Les jumeaux ‘’Hassan da Ousseini’’ et Dan Allo Jam’iyya Jilka : Le trio de bouffons emblématiques de la 42ème édition du sabre national

Société
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Les ‘’tchali-tchali’’ ou les bouffons des arènes jouent un rôle déterminant dans le cadre de la lutte traditionnelle. Ils détendent le public et l’atmosphère de l’arène à travers la comédie, leurs accoutrements et leurs mises en scène. Lors de la 42ème édition de la lutte traditionnelle qui vient de s’achever, ils n’ont pas manqué au rendez-vous. L’arène de lutte de Niamey, en a vu de plusieurs styles, les uns plus drôles que les autres. Parmi ces comédiens des arènes, figure le trio, ‘’Hassan da Ousseini’’ et leur ‘’gado’’, Dan Allo Jam’iyya Jilka.

En réalité, ces trois Tchali-Tchali ne sont pas des vrais jumeaux, mais à force de se côtoyer ils se sont baptisés ‘’fères jumeaux’’ et leur gado, c’est-à-dire le frère cadet des jumeaux. Les deux sont de Zinder et le troisième est de Tahoua. Ils se sont rencontrés lors de la 40ème édition du Sabre national de lutte traditionnelle à Tillaberi. Depuis lors, ils ont formé l’équipe choc des tchali-tchali. «Nous nous sommes réunis dans l’esprit de la lutte traditionnelle et nous sommes ensemble depuis des années. Nous ne vivons pas dans la même localité, mais on se réunit de temps en temps pour voir dans quelle mesure on peut offrir les meilleures scènes comiques», explique le comédien Dan Allo Jam’iyya Jilka.

Ces trois comédiens sont les ‘’Tchali-Tchali’’ qui ont, le plus animé et marqué la dernière édition du Sabre national de lutte traditionnelle. Au-delà de leurs accoutrements bizarres, ils se sont bien entrainés en danse chorégraphique comique. «Notre particularité, c’est la danse comique que nous maitrisons parfaitement» ajoute ‘’le gado’’ ou cadet du trio.

Malgré leur maitrise en la matière, ces comédiens ne vivent pas de leur art. Ils le vivent temporairement. «Nous ne vivons pas de cette profession, chacun d’entre nous a un métier. Nous faisons ce travail pendant les championnats et vraiment on gagne beaucoup de cadeaux», confie Dan Allo Jam’iyya Jilka.

Chaque région dispose de ses propres ‘’tchali-tchali’’. Mais cette année il y a des tchali-tchali qui ne se réclament d’aucune localité. Leur région c’est le Niger ! Lors des compétitions de lutte traditionnelle, les ‘’Tchali-Tchali’’ font partie des plus grands animateurs des arènes. Ils offrent au public des scènes comiques en parodiant et ridiculisant les différentes chutes des lutteurs. «Quand on terrasse un lutteur, nous nous approchons pour donner plus d’ambiance et de joie à la lutte. Ce que nous faisons est significatif. Après chaque combat on fait plusieurs gestes et actions comiques afin d’encourager le vainqueur et remonter le moral du vaincu et de ses supporters», affirme le comédien Hassan.

 Abdoul-Aziz Ibrahim(onep)