Interpellation du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à l’Assemblée nationale : M. Adamou Mahaman expose aux députés la situation de la fourniture d’eau potable au Niger

Société
Spread the love

Sharing is caring!

Dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale, les députés nationaux en travaux de séance plénière de la première session ordinaire au titre de l’année 2022 de l’Assemblée nationale, ont interpellé samedi 18 juin 2022 le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, M. Adamou Mahaman. Il est allé répondre aux préoccupations du parlementaire, M. Kalla Moutari sur la question vitale, de l’eau potable de consommation au Niger et particulièrement, des villes de Maradi et de Zinder. Le ministre en charge de l’Hydraulique a largement exposé à la représentation nationale, la situation de la fourniture d’eau potable dans les villes et campagnes du Niger. La séance plénière a été présidée par le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, M. Kalla Ankouraou.

Le ministre en charge de l’Hydraulique, M. Adamou Mahaman a, avec une attention particulière envers les parlementaires, répondu à une quinzaine de questions posées par le député auteur de l’interpellation sur les besoins en eau potable au Niger, la fiabilité des données statistiques, la réalité du programme d’accroissement de la production d’eau à Maradi, les études du problème d’eau de Zinder, les interventions de partenaires stratégiques du Ministère, la gestion de l’eau par la SEEN et la SPEN ainsi que les dispositions prises par le gouvernement pour garantir de l’eau pour tous au Niger.

En réponse aux préoccupations posées par le député Kalla Moutari, le ministre Adamou Mahaman a tout d’abord rappelé la réforme du sous-secteur de l’hydraulique urbaine depuis l’an 2000 qui a abouti à la transformation de la Société Nationale des Eaux (SNE) en Société d’Exploitation des Eaux du Niger (SEEN) résultant de la loi 2000-12 du 14 Août 2000 reprise par les lettres de politique sectorielle de l’hydraulique urbaine approuvée en 2001 et en 2011 par le gouvernement qui a défini les options et orientations qu’il compte prendre. Selon le ministre, il s’agit de la mise en œuvre de la réforme du sous-secteur de l’hydraulique par la création de la SPEN ; l’engagement de l’Etat à assurer l’équilibre financier du sous-secteur en procédant régulièrement à des révisions tarifaires ; la réduction des consommations d’eau des administrations et le paiement régulier et à bonne date des factures d’eau des administrations.

L’objectif général de la réforme, « vise, à travers un partenariat public privé, à créer une structure autonome, financièrement viable, capable d’assurer l’alimentation en eau potable à moindre coût, en quantité suffisante et en qualité acceptable des populations des centres urbains et semi urbains, en particulier celles à faibles revenus », a-t-il déclaré.

Le ministre de l’Hydraulique, a ajouté que l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement constituent une des priorités pour le Niger. C’est conscient de ces enjeux que le Niger s’est engagé depuis 2016 pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durables (ODD6) pour accélérer les progrès pour un accès universel à l’eau potable, l’hygiène et à l’assainissement à l’horizon 2030. Pour donner suite à ces engagements, a-t-il continué, le Niger a élaboré et adopté en mai 2017, le Programme Sectorielle Eau, Hygiène et Assainissement (PROSEHA) 2016- 2030 et le Plan d’Action National de Gestion Intégré des Ressources en Eau (PANGIRE).

Après cinq (5) ans de mise en œuvre, pour relever ce défi, et  répondre aux attentes des populations nigériennes, particulièrement celles vivant en milieu rural, le Programme de Renaissance Acte 3 du Président de la République ambitionne de donner un coup d’accélérateur en améliorant l’ensemble des indicateurs d’accès à l’eau potable et l’assainissement.

En hydraulique villageoise, l’accès à l’eau potable sur l’ensemble du territoire national atteindra une couverture géographique de 95% et à un taux d’accès de 55% par la réalisation de 35 000 équivalents points d’eau modernes supplémentaires et la réhabilitation de 5 000 équivalents points d’eau, et la réduction des disparités inter et intra régionales dans l’accès à l’eau et même à l’assainissement.

Pour ce qui est de l’hydraulique pastorale, les points d’eau seront renforcés avec la réalisation de 4 500 équivalents points d’eau (éqPEM) nouveaux et la réhabilitation de 500 autres, composés des puits pastoraux et stations de pompage pastorales. L’hydraulique urbaine atteindra un taux de desserte de 100% dans les 55 centres du périmètre concédé avec la réalisation de 460 000 branchements particuliers ; 10 000 bornes fontaines publiques ; optimisation des centres concédés à la SPEN et l’extension du périmètre concédé.  « Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement a décidé de rehausser le financement du secteur de 3% en moyenne à 7% du budget d’investissements de l’Etat », a indiqué le ministre Adamou Mahaman.

En ce qui concerne la situation de Maradi et Zinder, le ministre a donné d’amples explications appuyées par des statistiques et des perspectives heureuses ont été annoncées pour juguler le problème d’eau dans les deux régions et toutes les zones en difficulté d’eau potable au Niger. Il a aussi édifié les parlementaires sur le partenariat qui existe entre l’Agence Musulmane d’Afrique qui est une ONG caritative réalisant des postes d’eau autonome au profit des populations des régions de Zinder et Maradi, mais qui ne respecte pas les lois et règlements du pays. Le Ministère du développement Communautaire est en train de prendre des dispositions à cet effet.

Seini Seydou Zakaria(onep)