Lutte contre la pandémie du Coronavirus : «La recherche active des cas suspects, permet de réduire, voire de mettre fin à la chaîne de transmission de cette maladie», estime le ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara

Société
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Invité du journal de 20 h 30, de la télévision nationale, le dimanche 29 mars dernier, le ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara est revenu sur les mesures prises par les plus hautes autorités nationales pour prévenir et protéger les populations contre la pandémie du coronavirus. Dans son intervention, le ministre Maïnassara a notamment décliné les enjeux de la recherche active des cas suspects de Covid 19 les moyens que l’Etat a mis à la disposition des populations, dans les cinq Arrondissements de Niamey dans le cadre de cette recherche.

 

La recherche active, selon le ministre Maïnassara, consiste à aller chercher les cas suspects, partout où ils se trouvent à Niamey. «Nous avons positionné des ambulances au niveau de tous les cinq Arrondissements de Niamey. Chaque ambulance à son numéro spécifique de contact téléphonique par rapport à une commune. Si par exemple, il y a un suspect, confiné, au niveau du le Commune 1, il peut appeler un des numéros disponibles. Et, sans se déplacer, l’ambulance viendra le chercher, avec l’équipe qui se trouve dans cette ambulance», a-t-il indiqué. Après consultation, a-t-il poursuivi, l’équipe, décide de faire le prélèvement pour examen. Et s’il se révèle que c’est une autre maladie qui n’a rien à voir avec le Convid 19, alors des conseils sont prodigués au suspect, à qui il est prescrit un traitement. Par contre, si l’examen du suspect s’est révélé positif au COVID-19, alors, l’ambulance, revient le prendre pour une prise en charge. En fait, la recherche active concerne surtout les cas suspects.

Un cas suspect, décrit-t-il, c’est quelqu’un qui a été en contact avec une personne dont le cas a été déclaré positif. Ce cas suspect n’a donc pas besoin d’aller dans une clinique ou même de se déplacer, car s’il est contaminé, il risque de répandre la maladie autour de lui ou bien là où il se rend. «Dans toutes les communes, ces ambulances seront renforcées en nombre et en équipements pour un meilleur contrôle et une intervention rapide et efficace. Ces opérations de recherche active des cas suspects permettront de réduire, voire de mettre fin à la chaîne de transmission de cette maladie. La recherche active des cas suspects va aussi permettre de surveiller ceux qui ont été confinés, c’est-à-dire les gens qui ont eu des contacts, sans le savoir avec des personnes testées positives au coronavirus. Eux aussi peuvent appeler sur lesdits numéros», a fait savoir le ministre.

 

Des numéros d’appel et des ambulances disponibles au niveau des 5 Arrondissements de Niamey

 

«Tout celui qui sent un malaise, sur la base des signes cliniques de cette maladie, covid 19, à savoir : la fièvre (quand le corps est très chaud, les douleurs aux articulations, la toux, les vomissements, difficultés à respirer, les narines bouchées, la personne doit immédiatement appeler les numéros indiqués. Aussitôt, une ambulance se présentera pour la consultation et au besoin pour le dépistage. Au cas où d’autres personnes ont été en contact avec le suspect, elles doivent aussi s’annoncer, sans attendre. Car, plus l’information est vite donnée, mieux ça vaudra. En effet, une personne prise en charge dès les premiers symptômes a plus de chance de s’en sortir. Cette chance est estimée à 90%», a indiqué le ministre de la Santé publique. Dr Maïnassara déplore les mauvaises interprétations par rapport à la période d’incubation qui est officiellement de 14 jours, qui est une moyenne.

En fait, selon le ministre, les premiers signes peuvent apparaître dès les premiers jours. Donc cette incubation peut être de moins de deux semaines ou bien les dépasser. En effet, on a vu des gens être malades à seulement 4 jours, tout comme beaucoup de malades ont eu une incubation d’au moins 21 jours.» note-t-il «C’est pourquoi, nous demandons d’éviter le rapprochement, car une personne peut être, apparemment, en bonne santé. En fréquentant un même endroit, si elle est contaminée, cette personne peut transmettre le virus. En effet, on ne peut pas savoir exactement si cette personne a été en contact avec ou non une autre contaminée. C’est en fait pour cela qu’on interdit de se saluer en se donnant la main, qu’on demande de respecter la distance d’un (1) mètre par rapport à son prochain, de tousser dans le coude, pour ne pas pulvériser ceux qui sont à côté. En somme, dès qu’apparaît le moindre symptôme de cette pandémie, il faut appeler les numéros des ambulances mis à dispositions de la population», a rappelé Dr Idi Illiassou Maïnassara.

Mahamadou Diallo(onep)