Lancement d’une formation de reconversion de 290 jeunes diplômés : Offrir aux jeunes nigériens une possibilité d’emploi sur le marché du travail

Société
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La question de la formation et de l’insertion des jeunes constituent une problématique majeure dans notre pays. En effet, pour pallier surtout au déficit de la formation professionnelle qualifiée et réorienter les jeunes vers les filières qui débouchent à l’emploi sur le marché du travail, le Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage (FAFPA) s’évertue pour accompagner les jeunes. La formation de reconversion initiée par le FAFPA au profit de 290 jeunes diplômés issus de toutes les régions du Niger s’inscrit dans ce cadre. C’est le ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, M. Kassoum Maman Moctar qui a procédé vendredi dernier, dans les locaux du Centre des Métiers du Cuir et d’Art du Niger (CMCAN), au lancement officiel de cette formation de reconversion qui durera quatre (4) mois. La cérémonie s’est déroulée en présence du Directeur général du FAFPA, M. Abdou Djerma Laoual ; du coordonnateur du Projet de Développement des Compétences pour la Croissance (PRODEC), et de plusieurs invités.

Cette formation qui sera dispensée par des formateurs minutieusement sélectionnés, concerne au total 290 jeunes diplômés en difficulté d’insertion, en maintenance et installation de systèmes photovoltaïques dans la perspective de leur reconversion et dans le but de leur faciliter l’accès à l’emploi dans le métier de l’énergie solaire. Ces jeunes sélectionnés pour suivre cette formation disposent de prérequis, car titulaires de diplômes de niveau CAP minimum et BTS au maximum en électricité, mécanique, électromécanique, télécommunications, soudure ou toute autre filière connexe.

En lançant officiellement cette formation de reconversion, le ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle M. Kassoum Maman Moctar a précisé que la formation des jeunes est au cœur l’action de son département ministériel. Cette formation qui est financée par le FAFPA en est l’illustration parfaite. Le FAFPA est ainsi un outil efficace dans l’accompagnement des jeunes dans le domaine de la formation et de l’apprentissage. La finalité d’un diplôme, quel qu’il soit, a dit le ministre est d’être opérationnel afin que le détenteur soit utile pour lui-même ; sa famille ; la société et de façon générale contribuer à la construction du pays.

En s’adressant aux jeunes apprenants, le ministre Kassoum a relevé qu’ils ont certes chacun un diplôme, mais l’emploi constitue un véritable problème. Ils ont des difficultés à s’insérer. D’où cette formation de reconversion pour que ces jeunes soient résilients face à la réalité de notre pays. «Il n’est pas dit que vous allez totalement abandonner votre formation initiale. Non, il faut juste savoir saisir les opportunités. Et je pense que cette formation est une opportunité. C’est pourquoi, je vous exhorte à faire preuve de discipline et d’assiduité tout au long de cette formation», a conseillé le ministre Kassoum Maman Moctar.

Auparavant, le directeur général du FAFPA, M. Abdou Djerma Laoual a souligné que le Professeur émérite Abdou Moumouni Dioffo, reconnu comme l’une des références mondiales de la recherche sur l’énergie solaire disait, dans une de ses prises de parole que «seul le travail paie et peut permettre de léguer un héritage à la postérité et peut être un exemple à ceux qui nous suivent». Ainsi, en léguant à la postérité toutes les opportunités que l’énergie solaire et les métiers connexes qui y sont associés offrent, le Professeur Dioffo rend un service inestimable au monde. Mieux, il rend surtout service à la jeunesse des pays en quête de formation et de l’emploi. Par ailleurs, M. Abdou Djerma Laoual a fait aussi référence au discours prononcé par le Président de la République lors de son plaidoyer sur la formation professionnelle pour justifier la pertinence de la présente formation : «Je souhaite qu’à la fin de mon mandat, que lorsqu’on aura besoin d’un électricien, d’un plombier, d’un menuisier sur un chantier, que ce soit un jeune nigérien».

C’est dire que le FAFPA fait sien ce vœu si cher au Président de la République, S.E Mohamed Bazoum, en ne ménageant aucun effort pour qu’il soit une réalité. Dans cette optique, le FAFPA reçoit les requêtes des besoins en renforcement des compétences des différentes couches socio professionnelles de notre pays. C’est ainsi qu’il a reçu une requête de formation, émanant de l’Association des Municipalités du Niger (AMN) pour un besoin de formation des jeunes spécialisés en conception, installation et maintenance de systèmes photovoltaïques.

Cette requête, a expliqué le directeur général du FAFPA, est justifiée par le fait que dans le cadre des actions de développement, un important projet d’électrification des localités rurales du Niger est conduit par l’Agence Nigérienne de Promotion de l’Electrification en milieu rural (ANPER). Ce programme vise l’électrification de 100 localités à travers l’installation de dispositifs d’exploitation de l’énergie solaire. C’est dire que ce nouveau contexte exige la mobilisation d’importants moyens financiers, matériels et humains, mais surtout l’implication d’une main d’œuvre qualifiée, pour mettre en œuvre cet ambitieux programme. C’est pour donner une suite favorable à cette demande que le FAFPA a lancé dans les huit régions du Niger, un avis à recrutement de jeunes intéressés à faire carrière dans le domaine de la maintenance et l’installation de système photovoltaïque. «L’électrification solaire des zones rurales de notre pays constitue une heureuse opportunité de création d’emplois à travers les métiers qui se greffent autour», a conclu le directeur général du FAFPA.

 Hassane Daouda(Onep)