Le Sahel

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Tinni Abdou


Photo-de-famille-des-Chefs-dEtat-et-de-gouvernement--louverture-du-SommetLe Président de la République, Chef de l'Etat, S.E.M. Issoufou Mahamadou, à la tête d'une importante délégation, a participé activement au 17ème sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie qui s'est tenu le 11 octobre à Erevan, la capitale arménienne. Le sommet organisé sous le thème du «vivre ensemble» a enregistré la participation de tous les pays membres dont de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement parmi lesquels le Président français Emmanuel Macron, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le Président Rwandais dont la ministre des Affaires étrangères est candidate au poste de Secrétaire général de l'organisation.
Le continent africain s'est bien présenté à ce sommet avec la participation au niveau présidentiel du Bénin, des Comores, du Congo, du Ghana, de la Guinée Conakry, de Madagascar, du Mali, de la République centrafricaine, du Sénégal et de la Tunisie. La cérémonie officielle d'ouverture du sommet a été lancée par le Premier ministre arménien, M. Nikol Pachinian. L'hôte du sommet, dont le pays est membre de l'OIF depuis une quinzaine d'années, a parlé de la joie immense des Arméniens d'accueillir une telle conférence qui sonne comme la reconnaissance du rôle que peut jouer leur pays pour la francophonie au sein de la région.
L'Arménie, la terre de Charles Aznavour, est heureuse de voir le monde francophone se réunir à Erevan pour parler des valeurs que la langue française véhicule. Nikol Pachinian a rappelé le décès très récent de l'illustre artiste, chanteur d'origine arménienne et grand amoureux de la langue française qui a bercé bien des générations à travers le monde entier pendant plusieurs décennies grâce à ses œuvres musicales notamment. Il a loué les qualités d'homme qui est resté jusqu'à son dernier souffle un ambassadeur et défenseur de l'Arménie.
En rendant hommage à Aznavour, le premier ministre a indiqué que malgré sa mort, il est encore si présent parmi eux avant de demander à l'assistance de saluer sa mémoire par un chaleureux applaudissement plutôt que d'observer une minute de silence. Réitérant à nouveau ses remerciements pour l'honneur fait à son pays d'abriter le sommet, il a magnifié la diversité de la francophonie et ses valeurs de solidarité et de convivialité avant de rappeler que l'Arménie, bien que jeune membre de la francophonie, entend bien apporter sa contribution pour faire rayonner la francophonie de cette région. Pour lui, l'Arménie tire une grande fierté de son appartenance à la francophonie qu'il a qualifiée de vaste espace de coopération, de dialogue et d'échanges dans le respect de la diversité et dans une approche de solidarité autour des valeurs de paix, de développement et de respect des droits de l'homme.

Le Président français Emmanuel
Macron s'est également et très longuement appesanti sur l'artiste franco-arménien Charles Aznavour, Aznavour l'arménien, Aznavour le français, Aznavour l'universel, rappelant son parcours et son combat mais aussi vantant toutes ses qualités d'artiste, d'humoriste, d'humaniste et de défenseur de la cause de son pays d'origine et de la langue française.
Il faut souligner qu'avant même la cérémonie d'ouverture du sommet, le Président Macron a signé de ses mains un coffret de Charles Aznavour devant l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement à l'issue de la photo de famille immortalisant Erevan 2018. Macron a rappelé l'historique glorieux de l'Arménie, sa culture, sa civilisation s'enracinant dans la profondeur des siècles. Mais il a aussi évoqué les liens qui l'unissent à la France, pays qui accueille des milliers d'arméniens. Pour lui, « prononcer le nom Arménie, c'est faire vibrer la corde de sensibilité.prn-3
Sur la francophonie, le président français a souligné avec force que cette organisation appartient à tous les pays membres, que ni son pays la France ni aucun autre pays n'a de leçon à donner à quiconque. La Francophonie, explique-t-il, est une organisation qui défend des valeurs qu'est la langue française que partagent des centaines de millions de personnes. La langue sera avant la fin du siècle courant forte de plus de sept cent (700) millions de locuteurs, qu'elle est la deuxième langue enseignée à travers le monde, a indiqué le Président Macron pour souligner l'importance voire la nécessité de renforcer les liens.
Le président français a rendu un hommage appuyé à la Secrétaire générale sortante de l'OIF pour son travail remarquable à la tête de l'organisation. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a adressé ses remerciements aux autorités arméniennes pour avoir bien accueilli et organisé le sommet. Comme les orateurs qui l'ont précédé, il a mis l'accent sur les valeurs de l'OIF, le principe du respect mutuel qui la guide soulignant qu'il n'y a pas de grand ou petit pays au sein de l'OIF. Plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement se sont succédé à la tribune pour apporter le message de leurs pays.
Le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, a prononcé une importante allocution au cours de ce sommet.
(Lire l'intégralité du discours prononcé par le Président Issoufou Mahamadou à la tribune du Sommet).

Zabeirou Moussa, envoyé spécial(onep)
12/10/18


prn-discour«Monsieur le Premier Ministre d'Arménie
Mesdames et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement,
Madame la Secrétaire Générale de la Francophonie,
Mesdames, Messieurs,
Je voudrais exprimer mes remerciements au Gouvernement arménien, qui a bien voulu accueillir les présentes assises du Sommet de la Francophonie, et pour toutes les dispositions qui ont été prises pour faciliter notre séjour ici à Erevan. Je tiens en particulier à féliciter les responsables de cette ville si légendaire d'Erevan, pour la parfaite organisation de notre rencontre.
Je voudrais également féliciter Madame Michaelle Jean et son équipe du Secrétariat de l'Organisation Internationale de la Francophonie, pour la coordination efficace et la bonne préparation de cette XVIIème édition de notre instance.
Je voudrais la remercier pour la visite qu'elle nous a rendue au Niger. Le Niger, berceau de la Francophonie, a toujours porté à cœur et activement contribué à l'évolution et à la transformation institutionnelle et qualitative de notre organisation commune, dont la présence sur les cinq continents en fait aujourd'hui la deuxième organisation intergouvernementale universelle après les Nations Unies.
Le Niger s'associe aux hommages que l'Arménie, la France et le monde entier ont rendu à feu Charles Aznavour, enfant à la fois de la France et de l'Arménie, et monument de la chanson, qui a tant apporté à l'art et à la culture, à travers son immense œuvre, accumulée pendant sa très longue carrière. Grand Ambassadeur de la langue Française, Charles Aznavour devait se produire ici, devant nous, dans cette salle. Et nous attendions, tous, ce moment magique de communion et de partage, qu'il avait le pouvoir de créer en chantant l'amour, la paix et la culture. Sa disparition est une perte immense pour la France, pour l'Arménie, pour le monde de la culture, pour le monde tout court.

Mesdames et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement,
''Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité pour l'espace francophone'', thème de notre Sommet, appréhende opportunément les préoccupations et les besoins essentiels des pays membres et, au-delà, ceux de la communauté internationale dans son ensemble.
Ce thème est pour moi l'occasion d'évoquer cinq défis qui sont ceux de mon pays, ceux des pays du Sahel et de beaucoup de nos Etats membres : Le défi sécuritaire, le défi migratoire, le défi démographique, le défi climatique et la crise du système multilatéral.

Mesdames et Messieurs
Il ne peut avoir de prospérité dans l'espace francophone sans paix ni sécurité. Or certains de nos Etats membres sont confrontés aux menaces terroristes et à celles des organisations criminelles. C'est le cas des Etats du Bassin du Lac Tchad et de ceux du Sahel. Ces Etats ont besoin de la solidarité de la communauté Internationale en général et de la communauté francophone en particulier. Le G5 Sahel a mis, en place une Force Conjointe qu'il souhaite voir placer sous le Chapitre 7 de la Charte des Nations Unies. Nous souhaitons également qu'elle ait une source de financement prévisible et pérenne. La communauté Internationale, responsable de la situation créée en Libye ne doit pas se désintéresser de la situation du Sahel qui en est une des conséquences. C'est ici le lieu de souligner la solidarité constante de la France vis-à-vis des peuples du Sahel.
Sans les opérations Serval, puis Barkhane lancées par la France, la situation sécuritaire du Sahel serait pire qu'elle ne l'est aujourd'hui. Je salue donc la détermination avec laquelle le Président Macron se tient à nos côtés. Je salue son soutien non seulement dans le combat sécuritaire mais aussi dans celui, inséparable, du développement économique et social, à travers notamment le lancement de l'initiative Alliance pour le Sahel.

Mesdames et Messieurs
Notre deuxième défi est celui de la migration clandestine. Migration clandestine et terrorisme ont au moins une cause commune : la pauvreté. La communauté Francophone doit se mobiliser pour contribuer à mettre fin au drame auquel nous assistons avec notamment tous ces morts dans le désert et en méditerranée.
La mise en œuvre de l'agenda 2063 de l'Union Africaine, en particulier de la Zone de Libre Echange Continentale, des plans du développement des infrastructures, de l'agriculture et de l'industrie en Afrique sont les bases d'une solution à ce problème.
L'Afrique restera un réservoir de migration clandestine aussi longtemps qu'elle continuera à être un simple réservoir de matières premières. L'industrialisation du Continent est donc un impératif incontournable. D'avantage d'investissements directs des pays francophones développés pourra y contribuer.

Mesdames et Messieurs
Le troisième défi est celui de la
démographie.
Le taux de croissance démographique qu'enregistrent certains Etats annihilent tous leurs efforts de développement économique et social. Notre communauté doit soutenir les efforts des pays qui souhaitent réaliser leur transition démographique à travers le développement des secteurs sociaux de base : l'éducation notamment celle de la jeune fille et la santé notamment celle de la reproduction.
S'agissant de l'éducation, permettez-moi d'insister sur celle de la jeune fille: lui garantir le droit à l'alphabet, la maintenir à l'école au moins jusqu'à l'âge de 16 ans est au centre de nos préoccupations. Cela nous permettra de mettre fin aux mariages et aux grossesses précoces. Pour avoir vu les conditions de vie des jeunes filles victimes de la fistule obstétricale, je comprends ces mots de Victor Hugo : « Qui n'a vu que la misère de l'homme n'a rien vu, il faut voir la misère de la femme ; qui n'a vu que la misère de la femme n'a rien vu, il faut voir la misère de l'enfant.
C'est dire que le Niger souscrit pleinement aux engagements contenus dans la Stratégie de la Francophonie pour la promotion de l'égalité des droits entre les femmes et les hommes et l'autonomisation des femmes et des filles. Aussi, est-il indispensable que nous accordions la priorité qu'il faut aux besoins de la jeunesse, dont le poids démographique, notamment en Afrique, influe de façon décisive sur les politiques publiques. Cette jeunesse est l'atout de l'Afrique dans la compétition pour l'économie de la production qui caractérise le monde aujourd'hui. Le Niger, qui se réjouit des initiatives déjà existantes, est convaincu que nous devrions intensifier les efforts pour réaliser les ambitions que nous avons pour la jeunesse. Nous devons transformer notre actif démographique en dividende économique.

Mesdames et Messieurs
Le défi climatique constitue une autre de nos préoccupations. Nous avons en particulier accueilli avec ferveur la tenue de la Cop 21 et la signature de l'Accord de Paris qui constituent une avancée dans la volonté de la communauté internationale de prendre en charge la question du changement climatique de façon inclusive et durable. Par la suite, la Cop 22 de Marrakech a confirmé cet élan, en particulier pour les pays africains, qui se sont résolument engagés à travailler à mettre en œuvre les engagements convenus au niveau international, avec la création de trois commissions climat pour les diverses sous-régions du continent. Le Niger qui assure la Présidence en Exercice de la Commission dédiée au Sahel est d'ailleurs à pied d'œuvre dans l'exécution du mandat qui lui a été confié, et accueillera en novembre prochain, un sommet des Chefs d'Etat et des partenaires au développement, dans le cadre de l'opérationnalisation des programmes convenus.
Le Niger invite par conséquent les pays membres de la famille francophone à serrer les rangs pour la promotion et la mise en œuvre effective de l'Accord de Paris et des arrangements subséquents, car ils constituent un instrument irremplaçable de multilatéralisme et de réalisation du développement inclusif et durable. Nous devons gérer note planète avec responsabilité. Phaéton, par sa maladresse dans la conduite du char solaire a failli embraser l'univers. Evitons de suivre son exemple.

Mesdames et Messieurs
Le cinquième défi est celui de la crise du système multilatéral. Seule la refondation de ce système nous permettra de faire face de manière solidaire aux quatre défis que je viens d'évoquer. En effet, le système multilatéral, tel qu'il a été institué dans le cadre des Nations Unies traverse une crise majeure avec la remise en cause de ses principes fondamentaux par certains Etats et non des moindres. Des accords ayant fait l'unanimité tels que l'accord de Paris sur le Climat, l'accord sur le nucléaire Iranien, l'accord sur le libre-échange dans le cadre de l'OMC sont dénoncés ou remis en cause. Les pays de l'espace francophone ne doivent pas observer et subir de manière passive ce phénomène. C'est peut être une occasion à saisir pour une véritable refondation de la gouvernance politique et économique mondiale. Nous l'avions toujours dit, la gouvernance politique et économique mondiale actuelle, n'est ni juste, ni équitable, ni démocratique.
La nécessité pour la communauté internationale d'un monde multilatéral et multipolaire, porteur d'une mondialisation profitable à tous, doit nous inciter à contribuer de façon solidaire aux initiatives régionales et mondiales de promotion du développement durable et de lutte contre le changement climatique.
C'est le lieu de montrer notre solidarité au nom des valeurs partagées pour la prospérité et pour la paix.
Je vous remercie de votre attention. ».

12/10/18


assembleeLes travaux en séance plénière de la deuxième session ordinaire, dite session budgétaire de l'Assemblée nationale au titre de l'année 2018, se poursuivent activement à l'hémicycle de la place de la concertation. Hier, les parlementaires ont procédé à l'examen et à l'adoption de cinq (5) textes de projets de loi de ratification dont celui de l'ouverture, exploitation conjointe et le transfert de l'hôpital de l'amitié Niger-Turquie. La séance plénière a été présidée par le président de l'Assemblée nationale, SE. Ousseini Tinni, en présence du ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara et du commissaire du gouvernement, le ministre chargé des relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf.

Après un débat houleux, les parlementaires ont procédé au vote du projet de loi portant ratification de l'ordonnance n° 2018-04 du 06 juillet 2018, autorisant la ratification de l'Accord de financement composé d'un Don, d'un montant équivalant à quatre millions cinq cent mille Droits de Tirage Spéciaux (4 500 000 DTS) et d'un Crédit d'un montant de quinze millions neuf cent mille Euros (15900000), signé le 4 mai 2018, à Niamey, entre la République du Niger et l'Association Internationale de Développement (AID), pour le financement du projet d'appui régional à l'initiative pour l'irrigation au sahel à 104 voix pour, zéro (0) contre et zéro (0) abstention. Ce projet a été examiné par la Commission des Affaires Etrangères et de la Coopération.
Le projet comprend trois (3) composantes, à savoir la modernisation du cadre institutionnel, le financement des solutions d'investissements dans l'irrigation et la gestion des connaissances et coordination. Son objectif est d'améliorer la capacité des parties prenantes à développer et gérer l'irrigation et accroître les superficies irriguées dans les pays du sahel conformément à la déclaration adoptée le 31 octobre 2013 dans le cadre du CILSS. Cette déclaration vise à augmenter les superficies irriguées de quatre cent mille (400.000) hectares à un million (1 000 000) d'hectares d'ici 2020, tout en mettant en œuvre les mesures d'accompagnement nécessaires à ce que l'agriculture irriguée, quelle qu'en soit la forme, contribue durablement à la sécurité alimentaire et aux revenus agricoles dans le sahel.
Le deuxième projet de loi, voté par 103 voix pour, zéro (0) contre et zéro (0) abstention est celui de la loi portant ratification de l'ordonnance n°2018-05 du 06 juillet 2018, autorisant la ratification de l'Accord de prêt n° 2016047/PRGN 2018 10 00 d'un montant de quinze milliards (15 000 000 000) de francs CFA, signé le 08 mai 2018, à Niamey, entre la République du Niger et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), pour le financement partiel du Projet de réhabilitation de la route Bella Il-Gaya-Frontière du Bénin (Phase consolidation) et d'aménagement des tronçons Bella II-Sabon Gari et Gaya-Kamba-Frontière du Nigeria. Le projet de loi a pour
objectif global le renforcement et le désenclavement de la région de Dosso à travers le département de Gaya afin de faciliter les échanges économiques et sociaux au niveau national et sous régional. Il vise également le renforcement de la structure et des ouvrages d'art d'assainissement de la route Bella Il-Gaya-Frontière du Bénin sur une longueur d'environ soixante-treize kilomètres (73 km) et l'aménagement des tronçons Bella Il-Sabon Gàri et Gaya-Kamba-Frontière du Nigeria, sur des longueurs respectives de dix kilomètres (10 km) et seize virgule cinq kilomètres (16,5 km).
Le texte de loi portant ratification de l'ordonnance n° 2018-06 du 06 juillet 2018, autorisant la ratification de l'Accord de prêt 2016090/PR NG 2018 11 00 d'un montant de douze milliards (12 000 000 000) de francs CFA, signé le 08 mai 2018, à Niamey, entre la République du Niger et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), pour le financement partiel du projet d'électrification rurale par micro centrales hybrides de quarante-sept (47) localités des Régions d'Agadez, de Diffa, de Dosso, de Maradi, de Tahoua, de Tillabéri et de Zinder constituant le troisième projet de loi est voté par 101 voix pour, zéro (0) contre et zéro (0) abstention. Il a pour objectif de contribuer à accroître le taux d'accès national à l'électricité de 0,67% en 2016 à 2,27% à l'horizon 2018, en améliorant l'accès à l'électricité à quatre-vingt-deux mille (82000) habitants à travers la promotion des énergies renouvelables.
Le projet vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour un volume compris entre 1,4 et 3,4 tonnes. Il vise également l'électrification des nouveaux villages, situés dans les régions administratives d'Agadez, Diffa, Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéri et Zinder ; il se fera par l'installation de quarante-sept (47) mini-réseaux alimentés par les centrales solaires photovoltaïques hybrides composés des champs solaires, des groupes électrogènes thermiques diesel, des dispositifs de stockage d'énergie (batteries) et des intelligences embarquées permettant le fonctionnement de tous ces éléments de manière coordonnée.
Les parlementaires ont ensuite procédé au vote, par 106 voix pour, zéro (0) contre et zéro (0) abstention, du projet de loi portant ratification de l'ordonnance n° 2018-07 du 06 juillet 2018, autorisant la ratification de l'Accord de prêt 2017008/PR NG 2018 12 00 d'un montant de dix milliards (10 000 000 000) de francs CFA, signé le 08 mai 2018, à Niamey, entre la République du Niger et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), pour le financement partiel du Projet de renforcement de Résilience de l'agriculture face au changement climatique à travers des techniques modernes d'irrigation. L'objectif général du projet est de contribuer à assurer durablement la sécurité alimentaire par le renforcement des capacités de résilience de l'agriculture face aux changements climatiques au Niger à travers des techniques modernes d'irrigation. Il permet de réduire entre les pertes d'eau d'au moins 80%, et la charge d'exploitation liée à la facture énergétique d'au moins 40% dans les périmètres irriguées bénéficiaires, contribuer à l'amélioration des revenus des exploitations d'au moins 50% en année de croisière sur les sites aménagés, notamment les groupes les plus vulnérables composés de femmes et de jeunes, etc.
Le cinquième projet de loi voté est celui portant ratification de l'ordonnance n° 2018-08 du 1er août 2018, autorisant la ratification du
Protocole relatif à l'Ouverture, l'Exploitation Conjointe et le Transfert de l'Hôpital de l'Amitié Niger-Turquie, signé le 20 avril 2018, à Istanbul (Turquie), entre la République du Niger et la République de Turquie. C'est un hôpital construit à Niamey par la Turquie d'une capacité de 44 lits qui sera géré conjointement par les deux parties pour une durée de trois (3) ans. La gestion sera ensuite transférée à la partie nigérienne si toutes les clauses sont respectées.
L'hôpital disposera d'une autonomie financière complète. Son compte comprend des fonds renouvelables et d'autres revenus. Les députés de la Commission des Affaires Etrangères et de la Coopération ont constaté que la Turquie aura le droit de planifier et d'organiser la fourniture de services de santé efficaces, de qualités durables et accessibles. A cet effet, elle nommera le personnel conformément aux objectifs de gestion et d'activité de l'hôpital. Le coût de gestion annuel de l'hôpital qui est de cinq millions soixante onze mille huit cents (5.071.800) de dollars des Etats-Unis soit environ deux milliards neuf cent six millions cent quarante un mille quatre cents (2.906.141.400) de Francs CFA sera supporté à part égale entre la Turquie et le Niger.
Seini Seydou Zakaria(onep)


prn-1Le Président de la République, Chef de l'Etat SE. Issoufou Mahamadou est arrivé, hier en début de soirée à Erevan (Arménie). Dans la capitale de l'Arménie, le Président Issoufou prend part au 17ème Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement des pays membres de la Francophonie. Ce Sommet dont les travaux débutent ce matin même dans la capitale arménienne, a pour thème « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité, source de paix et de prospérité ».
L'un des points d'ordre du jour de ce sommet est sans conteste l'élection du Secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), poste auquel la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo est candidate face la canadienne d'origine haïtienne, Michaëlle Jean qui achève son premier mandat à la tête de l'Organisation. Cependant, il faut souligner que la candidature de Mme Louise Mushikiwabo a été soutenue par les Etats de l'Union africaine (UA) lors du dernier sommet de ladite organisation qui s'est tenu à Nouakchott (Mauritanie) le 1er juillet dernier. En outre, la ministre rwandaise des Affaires étrangères a bénéficié d'un autre soutien de taille, celui de la France, exprimé par le président Emmanuel Macron qui était d'ailleurs présent au sommet de l'UA à Nouakchott
A son départ de l'Aéroport international Diori Hamani de Niamey, le Chef de l'Etat a été salué par les présidents des Institutions de la République, les membres du gouvernement et ceux du corps diplomatique ainsi que par plusieurs personnalités civiles et militaires. Il a ensuite été accompagné au pied de la passerelle par le Premier ministre Chef du gouvernement, SE. Brigi Rafini. Le Président Issoufou Mahamadou est accompagné dans ce déplacement par Dr Lalla Malika Issoufou, Première Dame ; M. Ouhoumoudou Mahamadou, ministre Directeur de Cabinet du Président de la République ; M. Kalla Ankouraou, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l'Intégration africaine et des Nigériens à l'extérieur ; M. Marou Amadou, ministre de la Justice, Garde des Sceaux et Assoumane Mallam Issa, ministre de la Renaissance culturelle, des Arts et de la Modernisation sociale.
Siradji Sanda(onep)
11/10/18


assemblee-Les travaux en plénière de la 2ème session ordinaire de l'Assemblée nationale au titre de l'année 2018 dite session budgétaire, se poursuivent à l'hémicycle. Au cours de la séance plénière d'hier, les députés ont procédé à l'examen et au vote de quatre (4) textes de projets de loi de ratification d'ordonnances portant prorogation de l'Etat d'urgence dans les régions de Diffa, de Tillabéri et de Tahoua. La séance a été présidée par le 2ème Vice-président de l'Assemblée nationale, M. Liman Ali Mahamane en présence du commissaire du gouvernement, ministre chargé des Relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf.

Sur les quatre (4) projets de loi de ratification, portent sur la prorogation de l'état d'urgence dans la Région de Diffa. Il s'agit du projet de loi n° 2018-02 du 13 juin 2018
qui a recueilli 111 voix favorables, contre zéro (0) voix et zéro (0) abstention et du projet de loi portant ratification de l'ordonnance n° 2018-19 du 17 septembre 2018, qui, lui a recueilli 127 voix pour, zéro (0) contre et zéro (0) abstention. Selon la commission de la Défense et de la Sécurité saisie sur le fond, la lutte contre la secte terroriste Boko-Haram semble enregistrer un résultat positif au plan stratégique du fait de la raréfaction des sources et des moyens dont cette organisation terroriste dispose. Cependant, les terroristes peaufinent toujours d'autres stratégies pour trouver des moyens par la prise d'otage des personnes, sans doute préalablement ciblées, en fonction des moyens potentiels qu'ils pourraient mobiliser pour recouvrer leur liberté. Cette situation ne peut laisser indifférent l'État et c'est pourquoi il fait recours régulièrement aux mesures d'exception que lui offre la Constitution telles que l'Etat d'urgence.
C'est pourquoi, la Commission de la Défense et de la Sécurité estime qu'il y a lieu de prendre au sérieux cette nouvelle donne pour éviter le cercle vicieux qui pourrait avoir comme résultat le renforcement des ressources de Boko-Haram et par voie de conséquence le renforcement sa capacité de
nuisance. Selon cette commission, l'ordonnance n°2018-02 du 13 juin 2018, l'Etat d'urgence proclamé par la loi n° 2018-01 du 15 mars 2018 a été prorogé pour une durée de trois (3) mois pour la période du 18 juin au 17 septembre 2018. Au terme de l'article 2, alinéa 2 de la loi n°2015-07 du 10 avril 2015, modifiant et complétant la loi n° 98-24 du 11 août 1998, portant réglementation de l'Etat d'urgence, la proclamation de l'état d'urgence au-delà de quinze (15) jours ne peut être autorisée que par une loi pour une durée de trois (3) mois renouvelable.
Les deux autres projets de loi ratification d'ordonnances portent quant eux sur la prorogation de l'état d'urgence dans les régions de Tillabéri (départements de Ouallam, d'Ayorou, de Bankilaré, d'Abala et de Banibangou) et de Tahoua (département de Tassara et de Tillia). Le premier projet N°2018-03 du 13 juin 2018, a recueilli 127 voix favorables pour, zéro (0) contre et zéro (0) abstention tandis que le second n°2018-20 du 17 septembre 2018 a obtenu 124 voix pour, zéro (0) contre et zéro (0) abstention.
Dans son exposé des motifs, la Commission de Défense et de Sécurité a rappelé que depuis le début de cette situation d'insécurité dans ces zones, le gouvernement a toujours pris des mesures visant à sécuriser les populations et leurs biens dans les zones concernées. Selon toujours la commission Défense et Sécurité, on constate une certaine accalmie dans toutes ces régions particulièrement au niveau des départements de Tassara et Tillia où il n'a pas été enregistré d'attaques depuis plusieurs mois. Cette accalmie est due aux mesures d'exception consécutives à l'Etat d'urgence proclamé et prorogé tous les trois mois afin de contenir les velléités des terroristes. Par contre, dans la région de Tillabéri (Départements de Ouallam, d'Ayorou, de Bankilaré, d'Abala et de Banibangou), on assiste malheureusement à la persistance de l'insécurité. Les parlementaires ont déploré la situation d'insécurité persistante dans la région de Tillabéri et ont salué également la promptitude et la diligence avec lesquelles les Forces de Défense et de Sécurité réagissent face aux différentes attaques afin de mieux sécuriser les populations et leurs biens.
Il faut enfin noter qu'en ce qui concerne le fondement juridique des mesures d'exception prises par le gouvernement, il y a lieu de se référer à l'avis de la Cour Constitutionnelle qui affirme que le projet d'ordonnance portant prorogation de l'état d'urgence dans la région de Diffa est conforme à la Constitution.

Seini Seydou Zakaria(onep)

11/10/18


conseilLe Conseil des Ministres s'est réuni hier, mardi 09 OCTOBRE 2018, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République, Président du Conseil des Ministres. Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :
I. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret relatif au dispositif institutionnel de lutte contre le sida et les hépatites :
Le présent projet de décret est pris en application du décret n°2018-448/PRN du 29 juin 2018, portant approbation du Plan Stratégique National de lutte contre les IST/VIH/SIDA (PSN 2018-2022) qui a prévu la mise en place d'un dispositif de lutte contre le Sida et les hépatites. En effet, malgré une séroprévalence faible dans la population (0,4% en 2012), le Niger s'est engagé dans l'atteinte de la cible n°3 des ODD à travers le PSN 2018-2022, à savoir : « d'ici à 2030, mettre fin à l'épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme, combattre l'hépatite, les maladies transmises par l'eau et les autres maladies transmissibles.
Pour mettre fin à l'épidémie du sida, le PSN 2018-2022 a entrepris de réformer le dispositif institutionnel de lutte contre le sida créé en 2002. L'audit de ce dispositif en mai 2018, a permis de constater que le dispositif organisationnel et institutionnel parait trop fragmenté, rendant tout effort de coordination et d'harmonisation difficile. Le présent projet de décret est pris pour corriger ces lacunes, à travers la création des organes d'orientation, de coordination et de suivi et évaluation et la mise en place d'un organe de mise en œuvre qu'est le Programme National de Lutte contre le Sida et les Hépatites (PNLSH).

II. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de loi autorisant la ratification de l'Accord de subvention n°D3420-NE d'un montant équivalent à quatorze millions de Droits de Tirage Spéciaux (14 000 000 DTS), signé le 27 août 2018 à Niamey, entre la République du Niger et l'Association Internationale de Développement (AID), pour le financement du projet «données de Qualité nécessaires à la prise de Décision»
L'Accord de subvention objet du présent projet de loi de ratification a pour objectif d'améliorer la qualité, la disponibilité et l'utilisation des statistiques de qualité nécessaires à la prise de décision. Il sera mis en œuvre à travers trois (03) composantes à savoir, l'amélioration de la qualité de données et d'usage, la modernisation et la professionnalisation du Système Statistique National et la gestion et la coordination du projet. Cet Accord entre dans la catégorie des instruments juridiques internationaux dont la ratification nécessite l'adoption préalable d'une loi d'autorisation, conformément à l'article 169 de la Constitution du 25 novembre 2010. Le présent projet de loi, élaboré à ce titre, sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.
III. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :
3.1 Projet de décret portant Approbation et Publication au Journal Officiel de la République du Niger de la Convention Minière entre la République du Niger et la Société AID ENERGY NIGER pour le permis de recherches « KOSSA 1 », pour or et substances connexes, Région de Tillabéry, Département de Téra ;

3.2 Projet de décret portant Approbation et Publication au Journal Officiel de la République du Niger de la Convention Minière entre la République du Niger et la Société AID ENERGY NIGER pour le permis de recherches « KOSSA 2 », pour or et substances connexes, Région de Tillabéry, Département de Téra ;

3.3 Projet de décret portant Approbation et publication au Journal Officiel de la République du Niger de la Convention Minière entre la République du Niger et la société AID ENERGY NIGER pour le permis de recherches « DISSILAK 13 », pour or et substances connexes, Région d'Agadez, Département de Bilma ;

Ces trois (03) projets de décrets ont pour objet, l'approbation et la publication au Journal Officiel de la République du Niger de trois (03) Conventions Minières entre la République du Niger et la société AID ENERGY NIGER, pour la recherche d'or et de substances connexes sur les périmètres des permis «KOSSA 1» et« KOSSA 2», Région de Tillabéry, Département de Téra et du permis «DISSILAK 13», Région d'Agadez, Département de Bilma.
La société AID ENERGY NIGER, est une société à Responsabilité Limitée (SARL) dont le siège social est fixé à Niamey. Elle s'engage à investir dans les trois (03) ans suivant la signature de ces conventions, un montant minimum égal à trois millions cinq cent trente cinq mille (3 535 000) dollars US pour le permis« KOSSA 1 », deux millions sept cent quarante mille (2 740 000) dollars US pour le permis« KOSSA 2 » et trois millions sept cent vingt cinq mille (3 725 000) dollars US, pour le permis « DISSILAK 13 », pour mettre en évidence des cibles et mener toute activité nécessaire au développement de ces cibles afin de prouver l'existence de gisements d'or et de substances connexes.
En cas d'attribution desdits permis, les retombées immédiates attendues sont entre autres :
- les recettes provenant des droits fixes, les redevances superficiaires annuelles, la taxe différentielle, les droits d'enregistrement, de timbre, d'immatriculation et de publicité foncière, les impôts sur les revenus, la redevance statistique, la TVA et la taxe unique sur les contrats d'assurance ;
- la création d'emplois ;
- la contribution au développement local des communes dans lesquelles elle conduira ses activités, en participant au financement des infrastructures collectives pour un montant de cinquante mille (50 000) dollars US par an et par permis.

3.4 projet de décret portant Approbation et Publication au Journal Officiel de la République du Niger de la Convention Minière entre la République du Niger et la Société ZIJING HECHUANG Science and Techology Development Company LTD pour le permis de recherches « TOULOUK 3 », pour uranium et substances connexes, Région d'Agadez, Département de Tchirozérine.

3.5 projet de décret portant Approbation et Publication au Journal Officiel de la République du Niger de la Convention Minière entre la République du Niger et la Société ZIJING HECHUANG Science and Techology Development Company LTD pour le permis de recherches « TERZEMAZOUR 4», pour uranium et substances connexes, Région d'Agadez, Département de Tchirozérine.

Ces deux (02) projets de décrets ont pour objet, l'approbation et la publication au Journal Officiel de la République du Niger de deux (02) Conventions Minières entre la République du Niger et la société ZIJING HECHUANG Science and Techology Development Company LTD pour la recherche d'uranim et substances connexes sur les périmètres des permis « TOULOUK 3 » et « TERZEMAZOUR 4», Région d'Agadez, Département de Tchirozérine.
La société ZIJING HECHUANG Science and Techology Development Company LTD, est une société de droit chinois, avec un capital de cinq millions (5 000 000) de yuan. Elle s'engage à investir dans les trois (03) ans suivant la signature de ces conventions, un montant minimum égal à deux millions neuf cent dix sept mille (2 917 000) dollars US pour le permis« TOULOUK 3» et un montant total de deux millions (2 000 000) de dollars US pour le permis« TERZEMAZOUR 4» pour mettre en évidence des cibles et mener toute activité nécessaire au développement de ces cibles afin de prouver l'existence de gisements d'uranium et de substances connexes.
En cas d'attribution desdits permis, les retombées immédiates attendues sont entre autres :
- les recettes provenant des droits fixes, les redevances superficiaires annuelles, la taxe différentielle, les droits d'enregistrement, de timbre, d'immatriculation et de publicité foncière, les impôts sur les revenus, la redevance statistique, la TVA et la taxe unique sur les contrats d'assurance ;
- la création de trente cinq (35) emplois ;
- la contribution au développement local des communes dans lesquelles elle conduira ses activités, en participant au financement des infrastructures collectives pour un montant de trente mille (30 000) dollars US par an et par permis.

3.6 Projet de décret portant Approbation et publication au Journal Officiel de la République du Niger de la Convention Minière entre la République du Niger et la société DANGOTE CEMENT NIGER SA pour le permis de recherches « ELMEKI 5 » pour charbon et substances connexes dans le Département de Tchirozérine, Région d'Agadez

3.7 Projet de décret portant Approbation et publication au Journal Officiel de la République du Niger de la Convention Minière entre la République du Niger et la société DANGOTE CEMENT NIGER SA pour le permis de recherches « IKAKAN » pour charbon et substances connexes dans le Département de Keita, Région de Tahoua ;

3.8 Projet de décret portant Approbation et publication au Journal Officiel de la République du Niger de la Convention Minière entre la République du Niger et la société DANGOTE CEMENT NIGER SA pour le permis de recherches « TEBARAM 2 » pour charbon et substances connexes dans les Départements de Tahoua et Tillia, Région de Tahoua ;

3.9 Projet de décret portant Approbation et publication au Journal Officiel de la République du Niger de la Convention Minière entre la République du Niger et la société DANGOTE CEMENT NIGER SA pour le permis de recherches « TIZIGERT » pour charbon et substances connexes dans le Département d'Ingall, Région d'Agadez

Ces quatre (04) projets de décrets ont pour objet l'approbation et la publication au Journal Officiel de la République du Niger de quatre (04) Conventions Minières entre la République du Niger et la société DANGOTE CEMENT NIGER SA, pour la recherche de charbon et substances connexes sur les périmètres des permis : « ELMEKI 5 » et « TIZIGERT » Région d'Agadez, Département de Tchirozérine, « IKAKAN», Région de Tahoua, Département de Keita, et « TEBARAM 2» Région de Tahoua, Départements de Tahoua et de Tillia.
La société DANGOTE CEMENT NIGER SA est une société de droit nigérien, avec un capital de dix millions (10 000 000) de francs CFA. Elle s'engage à investir dans les trois (03) ans suivant la signature de ces conventions, un montant minimum égal à deux millions (2 000 000) de dollars US, pour chacun des permis, pour mettre en évidence des cibles et mener toute activité nécessaire au développement de ces cibles afin de prouver l'existence de gisements de charbon et substances connexes.
En cas d'attribution desdits permis, les retombées immédiates attendues sont entre autres :
- les recettes provenant des droits fixes, les redevances superficiaires annuelles, la taxe différentielle, les droits d'enregistrement, de timbre, d'immatriculation et de publicité foncière, les impôts sur les revenus, la redevance statistique, la TVA et la taxe unique sur les contrats d'assurance ;
- la création de dix (10) emplois ;
- la contribution au développement local des communes dans lesquelles elle conduira ses activités, en participant au financement des infrastructures collectives à hauteur de cinquante mille (50 000) dollars US par an et par permis.

3.10 Projet de décret portant Amodiation du périmètre « ARTOIS NORD » à la Société des Mines de l'Aïr (SOMAÏR).
Le présent projet de décret a pour objet l'amodiation du périmètre « ARTOIS NORD », situé dans la Région d'Agadez, département d'Arlit, à la Société des Mines de l'Aïr (SOMAÏR). L'objectif de cette amodiation est de transférer tous les droits et de toutes les obligations de la société Orano Mining, à la SOMAÏR, à l'exception des droits spécifiques liés à la concession du périmètre « ARTOIS NORD ».
3.11 Projet de décret portant acte de cessibilité des propriétés à exproprier dans le cadre des travaux de construction de la cimenterie de Keita.

Le décret n°2014-273/PRN/ MMDI a déclaré d'utilité publique, les travaux de mise en œuvre du projet de cimenterie de Keita, dans la région de Tahoua, commune urbaine de Keita. Le présent projet de décret à pour objet, de rendre cessibles les propriétés à exproprier dans le cadre desdits travaux, pour permettre au promoteur d'entrer en possession des terrains concernés en vue de la réalisation du projet de construction de la cimenterie de Keita.

IV. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENERGIE
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret déclarant d'utilité publique la centrale solaire de 20MWc sur le site de Gorou Banda à Niamey.
Le présent projet de décret a pour objet de déclarer d'utilité publique la centrale solaire photovoltaïque de 20MWc qui sera installée sur le site de la centrale thermique de Gorou Banda. Le projet de construction de ladite centrale permettra de diversifier les sources de production d'énergie et de réduire les coûts d'exploitation en substituant à une partie de la production thermique diesel, l'énergie solaire dont le coût est plus compétitif et de contribuer à la satisfaction de la demande et à l'amélioration de la qualité du service public de l'énergie électrique.

V. MESURES NOMINATIVES
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :
AU TITRE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES
• Monsieur Emini Ahmed est nommé préfet du département de Tchirozérine, en remplacement de Monsieur Habou Mahaman, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Habou Mahaman, est nommé préfet du département de Torodi en remplacement de Monsieur Ibrahim Moussa, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Bokli Najim est nommé préfet du département de Tillia en remplacement de Monsieur Emini Ahmed, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Fougou Boukar, est nommé préfet du département de N'Guigmi en remplacement de Monsieur Issoufou Sido Abdou, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Issoufou Sido Abdou, est nommé préfet du département de Goudoumaria, en remplacement de Monsieur Fougou Boukar, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Ibrahim Abbalélé, est nommé préfet du département de Birni N'Konni, en remplacement de Monsieur Mounkaïla Sorka, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Mounkaïla Sorka, est nommé préfet du département de Dogondoutchi, en remplacement de Monsieur Hamidou Diaouga, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Hamidou Diaouga, est nommé préfet du département de Gaya, en remplacement de Monsieur Illa Ousmane, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Illa Ousmane, est nommé préfet du département de Boboye en remplacement de Monsieur Ibrahim Abbalélé, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Saley Djigo est nommé préfet du département de Guidan Roumdji, en remplacement de Monsieur Sahabi Assoumane, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Sahabi Assoumane, est nommé préfet du département de Bouza, en remplacement de Monsieur Saley Djigo, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Sadou Oumarou, est nommé préfet du département de Kollo en remplacement de Monsieur Ali Soumaïla Ibrahim, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Assoumane
Alassane, instituteur, Mle 31223, est nommé préfet du département d'Abala en remplacement de Monsieur Soumana Issaka, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Soumana Issaka, est nommé préfet du département de Ouallam en remplacement de Monsieur Sadou Oumarou, appelé à d'autres fonctions.
•Monsieur Harou Issoufou Chaïbou est nommé préfet du département d'Aguié, en remplacement de Monsieur Ameslamine Khamiss, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Hassane Idrissa, professeur d'enseignement secondaire, Mle 53892/N, est nommé préfet du département d'Ayorou en remplacement de Monsieur Jando Rechy Ag Alher appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Ousmane Maïkassoua, instituteur, Mle 74643/V, est nommé préfet du département de Belbédji, en remplacement de Monsieur Harou Issoufou Chaïbou, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Bachir Malam Oumarou, est nommé préfet du département de Tanout en remplacement de Monsieur Moussa Sayabou, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Moussa Sayabou est nommé préfet du département de Kantché en remplacement de Monsieur Bachir Malam Oumarou, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Ameslamine
Khamiss, est nommé préfet du département d'Aderbissanat, en remplacement de Monsieur Bokli Najim, appelé à d'autres fonctions.
• Monsieur Alahassane Abouba, chargé d'enseignement, est nommé président de la Délégation Spéciale de la Commune rurale de Tagazar.
• Madame Hadiza Sabou Zakou, licenciée en gestion- comptabilité, est nommée membre de la délégation spéciale de la Commune rurale de Tagazar.
• Monsieur Amadou Mamane, conseiller pédagogique à la retraite, est nommé membre de la délégation spéciale de la Commune rurale de Tagazar.
AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
• Monsieur Abdoulaye Soumana Amadou, directeur administratif, Mle 110981/K, est nommé directeur des alternatives à l'incarcération et de la réinsertion, au Ministère de la Justice.
• Monsieur Issa Wassey, magistrat du 1er grade, 1er échelon, Mle 63474/F, est nommé secrétaire permanent du Conseil Supérieur de la Magistrature, au Ministère de la Justice.
• Madame Abdourahamane Amina Moussa, magistrat du grade exceptionnel, 1er échelon, Mle 65107/K, est nommée directrice générale de l'Agence Nationale de l'Assistance Juridique et Judiciaire (ANAJJ), au Ministère de la Justice.

AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE ET DE LA PROMOTION DU SECTEUR PRIVE
• Monsieur Ali Sani, inspecteur central des contributions diverses, Mle 112136/M, est nommé directeur des marchés publics et des délégations de service public, au Ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé.
AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, DE L'ALPHABETISATION, DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES ET DE L'EDUCATION CIVIQUE
• Monsieur Assoumane
Mamane, inspecteur de l'enseignement primaire, Mle 33809/Y, est nommé directeur général de l'Ecole Normale de Maradi.
• Monsieur Khamisse Cherfedine, chargé d'enseignement, Mle 62624/G, est nommé directeur général de l'Ecole Normale de Dosso.
• Monsieur Issa Issiakou, inspecteur de l'enseignement primaire, Mle 33206/M, est nommé directeur général de l'Ecole Normale de Tahoua.
• Monsieur Mahaman Laouali Boukari, inspecteur de l'enseignement primaire, Mle 74631/J, est nommé directeur général de l'Ecole Normale de Magaria.

AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L'INNOVATION

• Madame Lamine Yaroh Fatimé, conseillère pédagogique, est nommée inspectrice des services, au Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.
• Monsieur Elhadji Anounou
Yacoubou, inspecteur pédagogique, Mle 47574/X, est nommé directeur général de l'Agence Nigérienne des Allocations et des Bourses, au Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
• Docteur Zoubeida Mayaki, pharmacienne, Mle 74292/M, est nommée directrice générale du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), au Ministère de la Santé Publique.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA RENAISSANCE CULTURELLE, DES ARTS ET DE LA MODERNISATION SOCIALE
• Monsieur Tahé Abdoulahi, économiste statisticien, est nommé directeur des études et de la programmation, au Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.
• Monsieur Moustapha Salifou Abdoussalam, Mle 112927/W, est nommé directeur des ressources humaines, au Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.
• Madame Madel Idari, est nommée inspectrice des services, au Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA REFORME ADMINISTRATIVE

• Docteur Mounkaïla Ali, inspecteur du travail, est nommé conseiller technique de la Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative.
• Monsieur Neino Boubé Mahamadou, directeur administratif, Mle 115510/V, est nommé directeur général de la Fonction Publique, au Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L'ENFANT
• Monsieur Ali Mahaman Maïga, chargé d'enseignement, Mle 63915/C, est nommé Secrétaire Général Adjoint du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant, en remplacement de madame Fati Lankondé.

AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT, DE LA SALUBRITE URBAINE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE

• Colonel Alassane Makadassou, ingénieur des eaux et forêts, Mle 70959/A, est nommé secrétaire général du Ministère de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable.
• Colonel-major Bila Maïna, ingénieur des eaux et forêts, Mle 58203/U, est nommé directeur général des eaux et forêts, chef de corps, au Ministère de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable.

VI. COMMUNICATION.

Le Conseil des Ministres a entendu une (1) communication du Ministre du Développement Communautaire et de l'Aménagement du Territoire portant sur le prix « International Award in Excellence and Quality » décerné à l'Agence Nigérienne du Volontariat pour le Développement (ANVD) et qui lui a été remis le 23 septembre 2018 au cours du 32ème Congrès International de la Qualité qui a lieu à Francfort en Allemagne par Business Initiative Directions (BID).

L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Onep

10/10/18

Communiqué du Secrétariat général du Gouvernement

Publié dans Politique



signatureLe Président de la République, Chef de l'Etat SE. Issoufou Mahamadou, a signé hier, un décret portant nomination du président de la Haute Autorité de Protection des Données à caractère Personnel. Aux termes de ce décret, Maître Kadri Oumarou Sanda, Avocat à la Cour, est nommé président de la Haute Autorité de Protection des Données à caractère Personnel, au Ministère de la Justice.

Onep
10/10/18


assembleeAdoption du projet de loi modifiant et complétant la composition, les attributions, l'organisation et le fonctionnement du CSC et celui modifiant et complétant la loi de la Politique nationale d'Aménagement du territoire

Les travaux en séance plénière de la 2ème session ordinaire au titre de l'année 2018 dite session budgétaire se poursuivent l'hémicycle de l'Assemblée nationale sous la présidence SE. Ousseini Tinni, président de ladite institution. Lors de la séance plénière du vendredi 5 octobre dernier, les parlementaires ont successivement voté, le projet de loi modifiant et complétant la loi organique N°2012-34 du 07 juin 2012, portant composition, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) et le projet de loi modifiant et complétant la loi N°2001-032 du 31 décembre 2001 portant orientation de la Politique Nationale d'Aménagement du Territoire.
A l'issue des débats sur le
projet de loi modifiant et complétant la loi organique N°2012-34 du 07 juin 2012, portant composition, attributions, organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), le texte a été voté par 86 voix pour, zéro (0) contre et zéro (0) abstention. Il faut rappeler que c'est la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles dirigée par M. Souley Dioffo qui a été saisie sur le fond relativement à ce texte. Ce projet de loi vient corriger une lacune que présentaient les anciens textes. En effet, la loi organique
N° 2012- 34 du 7 juin 2012 portant composition, attributions, organisations et fonctionnement du CSC n'a pas prévu le poste de directeur de cabinet du président du CSC. Cette lacune n'a pas été corrigée par la loi n°2018-31 du 16 mai 2018, modifiant la loi 2012-34. Ce faisant, le président du CSC disposera d'un staff administratif et technique permanent qui l'assistera dans l'accomplissement de sa mission.
En ce qui concerne le projet de loi modifiant et complétant la loi N°2001-032 du 31 décembre 2001 portant orientation de la Politique Nationale d'Aménagement du Territoire, il est voté par 111 voix pour, zéro (0) contre et zéro (0) abstention. C'est la Commission des Affaires Economiques et du Plan, présidée par M. Oumarou Dogari Moumouni qui a examiné, dans le fond, ce projet de loi. Selon les députés de la Commission, l'adoption de cette loi, permettait non seulement de répondre à une obligation constitutionnelle et permettait également d'élaborer en 2014 la Politique Nationale d'Aménagement du Territoire en vue d'établir un équilibre entre les régions en corrigeant les disparités et parvenir ainsi à un développement national harmonieux et équilibré.
Pour mieux appréhender les innovations introduites, les membres de la commission se sont entretenus avec le ministre chargé de l'Aménagement du Territoire qui avait rappelé le contexte d'élaboration de la loi n°2001-032 du 31 décembre 2001 portant Orientation de la Politique Nationale d'Aménagement du Territoire marquant ainsi la volonté des autorités nigériennes d'asseoir une véritable politique en la matière. Pour rappel avec l'application du Code Général des Collectivités Territoriales, la mise en œuvre de cette loi a fait apparaitre certaines lacunes qui ont compromis la Politique Nationale d'Aménagement du Territoire adoptée en mai 2014.
Les modifications apportées dans ce projet de loi permettent de corriger les lacunes rencontrées et de disposer d'un outil approprié pour la mise en œuvre durable de la Politique Nationale d'Aménagement du Territoire au Niger. Elles concernent la prise en compte des schémas départementaux et communaux ; la conformité de certaines dispositions de la loi n°2001-032 du 31 décembre 2001 à la
Politique Nationale d'Aménagement du Territoire ; la conformité avec la loi relative à l'aménagement foncier pour apporter plus de précision dans l'élaboration du schéma d'aménagement foncier et la prise en compte des
dimensions des changements climatiques, risques et catastrophes, le transfert de compétences.

Seini Seydou Zakaria(onep)
09/10/18


audience-prnLe Président de la République, Chef de l'Etat, SE Issoufou Mahamadou a reçu le vendredi 5 octobre dernier en audience, l'Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Niger, SE Zhang Lijun, porteur d'un message du Président Xi Jinping.
A l'issue de l'audience, le diplomate chinois a déclaré qu'il est venu pour transmettre un message du Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping au Président Issoufou dans lequel le Président Xi Jinping a remercié le Président Issoufou Mahamadou pour sa participation au Sommet de Beijing sur la coopération sino africaine, aussi pour ses contributions très positives au plein succès de ce sommet ». Aussi, a ajouté le diplomate chinois, «dans cette lettre, le Président Xi Jinping a dit clairement que la Chine continuera à aider le Niger pour promouvoir son développement socio-économique. Le Gouvernement chinois soutient le Niger dans l'organisation du Sommet de l'UA qui se tiendra en Juillet prochain à Niamey. Et la Chine va donner du soutien matériel». L'Ambassadeur de de Chine au Niger, a cité le Président Xi Jinping qui disait que la coopération sino nigérienne sera portée à un nouveau palier avec la concrétisation des huit priorités majeures, avancées au cours de son discours d'ouverture du Forum sino-africain. «Après ce sommet, la coopération sino-africaine en général et sino-nigérienne en particulier a connu un développement plus renforcé», a-t-il assuré. «Au cours de notre entretien, nous avons également évoqué la coopération sino-nigérienne dans tous les domaines y compris le pétrole et la construction des infrastructures», a conclu le diplomate chinois.
Mamane Abdoulaye(onep)
08/10/18



assembleeLes travaux en séance plénière de la 2ème session ordinaire au titre de l'année 2018 dite session budgétaire se sont poursuivis samedi dernier à l'hémicycle de l'Assemblée nationale sous la présidence SE. Ousseini Tinni, président de ladite institution. Cette plénière a concerné les questions d'actualité avec l'interpellation du ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara pour répondre à deux questions d'actualité relatives à la situation sanitaire dans les départements de Magaria et de Bouza. La séance plénière s'est déroulée en présence du ministre chargé des Relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf.

Les questions d'actualités sont organisées deux samedis sur quatre au cours desquelles, les députés nationaux interpellent des membres du gouvernement pour être éclairés sur l'action gouvernementale. Elles sont précises et concises avec un caractère spontané et ne sont ni déposées au préalable, ni publiées au journal officiel. Samedi dernier, les parlementaires ont interrogé le ministre de la Santé publique pour répondre à la vidéo circulant sur les réseaux sociaux où une pédiatre de l'ONG Médecin Sans Frontières (MSF-Suisse) décrivait la situation dramatique de morbidité des enfants de Magaria suite à un pic de paludisme. Ensuite une autre question sur les dispositions que compte prendre le Ministère de la Santé publique pour équiper l'hôpital départemental de Bouza réceptionné depuis novembre 2015.
Dans sa réponse à la question du parlementaire, le ministre de la Santé Publique a indiqué qu'il avait effectué une mission avec les responsables de l'ONG Médecin Sans Frontières au Niger. Il ressort après le constat que toutes les informations diffusées dans la vidéo sont fausses. Elle parlait de 298 décès en un seul mois au niveau de l'hôpital de Magaria en raison de dix (10) décès par jour. Selon le ministre Idi Illiassou Maïnassara, c'était en présence des responsables régionaux et départementaux que, « nous avons pris le registre pour vérifier la banque de données. Nous avons un agent de l'Etat positionné au niveau de cette unité du 1er janvier au 30 septembre 2018 où il est démontré que le département de Magaria a enregistré 75 000 cas de paludisme dont 123 décès où 105 ont été notifiés par l'ONG Médecin Sans Frontières. Ceci démontre que les informations sont erronées. D'ailleurs sur les 105 cas de décès notifiés, il ya 14 identifiés à Doungas dont les mêmes noms se répètent à Magaria », a dit Dr. Idi Illiassou Maïnassara.
Pour mieux s'informer, la délégation ministérielle a vérifié le registre de néonatologie en présence de la presse et de la pédiatre de Médecins Sans Frontières. A ce niveau, dix (10) décès ont été identifiés de la date du 02 au 30 septembre 2018. « J'ai demandé à la pédiatre sur quelle base, elle a véhiculé ses informations, elle n'a pas répondu », a-t-il dit. C'est ainsi, que le chef hiérarchique de la pédiatre a décliné la responsabilité de l'ONG en disant qu'elle n'a pas eu d'autorisation pour véhiculer cette fausse information. C'est pourquoi, le ministre de la Santé publique a pris la décision de donner 48 heures à la pédiatre pour quitter le Niger. « Si c'était l'ONG Médecins Sans Frontières qui avait commandité cette information, nous avons des textes à appliquer. Cependant, après une réunion à la Primature, les responsables de l'ONG ont pris l'engagement de retirer la vidéo de la toile et de rédiger une demande d'excuse au gouvernement», a expliqué le ministre Idi Illiassou Maïnassara.

En ce qui concerne la prise en charge du paludisme au Niger, le ministre de la Santé Publique a dit que l'Etat et ses partenaires avec l'initiative du Président américain, ont acheté onze milliards huit cent millions de médicaments pour la lutte contre le paludisme. Au Niger quatre campagnes de chimio profilaxie contre le paludisme saisonnier sont programmées en 2018, dont déjà trois ont été effectuées selon le ministre. Quant à la 4ème, elle se déroule en ce mois d'octobre. « Au cours de quatre périodes de pic, les agents de santé communautaires vont de porte en porte pour donner gratuitement les produits. Je peux vous dire que les informations données par la pédiatre de Médecins Sans Frontières Suisse sont fausses », a réaffirmé Dr Idi Illiassou Maïnassara.
La deuxième question posée par le député Alio Abdoussalé porte sur l'hôpital de district de Bouza construit et réceptionné depuis novembre 2015 mais n'est jusque là pas encore équipé en matériels. Ceci constitue une préoccupation selon le député pour qui, le Ministère doit prendre des dispositions pour le fonctionnement de l'établissement sanitaire. En réponse à cette question, le ministre Idi Illiassou Maïnassara, a reconnu que ça fait trois ans que l'équipement de l'hôpital de Bouza tarde à venir. Mais, précise-t-il, le problème émane du fournisseur. En effet, « l'hôpital a été construit à 1 800 000 000FCFA dont tout est payé à l'entrepreneur qui, jusque-là n'a pas livré le matériel. Face à ce problème, un autre a été recruté, mais jusqu'à présent sans suite. Mais, comme nous avons touché le bailleur à savoir l'Union Européenne, le responsable m'a confirmé que le dossier aura une issue heureuse. Il faut dire que, le problème ne dépend pas du gouvernement. Nous allons acculer les fournisseurs pour terminer le contrat d'ici le premier trimestre 2019. Déjà en fin 2018, nous aurons dix (10) hôpitaux modernes de district qui vont être fonctionnels », a annoncé le ministre de la Santé Publique.
Seini Seydou Zakaria(onep)
08/10/18

Politique

Fin du 11ème sommet extraordinaire des Chefs d'Etat et gouvernement de l'UA à Addis-Abeba (Ethiopie) : Le Chef de l'Etat…

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Le Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou a regagné Niamey, hier après midi, en provenance d'Addis-Abeba en Ethiopie où il a pris part, le samedi 17 novembre dernier, aux travaux du 11ème sommet extraordinaire des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union Africaine. Peu avant de quitter la capitale éthiopienne, le Chef de l'Etat a procédé hier matin, en présence de son homologue de la République Fédérale et ...

11ème sommet extraordinaire des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine à Addis-Abeba (Ethiopie) : Le Niger…

11ème sommet extraordinaire des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine à Addis-Abeba (Ethiopie) : Le Niger approuve les propositions des réformes de la Commission de l'UA

Le Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou a pris part, le samedi 17 novembre dernier, au 11ème sommet extraordinaire des Chefs d'Etat et de gouvernements des pays membres de l'Union Africaine. Ce sommet extraordinaire a porté sur la réforme institutionnelle visant à donner plus d'efficacité à l'action de l'organisation. Le Niger a approuvé les propositions faites par la Commission, notamment la structure et l...

Allocution du Président de la République, au 11ème sommet extraordinaire de l'UA

Allocution du Président de la République, au 11ème sommet extraordinaire de l'UA

«Toutes ces réformes doivent concourir à faire de notre organisation et de sa Commission, des structures dynamiques, performantes et orientées vers les résultats» déclare SE. Issoufou MahamadouAprès l'ouverture du 11ème sommet extraordinaire des Chefs d'Etat et de gouvernements, les travaux se sont poursuivis à huit-clos. Au cours, de cette réunion à huis clos, le Président de la République, SE. Issoufou Mahamadou a prononcé une importa...

Conférence de presse du Président de la CENI : Me Souna Issaka, rassure les parties prenantes de la détermination de la …

Conférence de presse du Président de la CENI : Me Souna Issaka, rassure les parties prenantes de la détermination de la CENI à conduire un processus électoral transparent, crédible et honnête

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Me Souna Issaka a animé, le vendredi 16 novembre dernier, une conférence de presse à Niamey. Lors de ces échanges avec les journalistes aussi bien de la presse nationale, qu'internationale, le président de la CENI est revenu sur le démarrage et la mise en œuvre du processus électoral, l'élaboration du fichier électoral biométrique, et sur le recrutement de l'opérate...

Au Conseil des ministres : Examen et adoption de plusieurs projets de textes

Au Conseil des ministres : Examen et adoption de plusieurs projets de textes

Le Conseil des ministres s'est réuni, hier jeudi 15 novembre 2018, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres.Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :I AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE.Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de...

Ouverture de la 2ème session ordinaire du Parlement de la CEDEAO : S.E Ousseini Tinni met en exergue les défis qui se po…

Ouverture de la 2ème session ordinaire du Parlement de la CEDEAO : S.E Ousseini Tinni met en exergue les défis qui se posent à l'institution

Le président de l'Assemblée nationale, S.E Ousseini Tinni, a participé, hier au siège du Parlement de la CEDEAO, à Abuja, à l'ouverture de la 2ème session ordinaire dite session budgétaire de cette institution parlementaire sous régionale. Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le Président de l'Assemblée nationale a mis en exergue les multiples initiatives enclenchées par le Parlement de la CEDEAO, ainsi les excellentes ...

Fin de la mission du Président de la République en France et en Italie : Le Chef de l'Etat a regagné Niamey, hier, en fi…

Fin de la mission du Président de la République en France et en Italie : Le Chef de l'Etat a regagné Niamey, hier, en fin d'après-midi

Le Président de la République, Chef de l'Etat SE. Issoufou Mahamadou a regagné Niamey, hier en début de soirée, en provenance d'Italie où il a pris part à la Conférence internationale sur la Libye qui s'est tenue le mardi 13 novembre dernier à Palerme. Avant l'Italie, le Chef de l'Etat était à Paris en France où, il a, aux côtés d'une soixantaine de Chefs d'Etat et de Gouvernement, assisté aux cérémonies commémoratives du centainaire de...

Conférence Internationale sur la Libye, à Palerme (Italie) : Le Président Issoufou Mahamadou propose la tenue d'une conf…

Conférence Internationale sur la Libye, à Palerme (Italie) : Le Président Issoufou Mahamadou propose la tenue d'une conférence nationale de réconciliation en Libye

Le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a pris part hier mardi 13 novembre 2018, à Palerme en Italie, à la Conférence Internationale sur la Libye. Au cours de cette rencontre, le Chef de l'Etat a notamment proposé la tenue d'une "conférence nationale de réconciliation sur un ordre du jour minutieusement préparé." Dans un discours devant les participants à cette rencontre, le Président Issoufou Mahamadou a ...

Discours du Président de la République à la Conférence internationale de Palerme (Italie) sur la Libye : «Les peuples du…

Discours du Président de la République à la Conférence internationale de Palerme (Italie) sur la Libye : «Les peuples du Sahel, en particulier ceux des pays du G5 Sahel, veulent la fin du chaos libyen», déclare SEM. Issoufou Mahamadou

« Mesdames et Messieurs,Je voudrais saisir cette occasion pour remercier, au nom de la délégation qui m'accompagne et au mien propre, Son Excellence le Premier Ministre Giuseppe Conte, le Gouvernement et le peuple Italiens pour l'accueil chaleureux qui nous a été réservé et pour toutes les dispositions prises pour rendre notre séjour agréable dans cette ville de Palerme. Permettez-moi également de le féliciter pour avoir pris l'initiati...

Le Chef de l'Etat au 1er Forum de Paris pour la Paix : Le Président Issoufou plaide pour plus de solidarité internationa…

Le Chef de l'Etat au 1er Forum de Paris pour la Paix : Le Président Issoufou plaide pour plus de solidarité internationale dans le financement de la force conjointe du G5 Sahel

Quelque 70 Chefs d'Etat et de Gouvernement, dont le Président Issoufou Mahamadou ainsi que les dirigeants des Organisations Internationales ont participé le dimanche 11 novembre 2018, au premier Forum de la Paix à la Grande Halle de La Villette (XIXe arrondissement de Paris). Ce forum, organisé à l'initiative de la France, à l'occasion de la commémoration du centenaire de l'Armistice de la Première Guerre Mondiale, a été axé sur la paix...

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

Editorial : Chapeau Nigelec !

L'invité de Sahel dimanche

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Yashi à Ingall : Une pratique ancestrale qui perdure encore !

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vendredi 26 octobre 2018

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vendredi 16 novembre 2018

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