Journée Mondiale de Lutte contre le Travail des Enfants : Protéger les enfants contre les travaux qui nuisent à leur développement physique et mental

Société
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A l’instar de la communauté internationale, le Niger a commémoré, hier dimanche 12 juin 2022, la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants. Au Niger, cet évènement est célébré de façon rotative dans les différentes régions du pays, afin d’impliquer activement toutes les populations nigériennes dans cette vaste campagne de lutte contre le travail des enfants. Cette année, c’est Tillabéri qui a été retenue comme région phare. L’évènement est placé sous le thème : ‘‘La Protection Sociale et le Travail des Enfants’’. A la veille de la célébration de ladite Journée, la ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Mme Daoura Hadizatou Kafougou, assurant l’intérim du ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale a livré un message.

Dans son adresse, la ministre, a indiqué que le thème retenu cette année : ‘‘la Protection Sociale et le Travail des Enfants’’ revêt une importance capitale, car la protection sociale est un vaste concept qui englobe les systèmes de sécurité sociale et, de façon plus générale, les mesures non obligatoires ou privées ainsi que les mesures d’assistance sociale. «Ces mesures visent à protéger les membres d’une société contre toute épreuve économique et sociale susceptible d’être provoquée par l’absence de revenus de travail ou une forte diminution de ce revenu dans une série d’éventualités. En protégeant les enfants et leurs familles, la protection sociale aide à donner à tous les enfants les mêmes opportunités d’assumer leur potentiel et de vivre une vie saine, heureuse et productive», a-t-elle poursuivi. En ratifiant les conventions Numéros 138 et 182 de l’OIT, l’Etat du Niger s’est donc engagé à promouvoir une politique nationale visant à assurer l’abolition effective du travail des enfants, à mieux encadrer l’activité des jeunes et à élever, progressivement, l‘âge minimum d’admission à l’emploi ou au travail pour que les adolescents puissent atteindre leur plus complet développement physique ou mental.

Dans cette optique, le Bureau International du Travail, sur financement du Département Américain du Travail (USDOL), a mis en place le Projet MAP16 qui accompagne le Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale à finaliser son Plan d’Action National de lutte contre les pires formes de travail des enfants. La ministre Hadizatou Kafougou, a expliqué que la célébration de cette Journée confirme l’engagement national soutenu, en faveur de la lutte contre le travail des enfants. «Cette Journée constitue une occasion pour réitérer l’engagement permanent des pouvoirs publics en faveur des questions de l’enfance et le souci constant d’améliorer la situation de cette catégorie en lui donnant la place qu’il lui échoit dans les politiques et programmes», a-t-elle précisé.

La ministre a appelé à l’union. « Nous devons unir nos forces pour construire un monde dans lequel chaque enfant peut vivre une enfance normale, être en bonne santé, aller à l’école, sans oublier les parents qui, eux, doivent pouvoir disposer d’un travail décent», a-t-elle déclaré. Selon la ministre, la violence et l’insécurité croissantes qui menacent cette région, rendent les familles plus vulnérables et exposent ou risquent d’exposer les enfants à une situation extrêmement difficile et incertaine. La fermeture des écoles expose ces enfants à toutes formes d’exploitations et d’abus. «Toutes les tâches exécutées par des enfants ne doivent pas être considérées comme du ‘‘travail des enfants’’ qui, lui, doit être éliminé», a précisé Mme Daoura Hadizatou Kafougou. Elle a précisé que, le terme ‘‘travail des enfants’’ doit s’entendre comme un travail qui prive les enfants de leur enfance, de leur potentiel et de leur dignité, et qui nuit à leur développement physique et mental. Il s’agit d’un travail qui est mentalement, physiquement, socialement ou moralement dangereux et nocif pour les enfants ; et/ou interfère avec leur scolarité en les privant de la possibilité d’aller à l’école ; les oblige à quitter l’école prématurément ; ou les oblige à essayer de combiner la fréquentation scolaire avec un travail excessivement long et lourd.

Mahamadou Diallo(onep)