Lu pour vous : «Vision de la politique africaine par la jeunesse», de Abdoulaye Idrissa James

Culture
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L’ouvrage aborde, selon l’expérience de son auteur qui milite au sein d’un parti, divers problèmes de l’environnement politique du Niger et propose des solutions pour la promotion des valeurs politiques. Il met au centre le rôle de la jeunesse, les intérêts pour la cohésion sociale, l’unité nationale, et l’intégration africaine.

De son vécu dans les rouages de la politique, jeune étudiant en master 2 de Biologie, Abdoulaye Idrissa James, parle dans cet essai de 67 pages édité en 2020 par les Editions Baudelaire, des contours et détours de la responsabilité d’une jeunesse à l’étendard du changement entre les mains vis-à-vis de la politique, dans un contexte où les partis, la plupart du moins sont créés comme des propriétés individuelles ou des groupes au compte réservé d’une même classe politique. L’un dans l’autre il est des jeunes comme lui qui militent au sein des partis politiques au Niger.

Pour l’auteur, l’engagement se prend dans le choix entre deux voies : servir le peuple ou se servir. Et, selon Abdoulaye Idrissa James dans ses premières lignes, l’idéal qu’est l’intérêt général n’est la motivation manifeste que d’un nombre restreint des militants et leaders politiques. Les gens adhèrent aux partis pour bénéficier des privilèges tels que des marchés ou des postes nominatifs, dit-il. Ainsi, les plus âgés sont généralement les nantis. Ils se démarquent de par leur importante contribution financière. Quant aux jeunes ils militent généralement avec leur dynamisme dans la mobilisation des «sympathisants». 

Dans le chapitre intitulé : la prévention des crises postélectorales au niveau des partis politiques, Abdoulaye Idrissa James en appelle aux leaders politiques à faire davantage preuve de patriotisme. «Ils doivent comprendre que la crédibilité des institutions démocratiques n’est possible que lorsqu’ils les respecteront. Si nos institutions fonctionnent dans la transparence et dans une objectivité indéniable, nous pouvons nous rassurer que toute forme d’élection sera crédible et acceptable de tous. C’est la garantie pour nous d’éviter les litiges entre les différentes forces politiques sociales», peut-on lire.

L’auteur déplore aussi l’inattention des partis politiques à la question de formation politique des militants. Pour lui, des telles carences seraient à la base des agitations ethnocentristes, régionalistes, sans fondement raisonnable.

Dans un autre chapitre consacré à l’intégration africaine, Abdoulaye Idrissa James traite des avancées fortes à consolider pour une Afrique meilleure pour les générations à venir. Il évoque notamment, la création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) qui permettra à l’Afrique d’avoir un vaste réseau commercial à même de booster l’économie du continent. Les jeunes du continent se doivent aussi d’être acteurs et s’approprier cette vision d’intégration.

Il faut souligner que les partis politiques sont des acteurs de stabilité et d’instabilité dans toute démocratie. Il est alors nécessairement important de préparer les jeunes à mieux comprendre les enjeux de la consolidation de la paix et à intégrer dignement la politique avec patriotisme comme valeur partagée.

 Ismaël Chékaré(onep)