Le ministre en charge de l’Enseignement primaire visite des établissements scolaires à Niamey : «Ce que j’ai constaté me donne l’espoir que l’école ne sera pas un lieu de contamination de la maladie à coronavirus», déclare M. Daouda Mamadou Marthé

Société
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Le Ministre de l’Enseignement primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues nationales et de l’Education civique, M. Daouda Mamadou Marthé a effectué des visites, hier matin dans certains établissements scolaires de Niamey. Accompagné du président de la Délégation spéciale de la Ville de Niamey M. Mouctar Mamoudou et de plusieurs cadres du Ministère, M. Marthé s’est notamment rendu à l’école primaire Kennedy et Gawaye II. Le but de cette visite, est de constater les dispositions qui ont été prises dans le cadre de la réouverture des écoles prévue le 1er juin prochain. Plusieurs types de dispositifs de lavage des mains, très pratiques, sont placés à la devanture des salles de classes.

 

Au cours de cette visite, le Ministre de l’Enseignement primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues nationales et de l’Education civique, M. Daouda Mamadou Marthé a rencontré les acteurs de l’école, notamment, les enseignants. Il a échangé avec ces derniers sur les mesures préventives en milieu scolaire. Le ministre a attiré l’attention des enseignants sur la nécessité de respecter et de faire respecter les mesures préventives afin de mettre les élèves à l’abri du COVID-19. En ce sens, M. Daouda Mamadou Marthé a rappelé que cette visite entreprise depuis une dizaine de jours de concert avec tous les partenaires actifs dans le secteur de l’éducation, est une occasion de voir les dispositions prises pour que la rentrée se passe le 1er juin prochain dans l’accalmie et surtout dans la cérénité.

 

«Nous sommes venus pour rencontrer le personnel enseignant et constater le dispositif mis en place. En tout cas, je ressors très satisfait de cette visite, parce que les dispositifs de lavage des mains que j’ai vu sur le terrain me rassurent. Je n’ai jamais vu ces genres de dispositif. Ce que j’ai vu me donne l’espoir que l’école ne sera pas un lieu de contamination de la maladie à coronavirus. Et à partir de cet instant, je rassure les parents d’élèves, les enseignants, etc., que les cours vont commencer le 1er juin toute l’étendue du Niger. Les gens n’ont pas à s’inquiéter. Nous avons pris toutes les dispositions pour que le COVID-19 s’éloigne des écoles. C’est pour cela que, non seulement je compte sur les parents d’élèves, les enseignants, mais aussi et surtout la presse pour communiquer au mieux, pour qu’en cas de difficulté la presse soit un vecteur de sensibilisation de tout le système éducatif nigérien», a déclaré M. Daouda Mamadou Marthé.

 

Les classes des jardins d’enfants publics réquisitionnées pour respecter la distanciation entre les élèves

 

Aussi le Ministre de l’Enseignement primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues nationales et de l’Education civique, a saisi l’occasion pour inviter les enseignants aux respects des mesures barrières. «Toutes les dispositions que nous avons prises vont permettre aux élèves et aux enseignants de respecter les mesures barrières, notamment le respect de la distanciation, le port des masques, le lavage des mains etc. C’est pour cela que sur l’ensemble du territoire national, dans toutes les écoles publiques nous avons décidé de libérer les élèves des jardins d’enfants pour que les classes de ces jardins soient utilisées afin de prendre en charge les élèves qui seraient en surnombre. Et c’est d’ailleurs pourquoi nous avons demandé à tous les enseignants du préscolaire de se mettre à la disposition de leurs directions régionales afin de prendre en charge les autres classes. Et à partir de cet instant, on n’aura pas de problème d’enseignants et de prise en charge de l’apprentissage. Si nous avions suspendu les cours le 20 mars passé, ce n’était de gaieté de cœur, c’est une question de santé publique», a expliqué le ministre Marthé ajoutant que cette question de santé publique demeure encore. C’est pourquoi, estime-t-il, les responsables syndicaux doivent comprendre que la question du COVID-19 est beaucoup plus sanitaire que technique. «Je rappelle que nous avons arrêté les cours du fait des questions du COVID-19, ce n’est pas une question salariale, ce n’est pas une question pédagogique ou technique, c’était une question de santé publique», a-t-il insisté.

Pour sa part, le président de la Délégation spéciale de la ville de Niamey, M. Mouctar Mamoudou a rassuré que les opérations de désinfection des classes vont se poursuivre durant toute la période des cours. «Nous avons le soutien du Gouvernement pour désinfecter les salles de cours pendant les 45 jours prévus, du1er juin au 15 juillet prochain. Au niveau de la Ville de Niamey nous avons mobilisé tous les moyens nécessaires pour accomplir cette mission», a rassuré M. Mouctar Mamoudou, avant de saluer la bonne compréhension des enseignants et leur implication dans la gestion du COVID-19.

 

Abdoul-Aziz Ibrahim Souley(onep)