Journée internationale de lutte contre la fistule génitale féminine édition 2021 : Ce fléau touche encore entre 700 à 756 femmes par an au Niger, selon le ministre de la Santé publique

Société
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Le monde a célébré hier 23 mai, la journée internationale de lutte contre la fistule génitale féminine sous le thème «Les droits des femmes sont des droits humains ! Nous devons éliminer la fistule obstétricale maintenant !». A la veille de cette célébration, le ministre de la Santé publique, de la population et des affaires sociales a livré un message dans lequel il a rappelé les actions accomplies par le Niger pour restaurer la dignité de ces femmes meurtries. Dr Idi Illiassou Mainassara a aussi salué l’action du personnel de santé et de l’ensemble des parties prenantes qui interviennent dans la lutte contre cette affection.

Dans son message, le ministre en charge de la Santé publique a rappelé que plusieurs facteurs à risque favorisent la survenue de la fistule obstétricale au Niger. Il cite l’âge moyen du premier mariage d’une femme nigérienne qui est de 15,1 ans, l’Indice Synthétique de fécondité

estimé à 7,6 enfants par femme avec des maternités très rapprochées et un taux d’accouchement assisté par un personnel qualifié de 30% car «plus de deux femmes sur trois accouchent en dehors des structures de santé, s’exposant à des risques de mortalité maternelle ou des invalidités comme la fistule génitale». Pour combattre ce fléau, poursuit Dr Idi Illiassou Mainassara, le Niger a souscrit aux différents engagements internationaux et régionaux en matière d’éradication de la fistule et particulièrement depuis 2003 à la campagne mondiale d’éradication de la fistule.

Le ministre de la Santé publique a énuméré plusieurs mesures prises et actions menées par le Niger pour lutter contre la fistule génitale féminine telles que la création d’un Réseau National pour l’Eradication de la Fistule obstétricale et d’un Centre national de référence des fistules obstétricales accrédité

auprès de la Fédération Internationale des Gynécologues Obstétriciens depuis 2012, de même que la gratuité de la consultation prénatale et des soins aux enfants de Zéro à cinq ans, la gratuité des prestations liées aux césariennes. Entre la multiplication des centres de prise en charge, la formation des agents de santé et la réinsertion socioéconomique des femmes qui ont souffert de la fistule obstétricale, il indique que «l’espoir est encore permis» au Niger.

Cependant, reconnait Dr Idi Illiassou Mainassara, malgré les progrès enregistrés par le pays dans la promotion de la santé maternelle, ce fléau touche encore entre 700 à 756 femmes par an. D’où son appel pour davantage d’efforts en vu d’arriver à éradiquer la fistule génitale féminine qui peut être évitée et traitée. «Pour éliminer voire éradiquer la fistule génitale féminine dans notre pays, il est nécessaire que toutes les femmes et jeunes filles aient accès à des services de santé de la reproduction de qualité et que toute la population ait accès à l’information nécessaire, notamment sur les dangers des mariages précoces, des grossesses précoces et des maternités rapprochées», ajoute-t-il.

Dr Idi Illiassou Mainassara salue «l’action louable des personnels de santé et de toutes les parties prenantes qui œuvrent inlassablement dans la lutte contre cette affection» et réaffirme la volonté et l’engagement du gouvernement et du Président Mohamed Bazoum «à investir dans le développement humain et à soutenir toutes les initiatives de promotion de la santé de la reproduction en particulier». Il demande enfin à l’ensemble des parties prenantes dans la lutte contre la futile au Niger, d’œuvrer ensemble afin de donner «Espoir, guérison et dignité pour tous».

Souleymane Yahaya(onep)