Lancement du projet de Gouvernance du Secteur Extractif pour le Développement Local et Réponse à la COVID-19 (GOLD) : Renforcer les capacités des collectivités territoriales et la gestion du secteur extractif

Société
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Le ministre du Plan, Dr Rabiou Abdou, a procédé hier à la salle Margou de l’Hôtel Gawèye de Niamey, au lancement officiel du Projet de Gouvernance du secteur extractif pour le développement local et Réponse à la COVID-19, le « GOLD ». Ce projet financé par la Banque Mondiale à hauteur de cent millions de dollars américains, soit cinquante-cinq milliards de FCFA, soutiendra les réformes stratégiques du gouvernement pour déployer ses ressources publiques dans tout le pays, améliorer la gestion du secteur extractif et aider à combattre la pandémie de la COVID-19. C’était en présence de la ministre des Mines, du Gouverneur de la Région de Niamey et de plusieurs invités

Le ministre du Plan, Dr Rabiou Abdou, a d’abord souligné les objectifs de Développement de GOLD qui sont entre autres : le renforcement des capacités des collectivités territoriales et la gestion du secteur extractif pour la prestation des services publics dans les régions extractives ciblées d’Agadez, de Diffa, de Tillabéri et de Zinder, concourt à la réalisation des principaux résultats du PDES 2017-2021, notamment ceux relatifs aux axes stratégiques 3 et 4. Ce projet, s’intègre, selon Dr Rabiou Abdou, au Cadre de Partenariat-Pays (CPF) de la Banque mondiale au Niger sur la décentralisation, la gouvernance, la fragilité et les industries extractives pour la période 2018-2022 mettant l’accent sur le rôle de la gouvernance et de la bonne gestion des industries extractives. Il vise également à : renforcer les systèmes et les capacités de mise en œuvre des politiques de décentralisation et de transfert des ressources humaines et financières de l’État vers les Collectivités Territoriales ; améliorer la gestion du secteur extractif à travers un meilleur cadre légal, une bonne gestion des données géologiques, une meilleure capacité d’atténuation des risques et l’intégration des industries extractives dans l’économie locale ; renforcer l’engagement citoyen et l’autonomisation des femmes ; atténuer les risques de fragilité, de conflits et de violence, ainsi que ceux du changement climatique à travers la promotion du leadership, la gestion du changement et la résolution des problèmes itératifs face aux défis de la collaboration et de la coopération.

Ce Projet GOLD repose, a expliqué le ministre du Plan, sur un « financement hybride » comprenant : une approche classique des décaissements, sous forme de don, à travers laquelle des assistances techniques sont financées pour la mise en œuvre des composantes du projet ; une autre forme de financement, sous forme de crédit, dont le décaissement est conditionné par : l’atteinte des résultats liés aux conditions basées sur la performance (CBP) et la présentation des dépenses éligibles réalisées par les ministères publics avec les ressources propres de l’Etat. Dr Rabiou Abdou a en outre rappelé que la mise en œuvre du Projet implique plusieurs catégories d’acteurs, tous œuvrant pour le développement socio-économique et culturel des populations nigériennes. Ainsi, a-t-il souligné, au niveau des ministères, des points focaux sont désignés afin de servir d’interface entre leur ministère et l’Unité de Coordination du projet, faciliter la communication et veiller à la mise en œuvre de leurs Programmes de Dépenses Autorisées (PDA) respectifs. Au niveau régional, quatre (4) agents relais seront recrutés et chargés de centraliser les résultats des interventions au niveau des collectivités territoriales. Au regard de la multitude de parties prenantes et de l’approche novatrice adoptée, la réussite de la mise en œuvre du Projet GOLD va exiger d’importants efforts de dialogue, de concertation, de coordination et d’animation des acteurs de la part notamment de l’Unité de Coordination, a estimé le ministre du Plan. L’objectif poursuivi à travers l’organisation de cet atelier de lancement officiel des activités du Projet est de poser les bases de cette collaboration entre  toutes les parties prenantes.

Pour sa part, la représentante de la Banque Mondiale pour le Niger, Mme Joelle Dehasse, a réaffirmer la volonté et l’engagement de son institution à poursuivre l’accompagnement du Gouvernement du Niger dans la mise en œuvre d’importantes réformes qu’il a adoptées afin de contribuer à la mise en place d’Administrations publiques fortes et compétentes pour une meilleure gestion des ressources de l’Etat et une meilleure prestation de services pour tous les nigériens.

Par Aïchatou Hamma Wakasso (onep)