Journée mondiale de la liberté de presse : «Notre pays ne compte aujourd’hui aucun journaliste professionnel en prison ou inquiété pour ses opinions», déclare M. Habi Mahamadou Salissou, ministre de la Communication

Société
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La 27ème édition de la Journée mondiale de la liberté de presse a été célébrée le dimanche 3 mai dernier avec pour thème ‘’Le journalisme sans crainte ni complaisance’’. A cette occasion, le ministre de la Communication M. Habi Mahamadou Salissou a livré un message dans lequel, il a réitéré l’attachement des autorités de la VIIème République à la liberté et à l’indépendance des médias. «Pour preuve notre pays ne compte aujourd’hui aucun journaliste professionnel en prison ou inquiété pour ses opinions», s’est réjoui le ministre de la Communication.

Le ministre Habi Mahamadou Salissou trouve la confirmation de cet état de fait dans le dernier classement mondial sur la liberté de presse publié chaque année par Reporters Sans Frontières dans lequel le Niger a amélioré son classement de 9 points, se positionnant à la 57ème place sur 180 pays. Ce classement, précise le ministre se fait sur la base d’un certain nombre de critères dont les performances en matière de pluralisme, d’indépendance des médias et d’autocensure, le cadre légal, la transparence et la qualité des infrastructures soutenant la production de l’information. «Il ne s’agit donc pas d’un cadre d’évaluation des politiques gouvernementales des Etats», estime M. Habi Mahamadou Salissou.

Pour le ministre de la Communication, «le progrès enregistré par le Niger ne saurait surprendre les observateurs avertis, car les autorités nigériennes ont toujours marqué leur engagement de faire de la presse nigérienne, une presse libre, professionnelle et indépendante». Il a, à cet effet, rappelé les multiples efforts consentis par l’Etat dans cette optique. Le ministre Habi cite entre autres, la signature de la Déclaration de la Table de la Montagne, l’adoption de plusieurs instruments juridiques, etc. «Mon département ministériel poursuivra sans relâche, les efforts pour la sauvegarde des acquis», a-t-il assuré, précisant que c’est dans cette optique que s’inscrit le processus devant aboutir à la signature de la Convention collective de la presse privée avec l’implication de nouveaux acteurs à savoir les institutions de la République.

«L’Etat a donc achevé sa part du travail en tant que facilitateur. Il revient à présent aux intéressés eux-mêmes, de jouer leur partition en procédant à la signature de cette convention, à laquelle je les exhorte bien vivement», a déclaré le ministre Habi Mahamadou Salissou. Rappelant que son département ministériel est prêt à parapher cette convention, le ministre de la Communication a précisé que la mise en œuvre de cette convention est assortie d’un moratoire d’un an. Ce qui estime-t-il, permettra aux responsables des médias privés de dénoncer toute disposition jugée préjudiciables.

Evoquant le contexte sanitaire mondial dans lequel intervient cette 27ème journée mondiale de la liberté de presse, le ministre de la Communication a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des journalistes pour le courage et le professionnalisme avec lesquels, ils traitent les informations sur le Covid-19. En effet, cette pandémie a un impact particulièrement négatif sur le fonctionnement des entreprises de presse publiques comme privées. «L’Etat s’active à faire de son mieux pour accompagner les médias nigériens dans ce contexte particulièrement éprouvant pour la planète toute entière et dont nous espérons la fin le plus tôt possible, plaise à Dieu», a-t-il assuré.

 

Siradji Sanda(onep)