Lancement officiel du« Programme d’appui à la réponse nationale pour contenir l’impact du nouveau coronavirus en République du Niger », initié par la fondation Tatali Iyali: Booster la résilience des populations vulnérables face aux effets de la pandémie

Société
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La première dame, Dr. Lalla Malika Issoufou a procédé, hier matin, au  lancement du « Programme d’appui à la réponse nationale pour contenir l’impact du nouveau coronavirus en République du Niger », initié par sa Fondation Tatali Iyali, en vue de renforcer la résilience des populations vulnérables face à la crise socioéconomique provoquée par la pandémie de la covid19. Le programme vise également à la réalisation de l’ODD 15 par des plantations linéaires et la préservation de la biodiversité. C’est à travers une cérémonie officielle, à Guesselbodi (commune rurale de N’Dounga, région de Tillabéri) où, commence la phase pilote de 8.000 plants péri-urbains, que le programme a été lancé, en présence de plusieurs personnalités, parmi lesquelles, des membres du gouvernement dont le ministre de l’environnement; la représentante résidente du PNUD et des autorités administratives coutumières et religieuses.

En voyant les formations forestières autour des villes et des villages se raréfier, en raison de la combinaison de plusieurs facteurs notamment climatiques et anthropiques réduisant considérablement les opportunités de résilience des populations, la Fondation Tatali Iyali dont le crédo est la protection de la famille, s’est sentie interpellée. Il fallait agir pour booster la résilience des populations vulnérables face aux effets de la pandémie de la Covid 19. C’est dans ce sens qu’elle a initié ce programme pertinent, apprend-on. Selon la présidente de la Fondation Tatali Iyali, Dr. Lalla Malika Issoufou, dans son discours solennel ledit programme a comme objectif de procéder à des plantations linéaires et contribuer à la préservation de la biodiversité. Plus spécifiquement, «il s’agira de planter et protéger plus de 100 000 plants, sur l’axe Niamey-Dosso, en doubles rangées de part et d’autre de la route dont 8 000 pendant la première année sur une distance de 10 km; de finaliser l’arboretum de l’esplanade de la grande mosquée de Niamey par la plantation en bloc de 400 plants de diverses espèces en intégrant le muret et le jet d’eau; de semer des noix de rônier le long du fleuve Niger sur une longueur de 25 km; et de protéger les villes et villages de l’axe Niamey-Dosso contre les intempéries notamment les radiations solaires, les vents chauds et secs, la poussière et la pollution du milieu ambiant », a-t-elle indiqué.

 

Une valeur ajoutée  économique et écologique pour les populations

 

Ce faisant, le programme escompte une valeur ajoutée à la fois économique et écologique pour les populations par la création de plus de 500 emplois temporaires, la rétribution des revenus à un millier de bénéficiaires directs et indirects impliqués dans diverses opérations sur le terrain et la sauvegarde de nos massifs naturels en dégradation progressive. « Nous espérons une plus grande prise de conscience sur l’importance du végétal en milieux urbain et rural pour renforcer la résilience des populations face aux chocs climatiques et même sanitaires avec l’avènement de la pandémie de la COVID-19 qui a considérablement réduit voire interrompu les activités économiques pourvoyeuses de revenus aux populations», a dit la première dame Dr. Lalla Malika Issoufou.

L’initiative est  en cohérence avec diverses Conventions internationales ratifiées par le Niger mais aussi et surtout l’Initiative 3N (les Nigériens Nourrissent les Nigériens). La présidente de la fondation Tatali Iyali invite les populations, les autorités administratives et coutumières, les services techniques de l’Etat, les ONG et associations à tous les niveaux à s’approprier ce programme, à en faire le leur. C’est ainsi, estime Dr. Lalla Malika, que nous pourrons contribuer à l’embellissement de nos villes et villages, à leur protection contre les effets des changements climatiques, ainsi qu’à reconstituer nos formations forestières, à conserver et valoriser la biodiversité.

C’est là, une vision de relèvement post-Covid19 et constitue une contribution aux efforts de l’Etat pour une gestion durable des terres. Pour la représentante résidente du PNUD, Mme. Diana Louise Ofwona, le PARNI concourra à l’atteinte des cibles de l’ODD 15 «préserver et restaurer les écosystèmes terrestres». «Le Programme des nations unies pour le développement, par ma voix, est fier de contribuer à la mise en œuvre d’un tel projet dont les effets attendus seront manifestement nombreux et favorables à l’amélioration des conditions de vie des population», a-t-elle déclaré. Mme. Diana Louise Ofwona   précise que cette phase pilote permettra de tirer des enseignements qui serviront lors de la phase de mise à échelle. La représentante du PNUD a, à cet effet, rappelé la nécessité d’une participation des populations riveraines et des autorités coutumières et administratives, chacun selon son rôle afin que, «cette phase pilote connaisse les résultats les plus éclatants qui puissent nous ouvrir la voie vers les phases suivantes ».

«La dégradation de nos écosystèmes sous l’effet conjugué des aléas climatiques et des activités anthropiques a fini par saper la base productive, au point de compromettre les productions végétales et animales dont vivent nos laborieuses populations», explique le gouverneur de la région de Tillabéri, M. Ibrahim Katialla. Il indique, ainsi que, pour faire face à cette situation, les plus hautes autorités de notre pays, au premier rang desquelles SE. Issoufou Mahamadou, président de la République, Chef de l’Etat, ont une oreille attentive aux questions environnementales et s’emploient quotidiennement à juguler le phénomène de la dégradation. L’Initiative 3N  qui est l’un des axes majeurs du Programme de la Renaissance acte 2 du Président de République, mentionne le gouverneur de la région de Tillabéri, est une illustration de cet engagement car cette Révolution verte a une dimension écologique, notamment le volet « restauration de l’environnement et une meilleure utilisation de nos ressources naturelles ».

La Fondation Tatali Iyali de la Première Dame, Dr. Lalla Malika Issoufou, a eu à mener plusieurs actions salutaires dans la région de Tillabéri. Le gouverneur Ibrahim Katialla a cité, entre autres, la construction des logements sociaux et les actions sociales en faveur des sinistrés suite aux inondations. A la fondation Tatali Iyali, soucieuse de l’amélioration du cadre de vie des populations, il a exprimé, au nom de la population et au sien propre, ses sincères remerciements pour cet énième acte louable. Le gouverneur de la région en appelle, également, aux parties prenantes de la mise en œuvre du projet, dont les agents de l’Etat et les collectivités à s’y investir pleinement pour sa réussite.

Ismaël Chékaré(onep)