Le Sahel

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Tinni Abdou


prn-1Maradi, la capitale économique de notre pays a abrité cette année la 43ème édition de la « fête de « l'arbre » commémorant l'anniversaire de l'indépendance célébré le 3 août de chaque année depuis son institution en 1975. Après Dosso l'année dernière, la célébration de la fête de l'arbre, devenue désormais tournante à l'instar de celle de la République, matérialise la volonté du Président de la République de donner un cachet particulier à chaque fête nationale. Et pour cause, les populations de Maradi ont eu le plaisir et la joie immenses de recevoir comme hôtes de marque le Président de la République, SE Issoufou Mahamadou, le président de l'Assemblée Nationale, SE. Ousseini Tinni, entouré de députés nationaux, le Haut Représentant du Président de la République, M. Seyni Oumarou, le ministre d'Etat Mohamed Bazoum, les membres du gouvernement et du corps diplomatique, le maitre d'œuvre M. Almoustapha Garba, ministre de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable, ainsi que de nombreuses personnalités politiques et coutumières.
Malgré une pluie battante qui déferlait sur la localité en cette matinée du 3 août, toutes ces personnalités ont tenu à être présentes au rendez-vous pris avec les populations du Katsina et du Gobir. Et c'est le tout nouvel hôpital de référence de Maradi dont les travaux de construction sont entièrement finis, un hôpital en plein travaux d'installation d'équipements médicaux de dernière génération qui a été choisi pour servir de cadre à la traditionnelle cérémonie de plantation d'arbres.
Une cérémonie nationale ouverte par l'hymne national exécuté par la fanfare de la Garde Nationale concomitamment avec la montée du drapeau. S'ensuit un chant des jeunes filles de Maradi soulignant l'importance de l'arbre pour la vie humaine toute entière et exhortant les citoyens à le planter partout pour disent-elles « faire du Niger un tapis vert», conformément à la vision des premiers dirigeants initiateurs de la fête de l'arbre.Le ministre de l'environnement, de la salubrité urbaine et du développement durable a mis l'accent sur le symbole que représente la cérémonie de plantation d'arbres à Maradi. C'est d'abord, dit-il, à Maradi sen 1984 que s'est tenu le « grand débat national sur la lutte contre la désertification » ayant abouti à ce qu'on a appelé « l'engagement de Maradi ». Toute chose montrant que le Niger était à l'avant-garde du combat en faveur de l'environnement bien avant RIO 1992.
Le ministre Almoustapha Garba de justifier aussi cette symbolique par le fait que Maradi a répondu aux attentes en enregistrant des résultats appréciables dans la bataille contre le désert en adoptant fort bien et à une échelle grandissante la technique de la régénération naturelle assistée. « Nous avons donc voulu faire du succès de cette région en la matière, une source d'inspiration pour les autres parties de notre pays et au-delà ».prn-2
Pour le ministre, la troisième raison est le fait que Maradi a bénéficié du programme de modernisation des villes lancé par le Président de la République à savoir Maradi Kolliya et le projet de construction de l'hôpital de référence choisi pour accueillir la cérémonie de plantation d'arbres. Un choix guidé par la volonté du ministère de l'environnement d'établir le lien étroit entre l'environnement et la santé et de relever le caractère intégré du programme de Renaissance du Président de la République.
Parlant de l'objectif de la fête nationale de l'arbre, M. Almoustapha Garba a expliqué qu'elle vise à sensibiliser et mobiliser l'opinion nationale et les partenaires sur la thématique centrale d'intérêt majeur. Cette année, le thème retenu étant « la restauration de nos terres, forêts et paysages : un devoir pour tous » avec pour raison fondamentale de susciter de la part de tout Nigérien un engagement plus résolu et des investissements conséquents pour bien soutenir les efforts du Niger en faveur d'une gestion durable des ressources naturelles. Bref, il s'agit selon le ministre d'un appel au sursaut citoyen pour « préserver, aménager et exploiter durablement nos terres dont le niveau de dégradation met sérieusement en péril la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que le cadre de vie nos vaillantes populations ».
Poursuivant la justification du choix de ce thème, le ministre qui a indiqué le niveau et le rythme de dégradation des terres au Niger appelle à une mobilisation générale tout en précisant qu'en s'inspirant des orientations du programme de Renaissance du Niger et puisant dans les recommandations du « débat de Maradi », le ministère veut appeler les Nigériens à prendre davantage conscience des conséquences du changement climatique et à s'investir plus contre la désertification donc pour une plus grande résilience.
Se basant sur les acquis de ces dernières années, le ministre de l'environnement a affirmé que la préservation de l'environnement sous l'impulsion du Président Issoufou a connu un essor significatif conférant au président et au Niger une grande notoriété au plan international comme l'atteste l'attribution du prix de la meilleure politique d'avenir à l'initiative 3N dans la catégorie Restauration des terres dégradées. Il est aussi à mettre à l'actif de cette notoriété du Niger, l'organisation cette année de la journée africaine de l'environnement et la conférence internationale sur la désertification et l'économie verte ou encore la confiance placée au Président Issoufou de présider la commission Climat pour la région du Sahel créée à la COP 22 au Maroc.
Comme à l'accoutumée en pareille circonstance, la fête de l'arbre est l'occasion que les autorités saisissent pour récompenser les Nigériens qui se sont fait distinguer pour leurs actions en faveur de l'environnement. Quatre prix sont attribués à savoir le prix du Président de la République doté d'une enveloppe de 3 millions F CFA, le Prix du Président de l'Assemblée Nationale de 2,5 millions F CFA, celui du Premier ministre avec une enveloppe de 2 millions et le Prix du haut représentant du Président de la République crédité de 1,5 million F CFA.
La région de Maradi a raflé le Premier prix du Président de la République à travers M Ousseini Oumarou, un producteur du village de Dandaji-Makou de la commune urbaine de Guidan Roumdji. Il s'agit d'un site de la RNA couvrant 12,45 ha dans lequel le récipiendaire a produit diverses variétés d'arbres locaux. Il a reçu son prix du Président de la République. Quant au récipiendaire du Prix du Président de l'assemblée nationale, il s'appelle Saidou Bawa, un producteur de Kawra N'Deybé de la Commune de Yelou pour son site de 4,41ha de rôniers et de doumiers. Deux espèces à multiples usages pour les populations.
Son prix lui a été remis par le Président de l'Assemblée Nationale. Le prix du Premier ministre est attribué au promoteur privé répondant au nom de Klamadji Nanyanguem de Niamey I. Pour son site de cultures intégrées de 10ha, il a reçu son chèque des mains du ministre d'Etat Mohamed Bazoum. M Agaler Awakass de Sabon Gari Azel de la commune urbaine de Tchirozérine a remporté le prix du Haut-représentant du Président de la République grâce à son site de 5 ha où il fait régénérer naturellement des espèces ligneuses et herbacées pouvant lui fournir le bois de chauffe, le fourrage et le bois de service tout en fertilisant le sol. Il a pris son prix des mains du haut-représentant.
Aussitôt après la remise des différents prix, le Président de la République s'empara d'une pelle et d'un arrosoir pour procéder à la plantation de son arbre, au milieu du rond-point central, juste à l'entrée principale du bâtiment de l'hôpital de référence de Maradi. Les mêmes gestes furent exécutés par le président de l'Assemblée Nationale, le ministre d'Etat au nom du Premier ministre, le Haut-représentant, le ministre de l'Environnement, le Doyen du corps diplomatique ainsi que Son Altesse le Sultan du Damagaram en personne et les sultans du Katsina et du Gobir, à travers leurs représentants respectifs.
message-MEAuparavant, l'hôte de la fête nationale de l'arbre édition 2018, le Gouverneur de la région de Maradi, M. Zakari Oumarou, a indiqué que cette cérémonie est un évènement historique que ses administrés attendent avec fébrilité, ferveur, voire impatience, en vue d'accueillir avec enthousiasme le Président de la République. Et cela, explique-il, pour lui témoigner encore et de vive voix leur reconnaissance objective pour les multiples réalisations dont ils sont bénéficiaires. L'Hôpital de référence de Maradi en constitue l'apothéose, a affirmé M. Zakari Oumarou, soulignant que les populations de la région « s'engagent volontiers » à entretenir l'arbre qu'il a planté et ceux que toutes les autres personnalités ont planté dans l'enceinte de ce joyau qu'est l'Hôpital de référence de Maradi.
Evoquant la question spécifique de l'environnement, le Gouverneur a souligné que l'Etat n'a ménagé aucun effort ni moyen pour accompagner les populations à travers des programmes et projets pour faire face aux aléas naturels qui menacent les sols fertiles de cette région. Pour lui, le thème de l'édition 2018, est évocateur à plus d'un titre car, il appelle à la prise de conscience de tout citoyen sur son apport dans la préservation, la protection de l'environnement, de l'écosystème et à la nécessité pour chacun de s'engager et agir résolument pour enrayer la dégradation des terres.
Maradi est une région riche de nombreuses forêts et espaces protégés qui sont hélas soumis aux aléas et aux effets des actions anthropiques a rappelé le gouverneur Zakari Oumarou non sans se réjouir de constater que la population prend de plus en plus conscience et s'investit beaucoup dans les actions de restauration des terres, de ces forêts et autres espaces menacés. Pour illustrer ses propos, le gouverneur a indiqué que plus de 6000 emplois ont été créés pour des actions en faveur de l'environnement dans la région. Il a invité l'ensemble des Maradaouas à reproduire le geste du Président de la République, c'est-à-dire à planter des arbres, chez eux, dans leurs champs, écoles, centres de santé et partout où cela est possible car, comme dit une sagesse africaine « celui qui a planté un arbre n'a pas vécu inutilement ».
Zabeirou Moussa, envoyé spécial(onep)

06/08/18



Discour-prnNigériennes, Nigériens,
Mes Chers Concitoyens,
La situation sécuritaire, la préparation des prochaines élections, la campagne agricole, le défi de la transition démographique, le bilan de l'année scolaire 2017-2018 et l'avenir de notre système éducatif, le rôle que joue notre pays dans le processus d'intégration régionale et continentale sont les sujets que je souhaite aborder avec vous à l'occasion de ce 58ème anniversaire de l'indépendance de notre pays.

Mes Chers Concitoyens,
La situation sécuritaire dans le bassin du lac Tchad et dans le Sahel reste préoccupante.
Dans le bassin du lac Tchad, la Force Mixte Multinationale composée, des Armées du Cameroun, du Nigeria, du Tchad et du Niger, continue ses opérations contre le groupe Boko Haram. Boko Haram est affaibli. Boko Haram a perdu considérablement du terrain mais Boko Haram conserve encore une certaine capacité de nuisance et une certaine liberté d'action. La Force Mixte Multinationale doit donc rester vigilante et poursuivre avec détermination ses opérations contre l'ennemi jusqu'à sa défaite totale.
Dans la région du Sahel, je me félicite de constater la montée en puissance progressive de la Force Conjointe du G5 Sahel. Cette force a déjà mené plusieurs opérations dans le Fuseau Centre. Par ailleurs, les opérations menées par le contingent Français de l'opération Barkhane et le contingent Nigérien de l'opération Dongo ainsi que d'autres forces amies ont permis d'infliger de lourdes pertes à l'ennemi. Le bon déroulement de l'élection présidentielle au Mali, le 29 juillet dernier, confirme l'affaiblissement des organisations terroristes qui avaient promis de perturber la tenue de ce scrutin. Il s'agit là d'une source d'encouragement pour nous tous. Les résultats obtenus doivent amener la communauté internationale à manifester d'avantage de solidarité pour notre combat. En particulier nous souhaitons, dans cette perspective, que le conseil de sécurité, accède à notre requête en vue de placer la Force Conjointe sous le chapitre 7 de la charte des Nations Unies. La communauté internationale doit également se mobiliser afin que cette force puisse bénéficier d'une source de financement pérenne.
Ainsi dans le bassin du lac Tchad comme dans le Sahel, les vaillantes forces de défense et de sécurité des pays de ces deux régions obtiennent des succès importants contre l'ennemi. C'est le lieu de les féliciter et de leur rendre un hommage amplement mérité. En particulier je félicite et je rends un hommage mérité aux forces de défense et de sécurité de notre pays. Les sacrifices auxquels elles ont consenti, ces dernières années, dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, sont énormes. Je sais que les veuves et veufs non mariés, les orphelins de guerre, les orphelins des militaires décédés en service commandé, les orphelins à vie qui au moment du décès du militaire se trouvent dans l'incapacité permanente de travailler du fait d'une infirmité déclarée, les ascendants directs des militaires décédés en service commandé, bref tous les ayant-droits méritent tout le soutien de l'Etat. C'est pourquoi, en plus des avantages déjà acquis, j'ai demandé au Gouvernement d'envisager le recrutement par admission sur titre, dans les écoles de formation des officiers, des orphelins remplissant les conditions d'aptitude intellectuelle, physique et médicale et également de réserver un quota en leur faveur lors du recrutement du contingent. De même, j'ai demandé au Gouvernement d'envisager de doubler la pension des ayant-droits des membres des forces de défense et de sécurité décédés en service commandé.

Mes Chers Concitoyens,
Parallèlement aux actions militaires, le G5 Sahel, dont la présidence en exercice est actuellement assurée par le Niger, entend poursuivre la mise en œuvre des priorités contenues dans son plan d'investissement à savoir la défense et la sécurité, la gouvernance, les infrastructures, la résilience et le développement humain. L'accent sera davantage mis sur la Stratégie Intégrée pour la Jeunesse et la Plate-forme Femme du G5 Sahel pour mieux garantir l'autonomisation de ces deux composantes, principales victimes des organisations terroristes, et de rendre effectif le triptyque sécurité, paix et développement.
Ce plan fera l'objet d'une réunion des partenaires techniques et financiers le 6 Décembre prochain à Nouakchott, en Mauritanie. D'ici là, il est prévu, en rapport avec l'alliance pour le Sahel, la mise en œuvre d'actions urgentes dans les zones frontalières fragiles.

Mes Chers Concitoyens,
Au moment où des efforts importants sont consentis pour assurer la sécurité à nos frontières et sur l'ensemble du territoire national, il est déplorable de constater la résurgence des conflits intercommunautaires qui endeuillent des familles entières notamment dans des localités frontalières du Mali. Le Gouvernement est naturellement instruit pour prendre les mesures qui s'imposent afin de faire face à de tels conflits qui impactent la cohésion sociale.
Conformément à ses missions régaliennes, l'Etat veillera à la sécurité de tous, ainsi que j'en ai fait le serment. Il veillera à rendre effectif le monopole de la violence sur l'ensemble du territoire. Il veillera à ce que la coexistence pacifique entre les populations continue à y être une réalité.
J'en appelle donc à tous pour éviter toute forme de justice privée car dans un Etat de droit nul n'a le droit de se faire justice soi-même.
J'en appelle également à vous tous pour une vigilance de tous les instants et pour une collaboration plus soutenue avec nos Forces de Défense et de Sécurité contre les défis actuels auxquels nous faisons face dans l'unité et l'action.

Mes Chers Concitoyens,
Pour garantir votre sécurité et de manière générale pour garantir de manière durable toutes les générations des droits et libertés, il est nécessaire de poursuivre la consolidation des institutions démocratiques. Je ne le répéterai jamais assez : notre pays a besoin d'institutions démocratiques fortes et stables, des institutions capables de concilier ordre et libertés. Pour ce faire la légitimité dont la source est le peuple, constitue une des conditions.

C'est en effet par son vote que le peuple désigne ceux qui doivent le représenter et notamment parler en son nom. C'est pourquoi j'ai demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions pour mobiliser tous les moyens dont la commission électorale nationale indépendante (CENI) a besoin pour que les prochaines élections soient libres, transparentes, inclusives et conformes aux lois de la République. J'exhorte par conséquent tous les partis politiques et tous les citoyens à se mobiliser pour participer au processus, en cours, de confection du fichier électoral biométrique. Je leur demande de se mobiliser et de soumettre le moment venu, leurs programmes à la sanction du peuple souverain.

Mes Chers Concitoyens,
Cette année, l'hivernage se présente sous de bons auspices. Comme de tradition, les dispositions ont été prises pour appuyer les producteurs. C'est ainsi que le Gouvernement a conçu et mis en œuvre, depuis le mois de février 2018, un plan de soutien d'un montant de 200 milliards FCFA. Il s'agit pour le Gouvernement de procéder, en faveur des populations, à des ventes à prix modéré des céréales, à des distributions gratuites, à des transferts de cash, à la mise à disposition d'intrants, etc.
La mise en œuvre de l'ensemble des axes de l'initiative 3 N permettra de réduire l'importance de cette forme d'intervention d'urgence au profit des mesures structurelles. C'est pourquoi, le Gouvernement est à pied d'œuvre pour la mobilisation des ouvrages de collectes des eaux, la réalisation des maisons du paysan ainsi que la défense et la restauration des terres. J'encourage le Gouvernement dans sa volonté de mobiliser les ressources financières en vue de l'atteinte de ces objectifs qui nous permettront de réduire la pauvreté et d'atteindre l'objectif « faim zéro » d'ici 2021.
Par ailleurs, très fortement engagé dans la lutte contre le changement climatique dont il connait et subit les méfaits, le Niger est résolu à n'épargner aucun effort pour honorer les engagements pris dans le cadre de l'Accord de Paris et des réunions subséquentes et se fait un point d'honneur à mener à bien les activités inscrites dans la feuille de route.
Dans ce cadre, notre pays vient d'accueillir au mois de juillet 2018, une Conférence Internationale sur la Désertification et l'Economie Verte, ainsi que la réunion des Ministres de l'Environnement de la commission climat du Sahel. Ces réunions ont permis de donner à nos experts des orientations claires pour l'élaboration du plan d'investissement climat de la zone Sahel qui sera soumis à la conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement et présenté à la Table Ronde des partenaires techniques et Financiers prévues les 4 et 5 Novembre 2018 à Niamey.
Le dérèglement climatique nous impose de nouveaux comportements. Le défi pour nous se pose en termes de rationalisation de nos ressources naturelles au profit des générations futures. Le défi, c'est aussi la préservation des écosystèmes, de leur productivité, pour mettre fin à l'amenuisement des terres exploitables.

Mes Chers Concitoyens,
J'en viens à présent au défi démographique. Les efforts du Gouvernement dans ce domaine ont permis d'inverser la tendance. La moyenne nationale de l'indice synthétique de fécondité est passée de 7,6 enfants par femme en 2012 à 6 enfants en 2017.
D'autres efforts sont encore nécessaires pour mieux assurer notre transition démographique, pour promouvoir la natalité responsable. En d'autres termes, il s'agit de mieux assumer notre rôle de parents et d'éducateurs au niveau de la cellule familiale qui implique notre capacité individuelle à nourrir, soigner et éduquer nos enfants, tout en leur assurant un meilleur avenir.
J'encourage, à nouveau, le Gouvernement, les chefs traditionnels, les leaders religieux et les acteurs des ONG et associations de développement, dans une synergie de progrès, à poursuivre sans répit les efforts particulièrement appréciables qu'ils déploient déjà pour une natalité responsable, à travers notamment la promotion de la santé de la reproduction, la scolarisation et le maintien de la jeune fille à l'école.
Le Plan de Développement Economique et Social (2017-2021) fait en effet de l'éducation de la jeune fille et de son accès à la formation professionnelle et technique une de ses priorités. Outre son maintien à l'école jusqu'à l'âge de 16 ans, le Gouvernement a pris récemment un décret relatif à sa protection tout au long de son cycle scolaire. Il s'agit de lui créer un environnement favorable par l'octroi de bourses d'études, le soutien alimentaire, et la création d'internats. Plus les filles restent longtemps dans le cycle scolaire, plus elles sont préparées à assurer leur avenir et plus elles échappent aux mariages et aux grossesses précoces, qui les abiment et les détruisent ; ces mariages et grossesses précoces sources de fistules obstétricales déshumanisantes et donc de stigmatisation parfois à vie. Je demande à vous tous et à vous toutes, de vous ressaisir afin de mettre fin à un tel drame.

Mes chers Concitoyens,
L'école que nous voulons pour nos jeunes filles, nous la voulons pour tous nos enfants.
Les réformes entreprises par le gouvernement ont permis une amélioration de la qualité de notre système éducatif en 2018 notamment au niveau primaire mais cela est loin d'être suffisant.
La qualité du système éducatif transparait à travers les résultats de l'évaluation des apprenants en fin de cycle. Les résultats des examens du BEPC et du BAC qui viennent de se dérouler confirment la faiblesse de notre système éducatif. En effet les taux de réussite au BEPC et au BAC sont respectivement de 39,61% et 25,75%. Ces taux très faibles de réussite aux examens ne sont pas le seul fait des enseignants dont le niveau est souvent mis en cause. Ils sont surtout le résultat des perturbations multiples qui jalonnent l'année scolaire. Je veux parler des coups de sifflets intempestifs, des grèves multiples, des retards et absences de tout genre qui ont pour conséquences des programmes inachevés ou bâclés. Ce n'est pas étonnant que les meilleurs résultats scolaires proviennent des établissements où la discipline est de rigueur et où les années scolaires sont complètes et normales. Nos scolaires, élèves et étudiants, doivent comprendre qu'il s'agit avant tout pour eux de préparer leur avenir. Il est dommage que certains d'entre eux entrainent les autres à gaspiller l'occasion qui leur est offerte de s'instruire et de se former afin d'être utiles à eux-mêmes et à la société. Notre pays a une structure démographique avec un actif qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Nous sommes déterminés, comme j'ai eu déjà à le dire en d'autres occasions, à transformer cet actif démographique en dividende économique c'est-à-dire non seulement à éduquer et former notre jeunesse mais aussi à lui offrir des emplois.
Nous devons donc agir sur toutes les causes de la baisse du niveau scolaire. J'en appelle à une prise de conscience collective des élèves, des enseignants, des encadreurs pédagogiques, des syndicats, des parents d'élèves et des responsables des établissements scolaires pour un retour à la discipline, à la rigueur qui par le passé ont fait la fierté de notre système éducatif, en vue de rétablir les années scolaires normales. Autrement c'est notre jeunesse qui en paie le prix, un prix lourd de conséquence car il façonne l'avenir de nos garçons et de nos filles et nous éloigne de ce dividende économique que la nation attend d'une jeunesse responsable, bien éduquée et bien formée.

Mes Chers Concitoyens,
Notre pays est très fortement engagé dans l'œuvre de construction de l'intégration régionale et continentale. Il y va de votre intérêt. Il y va aussi de l'intérêt de tous les peuples de notre continent. C'est pourquoi j'ai accepté à la demande des autres chefs d'Etat et de Gouvernement, la charge de pilotage de deux programmes majeurs d'intégration régionale et continentale. Il s'agit du projet de la monnaie unique de la CEDEAO dont je partage avec le président du Ghana la coprésidence du comité présidentiel de haut niveau ou Task-force pour permettre à ce programme de faire des avancées significatives.
Il s'agit également du projet de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) dont les textes institutionnels ont été signés en Mars 2018 à Kigali. Le processus de ratification de ces textes suit son cours et le lancement officiel aura lieu à Niamey en juillet 2019 à l'occasion du sommet de l'union Africaine.
Je vous exhorte donc à vous mobiliser pour la réussite de ces programmes et du sommet de l'union africaine qui aura lieu plaise à Niamey en Juin juillet 2019.
Avec la réussite de ces deux programmes, alliés aux autres programmes d'intégration en cours, nous passerons à coup sûr d'une intégration des Etats à une intégration des peuples pour le plus grand bonheur de toutes et de tous.

Bonne fête de l'indépendance à toutes et à tous ;
Que Dieu vous bénisse
Que Dieu bénisse le Niger

Je vous remercie
onep


conseilEn application de l'article 73 de la Constitution, le Premier Ministre a reçu du Président de la République, une délégation de pouvoirs pour la présidence d'un Conseil des Ministres. C'est ainsi que, Son Excellence, Monsieur Brigi Rafini, Premier Ministre, Chef du Gouvernement a présidé hier mercredi 1er août 2018, un Conseil des Ministres dans la salle habituelle du Conseil de Cabinet. Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après:
1. Projet d'ordonnance autorisant la ratification de l'Accord de Financement composé d'un Don d'un montant équivalent à treize millions neuf cent mille Droits de Tirage Spéciaux (13 900 000 DTS) et d'un Crédit d'un montant de seize millions quatre cent mille Euros (16 400 000 €), signé le 25 janvier 2018 à Niamey (République du Niger), entre la République du Niger et l'Association Internationale de Développement (AID), pour le financement du Projet Régional d'Amélioration des Systèmes de Surveillance des Maladies en Afrique de l'Ouest (REDISSE), Projet du Niger au titre de la Troisième Phase du Projet REDISSE.

L'Accord de financement objet du présent projet d'ordonnance, a pour objectif de renforcer la capacité intersectorielle nationale et régionale pour assurer une meilleure collaboration en matière de surveillance et de préparation aux épidémies en Afrique de l'Ouest, de faire face à toute situation d'urgence éligible et de fournir, le cas échéant, une réponse immédiate et efficace.
Le projet sera mis en œuvre à travers les composantes ci-après :
- le système de surveillance et d'information ;
- le renforcement des capacités des laboratoires ;
- la préparation et l'intervention en cas d'urgence ;
-la gestion des ressources humaines pour une surveillance efficace des maladies et la préparation aux épidémies ;
- le renforcement des capacités institutionnelles, gestion du projet, coordination et plaidoyer ;
2. Projet d'ordonnance autorisant la ratification de l'Accord de prêt N°2100150038698 d'un montant de vingt-six millions d'Unités de Compte (26 000 000 UC), signé le 25 juin 2018 à Niamey, entre la République du Niger et le Fonds Africain de Développement (FAD), pour le financement partiel du projet d'interconnexion électrique Nigéria-Niger-Bénin-Burkina Faso.
Le présent accord a pour objectif la réalisation du projet de construction d'une ligne d'interconnexion de 330 KV entre le Nigéria, le Niger, le Bénin, le Togo et le Burkina Faso.
Il prévoit également le financement des activités connexes à la construction des infrastructures de transport d'électricité, notamment l'électrification des localités situées dans un rayon de 5 km de part et d'autre de la ligne et les activités de gestion du projet.
3. Projet d'ordonnance autorisant la ratification de la Convention de Crédit N° CNE 1192 01 P d'un montant de seize millions d'Euros (EUR 16 000 000), signée le 04 juin 2018 à Paris (France), entre la République du Niger et l'Agence Française de Développement (AFD), pour le financement partiel du projet de construction d'une centrale Hybride photovoltaïque et thermique à Agadez.
La Convention objet de la présente ordonnance a pour objectif le financement de la réalisation par la NIGELEC, d'une centrale Hybride photovoltaïque et thermique, pour desservir la ville d'Agadez ainsi que le renforcement du réseau de distribution d'électricité de cette ville et l'électrification du hameau voisin de Tibiniten.
4. Projet d'ordonnance autorisant l'Adhésion du Niger à la Convention sur la Cybercriminalité, signée le 20 janvier 2003 à Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l'Europe et les autres Etats Signataires.
Cette convention est un instrument juridique qui vise la réalisation de plusieurs objectifs, notamment :

- l'adoption d'une politique pénale commune destinée à protéger la société de la criminalité dans le cyberespace, à travers une législation appropriée et par l'amélioration de la coopération internationale ;
- la lutte contre le risque de l'utilisation des réseaux informatiques et de l'information électronique pour commettre des infractions pénales ;
- la création d'un cadre de lutte contre la cybercriminalité à l'échelle internationale en matière pénale;
- la coopération entre les Etats et l'industrie privée dans la lutte contre la
Cybercriminalité.

5. Projet d'ordonnance autorisant la ratification du Protocole relatif à l'Ouverture, l'Exploitation Conjointe et le Transfert de l'Hôpital de l'Amitié Niger-Turquie, signé le 20 avril 2018 à Istanbul (Turquie), entre la République du Niger et la République de Turquie.
Le Protocole, objet de la présente ordonnance fixe les conditions de création et de gestion conjointe de l'Hôpital de l'Amitié Nigéro-Turque par les parties pour une période de trois (3) ans au bout de laquelle cette gestion sera transférée à la partie
nigérienne.
Les cinq (5) projets d'ordonnances ci-dessus ont été pris en application des articles 106 et 169 de la Constitution et conformément à la loi n° 2018-41 du 05 juin 2018 habilitant le Gouvernement à prendre des ordonnances, pendant l'intersession parlementaire et ce, après avis de la Cour Constitutionnelle.

L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence, Monsieur le Premier Ministre a levé la séance.

Onep
02/08/18



photo-de-familleLe Président de la République, Chef de l'Etat, SE. Issoufou Mahamadou, a regagné, Niamey hier soir, revenant de Lomé au Togo où il a pris part à une série de Sommets des Chefs d'Etat et de gouvernement. A son arrivée à l'aéroport international Diori Hamani, le Chef de l'Etat a été accueilli au pied de la passerelle par le Premier ministre, Chef du gouvernement, SE. Brigi Rafini, avant d'être salué par les Présidents des institutions de la République, les membres du gouvernement et ceux du corps diplomatique ainsi que plusieurs personnalités civiles et militaires.
Dans la capitale togolaise, le Président de la République a pris part successivement au Sommet conjoint CEDEAO-CEEAC ; puis à la 20ème session de la Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA et au 53ème Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO.
Le Chef de l'Etat était accompagné dans ce déplacement de M. Bazoum Mohamed, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses ; M. Mahamadou Ouhoumoudou, ministre Directeur de cabinet du Président de la République ; M. Hassoumi Massoudou, ministre des Finances ; M. Kalla Ankouraou, ministres des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur ; M. Karidjo Mahamadou, ministres des Transports ; Mme Kané Aichatou Boulama, ministre du Plan et Mme Lamino Ousseini Salamatou Bala Goga, ministre Délégué auprès du ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur, Chargée de l'Intégration Africaine.
onep

01/08/18



prn-1Le Président de la République, chef de l'Etat, S.E.M. Issoufou Mahamadou, a poursuivi, hier mardi 31 juillet 2018, son séjour de travail à Lomé au Togo. Hier donc, le chef de l'Etat a pris part à deux autres importantes rencontres au sommet. Le chef de l'Etat a ainsi participé au 53ème Sommet de la CEDEAO qui s'est ouvert à la salle Concorde de l'hôtel 2 Février de Lomé au Togo sous la présidence de S.E.M. Faure Gnassingbé, Président en exercice sortant de la CEDEAO.
La cérémonie d'ouverture du Sommet a été marquée par plusieurs évènements. Des enfants ont d'abord chanté l'hymne de la CEDEAO sous les applaudissements des participants au Sommet. Ensuite, l'honneur est revenu au Président Faure Gnassingbé, hôte du Sommet, de prononcer le discours de bienvenue dans lequel il a rappelé, pour s'en féliciter, la reconnaissance du Sommet conjoint CEDEAO-CEEAC pour le travail accompli par la CEDEAO ; ce qui, a-t-il estimé, doit inciter l'institution ouest-africaine à « poursuivre ses efforts» d'intégration.
Le Président Faure Gnassingbé a fait observer une minute de silence à la mémoire de M. Adebayor Adeyesi, «une des chevilles ouvrières de la création de la CEDEAO en 1975 » avant de présenter, sous les acclamations, le tout nouveau Président élu de la Sierra Leone dont c'est la première participation à un Sommet de la CEDEAO.
Le Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement a par la suite reçu le serment de M. Jean-Claude Kassi Brou de Côte d'Ivoire comme nouveau président de la Commission de la CEDEAO. M. Kassi Brou, dont le mandat court du 1er mars 2018 à fin février 2022, avait été nommé président de la Commission le 16 décembre 2017 à Abuja au Nigeria par le 52ème Sommet de la Communauté. Puis, ce fut au tour de cinq nouveaux juges de prêter serment pour siéger à la Cour de Justice de la CEDEAO.
S'adressant aux chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Lomé, le nouveau président de la Commission leur a exprimé ses
«remerciements et sa profonde gratitude» pour avoir accepté sa nomination, surtout que «chacun de leurs Sommets est un moment fort dans la vie de la Communauté». Il a aussi exprimé sa profonde gratitude au Président ivoirien Alassane Ouattara «pour sa marque de confiance», au Président togolais Faure Gnassingbé pour sa «disponibilité » et au Président Muhammadu Buhari du Nigeria « pour l'accueil» qu'il lui a réservé à Abuja lors de sa prise de fonction.
M. Jean-Claude Kassi a salué les progrès réalisés par la Communauté avant de décliner quelques uns des axes sur lesquels il mettra l'accent durant son mandat quadriennal : démocratie, bonne gouvernance et règlements des conflits ; croissance économique, éducation et questions migratoires, réformes institutionnelles, etc.
Après cette allocution de M. Kassi Brou, le représentant spécial des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel a délivré un message de M. Antonio Gutierrez au Sommet de la CEDEAO. M. Mohamed Ibn Chambas a notamment rappelé les actions menées par l'ONU en Afrique de l'ouest et au Sahel et a salué les «développements positifs » observés. Le représentant spécial du SG de l'ONU de déclarer qu'il convient de « consolider les avancées démocratiques dans la région pour mieux répondre aux besoins économiques et sociaux des populations ».
La cérémonie d'ouverture a pris fin avec la photo de famille des chefs d'Etat et de gouvernement qui ont posé pour la postérité avant de se retirer pour un huis clos. Il faut rappeler que le lundi après midi s'est tenue la 20ème session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA.
De notre envoyé spécial Sani Soulé Manzo
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prn-2Les Sommets de Chefs d'Etat et de gouvernement se suivent mais ne se ressemblent pas à l'hôtel 2 Février de Lomé au Togo. Ainsi, après le 1er Sommet conjoint CEDEAO-CEEAC tenue dans la journée du lundi 30 juillet 2018 et où l'on a noté l'absence remarquable entres autres de Paul Biya du Cameroun, Joseph Kabila de la R.D. Congo et Paul Kagamé du Rwanda côté CEEAC ainsi que celle de Ibrahim Boubacar Keita du Mali (en pleine élection présidentielle) côté CEDEAO, la nuit du même lundi a vu se tenir, dans la salle Concorde de l'hôtel 2 Février, la 20ème session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).
Cette session, présidée par S.E.M. Alassane Dramane Ouattara de Côte d'Ivoire, président en exercice de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA, a aussi été sanctionnée par un communiqué final (dont nous vous donnons la teneur en encadré). Dans son discours d'ouverture de cette 20ème session, le Président Ouattara a estimé que les progrès de l'Union, tels que déclinés par le président en exercice du Conseil des ministres de l'UEMOA, doivent être consolidés et amplifiés avant de s'appesantir sur «la situation sécuritaire qui demeure préoccupante» et qu'il faut donc améliorer par la préservation de la paix via des élections apaisées et une saine gestion des crises multiformes que connaissent certains de nos pays.
Le Président Issoufou Mahamadou prend part activement à toutes ces rencontres préparées de concert, en amont, avec ses ministres compétents dans les matières discutées. Notons que sur les huit (8) pays membres de l'UEMOA, six (6) ont été représentés par leurs Chefs d'Etat ; le Bénin et le Mali ont été représentés par des ministres.

De notre envoyé spécial Sani Soulé Manzo

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prn-31. Le Sommet Conjoint des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) s'est tenu le 30 juillet 2018, à Lomé République Togolaise, sous la co-présidence de Leurs Excellences Messieurs Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République Togolaise et Président en Exercice de la CEDEAO, et Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise et Président en Exercice de la CEEAC.

2. Le Sommet Conjoint avait pour objectif de créer les conditions d'une paix durable et d'un environnement sécurisé dans l'espace commun aux deux régions.

3. Ont pris part à ce Sommet Conjoint, les chefs d'Etat et de Gouvernement et les Représentants dûment mandatés des pays suivants :

Pour la CEDEAO
Bénin, Burkina Faso, Cabo Verde, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Léone et Togo

Pour la CEEAC
Angola, Burundi, Cameroun, République Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, République Démocratique du Congo, Rwanda, Sao Tome et Principe et Tchad.

4. Le Président de la Commission de la CEDEAO et le Secrétaire Général de la CEEAC ont également pris part au Sommet Conjoint ainsi que les personnalités suivantes :

• le Président de la Commission de l'Union Africaine ;
• le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS) ;
• le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique Centrale (UNOCA) ;
• le Représentant de l'Union européenne ;
• le Président de la Commission de l'UEMOA ;
• le Président de la Commission de la CEMAC ;
• le Secrétaire Général de la CEN-SAD.

5. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont examiné la situation sécuritaire générale en Afrique de l'Ouest et en Afrique Centrale et ont noté les risques créés par la montée des défis sécuritaires, notamment en ce qui concerne le terrorisme, les trafics d'armes, d'êtres humains et de drogue, le blanchiment d'argent et la cybercriminalité.

6. Les chefs d'Etat et de Gouvernement ont mis en exergue les importants acquis de la coopération déjà existant entre la CEDEAO et la CEEAC dans le domaine de la sécurité et de la sûreté maritimes, en particulier dans le cadre du Centre Interrégional de Coordination (CIC) issu des décisions du Sommet Conjoint CEDEAO-CEEAC du 25 juin 2013 à Yaoundé, République du Cameroun.

7. Afin de mieux faire face, ensemble, aux défis sécuritaires, les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont souligné la nécessité d'une coopération plus renforcée et effective entre les deux Communautés.

8. Dans cette perspective, les chefs d'Etat et de Gouvernement ont décidé d'avoir une vision partagée des menaces et une approche commune des solutions à y apporter. Ainsi, ils ont adopté la Déclaration de Lomé sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent dans les espaces de la CEDEAO et de la CEEAC.

9. Au titre de la promotion de la paix et de la stabilité, les Chefs d'Etat et de Gouvernement s'engagent à coopérer pour prévenir les conflits, promouvoir la paix et la stabilité dans les deux régions à travers notamment la mise en place et le renforcement, aux niveaux national et régional, de mécanismes d'alerte précoce et de réponses rapide aux crises impliquant la société civile, les leaders d'opinion, les femmes, les jeunes et les acteurs étatiques. Ils condamnent les actes violents commis notamment dans le cadre des crises internes visant à déstabiliser les Etats et tendant à remettre en cause les frontières nationales. Les Chefs d'Etat s'engagent également à adopter, lors de leur prochain Sommet, un cadre régional portant convergence des principes constitutionnels au sein de la CEDEAO et de la CEEAC.

10. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont exprimé leur solidarité envers les autorités légitimes et le Peuple centrafricain et leur soutien à l'initiative pour la paix et la réconciliation dans le pays. Ils appellent l'Union Africaine à rechercher avec les Nations Unies les moyens de lever l'embargo sur les armes imposé au Gouvernement de la République centrafricaine.

11. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement réaffirment leur attachement au respect par toutes les parties prenantes de l'Accord du 31 décembre 2016, seul cadre consensuel et inclusif pouvant permettre l'organisation d'élections transparentes et apaisées en République Démocratique du Congo. Ils saluent les efforts déployés par le Gouvernement dans la mise en œuvre du processus électoral conformément au calendrier de la commission électorale nationale
indépendante.

12. Au titre de la Sécurité, les Chefs d'Etat et de Gouvernement s'engagent à renforcer leur coopération afin de lutter efficacement contre toutes les formes d'insécurité. A cet effet, ils instruisent le Président de la Commission de la CEDEAO et Secrétaire Général de la CEEAC à initier, dans les meilleurs délais, les négociations entre les Etats des deux régions en vue de conclure et de mettre en œuvre des procédures d'entraide et de coopération judiciaire.

En particulier, un Accord de coopération en matière de police criminelle entre les Etats de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique Centrale devrait être signé par les Ministres désignés, avant la fin de l'année 2018.

13. Fortement préoccupés par la multiplication et l'étendue des conflits violents entre éleveurs et agriculteurs liés notamment aux
effets négatifs du changement climatique, les Chefs d'Etat et de Gouvernement instruisent les ministres en charge de l'agriculture, de l'élevage et de la sécurité des deux régions à engager des
consultations régulières, avec la participation des organisations d'agriculteurs et d'éleveurs, dans le but d'identifier les mesures pour prévenir et gérer pacifiquement ces conflits.

14. Les chefs d'Etat et de Gouvernement expriment leurs profondes préoccupations face à la situation d'instabilité qui prévaut en Libye et ses conséquences sur la situation sécuritaire des Etats membres de la CEDEAO et de la CEEAC et en appellent à la Communauté internationale en vue d'une sortie de crise rapide dans ce pays avec une implication active des Etats de la région. A cet effet ils expriment leur soutien à la médiation africaine conduite par le Président de la
République du Congo, S.E.M. Denis SASSOU-N'GUESSO

15. Par ailleurs, les Chefs d'Etat et de Gouvernement instruisent leurs ministres compétents à examiner les questions liées aux flux migratoires et aux changements climatiques dans l'espace commun et d'en faire rapport lors de leur prochain Sommet.

16. Au titre de la prévention et de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent, les chefs d'Etat et de Gouvernement condamnent avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées par les groupes terroristes contre les populations civiles, les forces de défense et de sécurité et les forces régionales et internationales. Ils condamnent également avec force les actions et le trafic
illicite en tout genre des groupes terroristes et des bandes de mercenaires opérant dans le Sahel à partir du Sud Libyen.

17. Ils saluent l'engagement des pays membres de la Force Multinationale Mixte du Bassin du Lac Tchad et de la Force Conjointe du G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme. A cet effet, ils lancent un appel à tous les Etats membres des deux Communautés, dans un esprit de solidarité intercommunautaire, d'apporter un appui matériel, financier, technique et en renseignements aux forces armées des Etats engagés dans la lutte contre le terrorisme dans le Bassin du Lac Tchad et au Sahel. A cet effet, ils demandent au Conseil de sécurité des Nations Unies de placer la Force du G5 Sahel sous le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies en vue de lui assurer un financement pérenne et multilatéral.

18. Par ailleurs, les Chefs d'Etats et de Gouvernement réaffirment leur détermination à prévenir et à lutter contre le terrorisme et l'extrémisme violent à travers notamment l'implication des leaders religieux et communautaires, des femmes, des acteurs du système éducatif et autres groupes concernés de la société civile dans l'élaboration et la mise en œuvre des programmes de dé-radicalisation, de réinsertion, de réintégration et de réconciliation.

19. Ils encouragent les services de sécurité habilités de leurs Etats respectifs à échanger les informations et les renseignements pertinents et instruisent les Ministres en charge de la Sécurité des Etats membres de la CEDEAO et de la CEEAC, à faire parvenir, avant leur prochain Sommet, au Président de la Commission de la CEDEAO et au Secrétaire général de la CEEAC, des propositions sur les mécanismes et procédures idoines permettant le partage sécurisé de renseignements et d'information entre les Etats.

20. Ils s'engagent à renforcer mutuellement les capacités de leurs Forces de Défense et de Sécurité dans le domaine de la formation du personnel, des exercices conjoints, du renseignement et du respect des règles des droits de l'Homme et du droit international humanitaire.

21. Ils s'engagent, à mettre en œuvre des politiques publiques et des programmes de valorisation des régions affectées par les activités des groupes terroristes, notamment par la création de pôles moteurs de croissance et de développement, générateurs de revenus en faveur de la jeunesse. Ils s'engagent également à soutenir l'investissement public et privé dans tous les secteurs productifs pour une croissance inclusive afin de lutter contre la pauvreté

22. Les chefs d'Etat et de Gouvernement décident de mettre en place un Comité Ministériel de Suivi de la mise en œuvre des décisions du présent Sommet Conjoint qui doit se réunir une fois l'an.sommet Ils
instruisent le Président de la Commission de la CEDEAO et le Secrétaire Général de la CEEAC de prendre les mesures nécessaires à cet effet pour traduire les engagements pris en actions concrètes.

23. Le Sommet Conjoint lance un appel aux Etats membres, à l'Union africaine, aux Nations Unies, aux partenaires bilatéraux et multilatéraux et à l'ensemble de la Communauté Internationale à apporter leur soutien à la mise en œuvre des décisions ainsi adoptées.

24. Les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO et de la CEEAC décident de se réunir tous les deux (2) ans de manière alternative, dans l'une ou l'autre des deux Communautés, pour faire le point de la mise en œuvre des engagements contenus dans la Déclaration de Lomé adoptée lors du Sommet Conjoint. Toutefois, ils conviennent de se concerter chaque année en marge du Sommet ordinaire de l'Union africaine de Janvier. Ils ont convenu de tenir leur prochain Sommet Conjoint en 2020 à, N'Djaména, République du Tchad.

Fait à Lomé, le 30 juillet, 2018

01/0818



photo-de-familleLe Président de la République, chef de l'Etat, S.E.M. Issoufou Mahamadou, a pris part, hier lundi dans la matinée, au Sommet conjoint de la CEDEAO et de la CEEAC qui s'est tenu sous une grande tente climatisée plantée à l'hôtel 2 février de Lomé au Togo. L'entrée des Chefs d'Etat et de gouvernement sous la tente a été saluée par une «stand ovation». La cérémonie d'ouverture du Sommet conjoint a été marquée par quatre importantes allocutions. Les chefs d'Etat et de gouvernement présents à Lomé ont tour à tour écouté le discours de bienvenue de S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé du Togo, Président de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, l'adresse du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l'Afrique de l'ouest, M. Mohamed Ibn Chambas, l'allocution du président de la Commission de l'Union Africaine, M. Moussa Faki Mahamat, et enfin le discours d'ouverture du Sommet conjoint CEDEAO/CEEAC prononcé par S.E.M. Ali Bongo Ondimba du Gabon, Président de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEEAC.
Dans son discours d'ouverture de ce Sommet conjoint, le Président Ali Bongo Ondimba a d'abord rappelé que « l'initiative de la tenue du présent Sommet conjoint trouve son origine dans la décision prise par la Conférence des chefs d'Etat du Conseil de Paix et de Sécurité de l'Afrique centrale (COPAX), au cours du sommet extraordinaire tenu à Yaoundé le 16 février 2015, consacré à la lutte contre le groupe terroriste connu sous
l'appellation de ''Boko Haram. Ainsi, au cours de ce Sommet, nous avions convenu que la question terroriste, singulièrement la lutte contre Boko Haram, pourrait être un levier du raffermissement de la coopération entre nos deux régions».

«C'est à ce titre que je souhaite que les travaux de ce Sommet conjoint examinent avec rigueur les questions liées à la paix, à la sécurité, à la stabilité et à la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent dans notre espace commun », a précisé le Président Bongo Ondimba qui estime que « les menaces sécuritaires transversales dans notre espace nous commandent d'agir de manière concertée et collective, à l'instar de ce que nous avons initié depuis 2013 dans le domaine de la sûreté et de la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée ».

« S'agissant de la lutte que nous menons contre le terrorisme et toutes les autres formes de violence qui sont infligées à nos peuples, je me félicité des succès enregistrés par la Force Multinationale Mixte (FMM). Ils prouvent à suffisance que toute approche collective visant à faire face aux défis sécuritaires auxquels nos deux régions sont confrontées est opportune. Mise en œuvre dans le cadre de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) en vue de lutter contre Boko Haram, la Force Multinationale Mixte, qui regroupe aussi bien des Etats membres de la CEEAC que de la CEDEAO, permet de combattre efficacement des groupes terroristes», a-t-il indiqué. Pour le Président Ali Bongo Ondimba, « au-delà de la question du terrorisme et de l'extrémisme violent dans l'espace CEEAC-CEDEAO examinée par ce Sommet, nous devrions élargir notre champ de coopération inter-régionale aux autres questions sécuritaires». Le Président Ali Bongo Ondimba «formule également le vœu que ce Sommet conjoint soutienne l'idée de la mise en place d'un Mécanisme mixte CEEAC-CEDEAO, sous la conduite conjointe de nos ministres en charge des Affaires étrangères et de ceux en charge de la Sécurité ».

prn-2Pour sa part, le président de la Commission de l'Union Africaine a mis l'accent sur « la doctrine africaine contre les menaces asymétriques » avant de prévenir que le financement par nos pays de notre propre sécurité est consubstantiel à notre indépendance.
Quant au Représentant spécial du Secrétaire
Général des Nations Unies,M. Mohamed Ibn Chambas, il a estimé que « le Sommet d'aujourd'hui est l'occasion de renforcer et d'élargir la coopération existante entre les deux sous-régions. Il s'agit en effet d'un pas important dans la bonne direction, que l'ONU est déterminée à soutenir, faciliter et encourager ». C'est, en s'attaquant «aux causes profondes de l'instabilité, ce qui permettrait de contribuer à miner la capacité des groupes terroristes et des syndicats du crime organisé à recruter de nouveaux membres parmi les populations locales». Et à M. Ibn Chambas de citer en exemple le Plan de Soutien pour le Sahel que l'ONU vient d'élaborer...prn-cond

Auparavant, le Président Faure Eyadema avait, dans son discours de bienvenue aux participants au Sommet conjoint CEDEAO-CEEAC, tenu à
exprimer sa « gratitude» à tous. D'abord aux chefs d'Etat et de gouvernement « pour les efforts consentis » ; ensuite, « plus particulièrement, au Président Ali Bongo Ondimba pour son engagement et sa détermination en tant que Président en exercice de la CEEAC» ; et, enfin, au président de la Commission de la CEDEAO et au Secrétaire général de la CEEAC «pour l'important travail préparatoire effectué». Le Président Faure a assuré que, «aujourd'hui, nous écrivons une nouvelle page de notre coopération qui, j'en suis certain, marquera l'histoire de nos deux communautés » avant « d'en appeler aux Etats membres, à l'Union Africaine, aux Nations Unies et à nos partenaires bilatéraux et multilatéraux à accompagner la mise en œuvre effective des décisions qui seront issues de ce Sommet ».
La cérémonie d'ouverture du Sommet conjoint a pris fin avec une photo de famille des chefs d'Etat et de gouvernement qui, après le déjeuner, ont entamé leurs travaux à huis clos.

De notre envoyé spécial
Sani Soulé Manzo

31/07/18



prn-1Le Président de la République, Chef de l'Etat, S.E.M. Issoufou Mahamadou, est arrivé dans l'après-midi d'hier à Lomé au Togo, où il prend part à la Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) qui se déroulera du lundi 30 juillet au mardi 31 juillet 2018
A sa descente d'avion, le Chef de l'Etat a été accueilli à la passerelle par le Président de la République Togolaise et Président en exercice de la CEDEAO, S.E.M. Faure Eyadema. Avec certains de leurs pairs arrivés plus tôt, les Président Issoufou et Faure, ont écouté l'hymne national du Togo ; ils ont été salués par des personnalités civiles et militaires du Togo ainsi que par les responsables de la CEDEAO et de la CEEAC.
Il faut préciser que le Chef de l'Etat est accompagné dans ce déplacement de M. Bazoum Mohamed, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses ; M. Mahamadou Ouhoumoudou, ministre Directeur de cabinet du Président de la République ; M. Hassoumi Massoudou, ministre des Finances ; M. Kalla Ankouraou, ministres des Affaires étrangères, de la Coopération, de l'Intégration africaine et des Nigériens à l'Extérieur ; M. Karidjo Mahamadou, ministres des Transports ; Mme Kané Aichatou Boulama, ministre du Plan, et Mme Lamino Ousseini Salamatou Bala Goga, ministre Délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l'Intégration africaine et des Nigériens à l'extérieur, Chargée de l'Intégration africaine.
Deux importantes allocutions sont notamment attendues à cette Conférence au sommet : celle du Président en exercice de la CEDEAO, S.E.M. Faure Eyadema, et celle du Président en exercice de la CEEAC, S.E.M. Ali Bongo Ondimba du Gabon. Dans l'après-midi de ce lundi 30 juillet, deux autres rencontres sont à l'agenda du Président Issoufou Mahamadou; il s'agit du Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des huit pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la réunion de Haut niveau de la Task Force présidentielle sur la création de la monnaie unique de la CEDEAO.
La présence du Président Issoufou à cette Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) se justifie à plus d'un titre. En effet, en tant que panafricaniste de conviction et d'action (distingué par ses pairs comme Champion de la Zone de libre-échange continentale), mais aussi en tant que héraut de la lutte contre le terrorisme, et de surcroît Président du G5 Sahel), S.E.M. Issoufou Mahamadou ne pouvait pas manquer le rendez-vous de Lomé.
Car, la Conférence de Lomé est doublement historique. D'abord parce qu'elle constitue un tournant vers l'intégration africaine ; ensuite, parce qu'elle pose les jalons d'une synergie d'actions dans la lutte contre toutes les formes de terrorisme dans un ensemble géographique plus vaste.
Soulignons que, contrairement aux Pères de l'Indépendance des pays africains qui s'étaient divisés sur le point de savoir s'il fallait instituer l'Unité africaine hic et nunc (ici et maintenant) ou par «cercles concentriques », les Chefs d'Etat réunis à Lomé ont fait le pari, plus pragmatique, d'une Union qui repose sur cinq piliers mais qui va se construire en six étapes. Les cinq piliers sont le Commerce et intégration des marchés, la Libre circulation des personnes, la Convergence des politiques macroéconomiques, la Paix, sécurité, stabilité et gouvernance ainsi que l'Harmonisation des politiques sectorielles.
La mise en œuvre de ces piliers est confiée aux huit «communautés économiques régionales» reconnues comme les « fondations» de l'Union africaine. Ce sont: l'Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD), la Communauté d'Afrique de l'Est (CEA), la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), la Communauté des États Sahélo-sahariens (CEN-SAD), la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) et l'Union du Maghreb arabe (UMA).
Voir donc deux de ces huit «communautés économiques régionales» se réunir pour parler d'une seule et même voix est en soi rassurant quant aux progrès de l'Afrique vers son Union voire son Unité. C'est d'autant plus rassurant que les deux «communautés économiques régionales» en question « pèsent » lourd en Afrique.
Rappelons que le Président Issoufou Mahamadou, qui a porté la ZLECAf sur les fonts baptismaux avec son frère et ami Paul Kagamé, le Président du Rwanda, est depuis des années co-président de la Task force présidentielle qui vise à la création d'une monnaie unique de la zone CEDEAO ; il est également, au nom du Niger, sur tous les fronts de lutte contre le terrorisme et la migration irrégulière.
Du reste, l'Afrique sait ce qu'elle lui doit, si l'on en juge par le fait que le Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement du continent tenu en 2015 à Addis Abeba en Ethiopie ait décidé de faire en 2019 de la bonne et belle ville de Niamey la «Capitale de l'Afrique». Comme pour lui signifier que « toute peine mérite récompense» et donc l'encourager à aller au-delà. Pour le bonheur de l'Afrique.

De notre envoyé spécial
Sani Soulé Manzo

30/07/18



conseilLe Conseil des ministres s'est réuni, le vendredi 27 juillet 2018, dans la salle
habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou,
Président de la République, Président du Conseil des ministres. Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes:

I. AU TITRE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret définissant le code d'alerte national.
L'article 7 de la loi n° 2017-06 du 31 mars 2017, déterminant les principes fondamentaux de l'organisation de la protection civile dispose qu'en cas de risque majeur ou de déclenchement d'un Plan d'Organisation de Secours (plan ORSEC) justifiant d'informer sans délai la population, les services de radiodiffusion sonore et de télévision sont tenus de diffuser à titre gracieux, les messages d'alerte et les consignes de sécurité liés à la situation. Les opérateurs de téléphonie mobile concourent gracieusement, par les moyens appropriés, à l'information de la population.
Les obligations auxquelles sont assujettis les détenteurs de moyens de publication et de diffusion sont fixées dans un code d'alerte national défini par décret pris en Conseil des Ministres. Le présent projet de décret a pour objet de définir le code d'alerte. Le code d'alerte décline les mesures destinées à informer la population à travers la mise à disposition permanente d'information sur l'état de vigilance et définit les modalités de déclenchement de l'alerte, de diffusion des consignes de sécurité à la population par les services de radiodiffusion, de télévision et les opérateurs de téléphonie mobile ainsi que les modalités de fin d'alerte.

II. AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES, DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant organisation du Ministère des Domaines, de l'Urbanisme et du Logement.
Suite au décret portant remaniement ministériel intervenu le 12 avril 2018, le Ministère des Domaines et de l'Habitat, est devenu Ministère des Domaines, de l'Urbanisme et du Logement. Les attributions du Ministre ont été fixées et précisées respectivement par les décrets n° 2018-475/PRN du 09 juillet 2018, portant organisation du Gouvernement et fixant les attributions des Ministres d'Etat, des Ministres et des Ministres Délégués et n° 2018-476/PM du 09 juillet 2018, précisant les attributions des membres Gouvernement.
Aux termes de ces décrets, les attributions du Ministre des Domaines, de l'Urbanisme etdu Logement intègrent, en plus des Domaines et de l'Habitat, les volets planification urbaine et aménagement urbain. Le présent projet de décret est pris pour adapter l'organisation du Ministère au changement intervenu dans les attributions du Ministre.
III. AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT
SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L'INNOVATION.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant approbation des Statuts du Centre National de Recherche Scientifique (CNRS).
Le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) est un Etablissement Public créé par la loi n° 2015-29 du 26 mai 2015 dans le but de doter l'environnement scientifique du Niger, d'une structure étatique qui permettrait, sur l'ensemble du Territoire National, la mutualisation de toutes les ressources financières et humaines disponibles, dédiées à la recherche scientifique. Le présent projet de décret est pris conformément à l'article 7 de la loi portant création dudit établissement qui dispose que les statuts du CNRS sont approuvés par décret pris en Conseil des Ministres. Il vise à doter le CNRS d'un cadre juridique lui permettant de mener à bien ses missions.

IV. AU TITRE DU MINISTERE CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS.

Le Conseil des Ministres a examiné la proposition de loi modifiant et complétant la loi n° 2006-12 du 15 mai 2006, relative à la lutte antitabac.
L'avis du Gouvernement sur cette proposition de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale, conformément au Règlement Intérieur de cette Institution.

L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Onep
30/07/18

Politique

Le Président de la République a pris part, à Bamako, au défilé militaire à l'occasion de la Fête de l'Indépendance du Ma…

Le Président de la République a pris part, à Bamako, au défilé militaire à l'occasion de la Fête de l'Indépendance du Mali : Nous allons consolider la paix et la sécurité dans l'espace du G5 Sahel, a déclaré le Président Issoufou Mahamadou

Le Président de la République, Chef de l'État, SEM Issoufou Mahamadou, a regagné Niamey, samedi dernier, de retour de Bamako, au Mali, où il a assisté le même jour à un imposant défilé militaire et civil organisé sur l'Avenue du Mali sise à Hamdallaye ACI.SEM Issoufou Mahamadou, également Président du G5 Sahel, a assisté à ce défilé organisé dans le cadre de la célébration du 58ème anniversaire de l'accession du Mali à l'indépendance, «...

Communiqué du Secrétariat général du Gouvernement : Le Chef de l'Etat signe un (1) décret, portant inscription au tablea…

Communiqué du Secrétariat général du Gouvernement : Le Chef de l'Etat signe un (1) décret, portant inscription au tableau d'avancement et nomination au grade au sein des FAN

Le Président de la République, Chef de l'Etat, Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou a signé un (1) décret, portant inscription au tableau d'avancement et nomination au grade au sein des Forces Armées Nigériennes.Aux termes de ce décret, est inscrit au tableau d'avancement complémentaire au titre de l'année budgétaire 2018 et nommé au grade supérieur, l'Officier des Forces Armées Nigériennes dont le nom suit, pour compter du 1er oc...

A la Présidence de la République : Le Chef de l'Etat reçoit le Secrétaire Exécutif de la Commission Mixte Nigéro-Nigéria…

A la Présidence de la République : Le Chef de l'Etat reçoit le Secrétaire Exécutif de la Commission Mixte Nigéro-Nigériane de coopération et le Haut Représentant du Président de la République du Burkina Faso

Le Président de la République, Chef de l'Etat SE Issoufou Mahamadou a accordé, hier, deux audiences. Pour la première audience, le Président Issoufou Mahamadou a reçu le Secrétaire Exécutif de la Commission Mixte Nigéro Nigériane de coopération, l'Ambassadeur Rabiu Akaou. A l'issue de l'audience, l'Ambassadeur Rabiu Akaou a déclaré avoir échangé avec le Chef de l'Etat sur plusieurs questions d'intérêts communs. Selon lui, les échanges o...

Présentation des lettres de créance au Palais de la Présidence : Quatre nouveaux ambassadeurs accrédités au Niger

Présentation des lettres de créance au Palais de la Présidence : Quatre nouveaux ambassadeurs accrédités au Niger

Le Président de la République, Chef de l'Etat, S.E.M. Issoufou Mahamadou a reçu, hier dans la matinée, les lettres de créance de quatre nouveaux ambassadeurs accrédités dans notre pays. Au cours d'une cérémonie solennelle à la Présidence de la République, le Président Issoufou Mahamadou a d'abord reçu les lettres de créance de SE Monsieur Jorge Jose Hadad Capote, en qualité d'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Républiq...

A l'Assemblée nationale : SE Ousseini Tinni reçoit une délégation d'investisseurs allemands

A l'Assemblée nationale : SE Ousseini Tinni reçoit une délégation d'investisseurs allemands

Le Président de l'Assemblée nationale, SE Ousseini Tinni a reçu hier matin en audience, une délégation d'investisseurs allemands. A l'issue de l'audience, le représentant de cette délégation allemande, M. Henrik Shliekera a expliqué le but de cette entrevue. « Nous sommes un groupe d'investisseurs allemands qui intervient dans le domaine de la santé, de l'éducation, des infrastructures et de l'humanitaire. Nous sommes venus au Niger sur...

Diplomatie : Le Ministre des Affaires Etrangères reçoit les copies figurées de deux ambassadeurs

Diplomatie : Le Ministre des Affaires Etrangères reçoit les copies figurées de deux ambassadeurs

Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur, M. Kalla Ankaraou a reçu hier les copies figurées de SEHussein GaafarMohamed Adam, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Soudan au Niger.Juste après, ce fût au tour de SE Denisa Elena Jonete, Ambassadeur, Cheffe de la Délégation de l'Union Européenne auprès de la République du Niger de présenter...

Au Conseil des ministres : Adoption de plusieurs projets de textes dont le projet de loi portant loi de finances pour l'…

Au Conseil des ministres : Adoption de plusieurs projets de textes dont le projet de loi portant loi de finances pour l'année budgétaire 2019, équilibré en recettes et en dépenses à 2.050,76 milliards de francs CFA

Le Conseil des Ministres s'est réuni, hier lundi 17 septembre 2018, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres.Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :I. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE.Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projet...

A la Présidence de la République : Le Président de la République reçoit une délégation de la CAF

A la Présidence de la République : Le Président de la République reçoit une délégation de la CAF

Le Président de la République, Chef de l'Etat, SE Issoufou Mahamadou s'est entretenu vendredi dernier avec une délégation de la Confédération Africaine de Football (CAF) conduite par le président de ladite institution, M. Ahmad Ahmad. A l'issue cette audience, le nouveau président de la CAF, a dit que la visite officielle auprès des Chefs d'Etats des pays africains est toujours une grande retrouvaille entre la CAF et ces Chefs d'Etats. ...

A la Présidence de la République : Le Chef de l'Etat reçoit plusieurs personnalités

A la Présidence de la République : Le Chef de l'Etat reçoit plusieurs personnalités

Le Président de la République, Chef de l'Etat, Issoufou Mahamadou, a accordé des audiences, hier à la présidence de la République. Pour la première audience, le Chef de l'Etat a reçu une délégation de la cour des comptes du Sénégal conduite par son Premier président, M. Mamadou Faye. La délégation sénégalaise est allée au palais pour présenter ses condoléances au Président de la République ainsi qu'aux membres de la cour des comptes du ...

Décès de Kofi Annan, ancien Secrétaire Général des Nations Unies : Le Premier ministre prend part aux obsèques à Accra

Décès de Kofi Annan, ancien Secrétaire Général des Nations Unies : Le Premier ministre prend part aux obsèques à Accra

Le Premier ministre, Chef du gouvernement, Son Excellence Monsieur Brigi Rafini, a quitté Niamey hier après-midi, à destination d'Accra au Ghana. Dans la Capitale ghanéenne, SE. Brigi Rafini représente le Président de la République Issoufou Mahamadou aux obsèques de l'ancien Secrétaire Général des Nations Unies Kofi Annan.Le Premier ministre Brigi Rafini est accompagné dans ce déplacement, notamment de M. Mohamed Ibn Chambas, Représenta...

AG/ONU

Editorial

Editorial : Chapeau Nigelec !

lundi 10 septembre 2018

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L'invité de Sahel dimanche

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Dossier

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Cinquantenaire de la Société Nigérienne d'Electricité (NIGELEC) : Boukari Kané, une figure marquante de la NIGELEC

Il est incontestablement celui qui a posé les jalons de la Société Nigérienne de l'Electri...

lundi 10 septembre 2018

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Les grands projets de la NIGELEC : Environs 552 milliards FCFA injectés pour améliorer et étendre la fourniture d'électricité

Créée en septembre 1968, la Société Nigérienne d'Électricité (NIGELEC) succède à la Saféle...

lundi 10 septembre 2018

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Diner de gala de la Nigelec : La société honore ses anciens dirigeants, ses meilleurs agents et clients

A l'occasion de son cinquantième anniversaire, la Société Nigérienne d'Electricité (Nigele...

lundi 10 septembre 2018

L'air du temps

L'IDH en questions

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Le verdict du rapport sur le rapport mondial de développement humain pour l'année 2017 est...

vendredi 21 septembre 2018

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