Le Premier ministre préside une rencontre stratégique avec les PTF- les ONG/AD : Le dialogue et la collaboration pour plus d’impacts sur le terrain

Société
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Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, S.E Brigi Rafini, a présidé le samedi dernier, la rencontre stratégique avec les Partenaires Techniques et Financiers, les Organisations non gouvernementales, nationales et internationales, et les Associations de développement qui interviennent au Niger. Cette rencontre organisée par la Cellule d’analyse des politiques publiques et d’évaluation de l’action Gouvernementale (CAPEG) s’est déroulée en présence de plusieurs autorités nationales et régionales, des partenaires techniques et financiers, des leaders des ONG et associations de développement présentes dans notre pays, ainsi que des représentants du corps diplomatique et consulaire accrédité Niger.

 

Procédant à l’ouverture des discussions, le Premier Ministre a rappelé que piliers concourent à toutes les actions qui visent l’amélioration des conditions de vie des Nigériens, à savoir l’Etat, les Organisations de la société civile et les partenaires. «Il se trouve que, a-t-il reconnu, nous avons travaillé ensemble depuis plusieurs années, nous nous sommes côtoyés sans qu’on puisse trouver depuis tout ce temps un espace de dialogue, un espace qui nous met ensemble pour parler puisque l’objectif vers lequel les uns et les autres convergent, c’est bien l’action publique».

SE Brigi Rafini a souligné devant les Partenaires techniques et les leaders des organisations de la société civile, l’intérêt «de se mettre ensemble, de discuter, de faire le point pour continuer à cheminer ensemble puisque nous sommes censés continuer côte à côte, chacun dans sa mission et selon ses propres méthodes, à devoir travailler dans l’intérêt supérieur de nos populations». En dépit du temps court qui ne permettra pas d’aller dans les détails, a-t-il poursuivi, «nous voudrons trouver les bases, les jalons de ce dialogue dans le cadre d’un espace que, ensemble, nous allons circonscrire et définir selon la convenance de tout un chacun».

Pour sa part, le Ministre en charge du Développement communautaire et de l’Aménagement du territoire, a éclairé l’assistance sur la situation actuelle du secteur des ONG et associations de développement au Niger, tant sur ces performances que sur les préoccupations qu’il soulève, ainsi que sur les perspectives que le Gouvernement voudrait lui intimer. «A l’évidence, la politique d’émergence des ONG et Associations de développement conduite par notre pays depuis le milieu des années 80 a permis de favoriser l’éclosion et le développement fulgurant d’un mouvement des ONG dynamiques. Ainsi on peut retenir que le nombre d’ONG a évolué, de 60 Organisations en 1970 à 2.895 en 2018», a indiqué M. Amani Abdou.

En termes d’emplois créés, a poursuivi le Ministre Amani Abdou, les ONG ont déclaré 14.125 postes en 2017 dont 98,95% sont des nationaux et 1,05% d’expatriés, alors que ce chiffre s’établit à 13.420 en 2018. De même, les ONG ayant déposé un rapport d’activité en 2018 ont déclaré avoir dépensé 133 milliards de francs CFA environ, contre 130 milliards en 2017, repartis selon des proportions diverses dans les 5 axes du PDS 2017-2021. «Pour soutenir les efforts des ONG et associations de développement, l’Etat a concédé au profit des investissements qu’elles ont réalisé, des exonérations d’impôts, taxes et droits de douane pour un montant 2.715.000.000f CFA en 2017, et de 2.824.000.000f CFA en 2018. De même l’Etat accorde des terrains à titre gracieux aux ONG pour la construction de leurs sièges et surtout l’implantation des investissements comme les orphelinats, les formations sanitaires, les écoles, les logements sociaux, etc,…», a-t-il conclu.

Avant de poursuivre les débats, le Coordonnateur de la Cellule d’analyse des politiques publiques et d’évaluation de l’action Gouvernementale, M. Abdoulahi Garba, a présenté des fiches techniques d’une partie des ONG internationales qui interviennent au Niger. Cette présentation a permis de résumer leurs interventions en trois approches qui sont l’intervention directe, le faire-faire et le renforcement des capacités des organisations nigériennes de la société civile. Ces trois approches permettent ainsi de contribuer directement à la mise en œuvre des programmes sectoriels, d’appuyer les organisations de la société civile sur des thématiquesspécifiques, d’appuyer la mise en œuvre des initiatives locales et de renforcer le rôle de la société civile en tant qu’acteur de la vie publique.

Les leaders de la société civile au Niger, les représentants des ONG nationales et internationales, les diplomates accrédités au Niger, ainsi que plusieurs membres du Gouvernement ont pris la parole à tour de rôle pour préciser les interventions des uns et les inquiétudes des autres, et aussi proposer des pistes pour une meilleure collaboration entre les parties prenantes. Ce qui a permis, à la fin des discussions, de disposer de pistes de travail qui permettront de dégager les différentes formes de collaborations fructueuses pour mener une action commune. On peut citer parmi ces pistes, la nécessité de disposer d’une charte pour les ONG et les OSC, de réactiver la subvention que l’Etat leur allouait dans le passé et de multiplier les rencontres stratégiques d’échanges.

 Souleymane Yahaya(onep)