Journalisme en langues nationales : Le SYNAJOC/L organise un atelier de renforcement de capacités des membres sur la maitrise de la communication en langue dans la production des émissions

Société
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Le Syndicat National des Journalistes et Communicateurs en Langues nationales (SYNAJOC/L) du Niger a organisé, le samedi 5 février dernier à  Niamey, un atelier de renforcement de capacités techniques et professionnelles de ses militants. L’ouverture de cette formation qui s’est déroulée dans la salle de réunions de la Maison de Presse a été présidée par le Secrétaire général du SYNAJOC/L, Mr Omar Labaran en présence du président de la Maison de Presse, M Harouna Ibrahim. Cet atelier a pour thème ‘’Renforcement de capacités des journalistes et communicateurs en langue nationale sur la maitrise de la communication en langue dans la production des émissions radios et télévisions’’.

Cette formation a regroupé une trentaine de journalistes en langues nationales issus des medias publics et privés provenant de toutes les régions du pays.

D’après le Secrétaire général du SYNAJOC/L, M. Omar Labaran, cet atelier a pour objectifs de renforcer les capacités techniques et professionnelles des participants dans la production audiovisuelle et dans l’utilisation et la maitrise de la communication dans les langues nationales. «70%à 75% des messages qui passent dans nos radios en particulier sont en langues nationales et c’est bien normal pour pouvoir atteindre le plus grand public. C’est pourquoi, il est nécessaire de savoir comment collecter, bien traiter les informations à diffuser à nos auditeurs», a-t-il expliqué. «C’est dans cette optique que nous avons réfléchi au niveau de notre associations pour organiser cette session. Cela parce qu’au regard des insuffisances que nous relevons dans le traitement de l’information, dans les débats, nous sommes souvent interpelés par rapport aux bourdes que commettent certains journalistes», a précisé le Secrétaire Général du SYNAJOC/L.

M. Omar Labaran a par ailleurs indiqué que les technologies de l’information avec notamment les réseaux a beaucoup bouleversé le journalisme de langue. «Si nous voulons garder nos auditeurs, nous devrons nous ressaisir et nous défaire de la dynamique des faknews», a-t-il estimé. Le Secrétaire général du SYNAJOC/L a salué le partenariat avec la Maison de Presse pour son soutien dans l’organisation de cette formation.

De son côté, le président de la Maison de Presse M. Harouna Ibrahim a exprimé sa fierté et son encouragement à l’endroit du Syndicat National de Journalistes et Communicateurs en Langues (SYNAJOC/L) pour la tenue de cet atelier. «L’utilisation des langues locales dans le traitement et la diffusion de l’information est très complexe surtout quand le journaliste ne maitrise pas la grammaire et le vocabulaire de ces langues», a expliqué M. Harouna Ibrahim. Aussi, a-t-il ajouté dans cet exercice, réussir à traduire fidèlement au public constitue probablement l’aspect le plus important et le plus difficile du traitement de l’information dans une langue autre que le français dans notre pays. «Aujourd’hui les citoyens ainsi que les responsables des medias, se plaignent beaucoup de la revue en langue des contenus de nos medias», a-t-il souligné.

Le président de la Maison de Presse a lancé un appel à l’endroit des tous les journalistes en langues: «Ne vous fiez pas à votre seule connaissance de la langue. Recherchez le consensus en vérifiant votre traduction dans au moins deux dictionnaires. Si de nouveaux termes apparaissent trop souvent, constituez progressivement votre propre glossaire. Le temps que vous consacrez à la vérification de vos propres traductions sera rentable à long terme. Il peut arriver qu’un mot, un terme ou une idée n’ait pas d’équivalent dans l’autre langue, ou qu’il en ait plusieurs. Ainsi, dans une langue comme le haoussa, un terme peut avoir trois équivalents selon les régions. L’idée de vérifier vos traductions sur internet est bonne en soi, mais une fois de plus, ne vous fiez pas à un seul site internet ou une seule traduction», a-t-il soutenu.

Abdou Salam Kabirou Mouha (ASCN)