Le Sahel

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Tinni Abdou


prn-1Trois nouveaux ambassadeurs accrédités au Niger, ont présenté hier matin, leurs lettres de créance au Président de la République, Chef de l'Etat, S.E.M. Issoufou Mahamadou. C'était au cours d'une cérémonie protocolaire consacrée à cet effet et qui s'est déroulée au Palais de la Présidence. A cette occasion, le Président Issoufou Mahamadou a d'abord reçu S.E Ousman Sougui Koko, accrédité en qualité d'Ambassadeur Extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Tchad auprès de la République du Niger. Le Chef de l'Etat a ensuite reçu les lettres de créance de S.E Alexandre Garcia, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Française auprès de la République du Niger. Ce fut enfin au tour de S.E Mustafa Turker Ari, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Turquie auprès de la République du Niger, de présenter ses lettres de créance au Président de la République.prn-3 En remettant leurs lettres de créance,prn-2 les trois diplomates, qui ont tous leurs résidences à Niamey, ont par la même occasion remis au Chef de l'Etat, les lettres de rappel de leurs prédécesseurs. Les trois cérémonies se sont déroulées en présence notamment du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur, M. Kalla Ankouraou et des membres du cabinet présidentiel.

Mahamadou Diallo(onep)
17/01/19

 

 

 



conferenceLe Président du Conseil italien italien SE. Giuseppe Conte a effectué hier, une visite officielle (la toute première) au Niger. A cette occasion, le chef du gouvernement italien a été reçu au Palais de la Présidence par SE. Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l'Etat. A la fin de leur entretien qui a duré près d'une heure d'horloge, le Chef de l'Etat et son hôte ont livré à la presse les points évoqués au cours de ce tête à tête. La coopération bilatérale dans divers domaines en particulier la lutte contre le terroriste, les trafics et la migration irrégulière et la recherche de solution à la crise libyenne sont entre autres points développés au cours de cette conférence conjointe.
Le Président de la République a indiqué d'abord que la visite du Président du Conseil Italien est un signe de la qualité et de l'excellence des relations qui existent entre l'Italie et le Niger. SEM Issoufou Mahamadou a également rappelé qu'il est le premier Chef d'Etat de l'Afrique au Sud du Sahara à avoir rencontré le Président du Conseil Italien à Rome, au lendemain de sa nomination, en juin dernier. Un autre élément qui prouve la qualité de la relation entre ces deux pays, c'est, a souligné le Chef de l'Etat, l'ouverture l'année dernière d'une Ambassade d'Italie au Niger. « J'ai profité de la présente visite pour échanger avec le Président du Conseil sur des préoccupations qui nous sommes communes, préoccupations relatives notamment aux questions de sécurité, de lutte contre le terrorisme, les organisations criminelles (trafiquants de drogues, des migrants) » a déclaré le Président Issoufou.

De l'urgence de trouver une solution à la crise libyenne

« J'ai également évoqué avec le Président du Conseil Italien des questions de coopération bilatérale sur le plan économique avec les interventions dudit pays dans les secteurs qui sont prioritaires pour le Niger notamment les infrastructures, le développement rural, l'Education, la santé, et l'accès à l'eau pour les populations » a expliqué le Chef de l'Etat. En ce qui concerne la question sécuritaire a relevé le Président Issoufou Mahamadou a relevé les menaces pèsent sur le Sahel. « Si on prend le cas de notre pays, le Niger fait face à trois (3) menaces au niveau de ses frontières à savoir la menace qui vient de Lybie compte tenue de l'instabilité dans laquelle se trouve ce pays ; celle au niveau du Sahel notamment dans le Nord Mali et les menaces de Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad », a-t-il précisé.
Le Président de la République a fait aussi part au Président du Conseil Italien de son souhait pour que l'Italie renforce sa coopération avec le Niger dans ce domaine, notamment en matière de formation d'équipement des Forces de Défense et de Sécurité. Le Chef de l'Etat a mis cette occasion à profit pour remercier le Chef du gouvernement italien pour le soutien que l'Italie apporte déjà à la Force conjointe du G5 Sahel qui est une force aujourd'hui opérationnelle. « J'ai souhaité également le soutien de l'Italie à la Force mixte multinationale qui se bat contre Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad » a ajouté le Président Issoufou Mahamadou.
prn-2Par rapport toujours à la question sécuritaire, le Président de la République a dit avoir fait part de sa préoccupation sur la nécessité d'une sortie de crise rapide en Lybie, car a-t-il soutenu, « tant que la Lybie restera sans Etat, tant que la Lybie restera dans le chaos actuel, cela va continuer à amplifier les menaces des groupes terroristes ». Le Chef de l'Etat a insisté sur la nécessité d'une vision commune au niveau des pays européens quant à la solution qu'il faut apporter à la crise libyenne.

La migration irrégulière, une préoccupation commune aux pays

« Nous avons également évoqué une autre préoccupation commune qui est la migration clandestine. Le Niger n'est pas un pays d'origine, mais un pays de transit des migrants vers l'Europe. J'ai informé le Président du Conseil Italien sur le plan que le Niger a mis en œuvre à la veille du Sommet de la Valette, qui avait réuni l'Afrique et l'Europe sur les questions de migration. À l'occasion de ce sommet, les deux continents ont mis l'accent sur les causes profondes des migrations qui sont entre autres la pauvreté et l'insécurité dans certains pays. Et le Niger a conçu un plan de lutte contre cette migration clandestine qui est mis en œuvre depuis deux ans, et ce plan a donné d'excellent résultats », a expliqué le Président Issoufou Mahamadou.
« J'ai aussi insisté auprès du Président du conseil italien pour qu'en rapport avec l'Union Européenne on accélère la mobilisation des ressources financières qui doivent être mises à notre disposition afin de poursuivre la mise en œuvre de ce plan extrêmement important pour le Niger, pour l'Europe et pour l'Italie », a fait savoir le Président de la République.prn-1 Pour le Niger, a-t-il souligné, la migration clandestine doit être combattue pour deux raisons : lapremière est morale, parce qu'il est inacceptable que des jeunes africains continuent à aller mourir dans le désert et en méditerranée ; la seconde raison, est que les passeurs qui amènent des migrants en Lybie reviennent au Niger avec des armes. « Nous sommes engagés à éradiquer le réseau des passeurs qui se livrent à cette activité criminelle, mais pour y remédier il faut s'attaquer à ses causes profondes, développer et industrialiser l'Afrique. Tant que l'Afrique continuera à être un réservoir de matières premières, elle continuera à être un réservoir des migrants », a affirmé le Président Issoufou Mahamadou.
conteAu plan bilatéral, le Chef de l'Etat a évoqué la nécessité d'appuyer le Niger dans la mise en œuvre de l'Initiative 3N en insistant sur trois sous axes de cette initiative par rapport auxquels notre pays n'a pas suffisamment des ressources. Il s'agit de l'axe relatif à la maitrise de l'eau, la Maison du paysan qui approvisionne les producteurs en intrants, en semence en engrais et la restauration des terres. « J'ai aussi informé le Chef du gouvernement Italien sur le domaine de l'éducation et la formation professionnelle qui est une priorité du Programme de Renaissance que nous sommes en train de mettre en œuvre depuis maintenant huit ans et sur les objectifs en matière de scolarisation des jeunes filles jusqu'à au moins l'âge de 16 ans, pour mettre fin au mariage précoce, aux grossesses précoces. Ce qui peut contribuer à réaliser la transition démographique qui est un des défis que le Niger doit surmonter » a déclaré le Président Issoufou Mahamadou.

« Le Niger joue un rôle central pour la stabilité et la sécurité de la région du Sahel »
M. Giuseppe Conte

Pour sa part, le Président du Conseil Italien, SEM Giuseppe Conte a d'abord rendu un hommage au Président Issoufou Mahamadou pour le leadership politique et diplomatique qu'il exerce dans le cadre de sa présidence du G5 Sahel et pour les résultats qu'il a obtenus avec son gouvernement dans la lutte contre le terrorisme et les groupes criminels qui s'adonnent aux pratiques de toute sorte. « Nous avons donc cette détermination conjointe de renforcer notre collaboration surtout pour ce qui concerne le contrôle des flux migratoires », a indiqué le Chef du gouvernement italien. Le Niger, a-t-il souligné, joue un rôle central dans la stratégie pour la stabilité et la sécurité de la région du Sahel. Une stratégie qui concerne l'Afrique Centrale, seance-de-travaill'Afrique du Nord et l'Europe.
« Je crois qu'il est important de lutter contre ces flux migratoires qui font que des personnes mettent leurs vies en péril et risquent de mourir en traversant soit le désert, soit la mer méditerranée. Nous continuons à joindre nos efforts dans cette lutte », a affirmé le Président du Conseil Italien. SEM Giuseppe Conte a également souligné que cette visite coïncide avec le début de l'opérationnalité de la Force conjointe du G5 Sahel. L'Italie a contribué et contribue selon son chef de gouvernement à cette Force et s'occupe également de la formation et du renforcement des capacités des forces amies. « Dans le domaine de la lutte contre les causes profondes des migrations, nous savons qu'un des piliers essentiels du phénomène migratoire c'est justement la pauvreté » a-t-il soutenu. « Cette lutte fait partie de la stratégie du gouvernement italien qui essaie de sensibiliser dans ce sens l'Union Européenne pour investir davantage dans le fonds fiduciaire pour l'Afrique et dans les projets qui sont réalisés en Afrique » a relevé le Président du Conseil Italien.
Peu avant son départ de Niamey, le président du Conseil italien a visité les services de l'ambassade d'Italie au Niger, les centres de l'OIM et de l'UNHCR (nous y reviendrons).

Aïchatou Hamma Wakasso(onep)
16/01/19

 

 

 



arrivLe Président du Conseil Italien, S.E Giuseppe Conté, a effectué hier, une visite de travail et d'amitié au Niger. Accompagné par une forte délégation, M. Giuseppe Conté a été accueilli à sa décente d'avion, à l'aéroport international Diori Hamani de Niamey, par le Premier ministre, Chef du gouvernement, S.E Brigi Rafini, puis salué par le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur, M. Bazoum Mohamed, le ministres en charge des Affaires Etrangères, Kalla Ankouraou, de la Défense nationale, M. Kalla Moutari et de la ministre du Plan, Mme Kané Aïchatou. Sur place, S.E Giuseppe Conté a eu droit aux honneurs militaires, avant d'apprécier les prestations culturelles de plusieurs groupes artistiques nationaux. Dans le salon d'honneur de l'Aéroport International Diori Hamani de Niamey, les délégations nigériennes et italiennes se sont brièvement entretenues, avant de prendre la route pour le bureau du Premier ministre. A la primature, le Chef du gouvernement Brigi Rafini a eu un entretien en tête à tête avec son hôte du jour. Au programme du séjour au Niger, du Président du Conseil Italien, il y a un entretien et un déjeuner avec le Président de la République Issoufou Mahamadou. Il y a également des visites au niveau des certains services et des missions d'ONG à Niamey.

Mahamadou Diallo(onep)
16/01/19


audienceLe Président de la République, Chef de l'Etat, SE Issoufou Mahamadou a reçu, hier matin en audience, le président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), M. Christian Adovelande. A sa sortie d'audience, M. Adovelande a d'abord indiqué avoir fait le point au Chef de l'Etat de la coopération entre son institution et le Niger, et parlé par la même occasion des activités de la BOAD. A cet effet, le président de la BOAD a dit avoir informé le Chef de l'Etat qu'en 2018 la BOAD a financé 36 projets d'un montant de 430 milliards de FCFA, portant le volume de ses interventions au bénéfice de ses Etats membres à 5.400 milliards de FCFA pour 1.140 opérations.
D'après le président de la BOAD, la coopération entre cette institution et le Niger est très satisfaisante. « Nous avons aujourd'hui 14 projets en cours d'exécution active au Niger dont huit concernant les routes, trois relevant du domaine de la sécurité alimentaire, et trois en matière de l'énergie », a précisé M. Christian Adovelande. En perspectives, le président de la BOAD a déclaré que l'institution a un certain nombre de projets en cours d'instruction notamment dans le domaine des infrastructures, parmi lesquelles la seconde phase de la voirie urbaine de Niamey, les voiries urbaines de Zinder, de Maradi, et de Tillabéry. Concernant la voirie urbaine de Maradi, M. Christian Adovelande a confié avoir mis en place le financement pour les études et tout est disponible. En outre, le président de la BOAD a mentionné qu'au cours de cet entretien, le Chef de l'Etat a décliné les nouvelles priorités à savoir la réalisation de la route de l'uranium, ainsi que la question de la sécurité alimentaire. « Pour le Chef de l'Etat la grande priorité en matière de sécurité alimentaire, est surtout la maîtrise de l'eau » a déclaré le président de la BOAD avant de notifier que son institution va, à cet effet construire 500 barrages. M. Adovelande a, enfin rassuré qu'en 2019 la coopération entre le Niger et la BOAD sera beaucoup plus importante avec tous les financements en cours d'exécution.

Laouali Souleymane(onep)
15/01/19

 

 

 


lettre-1Le salon d'honneur du Ministère des Affaires Etrangères a servi de cadre, hier après-midi, à la cérémonie de présentation des copies figurées des lettres de créance de trois (3) nouveaux ambassadeurs accrédités au Niger, tous avec résidence à Niamey. Le premier diplomate à avoir présenté les copies figurées de ses lettres de créance, au ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur, M. Kalla Ankouraou, est l'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad auprès de la République lettre-2du Niger, S.E Ousman Sougui Koko. Ce fut ensuite au tour de S.E Alexandre Garcia, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Française auprès de la République du Niger de autant. La 3ème personnalité à avoir présenté les copies figurées de ses lettres de créance est S.E Mustapha Turker Ari, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République lettre-3de Turquie auprès de la République du Niger.
Notons que tous ces diplomates accrédités dans notre pays ont une résidence à Niamey. En recevant les différents documents qui les accréditent comme ambassadeurs au Niger, le ministre Kalla Ankouraou a souhaité aux diplomates, la bienvenue dans notre cher pays et les a assurés de sa disponibilité à les accompagner dans leurs missions diplomatiques dans l'intérêt du Niger et de leurs pays respectifs.

Mahamadou Diallo(onep)
15/01/19

 

 

 

 

 

 


conferenceEn marge de la célébration du 28ème anniversaire de la création du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS-Tarayya), l'Organisation de la Jeunesse Tarayya (OJT), a organisé le samedi 12 janvier dernier, au siège du parti, une conférence-débat sur le thème : « Jeunesse du PNDS-Tarayya et l'avenir de la République ». Cette rencontre d'échanges, animée par le Secrétaire Général du parti rose, M. Massoudou Hassoumi, a vu la participation des membres du Comité Exécutif national (CEN) du PNDS, des jeunes militants dudit parti et ceux des partis membres de la Mouvance pour la Renaissance du Niger (MRN). La communication du paneliste et les échanges qui ont suivi ont permis aux participants de faire le tour des questions et autres défis auxquels la jeunesse du parti, en particulier, et celle de tout le pays en général a, à faire face dès aujourd'hui mais aussi à l'avenir.

Dans sa présentation, M. Massoudou Hassoumi a, de prime abord, donné un aperçu historique des modèles d'Etat, à savoir : Etat républicain et Etat nation, hérités par le modèle Etat démocratique actuel. Il a ainsi indiqué que les pères des indépendances au Niger (qu'il s'agisse du PPN-RDA ou de Sawaba), ont tenté de bâtir l'Etat par le haut, par l'action de l'Etat. Donc la nation procéderait de l'Etat, d'où la notion d'Etat nation. Selon le conférencier, sous la 1ère République, le cadre unique de mobilisation idéologique et politique, c'était le parti unique, avec son idéologie et sa politique axée sur l'unité nationale, qui gommerait les différences ethniques et régionales par un brassage de tous les Nigériens tournés vers un devenir commun. Le discours et les actions de mobilisation du parti avaient comme axe, cette volonté d'homogénéisation, qui ne tolérait aucune altérité, sous quelque modalité que ce soit. « Cela conduisait forcément à une démarche totalitaire », a-t-il estimé.
L'Etat pour sa part, a poursuivi M. Hassoumi, devrait se déployer sur toute l'étendue du territoire avec les trois composantes : la mission régalienne, qui fait que les Forces armées et de sécurité intérieures devaient avoir le monopole de la force sur toute l'étendue du territoire. « Ces forces devaient également être le cadre de construction de la conscience d'appartenir à une même nation, par la construction et le brassage. Il y a aussi la création et la montée en puissance de la milice du parti, ce qui constituait un élément hétérogène qui contrevenait radicalement au modèle.
Deuxièmement la mission d'encadrement administratif.
« Ainsi, l'Administration devait être présente sur toute l'étendue du territoire », a-t-il ajouté. M. Hassoumi a rappelé que la loi de 1964 consacre le découpage administratif du pays. Des circonscriptions administratives ont été créées dans les endroits les plus éloignés de la capitale, notamment à Bilma, Iferouane, N'Gourti, etc. Il y a eu également la création d'un ministre résident à Agadez, dont la mission était l'intégration, à pas forcés, des populations du nord. Toujours, selon le conférencier, la chefferie traditionnelle fut intégrée dans la chaîne administrative de l'Etat. Elle lui assurait un maillage plus dense d'encadrement des populations.
Troisièmement, la mission de service public. M. Hassoumi, a rappelé aussi que l'Etat devrait assurer l'égalité d'accès de tous aux services de santé, d'éducation et de protection contre tous les aléas notamment alimentaires. Il devrait également par les services d'agriculture, d'élevage et d'hydraulique, accompagner les paysans et les éleveurs en leur fournissant conseils, encadrements, intrants et soins vétérinaires. La continuité territoriale des services publics était un impératif catégorique du projet républicain. Enfin, la mission économique, qui fait qu'en l'absence d'un secteur privé significatif, l'Etat se posait en principal agent économique. Ainsi, il s'occupait des équipements collectifs, d'infrastructures routières et énergétiques notamment. Il créa des entreprises publiques des secteurs stratégiques et marchands, en se posant comme locomotive de l'économie. « Il convient enfin de noter la fonction idéologique de l'école publique dans la formation à la citoyenneté nigérienne, en plus de son rôle d'instruction et de formation. L'armée de construction et l'école publique constituent ainsi les deux vecteurs principaux de formation à la citoyenneté nigérienne. Il faut noter que la recrue qui vient du monde paysan, en intégrant l'armée, passait de solidarité villageoise, clanique à la solidarité de corps. Elle se confrontait pour la première fois à l'identité nationale », a-t-il fait noter. Ainsi, donc la 1ère République jeta les bases de notre Etat Républicain. De 1974 à 1987, le régime militaire consolida les structures dudit Etat, par la suppression du parti unique et de la milice, renforçant le rôle des Forces armées et leur monopole de la violence, a souligné l'intervenant.
Il a ajouté que la mise en place d'un gouvernement technocratique et d'une administration professionnelle, l'administration et la technostructure se substituèrent au parti unique pour porter exclusivement le discours idéologique de l'Etat nation. « Les missions régaliennes d'encadrement administratif, social et économique de l'Etat furent renforcées. Le boom de l'uranium facilita cette consolidation. La crise économique et le programme d'ajustement structurel qui s'en suit, de la fin des années 80 et début 90, affectèrent notablement l'équilibre et la gestion de l'Etat. En s'attaquant au rôle social et économique de l'Etat, le programme du FMI et de la Banque mondiale entamèrent un processus de délégitimation de l'Etat. Ils s'en suivent alors deux phénomènes : la fragilisation des régions périphériques, qui donnèrent lieu, notamment aux rebellions touareg d'une part et le mouvement social qui engendra les revendications démocratiques d'autre part. La Conférence nationale prit en charge ces deux questions et le gouvernement de transition organisa le nouvel espace démocratique », a expliqué M. Hassoumi.

« Notre conception républicaine de l'Etat est aujourd'hui menacée par ces pratiques clientélistes, notre parti doit en prendre conscience, la jeunesse de notre parti est interpellée »

Abordant la deuxième partie de son exposé, le Secrétaire Général du PNDS a indiqué que le multipartisme est né de et dans l'affaiblissement du modèle d'Etat issu de l'indépendance, notamment du modèle républicain. Selon lui, la pratique clientéliste des partis politiques remettait en cause le paradigme de l'Etat nation républicain, pourtant proclamé par les nouveaux textes constitutionnels. « Pour l'essentiel, cinq partis structurèrent le début de la démocratisation. D'abord le MNSD, bénéficiant de la rente du parti unique au pouvoir, il était conduit, à travers le pays par les forces sociales dominantes, commerçants et Chefs traditionnels et leur clientèle. Il y mobilisait les principaux moyens financiers et symboliques et exprimait encore l'idéologie de l'Etat nation, tout en enregistrant en son sein, les premières fractures ouvrant une brèche dans son discours républicain. Ensuite, la CDS, l'ANDP, l'UDPS, qui avaient une identité comparable, qui dès leur naissance mobilisaient leurs clientèles sur la base d'une conception ethnique de l'Etat, en rupture avec le paradigme de la conception républicaine de l'Etat. « Enfin, le PNDS, notre parti, qui s'est inscrit résolument dans la conception républicaine de l'Etat, dans la filiation directe des pères de l'indépendance », a noté M. Massoudou Hassoumi.
Le Conférencier a ajouté qu'après la Conférence nationale et les premières élections, l'un des piliers de la République, à savoir, le monopole de la violence à l'Etat, fut entamé. « Le gouvernement de l'AFC, brisa par la suite un autre tabou, il s'agit de la professionnalisation de l'Administration et de l'affectation privilégié des fonctionnaires dans leurs régions d'origine. Depuis, même si ces partis ont perdu de leur importance, il n'en reste pas moins que les pratiques de pouvoir qu'elles ont initiées sont devenues hégémoniques. La raison principales de cette hégémonie réside dans le caractère clientéliste de notre démocratie. Tant pour conquérir le pouvoir que pour le conserver, la logique clientéliste impose deux comportements : la mobilisation et l'entretien des clientèles électorales sur des bases identitaires et ensuite l'entretien des clientèles par l'argent et les mécanismes de captation des ressources, les marchés publics et les nominations. Le projet républicain fondateur de nos Etats en est profondément menacé », a-t-il regretté.
La question d'actualité et angoissante, celle de l'avenir de nos Etats, surtout au regard de ce qui se passe autour de nous. « Tout autour de nous : hier c'était la Côte d'Ivoire, le Libéria, la Sierra Léone, aujourd'hui c'est la région du Lac Tchad, un peu plus loin de nous, la Somalie, le Soudan, etc. Ce modèle républicain est aussi en cause dans certains pays qui n'ont pas forcément connu de crises armées mais où il y a une dégénérescence apparente du modèle d'Etat tel que nous l'avons connu », a dit le S.G du PNDS. Selon lui, cette situation a trait à la crise du modèle d'Etat républicain, que nous avons hérité des pères des indépendances de nos pays. M. Hassoumi a ensuite donné des exemples achevés des pays où ce modèle démocratique clientéliste a triomphé. « Il suffit de voir autour de nous pour voir les conséquences, jusqu'à leurs termes de l'implosion de l'Etat de ce modèle clientéliste », a-t-il suggéré.

Trois questions pour lancer les débats !

En troisième partie de son intervention, et pour ouvrir les débats, le S.G du PNDS-Tarayya a invité les participants à réfléchir, à échanger et même à faire des suggestions et des propositions à travers trois interrogations, ainsi posées : Est-ce qu'un modèle alternatif à l'Etat nation républicain existe pour notre pays ? Nos Etats survivront-ils à l'effondrement de ce modèle ? Avec la Renaissance, est ce que le pari des pères fondateurs est possible, dans un contexte politique différent ? « Notre conception républicaine de l'Etat est aujourd'hui menacée par ces pratiques clientélistes, notre parti doit en prendre conscience, la jeunesse de notre parti est interpellée. Notre parti qui a vocation à porter le projet progressiste doit relever le défi de la refondation de l'Etat, sur la base des valeurs républicaines qui sont les siennes. La tâche est difficile mais pas impossible, telle est la mission historique de la jeunesse du parti », a conclu M. Massoudou Hassoumi.
Plusieurs participants ont ensuite pris la parole pour formuler des propositions allant notamment dans le sens de l'élargissement de ce type de débat de fond au niveau de toute la jeunesse nigérienne.

Mahamadou Diallo (onep)
15/01/19

 

 

 


Un-accueil-populaire-a-t-rserv-au-prsident-de-la-RpubliqueLe Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, était hier à Zinder où il a présidé la cérémonie solennelle de lancement des travaux de réhabilitation du tronçon routier Zinder-Tanout sur une distante de 138 km. A son arrivée dans la capitale du Damagaram, dans la matinée, le Chef de l'Etat a été accueilli à sa descente d'avion par le Gouverneur de la Région de Zinder, M. Issa Moussa avant d'être salué par plusieurs personnalités civiles et militaires et une foule en liesse.
Aussitôt après les cérémonies d'accueil, le Chef de l'Etat qu'accompagnent le haut Représentant du Président de la République, l'Ambassadeur, Chef de la Délégation de l'Union Européenne au Niger, plusieurs membres du Gouvernement et responsables des Institutions de la République, s'est rendu à Kagna Garin Daoudou, à environ 17 km au Nord de la Ville où il a présidé les activités de lancement des travaux de réhabilitation de la route Zinder –Tanout financés à plus de 30 Milliards de FCFA par le Fonds Européen de Développement. Il faut noter que les travaux seront exécutés en lots : le premier lot sera exécuté par l'Entreprise SOGEA SATOM et le second lot par l'Entreprise EGBTP.
Plusieurs chants ont été exécutés en l'honneur du Chef de l'Etat pour avoir accompli efficacement et patiemment de gigantesques réalisations nomment les points d'eau modernes, la construction des infrastructures éducatives, sanitaires et routières et les travaux de voirie notamment au profit des communautés de base de la région et des habitants de la deuxième ville du Niger. C'est ainsi que les jeunes filles du Groupe musical Kamna ont dédié une chanson au Programme de Renaissance. Ce chant vivement acclamé par le public, retrace toutes les promesses réalisées par le Président de la République à l'échelle régionale.
Pour le Gouverneur de Zinder, les populations de la région ne tarissent pas d'éloges à l'endroit du Président de la République pour avoir consenti des investissements structurants au bénéfice des populations de la région. L'année 2018 a dit M. Issa Moussa, a été bénéfique pour la région et la Ville de Zinder qui a été doté d'infrastructures modernes dans plusieurs domaines à l'occasion des festivités marquant le 60 è Anniversaire de la proclamation de la République. « Le nom du Président Issoufou Mahamadou est associé au règlement, Le-Prsident-Issoufou-salu--son-arrive--Zinder-par-le-Sultan-du-Damagaramdans la durée, de l'épineuse question d'approvisionnement en eau des populations de la Ville de Zinder (à partir du champ de captage de Ganaram) ou bien encore au nouveau Boulevard reliant le rond point Total et la grande mosquée Laouali Balla » a-t-il déclaré.
La réhabilitation de la route Zinder –Tanout, dira le gouverneur Issa Moussa, constitue un grand motif de satisfaction pour les populations de la région qui souffrent depuis plusieurs années de l'état de dégradation de ce tronçon, pourtant si important pour l'économie de la région. En effet, souligne le gouverneur, il a été recensé 70 citernes accidentées et des dizaines de véhicules irrécupérables du fait du mauvais état de ce tronçon routier qui constitue un passage obligé des marchandises en direction d'Agadez. 450 véhicules fréquentent quotidiennement ce tronçon en partance pour l'Algérie et la Libye ainsi que 8 Compagnies de transport de voyageurs. Ce trafic, a-t-il dit, représente plus de 3 Milliards de chiffres d'affaires par jour. C'est pourquoi, les populations de la région ont réitéré, par la voix du gouverneur, leur gratitude au Chef de l'Etat pour son sens élevé de patriotisme.
Le gouverneur de Zinder a annoncé que le Président de la République a été désigné par les auditeurs de la Radio ANFANI Zinder comme étant ''l'homme de l'année 2018'' pour avoir œuvré en faveur des communautés en installant dans les villes et villages plusieurs infrastructures pour améliorer leurs conditions et cadre de vie. En outre, le 25 décembre dernier, les autorités administratives et coutumières, les différentes couches socioprofessionnelles de Zinder ont rendu public une déclaration où un témoignage de satisfaction a été décerné au Président de la République pour avoir initié l'installation de grandes infrastructures dans divers domaines au profit des populations de la région de Zinder.
En Réponse, le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses, M. Bazoum Mohamed a exprimé, au nom du Président de la République, sa satisfaction à l'endroit de ces différentes organisations qui ont exprimé leur profonde pensée sur la qualité des ouvrages réalisées à l'échelle régionale dans le cadre du Programme de Renaissance, initié par le Chef de l'Etat et à l'occasion de la fête récente du 18 décembre dénommé Zinder Saboua. Il leur a rendu un vibrant hommage pour cette marque d'honneur et de sympathie à l'endroit du Président de la République.
Le-Chef-de-lEtat-avec-la-Cheffe-de-la-Dllgation-de-lUE-au-Niger-peu-aprs-le-lancement-des-travauxPour sa part, l'Ambassadeur Chef de la Délégation de l'Union Européenne Mme Denise Elena Ionete a énuméré les appuis accordés par son Institution au Niger au cours des deux dernières décennies. Ces appuis ont permis la construction de plus de 1000 km de routes bitumées et de plusieurs dizaines de routes rurales. Plus de 210 Milliards de FCFA ont été injectés pour assurer la réalisation de ces infrastructures. Les routes, a-t-elle dit, constituent un facteur primordial de développement et l'Union Européenne va continuer à appuyer le Niger pour développer ses infrastructures routières. La construction de cette route va favoriser les échanges commerciaux au niveau de six pays africains renfermant plus de 400 Millions de personnes.
Denise Elena Ionete a salué l'engagement du Président de la République dans ses efforts de reconstruction du pays à travers notamment le Programme de renaissance.Le-Chef-de-lEtat-et-les-autres-personnalits-lors-de-la-crmonie
La Cheffe de la Délégation de l'Union Européenne au Niger a, ensuite, remis les clés du matériel roulant au Ministre de l'Equipement, M. Kadi Abdoulaye, pour les travaux de réhabilitation de la route Zinder-Tanout. En retour, le ministre Kadi Abdoulaye a saisi l'occasion pour féliciter l'Union Européenne qui est le premier pourvoyeur de ressources pour le développement des infrastructures routières au Niger. Il a ensuite rendu un hommage au Président de la République pour son engagement fort en faveur des sollicitations des populations nigériennes dans tous les domaines. M. Kadi Abdoulaye a rappelé les réalisations accomplies en matière d'infrastructures par le Chef de l'Etat à travers la réhabilitation des tronçons routiers Zinder-Guidimouni-Musari ; Zinder-Magaria, 11 km de voirie à l'occasion de la fête du 18 décembre dans la Ville de Zinder ainsi que plusieurs routes rurales.

Siddo Yacouba, ANP-ONEP/Zinder
14/01/19



anif-1C'était suite à une Assemblée Générale constitutive tenue à Niamey du 23 au 24 décembre 1990, qu'un Comité Exécutif National Provisoire (CEN/P) a été mis en place. Cette instance valide, du coup la création d'un parti dénommé « Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS-Tarayya) », "Tarayya" signifiant "Rassemblement" en langue Haoussa. Cette nouvelle formation politique regroupe : ingénieurs, enseignants, médecins, jeunes intellectuels, ayant à l'époque un peu plus de trente ans pour la plupart et dont le principal point commun est la croyance à l'idéologie socialiste. Ce parti rose, couleur d'espoir, remporte les élections présidentielles du Niger en 2011, 20 ans après sa création, soit après 20 ans de fidélité, 20 ans de constances, 20 ans de persévérance. C'est ces 28 années d'histoire, de lutte et de communion que le parti qui a porté S.E Issoufou Mahamadou au pouvoir, a célébré, le samedi 12 janvier dernier, à son siège national, à Niamey. On notait à cette cérémonie la présence du Président de l'Assemblée nationale, M. Ousseïni Tinni, celle des Premières Dames Aïchatou et Malika Issoufou.
Députés nationaux, membres du gouvernement, cadres administratifs, représentants des partis membres de la Mouvance pour la Renaissance du Niger (MRN), ceux de l'APR, ceux de la société civile, membres du Comité exécutif national (CEN) du PNDS-Tarayya et de nombreux autres invités ont aussi pris part à cette célébration du parti. Plusieurs allocutions ont émaillé cette cérémonie, dont celles du Représentants de la MRN, des présidents de l'Organisations des Jeunes Tarayya (OJT), de l'Organisation des Femmes Tarayya (OFT) et, évidemment, du président du Comité Exécutif National (CEN) dudit parti, M. Bazoum Mohamed.
Dans son discours d'ouverture des festivités commémoratives, le président du PNDS-Tarayya, par ailleurs ministre d'Etat, ministre en charge de l'Intérieur et de la Sécurité publique, M. Bazoum Mohamed, a tout d'abord justifié le choix de la date du 12 janvier, au lieu du 23 décembre pour cette commémoration. « Cette année aussi, nous n'avons pas pu célébrer l'anniversaire de notre parti à la date du 23 décembre, à cause de la proximité de celle-ci avec la fête organisée le 18 décembre à Zinder, commémorant la proclamation de la République », a-t-il indiqué. M. Bazoum Mohamed a par la suite salué ''le raffermissement des relations'', ''la convivialité'' et la ''solidarité toujours plus soutenues'' entre les partis membres de la MRN. Il a rassuré les membres de cette coalition que le Président de la République est fier de cet état de fait et il « ne cesse de nous exhorter à cultiver encore plus l'unité et la solidarité entre nous. Il a pour vous tous le même estime et le même respect que vous lui témoignez et c'est assurément là que réside le secret de la solidité de l'édifice politico-institutionnel que nous avons mis en place, à travers ce gouvernement qui constitue une base ferme pour la stabilité de notre pays ».
Le président du CEN a aussi cité quelques réalisations effectuées par le président Issoufou Mahamadou et son gouvernement notamment par rapport à la modernisation de nos capitales régionales. Un programme qui procède, selon lui, d'une merveilleuse intuition du Président Issoufou qui aura ainsi doté nos principales villes d'infrastructures qui en ont littéralement changé de visage et profondément amélioré le cadre de vie des populations urbaines. Ces réalisations ont d'autant plus de mérite qu'elles ont été exécutées alors même que le pays fait face à une situation sécuritaire qui aurait pu faire sombrer le gouvernement dans une totale apathie et servir de prétexte bien commode contre toute action volontaire, dans quelque domaine que ce soit.

De la situation sécuritaire

S'agissant de l'aspect sécuritaire, M. Bazoum Mohamed a exprimé ses sentiments de grande fierté au lendemain de la grande victoire que viennent de remporter, en ce début d'année, nos forces contre les terroristes de Boko Haram dans les îles du lac Tchad. Ce furent, en effet, près de 300 d'entre eux qui ont été mis hors d'état de nuire, dans une opération combinant des moyens variés conduite par des chefs militaires engagés et des sous-officiers et hommes du rang volontaires. « Cet épisode, à nul autre comparable depuis que cette guerre a commencé, a généré au sein des populations de la région de Diffa un sentiment de confiance absolument indispensable après quelque temps d'incertitudes. C'est le lieu de rendre hommage aux hommes qui nous ont fait ce beau cadeau de nouvel an. Que Dieu les bénisse et leur donne longue vie », s'est réjoui M. Mohamed.
En plus, il a également rendu un vibrant hommage à toutes nos forces de défense et de sécurité, sollicitées jour et nuit, dans les villes comme en campagne, notamment sur tous les nombreux fronts de nos frontières. « Grâce à leur patriotisme et à leur engagement notre pays reste stable sur ses bases. Nous savons ce que cela signifie d'être séparé de sa famille, de vivre dans les conditions spartiates des fronts de guerre toujours en mouvement, d'endurer les intempéries, de faire face à la hantise permanente liée aux risques des engins explosifs et de tous les autres moyens perfides utilisés par un ennemi sans foi ni loi. C'est pourquoi notre gratitude à l'endroit de nos soldats est infinie », a reconnu M. Bazoum Mohamed.
« Je voudrais aussi avoir une pensée pieuse pour tous ceux qui, dans ce combat contre le terrorisme, sont morts pour leur pays laissant derrière eux veuves et orphelins. Que Dieu leur réserve le meilleur des accueils en son paradis. De même je prie le Tout Puissant d'assister ceux qui sont blessés afin qu'ils se rétablissent le plus rapidement possible. Si au lac Tchad nous avons gagné une bataille, la guerre n'en continue pas moins tout à côté au Nigeria, marquée récemment par des épisodes de réels succès du terrorisme, ce qui commande de notre part un état de veille permanent et une volonté à toute épreuve », a-t-il averti. Il a ajouté que le Président de la République, en ce qui le concerne ne ménage aucune énergie ni aucun moyen pour que nos forces soient à la hauteur de tous ces défis. Ainsi, « à la tête du G5 Sahel il a conduit une action diplomatique avisée et énergique qui a consacré de grandes avancées que la communauté internationale se doit de contribuer à mettre en œuvre en vue des objectifs définis, tant sur le plan militaire qu'économique », a ajouté le ministre.

Des futures élections générales

Abordant le plan strictement politique, le président du PNDS-Tarayya a indiqué que le débat entre les partis de l'opposition et le gouvernement « reste toujours marqué par les mêmes comportements comme si nous étions condamnés à tourner en rond. Pourtant les choses, dans la réalité, ont bien avancé et la raison commande qu'il en soit pris acte ». Selon lui, la CENI est en train d'exécuter son programme conformément à l'agenda qu'elle a rendu public. « Elle vient de procéder au choix de l'opérateur technique qui sera chargé de l'enrôlement biométrique des électeurs. Elle va bientôt publier un appel à candidature à l'attention de tous ceux qui souhaiteraient être engagés dans les équipes chargées du recensement. Les opérations de recensement sont prévues pour commencer vers le mois d'avril et ce pour une durée de trois mois », a-t-il ajouté.
Selon le ministre Bazoum, seules les personnes qui passeront devant les équipes de recensement seront enrôlées et seules elles pourront voter en présentant au bureau de vote leur carte biométrique sur laquelle figureront leur photo et leurs empreintes digitales. « Il n'y aura plus personne qui pourrait voter, au moyen d'un faux témoignage, en empruntant la carte d'autrui. Il n'y aura pas davantage de listes électorales truffées de personnes fictives. Cela est une véritable révolution et mettra ainsi fin aux formes les plus courantes des fraudes qui ont jusqu'ici eu cours lors de nos élections », a-t-il assuré. « Ce qu'il faut également savoir c'est que les équipes de recensement vont faire leur travail en présence des délégués des partis politiques dans toutes les communes, dans tous les villages à travers les commissions administratives qui seront bientôt installées à cet effet. Une fois les cartes éditées, ce sont les mêmes commissions administratives qui seront chargées de les distribuer », a poursuivi M. Bazoum Mohamed. Il a enfin signalé que le vote ne sera pas électronique. Il sera manuel, comme d'habitude. Les procès-verbaux seront sur papier comme d'habitude et des récépissés seront remis aux délégués des partis politiques comme de tradition.

A propos du débat sur le code électoral

Continuant sur cette lancée, M. Bazoum Mohamed a rappelé qu'il y a de cela 3 mois, à l'initiative du Premier Ministre, Président du CNDP, un comité composé des représentants des partis de la Majorité, de l'Opposition et des non affiliés a été mis sur pied pour revisiter le code électoral et y apporter tous les changements nécessaires en vue de renforcer les conditions d'élections libres et transparentes. ''Dans notre esprit à nous, seuls 2 articles devraient véritablement faire l'objet d'un débat et de certains changements éventuellement. Il s'agit de l'article 12 relatif à la composition de la CENI et l'article 80 relatif à la composition des bureaux de vote'', a-t-il noté. Selon le président du CEN-Tarayya, s'agissant de l'article 12, ''très tôt notre mouvance a fait droit à la remarque de certains partis de l'opposition critiquant le fait que les 3 représentants de l'administration publique à la CENI qui en compte au total 13, sont politiquement marqués et causent de ce fait un certain déséquilibre au sein de cette institution. À l'occasion des discussions du comité ad hoc un amendement a été apporté à cet article consistant à conférer un statut de membres sans voix délibérative à ces 3 personnes. De même le nombre des représentants des partis politiques à la CENI a été rehaussé conformément aux vœux des partis de l'opposition, tout en préservant le caractère paritaire de cette représentation'', a-t-il fait savoir.
Selon lui, l'article 12 comporte, par ailleurs, une vraie lacune en ce sens qu'il impose à tous les candidats éventuels à l'élection présidentielle de se reconnaître à travers les représentants permanents des partis de la Majorité ou de l'Opposition. ''Cette lacune a été corrigée à travers un amendement qui dispose que chaque candidat à l'élection présidentielle a le droit de désigner un représentant à la CENI aussitôt sa candidature validée par la Cour constitutionnelle, des lors qu'il n'est pas déjà représenté à travers les représentants permanents des partis politiques à la CENI'', a –t-il ajouté. Il a aussi rappelé que le problème des représentants des candidats à la CENI ne se pose pas en ce qui concerne les élections législatives, régionales et municipales car le code électoral dans sa monture actuelle a déjà consacré le principe de représentants de toutes les listes des candidats à la CENI à tous ces échelons.
''Un autre amendement a été proposé concernant l'article 12, en vertu duquel les partis de la Majorité ainsi que de l'Opposition auront 1 représentant pour chaque groupe au bureau même de la CENI, une façon de les associer aux décisions au niveau le plus élevé de cette institution. S'agissant de l'article 80, relatif à la composition des bureaux de vote, le code actuellement en vigueur, contrairement au code antérieur ne dispose pas que le bureau de vote doit respecter la configuration du paysage politique et ne permet plus, pour le coup, aux partis politiques de nommer les présidents et secrétaires des bureaux de vote hors de toute responsabilité de la CENI qui est l'organe chargé de l'organisation du vote'', a-t-il dit avec insistance.
La raison de la modification de cet article, selon lui, réside dans le fait que certains partis politiques ou candidats n'ayant pas parfois, sinon souvent de cadres dans toutes les circonscriptions électorales ont tendance à mettre des personnes à peine alphabétisées, voire des enfants, au titre de leurs quotas, comme présidents ou secrétaires des bureaux de vote. ''Cela a eu pour conséquence le rejet de plus de 400 000 procès-verbaux de bureaux de vote, jugés non conformes à l'occasion du 1er tour de l'élection présidentielle de l'année 2016, ce qui représente près de 10% des suffrages exprimés. Les résultats d'une élection peuvent être faussés pour moins que ça'', a –t-il souligné. Toutefois sur cette question, ''nous restons totalement ouverts, l'essentiel étant de responsabiliser la plénière de la CENI locale en lui permettant d'exiger des diplômes conséquents aux personnes devant assumer des responsabilités de présidents et secrétaires des BV et ce même dans le cadre d'une formule qui prend en compte la donne des partis et candidats en compétition''.

''Rien n'empêche que les partis politiques s'entendent et se comprennent sur les questions électorales''

Tirant les conséquences de tout ce qu'il a énuméré, M. Bazoum Mohamed estime qu'il n'y a rien qui aurait pu empêcher que les partis politiques s'entendent à l'occasion de leurs dernières discussions, ''sauf la volonté obstinée des partis de l'opposition de refuser tout accord sur une question de portée symbolique aussi forte que les élections''. ''C'est cela qui explique leur participation tardive à ces discussions et l'introduction par eux du faux débat sur l'article 8 alors que jusqu'à une date récente, ils ignoraient même l'existence de cet article. Pourtant, comme reprise du code pénal, il a toujours figuré tel quel dans toutes nos lois électorales depuis 1992'', note-t-il. ''En ce qui nous concerne, nous participerons à la prochaine réunion du CNDP et à cette occasion nous validerons toutes les réformes préconisées par le Comité ad hoc qui seront par la suite endossées par le gouvernement et transmises à l'assemblée nationale qui les adoptera. Ce faisant nous doterons notre pays d'une loi électorale conforme aux standards internationaux et nous lui donnerons la chance d'organiser les élections les plus transparentes de notre histoire'', a promis M. Bazoum Mohamed. Et Bazoum d'ajouter ''dois-je rappeler à l'opposition que sa stratégie du boycott systématique du processus électoral est contreproductive dès lors qu'à partir des prétextes dérisoires qu'elle invoque aujourd'hui, elle ne peut demain boycotter les élections''.

De l'opposition et des réseaux sociaux

En bon homme politique, le président du CEN PNDS-Tarayya s'est ensuite directement adressé à l'opposition. Selon lui, au lieu de prendre part au processus électoral et se trouver une bonne occupation en renonçant à ses illusions apocalyptiques qui l'ont épuisée, l'opposition pour le moment se consume à imaginer les catastrophes qui vont s'abattre sur le PNDS. ''C'est à croire que les réseaux sociaux et les nouvelles technologies de l'information et de la communication ont été inventés pour faire souffrir l'opposition nigérienne. Confondant virtuel et réel tout son effort consiste à inventer des scénarios plus funestes les uns que les autres, basés sur des supposées divisions au sein de notre parti, appelées à le faire bientôt voler en éclats'', a-t-il relevé.
''Je voudrais ici leur dire que cette entreprise n'aura pas plus d'effets que la campagne qu'ils avaient menée il y'a quelque temps faisant alors état de dissensions entre le Président de la République et moi. Tout comme cette campagne s'est estompée sans que presque personne ne s'en aperçoive, la campagne actuelle aussi s'éteindra par un effet d'usure naturelle propre aux choses factices. En vérité, nous sommes en droit de nous réjouir du fait de voir nos adversaires perdre tout leur temps à faire ces conjectures et à y investir tant de leur énergie cérébrale. C'est la preuve qu'ils sont aux abois et qu'ils ne comptent plus sur leurs capacités intrinsèques pour vaincre mais espèrent leur salut du ciel'', a –t-il dit.
S'adressant aux militants de son parti, Bazoum Mohamed a déclaré : ''Ce que je veux que les militants et sympathisants du PNDS ainsi que nos amis retiennent, c'est que le choix du candidat du PNDS- Tarayya à la prochaine élection présidentielle se fera dans les conditions de la grande tradition de consensus de notre parti et qu'il ne donnera lieu à aucune discorde, ni même à quelque tension''.
Il a conclu son intervention avec cette promesse faite aux militants, au nom du CEN et de façon solennelle : « nous irons à ces élections dans la cohésion et l'unité afin de garantir le succès de notre parti car la seule façon pour nous de rendre hommage au Président Issoufou Mahamadou et au travail qu'il a accompli pour notre pays sera de poursuivre l'œuvre qu'il a si bien entamée. Or à cet hommage, vous le savez, nous ne faillirons jamais''.
Auparavant, le président du MPR-Jamhuriya et représentant de la MRN, M. Albadé Abouba, a fait l'éloge du « parcours historique » du PNDS- Tarayya. anif-2« Au nom de la soixantaine de partis politiques membres de la MRN, au nom de toute cette coalition, nous vous présentons nos meilleurs vœux, nos meilleurs souhaits de succès et surtout toutes nos félicitations à l'occasion de cette manifestation du 28ème anniversaire de votre histoire politique», a déclaré d'entrée de jeu, M. Albadé.
« Il y a un an, à l'occasion du même évènement, je disais, au grand dam de certains, que sur l'échiquier politique national, le PNDS est le seul parti politique qui a connu un parcours exceptionnel, constant et surtout une ascension fulgurante de sa naissance à aujourd'hui ». Pour lui, lorsqu'on fait le bilan de toutes les formations politiques créées en 1990, y compris le parti état, à l'époque le MNSD, devenu MNSD-Nassara, à ce jour, « nous pouvons aisément constater que le PNDS, qu'on le veuille ou non, qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas, est le parti qui a gardé toute sa stabilité et toute sa constance ». Il a ajouté qu'il aurait souhaité que tous les partis politiques aient eu le même destin. « Aujourd'hui, mieux qu'hier, nos jeunes formations politiques, doivent s'inspirer de l'exemple du PNDS pour bâtir leur avenir », a-t-il lancé. « Ce ne sont pas uniquement des éloges que j'adresse à votre parti, c'est un constat, nous sommes tous des acteurs politiques, depuis la naissance du multipartisme jusqu'à ce jour. Rendons donc à César ce qui lui appartient. Une fois encore toutes nos félicitations pour la constance et le leadership de votre parti politique », a répété l'intervenant. M. Albadé a ajouté qu'au sein de la MRN, « le PNDS-Tarayya est la locomotive qui nous tire, vers l'accompagnement de SEM le Président de la République. Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme politique, le Programme pour la Renaissance du Niger ».

Réaffirmation de la loyauté de la MRN dans l'accompagnement de la mise en œuvre du programme de Renaissance

Il a assuré que, depuis l'avènement de la 7ème République, la plupart de ces partis politiques, qui sont aux côtés du président Issoufou Mahamadou, ont et continuent à mettre toute leur énergie, tout leur savoir-faire et toute leur loyauté, en vue de la mise en œuvre effective de ce programme de la Renaissance. « Soyez assuré que cette cohésion que nous avons enregistrée au sein de la MRN, de tout temps, et cette concertation permanente entre nous, continuera et je le souhaite, encore davantage, afin que nous bâtissions un Niger prospère, un Niger stable et surtout un Niger où chacun sentira, entièrement dans sa citoyenneté. Je réaffirme une fois de plus toute la loyauté des partis membres de la MRN dans l'accompagnement de la mise en œuvre du Programme de la Renaissance de SEM le président de la République, à vos côtés en tant que parti locomotive et parti leader de cette mouvance », a soutenu le président du parti Jamhuriya.
Notons qu'au cours de cette commémoration les discours ont été interférés avec des chants, des danses et animations de plusieurs groupes artistiques invités pour la circonstance. La fête était belle, à la hauteur de l'âge de maturité qu'a atteint le parti rose. Rendez-vous a été pris pour l'année prochaine, In shaa Allah.

Mahamadou Diallo(onep)
14/01/19

 

 

 


coneil-du-05-tLe Conseil des Ministres s'est réuni ce jour, vendredi 11 janvier 2019, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République, Président du Conseil des Ministres. Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

1.1. Projet de décret déterminant la composition, l'organisation et les modalités de fonctionnement de la Structure d'Appui au Partenariat Public Privé (SAPPP).
Le Niger vient d'opérer une réforme d'envergure du cadre juridique et institutionnel des Contrats de Partenariat Public Privé (CPPP), avec l'adoption de la loi n° 2018-40 du 05 juin 2018, portant régime des Contrats de Partenariat Public-Privé. Cette loi est motivée par la nécessité de corriger les insuffisances des textes antérieurs dont notamment la faible implication du Ministère des Finances dans le processus de la mise en œuvre des CPPP.
Le présent projet de décret est pris en application de l'article 4 de la loi précitée qui précise en son 2ème alinéa que : « la composition, l'organisation et le fonctionnement de la structure d'Appui au Partenariat Public-Privé sont fixés par décret pris en Conseil des Ministres ».
Cette structure a pour missions d'appuyer les administrations publiques à l'élaboration, la négociation et le suivi de la mise en œuvre des projets de type partenariat public-privé.

1.2. Projet de décret portant acte de cessibilité des terres de culture à exproprier dans le cadre de la première vague de réinstallation des populations à déplacer à l'occasion de la mise en œuvre du Programme « Kandadji ».
Le présent projet de décret est pris en application de la loi n° 61-37 du 24 novembre 1961, règlementant l'expropriation pour cause d'utilité publique et l'occupation temporaire, modifiée et complétée par la loi n° 2008-37 du 10 juillet 2008.
Il fait suite à la déclaration d'utilité publique à laquelle, il a été procédé par décret n° 2009-225/PRN/MUH du 12 août 2009. Il permettra de désigner les terres expropriées et de dédommager les propriétaires déplacés dans le cadre de la construction du barrage de Kandadji.

II. AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant adoption du Document de la Stratégie Nationale de recherche - formation - innovation pour l'agriculture sur le moyen et le long termes.
La Stratégie Recherche - Formation - Innovation pour l'Agriculture constitue un outil de mise en œuvre des programmes stratégiques de l'Initiative 3N.
Son Plan d'Actions est élaboré en cohérence avec celui de l'initiative 3N, le tout s'inscrivant dans le cadre du PDES 2017-2021.

La Stratégie Recherche - Formation - Innovation pour l'Agriculture s'articule autour de quatre (4) axes qui sont :
- les fonctions et les relations entre la recherche, la formation et l'innovation en agriculture ;
- les domaines de recherche scientifique et la définition des politiques ;
- le renforcement du cadre institutionnel ;
- la gouvernance de la recherche, de la formation et de l'innovation en agriculture.

Le Plan d'Actions quant à lui comprend cinq (5) programmes opérationnels à savoir :
- l'accès au capital productif et sa sécurisation ;
- l'accroissement, la diversification et la résilience des systèmes de productions agro-sylvo-pastoraux et halieutiques ;
- la transformation des produits agricoles et l'organisation des marchés ;
- l'alimentation et la nutrition ;
- le renforcement de la gouvernance de la recherche agricole.

III. AU TITRE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant missions, organisation et fonctionnement de l'Inspection Générale de l'Administration Territoriale (IGAT).
Le présent projet de décret est pris en application des dispositions du décret n° 2018-428/PRN/MI/SP/D/ACR du 22 juin 2018, modifiant et complétant le décret n° 2016-344/PRN/MI/SP/D/ACR du 08 juillet 2016, portant organisation du Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses.
Dans ses dispositions générales, ce projet de décret précise le périmètre d'intervention de l'Inspection Générale de l'Administration Territoriale et renforce ses missions, en y ajoutant notamment la réalisation des audits et la publication en ligne d'un rapport général d'activités. Il valorise par ailleurs, la fonction de contrôle et d'audit et prévoit les conditions de nomination des inspecteurs de l'Inspection Générale de l'Administration Territoriale, en particulier les critères de grade, d'ancienneté, de qualifications et de probité avérée à la suite d'une enquête de moralité.

IV. AU TITRE DU MinistEre DU PETROLE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant approbation de la Politique Pétrolière Nationale.
Le Niger est devenu depuis 2011, un pays producteur de pétrole avec le démarrage de la production des hydrocarbures du Bloc Agadem et des activités de la société de raffinage de Zinder qui lui permettent d'atteindre l'autosuffisance en matière de produits raffinés. Au départ, la CNPC-NP était la seule compagnie active dans le domaine de l'amont pétrolier. Aujourd'hui, on dénombre plusieurs autres sociétés, ce qui a permis l'intensification des travaux de recherche et la multiplication des découvertes.
En plus du potentiel avéré dans la zone d'Agadem, qui va permettre au Niger de devenir un pays exportateur de pétrole brut en 2021, la Sipex a récemment mis en évidence de nouveaux gisements à la frontière algérienne, dans le bloc de Kafra.
Cependant, l'univers du pétrole est stratégique et très dynamique et sa gestion conduit à être constamment au cœur de nombreux défis qui conduisent à se poser les questions suivantes :
- comment protéger les intérêts économiques, environnementaux et sociaux tout en renforçant l'attractivité du secteur auprès des investisseurs internationaux ?
- comment préserver l'intérêt des consommateurs tout en assurant l'équilibre financier du secteur pour sa viabilité et sa pérennité ?
C'est dans ce contexte qu'il est apparu crucial de disposer d'une Politique Pétrolière Nationale fixant une vision et des axes de développement clairs pour ce secteur de l'amont à l'aval.
La vision qui sous-tend la Politique Pétrolière Nationale est la suivante : « faire du secteur pétrolier nigérien un moteur majeur de développement économique et social pour les populations actuelles et les générations futures, en gérant les ressources de façon responsable et respectueuse de l'environnement ».

V. AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant régime juridique applicable aux acteurs de la gestion des matières.
Le présent projet de décret est pris en application de l'article 27 du décret n° 2014-436/PRN/MF du 19 juin 2014, portant réglementation sur la comptabilité des matières de l'Etat et de ses démembrements.
Il a pour objet de définir les différentes catégories de comptables des matières, les conditions d'exercice ouvertes aux acteurs de la gestion des matières ainsi que le régime de leur responsabilité.

VI. AU TITRE DU MINISTERE DE L'EMPLOI, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

6.1. Projet de décret portant adoption du Plan d'Action National d'investissement dans les emplois du secteur sanitaire et social et la croissance économique au Niger 2018-2021.
Les problématiques de l'emploi et de la croissance économique demeurent à l'échelle internationale, des défis majeurs au centre de toutes les politiques de développement durable, en particulier pour les pays africains en voie de développement. Au Niger, la forte croissance démographique, les insuffisances liées à la formation du capital humain, l'étroitesse et la faible contribution du secteur privé dans la création d'emplois anéantissent tous les efforts entrepris. Pour aborder cette problématique, les investissements dans les emplois du secteur sanitaire et social sont nécessaires. Ils permettront d'atteindre la Couverture Santé Universelle à l'horizon 2030, d'améliorer la santé et le bien-être des populations, d'augmenter la productivité des travailleurs de tous les secteurs socioéconomiques et d'enregistrer une croissance économique durable et inclusive.
Pour mieux prendre en compte la question de l'emploi, les huit Etats membres de l'UEMOA se sont dotés chacun d'un Plan d'Actions National d'investissement dans les emplois du secteur sanitaire et social et la croissance économique.
Le Plan d'Action National du Niger se particularise par le développement d'un projet pilote spécifique à la région de Diffa, dénommé : « projet de pipeline Rural dans les secteurs de l'Education, de la Santé et de l'Agriculture pour promouvoir la création d'emplois décents pour les jeunes, favoriser l'autonomisation des femmes et appuyer le développement économique de la Région de Diffa »
Le Plan du Niger tire, pour l'essentiel, son contenu de plusieurs stratégies et politiques de développement, en particulier la Politique Nationale de Protection Sociale, le Plan de Développement Sanitaire et le Plan de Développement Economique et Social 2017-2021.
L'objectif global du Plan d'Action National sur l'Emploi dans le secteur Sanitaire et la croissance économique au Niger est de contribuer à l'atteinte des sept (07) Objectifs de Développement Durable.

6.2. Projet de décret portant statut particulier du personnel du cadre du Travail et de la Sécurité Sociale.
Ce cadre a été créé par la loi n° 2007-026 du 23 juillet 2007, portant Statut Général de la Fonction Publique de l'Etat,
Il y a lieu de rappeler que le statut actuel du Cadre du Travail, de la Main-d'œuvre et de la Sécurité Sociale en vigueur depuis 1972,est devenu obsolète dans certaines de ses dispositions d'une part, et comporte de nombreuses insuffisances liées à la spécificité de la mission et des fonctions assumées par les personnels dudit cadre, d'autre part.
Il s'en suit que la rédaction du nouveau statut particulier du cadre du travail et de la Sécurité Sociale est une opportunité pour préciser les emplois statutaires nécessaires au bon fonctionnement de l'administration du travail. Les personnels de ce cadre regroupent l'ensemble des fonctionnaires appelés à occuper les emplois qui requièrent des qualifications spécialisées en matière de travail, d'emploi, de sécurité sociale et de sécurité et santé au travail.

VII. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant approbation et publication au Journal Officiel de la République du Niger de la Convention Minière entre la République du Niger et la Société PLANET MINING SARL pour le permis de recherches « EMI LULU 3 », pour or et métaux connexes, Région d'Agadez, Département d'Iferouāne.
La société PLANET MINING SARL est une société de droit nigérien, avec un capital de deux cent millions (200 000 000) de francs CFA. Elle a pour objet principal la prospection, la recherche, l'exploitation et la commercialisation d'or et de métaux précieux.
Elle s'engage à investir dans les trois (03) ans suivant la signature de cette convention, un montant minimum égal à deux millions cinq cent trois mille (2 503 000) dollars US pour mettre en évidence des cibles et mener toute activité nécessaire au développement de ces cibles afin de prouver l'existence de gisement d'or et substances connexes.
En cas d'attribution du permis, les retombées immédiates attendues sont entre autres :
- les recettes provenant des droits fixes, les redevances superficiaires annuelles, la taxe différentielle, les droits d'enregistrement, de timbre, d'immatriculation et de publicité foncière, les impôts sur les revenus, la redevance statistique, la TVA, la taxe unique sur les contrats d'assurance ;
- la création de trente (30) emplois ;
- la contribution au développement local des communes dans lesquelles elle conduira ses activités, en participant au financement des infrastructures collectives pour un montant de vingt mille (20 000) dollars US chaque année.

VIII. AU TITRE DU MINISTERE de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant organisation du Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.
Le présent projet consacre la réorganisation du Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.
Cette nouvelle organisation ramène le nombre des Directions Générales du Ministère à deux, dont l'une sera chargée de la valorisation de la créativité artistique et du patrimoine culturel national et l'autre portera la renaissance culturelle. Ce faisant, toutes les branches de la culture sont prises en charge tout en ramenant le nombre de Directions Techniques Nationales de douze (12) à six (6).
Cette approche permet une meilleure conduite des programmes budgétaires en responsabilisant chaque Directeur Général sur un programme opérationnel spécifique et place la question de l'enseignement artistique et de la formation aux métiers de la culture à un niveau transversal, offrant ainsi un meilleur portage des activités entrant dans le cadre du Programme Sectoriel Education et Formation.

IX. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT, DE LA SALUBRITE PUBLIQUE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant modalités d'application de la loi n° 2018-28 du 14 mai 2018, déterminant les principes fondamentaux de l'Evaluation Environnementale au Niger.
Le présent projet de décret fixe les modalités d'application de la loi n° 2018-28 du 14 mai 2018, déterminant les principes fondamentaux de l'Evaluation Environnementale au Niger.
Il propose une procédure administrative d'évaluation environnementale.
Il définit également les missions, l'organisation, la composition et le fonctionnement du Bureau National d'Evaluation Environnementale et détermine les modalités de gestion du Fonds d'Appui aux Evaluations Environnementales.

X. MESURES NOMINATIVES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :

AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.
· Monsieur Assoumane Ada, inspecteur principal du trésor, Mle 71392/R, est nommé directeur des ressources financières et du matériel, au Cabinet du Premier Ministre.
· Monsieur Aboubacar Salissou, inspecteur central du trésor, Mle 133928/R, est nommé directeur des marchés publics et des délégations de service public, au Cabinet du Premier Ministre.

Secrétariat Général du Gouvernement
· Monsieur Maâzou Salissou, chef de division d'administration générale, Mle 79134/R, est nommé directeur des ressources, au Secrétariat Général du Gouvernement.

AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.
· Madame Niandou Dommo, inspectrice principale du trésor, Mle 60527, est nommée contrôleur des marchés publics et des engagements financiers, au Cabinet du Premier Ministre et dans les Structures rattachées.
· Monsieur Boubacar Mahaman, inspecteur principal du trésor, Mle 38475, est nommé contrôleur des marchés publics et des engagements financiers, au Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et dans les Structures rattachées.
· Madame Soumana Housseinatou, inspectrice centrale du trésor, Mle 73649, est nommée contrôleur des marchés publics et des engagements financiers, au Ministère des Finances (Dépenses du personnel et régies financières).

Direction Générale des Douanes
· Monsieur Amadou Oumarou Petitot, inspecteur principal des douanes, Mle 60781/D, est nommé directeur général des douanes, au Ministère des Finances.
· Monsieur Djibrilla Hamidou Issa, inspecteur principal des douanes, Mle 34494/D, est nommé directeur général adjoint des douanes, au Ministère des Finances.
· Monsieur Mahamane Elhaj Ousmane, inspecteur principal des douanes, Mle 75373/X, est nommé directeur de la réglementation et des relations internationales à la direction générale des douanes, au Ministère des Finances.
· Monsieur Rabiou Kasso, inspecteur principal des douanes, Mle 71895/R, est nommé directeur de la lutte contre la fraude à la direction générale des douanes, au Ministère des Finances.
· Monsieur Souley Mounkaïla, inspecteur principal des douanes, Mle 71894/P, est nommé directeur des ressources humaines, logistiques et financières à la direction générale des douanes, au Ministère des Finances.
· Monsieur Abdallah Harouna, inspecteur principal des douanes, Mle 66249/J, est nommé directeur de la comptabilité et des études à la direction générale des douanes, au Ministère des Finances.
Le Conseil des Ministres a rendu un hommage mérité au Directeur Général des Douanes sortant, qui par son ferme engagement, a su insuffler une nouvelle dynamique dans le fonctionnement des services des Douanes, ayant abouti à des résultats probants dans la mobilisation des recettes douanières.

AU TITRE DU MINISTERE DE L'EMPLOI, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE.
· Madame Ousmane Aïchatou Seyni El hadji Hassan, inspectrice de la promotion humaine, Mle 58189/N, est nommée conseillère technique du Ministre de l'Emploi, du Travail et de la Protection Sociale, en remplacement de Monsieur Hamadou Siddo.
· Monsieur Harouna Soumaïla, inspecteur du travail, Mle 68590/R, est nommé directeur du travail et de la promotion du dialogue social (DT/PDS), au Ministère de l'Emploi, du Travail et de la Protection Sociale.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA POPULATION.
· Monsieur Soumana Adamou, sociologue, Mle 71302/W, est nommé conseiller technique de la Ministre de la Population, chargé des questions de population, en remplacement de Monsieur Barra Bahari, admis à faire valoir ses droits à la retraite.
· Madame Tahirou Ramatou Ly, inspectrice de l'action sociale, Mle 71964/M, est nommée directrice de la promotion de la solidarité, au Ministère de la Population.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L'ENFANT.
· Monsieur Moussa Adamou Guetso, Mle 58169/J, est nommé directeur général de la protection de l'enfant, au Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant.

AU TITRE DU MINISTERE CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS.
· Monsieur Salou Djataou Soumaïla, représentant de la Délégation Spéciale de la Ville de Niamey, est nommé membre du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC), en remplacement de Madame Mounkaila Halimatou.
· Monsieur Sidikou Ali, représentant de la Délégation Spéciale de la Ville de Niamey, est nommé membre du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC), en remplacement de Monsieur Zanga Gado Habiboulahi.

AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES, DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT.
· Monsieur Diakité Mahaman Sani, directeur administratif, Mle 69841, est nommé inspecteur des services, au Ministère des Domaines, de l'Urbanisme et du Logement, en remplacement de Monsieur Aoula Idi, appelé à d'autres fonctions.
· Monsieur Aoula Idi, ingénieur en chef des travaux publics et mines, Mle 58557/X, est nommé directeur de l'entretien et de la réhabilitation des édifices et bâtiments publics, au Ministère des Domaines, de l'Urbanisme et du Logement.
· Madame Aboubacar Hamidou Rayanatou, ingénieur principal des travaux publics et mines, Mle 136744/H, est nommée directrice de l'architecture, au Ministère des Domaines, de l'Urbanisme et du Logement.
· Monsieur Balla Illotchi Mahaman Salissou, ingénieur principal des travaux publics et mines, Mle 115497/R, est nommé directeur de l'urbanisme, de la voirie et des réseaux divers, au Ministère des Domaines, de l'Urbanisme et du Logement.
· Monsieur Abdou Adamou, ingénieur général des travaux publics, Mle 62901/M, est nommé directeur des archives, de l'information, de la documentation et des relations publiques, au Ministère des Domaines, de l'Urbanisme et du Logement.
· Monsieur Gonda Mahamane Laouali, Chef de division d'administration générale, Mle 115503/W, est nommé directeur des ressources humaines, au Ministère des Domaines, de l'Urbanisme et du Logement.
· Monsieur Aboubacar Amadou, titulaire d'un diplôme de master II en finances et gestion bancaire, Mle 115505/Y, est nommé directeur des ressources financières et du matériel, au Ministère des Domaines, de l'Urbanisme et du Logement.

AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE ET DE LA PROMOTION DU SECTEUR PRIVE.
· Monsieur Sani Yahaya Djanjouna, sociologue, Mle 85350/G, est nommé directeur de cabinet du Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé.
XI. COMMUNICATION
Le Conseil des Ministres a entendu une (1) communication du Ministre des Finances sur les décisions issues de la session du Comité Interministériel de Suivi de la Politique d'Endettement de l'Etat et de Négociation des Aides Budgétaires (CISPEE/NAB) qui a tenu une session ordinaire le mardi 08 janvier 2019, sous la présidence du Premier Ministre.
A l'issue de ses délibérations, le Comité Interministériel a approuvé la signature d'un certain nombre de Conventions de Prêts et de Subventions avec les partenaires extérieurs.
La présente communication est faite au Conseil des Ministres en application des dispositions de l'article 11 du décret n° 2015-311/CAB/PM du 18 juin 2015, portant modalités de Suivi de la Politique d'Endettement de l'Etat et de Négociation des Aides Budgétaires.
L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.
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PMLe Premier Ministre, Chef du Gouvernement SE Brig iRafini a reçu, hier dans l'après-midi, en audience, Mme Binta Fatouma Kalmé. Directrice Générale de l'Institut africain de l'Informatique (IAI). L'entretien s'est déroulé dans le Cabinet du Premier Ministre en Présence de la Directrice de Cabinet Adjointe en Second.
A sa sortie de l'audience, Mme Binta Fatouma Kalmé a expliqué l'objet de sa visite au Niger et a fait part des points sur lesquels elle a échangé avec le Chef du Gouvernement Nigérien. Elle a précisé que sa visite au Niger à un double caractère.
D'abord, rendre compte au Chef du Gouvernement, de la suite des recommandations du Président du Niger au Président du Gabon, après sa nomination à la tête de cette prestigieuse école supérieure africaine de l'informatique, qui a son siège à Libreville au Gabon. Elle a précisé qu'après sa prise de fonction le 11 novembre 2016, il y'a deux ans, plusieurs actions ont été menées, avec le soutien des autorités Gabonaises. Mme Binta Fatouma Kalmé a profité de cette occasion pour remercier et saluer les autorités Gabonaises pour leur soutien dans la réalisation de toutes les actions de l'Institut.
Ensuite, Mme Binta Fatouma Kalmé affirme être au Niger pour faire part des difficultés que l'école encontre aujourd'hui. Malgré les efforts des autorités académiques de l'Institut, des difficultés majeures persistent encore, avec des conséquences sur le fonctionnement de l'école. La Directrice Générale de l'IAI a indiqué que l'école connait actuellement un arrêt des cours, après une année blanche (2017-2018) et que la rentrée de cette année est attendue le 28 janvier 2019. Mme Binta Fatouma Kalmé a expliqué que cette situation de crise, que connait l'Institut, fait suite aux difficultés de l'école de payer les salaires du personnel. Ces arriérés de salaires, a-t-elle notifié, sont dus au non payement des cotisations des pays membres. « A ma prise de fonction, j'ai trouvé quatre mois d'arriérés de salaires qui ont occasionné des grèves du personnel. Donc, nous avons commencé avec des difficultés. Plusieurs pays, qui ont des étudiants ne payent pas à temps les frais de scolarité de leurs étudiants et cela crée des blocages. Aujourd'hui les impayés sont près de 3 milliards et nous devons faire face aux salaires du personnel », a-t-elle dit. Elle a souligné avoir fait part de toutes ces difficultés au Chef du Gouvernement et profité pour demander une fois de plus, le soutien des autorités nigériennes, dans le plaidoyer qu'elle mène pour le recouvrement de tous les impayés des Etats membres.
Elle a profité de cette occasion pour rassurer le personnel de l'Institut et les étudiants que toutes les démarches sont en train d'être mises en œuvre pour que les pays versent les frais de scolarité de leurs étudiants afin de faire face aux salaires et autres frais de fonctionnement de l'administration de l'Institut. Elle a souhaité que tous les pays décaissent ces frais avant la rentrée prochaine.
Après le Niger, Mme Binta Fatouma Kalmé se rendra au Congo, au Tchad, au Cameroun et dans tous les autres pays qui ont des impayés, afin de s'entretenir avec les autorités politiques de ces pays pour un dénouement de la situation.
Elle s'est dite très satisfaite de l'entretien qu'elle a eu avec le Premier Ministre.

Ali Maman(onep)
11/01/19

 

 

 

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