pour cette problématique reste toujours vivace car, au-delà du Niger qui en gère les fâcheuses conséquences de par sa position géographique, toute notre sous-région en est concernée au plus haut point. En effet, comme cela est connu de tous, les candidats à la migration viennent de toute l'Afrique; le territoire nigérien n'est pour eux qu'une zone de transit avant la grande aventure de la traversée du Sahara.
Monsieur le Président, je voudrais pouvoir compter sur l'implication plus active de votre parlement afin que nous parvenions à créer les conditions d'une migration saine, d'une migration débarrassée de toutes ses scories maffieuses, d'une migration qui ne condamne pas notre jeunesse à la mort, dans l'aridité du désert ou dans l'immensité de la mer. Je voudrais que vous engagiez la CEDEAO à participer à cette mutualisation des efforts de nos pays pour organiser des contrôles plus vigilants au niveau des frontières les plus exposées de notre communauté.
Je voudrais également pouvoir souhaiter que votre Parlement encourage tous ses membres à s'engager dans ce combat pour une migration qui puisse accompagner efficacement la circulation des biens et des capitaux dans notre sous-région.
Je souhaite instamment qu'avec d'autres élus de la sous-région, les députés de la CEDEAO s'engagent activement pour que la migration soit encadrée par des lois et règlements à même de lui permettre de jouer, à découvert, tous les rôles économiques bénéfiques dont on est en droit d'attendre de ses acteurs, la fine fleur de notre jeunesse.
Monsieur le Président, Chers collègues députés, ces préoccupations du moment ne doivent cependant pas nous dévier de l'objectif que poursuit notre organisation commune qui est le développement économique et social de nos pays, dans la paix et l'unité de nos populations que rien n'oppose ni ne sépare.
Il faut donc espérer que votre parlement puisse représenter pour la Commission et les autres organes cet aiguillon qui accélère la marche en avant de l'ensemble de l'attelage ouest africain. Il faudrait espérer qu'il lui soit reconnu des prérogatives décisionnelles afin que, comme d'autres parlements semblables à travers le monde, il joue un rôle de premier plan dans l'exécution des principaux chantiers d'intégration comme celui de la monnaie unique.
Pour finir, Monsieur le Président, je formule le vœu ardent que la session qui s'ouvre vous permette d'atteindre, dans la sérénité, tous les objectifs que vous lui assignez.

Vive l'intégration ouest africaine
pour que vive l'unité africaine,
Je vous remercie

Onep
16/11/18


prn-1Le Président de la République, Chef de l'Etat SE. Issoufou Mahamadou a regagné Niamey, hier en début de soirée, en provenance d'Italie où il a pris part à la Conférence internationale sur la Libye qui s'est tenue le mardi 13 novembre dernier à Palerme. Avant l'Italie, le Chef de l'Etat était à Paris en France où, il a, aux côtés d'une soixantaine de Chefs d'Etat et de Gouvernement, assisté aux cérémonies commémoratives du centainaire de l'Armistice de la 1ère Guerre mondiale ainsi qu'aux travaux du Forum de Paris sur la paix, respectivement le 11 et le 12 novembre 2018.
A sa descente d'avion à l'Aéroport international Diori Hamani de Niamey, le Président Issoufou Mahamadou a été accueilli au pied de la passerelle par le Premier ministre, Chef du gouvernement M. Brigi Rafni, puis salué par les présidents des institutions de la République, les membres du gouvernement et ceux corps diplomatique ainsi que par plusieurs personnalités civiles et militaires.
Il faut rappeler qu'outre la Première Dame Dr Lalla Malika Issoufou, le Chef de l'Etat était accompagné dans ce déplacement par M. Ouhoumoudou Mahamadou, ministre Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Kalla Ankouraou, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur et M. Kalla Moutari, Ministre de la Défense Nationale.

Onep
15/11/18


prn-1Le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a pris part hier mardi 13 novembre 2018, à Palerme en Italie, à la Conférence Internationale sur la Libye. Au cours de cette rencontre, le Chef de l'Etat a notamment proposé la tenue d'une "conférence nationale de réconciliation sur un ordre du jour minutieusement préparé." Dans un discours devant les participants à cette rencontre, le Président Issoufou Mahamadou a remercié le Premier Ministre italien SEM Giuseppe Conte «pour avoir pris l'initiative de convoquer cette conférence sur la crise qui sévit en Libye depuis bientôt huit ans».
Le Chef de l'Etat a rappelé que « la situation de crise grave qui sévit en Libye a fait l'objet de plusieurs initiatives qui n'ont, jusqu'ici, pas permis, malheureusement, d'y mettre fin.» Cette crise a entrainé «des souffrances immenses pour le peuple libyen et pour les peuples des pays voisins, notamment ceux du Sahel où les menaces des organisations terroristes et criminelles ont été amplifiées par l'accès massif aux armes pillées dans les casernes libyennes», a-t-il déploré. «Nous devons réfléchir sur les raisons de cet échec», a dit le Président de la République, soulignant que «les peuples du Sahel, en particulier ceux des pays du G5 Sahel, veulent la fin du chaos libyen».
Pour y arriver il faut identifier et lever tous les obstacles qui s'y opposent. Ce travail doit être fait par les Libyens eux-mêmes. « Pour cela nous proposons la tenue d'une conférence nationale de réconciliation à laquelle participeront les responsables des institutions étatiques actuels, les principaux chefs des tribus, les responsables des partis politiques et les acteurs de la société civile», a estimé SEM Issoufou Mahamadou. «Cette conférence se tiendra sur un ordre du jour minutieusement préparé», a-t-il ajouté. «Nous n'avons aucun agenda en Libye : notre seule préoccupation est de contribuer à la mise en place d'une solution de sortie de crise dans l'intérêt du peuple libyen, en restaurant l'Etat et en stabilisant le pays, ce qui permettra de contribuer à la sécurité des pays du Sahel», a-t-il conclu. Cette conférence intervient après un sommet tenu en mai dernier à Paris en vue de sortir le pays de la crise, rappelle-t-on.
Le Chef de l'Etat est accompagné, dans ce déplacement, de la Première Dame Dr. Lalla Malika Issoufou, M. Ouhoumoudou Mahamadou, Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Kalla Ankouraou, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur et M. Kalla Moutari, Ministre de la Défense Nationale.
(Lire l'intégralité du discours prononcé par le Président de la République lors de cette conférence).
Abdourahmane Alilou AP/PRN
Onep

14/11/18


prn-2« Mesdames et Messieurs,
Je voudrais saisir cette occasion pour remercier, au nom de la délégation qui m'accompagne et au mien propre, Son Excellence le Premier Ministre Giuseppe Conte, le Gouvernement et le peuple Italiens pour l'accueil chaleureux qui nous a été réservé et pour toutes les dispositions prises pour rendre notre séjour agréable dans cette ville de Palerme. Permettez-moi également de le féliciter pour avoir pris l'initiative de convoquer la présente conférence sur la crise qui sévit en Libye depuis bientôt huit (8) ans.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,
La situation de crise grave qui sévit en Libye a fait l'objet de plusieurs initiatives qui n'ont, jusqu'ici, pas permis, malheureusement, d'y mettre fin. Au fur et à mesure que le temps passe, cette situation ne fait que se détériorer depuis 2011 et surtout depuis les élections législatives de 25 Juin 2014. L'Etat libyen s'est désintégré, les institutions se sont effritées donnant naissance à trois gouvernements, deux parlements, deux banques centrales, une armée non acceptée par toutes les parties, une myriade de milices et groupes armés qui contrôlent les principales villes et les transforment en cités-Etats.
L'absence d'un Etat central a favorisé l'implantation de groupes jihadistes (notamment Daech, Al Qaeda, Ansar Al Charia) qui, après leur défaite à Benghazi, Syrte, Sabratha, et Derna se sont éparpillés sur l'ensemble du territoire Libyen, particulièrement dans le Sud, frontalier avec le Tchad et le Niger, ce qui constitue une source de préoccupation pour ces deux pays. Aux groupes jihadistes s'ajoutent des groupes mafieux qui écument le Fezzan tandis que des affrontements tribaux entre notamment les Toubous et les Ouled Souleymane sont récurrents. Le pays est devenu donc le terreau de tous les trafics, notamment celui des migrants clandestins.
Par ailleurs les récents combats qui se sont déroulés à Tripoli, combats qui ont fait plus cent (100) morts et plus de cent (100) blessés, montrent que même dans la capitale la situation peut déraper à tout moment. Il semble qu'on dénombrerait environ deux cent mille (200000) hommes en armes dans le pays répartis entre 1200 milices.

Mesdames et Messieurs,
Face à cette situation qui se dégrade de jour en jour depuis 2011 et partant de l'hypothèse que la solution de sortie de crise ne peut être que politique, un accord politique, celui de Sekhirat, a été conclu mais toutes les parties n'ont pu s'accorder pour sa mise en œuvre. En particulier, le Conseil Présidentiel mis en place et reconnu par la Communauté internationale est contesté par le parlement de Tobrouk lui-même reconnu par la communauté internationale. Les travaux d'adoption d'une nouvelle constitution et d'une loi électorale piétinent, hypothéquant ainsi la tenue d'élections dont l'organisation est par ailleurs conditionnée par les questions sécuritaires et le financement. Seul le recensement électoral semble être satisfaisant au regard du nombre des inscrits.

Mesdames et Messieurs,
En dépit de multiples initiatives, la crise libyenne perdure entraînant des souffrances immenses pour le peuple libyen et pour les peuples des pays voisins, notamment ceux du Sahel où les menaces des organisations terroristes et criminelles ont été amplifiées par l'accès massif aux armes pillées dans les casernes libyennes. Nous devons réfléchir sur les raisons de cet échec. Déjà, plusieurs raisons sont évoquées çà et là :
-les ingérences étrangères,
- l'organisation tribale de la société libyenne qui nécessite l'effacement des dettes de sang et des dettes d'honneur, dettes qui sont de première importance dans la société libyenne
-la question de la représentativité des différents interlocuteurs,
-le climat de méfiance entre les différentes parties libyennes,
-l'existence d'une multitude de milices armées rendant impossible la mise en œuvre de tout accord politique. Ces milices seraient déterminées à défendre des avantages acquis.
- l'inexistence d'une armée nationale.

Mesdames et Messieurs,
Les peuples du Sahel, en particulier ceux des pays du G5 Sahel, veulent la fin du chaos libyen. Pour y arriver il faut identifier et lever tous les obstacles qui s'y opposent. Ce travail doit être fait par les libyens eux-mêmes. Pour cela nous proposons la tenue d'une conférence nationale de réconciliation à laquelle participeront :
- Les responsables des institutions étatiques actuels
- Les principaux chefs des tribus,
-Les responsables des partis politiques et les acteurs de la société civile,
Cette conférence se tiendra sur un ordre du jour minutieusement préparé. Cet ordre du jour pourrait comprendre à titre indicatif les points suivants:
- La réconciliation nationale,
- L'amendement de l'accord de Sekhirat,
- La mise en place d'une armée Nationale unifiée,
- Le désarmement des milices,
-L'adoption d'un projet de constitution,
-L'adoption d'un projet de loi électorale,
-L'adoption d'un calendrier électoral et l'organisation des élections,
-La mise en place des organes de transition et des textes fondamentaux régissant la transition,
-La mise en place d'une force des Nations Unies avec mandat offensif pour protéger les organes de transition jusqu'à la mise en place d'une armée nationale.
Nous n'avons aucun agenda en Libye : notre seule préoccupation est de contribuer à la mise en place d'une solution de sortie de crise dans l'intérêt du peuple libyen, en restaurant l'Etat et en stabilisant le pays, ce qui permettra de contribuer à la sécurité des pays du Sahel.

Je vous remercie./. »

Onep



Intervention-PRN-au-forum-de-ParisQuelque 70 Chefs d'Etat et de Gouvernement, dont le Président Issoufou Mahamadou ainsi que les dirigeants des Organisations Internationales ont participé le dimanche 11 novembre 2018, au premier Forum de la Paix à la Grande Halle de La Villette (XIXe arrondissement de Paris). Ce forum, organisé à l'initiative de la France, à l'occasion de la commémoration du centenaire de l'Armistice de la Première Guerre Mondiale, a été axé sur la paix et le multilatéralisme. Il a été marqué par plusieurs discours notamment ceux du Président français Emmanuel Macron, de la Chancelière allemande, Angela Merkel, du Secrétaire Général de l'ONU, António Guterres, et du Président de la République Issoufou Mahamadou.
Dans son intervention lors de ce forum, le Président de la République Issoufou Mahamadou a d'abord remercié le Président Emmanuel Macron « pour avoir bien voulu honorer le Niger, en nous associant à la commémoration du centenaire de l'armistice du 11 Novembre 1918.». Le Chef de l'Etat a également salué «l'opportunité et la pertinence de l'organisation d'un forum sur la paix et la sécurité en marge de cet important évènement.». Evoquant la situation internationale «devenue très complexe», le Président Issoufou Mahamadou a dit que «tout doit être mis en œuvre pour éviter que la lutte contre le terrorisme soit perçue comme un choc entre civilisations».
En dépit de la demande pressante des pays membres du G5-Sahel, «nous n'arrivons pas à mobiliser la solidarité internationale en vue d'un soutien multilatéral durable à la force conjointe mise en place pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé », a-t-il noté. Il faut noter que le Chef de l'Etat est accompagné, dans ce déplacement, de la Première Dame Dr. Lalla Malika Issoufou, M. Ouhoumoudou Mahamadou, Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Kalla Ankouraou, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur et M. Kalla Moutari, Ministre de la Défense Nationale. (Lire, en page 3, l'intégralité de l'allocution du Président de la République à l'occasion du Premier Forum de Paris pour la Paix.)

Abdourahmane Alilou AP/PRN

13/11/18


Intervention-PRN-au-forum-de-ParisMesdames et Messieurs,
Permettez-moi de remercier le Président Emmanuel Macron pour avoir bien voulu honorer le Niger, en nous associant à la célébration du centenaire de l'armistice du 11 Novembre qui avait mis fin à la première guerre mondiale.
Permettez- moi également de saluer l'opportunité et la pertinence de l'organisation d'un forum sur la paix et la sécurité en marge de cet important évènement. En effet, on ne peut trouver meilleure occasion pour discuter d'un tel thème que cette première guerre totale de l'histoire dans laquelle les belligérants se sont affrontés avec des armes nouvelles, dans les airs, sur terre, sur et sous les mers. Les conséquences de cette guerre sur le plan humain (des millions de morts et de blessés), sur le plan matériel et sur le plan financier (ruine et endettement des belligérants) ont été catastrophiques avec à la clé le déclin de tous les belligérants. Comme d'autres guerres avant elles, cette guerre n'a pas amené l'humanité à comprendre et à conclure définitivement que la paix est généralement toujours plus avantageuse que la guerre. Je suis convaincu que même les progrès scientifiques et techniques que certains conflits ont pu permettre auraient été réalisés par l'humanité dans la paix comme beaucoup d'exemples le prouvent. Non seulement une telle leçon n'a pas été tirée mais une autre guerre en a été une des conséquences : la seconde guerre mondiale, conflit le plus meurtrier et le plus destructeur de l'histoire de l'humanité.
Mesdames et Messieurs,
La guerre, dit-on, est la poursuite de la politique (au sens large) par d'autres moyens. En effet, l'histoire de toutes les guerres confirme qu'elles ont toujours été entreprises pour des raisons politique, économique, sociale ou culturelle notamment religieuse. Or ces causes sont permanentes au sein des sociétés ou dans les relations internationales. Par conséquent, pour conjurer les guerres, il faut des institutions étatiques et internationales capables d'imposer la paix et d'assurer la sécurité. C'est certainement pour cette raison qu'à la fin du second conflit mondial, ont été mises en place l'Organisation des Nations-Unies et les institutions de Bretton Woods pour assurer la stabilité et la croissance économiques mondiales d'une part, la paix et la sécurité collectives d'autre part.
Aujourd'hui, nous faisons face à des situations nouvelles : en effet, depuis 1945, des nations nouvellement indépendantes sont nées, la guerre froide qui opposait deux supers-puissances est terminée depuis bientôt trente (30) ans, avec l'apparition de nouvelles puissances (y compris nucléaires) et de pays émergents, le monde est devenu plus multipolaire, le monde connaît une nouvelle révolution industrielle, celle des nouvelles technologies de l'information et de la communication, notre planète est de plus en plus menacée par les conséquences du changement climatique, le défi démographique et les phénomènes migratoires deviennent préoccupants, le conflit israélo-palestinien s'enlise chaque jour davantage, de nouveaux acteurs non étatiques apparaissent désormais dans les conflits qui deviennent de plus en plus asymétriques notamment dans le cas du terrorisme. Par ailleurs, depuis 1945, le monde est devenu plus riche mais les inégalités sont devenues plus fortes : inégalités plus fortes entre pays pauvres et pays riches qui, avec 16% de la population mondiale, disposent de 70% de la richesse mondiale ; inégalités plus fortes à l'intérieur des pays : en Afrique subsaharienne,prn-2 les 10% les plus riches possèdent 54% de la richesse nationale ; les 10% de la planète les plus riches possèderaient 83% de la richesse mondiale tandis que les 62 personnes les plus riches posséderaient l'équivalent du revenu des 3,6 milliards les plus pauvres. Il semble que pendant les 40 dernières années, les 1% les plus riches ont profité deux fois plus de la croissance des revenus que les 50% les plus pauvres. On note aussi que 11% de la population mondiale n'ont pas accès à l'eau potable, une personne sur 7 n'a pas accès à l'électricité, que 800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation et que dans les pays pauvres, un enfant a une chance sur 6 de mourir avant l'âge de 5 ans contre une chance sur 165 dans les pays riches. Quand on ajoute à toutes ces statistiques les flux financiers illicites et les capitaux spéculatifs qui circulent dans le monde, nous sommes loin du monde juste et humain que nous voulons.
Mesdames et Messieurs,
Comme nous venons de le voir la situation internationale est devenue très complexe. En particulier tout doit être mis en œuvre pour éviter que la lutte contre le terrorisme soit perçue comme un choc entre civilisations. Huntington a écrit : « les grandes causes de division de l'humanité et les principales sources de conflits seront culturelles. Le choc des civilisations dominera la politique mondiale. Les lignes de fracture entre civilisations seront les lignes de front de l'avenir. ». J'espère qu'il n'en sera pas ainsi. Je fonde l'espoir que pour assurer la paix et la sécurité collectives, pour surmonter les défis qui se posent aujourd'hui à l'humanité, les institutions internationales mises en place en 1945 vont être réformées, sinon même refondées parce qu'elles ne sont plus adaptées aux réalités mondiales actuelles. Elles présentent, en effet, des faiblesses amplifiées, par ailleurs par le recul du multilatéralisme et le retour au protectionnisme. Au Sahel nous en faisons aujourd'hui les frais car, en dépit de la demande pressante des pays membres du G5-Sahel, nous n'arrivons pas à mobiliser la solidarité internationale en vue d'un soutien multilatéral durable à la force conjointe mise en place pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé. Pourtant, c'est bien le Conseil de sécurité qui a pris la décision d'intervenir en Libye, ce qui a abouti non seulement à créer une situation de chaos dans ce pays mais aussi à amplifier toutes les menaces auxquelles le Sahel et le bassin du lac Tchad sont confrontés. Aussi, le présent forum sur la paix et la sécurité est-il la tribune idéale pour rappeler à la communauté internationale ses devoirs de solidarité vis-à-vis du Sahel dont les Etats investissent des ressources financières sans rapport avec leur capacité budgétaire pour assurer la paix et la sécurité, ce bien public mondial, face à des menaces sans frontière.
Mesdames et Messieurs,
Que le Sahel ne bénéficie pas pleinement de la solidarité internationale, cela n'est pas dû seulement au recul du multilatéralisme. En vérité, comme nous l'avons déjà dit, les Nations-Unies doivent être réformées. Plus précisément, afin de rendre la gouvernance politique mondiale plus démocratique, le Conseil de sécurité doit être élargi et les prérogatives de l'Assemblée générale renforcées. Le chaos créé en Libye me renforce dans cette conviction de la même façon que l'accroissement des inégalités dans le monde et le défi migratoire me renforcent dans la conviction que le monde a besoin d'une gouvernance économique plus juste. Cela implique la réforme des institutions de Bretton Woods, c'est-à-dire le FMI et la Banque mondiale, sans oublier l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de renouveler mes chaleureuses félicitations au Président Emmanuel Macron pour la parfaite organisation de la célébration du centenaire de l'armistice du 11 Novembre mettant fin à la première guerre mondiale et la parfaite organisation du présent forum. Permettez-moi de rappeler que la science démontre et l'expérience historique confirme que la rivalité et la violence sont inscrites dans les gènes de l'homme. Par conséquent, il faut des institutions démocratiques fortes au niveau national comme au niveau international pour imposer la paix et la sécurité dans le monde. Permettez- moi enfin de finir ce plaidoyer par ce mot de Nelson Mandela : « personne ne pourra se reposer en paix tant que des gens seront courbés par le poids de la faim, des maladies, du manque d'éducation, et tant que des millions d'autres personnes à travers le monde vivront dans l'insécurité et la crainte quotidienne.»
Je vous remercie.
13/11/18


prn-1Le Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou accompagné de la Première Dame Dr. Lalla Malika Issoufou, a pris part dimanche matin, 11 novembre 2018, à la commémoration du centenaire de l'Armistice de la Première Guerre Mondiale.
À l'invitation du Président de la République française SEM Emmanuel Macron, 98 délégations étrangères dont soixante-dix Chefs d'Etat et de Gouvernement ont assisté, dans la capitale française, à la commémoration du Centenaire de l'Armistice. Avant de se rendre à l'Arc de Triomphe, pour la cérémonie internationale du centenaire de la Première Guerre Mondiale, le couple présidentiel français a accueilli l'ensemble des chefs d'Etat et de Gouvernement et les dirigeants d'organisations internationales, au Palais de l'Elysée, le dimanche matin. A son arrivée à l'Elysée, le couple présidentiel a été accueilli, avec tous les honneurs, par Emmanuel et Brigitte Macron.
A la fin de la cérémonie d'accueil, SEM Emmanuel Macron et ses hôtes se sont rendu ensuite ensemble à la cérémonie de l'Arc de Triomphe. Le Président Macron a prononcé un discours d'une vingtaine de minutes, lors duquel il a insisté sur l'importance du multilatéralisme pour la paix. Il a, entre autres, remercié les nombreuses personnalités étrangères qui ont participé à ce «rassemblement de la fraternité retrouvée», insistant sur le «combat de la paix», «le combat d'un monde meilleur» et «l'amitié entre les peuples». A l'issue de la cérémonie du centenaire, ces différentes personnalités sont revenues au Palais de l'Elysée pour le déjeuner. Outre les dirigeants du monde entier et d'organisations internationales, les ministres, ambassadeurs et Chefs de délégation ont également participé à cette manifestation.
prn-2Quelques jours avant la cérémonie du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, le Chef de l'Etat français avait visité les lieux de bataille dans le Grand Est et les Hauts de France. Ainsi, suivant une «itinérance mémorielle» de six jours, Emmanuel Macron a traversé deux régions, onze départements et dix-sept villes. Samedi après-midi, 10 novembre 2018, le Président français et la Chancelière allemande Angela Merkel ont commémoré ensemble la signature de l'Armistice du 11 novembre, à la clairière de Rethondes, dans l'Oise. Cette convention, rappelle-t-on, a mis fin à la Première Guerre Mondiale qui a couté la vie à des millions de personnes. Les dirigeants français et allemand ont dévoilé une plaque commémorative et ont réaffirmé « la valeur de la réconciliation franco-allemande au service de la paix en Europe. » Réunis dans le wagon de l'Armistice, les deux dirigeants se sont placé côte à côte pour signer ensemble un livre d'or.
Dimanche après-midi, 11 novembre 2018, les Chefs d'Etat et de Gouvernement ainsi que les dirigeants des Organisations Internationales ont participé au Premier Forum de la Paix à la Grande Halle de La Villette (XIXe arrondissement de Paris).
Auparavant, dans la soirée du samedi 10 novembre, SEM Issoufou Mahamadou a pris part, en compagnie de la Première Dame Dr. Lalla Malika Issoufou, à un dîner officiel donné par le Président de la République française, SEM. Emmanuel Macron, et la Première Dame Brigitte Macron, au Musée d'Orsay. Les dirigeants du monde entier et d'organisations internationales,photo-de-famille ont également été conviés à ce dîner organisé dans le cadre de la commémoration du Centenaire de l'Armistice de la Première Guerre Mondiale et du Forum de Paris sur la Paix, à la Grande Halle de La Villette, à Paris. Les agapes ont eu lieu dans l'ancienne salle de bal de l'hôtel de la gare d'Orsay, située à l'étage du musée. Avant de passer à table, les invités du couple présidentiel français ont visité l'exposition Picasso «Bleu et rose», inaugurée en septembre 2018.
Outre la Première Dame, Dr. Lalla Malika Issoufou, le Chef de l'Etat est accompagné, dans ce déplacement, de M. Ouhoumoudou Mahamadou, Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République ; M. Kalla Ankouraou, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur, et M. Kalla Moutari, Ministre de la Défense Nationale.

Abdourahmane Alilou AP/PRN
12/11/18



PAN-G5-SAHELLe président de l'Assemblée nationale, S.E Ousseini Tinni, poursuit son séjour de travail en terre nigériane où il assiste à la 41ème Conférence et à la 73ème Session de l'Union parlementaire africaine (UPA).
La journée du vendredi 9 novembre a été consacrée à l'adoption de plusieurs résolutions et recommandations ayant trait à l'économie, à la promotion de la scolarisation de la jeune fille, et à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Ce dernier point a été marqué par un vibrant plaidoyer du président de l'Assemblée afin d'adopter une résolution visant à appeler les Nations Unies à inscrire les missions de la Force conjointe du G5 Sahel sous le Chapitre 7 de l'ONU. Un plaidoyer qui a été favorablement accueilli par l'ensemble des participants à la 73ème
session du comité.
Dans son plaidoyer, S.E Ousseini Tinni a expliqué que la solidarité internationale doit se matérialiser de façon plus poussée à travers un appui de l'ONU à la force du G5 Sahel qui lutte contre le terrorisme au Sahel. Le président de l'Assemblée nationale a dit que «Nous demandons une résolution en faveur d'une mutualisation internationale, c'est-à-dire que la lutte contre le terrorisme particulièrement en Afrique de l'Ouest, soit prise en charge par l'ONU sous le Chapitre 7 que vous connaissez». Il a ajouté que «il se trouve que cette recommandation qui fait la promotion auprès de toute la communauté internationale, rencontre certains problèmes au niveau de l'ONU. Donc nous demandons solennellement à l'assistance, à tous les pays membres de l'UPA, à tous les parlementaires de demander à ce que le financement international de la lutte contre le terrorisme particulièrement en ce qui concerne le G5 Sahel soit effectivement pris en charge au niveau de l'ONU à travers le Chapitre 7 ».
La commission a promis de prendre en compte ce plaidoyer du président de l'Assemblée nationale à travers une recommandation demandant à l'ONU de mettre la mission de la force conjointe du G5 Sahel sous chapitre 7. Ce vibrant plaidoyer du président de l'Assemblée nationale emboite le pas à l'appel incessant adressé par le Président de la
République, S.E Issoufou Mahamadou, afin que la force du G5 Sahel soit inscrite sous chapitre 7, gage de moyens de lutte adéquats susceptibles de donner de résultats plus probants. Une motion de soutien aux pays du G5 Sahel et aux autres pays victimes du terrorisme, a été adoptée par le comité, preuve si besoin est que la mobilisation du président de l'Assemblée nationale, et de la délégation nigérienne, a porté ses fruits.
Il faut noter que deux recommandations notamment pour la création d'un tribunal spécial en Afrique pour juger les cas de terrorisme, et sur la création d'un fonds africain de solidarité aux victimes du terrorisme, ont été adoptées par le comité.

Garé Amadou, AP/AN
12/11/18


pndsLa coordination régionale du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS-Tarayya) de Niamey a organisé, le samedi 10 novembre dernier à Niamey, un conseil fédéral extraordinaire mixte de lancement et de renouvellement des organisations de base et structures du parti. Ce conseil fédéral dont l'ouverture a été présidée par le coordonnateur régional PNDS Niamey, M. Karidio Mahamadou, a débouché sur la mise en place de nouveaux bureaux de l'Organisation des femmes Tarayya (OFT), de l'Organisation des jeunes Tarayya (OJT) et la désignation de la nouvelle présidente des Roses. Et ce sont Mme Diarra Fatimata Ly ; M. Souleymane Radja et Mme Fati Djibo qui ont été élus respectivement présidents de l'OFT, de l'OJT et des ''Roses''.

C'est dans une salle de conférence archicomble du siège national de PNDS sis au quartier cinéma Zabarkan que se sont déroulés les travaux en présence de plusieurs membres du bureau fédéral du parti, du président fédéral de Niamey, Elh Samaïla Haïtimi Maï Aya et de plusieurs invités. Dans son mot de bienvenue, le président fédéral Pnds –Niamey, s'est félicité de l'organisation de ces assises qui, témoignent de la vitalité de leur parti. Elh Samaïla Haïtimi Maï Aya a réitéré leur soutien au programme de la Renaissance et au Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou. Il a rendu hommage aux responsables nationaux du Pnds pour leur leadership dans la conduite du parti.
Procédant à l'ouverture des assises, le coordonnateur régional Pnds Niamey, M. Karidio Mahamadou a demandé à l'assistance d'observer une minute de silence à la mémoire des militants disparus. Il a également demandé un ''standing ovation'' pour le Président de la République pour les multiples réalisations au profit de la région –capitale Niamey. M. Karidio Mahamadou a, par la suite, mis en garde leurs militants contre un certain nombre de comportements à éviter. « Nous nous sommes toujours insurgés contre tout comportement tendant à diviser le parti. Tous les partis qui ont adopté le clanisme dans leur sein ont volé en éclat. Notre objectif est de gagner, de gagner toujours » a déclaré le coordonnateur régional avant d'appeler les participants à travailler dans la cohésion et le respect pour mettre en place des structures consensuelles.
Après une suspension de quelques minutes, les travaux ont repris avec la vérification des mandats des délégués puis, la présentation des bilans par les anciens bureaux de l'OFT et de l'OJT. Les responsables desdites structures ont tous mis en avant la réussite des réalisations du programme de renaissance, leur participation au combat politique et l'adhésion de nouveaux militants convaincus par les actions du Pnds au pouvoir. Les bilans présentés ont été adoptés par acclamation et les travaux ont continué avec la présentation des nouveaux bureaux mis en place par consensus. C'est ainsi que Mme Diarra Fatimata Ly a été reconduite à la tête de l'OFT-Niamey avec 7 Vice-présidentes. Mme Dan Dobi Hassana Boubacar est Secrétaire générale de l'OFT-Niamey. En tout, le bureau fédéral OFT-Niamey est composé de 118 membres avec 16 conseillères. Quant aux ''Roses'' du parti, elles ont pour présidente Fati Djibo et Ramatou Saybou est Secrétaire générale des ''Roses''.
Pour ce qui est l'Organisation des Jeunes Tarayya (OJT), elle est désormais présidée par M. Souleymane Radja assisté de plusieurs Vice-présidents. Moctar Karidjo est Secrétaire général. Le nouveau président de l'OJT a fait ses études primaires et secondaires à Niamey. Après l'obtention du Bac A8 au LFA de Niamey en 2003, il part poursuivre ses études supérieures à l'Université du Québec à Montréal (Canada) où il sort en 2008 avec une maîtrise en Géographie, option Développement international. Il effectua plusieurs stages de perfectionnement au Canada avant de rentrer au pays en 2011 où il effectua son service civique national au Secrétariat de l'Initiative 3N à la Présidence de la République.
Au plan politique Souleymane Radja a occupé, en 2012, le poste de trésorier général du District n°1 de la sous section Lazaret centre 2 et celui de 2ème Vice-président de la sous section OJT Lazaret centre 2. En 2015, il a occupé le poste de 2ème Secrétaire général de l'OJT Commune 2 à la faveur de l'ouverture des bureaux sollicitée par le Comité exécutif national du Parti. C'est dans la même logique que la section OJT Commune 2 a unanimement porté son choix sur la candidature de Souleymane Radja à la présidence de la fédération OJT-Niamey. Un choix qui a finalement convaincu toutes les sections de Niamey. C'est pourquoi, dans son intervention à l'issue de ses assises, le nouveau président de l'OJT-Niamey a dit mesurer le poids de la confiance placée en lui. Il s'est engagé, à travailler pour perpétuer les idéaux du parti tels que transmis à eux, par leurs aînés. M. Souleymane Radja a, en particulier, demandé à ses camarades de l'OJT, de redoubler d'engagement pour notamment pousser leur parti à de nouvelles victoires lors des futures échéances électorales.

Siradji Sanda(onep)
12/11/18

Politique

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